Les PRDM et le personnel de bureau du CISSS de Lanaudière demandent que leurs plaintes soient enfin entendues

Laissé pour compte dans les règlements intervenus au cours des dernières années, le personnel de bureau ainsi que les préposé-es en retraitement des dispositifs médicaux (PRDM), représenté par la FSSS–CSN, se mobilisent pour que leurs salaires soient reconnus à leur juste valeur. Ces titres d’emploi, occupés majoritairement par des femmes, ont été ignorés depuis trop longtemps par le gouvernement. Ces femmes subissent une discrimination salariale qui non seulement leur porte atteinte, mais rend le recrutement de personnel encore plus difficile en ces temps de pénurie de main-d’œuvre.

Les PRDM, qui ont pour fonction la stérilisation des équipements nécessaires aux différentes chirurgies, occupent des postes névralgiques en cette période où le réseau de la santé tente de rattraper les importants retards causés par la pandémie de COVID-19 avec pour résultat, des listes d’attentes qui ne cessent de s’allonger.

En ce qui a trait au personnel de bureau en attente d’un règlement, notamment les acheteuses, adjointes et agentes administratives, secrétaires juridiques et médicales, elles ont toutes un rôle capital dans le bon fonctionnement du réseau.

Toutes ces femmes sont restées au front tout au long de la crise que nous venons de traverser. Plusieurs d’entre elles ont déclaré être épuisées et très amères à la suite des nombreuses promesses non tenues par la CAQ. Elles affirment que le système fonctionne en raison du travail invisible qu’elles effectuent et qui permet à la population de recevoir des soins de qualité.

Le président du syndicat du CISSS de Lanaudière CSN, Simon Deschênes a déclaré, « le réseau de la santé est constitué à 80 % de femmes. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre au Québec, le gouvernement devrait faire de l’équité salariale une priorité en guise de reconnaissance pour toutes les femmes indispensables du réseau de la santé et des services sociaux ».

Cette journée d’action vise à rappeler au gouvernement que la patience des travailleuses a atteint sa limite. L’équité salariale est d’abord et avant tout une question de justice. L’équité salariale est une victoire syndicale qui a maintenant 25 ans. Ce fut une avancée importante, mais qui reste à être complétée.

Le gouvernement doit sauver 400 emplois du secteur forestier

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) déplore le manque de rigueur du gouvernement du Québec, qui a autorisé des coupes dans une érablière en territoire Atikamekw.

Cette bourde de Québec n’est pas sans conséquences, des Atikamekw ayant décidé de bloquer le chemin qui permet à la scierie de Saint-Michel-des-Saints de s’approvisionner en bois. « Environ 400 emplois de la région sont à risque d’ici juillet si on ne récupère pas ce bois et si on ne trouve pas un terrain d’entente avec les Atikamekw », insiste Louis Bégin, président de la FIM–CSN.

« Les membres du syndicat sont très inquiets. On ne comprend pas que le gouvernement n’intervienne pas déjà pour réparer son erreur », indique Marcel Hogue, président du Syndicat des employé-es de la Scierie de Saint-Michel-des-Saints–CSN. Ce dernier craint même que des heures de travail soient retranchées dès le mois de juin si rien ne bouge.

 « Ce genre de faux pas peut nous faire reculer de plusieurs années dans nos relations avec les Atikamekw. Il faut trouver le moyen de se réconcilier avant qu’il ne soit trop tard », ajoute Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière.

Problème forestier au Québec

Sur le fond de cette affaire, qui risque de se reproduire ailleurs au Québec, la FIM–CSN a mis sur pied une alliance avec Nature Québec pour que la gestion de la forêt soit revue de fond en comble dans le respect de l’environnement, des Premières Nations et de la possibilité forestière du Québec. « Les travailleuses et les travailleurs veulent pouvoir conserver leur emploi à long terme et cesser de s’inquiéter constamment en raison d’un régime forestier mal conçu et mal surveillé », ajoute Louis Bégin.

La FIM–CSN estime que le ministère des Forêts ne respecte pas sa mission première, qui est d’assurer la conservation et la mise en valeur des forêts dans une perspective de gestion durable. « Que fait le ministre Pierre Dufour ? Il est temps de cesser de gérer la forêt à la petite semaine et d’accumuler les mauvaises nouvelles », s’insurge le président de la FIM–CSN.

Le Syndicat des employés de l’Abattoir de Berthierville–CSN adopte à 83,5 % un nouveau contrat de travail

Le dimanche 15 mai 2022, les travailleuses et travailleurs de l’Abattoir Olymel de Berthierville ont voté sur une entente de principe permettant d’ouvrir et de prolonger la convention collective. Le contrat de travail actuel devait initialement se terminer le 31 décembre 2023. L’entente de principe intervenue au terme de cinq rencontres de négociation entre les parties a pour effet de repousser l’échéance au 31 décembre 2025.

Les membres ont voté pour l’acceptation de ce nouveau contrat de travail dans une proportion de 83,5 %. Le nouveau contrat de travail entrera en vigueur à compter de la signature.

Les principaux gains portant sur les aspects normatifs se résument à une bonification des libérations syndicales, l’encadrement des conditions touchant le recours à des travailleuses et travailleurs étudiants, la réduction des délais pour l’obtention d’un poste par affichage, des bonifications au chapitre des congés annuels, une majoration de certaines primes versées ainsi que le règlement de plusieurs griefs.

En ce qui a trait aux aspects salariaux, les salarié-es, selon les titres d’emploi, obtiendront à la signature des augmentations allant de 9 à 17 %. Des augmentations ultérieures de 4 % seront par ailleurs accordées d’ici la fin du contrat de travail.

La CSN salue le travail réalisé par le comité de négociation et félicite les membres du syndicat pour leur solidarité en ces temps difficiles de forte inflation dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. « Je suis pleinement satisfait du résultat et heureux que nos membres aient été en mesure de protéger leur pouvoir d’achat », affirme monsieur Daniel Gaudet, président du Syndicat des employés de l’Abattoir de Berthierville–CSN.

Novago met ses quincailleries locales (BMR) en danger

Après plus de six mois de grève à la coopérative Novago de Joliette, c’est maintenant la moitié des employé-es permanents de Novago (BMR) de St-Tite qui ont quitté l’entreprise pour obtenir de meilleurs salaires, ce qui menace la pérennité de cette quincaillerie.

Dans les deux cas, Novago et son directeur général, Dany Côté, ne comprennent pas la nouvelle réalité du marché du travail. Le directeur exige toujours un recul salarial à Joliette et le maintien d’un salaire plus bas à son BMR de St-Tite. « Avec l’inflation actuelle et la hausse généralisée des salaires, l’intransigeance de Novago est incompréhensible. Le directeur parle d’agilité et d’équité, mais, en réalité, il veut niveler les salaires vers le bas sur le dos de nos membres », indique Nicole Lambert, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière–CSN. Novago fait partie du grand groupe coopératif québécois Sollio (La Coop fédérée) qui fête d’ailleurs son centenaire cette année.

Le BMR de Novago à Joliette est déjà fermé et celui de St-Tite a perdu la moitié de ses employé-es permanents. « Ce n’est pas rassurant pour les clients qui comptaient sur ce service de proximité. Les services pour les agricultrices et les agriculteurs pourraient également souffrir du conflit si Novago perd une partie de son personnel par entêtement », affirme Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

 Bons résultats financiers

Les travailleuses et les travailleurs de Novago sont d’autant plus en colère de cette situation que l’entreprise a dégagé des ristournes de 3,1 millions de dollars dans son dernier exercice financier, en plus d’investir 200 000 $ dans la communauté. Les travailleurs demandent seulement une augmentation raisonnable en cette période d’inflation élevée. « C’est complètement contre-productif, surtout lorsque l’on sait que certains employeurs, comme Olymel qui fait également partie de grand groupe coopératif Sollio, rouvrent les conventions collectives pour améliorer les salaires de départ et s’assurer de retenir et d’attirer la main-d’œuvre », indique Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Pour une coopérative à vocation agricole, il est important que les services soient à proximité des membres. Concentrer les succursales dans les villes en procédant à des fusions, comme Desjardins l’a fait dans les dernières années, n’est pas une solution pour ce type de coopérative. L’économie des plus petites villes et des villages est importante et les principaux clients de Novago habitent en zone rurale.

Les quincailleries BMR de Sollio (auparavant La Coop fédérée) forment pourtant le secteur qui a le mieux tiré son épingle du jeu parmi toutes les filiales du grand groupe coopératif québécois dans le dernier exercice financier. Sollio a terminé cet exercice avec des ventes de 8,3 milliards de dollars, en hausse de 10 % en un an. L’engouement de la population pour la construction et la rénovation est d’ailleurs généralisé au Québec.

 Présence de scabs en temps de pandémie

Dans une décision rendue le 25 mars dernier, le Tribunal administratif du travail (TAT) a reconnu la présence de six briseurs de grève et a ordonné à la Coop Novago de ne plus avoir recours aux services de ces salarié-es non syndiqués dans ses activités réduites. « Tout emploi de scabs pour remplacer des grévistes est non seulement inacceptable, mais avant tout illégal. C’est d’autant plus surprenant en provenance d’une coopérative qui s’implique dans sa communauté », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Selon le très pertinent jugement du TAT, le travail effectué à la maison dans le cadre de la pandémie est considéré sur le même plan que celui fait dans l’établissement, étant donné les circonstances particulières. La CSN estime que la coopérative Novago et tous les autres employeurs dans une situation semblable devraient démontrer clairement qu’ils respectent la loi et les jugements du Tribunal administratif du travail. Le projet de loi 992 a d’ailleurs été déposé récemment par Québec solidaire pour tenir compte du télétravail dans les dispositions anti-briseurs de grève.

 

Entente au Syndicat des travailleurs de Papiers C.C.T.

La CSN est fière d’annoncer que les salarié-es du Syndicat des travailleurs de Papiers C.C.T. (CSN) après 8 rencontres de négociations viennent de ratifier dans une proportion de 82 %, une entente permettant de renouveler leur convention collective. La précédente convention étant arrivée à échéance le 1er mai 2022.

Le nouveau contrat du travail d’une durée de cinq ans, se terminera le 30 avril 2027. Par cette entente, les travailleuses et travailleurs ont fait plusieurs gains majeurs. Les salaires seront majorés selon les titres d’emplois, de 25,5 à 27 % d’ici l’expiration de la convention. Les primes de soir et de nuit ont également été bonifiées de façon substantielle, la prime de nuit étant multipliée par 3. Les travailleuses et travailleurs bénéficieront par ailleurs d’une journée de maladie supplémentaire ainsi que du doublement des montants alloués pour l’acquisition de vêtements de travail. Enfin, les salarié-es profiteront d’un bonus de signature à l’entrée en vigueur du nouveau contrat du travail.

La CSN salue la solidarité des travailleurs du syndicat de Papiers C.C.T. dans leur détermination à consolider leurs acquis ainsi qu’à maintenir leur pouvoir d’achat en ces temps de forte inflation.

Plusieurs citoyennes et citoyens de la région Lanaudière manifestent pour vivre comme du monde

Plusieurs citoyennes et citoyens se sont rassemblés, dimanche après-midi, au parc Antonio-Barrette à Joliette pour souligner, sous le thème Pour vivre comme du monde, la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

« En 2022, c’est inacceptable qu’autant de femmes et d’hommes peinent à joindre les deux bouts. Le salaire minimum s’établit désormais à 14,25 $ l’heure et le ministre du Travail se réjouit de peut-être atteindre 15 $ en 2023. C’est indécent, de déclarer Patricia Rivest, représentante du Réseau Vigilance de Lanaudière et présidente du Conseil central de LanaudièreCSN. 15 $ l’heure, c’est ce dont nous avions besoin en 2016. Il est grand temps que nos gouvernements mettent finalement en place les mécanismes pour que toutes les travailleuses et tous les travailleurs puissent bénéficier d’un salaire décent qui leur permet de vivre comme du monde. »

La précarité financière résulte des faibles salaires offerts dans de trop nombreux secteurs d’activités et de la difficulté à pouvoir compter sur des emplois stables. Il ne devrait pas être normal de devoir cumuler des emplois, travailler à temps plein et malgré tout vivre dans la précarité. Bénéficier d’un emploi stable à un salaire décent devrait être un droit et non un privilège. Il est temps que toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui occupent ces emplois, même ceux au bas de l’échelle, puissent recevoir un salaire qui leur permet de vivre dignement !

Le Réseau Vigilance de Lanaudière saisit l’occasion offerte par la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs pour revendiquer des emplois de qualité et empreints de respect. Des charges de travail plus humaines, des périodes de repos suffisantes et l’accès réel à une conciliation travail-famille-vie personnelle doivent être à la base des conditions de travail. La pandémie a été révélatrice à cet effet ; pouvoir compter sur des travailleuses et des travailleurs en santé, c’est essentiel ! Tant la santé physique que la santé mentale doivent être mieux protégées. Il est grand temps de favoriser des milieux de travail psychologiquement plus sains et plus sécuritaires.

« Les inégalités ne cessent de croître. Pour vivre comme du monde, nous devons les combattre et placer les droits de la personne au cœur des politiques publiques et des choix économiques, de souligner Madame Rivest. Ces droits ne devraient pas être malléables ou négociables selon les humeurs de nos dirigeants politiques. Nous demandons de façon urgente, un meilleur respect de l’ensemble des droits économiques et sociaux. »

Nouvelle convention collective pour les salarié-es de Albi le Géant Hyundai de Mascouche

Le 11 avril dernier, l’assemblée générale du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Albi le géant Hyundai de Mascouche–CSN a adopté à 88 % l’entente de principe intervenue le 7 avril 2022.

Seulement cinq rencontres de négociation auront été nécessaires pour en venir à une entente afin de renouveler la convention collective échue le 21 février 2022.

Au chapitre des gains, la cinquième semaine de vacances passe de 20 à 18 ans d’ancienneté. Les syndiqué-es obtiennent également un congé de maladie payé supplémentaire.

Les salaires quant à eux sont majorés rétroactivement à la signature de 7 % pour les mécaniciens et de 5 % pour les conseillers techniques rétroactivement à l’échéance de la convention collective.

La nouvelle convention collective d’une durée de trois ans prévoit pour les années subséquentes des augmentations générales annuelles des salaires de 2.5 % et 3 %. Au total, les syndiqué-es obtiennent des augmentations de 12.5 % pour la durée totale du nouveau contrat de travail.

« Nous sommes extrêmement fiers du résultat de notre négociation. Nous avons rencontré la totalité de nos objectifs et surtout, nous avons majoré significativement nos salaires en cette période de forte inflation où la rétention de la main-d’oeuvre est également un enjeu important. Avec cette entente, tout le monde y gagne », souligne Martin Hachey, président du syndicat.

Le STT des Industries Mailhot–CSN bonifie les salaires de 24 %

Le 2 avril dernier, l’assemblée générale du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Industries Mailhot–CSN à Saint-Jacques a adopté à 95 % l’entente de principe intervenue quelques jours auparavant. Depuis le début de la ronde de négociation initiée au printemps 2021, près d’une trentaine de séances de négociation avaient eu lieu sans que les parties aient pu en arriver à une entente pour le renouvellement de leur convention collective venant à échéance le 31 décembre de la même année. Devant la lenteur des négociations et les maigres offres de l’employeur, les salarié-es ont pris la décision le 8 mars 2022 de déclencher une grève générale illimitée.

Au terme de leur dernière séance de négociation le 24 mars 2022, les parties étaient encore bien loin d’une entente. C’est la raison pour laquelle le service de conciliation du ministère du Travail avait suspendu momentanément les séances de négociation sans prévoir de nouvelles dates de rencontre. Ce n’est que le 31 mars que les parties ont repris les pourparlers à l’initiative du service de conciliation du ministère du Travail. C’est à cette occasion qu’est intervenue une entente entre les parties.

Rappelons que l’enjeu fondamental de cette négociation concernait la structure salariale des employé-es syndiqués de l’usine. Les salaires accusaient un retard significatif en comparaison des emplois similaires de la région. Les syndiqué-es demandaient un rattrapage salarial et un enrichissement dès la première année de la convention collective. Ce qu’ils ont obtenu.

Ainsi, au chapitre des gains, les syndiqué-es obtiennent des dispositions limitant la sous-traitance et le travail des cadres, et des augmentations générales de 12 % la première année, rétroactivement au 31 décembre 2021, ainsi que 3 % les années subséquentes pour un total de 24 % sur cinq ans.
« Malgré toutes les tentatives de l’employeur de miner la solidarité de nos membres, ceux-ci sont demeurés solides jusqu’à la fin. Je suis tellement fier d’eux. Depuis que nous avons joint la CSN, c’est notre deuxième ronde de négociation et chaque fois nos conditions de travail se sont améliorées significativement. L’enjeu des salaires était fondamental pour nous. Il était hors de question de demeurer encore une fois à la remorque des autres syndiqué-es de la région. Nos emplois seront maintenant attractifs et les employé-es auront le goût de rester. Maintenant pour l’avenir, notre intention est de reprendre le travail et favoriser des relations de travail constructives pour la pérennité de l’entreprise dans le meilleur intérêt de nos membres », souligne Alain Martel, président du syndicat.

Au total, les syndiqués auront exercé la grève un mois jour pour jour. Elle prendra fin le 5 avril 2022 au moment du retour au travail.
« Il s’agit d’une victoire syndicale sans précédent. Les travailleuses et travailleurs syndiqués de chez Industries Mailhot ont mené une lutte exemplaire. Un modèle de détermination pour tous les syndicats de la région, mais aussi pour la classe ouvrière lanaudoise. Avec l’aide de la CSN, ces femmes et ces hommes ont obtenu des améliorations significatives de leurs conditions de travail, mais surtout, ils ont obtenu ce qu’aucune convention collective ne peut prévoir ; le respect de leur employeur », conclue Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

COOP Lanaudière : une longue grève, des scabs et une négociation qui piétine

Dans une décision rendue le 25 mars dernier, le Tribunal administratif du travail (TAT) a reconnu la présence de six briseurs de grève et a ordonné la Coop Novago à ne plus avoir recours aux services de ces salarié-es non syndiqués dans leurs activités réduites. Il s’agit d’une victoire pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN) qui avait déposé une plainte au TAT.

« Depuis le tout début, la direction de Novago tente par tous les moyens de casser notre syndicat. Nous avons désormais la preuve que des moyens illégaux sont mis de l’avant pour nous briser. Malgré ces attaques répétées, nous en sommes au sixième mois de notre conflit et, plus que jamais, nous sommes déterminés à lutter pour nos emplois et pour des conditions de travail décentes. Cette récente décision nous rappelle qu’avec l’appui de la CSN et de ses syndicats, nous disposons de toutes les ressources pour mener notre lutte. Et nous savons très bien qu’aujourd’hui ou demain, nous obtiendrons gain de cause », souligne Nicole Lambert, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN).

« En grève depuis le 30 septembre 2021, les salarié-es de la Coop Novago sont toujours confrontés à un employeur intransigeant qui multiplie les manœuvres légales et illégales afin d’en découdre avec le syndicat. La partie patronale renie la convention collective actuelle et veut imposer des baisses salariales variant de 14 % à 29 %, ce qui signifie pour certains des baisses draconiennes de taux horaires de 22 $ à 15 $ l’heure. Il s’agit donc d’une bataille sans merci contre le mépris, contre un employeur antisyndical, mais également et surtout pour le maintien des développements durement acquis durant nos luttes syndicales passées », ajoute Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

« La récente décision du TAT vient interdire clairement à l’employeur d’avoir recours au télétravail exécuté par des salarié-es à l’externe afin de remplir des fonctions qui incombent aux salarié-es en grève. Sérieusement, c’est vraiment honteux de voir une coopérative agir de la sorte. Si j’étais à la place de la direction de Novago, je présenterais des excuses aux membres et aux salarié-es et je m’empresserais de revenir à la table de négociation pour conclure une entente satisfaisante et de bonne foi avec celles et ceux qui ont rendu la coop prospère », de conclure Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Coop Lanaudière (CSN) rassemble 25 membres affiliés au Conseil central de Lanaudière–CSN qui regroupe 81 syndicats représentant plus de 14 000 membres sur l’ensemble du territoire de Lanaudière. Le syndicat est également affilié à la Fédération du commerce–CSN qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Grève générale illimitée chez Industries Mailhot à Saint-Jacques

Le 18 décembre dernier, l’assemblée générale du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Industries Mailhot–CSN à Saint-Jacques a adopté un mandat de moyens de pression incluant le déclenchement d’une grève au moment jugé opportun. Depuis le début de la ronde de négociation pour le renouvellement de la convention collective échue depuis le 31 décembre 2021, près d’une trentaine de séances de négociation ont eu lieu sans que les parties aient pu en arriver à une entente. Au début de cette année, la partie syndicale a demandé au ministre du Travail de nommer un conciliateur au dossier afin de permettre d’accélérer le processus des négociations.

Aucune avancée significative n’a pu être réalisée depuis, si bien que les termes normatifs de la convention collective demeurent toujours en litige. « C’est inacceptable et du jamais vu comme situation. On arrive tout près d’une trentaine de séances de négociation et on fait encore du surplace », s’indigne Alain Martel, président du syndicat.

Ce n’est qu’après avoir intensifié leurs moyens de pression que les syndiqué-es ont pu enfin recevoir le dépôt des offres salariales de l’employeur la semaine dernière. Des offres jugées nettement insuffisantes par la partie syndicale, dont une offre de la moitié inférieure à celle de l’inflation et qui ne tient aucunement compte des demandes de rattrapage salarial face à la concurrence.

« Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, d’autant que chez Industries Mailhot il y a énormément d’emplois spécialisés, recevoir d’aussi minces offres salariales est inacceptable. La rémunération accuse un retard face à la concurrence et en plus on tente d’imposer aux salarié-es syndiqués un appauvrissement. Industries Mailhot joue avec le feu et met en péril la stabilité de sa main-d’œuvre », souligne Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

Devant la lenteur des négociations et les maigres offres de l’employeur, les salarié-es ont pris la décision aujourd’hui 8 mars 2022 de déclencher une grève générale illimitée. Au moment d’écrire ces lignes, les parties étaient en négociation toute la journée en compagnie du conciliateur du ministère du Travail.

Les grévistes de la COOP Lanaudière et du Hilton Québec dénoncent le mépris de leurs employeurs

À la suite de la fermeture sauvage de leur quincaillerie, les grévistes du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN) ont reçu les grévistes du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec (CSN) lors d’une manifestation ce matin devant les bureaux de la Coopérative fédérée et de la succursale BMR à Joliette. Les membres des deux syndicats ont joint leurs voix afin de dénoncer leurs employeurs.

« Avec cette nouvelle attaque, Novago tente à nouveau de casser notre syndicat. Mais après quatre mois de conflit, après avoir refusé une proposition patronale odieuse et antisyndicale en décembre, après avoir bravé le froid sibérien de janvier et maintenant face à cette fermeture sauvage de notre quincaillerie, j’ai de mauvaises nouvelles pour cet employeur, parce que notre détermination demeure intacte et à toute épreuve. Avec l’appui de la CSN et de ses syndicats, nous disposons de toutes les ressources pour mener notre lutte. Et nous savons très bien qu’aujourd’hui ou demain, nous obtiendrons gain de cause », souligne Nicole Lambert, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN).

« En grève depuis le 30 septembre dernier, les salarié-es de Novago sont confrontés à un employeur intransigeant qui renie la convention collective actuelle et qui veut imposer des baisses de salaire variant de 14 % à 29 %, ce qui signifie pour certains des baisses draconiennes de taux horaires de 22 à 15 $ l’heure. Novago, un affilié à Sollio Groupe Coopératif (anciennement la Coopérative fédérée), ne cache aucunement ses intentions de vouloir casser le syndicat, de s’en débarrasser. Il s’agit donc d’une bataille sans merci contre le mépris, mais également et surtout pour le maintien des conditions durement acquises lors de luttes syndicales passées », ajoute Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

« La situation n’est guère plus reluisante pour nous au Hilton Québec. Nous faisons aussi face à Innvest, un employeur également reconnu pour son intransigeance. En grève générale illimitée depuis le 7 septembre 2021, nos membres gardent le moral grâce à l’appui indéfectible de la CSN et des autres syndicats. Nous refusons de voir nos conditions de travail reculer, nous maintenons le cap et nous avons bon espoir d’obtenir un règlement satisfaisant », déclare Louise Jobin, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec (CSN).

« Bien que le Hilton Québec soit l’hôtel québécois ayant le moins souffert de la pandémie – puisqu’il a été fermé durant l’année 2020 pour des rénovations majeures –, son propriétaire veut profiter de la crise pour imposer des reculs invraisemblables dans les conditions de travail de ses employé-es. En pleine rareté de main-d’œuvre, ce mépris de la part d’Innvest est tout simplement incroyable et déconnecté de la réalité et nous allons le combattre aussi longtemps qu’il le faudra » de relancer Pierre Emond, vice-président au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

« Les négociations étant toutes deux dans des impasses, nous interpellons vivement la direction de Novago et celle du Hilton Québec afin de les ramener à la raison et à la table de négociation. Novago, qui fait pourtant partie du mouvement coopératif, se comporte en citoyen corporatif de dernière classe en multipliant les attaques envers ses salarié-es et les manœuvres contre un syndicat présent depuis plus de 50 ans. Pour sa part, la société Innvest, qui possède le Hilton de Québec et avec qui nous avons pourtant conclu une entente au Holiday Inn de Laval, devrait suivre l’exemple des 17 autres hôtels où nous avons obtenu des règlements dans le cadre de notre négociation coordonnée, des ententes qui respectent les professionnel-les de l’hôtellerie qui participeront à la relance de cet important secteur du Québec », de préciser Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Que ce soit pour les travailleuses et les travailleurs de Novago ou ceux du Hilton Québec, la CSN déploie déjà toutes ses énergies dans le soutien de leur lutte pour obtenir le respect auquel ces salarié-es ont droit. Nous sommes en présence d’employeurs qui ne semblent pas comprendre que leurs profits dépendent intégralement de ces deux catégories de professionnels et que la rareté de main-d’œuvre ne peut se régler qu’en offrant plus et non en sabrant dans les conditions de travail », de conclure François Enault, vice-président de la CSN.

Les paramédics dénoncent l’inaction de Québec

Des paramédics des Laurentides et de Lanaudière se sont rassemblés ce matin devant les bureaux de deux députés de la CAQ dans Lanaudière soit Pierre Fitzgibbon ainsi que François Legault. Les paramédics veulent rappeler qu’ils sont en pleine négociation de leur convention collective et que c’est l’occasion parfaite pour trouver des solutions pour améliorer leurs conditions d’exercice et, par conséquent, les services à la population.

« Notre travail n’est pas reconnu à sa juste valeur, déplore le président du Syndicat des paramédics de Laurentides-Lanaudière–CSN, Patrice Girard. Les paramédics, nous sommes à la fois des intervenantes et intervenants des services d’urgence et des travailleuses et travailleurs de la santé. Mais quand on se compare à nos collègues des deux secteurs, c’est clair que les salaires ne sont pas au rendez-vous. Le gouvernement doit nécessairement améliorer nos conditions salariales afin de régler définitivement cette iniquité qui persiste depuis beaucoup trop longtemps, et ce, malgré tous les efforts que nous avons déployés dans le passé. »

Santé–sécurité

« Pour nous, un autre enjeu majeur est de renforcer la santé et la sécurité dans notre milieu, poursuit Patrice Girard. La charge de travail est beaucoup trop élevée. Trop souvent, on ne mange pas à l’heure et on ne finit pas à l’heure prévue parce qu’on ne suffit pas à la tâche. Il faut trouver des solutions ! Également, on veut des mesures qui vont permettre aux paramédics de prendre soin d’eux, par exemple qu’ils puissent prendre un congé quand ils sentent qu’ils en ont besoin pour leur santé psychologique. Dans notre secteur, nous sommes constamment exposés à des situations pouvant entraîner des chocs post-traumatiques. Il faut agir ! »

Une profession sur laquelle miser davantage

Enfin, les paramédics souhaitent également que les négociations avec Québec permettent de mieux baliser l’élargissement de la profession. « Les paramédics peuvent et veulent faire partie des solutions pour améliorer globalement notre système de santé, ajoute monsieur Girard. Nous voyons d’un bon oeil l’intention du gouvernement de nous confier de nouvelles missions, par exemple dans les urgences. Cependant, cela doit se faire dans l’ordre. Il faut négocier des balises claires et s’assurer que cette contribution supplémentaire des paramédics au réseau n’entraîne pas de conséquences négatives sur les services préhospitaliers que nous offrons actuellement et qui sont déjà sous pression un peu partout. »

Un enjeu de société

« Nous interpellons actuellement les députés du parti au pouvoir dans toutes les régions du Québec, explique-t-il. Ils doivent nous expliquer pourquoi le gouvernement de la CAQ laisse ainsi traîner ces négociations : notre convention collective est échue depuis plus d’un an et demi ! Ils peuvent faire en sorte de nous assurer que les citoyennes et les citoyens des Laurentides et de Lanaudière ont accès aux meilleurs services préhospitaliers d’urgence possible. »

Les syndiqué-es du STT de la Coop Lanaudière manifestent devant le siège social de Sollio

Aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Coop Lanaudière–CSN (STTCL–CSN) et leurs alliés ont manifesté devant le siège social de Sollio, dont la Coopérative Novago fait partie de ses divisions.

« Nous sommes en grève depuis le 30 septembre dernier et nous faisons face à un employeur affilié à Sollio qui désire casser notre syndicat. Après deux ans de négociation, il a eu le culot de déposer une offre qu’il a qualifiée de finale et globale qui imposerait à la majorité des syndiqué-es des baisses de salaire variant de 14 % à 29 %, ce qui est totalement inacceptable pour nous, de dénoncer Nicole Lambert, présidente du STTCL–CSN. Concrètement, en plein contexte de rareté de main-d’œuvre, l’employeur veut imposer une baisse drastique de 22 à 15 $ l’heure pour certains salarié-es, ce qui inciterait plusieurs d’entre nous à tout simplement quitter leur emploi ».

L’employeur, la coopérative Novago, se spécialise dans les conseils et la vente de produits agricoles et offre également des services de quincaillerie.

« À la suite de ce dépôt complètement farfelu et déconnecté de la réalité, l’employeur refuse carrément de retourner à la table de négociation. Il traite cavalièrement les employé-es membres d’un syndicat qui existe depuis 50 ans qui ont largement contribué au succès d’une coopérative connue et très appréciée par ses coopérants. Au fil des ans, ils ont obtenu un régime de retraite et des assurances collectives, deux arguments majeurs d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre en ces temps où les employeurs déploient justement de multiples stratégies pour recruter les employé-es », de souligner Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN.

« L’employeur entretient un climat malsain où les menaces et l’intimidation nuisent grandement à la négociation. Devant l’établissement de Joliette, on compte presque autant de gardes de sécurité que de piqueteurs et le syndicat a dû déposer une plainte qui allègue que l’employeur a recours à des briseurs de grève. Celui-ci a procédé à des réductions de salaire punitives arbitraires de 30 minutes et à des annulations unilatérales de périodes de vacances à des salarié-es syndiqués, de préciser Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN. Avec ses stratégies moyenâgeuses, l’employeur veut faire reculer les conditions de travail de 10 à 15 ans, ce qu’aucune travailleuse, aucun travailleur n’acceptera ».

« Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN appuie inconditionnellement les membres du STTCL–CSN dans leur lutte pour obtenir le respect de cet employeur peu scrupuleux. Le mouvement des coopératives s’est construit sur des bases d’entraide, de solidarité et de mutualité et les comportements de l’employeur actuel vont dans une direction diamétralement opposée à ces idéaux, ce qui remet radicalement en question la mission même de Novago. Nous interpellons vivement la haute direction de Sollio afin qu’elle rappelle à l’ordre cet employeur qui fait honte au mouvement coopératif », de conclure Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Coop Lanaudière–CSN rassemble 25 membres.

Demi-journée de grève au Collège Esther-Blondin

Malgré deux récentes rencontres de conciliation, le corps professoral du Collège Esther-Blondin souligne son impatience en tenant une demi-journée de grève. La convention collective est échue depuis le 30 juin 2020, une dizaine de séances de négociation avec l’employeur avaient eu lieu avant qu’il ne demande à un conciliateur de s’impliquer, en septembre. « Pourtant, nous avons le sentiment de tourner en rond. Devant le conciliateur, l’employeur remet en doute les problématiques réelles soulevées par les membres et demande des précisions qui ont déjà été fournies dans le passé. C’est comme s’il souhaitait gagner du temps », déplore Gilbert Melançon, président du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Esther-Blondin.

En effet, l’impasse persiste à propos de plusieurs enjeux cruciaux qui touchent directement la qualité des services aux élèves. Par exemple, au programme sports-études, les enseignantes et les enseignants sont obligés de condenser la matière et d’accepter de donner d’autres cours pour combler une pleine tâche. Mais, l’employeur n’accorde pas plus de temps pour la préparation des cours, le suivi et l’encadrement des élèves qui en font les frais.

Aussi, le nombre d’élèves à besoins spéciaux a plus que doublé depuis cinq ans. « Comment expliquer aux parents, qui s’attendent à obtenir des services de qualité, que nous ne sommes pas en mesure de tout mettre en place pour appliquer les plans d’intervention, par manque de temps », s’interroge Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Rappelons que, réunis en assemblée générale à la fin août, la soixantaine de membres du corps professoral du Collège Esther-Blondin se sont prononcés à 98% en faveur d’un mandat de cinq jours de grève.

« Pour le bien de la réputation du collège dans notre région, pour le bien des familles comme pour celui des élèves, nous souhaitons que l’employeur prenne au sérieux cette négociation et qu’il fournisse les mandats adéquats à ses négociateurs afin d’en arriver à une entente rapidement », conclut la présidente du Conseil central de Lanaudière (CCL–CSN), Patricia Rivest.

D’ailleurs, le syndicat, lui, est prêt à négocier sans relâche pour en arriver à un dénouement et ainsi limiter les impacts sur les parents et leurs enfants. À ce propos, il déplore que l’employeur ait choisi d’imposer aux élèves des travaux à la maison en après-midi le 6 octobre, alors que le corps professoral est tout à fait disposé à donner des cours en classe, comme à l’habitude.

Les anges gardiens du réseau de santé dans Lanaudière sonnent l’alarme‍!  

Rien ne va plus dans le réseau de la santé et des services sociaux.  Les dernières réformes ont complètement déstabilisé le réseau de la santé et des services sociaux par une centralisation excessive des pouvoirs vers le ministère, limitant de façon importante l’autonomie des gestionnaires et du personnel sur le terrain. Déjà en pleine crise avant l’arrivée de la COVID-19, le réseau n’était clairement pas prêt à affronter une pandémie et on en voit maintenant les conséquences : 30 000 travailleuses et travailleurs infectés par la COVID-19, 13 en sont décédés et l’état de santé psychologique du personnel épuisé est en chute libre.

Il y a urgence d’agir!
Arrêts de travail pour troubles d’adaptation, multiplication des cas d’épuisement professionnel, hausse des plaintes de harcèlement et d’intimidation; les salarié-es ne savent plus vers qui se tourner, car les chefs sont beaucoup trop débordés et mal outillés pour prendre en charge les crises internes et éviter le pire. On le sent, les travailleurs du réseau de la santé vivent un énorme sentiment de trahison face à leur employeur qui, en conférence de presse, minimise l’ampleur de cette crise et nous dit avec arrogance que « ça va bien aller ».

Monsieur Legault n’est pas le gentil papa du réseau de la santé! En fait, il le laisse mourir!
Monsieur Legault ne démontre aucune ouverture à régler les conventions collectives de ses anges gardiens, échues depuis maintenant un an, profitant de la crise sanitaire pour mettre de côté leurs conditions de travail déplorables. Dans Lanaudière, la CSN lance donc un cri du cœur à la population en l’invitant à mieux comprendre et supporter les revendications légitimes des travailleuses et des travailleurs. Le grand objectif est le suivant : préserver nos services publics de santé et de services sociaux.

« C’est la négociation de la dernière chance pour la survie du réseau! Si Legault nous abandonne, les anges gardiens vont bientôt sortir les cornes », indique Simon Deschênes, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Lanaudière–CSN.

Les syndiqué-es CSN du CISSS de Lanaudière maintiennent la pression sur le gouvernement tout au long de l’été

Tel qu’annoncé le 18 juin dernier, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CISSS de Lanaudière – CSN représentant le personnel des établissements de santé et de services sociaux des catégories 2 et 3 de la région Lanaudière entend maintenir la pression sur le gouvernement Legault tout au long de l’été. Le syndicat prévoit manifester à 5 reprises au cours du mois de juillet entre 11 h et 15 h devant différents établissements en CHSLD de la région soit, les 2, 10, 16, 22 et 29 juillet 2020.

Depuis plusieurs semaines le gouvernement Legault s’évertue à marteler dans l’espace public médiatique sa volonté et celle de son gouvernement, à majorer les salaires de certain corps d’emploi des réseaux publics dont notamment celui du personnel du réseau de la santé en CHSLD. Ce message a pour effet de réduire les enjeux de la négociation à de simples priorités monétaires dans l’opinion publique. Le salaire est inévitablement un facteur déterminant lorsque l’objectif est de rendre un emploi plus attractif et que l’on souhaite du même coup assurer la rétention de la main-d’œuvre. Ce que le gouvernement semble négliger c’est qu’en réalité ce qui rend un emploi attractif est aussi l’ensemble des conditions d’un emploi. Par exemple, les exigences requises et la reconnaissance des acquis pour occuper certains emplois dans le secteur bureau, la prévention en matière de santé et sécurité au travail, la surcharge de travail ainsi que l’encadrement de ce fléau qu’est le temps supplémentaire obligatoire. Toutes les conditions entourant l’organisation quotidienne du travail sont toutes autant des facteurs déterminants pouvant rendre les emplois plus attrayants dans le réseau de la santé.

Ces enjeux de négociation autres que monétaires sont négociés aux tables de négociations sectorielles. Pour les syndiqué-es CSN des établissements de santé et de services sociaux des catégories 2 et 3 de la région Lanaudière, ces négociations sont toutes aussi importantes pour eux, mais semblent tout autant négligées de la part du gouvernement.

« Le fossé est énorme entre la perception des enjeux de cette négociation par le gouvernement et la réalité terrain au quotidien. C’est insultant pour nous de constater un tel déni de la part de notre premier ministre à l’égard des préoccupations légitimes des travailleuses et travailleurs qui tiennent le réseau à bout de bras de peine et de misère depuis si longtemps et qui voyaient en cette négociation une occasion pour enfin s’attarder à ces problématiques. Le salaire c’est fondamental, c’est clair.  Cependant pour nous, tous les emplois sont essentiels dans le réseau. Tous types d’emploi méritent des augmentations de salaire justes et équitables. Mais il y a aussi d’autres enjeux importants que ceux purement monétaires. Il y a également l’organisation du travail. Le message que nous souhaitons livrer au gouvernement cet été avec nos différentes actions c’est qu’il n’y a pas de répit pour assurer la reconnaissance de notre engagement et de notre travail. Cette reconnaissance passe également par la négociation des enjeux sectoriels de notre négociation qui ont un impact direct sur les conditions dans lesquelles nous exerçons nos professions quotidiennement », souligne Simon Deschênes, président intérimaire du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CISSS de Lanaudière – CSN.

Plus d’une cinquantaine de travailleuses et de travailleurs sont rassemblés aujourd’hui devant le CHSLD Sylvie Lespérance à Joliette pour marquer le début d’une tournée estivale de manifestation pendant tout le mois de juillet. Les membres CSN du CISSS de Lanaudière manifestent également leur mécontentement quant au déroulement de la négociation actuelle et indiquent au gouvernement que l’offre globale actuelle qu’il propose est insuffisante tant sur le plan des conditions de travail que sur celui des salaires.

« Ce qui est sur la table actuellement ne répond pas aux besoins du personnel du réseau de la santé et, malheureusement, avec les problèmes catastrophiques d’attraction et de rétention dans le réseau, on constate aujourd’hui les conséquences graves de ne pas agir en ce sens. La CSN et la FSSS ont sonné l’alarme à plusieurs reprises dans le passé concernant l’état préoccupant de nos services publics, résultat de nombreuses années de négligence institutionnelle. L’absence de volonté du gouvernement d’améliorer réellement les conditions de travail de tout le personnel du réseau de la santé est incompréhensible et inacceptable », soulève madame Luce Melançon, vice-présidente régionale FSSS-CSN.

Pour Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière – CSN, « le réseau de la santé en particulier était mal en point bien avant la pandémie. Les problèmes ne disparaîtront pas comme par magie dans les prochains mois, bien au contraire. La négociation en cours, bien qu’elle se fasse dans une période de crise sans précédent, doit absolument permettre d’améliorer significativement les conditions de travail des anges gardiens du réseau. Pas en déshabillant Jean pour habiller Jacques, mais dignement et équitablement. C’est pour ça que les travailleuses et travailleurs présents aujourd’hui ont raison de se faire entendre et de se faire voir et en ce sens, ils ont l’appui inconditionnel de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Fédération de la santé et des services sociaux CSN (FSSS-CSN) et du Conseil central de Lanaudière – CSN.

Les offres salariales du gouvernement de 5 % sur trois ans demeurent inchangées à ce jour. Aucun développement marquant en regard des enjeux sectoriels de la négociation n’a été réalisé jusqu’à maintenant.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CISSS de Lanaudière – CSN représente plus de 4 500 membres de la catégorie 2 (personnel paratechnique, des services alimentaires et des métiers) et catégorie 3 (personnel de bureau, des techniciens et professionnels de l’administration) répartie dans plus de 70 établissements de la région Lanaudière, dont les centres hospitaliers situés à Joliette et Le Gardeur. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui comptent plus de 110 000 membres dans les secteurs publics et privés ainsi que du Conseil central de Lanaudière – CSN qui regroupe 81 syndicats représentant plus de 13 000 membres sur l’ensemble du territoire de Lanaudière.

Le syndicat de Bridgestone–CSN verse un don de 23 000 $ à l’hôpital de joliette

Les 1200 travailleuses et travailleurs syndiqués de l’usine Bridgestone de Joliette s’impliquent dans la communauté lanaudoise. En début d’année, le comité exécutif syndical, à la suite d’un mandat unanime de son assemblée générale du 20 août 2019, a fait un don de 23 000 $ au centre hospitalier de Joliette (pris à même la caisse syndicale) pour améliorer le confort et l’environnement des patients admis aux soins palliatifs et de leurs proches. Ce don a notamment permis l’acquisition de fauteuils ergonomiques dernier cri directement importés d’Europe qui permettent l’adoption de 27 positions différentes. Chacune des neuf chambres du service sera maintenant équipée de ces fauteuils. Le don du syndicat a également permis de renouveler l’ameublement et l’aménagement de la salle familiale du service. On y trouve maintenant des meubles neufs et modernes ainsi qu’un coin aménagé spécialement pour les enfants.

« Chez nous, c’est dans la culture syndicale de donner chaque année à plusieurs organismes caritatifs. L’an dernier, nous avons pris la décision de consolider la multitude de petits et de moyens dons en des dons moins nombreux, mais beaucoup plus importants. Notre désir est d’avoir un impact réel, direct et immédiat sur la communauté. Ce premier don d’envergure à l’hôpital de Joliette nous rend extrêmement fiers. Nous étions consternés devant l’état des lieux lors de notre visite initiale l’automne dernier. La désuétude de l’ameublement et de l’espace familial nécessitait un investissement important. Les moments de fin de vie d’un être cher méritent d’être partagés avec les proches de celui-ci dans un environnement agréable. L’être cher, quant à lui, mérite des équipements adéquats. Les témoignages reçus jusqu’à maintenant confirment que nous avons atteint notre objectif », souligne Nicolas Duval, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bridgestone–CSN.

Un syndicat actif dans sa communauté
Le syndicat de Bridgestone, fondé en 1976, souhaite continuer à agir comme un acteur important de changement dans la communauté. « Au-delà de notre mission première de défendre les intérêts de nos membres, nous nous estimons extrêmement privilégiés que ceux-ci choisissent de s’impliquer financièrement dans la communauté et qu’ils permettent ainsi de défendre, d’une certaine façon, les intérêts de nos concitoyens », ajoute monsieur Duval.

Au cours des 10 dernières années, les syndiqué-es ont versé une somme cumulative de 93 300 $ en don au Camp Vol d’été de Leucan–CSN. Cette année, le syndicat s’était engagé à verser un don de 12 500 $. « Nous avons pris la décision de verser annuellement un montant équivalent à 10 $ par membre au Camp Vol d’été de Leucan–CSN. Nous souhaitons que notre implication incite d’autres syndicats à faire de même. Des démarches sont en cours pour que nous devenions un partenaire syndical officiel du Camp Vol d’été de Leucan–CSN. Malheureusement, la pandémie a entraîné l’annulation du camp cette année, mais nous comptons toujours être au rendez-vous l’an prochain. Cette cause auprès des enfants nous tient extrêmement à cœur », souligne Martin Forest, trésorier du syndicat.

À Noël passé, le syndicat a également donné temps et argent pour acheter et emballer des cadeaux destinés à une quinzaine d’enfants de la DPJ à Joliette. De récents dons du syndicat ont également permis de soutenir la réparation des équipements du club de Kin-Ball Lanaudière et de soutenir financièrement les organismes Prévention Suicide Lanaudière, La Soupière et La Maison d’accueil La Traverse.

Pandémie et mises à pied
Les conséquences économiques de la pandémie n’épargnent personne. « Un arrêt de production complet de l’usine est une première pour nous. Les choses se sont déroulées tellement rapidement. On ne l’a pas vu venir celle-là ! », indique Monsieur Duval. Du jour au lendemain, les 1200 employé-es syndiqués d’un des plus gros employeurs du secteur privé de la région se sont retrouvés momentanément sans emploi. « Nous avons réagi rapidement et nos démarches ont permis à nos membres de bénéficier du programme de prestations supplémentaires de l’assurance-emploi », précise Monsieur Duval. Pour l’instant, la reprise des opérations n’est pas prévue avant le 18 mai. Le syndicat et l’entreprise sont actuellement à pied d’œuvre afin de mettre en place toutes les mesures sanitaires appropriées pour assurer la santé et la sécurité des travailleuses et travailleurs lors de la reprise.

Première convention collective pour le STT de services techniques industriels Marchand

Lundi le 27 janvier dernier, les syndiqué-es réunis en assemblée générale ont adopté à 82 % les termes de l’entente de principe intervenue au cours des semaines précédentes. Il aura fallu une douzaine de rencontres de négociation pour s’entendre sur les termes du contrat de travail d’une durée de deux ans à compter de sa signature.

Au chapitre des gains, la nouvelle convention collective prévoit l’intégration d’une banque d’heures supplémentaires pouvant être reprises en congé, 10 jours fériés, des vacances annuelles entre 2 et 4 semaines, soit entre 4 % et 8 % des gains annuels en fonction de l’ancienneté. Le contrat prévoit également un régime d’assurance collective dont le partage de coûts progressifs assurera une contribution jusqu’à 45 % du coût total des primes par l’employeur ainsi qu’un REER collectif avec une contribution de l’employeur allant jusqu’à 1 % des gains annuels. La grille des salaires pour les mécaniciens prévoit un taux horaire à l’entrée de 25 $ l’heure à l’échelon 1 jusqu’à 28,95 $ au maximum de l’échelle. Chacun des échelons de salaire de la grille de rémunération sera majoré de 1 % à 1.6 % au 1er mai de chaque année.

« Nos principaux gains se situent essentiellement dans l’établissement de règles justes et équitables pour l’ensemble de nos membres. Ces règles basées essentiellement sur l’ancienneté viendront pallier une grande partie des irritants qui ont mené à la formation de notre syndicat. Nous croyons fermement que ce nouveau contrat de travail permet de consolider nos emplois et assurer une certaine forme de rétention de la main-d’œuvre dans le contexte de pénurie. Il permet également à nos conditions de travail de rester concurrentielles. Le contrat d’une durée de 2 ans permet aussi d’avoir une perspective de renégociation à court terme qui permettra de bonifier davantage nos conditions actuelles », souligne Yanic Desjardins, président du syndicat.

Les parties ont entamé leur processus de négociation à l’automne 2019 après une longue bataille juridique pour la reconnaissance et la formation de leur syndicat. Malgré le dépôt majoritaire de leur requête en accréditation à l’automne 2018, l’employeur s’est opposé à la formation du syndicat. Il aura fallu l’intervention du Tribunal administratif du travail (TAT) et plusieurs journées d’audience pour que ce dernier confirme l’accréditation syndicale dans sa décision du 26 mars 2019.

La décision du TAT vient du même coup permettre la syndicalisation de travailleuses et de travailleurs sur une base régionale. STIM, dont le siège social est situé en Estrie, est une entreprise qui offre à des clients des services de mécanique et d’entretien partout au Québec. Le tribunal en vient à la conclusion, pour la viabilité de l’unité syndicale, d’accorder une accréditation permettant au syndicat de représenter les travailleurs de STIM, peu importe le client donneur d’ouvrage situé sur le territoire de Lanaudière.

« Cette décision nous a permis de créer une percée dans le secteur de la sous-traitance mécanique. Ces travailleurs ont souvent un emploi précaire et des conditions de travail peu enviables si on les compare aux mêmes titres d’emploi et fonctions que leur donneur d’ouvrage. Avec la nouvelle convention collective chez STIM, nous avons fait la démonstration qu’il est possible de négocier de bonnes conditions de travail même pour des salarié-es d’une entreprise de service qui dépend de clients et dont le siège social n’est pas nécessairement situé sur le territoire concerné. Nous espérons que cette réussite de STIM inspirera d’autres travailleuses et travailleurs du secteur à se syndiquer et améliorer leurs conditions de travail », souligne Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière – CSN.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de services techniques industriels Marchand – CSN représente près de 70 salariés mécaniciens, soudeurs, électromécaniciens, plombiers et commissionnaires dont le port d’attache est situé à Joliette et travaille chez les clients de STIM sur le territoire de Lanaudière.

Les syndiqué-es du couvoir et de la Ferme Ramsay déclenchent la grève

Sans contrat de travail respectivement depuis le 31 décembre 2017 et le 30 septembre 2018, les syndiqués du Couvoir et de la Ferme Ramsay de Saint-Félix-de-Valois déclenchent la grève ce lundi matin.

En effet dès 7 h 30 ce matin, les syndiqués ont cessé leurs prestations de travail. Alors que les négociateurs syndicaux espéraient de bonnes avancées lors des récentes séances tenues en janvier et février dernier, les dernières offres de l’employeur se sont avérées non seulement décevantes, mais surtout insuffisantes pour espérer avoir une entente qui respecte les attentes légitimes des syndiqués. Pour ceux du Couvoir, les offres patronales ne suivent pas les conditions de travail offertes chez les autres Couvoiriers et pour la Ferme, l’employeur demande encore, à ce stade-ci des négociations et des reculs salariaux inacceptables. Devant cette situation, les syndiqués ont pris la décision d’exercer leur mandat de grève voté il y a de cela quelques mois.

Au cœur du litige demeurent les questions d’ordre monétaires et de rétention des emplois dans Saint-Félix-de-Valois. Les syndiqués estiment légitimes de revendiquer des augmentations de salaire qui leur assureraient non seulement de ne pas s’appauvrir ou simplement suivre le coût de la vie, mais d’avoir de l’enrichissement comme plusieurs travailleurs de l’industrie l’agroalimentaire. Dans un contexte où la compagnie se vante d’avoir produit plus de 33 millions de poussins pour l’année 2018, les syndiqués revendiquent que leur loyale productivité soit reconnue à juste titre.

Au cours de l’année 2017, la compagnie Poirier-Bérard propriétaire de la Ferme et du Couvoir de Saint-Félix-de-Valois avait promis de réaliser un important projet d’agrandissement des installations du Couvoir relocalisé dans la municipalité de Saint-Félix-de-Valois. Ce projet d’envergure permettait du même coup de consolider les emplois actuels. Le projet n’a pas reçu l’aval des hautes instances de la compagnie et au début de l’année 2018, les syndiqués ont été informés que le projet n’était plus alors que les besoins de modernisation et d’accroissement de la production deviennent de plus en plus criants.

Devant cette incertitude générée par l’absence de concrétisation du projet, les syndiqués ont fait de la majoration de leur prime en cas de délocalisation ou de fermeture, un autre enjeu important de leur négociation. Pour les salariés de la Ferme, le nombre de postes d’employés réguliers permanent furent abolis au fil des dernières années, parfois au profit d’autres installations appartenant à la compagnie et dont l’employeur semble vouloir combler des statuts d’emploi précaire n’ayant rien d’attractif dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

À cet égard, les syndiqués de Saint-Félix-de-Valois ont vu récemment leurs camarades de la meunerie Shur-Gain à Yamachiche perdre leur emploi à la suite de l’annonce de fermeture par la compagnie qui est aussi propriétaire de ces installations. Ceux-ci peinent à s’entendre avec Poirier-Bérard sur les conditions de fermeture de l’entreprise et les primes de séparation. Offrant un appui aux syndiqués de Yamachiche dans cette revendication commune, l’action de débrayage de ce matin a pour but de saisir l’employeur pour qu’il bonifie ses offres pour cet enjeu crucial.

« L’employeur n’a jamais été en mesure de nous confirmer son projet de modernisation. C’est un choix sur lequel nous n’avons aucune emprise. Cependant, nous savons que l’entreprise demeure concurrentielle et profitable et en ce sens, il semble légitime pour nous de maintenir un niveau de conditions de travail tout aussi concurrentielles tout en consolidant nos emplois » souligne Monsieur Benoît Guévremont, président du syndicat des employé-es du Couvoir Ramsay (CSN).

Du piquetage est prévu aujourd’hui devant le Couvoir Ramsay à Saint-Félix-de-Valois.

À propos du Syndicat
Le Syndicat des employé-es du Couvoir Ramsay (CSN) possède deux accréditations et deux conventions collectives afin de représenter la quarantaine de salariés du Couvoir Ramsay et la quinzaine de salariés de la Ferme Ramsay de Saint-Félix-de-Valois. L’entreprise est spécialisée quant à elle dans l’incubation et l’éclosion d’œuf de poulet ainsi que de l’élevage de ceux-ci destiné au marché de la consommation alimentaire. Le syndicat est affilié à la Fédération du Commerce de la CSN (FC) et au Conseil Central de Lanaudière-CSN.

Les cols bleus votent massivement en faveur de la grève

Le 25 février dernier, la centaine de syndiqué-es présents à l’assemblée générale du Syndicat des employés-es manuels de la Ville de Terrebonne ont adopté à 95 % une grève de sept journées consécutives à déclencher au moment jugé opportun.

Les discussions en vue du renouvellement de la convention collective échue depuis le 31 décembre 2018 ont débuté depuis plusieurs mois. Cependant, la lenteur des pourparlers et le climat de travail néfaste instauré par les dirigeants de la ville ne permettent pas d’envisager de réelles négociations et justifient du même coup le recours à l’exercice de la grève par les syndiqués.