L’entreprise doit respecter sa parole

Les quatre syndicats CSN qui représentent les travailleuses et les travailleurs du secteur des pâtes et papiers de Produits forestiers Résolu (PFR) unissent leur voix pour refuser toute réouverture des conventions collectives en cours.

« Il faut absolument que PFR respecte les engagements pris envers ses employés », affirme Jacques Létourneau, président de la CSN.

Rappelons que le Syndicat national des travailleurs des pâtes et papiers de Kénogami (CSN) a récemment refusé, dans une proportion de 99 %, la réouverture de la convention collective qui visait l’abolition d’une trentaine de postes et leur transfert à des sous-traitants.

Les autres syndicats du secteur du papier ont donc décidé de tenir le même discours et de ne pas céder aux pressions incessantes de l’employeur qui cherche visiblement à ébranler les syndicats à la veille des négociations à venir en 2014 et 2015.

« Il est important de rappeler que les syndicats ont consenti d’importantes concessions en 2010 afin d’éviter la faillite de l’entreprise. C’était censé être suffisant », précise Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

Pressions multiples de l’employeur

Les quatre syndicats CSN représentent des employés des usines de Clermont, Kénogami, Grand-Mère et Alma. En tout, la CSN représente plus de 620 syndiqué-es dans ces établissements.

Réunis à Québec le 16 décembre, les représentants syndicaux de ces quatre usines ont également fait part de tactiques déplorables de l’employeur. On parle de recours massif à la sous-traitance, de fermeture temporaire accompagnée d’un transfert des commandes à une autre usine ou encore d’une limitation sévère des embauches. Cette dernière stratégie force les syndiqué-es à faire beaucoup d’heures supplémentaires. « La situation est telle pour certains employés qu’ils cherchent un moyen de pouvoir refuser les heures supplémentaires qui dépassent 50 heures par semaine », explique Michel Tétreault, vice-président de la FIM–CSN et responsable du secteur des produits forestiers.

Produits forestiers Résolu se veut un bon citoyen corporatif

Dans son Rapport sur le développement durable 2012, PFR insiste pour dire que : « les employés de Résolu constituent un facteur important de succès et le fait d’investir dans le recrutement de nouveaux talents et d’encourager le perfectionnement des compétences des employés actuels renforce les assises de notre entreprise ». Le même texte insiste aussi sur la rétention de la main d’œuvre et l’importance de créer un milieu de travail dans lequel les employés peuvent s’« épanouir ». Cette philosophie préconisée par PFR ne se traduit pas dans les faits pour le moment. Il faudrait notamment pouvoir constater un plus grand respect des employés.

Pour assurer la survie à long terme des usines dans un marché mondial difficile, il faut également que PFR profite de l’opportunité de diversification et de modernisation mise de l’avant par le gouvernement du Québec. Ce dernier a récemment dégagé une enveloppe de 675 M$ sur trois ans pour assurer la relance du secteur forestier. « Il faut que Résolu embarque dans le train », insiste Michel Tétreault, qui rappelle la position de la FIM et de la CSN selon laquelle l’aide gouvernementale doit absolument être liée au maintien à la création d’emplois de qualité.

À propos de la FIM

Nous sommes plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN veut faire partie de la solution

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, a conclu sa participation au Rendez-vous national de la forêt en souhaitant la participation de son organisation aux différents chantiers qui ont été annoncés afin de faire un bilan du nouveau régime forestier et de ses impacts.

Après avoir salué l’investissement total de 675 M$ sur trois ans (argent frais et programmes existants) pour le nouveau départ du secteur forestier, le président Létourneau a réitéré l’importance de ne pas oublier les travailleuses et les travailleurs dans cette nouvelle stratégie gouvernementale. « Il faut s’assurer que cela puisse consolider une main-d’œuvre de qualité », a lancé le président de la CSN devant près de 200 participants au Rendez-vous. La CSN rappelle que ce sont les travailleurs qui ont fait vivre cette industrie depuis ses débuts et insiste sur l’importance d’assurer une « redistribution » équitable des sommes publiques consacrées à la forêt par le gouvernement, notamment en améliorant les conditions de travail des sylviculteurs.

La CSN a aussi rappelé l’importance de la construction en bois, qui est l’un des axes sur lesquels le gouvernement souhaite miser encore davantage. Fondaction a d’ailleurs été une pionnière à cet égard avec son édifice de Québec. La CSN salue également la volonté de création d’un fonds biomasse par le partenariat entre Fondaction, le ministère des Ressources naturelles ainsi que la Fédération des coopératives forestières du Québec. Ce fonds visera à soutenir les projets de remplacement du mazout par la biomasse forestière.

Notons que le gouvernement Marois a notamment annoncé, aujourd’hui, la création d’un Chantier sur les améliorations à apporter à la mise en œuvre du régime forestier. Ce chantier se penchera à court terme sur les effets du nouveau régime sur les travailleurs ainsi que sur les mécanismes d’attribution des contrats et des appels d’offres.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) compte près de 30 000 membres répartis dans 320 syndicats. De ce nombre, la FIM regroupe plus de 7000 syndiqués du secteur du bois et de la forêt, dont plus de 800 en sylviculture.

La relance du secteur forestier passe aussi par les travailleurs, estime la CSN

Pour que la relance de l’industrie forestière ait un sens, il faut que les travailleurs et les travailleuses des régions du Québec puissent en voir les effets bénéfiques. La forêt publique doit profiter aux Québécois.

Le Rendez-vous national de la forêt dit vouloir mettre l’accent sur la sylviculture. Il s’agit en effet d’un maillon essentiel sans lequel il n’y aurait plus d’industrie forestière à plus ou moins long terme.

Or les budgets consacrés à la sylviculture stagnent. Pire, les sommes consacrées à certaines étapes comme la préparation du terrain ou le reboisement étaient même en légère baisse en 2013. « Il faut absolument des budgets prévisibles si on veut assurer de meilleures conditions aux travailleurs », a déclaré Jacques Létourneau, le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

En attendant une approche plus constructive de la part du gouvernement, les travailleurs sylvicoles doivent composer avec des conditions de travail difficiles (froid, moustiques, terrains en pente) et sont toujours parmi les moins bien payés de l’industrie forestière et les seuls à travailler à forfait. De plus, il s’agit d’un travail saisonnier. La réforme de l’assurance-emploi pourrait donc décourager plusieurs sylviculteurs de continuer leur travail et même de demeurer dans leur région. « Si rien n’est fait, ce secteur sera tout simplement incapable de retenir et encore moins d’attirer de la main-d’œuvre », a soutenu Michel Tétreault, 1er vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

Lier l’aide aux emplois

La récente mise en place d’enchères pour la vente du bois des forêts publiques a fait augmenter le prix de la matière première pour les scieries et les usines de pâtes et papier. L’industrie forestière réclame donc depuis peu un tarif d’électricité plus avantageux afin de pouvoir faire face à la concurrence.

« Le gouvernement ne doit pas céder aveuglément aux demandes de l’industrie. Toute aide gouvernementale doit impliquer des investissements de la part des entreprises ainsi que la création d’emplois de qualité », a déclaré le président Jacques Létourneau. Il n’est pas clair par ailleurs qu’un éventuel avantage tarifaire serait contesté par l’industrie américaine du bois d’œuvre.

Le gouvernement pourrait aussi donner une impulsion au secteur en donnant l’exemple. Il pourrait favoriser encore plus l’emploi du bois dans toutes ses constructions et utiliser la biomasse forestière pour chauffer les institutions publiques. Remplacer le mazout par des énergies renouvelables permet en prime de diminuer les gaz à effet de serre de même que la dépendance du Québec au pétrole.

Le président de la CSN au Rendez-vous

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, sera présent au Rendez-vous national de la forêt québécoise les 21 et 22 novembre à Saint-Félicien. Il sera disponible pour des entrevues. Il sera notamment accompagné de Michel Tétreault, 1er vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM) et responsable du secteur des industries de produits forestiers.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) compte près de 30 000 membres répartis dans 320 syndicats.

La FSSS consternée d’apprendre la décision du C.A.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est consternée d’apprendre que le conseil d’administration du Centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean s’est entêté à adopter son plan de compressions budgétaires, alors que des discussions politiques sont toujours en cours. Cette décision est d’autant plus choquante que les interventions de la FSSS dans ce dossier se poursuivent et que la Fédération a bon espoir de parvenir à une solution qui ne limitera pas les services aux enfants et à leurs familles de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le C.A. du Centre jeunesse a décidé hier, lors d’une séance spéciale, d’adopter son plan de compressions budgétaires, faisant ainsi fi des discussions en cours avec le ministre responsable de la région, Monsieur Stéphane Bédard. Cette décision met en péril notamment deux services importants, soit l’unité la Parenthèse au Centre de réadaptation St-Georges et le Foyer de groupe à Roberval, lesquels donnent des services à des enfants âgés entre 6 et 13 ans parmi les plus vulnérables de notre région. « Pendant que nous sommes au front pour discuter avec le bureau du ministre, et tenter de trouver une solution, tout ce que le C.A. trouve à faire est de s’entêter avec sa décision de couper des services spécialisés pour atteindre l’équilibre budgétaire. Il faut absolument mettre la question des services aux enfants et à leurs familles en priorité et trouver une solution», explique Nancy Poulin, présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre jeunesse du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Rappelons que la FSSS et le syndicat du Centre jeunesse sont intervenus maintes fois dans ce dossier, notamment lors du C.A. du Centre jeunesse du 6 novembre dernier et lors du C.A. de l’Agence de la santé et des services sociaux le 7 novembre. À ces deux occasions, nombre de travailleuses et travailleurs sont venus expliquer les impacts des compressions budgétaires sur les services. « Malgré cette décision injustifiée du C.A. du Centre jeunesse, nous poursuivrons nos interventions pour assurer le bassin de services offerts aux jeunes et à leurs familles. Nous continuons de revendiquer un budget pour combler le manque à gagner que vit actuellement le Centre jeunesse. Nous avons bon espoir de pouvoir trouver une solution qui ne limitera pas les services aux jeunes », de conclure Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS–CSN.

Les deux représentants syndicaux, Nancy Poulin et Gaston Langevin, se questionnent à savoir si c’est l’argent ou les enfants qui sont au cœur des préoccupations des dirigeants du Centre jeunesse ?

À propos de la FSSS–CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS représente la majorité des travailleuses et de travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

Entente chez Laurent Lapointe

Réunis en assemblée générale, les travailleuses et travailleurs de la quincaillerie Laurent Lapointe se sont prononcés, le 16 octobre 2013, à l’unanimité en faveur de l’entente de principe intervenue le 1er octobre dernier.

D’une durée de 5 ans, le contrat de travail de ces 60 syndiqué-es, membres du Syndicat des employé(e)s de Laurent Lapointe, affilié à la CSN, prévoit des augmentations de salaire totalisant 12%.

Autres gains

Les travailleurs enregistrent également des gains aux chapitres suivants : du régime de vacances, des primes de responsabilités, de la formation, des congés sociaux, des congés mobiles, protection des emplois ainsi qu’au plan des équipements de sécurité.

Vacances

Les syndiqué-es ont aussi obtenu des gains au chapitre des vacances. Désormais, ils jouiront de la 3e, 4e et 5e semaine de vacances après 4, 8 et 18 années de service. Avant l’entente, ces vacances n’étaient pas accordées avant 5, 9 et 20 années de service.

Les syndiqués obtiennent par ailleurs un 5e congé mobile, une période de formation obligatoire lors de l’obtention d’un poste et finalement la mise en place d’un programme de réduction de la semaine normale de travail pour les salarié-es désirant se prévaloir d’une préretraite.

L’employeur et le syndicat n’ont pas eu besoin de recourir à leur droit de lock-out ou de grève pour en arriver à un règlement.

La CSN est satisfaite

La CSN, la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean se réjouissent des deux annonces faites aujourd’hui par le gouvernement du Québec concernant l’investissement de 8,5 millions de dollars pour la réalisation de projets sylvicoles et la tenue d’un forum sur la forêt québécoise. Bien sûr, nous attendions ces annonces de projets sylvicoles depuis un certain temps et nous aurions préféré qu’elles se fassent plus tôt pour les travailleurs que nous représentons, car ils connaissent un certain nombre de difficultés. Mais enfin, elles sont faites ! », de déclarer le président de la FIM–CSN, Alain Lampron.

« Assurément, cet investissement arrive à point nommé, car il permettra de soutenir les travailleurs de l’industrie sylvicole et, du même coup, les régions dans lesquelles le travail s’effectue. Grâce à ces projets sylvicoles, les bois affectés par les insectes et par les feux de forêt de cet été pourront être récoltés. Nous apprécions aussi le fait que les budgets qui ne seront pas dépensés pourront être reportés à la prochaine saison », d’ajouter la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque.

Le président du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Engelbert Cottenoir, s’est lui aussi réjouit de cette annonce, « car celle-ci se traduit par un investissement supplémentaire de 2,2 millions de dollars chez nous, au Saguenay-Lac-Saint-Jean ».

Le président de la FIM–CSN, Alain Lampron, souhaite vraiment que ces sommes permettent aux travailleurs sylvicoles d’étaler et de prolonger leurs périodes de travail afin de compenser le travail perdu cette année à cause des feux de forêt et ainsi augmenter leurs semaines d’emploi assurables. « Le gouvernement doit tenir compte du caractère saisonnier des travaux sylvicoles et ainsi faire en sorte que l’argent investi soit utilisé à bon escient afin que les travailleurs ne soient pas pénalisés à cause d’évènements pour lesquels ils n’ont aucun contrôle. »

Rendez-vous de la forêt québécoise Les représentantes et les représentants de la CSN accueillent aussi très favorablement la tenue, à Saint-Félicien, en novembre prochain, d’un forum sur la forêt québécoise. En décembre dernier, la CSN adoptait une plateforme de revendications visant à soutenir une stratégie de développement industriel. Celle-ci comportait un important volet portant sur l’industrie du bois, du papier et de la forêt.

« Ce forum, nous permettra de mettre en avant nos revendications concernant l’avenir de l’industrie forestière et la création d’emplois. Malgré les difficultés rencontrées dans ce secteur, cette activité économique est majeure pour plusieurs régions. Nous croyons que les activités traditionnelles ont toujours leur place, mais l’industrie doit assurer sa pérennité dans un contexte de développement durable et de respect de l’environnement. Il y a donc des actions à entreprendre », de soutenir Francine Lévesque.

Pour la CSN et ses organismes, il y a moyen d’ajouter de la valeur à la production forestière, de sauvegarder des usines tout en en reconvertissant d’autres et de se lancer plus à fond dans une économie verte en favorisant la production de nouveaux produits, dont ceux issus des bioproduits et de la bioénergie.

En outre, lors de ce forum, la CSN et ses organismes profiteront également de cette tribune pour réaffirmer la nécessité aussi de s’attaquer en priorité à améliorer substantiellement les conditions de travail des sylviculteurs. « Ces travailleuses et ces travailleurs sont soumis à des conditions de travail parmi les plus difficiles. On doit le reconnaître et les modifier », de conclure Alain Lampron.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Un franc succès et une mobilisation monstre

Plus de 1300 travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux se sont déplacés hier soir pour discuter de l’avenir de nos services publics et de la lutte pour le progrès social. Cette mobilisation régionale a rassemblé plus de 25 % du membership de la FSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le rassemblement s’est tenu dans une ambiance survoltée, signe que l’appui aux services publics est loin d’être chose du passé. Les travailleuses et travailleurs ont profité de l’occasion pour témoigner de leurs conditions de travail et des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. À bout de souffle, les travailleuses et travailleurs du réseau ont certainement besoin de reconnaissance et de respect et non pas d’être la cible des compressions budgétaires.

La soirée a permis de discuter de l’état de santé de nos services publics et de notre société en général. Les travailleuses et travailleurs ont pu entendre Gaston Langevin, vice-président régional à la FSSS, Jeff Begley, président de la FSSS–CSN et Jacques Létourneau, président de la CSN. Jeff Begley a discuté de la pertinence de poursuivre la lutte pour la valorisation, la promotion et la préservation (VPP) des services publics dans un contexte où les services publics et les travailleuses et travailleurs qui y oeuvrent sont sans cesse attaqués. De son côté, Jacques Létourneau a présenté la campagne Et si on avançait qui propose aux travailleuses et travailleurs et à la population en général d’appuyer un projet social qui mise sur la justice, l’égalité et l’équité.

Cette mobilisation historique a non seulement été l’occasion pour les travailleuses et travailleurs de la région de constater leur force collective, mais aussi une occasion pour les représentants syndicaux de réaffirmer la justesse de leurs actions. Chargés à bloc, les militants syndicaux sont près pour un automne chaud. En somme, que dire de plus que mission accomplie!

Nouvelle convention pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs du MAGE–UQAC–CSN

Réunis en assemblée générale samedi soir dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du MAGE-UQAC-CSN, qui regroupe 80 personnes, ont adopté leur nouveau contrat de travail à l’unanimité.

Il s’agissait pour ce syndicat d’une première négociation depuis son arrivée à la CSN. Des gains appréciables ont été obtenus : amélioration des congés sociaux, réduction de la période de probation, amélioration des droits syndicaux et un meilleur encadrement de la clause de non-concurrence. Un des gains majeurs de cette négociation est la mise en place d’un programme de fidélisation-reconnaissance pour tous les salariés syndiqués. Cette convention collective à une durée de 60 mois.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du MAGE-UQAC-CSN est affilié à la Fédération du commerce.

Le comité exécutif réélu par acclamation

La centaine de délégué-es au 35e Congrès du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSN) ont réélu par acclamation les quatre membres du comité exécutif.

Le président, Engelbert Cottenoir, est membre du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAC, la vice-présidente, Sylvie Blackburn provient du STT des CPE de la région, le secrétaire général, Pierre Morel, du STT Maxi des Galeries Lac-St-Jean et le trésorier, Guy Gingras, du STT CSSS Domaine-du-Roy. Signe de vitalité du militantisme régional, l’ensemble des huit postes au conseil syndical et des trois postes au comité de surveillance ont été comblés.

Rappelons que les délégué-es au congrès triennal, qui prendra fin demain, représentent les 16 600 membres réunis au sein de près de 165 syndicats affiliés à la CSN et provenant de différents secteurs d’activité de la région. Ils ont adopté diverses propositions visant l’amélioration des conditions de travail et de vie de leurs membres et de l’ensemble de la population. Ils se sont notamment prononcés en faveur de l’établissement d’une intervention du gouvernement du Québec structurée pour développer le secteur manufacturier et industriel québécois, dans une perspective de développement durable.

Nouvelle convention collective pour la Coopérative funéraire de Chicoutimi

Le 4 décembre dernier, les représentants syndicaux et patronaux de la Coopérative funéraire de Chicoutimi ont procédé à la signature de leur nouvelle convention collective. En effet, le 27 novembre dernier, les employé-es de la Coopérative funéraire de Chicoutimi ont entériné dans une proportion de 92%, l’entente de principe intervenue entre leur comité de négociation et la direction de la coopérative. La nouvelle convention collective est d’une durée de quatre (4) ans et prévoit des hausses salariales totales de 11,7%.

Les parties ont apporté des améliorations à la rémunération à l’acte réalisé par les employé-es, au régime de vacances, aux allocations de déplacement et repas et au REER collectif.

Également, les parties ont profité de cette négociation pour confirmer et terminer la mise en place d’une nouvelle organisation du travail qui offrira à la coopérative plus de polyvalence et de flexibilité offrant ainsi aux familles dans le deuil un service de très grande qualité.

La Coopérative funéraire de Chicoutimi a été fondée en 1997. Elle a comme principal objectif de protéger et conserver le patrimoine funéraire régional, tout en offrant des services de qualité à des prix justes et équitables. Depuis l’ouverture de la coopérative en 1997, soit 15 ans, déjà 5 338 personnes ont adhéré à titre de membres.