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IKEA : le magasin de Montréal devra se passer de ses employé-es

Réunis en assemblée générale spéciale vendredi soir, les membres du syndicat ont voté à 97 % pour l’utilisation d’une banque de dix jours de grève au moment jugé opportun.

Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2021, les 500 syndiqué-es ont tenté de s’entendre avec l’employeur depuis mars dernier. Une dizaine de séances de négociations ont eu lieu, sans succès.

Moins de 16,90 $ l’heure

IKEA, la multinationale suédoise, souhaite pouvoir faire appel à davantage de sous-traitance. En contrepartie, le syndicat veut préserver les emplois et bonifier les salaires. En effet, à l’entrée, une nouvelle recrue gagne 15,60 $ l’heure, et ce, pour une période de trois ans.

Vendredi, plus d’une cinquantaine d’employé-es ont décidé de se présenter au travail sans leurs uniformes pour augmenter la pression vis-à-vis la négociation. Dans un coup d’éclat inattendu, l’employeur les a tout simplement renvoyés à la maison.

En soirée, le syndicat a décidé de tenir une assemblée extraordinaire. À l’issue de cette réunion, les syndiqué-es ont décidé de débrayer pour deux jours.

Les employés d’IKEA votent la grève

C’est par une très forte majorité que les employé-es de IKEA Montréal ont rejeté les dernières offres patronales, lors d’une assemblée générale tenue dimanche dernier. Du même coup, les syndiqué-es se sont munis d’un mandat de moyens de pression, incluant une banque de 24 heures de grève à être déclenchée au moment jugé opportun. La grève a été votée dans une proportion de 92 %.

Le mécontentement des employé-es était manifeste lors de la réunion syndicale. Les offres patronales sont qualifiées d’insultantes. « L’employeur fait montre d’un mépris sans nom avec son offre salariale. Il veut nous faire régresser, rien de moins ! », s’indigne Carolina Caballero, présidente du Syndicat d’IKEA Montréal (CSN). La direction de la succursale montréalaise de la chaîne scandinave, située dans l’arrondissement Saint-Laurent, propose une offre salariale ni plus ni moins qu’offensante pour les salarié-es. Elle comprend des montants forfaitaires et non indexés pour les deux premières années de la convention collective. De plus, l’employeur veut intégrer une nouvelle méthode de calcul des échelons salariaux qui aurait pour effet de différer sensiblement les augmentations de salaire. On estime que les jeunes embauchés seraient davantage pénalisés par cette nouvelle façon de faire.

Des demandes légitimes

Parmi les demandes syndicales, on souhaite obtenir une meilleure protection des emplois, des horaires de travail décents, de saines relations de travail et de justes augmentations de salaire. La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2015. Le Syndicat d’IKEA Montréal représente environ 350 travailleuses et travailleurs.

À propos

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) est un organisme régional affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Il regroupe plus de 106 000 membres du secteur public et du secteur privé, répartis au sein d’environ 400 syndicats sur le territoire des régions administratives de Montréal, de Laval et du Grand Nord.