Jean Coutu: vote sur une recommandation des conciliateurs

En lock-out depuis le 24 septembre, les 680 travailleuses et travailleurs du centre de distribution de Jean Coutu de Varennes pourront se prononcer sur un projet de convention collective qui a fait l’objet d’une recommandation des conciliateurs du ministère du Travail.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de PJC entrepôt – CSN ne fera aucun commentaire avant que le projet soit présenté à ses membres, en assemblée générale, ce jeudi 12 novembre.

 

Demix Béton place ses chauffeurs en lock-out

La direction de l’usine DEMIX Béton de Saint-Hubert a choisi de placer ses chauffeurs de bétonnière en lock-out, hier avant-midi.

 Ayant rejeté à l’unanimité l’offre irrecevable de la direction mardi dernier, la travailleuse et les travailleurs membres du syndicat espéraient rencontrer l’employeur pour poursuivre les discussions. Devant son refus de participer à une telle rencontre, ils avaient décidé de déclencher une grève de 24 heures le jeudi 24 septembre. Or, dès 11 heures, hier, l’employeur a sauvagement décrété un lock-out, mettant fin aux pourparlers pour une durée indéterminée.

 

Même employeur, même travail, même salaire ?

La question du salaire des chauffeurs est au cœur des discussions. « Demix refuse de payer les chauffeurs de l’usine de Saint-Hubert au même taux que les autres chauffeurs des usines de la grande région de Montréal. Pourtant, ils font le même travail, qui est destiné aux mêmes clients. Pourquoi gagnent-ils 3 $ l’heure de moins que leurs collègues des usines de La Salle et de Longueuil ? En plus, la dernière offre patronale d’une durée de cinq ans venait accentuer cet écart », dénonce Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).    

 

En lock-out alors que s’amorce une deuxième vague de COVID-19

« Les quelque 25 chauffeurs de bétonnière se retrouvent jetés à la rue alors que la pandémie fait un retour en force. C’est irresponsable », note pour sa part Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN). « Alors qu’il faut toutes et tous se serrer les coudes, Demix décide de placer 25 travailleurs dans la précarité et dans l’incertitude et choisit de maintenir l’inégalité qui est au cœur du litige. »

 « De plus, du point de vue économique, ces chauffeurs de bétonnière assurent le service sur plusieurs chantiers. En retirant 25 travailleurs à 40 heures semaine du circuit, cela risque de ralentir l’évolution de certains travaux », déplore Annette Herbeuval.

 « Les travailleurs pourront compter sur l’appui indéfectible de la CSN et de ses organisations affiliées afin qu’ils puissent mener leur lutte pour l’obtention d’un contrat de travail juste et équitable », conclut la présidente.

Les travailleuses et les travailleurs manifestent au siège social d’Olymel

Ce matin, les travailleuses et travailleurs en grève d’Olymel Princeville ont manifesté devant le siège social de leur employeur.

« Ce matin, nous portons un message clair aux hauts dirigeants d’Olymel : depuis 2005, nous vivons avec moins d’argent dans nos poches et c’est l’entreprise que vous dirigez qui encaisse des millions grâce à nous. Cette baisse de 5,40 $ a plombé nos finances familiales et personnelles depuis près de 15 ans et sans cette correction salariale que nous revendiquons, rien ne se règlera, de souligner Steve Houle, président du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN. De plus, les problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre que nous vivons à Princeville peuvent se régler rapidement si l’employeur met l’effort qu’il faut, une logique qu’il a accepté et appliqué ailleurs dans son réseau d’usines. Nous attendons donc une offre à la hauteur de ce que nous n’avons pas gagné durant toutes ces années ».

« Nous appuyons sans réserve les revendications des salarié-es d’Olymel Princeville. Nous l’avons déjà dit : la prospérité actuelle d’Olymel s’est bâtie sur le dos des travailleuses et des travailleurs qui se pointent au travail chaque jour pour faire rouler leur usine. Les bons salaires qui augmentent équitablement à chaque année et qui suivent la hausse générale des prix, ce n’est pas juste pour les hauts dirigeants d’Olymel et de la Coop fédérée qui possède Olymel », de déclarer Alexandre Giguère, vice-président de la Fédération du commerce–CSN.

« Olymel roule sa bosse en Montérégie depuis longtemps. Nous avons vu passer des négociations difficiles, des fermetures sauvages, des conflits interminables et plusieurs décisions d’affaires froides qui ont eu des conséquences désastreuses sur les travailleuses, sur les travailleurs et leurs familles. Pour nous, il serait temps qu’on puisse entrevoir la haute direction d’Olymel autrement qu’au travers des luttes qui ternissent leur image et qui montrent un visage de mauvais citoyen corporatif », de conclure Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN).

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Ils sont également affiliés au Conseil central du Cœur du Québec–CSN qui regroupe près de 17 000 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité. Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) rassemble environ 31 000 membres, issus des secteurs privé et public, sur une base régionale.

Relations de travail difficiles chez Rio Tinto, Fer et Titane

Dans le cadre d’une mobilisation tenue tôt ce matin, les membres du Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN ont revendiqué un assainissement des relations de travail avec leur employeur.

« Depuis que nous avons signé notre dernière convention collective au printemps dernier, l’employeur néglige complètement les relations de travail. Il ne respecte pas les délais, que ce soit en lien avec les divers avis ou les griefs; il impose des mesures disciplinaires abusives; l’implantation des mécanismes de gestion des nouvelles clauses sont d’une lenteur incroyable; bref, la haute direction doit donner un sérieux coup de barre dans la gestion des ressources humaines et des relations de travail, de souligner Alexandre Poirier, président du syndicat. Même l’employeur reconnaît que nous sommes passés d’un service de RH cinq étoiles à un trois étoiles. Peu importe le nombre d’étoiles, il y a un manque évident de ressources, de responsables expérimentés et de sérieux actuellement du côté de l’employeur, ce qui nous cause tous ces problèmes qu’il faut régler rapidement ».

« Nous allons poursuivre notre travail sans relâche avec le syndicat afin de faire bouger cet employeur. Lorsqu’on s’entend sur un nouveau contrat de travail, on met tout en œuvre afin de le respecter, et ce, dans les moindres détails. Ça n’a pas de sens qu’un employeur comme Rio Tinto ait l’air de gérer ses relations de travail comme un snack bar de coin de rue », de dénoncer Kevin Gagnon, vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

« Venant d’une multinationale de l’ampleur de Rio Tinto, cette situation est plutôt inquiétante. Dans une usine comme celle de FET, entre autres, les questions de santé et de sécurité du travail (SST) sont d’une importance capitale. Or, il est clair que des relations de travail déficientes minent les bases d’une saine gestion de la SST et c’est la santé et la sécurité de ces salarié-es qui est en jeu », de renchérir Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN).

« La CSN mettra tout en œuvre pour que cet employeur finisse par entendre raison. Ce n’est pas la première fois que nous devons intervenir et nous entendons bien le faire, tant et aussi longtemps que cette situation invraisemblable existera sur le terrain », de conclure Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

Le Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN regroupe près de 850 travailleuses et travailleurs de Rio Tinto, Fer et Titane à Sorel-Tracy.

La FIM–CSN regroupe plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats provenant de toutes les régions du Québec. Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) rassemble environ 31 000 membres, issus des secteurs privé et public, sur une base régionale.

L’entente de principe acceptée par le syndicat

Lors d’une assemblée générale tenue ce soir, le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle et Longueuil) a adopté à 71 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 11 octobre dernier.

« Les membres sont satisfaits des résultats de cette négociation. Nous avons obtenu des augmentations salariales de l’ordre de 2,75% pour 2019, et de 2,5 % pour les quatre années suivantes. Aussi, l’employeur cotisera à parts égales à notre régime de retraite en nous versant 5 % pour les trois premières années de notre convention de cinq ans et 5,5 % pour 2022 et 2023. Nous avons également obtenu un nouveau régime d’assurances collectives entièrement assumé par l’employeur. Finalement, nous sommes parvenus à un accord qui règle les différents problèmes en lien avec les mouvements de main-d’œuvre à la suite de l’implantation du système de répartition assisté par ordinateur, mesure qui minait les relations entre les parties depuis plus d’un an », de préciser Pierre Langlois, porte-parole du syndicat.

« Au nom de la FIM–CSN, je tiens à saluer le travail du comité de négociation qui, dans un contexte difficile, est parvenu à s’entendre avec l’employeur. Depuis l’implantation du système de répartition assisté par ordinateur, les travailleurs vivaient de nombreux problèmes d’organisation du travail », de souligner Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

« Je félicite les membres du syndicat qui ont réussi à trouver une entente avec un employeur qui leur a imposé un système qui a causé de nombreuses tensions dans les relations de travail. Ils ont également réussi à améliorer leurs conditions de travail et ce, à la satisfaction de leurs membres », d’ajouter Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN).

« Je tiens à saluer chaleureusement le travail des comités de négociation et de mobilisation qui, très rapidement, ont réussi à boucler cette négociation avec brio, à la satisfaction des membres du syndicat », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain–CSN.

Le Syndicat des travailleurs de Demix regroupe environ 80 membres travaillant aux deux sites de Demix à LaSalle et à Longueuil. Le syndicat est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui regroupe 320 syndicats comptant plus de 30 000 membres au Québec. Le Conseil central de la Montérégie rassemble environ 31 000 membres, issus des secteurs privé et public, sur une base régionale. Le Conseil central du Montréal métropolitain regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Le syndicat rejette l’offre de l’employeur

Réunis en assemblée générale hier, les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Jean de La Mennais–CSN (SEECJLM–CSN) ont rejeté à 81 % l’offre qualifiée de finale et globale de leur employeur.

« La balle est désormais dans le camp de l’employeur. Nos négociations achoppent notamment sur la question de la lourdeur de la tâche éducative des enseignantes et enseignants du secondaire, sur l’amélioration des conditions de pratique au primaire et sur nos assurances collectives. Nous espérons que l’employeur a compris notre message clair et que celui-ci soumettra prochainement une nouvelle offre répondant réellement aux besoins que nous avons exprimés », déclare Mathieu Boutin, président du SEECJDLM–CSN.

« Les négociations s’étirent depuis près d’un an et nous sommes d’avis que d’amorcer cette nouvelle année scolaire avec une nouvelle convention collective serait bénéfique pour tout le monde », d’ajouter Léandre Lapointe, vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) et responsable du regroupement privé.

« Nous réitérons l’appui de tous les syndicats du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) aux enseignantes et enseignants et nous serons à leurs côtés jusqu’à l’obtention de leur nouveau contrat de travail », de conclure Annette Herbeuval, présidente du CCM–CSN.

Le Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Jean de La Mennais–CSN représente environ 90 enseignantes et enseignants affiliés à la FNEEQ–CSN.

 

 

Le syndicat de Rio Tinto, Fer et Titane accepte l’entente de principe

À l’issue d’un vote secret tenu ce lundi 8 avril, les membres du Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN ont accepté à 67 % l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 30 mars dernier.

« D’une durée de cinq ans, notre nouvelle convention collective prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les deux premières années et de 2 % pour les trois dernières, pour un total cumulatif de près de 12,6 %. Nous avons reconduit le programme de protection de nos emplois et nous avons maintenu le statu quo au niveau de la sous-traitance, en plus de mieux l’encadrer. Nous avons également obtenu une augmentation substantielle de la banque de nos libérations syndicales qui atteint désormais 600 heures, faisant passer le montant alloué par l’employeur de 2000 $ à près de 32 000 $, ce qui nous permettra, entre autres, une plus grande présence sur le terrain, de préciser Alexandre Poirier, président du syndicat. En plus de l’augmentation du nombre de représentants du syndicat pouvant être libérés en même temps, chaque salarié-e touchera un bonus de 3500 $ à la signature du nouveau contrat de travail. »

« Au nom de la FIM, je désire féliciter les comités de négociation et de mobilisation. En très peu de temps, mais avec la force et la détermination nécessaires, les membres ont atteint leurs objectifs de négociation et le résultat du vote d’aujourd’hui sur l’entente de principe obtenue nous démontre que c’est à la satisfaction de la majorité des membres du syndicat », de souligner André Miousse, vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

« Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) ne peut que se réjouir du résultat de cette négociation. En très peu de temps, le syndicat a réussi à obtenir une entente à la hauteur des attentes de ses membres. Nous sommes fiers de l’appui que nous avons fourni pour la mener à bon terme. Il s’agit là d’une belle démonstration de l’efficacité de la solidarité régionale qui nous anime », de conclure Annette Herbeuval, présidente du CCM–CSN.

Le Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN regroupe près de 850 travailleuses et travailleurs de Rio Tinto, Fer et Titane à Sorel-Tracy.

La FIM–CSN regroupe plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec. Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) rassemble environ 31 000 membres, issus des secteurs privé et public, sur une base régionale.

Les travailleurs votent la grève

Après une trentaine de rencontres de négociation depuis l’échéance de leur convention collective, le 30 novembre 2016, les travailleuses et les travailleurs d’Oldcastle Enclosure Solutions, à Candiac, ont voté à 100 % en faveur de la tenue d’une journée de grève à utiliser au moment opportun. Le vote s’est déroulé, hier, par scrutin secret. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Solutions Oldcastle Enclosure (FIM–CSN) regroupe une cinquantaine de membres.

Pour le président du syndicat, Serge Lachance, un conflit de travail peut encore être évité, car une entente satisfaisante demeure envisageable à court terme. « C’est un moyen ultime pour nous. L’assemblée générale a envoyé un message sans équivoque. Nous entendons bien améliorer nos conditions de travail. L’entreprise fonctionne à plein régime, rien ne justifie les reculs demandés par la partie patronale. En 30 rencontres de négociation, nous avons fait le tour des enjeux. L’heure est au règlement, maintenant ».

Les enjeux qui demeurent à régler pour le syndicat, en plus des salaires, sont l’encadrement des recours aux agences de personnel, le partage des coûts des négociations et la modification des horaires de nuit pour favoriser la conciliation travail-famille. En début de négociation, la CSN a mandaté la firme indépendante MCE Conseils pour analyser la véritable situation financière de l’entreprise et sa capacité de répondre favorablement aux revendications syndicales.

De son côté, l’employeur maintient des demandes inacceptables pour les salarié-es. Par exemple, il veut cesser de payer le temps nécessaire pour le lavage des mains, soit une dizaine de minutes. « Le lavage des mains est une des multiples mesures de sécurité essentielles dans un milieu de travail où les employé-es entrent en contact avec des produits contenant de la silice, explique le vice-président à la vie syndicale de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), André Miousse. La poussière de silice peut être très nocive et entraîner la silicose, une maladie professionnelle. D’ailleurs, trois cas ont été reconnus ici même par la CNESST, dont un récemment. En 2016, huit personnes en sont mortes au Québec. C’est sûr que ça ne s’attrape pas par simple contact, en une fois, mais le lavage constitue un des moyens de prévention nécessaire. Les travailleurs ont bien raison de trouver cette banalisation insultante. »

La présidente du Conseil central de la Montérégie, Annette Herbeuval, assure aux travailleuses et aux travailleurs que la CSN les appuiera jusqu’au bout dans leur bataille. « C’est une lutte juste. Les revendications syndicales sont parfaitement raisonnables. L’employeur doit comprendre que le syndicat est incontournable. Il est là pour y rester. La seule issue possible est de négocier sérieusement pour conclure une entente satisfaisante, maintenant! »

La prochaine rencontre de négociation est prévue pour le 25 mai. Ce syndicat s’est affilié à la CSN durant l’été 2016. Il négocie donc une première convention collective depuis son adhésion à la confédération. Ces travailleuses et ces travailleurs œuvrent dans les produits en béton polymère, notamment pour les câblages électriques et de télécommunications.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby–CSN se dote d’un mandat de grève

Réuni en assemblée générale hier soir, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby – CSN, membres du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP – CSN) s’est prononcé hier soir en faveur de la grève nationale.

« Nous sommes très heureux du résultat de ces votes qui affichent, encore une fois, toute la détermination des conductrices et des conducteurs de véhicule scolaire. Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby – CSN a voté à 91 % pour la grève nationale, de déclarer Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP – CSN. Les membres de ce syndicat sont déterminés à obtenir de meilleures conditions de travail et pour se faire entendre, elles et ils ont décidé d’unir leurs forces à travers le Québec afin de faire pression sur le gouvernement ».

« Depuis trop longtemps, les conductrices et les conducteurs de véhicule scolaire touchent un revenu qui ne reconnaît aucunement toutes leurs compétences. Voilà pourquoi le STS revendique des enveloppes supplémentaires, fermées et dédiées à l’amélioration de leurs conditions de travail. Tous les syndicats du STS se mobilisent actuellement et nous sommes fiers que le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby – CSN embarque avec toute la détermination que nous leur connaissons », de conclure madame Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM – CSN).

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby – CSN regroupe plus de 80 conductrices et conducteurs de véhicules scolaires.

À propos

Ce syndicat est membres du STS qui regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs dans 63 syndicats affiliés à la FEESP – CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics. Ce syndicat est aussi affilié au CCM – CSN qui regroupe près de 31 000 membres répartis dans plus de 200 syndicats.

Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans douze autres conseils centraux.

La CSN veillera au respect des droits des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel des Seigneurs

La Fédération du commerce, affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (FC–CSN), se réjouit de la réouverture du nouveau Centre des congrès de Saint-Hyacinthe, tout comme de l’ouverture prochaine de l’Hôtel Sheraton en avril prochain. Elle souhaite toutefois que la direction de cet établissement interpelle rapidement le Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’Hôtel des Seigneurs – CSN, qui représente ces travailleuses et travailleurs syndiqués, afin de mettre fin au conflit de travail qui les opposent, puis à convenir du renouvellement de la convention collective.

Rappelons qu’environ 270 employé-es, alors qu’ils étaient en grève depuis le 28 octobre 2012, ont été littéralement jetés à la rue par l’employeur, qui a décidé de fermer et de vendre l’Hôtel des Seigneurs en 2013. Plutôt que de rouvrir cet établissement en opération depuis 1974 au même endroit, le nouvel acquéreur, l’entreprise Centres d’achats Beauward, propriété de la famille Bibeau, a préféré tout démolir et reconstruire l’hôtel et le centre des congrès tout près, de l’autre côté de la rue.

Pour Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable du dossier des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel des Seigneurs : « Ces salarié-es se sont tenus debout depuis 2012 avec l’appui de la Fédération du commerce, du Conseil central de la Montérégie et de la CSN. Aussi, nous allons continuer à veiller au grain pour que leurs droits soient respectés intégralement. Un mandat a d’ailleurs été confié à notre service juridique pour évaluer tous les recours possibles. Il n’est pas de notre intention ni de celle des salarié-es en conflit de rester les bras croisés. »

Pour Jacques Lanciault, président intérimaire du Conseil central de la Montérégie : « Nous avons été aux côtés de ces employé-es tout au long de ce dur conflit de travail. Ceux-ci se sont battus pour leur dignité et pour être respectés. Nous allons continuer à donner notre appui à ces travailleuses et travailleurs mis sauvagement à la rue, et ce, jusqu’à la toute fin de cette saga. »

Ce n’est pas la première fois que des travailleuses et des travailleurs voient leur droit au travail bafoué puis possiblement rétabli. L’entreprise Olymel de Saint-Simon l’a appris à ses dépens alors qu’elle avait littéralement jeté à la rue quelque 400 employé-es en 2007 sans respecter leur convention collective. Plusieurs jugements favorables et une entente hors cour intervenue en 2017 ont finalement permis de rétablir leurs droits ainsi que des compensations avoisinant les 9,4 millions de dollars, tout en contribuant à la réouverture récente de l’usine de la Montérégie.

À propos de la CSN

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’Hôtel des Seigneurs – CSN (STTHS) est affilié à la Fédération du commerce (CSN) qui rassemble environ 30 000 membres dans plus de 300 syndicats de différents secteurs d’activité. Elle compte 11 000 membres travaillant dans le secteur du tourisme, dont 6500 dans l’hôtellerie. Le STTHS est également affilié au Conseil central de la Montérégie qui compte quelque 30 000 membres. La CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Retour au travail graduel chez Olymel Saint-Simon

Cette semaine débutait le retour au travail pour les salariés d’Olymel Saint-Simon. Celui-ci a débuté lundi dernier et se déroulera au cours des prochaines semaines pour le premier groupe d’une dizaine de travailleurs.

« Le retour se fait graduellement et débute par une formation sur les nouveaux équipements. Il faut dire que nos installations sont désormais un centre d’exportation et nous ne faisons plus de découpe sur place. Nous devons donc remplir les congélateurs des produits qui seront exportés avant d’arriver à la pleine capacité de nos opérations. Il reste seulement à préciser avec l’employeur quand la seconde vague débutera, de souligner Michel Daigle, président du Syndicat des travailleurs d’Olympia (CSN) et vice-président du Conseil central de la Montérégie pour la région de Saint-Hyacinthe. À la suite de cette longue saga, c’est avec un sentiment de fierté et de respect que les travailleurs ont retrouvé toute leur dignité. Ils remercient l’ensemble du mouvement de la CSN. »

Rappelons que le 7 mai dernier, les quelque 400 ex-travailleurs de l’usine d’Olymel, qui avait cessé illégalement ses activités en avril 2007, puis mis en lock-out une vingtaine d’employés en octobre suivant, avaient adopté à plus de 92 % l’entente de principe intervenue à la mi-avril dernier avec Olymel. L’entente, qui totalisait près de 9,5 millions de dollars, mettait un terme à une saga juridique de près de 10 ans opposant l’entreprise à ses salariés syndiqués et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), en réglant la nouvelle convention collective et tous les litiges entre les parties. En tout, le retour au travail touchera une vingtaine de travailleurs.

La population dans la rue pour le bronchoscope

Des centaines de citoyens et citoyennes de la région ont pris les rues de Sorel-Tracy d’assaut, ce vendredi, afin de faire comprendre au gouvernement l’importance de permettre à l’Hôtel-Dieu de Sorel de se doter d’un appareil bronchoscope.   

Les participants ont quitté l’Hôtel de ville de Sorel-Tracy en fin d’après-midi, pour se rendre à pied à l’Hôtel-Dieu de Sorel. Accompagnés par le maire Serge Péloquin et par la présidente du Conseil central de la Montérégie – CSN, Annette Herbeuval, les citoyennes et citoyens ont marché en arborant des masques de protection respiratoire.

« Nous sommes dans la rue ce soir pour nous assurer que le gouvernement comprenne le message : nous voulons cet appareil et nous nous battrons pour l’obtenir », a indiqué Jean-Marc Lebeau, citoyen de Sorel-Tracy. Parmi les marcheurs, plusieurs malades des poumons ont signifié la différence qu’un appareil bronchoscope peut faire pour des gens comme eux.

De son côté Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie, a voulu assurer à la population l’appui indéfectible de la CSN dans cette lutte. « La CSN sera là pour soutenir les gens de la région. C’est leur combat et nous serons là pour les appuyer tant et aussi longtemps qu’il le faudra » a-t-elle précisé.

Photos : Michel Giroux

Finalement, le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, a tenu à apporter son soutien à la Fondation Hôtel-Dieu et à poursuivre la dénonciation de cette situation aberrante. « Priver la population d’un équipement médical qu’elle s’est payé elle-même, cela n’a aucun sens. L’argent est disponible, le local est aux normes, les pneumologues sont prêts, mais nous devons quand même nous heurter à un refus du ministère. Le ministre doit comprendre que cet appareil est une nécessité pour Sorel-Tracy, une région où le taux de maladies pulmonaires est très élevé », a déclaré M. Péloquin.

Des syndiqués du secteur privé appellent le ministre à faire preuve de gros bon sens 

Le Syndicat des employés municipaux de la Ville de Sorel-Tracy (CSN), le Syndicat des aciers forgés Sorel (CSN) ainsi que le Conseil central de la Montérégie–CSN ont interpellé le ministre Gaétan Barrette pour l’inciter à faire preuve de gros bon sens et à autoriser l’achat d’un appareil bronchoscope, lors d’une conférence de presse tenue ce matin à Sorel-Tracy.

Accompagnés par le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, et le député de Richelieu, Sylvain Rochon, les syndiqué-es et le Conseil central ont exprimé leur colère devant le manque d’ouverture du ministre de la Santé et des Services sociaux. « Nous demandons à Gaétan Barrette de faire preuve de pragmatisme et de gros bon sens : l’appareil est financé, l’hôpital est prêt à l’accueillir et la population en a particulièrement besoin. L’attitude du ministre est incompréhensible », a lancé Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie-CSN.

Photo Michel Giroux

Pour sa part, François Martin, président du Syndicat des employé-es municipaux de la Ville de Sorel-Tracy, a témoigné de l’importance, pour la région, de se doter d’un tel appareil.

« Cette machine est importante pour la population et les travailleurs, car il y a beaucoup de problèmes pulmonaires à Sorel-Tracy et dans la MRC. Moi-même, je souffre d’asthme et ma condition s’est aggravée avec le temps. Je suis aujourd’hui dépendant de pompes et de médicaments. Bien sûr, une machine comme le bronchoscope ne réglera pas tout, mais le ministre ne peut pas prétendre que notre demande n’est pas justifiée », a insisté le président.

De son côté, le vice-président du Syndicat des aciers forgés Sorel, Éric Lalancette, a rappelé que les nombreux travailleurs de l’acier sont particulièrement affectés par cette situation. « Plusieurs personnes retraitées de l’industrie de l’acier sont décédées des suites d’un cancer du poumon. Les gens d’ici ont financé l’achat de cet appareil sachant pertinemment que la population en avait besoin. Le ministre va-t-il réellement nous l’interdire ? », a questionné M. Lalancette, aussi vice-président du Conseil central de la Montérégie-CSN.

Les syndicats CSN du secteur privé de la région joignent leur voix  à celle des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux qui exigent aussi que le gouvernement permette à l’Hôtel-Dieu de Sorel-Tracy de se doter de l’appareil.

Une centaine de délégué-es CSN en colère contre une association patronale de CPE

Près d’une centaine de délégué-es des syndicats de travailleuses et de travailleurs en CPE ont manifesté, aujourd’hui à Saint-Hubert, devant le CPE Aux Mille jeux, membre de l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE). Elles ont voulu dénoncer l’absence de volonté de cette association qui refuse systématiquement d’entamer les négociations nationales pour le renouvellement des conventions collectives de milliers de travailleuses en CPE, lesquelles sont échues depuis le 31 mars 2015.

« Voilà des mois que nous tentons de faire entendre raison à l’APNCPE pour qu’elle réintègre la table nationale, comme l’on fait jusqu’à maintenant toutes les autres associations patronales et le ministère de la Famille (MFA), lance Louise Labrie, membre du comité national de négociation de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). En s’entêtant à vouloir rejeter puis décentraliser les pourparlers sur les matières dites nationales au plan régional, l’APNCPE fait peser une menace bien réelle quant à l’équité des conditions de travail entre les CPE, peu importe la région. Ce qui est en jeu, c’est la fin de l’uniformité des conditions de travail et de pratique en CPE. Et ça, ça ne passera pas ! »

L’APNCPE, qui regroupe une centaine de CPE en Estrie, en Montérégie, dans le Centre-du-Québec et à Montréal, s’est dissociée en 2016 du processus de la négociation nationale auquel elle était liée depuis près de vingt ans, contrairement aux autres associations qui représentent environ 150 CPE dont les travailleuses et travailleurs sont membres de la FSSS–CSN. Les pourparlers au plan national se sont amorcés en décembre dernier et plusieurs séances sont prévues dans les prochaines semaines.

« Dans le contexte actuel d’austérité libérale et de compressions budgétaires sans précédent, une décentralisation des négociations de plusieurs matières à incidence pécuniaire au plan régional, comme le souhaite l’APNCPE, pourrait entraîner des conditions de travail et de pratique inférieures au reste des CPE visés par les négociations avec la FSSS–CSN », ajoute Louise Labrie. C’est le cas notamment des vacances annuelles, des congés fériés et des jours de maladie, de la garantie d’heures travaillées à l’intérieur des diverses appellations d’emploi et de l’assurance collective. »

« Nous sommes toujours disposés à enclencher rapidement les pourparlers avec cette association patronale dans le respect de la structure de négociation nationale que l’on s’est donnée, marquée par une volonté commune d’établir des relations de travail respectueuses. Or, non seulement l’APNCPE refuse de joindre la table nationale, mais elle a sorti l’arsenal juridique pour tenter d’imposer son propre modèle de négociation axé sur le volet régional », renchérit-elle.

En effet, une plainte pour négociation de mauvaise foi a été déposée par l’APNCPE et est toujours en cours devant le Tribunal administratif du travail (TAT) contre la partie syndicale en raison de son refus de voir décentraliser les pourparlers. En outre, toutes les séances prévues ont été annulées par cette association jusqu’à ce que le TAT rende son jugement, retardant d’autant le règlement des conventions collectives.

Pour le comité national de négociation de la FSSS–CSN, cette troisième manifestation contre les CPE membres de l’APNCPE n’est qu’une étape de plus dans le plan d’action qui sera déployé dans les prochaines semaines. « Nous allons apporter notre plein appui et mettre toute la pression nécessaire pour amener cette association et les CPE membres à entendre raison et à réintégrer le processus de la négociation nationale », de conclure Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN).

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus importante organisation syndicale dans le secteur des centres de la petite enfance, avec 11 000 travailleuses et travailleurs syndiqués. Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) regroupe sur une base régionale près de 40 000 membres provenant de tous les secteurs d’activités tant privés que publics. Pour sa part, la CSN est composée de près de 2000 syndicats regroupant plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Pour voir la vidéo de la manifestation : vimeo.com/204431440

Les travailleurs de Demix acceptent l’entente de principe et renoncent à la grève

Réunis en assemblée générale dimanche soir, les travailleurs de Demix à Longueuil et Lasalle ont accepté dans une proportion de 77 % l’entente de principe intervenue entre l’employeur et le comité de négociation syndical dans la nuit de vendredi à samedi. Cette décision de l’assemblée générale met fin à la menace de grève qui pesait sur les deux installations et qui devait débuter le 3 octobre.

La nouvelle convention collective d’une durée de 3 ans prévoit des augmentations salariales annuelles de 2,5 %. En plus des augmentations salariales, les salariés obtiennent le régime d’assurance collective en vigueur pour les cadres. « Avec cette entente, non seulement nous obtenons des hausses salariales plus importantes que dans le reste de l’industrie, mais surtout nous aurons enfin un régime d’assurance collective digne de ce nom. C’était un enjeu important pour les membres », affirme Simon Bilodeau, président du syndicat des travailleurs et travailleuses de Demix (Longueuil et Lasalle)-CSN.

Par la ratification de cette entente, les travailleurs obtiennent également une majoration de leur REER, des primes, des frais de repas et diverses autres améliorations de leurs conditions de travail, notamment une bonification de l’indemnité de jour férié et de vacances. « Les travailleurs ont montré leur détermination et l’employeur a compris qu’il devait mettre de la bonne volonté. Par cette entente, le syndicat fait des gains importants ce qui démontre une fois de plus les avantages d’être syndiqués », lance Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

La décision de l’assemblée générale suspend le débrayage qui devait entrer en vigueur le lundi 3 octobre. Les deux parties ont multiplié les efforts afin d’éviter un conflit qui aurait pu retarder de façon importante le bon fonctionnement de plusieurs chantiers majeurs à Montréal.

Le syndicat atteint ses objectifs

Réunis hier soir en assemblée générale extraordinaire, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus Sainte-Cécile-de-Milton-CSN (STTASCM) ont adopté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le 8 juin dernier en conciliation entre le syndicat et l’employeur.

« Pour nous, il s’agissait d’une question d’équité. Nous avons demandé la parité salariale avec nos collègues d’Autobus Granby, également propriété de SOGESCO, avec qui nous partageons le même garage. Notre nouvelle convention collective prévoit des salaires rétroactifs de 18,80 $ au 1er juillet 2015, de 19,51 $ applicable au 1er juillet 2016 et de 20,29 $ au 1er juillet 2017, ce qui nous donne la parité avec nos collègues. Nous demandions également quatre jours de congés familiaux et de maladie rémunérés, qui sont désormais inscrits dans notre convention collective, à l’image des salarié-es d’Autobus Granby », de souligner Alain Grenier, président du STTASCM.

« Nous avons également majoré nos indemnités de vacances comparativement à ce que nous touchions auparavant. Les salarié-es recevront donc 8 % en indemnité de congé dès leur neuvième année d’ancienneté au lieu de la 15e année tel que prévu dans la dernière convention collective. À ces gains, ajoutons une banque de trois congés de maladie et, si aucun de ceux-ci n’est pris, l’employeur nous rembourse quatre jours au 1er mai suivant. Nous sommes finalement heureux des gains que nous avons obtenus », de conclure le président du syndicat.

Rappelons que les salarié-es étaient sans convention collective depuis le 31 janvier 2015, et que ceux-ci disposaient d’un mandat de deux jours de grève, dont la première journée était prévue le 9 juin dernier. Le nouveau contrat de travail arrivera à échéance le 1er juillet 2018.

Le STTASCM regroupe une quinzaine d’employé-es affiliés à la FEESP-CSN. Le Conseil central de la Montérégie–CSN compte environ 33 000 membres dans 220 syndicats. Fondée en 1947, la FEESP-CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Troisième journée de grève du secteur public en Mauricie

Environ 5700 travailleuses et travailleurs du secteur public membres de la CSN tiennent une troisième journée de grève aujourd’hui dans la région de la Mauricie, dans le cadre des grèves tournantes du Front commun. Pour la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, la nouvelle proposition déposée par le Conseil du trésor demeure insuffisante afin d’en arriver à une entente négociée. « On sait très bien compter, M. Coiteux. Qu’on déplace des années de gel par en avant ou par en arrière, ça demeure 3% sur 5 ans. Les travailleuses et les travailleurs du secteur public ne veulent plus s’appauvrir, voilà pourquoi cette proposition est totalement inacceptable. »

La vice-présidente du Conseil central du Coeur du Québec, Loraine Dugas craint les impacts des demandes du gouvernement sur la capacité du secteur public à attirer la main-d’oeuvre nécessaire dans l’ensemble des réseaux. « Dans notre région, tant en santé qu’en éducation, nous vivons des pénuries de main-d’oeuvre qui minent notre capacité à livrer les services à la population. Nous avons déjà beaucoup de difficulté à recruter des jeunes pour faire carrière dans le secteur public. » Pour Francine Lévesque, le gouvernement Couillard va dans la mauvaise direction. « Ce n’est pas en poussant les gens à la retraite en diminuant leur rente à compter de 2017, que nous règlerons les problèmes de pénuries. Car pour avoir accès aux services publics, ça prend de la main-d’oeuvre. Et si vous pensez que le public coûte cher, essayez de vous en priver ! »

Les travailleuses et les travailleurs du secteur public de la région n’entendent pas lâcher la pression sur le gouvernement. Pour Loraine Dugas, « la détermination et la très grande mobilisation de nos membres, comme nous avons pu le constater lors de la grève du 28 octobre dernier, ont forcé le gouvernement à bouger. Malheureusement, l’ouverture du Conseil du trésor manifestée vendredi dernier demeure insuffisante. Voilà pourquoi nous poursuivrons aujourd’hui notre mouvement de grève en Mauricie. » Pendant ce temps, les rencontres se poursuivent. « Nous étudions sérieusement la proposition déposée vendredi dernier afin de tout faire en notre possible, aux tables de négociation, pour en arriver à une entente satisfaisante et négociée dans les plus brefs délais. » a conclu Francine Lévesque.

La Montérégie perdrait beaucoup dans la réforme Barrette

Ce soir, des travailleuses et des travailleurs ainsi que des citoyennes et des citoyens montérégiens se sont réunis devant l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie pour signifier leur refus du projet de loi 10, présenté par le ministre Gaétan Barrette. Celui-ci entend abolir les instances de coordination régionales et centraliser l’ensemble des organismes relevant du ministère de la Santé et des Services sociaux au sein d’une seule structure mammouth pour toute la Montérégie.

Structure mammouth

« Si le projet de loi 10 est adopté, nous aurons dorénavant un seul centre de santé pour toute la Montérégie, de Salaberry-de-Valleyfield à Granby. Un mastodonte ingérable au sein duquel 28 000 travailleuses et travailleurs assureront soins et services pour 1,4 million de personnes, de 177 municipalités, couvrant plus de 11 000 kilomètres carrés, explique la présidente du Conseil central de la Montérégie CSN, Annette Herbeuval. Avec la réforme, les citoyennes et les citoyens perdent leur voix au chapitre. Les administrateurs actuels, bénévoles et représentatifs de la communauté, seront remplacés par des gens de l’extérieur, rémunérés et nommés par le ministre. C’est une lourde perte pour la démocratie ».

« Tous les intervenants en commission parlementaire sur ce projet de loi ont formulé des critiques majeures. La plupart des acteurs le rejettent carrément. La seule voix qui s’est élevée pour l’appuyer est celle de la Fédération des chambres de commerce du Québec. Ce n’est pas nécessairement surprenant, puisque le Dr Barrette n’a consulté absolument personne. Il en va de notre devoir d’alerter toute la population : le gouvernement s’apprête à commettre de graves erreurs », prévient le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jeff Begley.

Les inquiétudes que suscite le grand bouleversement souhaité par le Dr Barrette sont nombreuses. De la réforme précédente, du Dr Couillard, retenons une longue période où les énergies furent concentrées au fonctionnement des nouvelles structures, les CSSS. On a vu le nombre de cadres augmenter deux fois plus rapidement que le personnel. Les nouvelles structures n’ont pas permis d’améliorer l’accessibilité aux services. Non seulement ces lacunes risquent-elles de s’aggraver, mais les services à la population ne seront pas améliorés. Le ministre lui-même l’a reconnu, promettant que des améliorations se feront ensuite.

Disparition des agences

« Au fond, c’est une recette pour permettre au ministre de concentrer plus de pouvoirs entre ses mains pour imposer plus de compression, plus de privatisation. Abolir d’un trait de crayon les organismes responsables de coordonner les services en région, de voir à la santé publique et à la prévention, ce que font les agences, est un non-sens. Ça va à contrecourant de tout ce qui se fait partout ailleurs dans le monde, où on mise sur le rapprochement des services à la population dans des structures les plus légères possible », ajoute le président de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), Michel Tremblay.

Quant au vice-président de la FSSS-CSN pour la Montérégie, Steve St-Onge, il craint que les services sociaux de la région sortent grands perdants de la réforme. « Les budgets, l’allocation des ressources seront centralisés dans les mains de quelques décideurs qui n’auront pas nécessairement d’expertise particulière dans le domaine des services sociaux. Par exemple, quelle importance sera accordée aux besoins des Centres jeunesse, surtout les points de service plus éloignés ou des centres de réadaptation dans cette structure mammouth qui gravitera plus que jamais autour des hôpitaux des grands centres. Nous sommes inquiets pour les travailleuses et les travailleurs que nous représentons, mais aussi pour les usagères et les usagers des services. Ils n’auront jamais été aussi éloignés des lieux décisionnels ».

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et la Fédération des professionnèles (FP-CSN) représentent environ 115 000 salarié-es du réseau public de santé et de services sociaux de tous les titres d’emploi, dans tous les types d’établissements, partout au Québec. Quant au Conseil central de la Montérégie, il réunit plus de 200 syndicats CSN de tous les secteurs d’activité sur le territoire montérégien.

Les syndicats dénoncent les lourdes pertes de services pour la population de la Montérégie

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec– FIQ et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénoncent avec vigueur les compressions de 10,5 millions imposées par la direction du CSSS Champlain Charles-Lemoyne. Ces mesures se traduiront par la suppression de nombreux postes et par une réduction des services directs à la population montérégienne.

Pour l’APTS, ce sont encore les personnes les plus vulnérables qui vont écoper : «Couper 18 postes en réadaptation physique, en gérontologie, en santé mentale, en pédopsychiatrie et en nutrition, entre autres, c’est fragiliser davantage les personnes âgées, les enfants et les personnes avec des troubles de santé mentale, affirme la présidente de l’APTS, Carolle Dubé. Résultat : plus de ré-hospitalisation et des listes d’attente allongées. Continuer de prétendre que les coupures n’ont pas d’effet sur les services est un mensonge pur et simple !»

Par exemple, l’intention de la direction de couper un poste de travailleuse sociale aura des conséquences bien concrètes : vingt familles dans le besoin se retrouveront du jour au lendemain sans service. «Seront-elles placées sur une liste d’attente qui est déjà longue d’un an ou les cas seront-ils confiés à d’autres travailleuses sociales déjà en surcharge de travail? se questionne Janel Etchie, présidente de l’exécutif APTS-Charles Lemoyne. Ça fait beaucoup d’incertitudes pour des familles déjà éprouvées. Par ailleurs, des services professionnels psychologiques directs auprès de jeunes avec des problèmes de santé mentale sévères et persistants ne seront plus offerts. Le personnel et la population n’ont pas à faire les frais de ces compressions !»

Du côté des professionnelles en soins, ce sont 20 postes d’infirmières et d’infirmières auxiliaires qui sont abolis. « Concrètement, cela se traduit par une réduction considérable des heures de soins et de services infirmiers pour la population desservie par le CSSS Champlain-Charles-Lemoyne. Comment le ministère de la Santé et des Services sociaux et la direction de l’établissement peuvent-ils continuer d’affirmer haut et fort que les compressions n’ont pas d’impact sur les citoyennes et les citoyens ?» a décrié Daniel Gilbert, vice-président de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec ─ FIQ.

«Les postes coupés appartiennent à des unités qui étaient déjà visées par des comités de soins pour tenter de trouver des solutions à la surcharge de travail et à la détresse que vivent les professionnelles. Le fait que la direction abolisse ces postes démontre l’absence de volonté, de sa part, de trouver une solution aux problèmes majeurs présents dans notre établissement. Devons-nous tirer la conclusion que notre employeur coupe ces postes pour bâillonner ses employé-e-s qui souhaitent améliorer leurs conditions de travail ?» a questionné Sophie Trudeau, vice-présidente locale, section CSSS Champlain-Charles-Lemoyne de l’Alliance interprofessionnelle de Montréal (FIQ). «Les infirmières et les infirmières auxiliaires font tout ce qu’elles peuvent pour donner des soins sécuritaires et de qualité à leurs patient-e-s, mais il y a des limites à ce qu’elles peuvent humainement faire pour pallier le manque de moyens», a-t-elle soutenu.

La CSN dénonce le discours du gouvernement qui prétend encore qu’aucun service ne sera affecté par le rouleau compresseur de l’austérité. «Le ministre Barrette tente de rassurer les citoyens, mais les effets destructeurs des compressions sont de plus en plus clairs partout au Québec», affirme Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Jean Lacharité met également en garde contre les effets pervers de la vaste réorganisation du secteur de la santé prévue dans la « révolution » Barrette. «Cette réforme va créer des structures mammouths qui vont désorganiser le réseau pendant des années», ajoute Jean Lacharité.

«Cette nouvelle vague d’abolition de postes crée un climat de crainte qui démoralise le personnel», explique de son côté Jean Mercier, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CSSS Champlain-Charles-Lemoyne-CSN. Ce dernier craint par ailleurs la réorganisation qui va suivre l’arrivée de l’énorme Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie qui sera une des plus grosses structures du genre au Québec regroupant tous les établissements de santé et de services sociaux de la région.

Une gestion lourde de conséquences

Réunis devant l’Hôpital Charles-Lemoyne, les travailleurs et travailleuses de l’établissement manifestent ce midi contre le refus par la direction de mettre fin à une politique de non-remplacement des absences, mise en place il y a quelques mois et qui a des conséquences dévastatrices sur la qualité de vie des patients hospitalisés.

« La décision de la direction, de ne plus remplacer les absences de travailleurs qu’à raison de une sur deux, entraîne que certaines équipes font leur quart avec une, deux voire trois personnes de moins, explique Jean Mercier, président du Syndicat des Travailleuses et travailleurs du CSSS Champlain-Charles-Le Moyne. Tout le monde doit en faire plus avec comme résultat que certains actes sont retardés, expédiés, voire même pas prodigués ».

« Nous avons très vite attiré l’attention de la direction et du conseil d’administration sur les conséquences que nous appréhendions. Les deux nous ont répondu que la situation était sous contrôle, poursuit Jean Mercier. Nous avons donc mené notre propre enquête, dont nous vous livrons les résultats aujourd’hui ».

Le syndicat a demandé à ses membres qui travaillaient en sous-effectif d’être attentifs aux changements et de remplir une fiche signalétique lorsque des situations graves se produisaient. Le syndicat a reçu une moyenne d’une fiche par jour durant les trois derniers mois. Il tire ainsi des conclusions inquiétantes.

Les patients attendent beaucoup plus longtemps lorsqu’ils sonnent la cloche pour demander de l’aide. Parfois, il est trop tard et le patient a uriné dans son lit. Les préposés aux bénéficiaires n’ont plus le temps de faire les changements de position des patients alités toutes les deux heures, comme recommandé. À force d’attendre, certains patients deviennent agressifs, car le personnel n’a pas pu répondre à leurs demandes. Allongement du délai pour le retour des patients après un examen. Attente supplémentaire pour les bains des patients. Patients non levés pour les repas. Les préposées ne sont pas en mesure de mobiliser les patients, y compris aux soins palliatifs, pour les marches quotidiennes comme recommandé par les médecins, avec l’apparition de plaies de lit. La liste est longue. Autant de problèmes qui transforment un court séjour à l’hôpital en une véritable épreuve.

« Et bien sûr, cela a un impact aussi sur l’état du personnel. Surcharge, fatigue nerveuse due au fait de ne pouvoir offrir un service de meilleure qualité, surmenage, blessures, épuisement… autant de symptômes dont se plaignent ceux qui travaillent dans ces conditions de non-remplacement, explique Steve-St-Onge, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Il faut que cela change! C’est pourquoi nous demandons instamment à la direction de l’établissement de mettre fin à cette politique de non-remplacement ».

« On peut comprendre qu’un établissement ait des difficultés à boucler son budget. Cela arrive. Mais mettre en place des mesures qui ont un tel impact sur la qualité de vie des patients, c’est inacceptable » renchérit Pierre Darveau, Vice-président pour la Rive-Sud du Conseil central de la Montérégie-CSN. « C’est aberrant! » Il explique que les soins dispensés avec qualité par les préposées aux bénéficiaires permettent souvent de mieux supporter une hospitalisation déjà difficile. « C’est pourquoi je suis venu apporter aux travailleurs du CSSS Champlain-Charles-Le Moyne l’appui et la solidarité de l’ensemble des syndicats CSN de la Rive-Sud et de la Montérégie. La lutte pour pouvoir donner des services de qualité est partagée par l’ensemble des syndicats des secteurs public et privé ».

Le syndicat des travailleurs et travailleuses du CSSS Champlain-Charles-Le Moyne fait partie des syndicats du secteur public de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Celle-ci regroupe plus de 120 000 travailleuses et travailleurs dans le secteur public de la santé et dans le secteur privé.

Le Conseil central de la Montérégie représente plus de 35 000 membres regroupés dans plus de 205 syndicats de partout en Montérégie.

La CSN regroupe, elle, près de 300 000 travailleuses et travailleurs dans l’ensemble des secteurs de travail.