Le syndicat d’Amcor–CSN déclenche la grève

Ce 18 février au matin, le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amcor–CSN a déclenché la grève. Le 9 décembre dernier, les membres ont adopté à 92 %, par voie de scrutin secret, une banque de 12 heures de grève à déclencher au moment jugé opportun.

« Nous sommes en négociation depuis le mois de juin 2023 et nous avons tenu plusieurs rencontres de négociation infructueuses au point où nous avons même demandé la présence d’un conciliateur. Malgré sa présence, la négociation piétine, car l’employeur refuse toujours de nous verser des salaires compétitifs. Or, comme tout le monde, nous devons vivre avec les impacts de l’inflation qui nous a durement frappés. Plusieurs autres enjeux restent en suspens, notamment en ce qui a trait à notre assurance collective, à nos congés personnels et à la valorisation de l’ancienneté », déclare la présidente du syndicat, Stéphanie Boulay.

« Nous allons soutenir les membres du syndicat jusqu’à ce qu’ils obtiennent les conditions d’emploi à la hauteur du travail accompli chaque jour. Il s’agit d’un employeur mondial dans un domaine spécialisé qui n’a aucune concurrence au Québec. Sa position stratégique lui permet de contrôler le marché des capsules dévissables utilisées sur les bouteilles à usage unique. Il a les moyens de bien rémunérer son monde et c’est dans cet esprit que nous allons poursuivre la négociation », souligne Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

« Partout en Montérégie, les employeurs s’arrachent les salarié-es, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre qui leur exige d’offrir de bonnes conditions à leurs travailleuses et travailleurs. Amcor devrait comprendre que pour garder ses employé-es, il faudra les traiter avec respect tout en offrant des conditions qui vont rivaliser avec celles des autres entreprises de la région », ajoute Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

« À la CSN, nous ne ménageons aucun effort lorsque vient le temps de soutenir nos travailleuses et travailleurs qui luttent pour obtenir un salaire décent et compétitif. S’il veut garder une main-d’œuvre qualifiée et compétente, Amcor devra offrir à ses employé-es des conditions de travail dignes de ce nom. La CSN déploiera tout son soutien aux syndiqué-es jusqu’à ce qu’ils parviennent à un règlement en ce sens », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amcor–CSN regroupe 97 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, qui compte plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le domaine industriel québécois. Le Conseil central de la Montérégie–CSN rassemble plus de 31 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 205 syndicats provenant de toutes les fédérations de la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe acceptée chez Autobus Robert

Lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce dimanche 3 décembre, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Robert–CSN (STTAR–CSN) ont adopté l’entente de principe intervenue vendredi dernier à 95 %, par voie de scrutin secret.

« Les membres du syndicat ont obtenu de 21 à 30 % d’augmentations salariales à la signature, dont une partie est rétroactive au 1er janvier 2023. Si l’on tient compte de la durée complète de leur nouveau contrat de travail, il s’agit d’augmentations de 32 à 42 % sur 5 ans et demi, incluant une protection fixée sur l’indice des prix à la consommation (IPC) chaque année, avec un minimum de 2 %. Le résultat du vote révèle clairement la satisfaction des membres », précise Josée Dubé, présidente du secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Les travailleuses et travailleurs de ce syndicat ont lutté afin d’obtenir une bonification tout à fait méritée de leurs conditions de travail. Ces personnes rejoignent ainsi des milliers de salarié-es dans ce secteur qui, grâce à leur mobilisation, contribuent à améliorer le niveau de vie de tout un secteur qui a longtemps manqué de reconnaissance. La nouvelle norme salariale dans ce secteur est désormais reconnue et tous les employeurs savent que, pour attirer et pour retenir leurs salarié-es, ils vont devoir s’y conformer », ajoute Frédéric Brun, président par intérim de la FEESP–CSN.

« Nous sommes très heureux d’avoir soutenu la lutte de ces femmes et de ces hommes qui accomplissent un travail difficile chaque matin, alors que des milliers d’élèves doivent se rendre à l’école. La mobilisation exemplaire de ces conductrices et de ces conducteurs tout au long de leur importante lutte a porté ses fruits et les membres peuvent être fiers d’avoir obtenu de tels gains », de conclure Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

À propos

Le STTAR–CSN compte 70 membres responsables d’autant de parcours de transport scolaire. La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central de la Montérégie–CSN regroupe quelque 35 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

 

Le syndicat d’Autobus Robert en grève bientôt

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Robert–CSN (STTAR–CSN) a envoyé un avis de grève au ministère du Travail hier, le 22 novembre 2023, en vue du déclenchement d’une grève générale illimitée le 4 décembre prochain.

Le Centre de services scolaire Riverside et celui des Patriotes seront touchés par cet arrêt de travail à durée indéterminée. Quatre collèges privés de Saint-Lambert et trois de Saint-Hyacinthe sont également desservis par le transporteur.

Le syndicat a voté un mandat de grève générale illimitée à 89 % le 10 novembre dernier.

À propos

Le STTAR–CSN compte 70 membres responsables d’autant de parcours de transport scolaire.

 

 

Une deuxième séquence de grève à la Ferme St-Zotique

Aux prises avec un employeur fermé et méprisant, les membres du Syndicat des chauffeurs de camion de la Ferme Saint-Zotique–CSN déclenchent une deuxième séquence de grève en quelques mois.

Au cours des derniers jours, la direction de Ferme St-Zotique/Burnbrae Farms a multiplié les attaques à l’endroit de ses chauffeurs. L’entreprise a débuté par l’embauche d’agents de sécurité, puis a fait appel aux policiers lors d’une rencontre pacifique des chauffeurs, avant de poursuivre avec une mise en demeure à l’endroit du syndicat et des mesures de représailles envers un de ses officiers. « Depuis le début des pourparlers, l’employeur se traîne les pieds à la table de négociation. Maintenant, il tente de nous intimider. L’improvisation et le manque de respect ont assez duré », dénonce le président du syndicat, Michel Dulude.

Les deux parties peinent à se rencontrer, puisque l’employeur offre des dates de disponibilité très limitées. « S’asseoir à la table de négociation et discuter de bonne foi constitue pourtant un minimum de respect. Pourquoi Burnbrae Farms refuse-t-il de le faire pour ses “employés dévoués” comme l’entreprise se plaît à les qualifier dans ses campagnes publicitaires ? », fait remarquer M. Dulude.

Lorsque l’employeur daigne se présenter à la table de négociation, il adopte la même attitude fermée et acrimonieuse. À l’heure actuelle, le syndicat tente de négocier les clauses de santé et sécurité du travail (SST), mais Ferme St-Zotique refuse catégoriquement de trouver des solutions aux problèmes existants de SST. Depuis trois ans, c’est plus d’un chauffeur sur cinq qui a subi un accident de travail.

« Les demandes des 30 salariés sont loin d’être exagérées. Le nombre d’accidents de travail est beaucoup trop élevé à la Ferme St-Zotique. En plus des accidents, des chauffeurs travaillent les deux pieds dans l’eau dans la cour de l’usine et doivent conduire les pieds tout mouillés. Cette entreprise, qui se targue de compter parmi les mieux gérées au Canada, doit faire plus », fait remarquer le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

La présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annette Herbeuval, rappelle pour sa part les problèmes de gestion à la Ferme St-Zotique. « Les travailleuses et les travailleurs de l’usine ont aussi dû exercer la grève en 2021 et en 2022. L’employeur adopte maintenant la même attitude méprisante avec les chauffeurs de camion. Tous les syndiqué-es CSN de la grande région de la Montérégie sont solidaires avec eux. Nous ne les laisserons pas tomber », insiste la dirigeante.

À propos
Le Syndicat des chauffeurs de camion de la Ferme Saint-Zotique–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte plus de 27 000 membres. Il fait également partie du Conseil central de la Montérégie–CSN, qui dénombre plus de 32 000 adhérents issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, dans la région. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les salarié-es de Transco Saint-Hubert acceptent l’entente de principe

Ce vendredi soir, lors d’une assemblée générale extraordinaire, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco Saint-Hubert–CSN (STTTSH–CSN) ont adopté l’entente de principe intervenue le 13 novembre à 68 %, par voie de scrutin secret.

« Les membres sont satisfaits de l’entente conclue avec leur employeur. Pour l’année 2022-2023, ils obtiendront 25,37 % de bonification salariale moyenne, rétroactive à la signature de leur contrat de travail de six ans, et des augmentations cumulatives qui atteignent 43 % durant la durée totale de leur nouveau contrat de travail, précise Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Pour l’année courante, l’augmentation totalise 3,9 %, incluant une bonification de leurs congés de maladie. Finalement, en 2026-2027, ils auront droit à une sixième journée de maladie. »

« Les travailleuses et travailleurs de ce syndicat ont obtenu une bonification tout à fait justifiée de leurs conditions de travail. Ils rejoignent ainsi des milliers de salarié-es qui, grâce à leur mobilisation, ont contribué à améliorer le niveau de vie de tout un secteur qui a longtemps manqué de reconnaissance. Il y a une nouvelle norme salariale dans ce secteur et tous les employeurs doivent bien en prendre note », ajoute Frédéric Brun, président par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

« Nous sommes très heureux d’avoir été aux côtés et soutenu la lutte de ces femmes et de ces hommes qui accomplissent un travail difficile chaque matin où des milliers d’élèves doivent se rendre à leur lieu d’enseignement. La mobilisation de ces conductrices et conducteurs a porté ses fruits et les membres peuvent être fiers d’avoir obtenu de tels gains », de conclure Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

À propos

Le STTTSH–CSN compte 90 membres responsables d’autant de parcours de transport scolaire.

Le syndicat d’Autobus Robert en grève bientôt

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Robert–CSN (STTAR–CSN) a envoyé un avis de grève au ministère du Travail aujourd’hui même, en vue du déclenchement d’une grève générale illimitée le 28 novembre prochain.

Le Centre de services scolaire Riverside et celui des Patriotes seront touchés par cet arrêt de travail à durée indéterminée. Quatre collèges privés de Saint-Lambert et trois de Saint-Hyacinthe sont également desservis par le transporteur.

Le syndicat a voté un mandat de grève générale illimitée à 89 % le 10 novembre dernier.

À propos

Le STTAR–CSN compte 70 membres responsables d’autant de parcours de transport scolaire.

Transco Saint-Hubert : entente de principe conclue entre les parties

Hier, le 13 novembre, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco Saint-Hubert–CSN (STTTSH–CSN) et leur employeur. Celle-ci sera présentée sous peu à l’ensemble des membres lors d’une assemblée générale.

Aucune entrevue ne sera accordée d’ici à ce que les membres se prononcent sur le contenu de l’entente.

À propos

Le STTTSH–CSN compte 90 membres responsables d’autant de parcours de transport scolaire.

Les salarié-es de chez Autobus Robert déclencheront la grève générale illimitée sous peu

Lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce 10 novembre, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Robert–CSN (STTAR–CSN) ont adopté un mandat de grève générale illimitée à 89 %, par voie de scrutin secret.

« Le syndicat est rendu à négocier les clauses à incidences salariales et l’employeur n’entend pas verser la part des sommes qu’il a reçues du gouvernement afin de bonifier les salaires. Et comme dans presque tous les syndicats qui n’ont pas encore renouvelé leur contrat de travail, les salaires versés actuellement ne parviennent pas à attirer et à retenir les salarié-es nécessaires pour effectuer ses routes chaque jour. Et ce sont les enfants et leurs parents qui en paient le prix », précise Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

Au mois de février dernier, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, est lui-même intervenu sur la place publique afin d’appuyer les revendications du secteur du transport scolaire en soulignant que les chauffeuses et chauffeurs doivent avoir leur juste part.

« L’employeur devra reconnaître les nouvelles données salariales qui sont en vigueur dans le secteur du transport scolaire. Plusieurs règlements reconnaissent enfin le difficile travail des conductrices et des conducteurs. Tous les employeurs ont reçu une bonification variant de 15 à 30 % de la valeur de leurs contrats et cet argent doit se rendre dans les poches de celles et ceux qui conduisent les autobus, ajoute Frédéric Brun, président par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Si l’employeur veut régler la négociation rapidement, il n’a qu’à délier les cordons de la bourse. »

« À l’image de tous les autres syndicats qui négocient actuellement dans le transport scolaire, nous déplorons que les salarié-es d’Autobus Robert doivent recourir à la grève pour aller chercher leur juste part. Pour nous, la balle est clairement dans le camp de l’employeur et nous allons être aux côtés des travailleuses et des travailleurs jusqu’à ce qu’ils obtiennent cette juste part », de conclure Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

À propos

Le STTAR–CSN compte 70 membres responsables d’autant de parcours de transport scolaire.

Les salarié-es déclencheront la grève générale illimitée sous peu

Hier soir, lors d’une assemblée générale extraordinaire, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco Saint-Hubert–CSN (STTTSH–CSN) ont adopté un mandat de grève générale illimitée à 88 %, par voie de scrutin secret.

« Le syndicat est rendu à négocier les clauses à incidences salariales et l’employeur n’entend pas verser la part des sommes qu’il a reçues du gouvernement afin de bonifier les salaires. Et comme dans presque tous les syndicats qui n’ont pas encore renouvelé leur contrat de travail, les salaires versés actuellement ne parviennent pas à attirer et à retenir les salarié-es nécessaires pour effectuer ses routes chaque jour. Et ce sont les enfants et leurs parents qui en paient le prix, » précise Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

Au mois de février dernier, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, est lui-même intervenu sur la place publique afin d’appuyer les revendications du secteur du transport scolaire en soulignant que « les chauffeuses et chauffeurs doivent avoir leur juste part. »

« L’employeur devra reconnaître les nouvelles données salariales qui sont en vigueur dans le secteur du transport scolaire. Plusieurs règlements reconnaissent enfin le difficile travail des conductrices et des conducteurs. Tous les employeurs ont reçu une bonification variant de 15 à 30 % de la valeur de leurs contrats et cet argent doit se rendre dans les poches de celles et ceux qui conduisent les autobus, ajoute Frédéric Brun, président par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Si l’employeur veut régler la négociation rapidement, il n’a qu’à délier les cordons de la bourse. »

« À l’image de tous les autres syndicats qui négocient actuellement dans le transport scolaire, nous déplorons que les salarié-es de Transco Saint-Hubert doivent recourir à la grève pour aller chercher leur juste part. Pour nous, la balle est clairement dans le camp de l’employeur et nous allons être aux côtés des travailleuses et des travailleurs jusqu’à ce qu’ils obtiennent cette juste part », de conclure Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

À propos

Le STTTSH–CSN compte 90 membres responsables d’autant de parcours de transport scolaire.

L’entrepôt de BMR passe à la CSN !

Les quelque 400 travailleuses et travailleurs de l’entrepôt principal de BMR, situé sur trois sites à Boucherville, ont décidé de choisir la CSN comme nouveau syndicat après une période où il était possible de changer d’allégeance syndicale.

La nouvelle accréditation a été confirmée par le Tribunal administratif du travail en date du 29 septembre.

« Nous sommes très heureux d’accueillir ces nouvelles et nouveaux membres. La CSN est une centrale syndicale combative qui est administrée à 100 % au Québec et qui laisse une large place à l’autonomie de ses syndicats affiliés », a commenté François Enault, 1er vice-président de la CSN.

« Le secteur des entrepôts est déjà bien représenté à la CSN et d’autres pourraient s’ajouter dans les prochains mois, notamment avec Amazon. Avec les changements technologiques actuels, les travailleuses et les travailleurs ont tout intérêt à choisir un syndicat qui va les accompagner dans les luttes qui s’annoncent à plusieurs endroits pour conserver des emplois de qualité », a déclaré Alexandre Laviolette, président de la FC–CSN. La Fédération du commerce de la CSN est celle qui accueillera les nouvelles et nouveaux membres de BMR.

« Nous accueillons avec plaisir les travailleuses et les travailleurs de BMR qui pourront compter sur la solidarité des autres syndicats CSN de la région », a affirmé Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

À propos

La Fédération du commerce de la CSN (FC–CSN) compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le Conseil central de la Montérégie–CSN regroupe quelque 35 000 membres issus de tous les secteurs d’activité sur une base régionale.

 

 

Entente de principe conclue pour les syndiqué-es de Harsco

Réunis en assemblée générale le samedi 15 juillet, les membres du syndicat d’Harsco–CSN ont adopté à 86 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue jeudi dernier.

Les syndiqué-es ont obtenu des gains importants quant aux heures supplémentaires travaillées, aux primes de soirs et de fin de semaine, à l’augmentation de la cotisation de l’employeur au régime de retraite et surtout, des augmentations salariales totalisant 23 % sur quatre ans incluant une rétroactivité pour certains corps de métier. « Avec l’indice des prix à la consommation actuelle, nous n’avions pas le choix d’aller chercher ces avantages pour nos membres », déclare Gaétan Provençal, président du syndicat.

« Après 19 séances de négociation, ce n’est pas peu dire que nous avons travaillé fort pour obtenir le meilleur contrat de travail possible pour nos membres. Cette entente de principe est à la hauteur de nos attentes. Depuis que nous sommes avec la CSN, nous avons été épaulés dans notre mobilisation et nous avons tout mis en œuvre pour aboutir à une convention collective satisfaisante », conclut M. Provençal.

« Les relations de travail étaient tendues dans les derniers mois à l’usine. Les membres se sont tenus debout et récoltent maintenant le respect de l’employeur qu’ils méritaient. Nous étions fiers de les accueillir à la CSN l’an dernier et nous continuerons de les appuyer dans le maintien de bonnes conditions de travail. Les travailleuses et travailleurs de l’usine pratiquent un métier souvent difficile et ils ont droit à une reconnaissance de la direction. La fédération les félicite pour la lutte menée dans les derniers mois », déclare Serge Berthiaume, vice-président à la vie syndicale à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

Les travailleuses et les travailleurs de Harsco environnemental ont adhéré à la CSN il y a un peu plus d’un an. L’entreprise récupère et traite les scories et les autres matières résiduelles provenant de fonderies et d’aciéries pour en recycler le métal ou en faire des granulats destinés à la construction routière, commerciale et industrielle.

« Je félicite le syndicat pour sa nouvelle convention collective. Les employé-es pourront rentrer travailler en étant fiers des gains récoltés. L’importance de la mobilisation et de la solidarité est une fois de plus démontrée », ajoute Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Harsco rassemble 80 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). La FIM–CSN rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

 Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) dénombre plus de 33 000 adhérents issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, dans la région.

Sorel-Tracy : une administration nonchalante et méprisante

Près d’un mois après le déclenchement de la grève générale illimitée, les cols bleus de Sorel-Tracy décrient la nonchalance avec laquelle les dirigeantes et dirigeants de la Ville traitent cette négociation.

Réunis en assemblée générale le 14 juin, les membres du Syndicat des employé-es municipaux de la Ville de Sorel-Tracy–CSN ont réitéré leur solidarité et leur détermination à poursuivre leur conflit de travail jusqu’à ce que la Ville accepte de faire son bout de chemin sur la question des salaires.

« Contrairement à ce que le maire a récemment affirmé dans les médias, la Ville ne tente pas de trouver le “juste milieu”. Bien au contraire. Elle fait du surplace depuis plus de 15 mois. Pour leur part, les cols bleus ont sensiblement réduit leurs demandes, souligne Martin Gingras, président du syndicat. Le maire devrait venir s’asseoir à la table de négociation pour constater ce qui se dit plutôt que de se fier à ses représentantes et représentants ».

Le maire se fait donner des informations erronées. Pendant son attaque envers les cols bleus lors d’une séance du conseil municipal, M. Péloquin a affirmé que ceux-ci avaient reçu 10 % de plus que l’indice des prix à la consommation (IPC) dans leur dernière convention collective. Or, entre 2017 et 2021, les bleus ont obtenu 2,35 % de plus que l’IPC.

Les représentantes et représentants de la Ville ont aussi tenu des propos méprisants à l’endroit des salarié-es, leur suggérant d’aller travailler ailleurs s’ils n’étaient pas satisfaits de leurs conditions de travail, puis les menaçant d’être envoyés au chômage au profit de sous-traitants. « Ces travailleuses et travailleurs qui assurent les services aux citoyennes et citoyens méritent un minimum de respect ainsi que des conditions salariales à la hauteur du marché actuel de l’emploi. À défaut de quoi, la Ville se retrouvera en pénurie de main-d’œuvre », assure Jean-Philippe Dell’Aniello, premier vice-président du Conseil central de la Montérégie–CSN.

Mépris des règles et de la sécurité
Depuis le début de la grève, la Ville fait aussi preuve de nonchalance à l’égard de la réglementation. Le syndicat a rapporté au moins un événement impliquant des briseurs de grève (scabs). De plus, un cadre de la Ville s’est improvisé surveillant de piscine sans détenir de certificat de sauveteur lors d’une activité de baignade « naturiste » (nudiste), mettant ainsi à risque la sécurité des baigneuses et des baigneurs. Pourtant, l’article 27 du Règlement sur la sécurité dans les bains publics indique clairement qu’un tel certificat est obligatoire.

Arguments bidon
Sur la place publique, le maire répète les mêmes trois arguments, à savoir l’équité avec les municipalités comparables, avec les autres employé-es municipaux et la capacité de payer de la Ville.

« Dans 27 municipalités de tailles diverses, les augmentations octroyées en 2022 et 2023 démontrent toutes un rattrapage salarial durant l’une de ces deux années afin de tenir compte de l’inflation », souligne Simon Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Cette fédération compte dans ses rangs 136 syndicats du secteur municipal. « D’autres municipalités ont même rouvert les conventions collectives en vigueur afin d’éviter de perdre des employé-es dans l’actuelle situation de pénurie de main-d’œuvre », ajoute M. Malenfant.

Le maire Péloquin aime aussi se cacher derrière les contrats de travail des autres catégories d’employé-es municipaux, soit deux conventions signées en 2021 avant l’inflation actuelle. Les demandes salariales des cols bleus se basent sur l’IPC et l’inflation, un argument que le maire utilisait il y a quelques mois à peine pour justifier l’augmentation de taxes !

Les cols bleus rappellent qu’ils sont eux-mêmes des citoyens de Sorel-Tracy et des contribuables. Ils souhaitent régler rapidement le conflit et limiter les impacts négatifs pour les résidentes et les résidents de Sorel-Tracy. Ils s’attendent à une attitude similaire de la part de la Ville.

Depuis des mois, les négociatrices et négociateurs de la Ville laissent miroiter des avancées au chapitre des salaires si les cols bleus acceptent de régler le dossier prioritaire de l’employeur. Aux termes des dernières séances de négociation, force est de constater que la Ville n’a pas l’intention de tenir parole. La prochaine séance de négociation est prévue le 20 juin prochain.

À propos
Le Syndicat des employé-es municipaux de la Ville de Sorel-Tracy–CSN compte une centaine de membres. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte 65 000 membres dans les secteurs public et parapublic. Il est également affilié au Conseil central de la Montérégie–CSN, qui regroupe quelque 35 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, sur une base régionale ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui représente plus de 330 000 membres.

Grève des cols bleus : la Ville en contravention du Code du travail

Moins de deux semaines après le déclenchement de leur grève générale illimitée, les cols bleus de Sorel-Tracy constatent que la Ville fait peu de cas des dispositions du Code du travail concernant les briseurs de grève (scabs).

Pourtant, une violation aux dispositions anti-briseurs de grève n’est pas banale. Le Code du travail prévoit même que des poursuites pénales assorties d’amendes peuvent être entreprises à l’encontre d’un employeur dans de pareilles situations.

En effet, un incident en ce sens a été constaté par les grévistes, qui implique le Gib Fest (anciennement Festival de la gibelotte), un organisme subventionné par la Ville. Des salarié-es de cet organisme ont procédé au ramassage des déchets dans un parc, enfreignant ainsi l’article 109.1 du Code du travail qui interdit qu’un salarié-e d’une autre entreprise fasse le travail des salarié-es en grève.

Mépris de la sécurité
Non seulement la Ville ne se préoccupe pas du Code du travail, mais elle ne semble pas faire grand cas de la sécurité des baigneuses et des baigneurs non plus. En effet, un cadre de la Ville s’est improvisé surveillant de piscine, sans détenir de certificat de sauveteur, lors d’une activité de baignade naturiste organisée à la piscine Laurier-R.-Ménard. Dans le cadre d’un tournage de la série documentaire « Le monde est à nu ! » pour la chaîne TV5 Canada, la Fédération québécoise de naturisme avait lancé une invitation spéciale aux familles pour cette baignade.

« Les cols bleus soulignent le manque de sérieux de cette administration municipale qui bafoue les règles. Cette infraction aurait pu avoir de graves conséquences pour la sécurité des baigneuses et des baigneurs », dénonce Martin Gingras, président du Syndicat des employé-es municipaux de Sorel-Tracy–CSN.

Pendant ce temps, rien ne se passe à la table de négociation. Il faut dire que le maire Patrick Péloquin était en visite en France du 20 au 27 mai, à l’invitation de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada.

Les représentantes et représentants syndicaux attendent impatiemment d’autres dates afin de régler rapidement le conflit et limiter les impacts négatifs pour les résidentes et les résidents de Sorel-Tracy. « Autant les élu-es que la direction générale de la Ville font preuve de mépris. Lors d’un récent incident, les cadres ont d’abord refusé de prêter le matériel nécessaire au club de soccer. Ils ont préféré blâmer, à tort, les cols bleus », dénonce pour sa part Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN. « La Ville n’a qu’à négocier de bonne foi pour que les cols bleus reprennent les tâches sous leur responsabilité », ajoute Mme Herbeuval.

« Par respect pour les citoyennes et les citoyens, nous demandons au maire Péloquin et aux dirigeantes et dirigeants de la Ville de prendre les responsabilités qui leur incombent et de s’assoir à la table de négociation pour y négocier de bonne foi plutôt que de laisser traîner les choses, comme c’est le cas depuis 15 mois », termine Simon Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

 

Quand le patron fait l’impasse

Devant une attitude aussi décevante et non constructive de la part de la partie patronale, les membres du Syndicat des chauffeurs de camion de la Ferme St -Zotique–CSN n’ont eu d’autres choix que de déclencher la grève le vendredi 26 mai 2023. Ce coup de semonce survient à la suite d’une autre séance de négociation (une cinquième) où l’employeur se présente sans mandat, sans s’être préparé et en ayant rien d’autre à offrir qu’une posture intransigeante.

Les négociations visant à renouveler la convention collective achoppent depuis le premier jour, l’employeur étant cantonné dans une posture de refus complet face à l’ensemble des demandes des membres du syndicat qui sont sans contrat de travail depuis le 19 avril dernier. Pire encore, il maintient plusieurs demandes de recul. Face à ce constat, les 30 membres du syndicat ont été convoqués en assemblée générale le 7 mai 2023 afin de renouveler leur confiance envers leur comité de négociation (100 %), de se prononcer contre les offres de reculs patronales (100 %) et en faveur d’un mandat de grève (100 %).

Michel Dulude, président du syndicat des chauffeurs de camion de la Ferme Saint-Zotique–CSN, demeure incrédule et s’explique mal l’attitude de l’employeur. « Nous nous sommes préparés depuis longtemps et nous étions prêts à négocier de bonne foi, de manière constructive et à la recherche de solutions. J’ai beau chercher à comprendre, j’en viens à la conclusion que si l’employeur agit de la sorte, c’est qu’il souhaite casser notre syndicat. Et ça, ça n’arrivera pas ! Nous serons debout, déterminés à aller jusqu’au bout pour obtenir de meilleures conditions de travail », ajoute M. Dulude.

Pour sa part, Serge Monette, vice-président de la Fédération du Commerce–CSN, estime qu’il « est temps que l’employeur réalise que nous sommes bel et bien en 2023. Partout au Québec, dans un contexte marqué par l’inflation et la pénurie de main-d’œuvre, patrons et syndicats parviennent à s’entendre sur la nécessité de bonifier substantiellement les conditions de travail. En jouant la carte de l’intransigeance, la Ferme Saint-Zotique/Burnbrae Farms se trompe royalement si elle pense être en mesure d’écraser une organisation syndicale comme la nôtre. L’employeur doit impérativement délaisser ses pratiques appartenant à une autre époque, s’assoir et négocier dans le respect et l’écoute des demandes des membres ».

Enfin, Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CN, estime que « les enjeux de gestion ne sont pas nouveaux à la Ferme Saint-Zotique, puisque l’an dernier, la négociation de la convention collective des travailleuses et des travailleurs de l’usine, syndiqués également à la CSN, a été particulièrement ardue. On fait face ici à un employeur qui ne témoigne pas de beaucoup de respect envers ses travailleuses et travailleurs et cette posture patronale mène à des conflits. En Montérégie, on règle actuellement la grande majorité de nos négociations sans grève. À la Ferme Saint-Zotique, on est rendu à deux en deux ans ! À ce titre, les chauffeurs de camion peuvent se rassurer : ils bénéficieront de toute la solidarité de nos membres dans la région et nous serons avec eux autant que nécessaire ».

Les cols bleus de Sorel-Tracy dénoncent la campagne de peur menée par la Ville

En grève générale illimitée depuis le 17 mai, le Syndicat des employé-es municipaux de Sorel-Tracy–CSN se désole de la campagne de peur que la Ville mène auprès des citoyennes et des citoyens dans le but de discréditer les demandes salariales des cols bleus. Le Syndicat invite plutôt l’administration municipale à s’assoir à la table et à négocier de bonne foi.

« Nous, les cols bleus, souhaitons réitérer que nos demandes ne visent qu’à maintenir notre pouvoir d’achat et ne pas nous appauvrir davantage », affirme Martin Gingras, président du Syndicat des employé-es municipaux de Sorel-Tracy–CSN.

Les demandes salariales des cols bleus se basent sur l’indice des prix à la consommation (IPC) et l’inflation, un argument que le maire utilisait pourtant il y a quelques mois à peine pour justifier l’augmentation de taxes. « Nous avons déjà réduit nos demandes et nous sommes prêts à dialoguer depuis 15 mois. À l’opposé, l’administration Péloquin demeure fermée et préfère discréditer nos revendications sur la place publique plutôt que de négocier avec nous », dénonce M. Gingras.

Au surplus, le maire vient d’annoncer que la Ville a engrangé de meilleurs revenus que ceux anticipés soient 5,6 M$ pour la dernière année. Les cols bleus invitent la population à questionner les dirigeants de la Ville. Ils tiennent à rappeler qu’ils ont à cœur les citoyennes et les citoyens de Sorel-Tracy. Ils souhaitent pouvoir continuer de leur offrir des services de qualité.

Comparables
Le maire de Sorel-Tracy justifie son inaction à la table de négociation notamment par l’équité avec les autres villes. « Un simple comparatif de près d’une trentaine de municipalités québécoises de tailles diverses ayant récemment renouvelé leurs conventions collectives démontre un rattrapage salarial en 2022 et/ou 2023 afin de tenir compte de l’inflation », indique Simon Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

De plus, la directrice du Service des ressources humaines, madame Desbiens affirme qu’au cours des 10 dernières années, la Ville a été plus généreuse que l’IPC. Elle omet cependant de mentionner qu’en obtenant ces augmentations, les travailleuses et travailleurs ont aussi dû essuyer des reculs dans leurs avantages sociaux.

« Nous demandons aux citoyennes et aux citoyens de ne pas se laisser berner par la campagne de peur de l’administration Péloquin et plutôt d’appuyer les cols bleus dans leurs revendications. Trop de travailleurs ont quitté leur emploi à la Ville au cours de la dernière année. Travaillons ensemble pour que Sorel-Tracy redevienne un endroit où les emplois sont attrayants, en cette période de pénurie de main-d’œuvre », souligne pour sa part Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

Des gains qui passeront à l’histoire pour le Syndicat national des produits chimiques de Valleyfield–CSN

Les membres du Syndicat national des produits chimiques de Valleyfield–CSN (SNPCV–CSN) étaient réunis ce dimanche en assemblée générale afin de se prononcer sur une entente de principe survenue récemment entre les parties. Au terme de l’assemblée, c’est dans une proportion de 88 % que les membres ont entériné ce renouvellement de convention collective assorti de nombreux gains syndicaux d’une grande ampleur.

Les quelque 350 travailleuses et travailleurs de l’usine verront notamment leur salaire être haussé de manière substantielle, puisque leur nouveau contrat de travail collectif prévoit des hausses dépassant le 25 % sur une période de 5 ans. Lorsqu’on prend en compte l’ensemble des matières à incidence monétaire, la rémunération globale sera haussée de 42,5% sur la même période. En outre, les gains réalisés par les salarié-es couvrent pratiquement l’ensemble des matières abordées dans la convention collective. Ainsi, des gains majeurs ont été obtenus, puisque, notamment, les vacances et la contribution de l’employeur aux assurances et aux retraites ont été sensiblement bonifiées.

C’est donc avec énormément d’enthousiasme que le président du SNPCV–CSN, Jean-Sébastien Neiderer, a accueilli le résultat obtenu lors de l’assemblée. « Nous étions conscients que le rapport de force était de notre côté cette fois-ci et notre préparation à l’aube de la négociation a été exemplaire. Toutefois, ce qui a fait pencher la balance, en définitive, c’est l’appui indéfectible de nos membres tout au long du processus et leur mobilisation de tous les instants. Le succès obtenu aujourd’hui, nous le devons avant tout au fait que nos membres ont été, dès le début, unis, solidaires et mobilisés », s’est exclamé avec fierté M. Neiderer.

Pour sa part, M. Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, estime que « le SNPCV–CSN a réussi à merveille à capitaliser sur une conjoncture qui, pour une première fois depuis longtemps, nous est particulièrement favorable. Par exemple, les clauses touchant la retraite, les vacances et les assurances n’avaient pas été bonifiées depuis 25 ans chez General Dynamics. Pour moi, les gains obtenus par ce syndicat nous serviront de levier partout où nous négocions actuellement au Québec ».

Quant à Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, « le succès du SNPCV –CSN démontre que lorsque les membres d’un groupe sont tissés serrés, qu’ils pensent et qu’ils agissent de manière collective, tous les espoirs sont permis. De tout temps, les travailleuses et les travailleurs ont réussi à faire plier les patrons les plus récalcitrants lorsqu’ils étaient confrontés à la solidarité collective. Les nombreux gains réalisés par ce syndicat doivent faire école et servir d’exemple à l’ensemble des organisations syndicales de notre région ».

 

Sorel-Tracy : les négociations dans l’impasse

Après près de 15 mois à tenter de négocier de bonne foi et devant l’attitude fermée et méprisante de l’administration municipale, les cols bleus de Sorel-Tracy n’ont d’autre choix que de voter la grève générale illimitée.

Le 4 mai, ils se sont prononcés à 84 % en faveur d’un mandat de grève générale illimitée à utiliser au moment jugé opportun. « Depuis le début des pourparlers, nous nous butons au manque de volonté de négocier de l’administration du maire Patrick Péloquin », explique Martin Gingras, président du Syndicat des employé-es municipaux de Sorel-Tracy–CSN.

Jusqu’à tout récemment, l’administration Péloquin demeurait intraitable avec une offre d’augmentation salariale moyenne de 2,05 % par année pendant cinq ans. Puis, il y a une semaine, l’offre augmentait faiblement (entre 2,35 % et 2,45 % par année pendant cinq ans). Outre les salaires, certaines demandes de l’employeur présentent également des impacts importants sur la stabilité des horaires et la qualité de vie des salarié-es.

Le maire justifie son inaction avec les mêmes trois arguments, à savoir la capacité de payer de la Ville ainsi que l’équité avec les autres employé-es municipaux et avec les employé-es de municipalités comparables. « Le maire sait très bien que la comparaison avec d’autres villes est difficile, car il y en a très peu de taille similaire qui ont récemment renouvelé leurs conventions collectives. Malgré tout, des comparables existent et ceux-ci prouvent que nos demandes sont justifiées et réalistes », poursuit M. Gingras.

« Les augmentations octroyées dans 27 municipalités de tailles diverses en 2022 et 2023 démontrent toutes un rattrapage salarial durant l’une de ces deux années afin de tenir compte de l’inflation. Plusieurs municipalités ont introduit des clauses basées sur l’indice des prix à la consommation (IPC). Certaines ont même rouvert les conventions en vigueur pour le faire », souligne Simon Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

Arguments bidon
« Le maire Péloquin aime aussi se cacher derrière les conventions signées avec les autres catégories d’employés municipaux. Cet exercice boiteux revient à comparer des pommes avec des oranges », dénonce pour sa part Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

La convention des pompiers a été signée en juin 2021, soit il y a près de deux ans, donc avant l’inflation actuelle. C’est le même scénario avec le contrat de travail des cols blancs, signé en décembre 2021. En 2022 seulement, l’inflation a battu un record vieux de 40 ans en atteignant 6,8 %.

À la table de négociation, l’administration Péloquin fait la sourde oreille devant cet argument. Pourtant, en janvier, le maire justifiait lui-même l’augmentation des taxes par la « plus forte hausse en 31 ans de l’inflation ».

« Les cols bleus ont tout fait pour dénouer l’impasse. Ils ont réduit sensiblement leurs demandes, demandes que l’employeur ridiculise. Les cols bleus ont tenté de se faire entendre par une gradation des moyens de pression. Devant le manque flagrant de bonne volonté de l’administration Péloquin, ils n’ont maintenant d’autre choix que de sortir en grève. Ils se désolent des inconvénients du conflit pour les citoyennes et les citoyens et leur demandent d’interpeler les élu-es de la Ville pour faire dénouer l’impasse », conclut le président du Syndicat des employé-es municipaux de Sorel-Tracy–CSN.

Les cols bleus de Sorel-Tracy veulent des réponses

Devant le silence de l’administration municipale de Sorel-Tracy face à leurs demandes, les cols bleus se sont déplacés au conseil de ville pour se faire entendre. Les employé-es sont sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2022.

« Les pourparlers stagnent depuis maintenant 15 mois. Tout ce temps, les représentants de la ville à la table de négociation nous ont répété qu’ils n’ont pas de marge de manœuvre, affirme Martin Gingras, président du Syndicat des employé-es municipaux de Sorel-Tracy–CSN. Après 15 mois à se faire servir la même cassette, est-ce que le maire et les conseillers peuvent enfin jouer leur rôle de leader et permettre aux négociations d’avancer?

Les pourparlers piétinent notamment au sujet des salaires. L’offre patronale sur la table propose des augmentations moyennes de 2,05 % par année pendant cinq ans alors que pour 2022 seulement, l’inflation a dépassé les 6 % ! Pour sa part, le syndicat demande 4,8 % par an en moyenne sur 5 ans, avec une augmentation légèrement supérieure la première année en raison du coût de la vie. Certaines demandes de l’employeur ont aussi des impacts importants sur la stabilité des horaires et la qualité de vie des salarié-es.

« Avec le contexte actuel d’inflation et de pénurie de main-d’œuvre, les demandes des travailleuses et travailleurs sont justifiées. L’attitude des dirigeants de la ville n’est pas sérieuse », soutient Simon-Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

Mépris
Les salarié-es ont également dû subir les propos méprisants des représentants de l’employeur. Ils se sont fait suggérer d’aller travailler ailleurs s’ils n’étaient pas satisfaits de leurs conditions de travail, puis menacer d’être envoyés au chômage au profit de sous-traitants ! « Il faut dénoncer le manque de respect et l’attitude de fermeture à la table de négociation. Les travailleuses et les travailleurs municipaux peuvent compter sur l’appui des syndicats de toute la Montérégie. Nous sommes à leur côté », assure Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

Après un premier mandat de grève de cinq jours en décembre dernier, les employé-es se sont prononcés en grande majorité pour 21 jours de grève supplémentaire. « En plein ménage du printemps et à l’aube de la saison estivale, les citoyennes et les citoyens n’auront que leurs élu-es à blâmer si l’ouverture des parcs et le début des activités estivales se trouvent perturbés par un conflit de travail », conclut Martin Gingras.

La négociation devrait reprendre le 13 avril.

 

Les salarié-es de Chemtrade déclenchent la grève

C’est ce jeudi matin 5 janvier que les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses des produits performants General Chemical–CSN ont commencé leur mouvement de grève à l’usine Chemtrade située à Salaberry-de-Valleyfield.

« Après seulement deux jours de négociation, dont une demi-journée en conciliation, le porte-parole de l’employeur a déposé une offre finale et globale qui n’est pas à la hauteur des demandes du syndicat. Les hausses de nos salaires sont actuellement au centre de notre négociation. Nous revendiquons des augmentations dès la première année qui vont compenser l’inflation qui nous frappe toutes et tous de plein fouet, déclare Jean-Sébastien Tessier, président du syndicat. Comme tout le monde, nous ne voulons pas nous appauvrir et nous savons que notre employeur a largement les moyens de répondre à nos demandes légitimes ».

Le syndicat a tenu un vote de grève à scrutin secret le 10 décembre 2022 et a adopté une banque de cinq jours de grève à 100 % à exercer au moment jugé opportun.

Chemtrade fournit des produits chimiques d’assainissements utilisés dans le traitement des eaux.

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des produits performants General Chemical–CSN regroupe neuf salarié-es.

Entente de principe acceptée à 97 % chez Autobus Chambly

Réunis en assemblée générale ce jeudi 1er décembre, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Chambly–CSN (STTAC–CSN) ont accepté à 97 % par voie de scrutin secret l’entente de principe survenue le lundi 28 novembre dernier avec leur employeur.

« D’une durée de quatre ans, notre nouvelle convention collective prévoit des augmentations salariales variant de 4,42 $ à 4,90 $ l’heure à la signature, ce qui signifie des majorations de l’ordre de 20 à 30 %. Sur quatre ans, ça représente des augmentations de 30 à 36 %. Aussi, nous recevrons ces hausses rétroactivement au 29 août 2022, depuis le début de la présente session scolaire, souligne Nancy Lafond, présidente du syndicat. Nous avons également obtenu une protection sur les heures garanties par le guide hebdomadaire, tout en retirant la notion d’heures estimées qui créait de la distorsion dans les horaires de travail. Finalement, nous avons aussi obtenu l’ajout de journées payées pour de la formation et un congé férié supplémentaire. »

« Nous saluons la lutte du syndicat qui a mené à cette nouvelle convention collective qui bonifie substantiellement les conditions de travail de ces conductrices et conducteurs de véhicules scolaires. Nous souhaitons vivement que ces avancées aideront à améliorer l’attraction et la rétention dans ce domaine qui souffre de sous-financement depuis trop longtemps. Plusieurs autres négociations se dessinent à l’horizon et nous souhaitons également que les autres transporteurs partout au Québec prennent la juste mesure de ces paramètres qui tracent de nouvelles normes salariales dans ce domaine », ajoute Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

« Le Conseil central de la Montérégie se réjouit de cette nouvelle convention collective qui vient enfin reconnaître la valeur du travail accompli par celles et ceux qui transportent nos enfants à chaque jour d’école. Quand ça fait plus de 20 ans que nous nous battons aux côtés des conductrices et des conducteurs de véhicules scolaires, nous ne pouvons que nous réjouir d’en arriver à des conditions de travail qui donnent raison aux revendications portées durant toutes ces années », conclue Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Chambly–CSN rassemble 40 membres et est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).