Pour qu’enfin cessent les rumeurs

Réunis en assemblée générale ce jeudi soir à Sherbrooke, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses des pâtes et du papier de Brompton – CSN (STTPPB) ont décidé qu’elles et ils en avaient assez des rumeurs qui circulent à l’égard de leur usine.

« Depuis quelque temps, plusieurs rumeurs circulent au sujet d’une relance éventuelle de notre usine. Des modifications sont apportées aux bâtiments et aux équipements de l’usine, des sous-traitants sont engagés afin de réaliser des travaux d’envergure dès le mois de janvier, des équipements nous sont acheminés et des ingénieurs s’affairent à transformer notre milieu de travail, de préciser Kevin Lepage, vice-président du STTPPB. Informellement, il est de plus en plus question d’une relance, mais nous qui faisons pourtant partie des premières personnes concernées, nous demeurons dans l’obscurité totale de ce projet ».

Depuis l’arrêt définitif de la production de papier journal par leur employeur, les travailleurs et les travailleuses de l’usine Kruger de Bromptonville sont sans emplois depuis plus de sept mois. Pour ces hommes et ces femmes, cette période de mise à pied leur impose des incertitudes, une insécurité et des inquiétudes face à leur avenir et à celui de leur communauté. Plusieurs d’entre elles et d’entre eux attendent depuis longtemps et avec impatience une éventuelle relance de leur usine.

« Exaspérés, nous avons donc décidé d’écrire directement à monsieur Joseph Kruger, président du conseil et chef de la direction de Kruger, afin de lui demander des éclaircissements sur ces rumeurs qui persistent. Tous les membres de notre syndicat vont donc lui faire parvenir une lettre lui demandant de nous préciser, dès que possible, ce qui adviendra des emplois à notre usine. Nous interpellons également le gouvernement de François Legault et nous lui demandons également des éclaircissements rapides en lien avec ces rumeurs », de conclure monsieur Lepage.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des pâtes et du papier de Brompton–CSN rassemble environ 150 membres affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN et à la CSN.

La CSN se met en action à Granby

Que ce soit dans le secteur de la santé, des services sociaux ou de l’éducation, les syndicats du secteur public de la ville de Granby affiliés à la CSN se mettront en action dès maintenant pour améliorer leurs conditions de travail dans la prochaine négociation du secteur public.

Pour la CSN, il est clair que les offres salariales du gouvernement, qui sont de 1,75 % pour chacune des deux premières années, de 1,5 % pour la troisième année et de 1 % pour chacune des deux dernières années, sont nettement insuffisantes. Avec des surplus budgétaires confirmés, le gouvernement a non seulement les moyens, mais il a le devoir de réinvestir massivement dans les services à la population. Des services qui, rappelons-le, ont été frappés de plein fouet par les mesures d’austérité des gouvernements précédents.

Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CSN), est catégorique : il est urgent d’apporter des solutions pour garder suffisamment de travailleuses et de travailleurs pour offrir des services à la population. « La pénurie de main-d’oeuvre affecte sévèrement nos services publics dans la région. Comme à chaque négociation, les syndicats de Granby pourront compter sur l’appui du Conseil central de la Montérégie », affirme-t-elle.

Camille Dubuc, président du Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep de Granby, demande un réel réinvestissement dans le réseau collégial. « Nous l’avons vu récemment dans les médias, il y a dix fois plus d’étudiantes et d’étudiants en situation de handicap au Cégep de Granby. Nous souhaitons que la prochaine négociation nous permette de dégager des ressources pour les profs, afin que nous puissions nous adapter à ce changement dans la population étudiante. Dans les derniers mois, le gouvernement a injecté des sommes importantes dans les cégeps, cependant rien n’a été ajouté au niveau de l’enseignement. Il y a du financement qui a été établi dans les années 90 et qui n’a pas été revu depuis. Au Cégep de Granby, il y avait environ 1000 étudiantes et étudiants et un peu moins de cent professeurs. Aujourd’hui, on est deux mille étudiants et plus de 150 profs. Le financement ne suit pas l’évolution des besoins », affirme-t-il.

Selon Benoit Racicot, président du Syndicat du personnel du Val-des-Cerfs (CSN), le gouvernement doit prendre acte de la pénurie de main-d’oeuvre, notamment en ce qui concerne le personnel ouvrier dans les commissions scolaires. « Le gouvernement a octroyé une prime d’attraction à certaines parties du personnel ouvrier lors de la dernière ronde de négociation parce que l’exode vers le secteur privé est massif. Par contre, cette prime ne comble pas tous les problèmes rencontrés et les besoins sont encore criants. Il va falloir que le gouvernement donne un coup de barre de plus pour garder les ouvriers spécialisés dans les écoles, car actuellement, ce n’est pas assez », ajoute-t-il.

Pour la présidente du Syndicat du personnel administratif du CIUSSS Estrie – CHUS – CSN, Vicky Ouellet, qui représente également des salarié-es en Montérégie, les négociations sectorielles doivent permettre de trouver des solutions qui bénéficieront au personnel tout en améliorant les services. « Entre autres, nous voulons revoir la gestion de l’accès aux postes dans nos établissements pour qu’on puisse les combler. Par exemple, la reconnaissance de l’attestation d’études collégiales (AEC) favoriserait le recrutement de la relève tout en permettant à bon nombre de travailleuses à l’emploi de l’établissement d’accéder à de nouveaux postes pour lesquels elles détiennent l’expertise. Au cours de la dernière année, plus d’une centaine de travailleuses ont quitté. Les établissements peinent à combler ces postes. Le manque de personnel provoque une accélération de la surcharge de travail de celles qui sont en poste. Les gens finissent par tomber malades. Toute cette pression s’ajoute à des années de compressions budgétaires et de réformes. On n’en peut plus ! Un virage s’impose ! » affirme-t-elle.

Pour le vice-président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSSMO–CSN–Estrie, Jonathan Tétreault, les négociations sectorielles doivent permettre notamment de mettre fin aux heures supplémentaires forcées. Par exemple, dans les résidences à assistance continue, on voit de plus en plus des assistants en réadaptation ou des éducateurs forcés de travailler des heures supplémentaires imprévues à cause du manque de personnel pour assurer les soins et la sécurité des personnes hébergées. « Nos membres travaillant dans ces services s’adressant notamment à une clientèle en difficulté doivent être constamment en état d’hypervigilance, car ils peuvent à tout moment subir une agression durant leur quart de travail. Dans ce contexte, le fait de recourir régulièrement aux heures supplémentaires augmente considérablement les risques de subir un accident du travail. De plus, cela nuit beaucoup à la conciliation famille-travail-études. Les travailleuses et les travailleurs n’en peuvent plus de cette pression et en viennent à se considérer chanceux d’avoir pu terminer leur quart de travail sans avoir subi de blessure ! Il faut de vraies solutions, maintenant », affirme-t-il.

Les conventions collectives de toutes les travailleuses et tous les travailleurs des services publics arriveront à échéance le 31 mars 2020.

Des règlements d’une hauteur sans précédent

L’effet de la rareté de la main-d’œuvre qui sévit dans le transport scolaire procure un rapport de force additionnel aux travailleuses et travailleurs du transport scolaire en Estrie.

« Mobilisés pour obtenir de meilleures conditions de travail, quatre des cinq syndicats du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) viennent tout juste d’obtenir des règlements sans précédent dans leur domaine », de déclarer Stephen Gauley, président du STT des Autobus la Sapinière–CSN et président du STS.

Les règlements se résument ainsi :

  • STT d’Autobus Coaticook–CSN

Selon le règlement obtenu, les salarié-es passeront de 20,40 $ l’heure qu’ils touchent actuellement à 25,23 $ en 2022, si l’indice des prix à la consommation (IPC) atteint 2 % en moyenne par année. Au total, il s’agit d’une augmentation d’environ 23,67 % sur cinq ans pour celles et ceux qui ont atteint le 3e échelon de l’échelle salariale, après trois ans d’expérience.

  • STT des Autobus B. Dion–CSN

Pour leur part, les salarié-es des Autobus B. Dion passeront du taux de 20,51 $ l’heure versé actuellement à 25,79 $ en 2022, si l’IPC atteint 2 % par année. Au 3e échelon de l’échelle salariale après trois ans d’expérience, l’augmentation atteint les 25,74 % sur six ans.

  • STT des Autobus de l’Estrie–CSN

Le règlement obtenu aux Autobus de l’Estrie fait passer le taux horaire actuel de 20,71 $ l’heure à 24,88 $ en 2022, si l’IPC demeure à 2 %. Ils ont également obtenu une bonification de leur échelle de vacances d’environ 2 %, l’ajout de périodes payées lors du déneigement des véhicules, de l’entretien sommaire des véhicules et de la rédaction de rapport, ce qui totalise 1,4 % pour ces trois tâches maintenant rémunérées. Au final, les augmentations salariales atteignent 22,28 % sur cinq ans, si l’IPC atteint 2 %.

  • STT des Autobus la Sapinière–CSN

Le taux horaire des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière passera du 20,68 $ actuel à 25,15 $ l’heure en 2022, si l’IPC se maintient à 2 % en moyenne. Ils ont également obtenu une augmentation de leurs heures minimales payées, qui passent de 17,5 à 20 heures par semaine, soit une bonification de 10 minutes payées à tous les circuits pour les tâches autres que la conduite et une augmentation des vacances d’environ 2 %. Au total, les augmentations atteignent 27,5 % sur cinq ans, si l’IPC se maintient à 2 %.

Autre scénario du côté du STT du transport scolaire des autobus des Cantons–CSN

« Pour leur part, les salarié-es des Autobus des Cantons n’ont pas encore réussi à faire entendre raison à leur employeur. Aucune entente n’a donc été obtenue jusqu’à maintenant, alors que les demandes syndicales suivent ce que les autres transporteurs ont consenti en augmentations salariales. Hier, un avis de grève a été envoyé pour un second débrayage de six jours, qui pourrait avoir lieu du 7 au 14 mai 2019 si aucune entente n’intervient d’ici là », de souligner Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN (CCSNE–CSN).

Rappelons que le 30 janvier dernier, 160 élèves avaient été laissés sur le bord de la route du fait qu’Autobus des Cantons, propriété de SOGESCO, ne trouvait pas de remplaçants ce jour-là, ne pouvant conséquemment assurer le transport scolaire pour ces élèves.

« Alors que les autres employeurs ont compris que, pour attirer et retenir la main-d’œuvre essentielle à la poursuite de leurs opérations il leur fallait impérativement améliorer les conditions de travail offertes à leurs salarié-es, SOGESCO demeure dans le déni et refuse d’en faire autant. Au final, puisqu’elle fait le relai de plusieurs circuits couverts par d’autres transporteurs, l’entreprise pourrait causer une crise majeure dans le transport scolaire à Sherbrooke si elle s’obstine à ne pas débloquer les sommes nécessaires à l’atteinte d’une entente », de conclure Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN et responsable politique du STS.

Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services public et parapublic.

Autobus B. Dion : entente entérinée

Réunis en assemblée générale hier en soirée, les membres composant le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion – CSN se sont prononcés en faveur de l’entente de principe, et ce, dans une proportion de 93 %.

Les principaux gains sont :

  • Bonification de l’échelle de vacances de 1 %.
  • Augmentations salariales moyennes à l’indexation au coût de la vie chaque année + 12 % sur 6 ans, dont deux années sont rétroactives. Ainsi, si l’indice du prix à la consommation se situe à 2 % en 2019, 2020 et 2021, le taux horaire passera de 20,51 $ à 25,79 $ l’heure en juillet 2022, ce qui pourrait signifier une augmentation salariale totale de 25,74 % sur 6 ans.

« Voici une entente à la hauteur de ce que ces conducteurs et conductrices sont en droit de recevoir et de surcroît, sans avoir eu à exercer une seule minute de grève. Nous en sommes très heureux, déclare Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie – CSN (CCSNE – CSN). Mais ceux qui jettent le pavé dans la mare sont les deux derniers transporteurs qui refusent d’octroyer les mêmes conditions. Il devient impératif que ces employeurs réagissent afin que les parents et les élèves puissent bénéficier du transport scolaire à court, moyen et long terme », ajoute monsieur Beaudin.

« Le métier de conducteur d’autobus scolaire est trop souvent sous-estimé tant sur le plan des conditions de travail que des responsabilités qu’elles incombent, et avec une telle entente, nous constatons une ouverture à la reconnaissance du travail accompli » se réjouit Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics – CSN (FEESP – CSN) et responsable politique du secteur transport scolaire.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion – CSN compte 40 membres et il est affilié à la CSN, à la FEESP – CSN et au CCSNE.

Il y aura grève chez Transdev

Ce lundi avait lieu la dernière rencontre de négociation entre la partie patronale de Transdev et les représentants des deux syndicats qui y opèrent, soit le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie – CSN et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière – CSN. Force est de constater que, devant l’attitude inacceptable de la partie patronale, la grève de six jours annoncée du 10 au 17 avril inclusivement aura bel et bien lieu.

Pourtant, les représentants des deux syndicats ont travaillé fort pour en arriver à une entente acceptable pour leurs membres et ainsi éviter la grève, qui touchera 66 circuits à la Commission scolaire de la région de Sherbrooke (Autobus de l’Estrie), 29 circuits à la Commission scolaire des Hauts-Cantons et deux circuits à la Commission scolaire des Appalaches (Autobus la Sapinière). Or, les hauts dirigeants de Transdev, eux, n’ont même pas daigné se rendre disponibles pour tenter d’en arriver à un règlement. Leurs représentants n’ont fait rien d’autre que du présentéisme à la séance de médiation qu’ils avaient eux-mêmes convoquée, justifiant leur comportement par le fait qu’ils n’avaient pas de mandat.

« Les demandes syndicales sont pourtant réalistes, clame Stephen Gauley, président du STT des Autobus la Sapinière. Elles sont basées sur ce qui se paye dans la région, notamment chez Autobus Ashby, transporteur qui a des contrats avec les commissions scolaires lui garantissant des revenus similaires à ceux de Transdev. »

Les deux syndicats considèrent l’attitude patronale méprisante envers leurs membres, qui se démènent à chaque jour en faisant plus d’un circuit pour éviter le bris de service en raison de la pénurie de main-d’œuvre qui mine le secteur. « De toute évidence, la multinationale semble plus préoccupée par le profit qu’elle fait engranger à ses actionnaires européens que par les conditions de travail des conductrices et conducteurs de véhicules scolaires, dénonce Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE). Pourtant, elle peine à attirer et à retenir les salarié.es nécessaires pour donner le service, étant donné les conditions de travail médiocres. Rappelons-nous qu’au final, ce sont les élèves et leurs parents qui en payent le prix, et que rien dans la conduite de Transdev ne contribue à résoudre la problématique régionale. »

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie – CSN compte 80 membres et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière – CSN compte 35 membres. Ils sont tous deux affiliés au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE), à la Fédération des employées et employés des services publics – CSN (FEESP-CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Menaces de grève dans le transport scolaire

Aujourd’hui, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a transmis au Tribunal administratif du travail (TAT) des avis de grève touchant cinq syndicats du transport scolaire de l’Estrie affiliés à la CSN. Ceux-ci entendent recourir à la grève du 10 avril au 17 avril inclusivement. À défaut d’une entente entre les parties, un autre avis pourrait annoncer des débrayages du 7 au 14 mai inclusivement.

« À ce jour, aucune entente n’est intervenue entre les parties. Plusieurs points achoppent tant au niveau des clauses normatives qu’à incidences monétaires. Les demandes des conductrices et des conducteurs ne sont aucunement exagérées et s’appuient sur les conditions de travail octroyées chez un autre employeur de la région. L’entreprise Autobus Ashby, un transporteur scolaire situé à Ayer’s Cliff desservant deux commissions scolaires en Estrie, touche des revenus comparables aux entreprises dont les salarié-es sont syndiqués à la CSN. Et celle-ci rémunère ses conductrices et ses conducteurs d’autobus à 23,24 $ l’heure » affirme Stephen P. Gauley, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière — CSN et président du Secteur transport scolaire (STS).

« Comment justifier cet écart salarial de plus de 10 % avec les membres de cinq syndicats affiliés à la CSN ? Mentionnons également que d’autres avantages salariaux sont également plus avantageux chez Autobus Ashby. Pour nous, cette réalité démontre que plusieurs employeurs ont la capacité d’octroyer ces mêmes conditions, tout en demeurant rentables. Voilà ce que les 230 conductrices et conducteurs exigent, elles et eux qui touchent des conditions de travail qui sont nettement insuffisantes », renchérit monsieur Gauley.

« Comme bien d’autres entreprises de la région estrienne, ces cinq transporteurs peinent à attirer et à retenir leur main-d’œuvre en raison des conditions de travail peu avantageuses par rapport aux grandes responsabilités qui leurs sont confiées : transporter chaque jour d’école jusqu’à 72 élèves de 4 à 17 ans, et ce, en toute sécurité. Ce service essentiel à la population est au bord de la crise : souvenons-nous qu’en janvier dernier, 160 jeunes de sept écoles primaires de Sherbrooke n’ont pas eu de transport vers leur école en raison de l’incapacité des transporteurs à remplacer des conducteurs malades », déclare Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN. (CCSNE–CSN)

« Plus tôt que tard, les employeurs devront comprendre qu’ils doivent améliorer les conditions de travail de leurs salarié-es afin d’attirer et de retenir des conductrices et des conducteurs nécessaires au service important qu’ils ont à rendre à la population, » conclut Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN et responsable politique du secteur transport scolaire.

Les cinq syndicats du transport scolaire affiliés à la CSN en Estrie comptent environ 230 membres qui se partagent environ 215 circuits scolaires.

Les syndicats sont les suivants :

Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Cantons — CSN ;
Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus de l’Estrie — CSN ;
Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion — CSN ;
Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière — CSN ;
Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus Coaticook — CSN.

Les employé-es du Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke se syndiquent à la CSN

Le 29 octobre 2018, le Tribunal administratif du travail (TAT) a émis le certificat d’accréditation qui permettait aux employé-es du Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke de créer leur syndicat.

La démarche de syndicalisation a débuté en septembre dernier en raison d’une dégradation importante des relations de travail. En effet, certaines et certains employés ont déposé des plaintes de harcèlement psychologique à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) afin de se plaindre du comportement de la direction. Au cours de la démarche de syndicalisation, l’employeur n’a pas hésité à congédier une militante en signe de représailles antisyndicales. En réponse à ces attaques, plusieurs plaintes ont été déposées au TAT pour forcer l’employeur à respecter la loi.

Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN), était de passage au musée sur l’heure du dîner pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux membres de la CSN et pour soutenir le syndicat face à ces attaques : « C’est une bonne nouvelle d’accueillir les employé-es du Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke dans nos rangs. Malheureusement, le comportement de la direction est odieux et elle doit savoir que la CSN va défendre ses membres jusqu’au bout! La CSN est une organisation combative et la direction du musée va vite s’apercevoir qu’il ne sera plus possible d’intimider les employé-es sans conséquence. »

La Fédération nationale des communications (FNC–CSN) se réjouit également de l’arrivée du nouveau syndicat. La fédération est de plus en plus présente auprès des travailleuses et des travailleurs travaillant dans les musées. « Nous sommes présents dans les musées depuis longtemps et la CSN a développé une grande expertise dans le milieu culturel. Dans la région de l’Estrie, il s’agit du second syndicat d’employé-es de musées à rejoindre la CSN. Cette réputation pousse de plus en plus de travailleuses et de travailleurs de ces secteurs à nous rejoindre » lance Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN.

La mise sur pied du syndicat marque une nouvelle étape pour les employé-es du Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke. Le syndicat va tenir sa première assemblée générale le soir du 22 novembre 2018. Lors de cette réunion, les membres adopteront leurs statuts et règlements et ils éliront leurs représentantes et leurs représentants. À la suite de cette première assemblée, le syndicat pourra entamer les démarches pour négocier sa première convention collective avec l’employeur.

Entente de principe pour le personnel administratif du CIUSSS de l’Estrie CHUS–CSN

Ce matin, le Syndicat du personnel administratif du CIUSSS et l’Estrie CHUS–CSN (SPACEC–CSN) et la direction du CIUSSS de l’Estrie ont paraphé les dernières matières qui complètent l’entente de principe survenue aux termes des discussions le samedi 29 septembre dernier vers 22 h.

« La négociation a été longue et parfois houleuse, mais nous sommes toutefois heureux et fiers de cette entente qui nous apparaît à la hauteur des mandats qui nous ont été confiés par l’assemblée générale », déclare Vicky Ouellet, présidente du SPACEC–CSN. « Les gains qui, concrètement, bénéficieront au personnel administratif, aux techniciens et aux professionnels de l’administration sont notamment l’aménagement de l’horaire de travail, l’amélioration de l’accès aux postes et un cadre limitatif quant aux déplacements », ajoute madame Ouellet.

« Le comité de négociation syndical a travaillé ardemment afin d’obtenir un règlement répondant aux principales attentes du personnel, l’entente sera présentée aux membres dans les prochaines semaines et nous saurons à ce moment le degré de satisfaction », mentionne M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN (CCSNE–CSN).

« Nous savons qu’il n’a pas été possible pour nos collègues des catégories 2 et 4 d’obtenir une entente de principe avant l’échéance du délai prescrit par la Loi 10 et nous leur souhaitons la meilleure des chances pour obtenir un règlement en médiation », conclut madame Ouellet.

Le Syndicat du personnel administratif du CIUSSS de l’Estrie CHUS–CSN (SPACEC–CSN) compte environ 2300 membres répartis sur un territoire de 12 820 km2 et est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), à la FSSS et au CCSNE.

 

L’employeur refuse de négocier; la grève se poursuit

En grève générale illimitée depuis lundi dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Cookshire-Eaton tiennent à dénoncer l’attitude cavalière de leur employeur et son manque de volonté à en arriver à une entente, ce qui mettrait fin au conflit de travail.

La semaine dernière, les syndiqué-es s’étaient entendus avec les représentants de la ville sur le maintien des services essentiels, incluant une entente particulière pour que le camp de jour et son service de garde restent ouverts pendant la première semaine de grève, du 23 au 27 juillet. « Les employé-es ont accepté de faire ce compromis pour donner une chance à la négociation. Après à peine quelques heures de discussion lundi dernier, l’employeur a décidé qu’il mettait fin aux échanges. Les représentants du syndicat étaient disponibles pour négocier toute la semaine, mais la ville en a décidé autrement », explique André Lajoie, secrétaire général de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN).

Pour Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN), il est important que la population de Cookshire-Eaton soit informée adéquatement de la situation. « L’administration municipale parle des deux côtés de la bouche. Elle prend la parole dans les médias pour dire qu’elle fera son possible pour que la grève cesse, tout en refusant de négocier avec le syndicat. Si la ville souhaite vraiment trouver un terrain d’entente, pourquoi a-t-elle annoncé la fermeture du camp de jour pour le reste de l’été ? Est-ce que ça signifie qu’elle n’a pas l’intention d’en arriver à un règlement d’ici la fin du mois d’août ? En tout cas, c’est pas mal le message que ça envoie », ajoute M. Beaudin.

Les employé-es de la municipalité de Cookshire-Eaton sont sans contrat de travail depuis décembre 2017. De concert avec une centaine de syndiqué-es provenant de neuf municipalités de l’Estrie, ils se sont engagés à négocier de façon coordonnée, avec une plateforme de revendications communes. « Les demandes sur la table sont très raisonnables. Elles s’apparentent à ce qui existe déjà dans bon nombre de conventions collectives », conclut André Lajoie.

À la suite du déclenchement de la grève, le ministère du Travail a interpelé le syndicat afin de proposer qu’un médiateur soit nommé au dossier. Le syndicat a répondu qu’il était prêt à s’engager dans cette voie et, par conséquent, la négociation devrait reprendre la semaine prochaine en présence du médiateur.

Entente de principe entérinée à 100 %

Réunis en assemblée générale le 27 juin dernier, les membres du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de petite enfance de l’Estrie – CSN dont le CPE est affilié à l’Association patronale nationale des centres de la petite enfance (APNCPE), ont entériné à 100 % l’entente de principe.

« C’est à maintes reprises que nous l’avons indiqué, cette négociation a été la plus difficile que le syndicat ait vécue. 33 séances ont été requises afin de parvenir à une entente de principe, sans compter les journées de grève exercées et une grève générale illimitée qui se dessinait à l’horizon, affirme Stéphanie Vachon, présidente du STTCPEE – CSN. Nos membres ont démontré une solidarité et une détermination exemplaires, ce qui nous a valu d’obtenir un règlement à la hauteur de celui intervenu au niveau national avec les autres associations patronales », ajoute madame Vachon.

Rappelons que l’APNCPE avait rejeté l’entente de principe nationale après avoir quitté, en février 2016, la table de négociation nationale pour faire cavalier seul.

« Il nous reste maintenant qu’à espérer que les prochaines années seront garantes de relations de travail harmonieuses », conclut madame Vachon.

Le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de l’Estrie – CSN (STTCPEE-CSN) compte 35 centres de la petite enfance regroupant ainsi plus de 850 travailleuses. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération de la santé et des services sociaux – CSN (FSSS-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux – CSN (CCSNE-CSN).

Mission accomplie — Entente de principe pour les derniers CPE en Estrie

À la suite des négociations qui se sont tenues aujourd’hui même, une entente de principe est intervenue entre les travailleuses et les employeurs des centres de la petite enfance (CPE) Fafouin, La pleine lune et Jeunestrie. Rappelons que le 5 juin dernier, les travailleuses des CPE Fafouin et La pleine lune avaient voté massivement en faveur d’un mandat de grève générale illimitée à être déclenchée au moment jugé opportun.

« Les derniers pourparlers en présence de la conciliatrice ont dénoué l’impasse entre les parties. C’est donc avec le sentiment du devoir accompli que nous concluons cette longue négociation avec l’Association Patronale Nationale des Centres de la Petite Enfance (APNCPE), » commente Stéphanie Vachon, présidente du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de l’Estrie — CSN.

Les termes de l’entente de principe seront dévoilés aux membres dans les prochaines semaines dès que les textes finaux auront été rédigés.

Le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance – CSN (STTCPEE-CSN) compte 35 centres de la petite enfance regroupant ainsi plus de 850 travailleuses. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération de la santé et service sociaux – CSN (FSSS-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux – CSN (CCSNE-CSN).

Grève de 250 travailleuses CPE les 18 et 19 avril

Devant la lenteur des négociations et les reculs que cherchent à imposer l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE) et les directions de 12 CPE de la région, les 250 travailleuses ont décidé de déclencher une grève de deux jours, les 18 et 19 avril. Pour marquer leur ras-le-bol face à l’attitude patronale, ces travailleuses ont fait du piquetage aujourd’hui devant leurs CPE pour réclamer l’accélération des pourparlers dans le but de conclure rapidement leur convention collective, échues depuis le 31 mars 2015.

« Nous n’avons jamais vécu une négociation aussi longue et complexe que la ronde actuelle, déclare Stéphanie Vachon, présidente du Syndicat des travailleuses des CPE de l’Estrie (STTCPEE–CSN). Ces deux journées de grève se veulent un message à l’endroit de l’APNCPE : nous voulons une entente à la hauteur de ce qui a été conclu dans 23 CPE en Estrie comme d’ailleurs dans plus de 300 autres CPE au Québec. Ces travailleuses sont sans contrat de travail depuis plus de trois ans, là, c’est assez ! Il nous faut un règlement, et ce ne sera pas à n’importe quel prix. »

Rappelons que le 6 novembre dernier, une entente nationale est intervenue avec le gouvernement et plusieurs associations patronales sur plusieurs matières, dont les salaires, le régime de retraite, l’assurance collective, les ratios éducatrice/enfants, la planification pédagogique, les congés. Or, l’Association patronale nationale des CPE s’est retirée de la table nationale en février 2016 pour tenter de régionaliser le processus et les matières de la négociation. Depuis, le syndicat constate que les négociations sont devenues très ardues.

« On s’enfarge littéralement dans des détails qui n’en finissent plus depuis des semaines, ajoute Stéphanie Vachon. De plus, les demandes de reculs dans les conditions de travail sont tellement importantes que nous ne voyons pas d’entente possible à court terme. On espère bien qu’avec cette pression de nos membres, l’APNCPE va enfin comprendre qu’on n’acceptera jamais leurs reculs et qu’il est plutôt temps de régler. »

Après plus d’une vingtaine de séances qui ont débuté à l’automne dernier, les enjeux portent sur les questions d’organisation du travail, dont les horaires de travail, la liste de rappel, les choix de vacances, le rôle et le travail d’équipe, l’application de l’ancienneté, des éléments qui ne coûtent rien.

« Les directions des CPE membres de l’APNCPE doivent se rendre à l’évidence : il n’est surtout pas question d’accepter une entente qui n’est pas satisfaisante pour nos membres, renchérit la présidente du syndicat. La patience a ses limites. L’APNCPE doit dès maintenant saisir la balle au bond », conclut la présidente syndicale.

Pour Denis Beaudin, président du Conseil central de l’Estrie (CCSNE-CSN) : « Il est invraisemblable de voir une association patronale mépriser des femmes qui se dévouent corps et âme depuis des années auprès des enfants, en leur demandant de sacrifier leurs conditions de travail. Au Conseil central de l’Estrie, nous allons continuer à les appuyer pour qu’elles obtiennent ce que plus de 9000 autres travailleuses des CPE membres de la CSN ont obtenu : une entente respectueuse et conforme à leurs attentes. »

En Estrie, les centres de la petite enfance membres de l’APNCPE, qui sont touchés par les journées de grève sont les suivants :

    • CPE Les amis du globe
    • CPE Balan-Mousse (Espièglerie)
    • CPE L’Enfantillage
    • CPE Entre amis
    • CPE Fafouin
    • CPE Imagémo
    • CPE Au jardin des merveilles
    • CPE La Jardinière
    • CPE Jeunestrie
    • CPE Passe-Partout et ses amis
    • CPE La pleine lune
    • CPE Les Stroumps

À propos des CPE et de la CSN
Le Syndicat des travailleuses des CPE de l’Estrie représente 850 travailleuses. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, qui regroupe quelque 11 000 travailleuses en CPE, de même qu’au Conseil central de l’Estrie, qui compte près de 10 000 membres dans la région. Pour sa part, la CSN qui compte plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Entente de principe entérinée à 98,3 %

Après avoir déambulé dans les rues hier, et ce, afin de dénoncer l’attitude de l’Association patronale nationale des centres de la petite enfance (APNCPE) à la table des négociations, le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de l’Estrie (STTCPEE–CSN) tenait une assemblée générale spéciale aujourd’hui même, afin de dévoiler les termes de l’entente de principe intervenue dans les autres CPE de la région, affiliés à la CSN. Cette entente a été adoptée à 98,3 %.

Volet national

Au chapitre des gains obtenus lors de la négociation nationale avec le ministère de la Famille, on retrouve une bonification au niveau du temps supplémentaire, la protection de la durée du travail hebdomadaire, des sommes allouées à la formation continue et à la prévention en santé et sécurité du travail.

Un autre gain, fort intéressant, s’inscrit dans cette entente à savoir une somme de 6 millions de dollars consacrés à une contribution supplémentaire forfaitaire qui sera utilisée aux fins de l’assurance permettant ainsi des congés ou des diminutions de primes pour les assurées.

Quant aux augmentations salariales elles se résument ainsi :

1ère année : montant forfaitaire de 0,30 $ l’heure

2e année : 1,5 % (rétroactif)

3e année : 1,75% (rétroactif)

4e année : 2,00 %

5e année : montant forfaitaire 0,16 $ l’heure

Une augmentation s’ajoutera, le 2 avril 2019, et celle-ci se chiffre en moyenne à 2,4 % pour faire suite aux travaux de la relativité salariale.

Volet régional

Le maintien des acquis a été l’enjeu principal cependant un gain non négligeable est celui la banque de temps et de son utilisation.

« Le résultat du vote est fort loquace, nos membres sont plus que satisfaites des gains obtenus lors de cette négociation, c’est d’ailleurs un résultat rarement vu dans notre syndicat », déclare Mme Stéphanie Vachon, présidente du syndicat.

« La négociation des clauses relevant des niveaux régional et local s’est, somme toute, bien déroulée et le recours à la grève n’a pas été nécessaire, comme quoi il est possible de conclure une convention collective satisfaisante sans affrontements, affirme M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN). Je ne peux ainsi m’empêcher de déplorer que 250 autres travailleuses de la région n’ont toujours pas d’entente parce que l’APNCPE ne semble pas comprendre l’urgence d’agir », conclut monsieur Beaudin.

Le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de l’Estrie (STTCPEE–CSN) compte 35 centres de la petite enfance regroupant ainsi plus de 850 travailleuses. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux (CCSNE–CSN).

Une journée de grève inévitable

Après 15 séances intenses de négociation, l’impasse demeure dans la négociation entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des centres de la petite enfance de l’Estrie – CSN (STTCPEE–CSN) et l’Association patronale nationale des centres de la petite enfance (APNCPE).

« Nous n’avons jamais vécu une négociation aussi complexe, déclare madame Stéphanie Vachon, présidente du STTCPEE–CSN. La journée de grève d’aujourd’hui se veut un message clair à l’APNCPE : nous voulons une entente à la hauteur de ce qui a été conclu avec les 22 autres CPE syndiqués CSN en Estrie. Nous ne le répéterons jamais assez : ces travailleuses sont sans contrat de travail depuis trois ans, c’est inacceptable et il faut des avancées plus que significatives. Et ça presse! », indique clairement madame Vachon.

Par ailleurs, on se questionne grandement du côté syndical à savoir si les directions de ces CPE ont livré toutes les informations pertinentes lorsqu’elles ont demandé à leur conseil d’administration d’entériner l’affiliation à l’APNCPE. « Est-ce qu’elles ont affirmé que leur intention était de créer une 2e classe de travailleuses dans les CPE avec un traitement différent de la majorité et qu’inévitablement, cela se conclurait par un conflit de travail? s’insurge M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie – CSN (CCSNE-CSN). Aucun syndicat digne de ce nom n’accepterait que ses membres soient moins bien traitées que d’autres pour le même travail, et ce, sans aucune raison valable », ajoute-t-il.

En effet, l’association patronale tente de créer une disparité de traitement pour les clauses non monétaires dans ses CPE, mais sans trop avoir réfléchi aux conséquences : des conditions de travail moindres pourraient générer un exode massif des personnels, mettant ainsi l’avenir même de l’APNCPE en danger. « De toute évidence, les travailleuses préféreront se tourner vers un CPE où les conditions de travail sont plus avantageuses », conclut M. Beaudin.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des centres de la petite enfance de l’Estrie – CSN (STTCPEE–CSN) compte 35 centres de la petite enfance regroupant plus de 850 travailleuses. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), à la Fédération de la santé et services sociaux – CSN (FSSS-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie – CSN (CCSNE–CSN).

Les salariés de l’usine Kruger de Lennoxville sont à bout de souffle

Aujourd’hui, au début du quart de travail de jour, les membres du Syndicat des travailleurs(euses) du papier de Lennoxville (CSN) (STPL-CSN) ont manifesté devant l’usine Kruger de Lennoxville afin de témoigner de leur ras-le-bol à l’égard de leurs horaires de travail et de l’inaction de leur employeur devant la volonté du syndicat de travailler avec lui pour trouver des solutions.

« Il y a un peu plus d’un an, lors de la négociation de la convention collective, la demande prioritaire des travailleurs était de revoir les horaires de travail, explique Daniel Champagne, président du syndicat. Un horaire ne permettant qu’une fin de semaine de congé sur six, comme c’est le cas actuellement, empêche toute conciliation travail-famille-vie sociale. L’employeur avait alors non seulement refusé la demande, mais il avait même carrément refusé d’en discuter. Dans les mois qui ont suivi, et tel que le syndicat en avait prévenu l’employeur, six personnes ont quitté l’usine principalement en raison de l’horaire de travail. Dans une petite usine de 40 travailleurs comme la nôtre, c’est catastrophique », se désole-t-il.

À la suite de ces départs, la direction de Kruger s’est adressée au syndicat et a demandé d’avoir des discussions sur l’horaire de travail. Le syndicat, de bonne foi, s’est prêté à l’exercice. Or, c’est avec une déception immense que les membres ont vite compris qu’aucune réelle discussion n’était souhaitée par la direction, cette dernière voulant plutôt imposer un nouveau cycle d’horaire qui, aux yeux des travailleurs, rendrait leur situation encore pire.

En effet, la direction propose un horaire de travail qui exige que les salariés effectuent en moyenne près de cinq heures de plus par semaine et qui occasionne l’abolition de trois emplois. De plus, dans la proposition patronale, plusieurs avantages monétaires acquis au fil de nombreuses années de négociation et à la suite de concessions importantes de la part des travailleurs sont carrément annulés. « En fait, l’employeur propose un projet qui le fait gagner sur tous les points, mais cela au détriment des travailleurs. C’est inacceptable! » s’indigne M. Champagne.

« La situation actuelle est préoccupante et mérite d’être dénoncée, ajoute M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie. L’horaire de travail de l’usine de Lennoxville est complètement incompatible avec les nouvelles réalités et priorités des jeunes d’aujourd’hui. Sans compter que même des personnes avec plusieurs années d’ancienneté ont fait le choix de quitter leur emploi au cours des derniers mois afin de recommencer ailleurs, et ce, dans le but de reprendre le contrôle de leur vie personnelle. »

Réunis en assemblée, les membres du syndicat ont rejeté à 100 % le cycle d’horaire non négociable imposé par la compagnie et c’est également à 100 % qu’ils ont décidé de débuter des moyens de pression pour dénoncer ce manque de respect de leur employeur.

« Il est déplorable de constater que l’employeur non seulement refuse de discuter des propositions du syndicat, mais qu’en plus il leur fait une offre qui empire la situation des salariés quant à l’horaire de travail tout en exigeant de leur part des concessions financières importantes et des pertes d’emplois, dénonce M. Michel Tétreault trésorier de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN). Nous demandons à l’employeur de faire preuve de plus de considération face à ses travailleurs et de se prêter honnêtement à l’exercice auquel il a lui-même convoqué le syndicat. Nous désirons aussi rappeler à l’employeur qu’avec la pénurie de main-d’oeuvre qui sévit actuellement dans le secteur manufacturier, la situation est critique et exige que l’on s’y attarde de façon urgente » conclut M. Tétreault.

Le Syndicat des travailleurs(euses) du papier de Lennoxville (CSN) compte une quarantaine de membres. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux, à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE).

Un vote de grève à 100 % pour les CPE de l’Estrie

Réunis hier en assemblée générale à l’hôtel Delta de Sherbrooke, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des centres de la petite enfance de l’Estrie (STTCPEE-CSN) se sont prononcées, par scrutin secret, en faveur d’une banque de six (6) journées de grève, à utiliser au moment jugé opportun.

Les membres du STTCPEE sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015. « Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN). Le message est qu’elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour sa part, Mme Stéphanie Vachon, présidente du STTCPEE, explique « qu’après 30 rencontres de négociation, les ententes portent principalement sur les clauses non monétaires ». Elle mentionne également que « dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants ».

« Il y a là bien plus qu’un conflit employeurs/employées. Par nos revendications, nous permettrons aussi d’assurer la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, réseau fiable et mondialement réputé dont s’est doté la population du Québec dans le but d’assurer des services de garde éducatifs de qualité pour nos enfants », conclue Mme Vachon.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des centres de la petite enfance de l’Estrie – CSN (STTCPEE-CSN) compte 35 centres de la petite enfance regroupant ainsi plus de 850 travailleuses. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) ainsi qu’au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN).

Note : la page Facebook officielle des travailleuses en CPE membres de la CSN peut être consultée à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/Faconnonsnotreavenir/

Une autre réforme insensée !

Depuis la fusion des établissements de santé et services sociaux en Estrie, le CIUSSS Estrie – CHUS a comme objectif de fusionner les programmes de la déficience physique, la déficience intellectuelle ainsi que le trouble du spectre de l’autisme.

Ainsi, le programme ressources résidentielles d’hébergement ainsi que le sous-programme retard global de développement du programme enfant adolescent font actuellement l’objet d’une fusion avec des équipes du CRDITED Estrie, où des déménagements sont à prévoir.

« Nous craignons que ces décisions aient des impacts négatifs sur la clientèle que nous desservons et ultimement sur notre mission comme centre de réadaptation physique. Nous savons que la direction cherche actuellement à revoir comment les services peuvent être donnés différemment. Si nos collègues de travail sont appelés à prendre sous peu dans leur charge de travail une clientèle en déficience intellectuelle, en plus de leur clientèle déjà existante en déficience physique, comment pourrons-nous maintenir la même qualité et intensité de service auprès du public ? » déclare M. Martin-Pierre Mercier, président du Syndicat des salariés du Centre de réadaptation Estrie (SSCRE-CSN).

« Nous nous expliquons mal cette réorganisation de services. En effet, augmenter les services pour une clientèle est fort louable, cependant, en priver une autre pour autant c’est déshabiller Paul pour habiller Pierre! » ajoute Mme Julie Bolduc, vice-présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN).

« Les derniers mois nous ont malheureusement donné raison ! Nous assistons aux effets néfastes que nous appréhendions avec les réformes dans les services sociaux et de la santé du gouvernement libéral. En effet, outre le chambardement au niveau du personnel de la santé et des services sociaux, nous sommes à même de constater des fusions de missions qui attaquent la spécificité et entraînent une perte d’expertise qui a un impact négatif pour la population. Le sous-financement et la restructuration actuelle ont des effets désastreux sur l’accessibilité et la qualité des services », s’indigne Mme Mélissa Gaouette, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

À propos
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte près de 6000 membres dans la région de l’Estrie.

Une première journée de grève pour les travailleuses et les travailleurs de la Coop La Patrie

« Assez, c’est assez ! » Voilà le slogan scandé par les travailleuses et travailleurs de la Coop La Patrie qui entament ce matin une première journée de grève. Réunis en assemblée générale le 20 juin dernier, les membres du Syndicat des employés-es de la Coop La Patrie (FC–CSN) avaient voté à l’unanimité un mandat d’application de moyens de pression, incluant la grève générale illimitée, qui serait déclenchée au moment jugé opportun.

« Les travailleuses et les travailleurs de la Coop La Patrie n’ont d’autre choix aujourd’hui que d’exercer leur droit de grève afin de manifester clairement leur mécontentement face au mépris affiché par leur employeur », déclare Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN).

Après avoir accepté des augmentations salariales conditionnelles à la bonne santé financière de la Coop lors de la dernière négociation, augmentations qui se sont révélées dérisoires, les employé-es ont reçu un nouvel affront de l’employeur en mai dernier lorsque celui-ci a déposé des offres salariales insensées de 2 % sur 5 ans pour la prochaine convention collective. Ces offres, si elles se retrouvaient telles quelles dans la convention, accentueraient gravement la spirale d’appauvrissement vécue par les syndiqué-es de la Coop La Patrie depuis plusieurs années. À titre d’exemple, le commis d’épicerie qui gagne 11,54 $ a vu son salaire augmenter de 0,24 $ de l’heure au cours des sept dernières années. Pendant cette même période, le salaire minimum augmentait de 2,05 $.

« Par cette première journée de grève, les travailleuses et les travailleurs de la Coop souhaitent envoyer un signal clair à leur employeur. Ils sont déterminés à améliorer leurs conditions salariales. Ils considèrent, à juste titre, avoir fait leur part pour assurer la pérennité de la Coop. Aujourd’hui ils doivent penser à rétablir leur propre situation financière », conclut Denis Beaudin. Les syndiqué-es ont aussi annoncé que, s’il n’y a toujours pas d’entente de principe entre les deux parties le 21 juillet, ils déclencheront une grève générale illimitée.

À propos

Le Syndicat des employé-es de la Coop La Patrie représente 27 membres, regroupés au sein de deux accréditations, soit épicerie et quincaillerie/matériaux. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN).

Vote de grève au Centre de tri de Sherbrooke

Réunis en assemblée générale le 3 juin dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre de tri de Sherbrooke ont donné à leur comité de négociation un mandat d’application de moyens de pression incluant la grève générale illimitée à être déclenchée au moment jugé opportun, et ce, avec une forte majorité de 94 %.

« Les travailleuses et les travailleurs du Centre de tri n’ont eu d’autre choix que de se munir d’un mandat de grève afin de manifester clairement leur mécontentement face aux offres insultantes de leur employeur », déclare M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN).

Effectivement, l’employeur a déposé des offres pécuniaires des plus ridicules qui peuvent être interprétées comme un mépris total à l’égard de ces travailleuses et ces travailleurs qui opèrent dans des conditions difficiles. Pour les trois prochaines années pour lesquelles l’employeur est lié par un contrat, ces offres se résument à des augmentations de 0,10 $, 0,15 $ et 0,20 $ l’heure. « Lorsqu’on sait que le salaire d’un trieur au centre de tri est de 13,50 $ l’heure, les demandes syndicales ne sont pourtant pas extravagantes. Effectivement, ces salarié-es ne demandent qu’une augmentation de 0,50 $ l’heure », ajoute M. Beaudin.

« Rappelons qu’en 2010, les travailleuses et les travailleurs du Centre de tri ont été en grève deux semaines et qu’ils ont alors obtenu gain de cause. Il serait souhaitable que l’employeur, dans la présente négociation, pose un geste significatif, qu’il démontre de la considération à ses employé-es et qu’il évite la grève. La balle est maintenant dans son camp ! » conclut le président du CCSNE–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre de tri de Sherbrooke compte environ 30 membres. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux, la Fédération des employées et employés du secteur public (FEESP–CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN).

L’Estrie subit 40 % de coupe en santé publique pour 2015-2016

Le ministère de la Santé vient d’annoncer une coupe de 40 % du budget consacré à l’équipe de santé publique de l’Estrie.

Cette ponction de 1 M$ sur 2,5 M$ survient après l’annonce de la diminution de budget pour l’ensemble des services en santé publique, qui datait du dernier budget libéral du ministre Leitão. « Couper 1 M$ sur une enveloppe de 2,5 M$, ce n’est plus de la rigueur, c’est de la démolition », s’insurge Étienne Blanchette, président du Syndicat des employé-es de l’Agence de la santé et des services sociaux de l’Estrie (CSN).

La coupe de 1 M$ sera répartie comme suit : 35 % à la prévention et promotion de la santé, 35 % à l’administration, 15 % à la surveillance de la santé et 15 % à la protection de la santé. En tout, c’est l’équivalent de 10 postes à temps plein permanents qui seront retranchés. De plus, si l’on compte les coupes liées aux affectations temporaires non renouvelées au 31 mars, il faut ajouter minimalement 5 autres postes à temps plein !

« Contrairement à ce que répète le gouvernement, les services seront très affectés », ajoute le président. L’Estrie avait misé plus que d’autres régions sur la prévention et c’est ce qui explique qu’elle subit davantage les contrecoups de cette décision mal avisée du ministère. La prévention, c’est stratégique pour éviter de dépenser plus dans les soins de santé plus lourds. Les professionnel-les de l’Agence œuvrent, par exemple, à prévenir l’obésité des jeunes en révisant les menus des écoles ou en faisant la promotion de saines habitudes de vie ou encore de l’allaitement maternel. En ce qui concerne le volet protection de la santé publique, les experts mènent notamment des études toxicologiques à la suite de la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic ou pour les problèmes de moisissures dans les écoles de la région.

« L’Estrie avait fait un choix judicieux en misant sur la prévention et la coupe drastique en provenance du ministère de Gaétan Barrette crée une injustice pour notre région », fait valoir Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CSN).

Notons que l’ensemble des dernières mesures d’austérité en santé publique représente une coupe de 23,7 M$ pour l’ensemble du Québec. Toutes les régions sont touchées à divers degrés. Cette rationalisation survient en pleine réorganisation liée à la nouvelle loi 10 qui insécurise l’ensemble des travailleuses et des travailleurs des agences régionales qui ne savent pas toujours où ils seront transférés après l’abolition de leur organisation.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.