Toujours rien pour les sylviculteurs

Le nouveau gouvernement du Québec n’a pas tardé à annoncer un réinvestissement notable dans les travaux sylvicoles, mais on ne prévoit toujours rien pour améliorer le sort des sylviculteurs.

L’annonce du premier ministre Philippe Couillard et du nouveau ministre de la Forêt, Laurent Lessard, prévoit notamment un montant supplémentaire de 42 M$ pour les travaux commerciaux et précommerciaux qui servent à augmenter la productivité de la forêt québécoise.

« On ne précise cependant rien sur la manière dont ces fonds supplémentaires pourraient servir à améliorer les conditions de travail des sylviculteurs qui sont pourtant déplorables », soutient René Martel, président du Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN).

Rappelons sur ce point que les sylviculteurs sont les seuls travailleurs du secteur forestier à ne pas être payés à l’heure. Le SNS déplore particulièrement le fait que les travailleurs doivent fournir leurs propres outils et doivent parcourir de longs trajets sur des chemins forestiers, sans compensation financière, pour se rendre à leur lieu de travail. Comme il s’agit en plus d’un travail difficile physiquement à cause du froid, de la pluie, des moustiques, etc., le SNS met en garde le gouvernement contre le manque de relève québécoise qui commence déjà à se faire sentir.

L’annonce gouvernementale du 29 avril comporte par ailleurs plusieurs autres imprécisions. On ne sait pas, par exemple, quelle portion de l’argent prévu pour les travaux sylvicoles ira à des lots qui seront distribués par les enchères du nouveau régime forestier. On ignore également, pour le moment, quelle sera la répartition régionale. Au bout du compte, on pourrait assister à un saupoudrage de l’argent supplémentaire dans divers travaux et régions, de telle sorte qu’on pourrait ne pas avoir de sommes conséquentes à consacrer à l’amélioration nécessaire des conditions de travail des sylviculteurs.

Piétinement gouvernemental

« Il est grand temps que le gouvernement libéral réactive le comité d’amélioration des conditions de travail des sylviculteurs qu’il avait lui-même mis en place lors de son précédent mandat au pouvoir», insiste Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN). Le président de la FIM-CSN enjoint également le gouvernement à prévoir des budgets sur plus d’une année, afin de stabiliser le secteur sylvicole.

Lors du récent Rendez-vous national de la forêt de Saint-Félicien, la CSN proposait également un décret qui fixerait des conditions minimales de travail afin d’éviter que les entrepreneurs forestiers tentent d’obtenir des contrats en faisant baisser leurs coûts sur le dos des sylviculteurs, comme ce fut le cas l’an dernier. « La forêt publique québécoise doit profiter aux Québécois et aux Québécoises, pas seulement aux grandes entreprises », rappelle Alain Lampron.

À propos

Le Syndicat national de la sylviculture est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Quant à la CSN, elle représente plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

La CSN participe à la remise de bourses aux étudiantes

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est fière et se réjouit de s’associer à nouveau comme partenaire à la 18e édition du concours « Chapeau les filles! » organisé par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

Ce concours récompense des étudiantes qui brisent les clichés et osent l’apprentissage d’un métier non traditionnel. L’entêtement et le courage dont elles font preuve méritent d’être soulignés.

Il est vrai que les Québécoises ont fait d’immenses progrès depuis la Révolution tranquille. Elles sont même plus nombreuses que les hommes à poursuivre des études supérieures au cégep et à l’université. Malgré tout, certains domaines leur échappent et demeurent des chasses gardées masculines. Il faut donc maintenir la pression et les efforts pour que toutes les filles puissent choisir leur carrière non sur la base de leur sexe, mais de leurs intérêts, de leurs aspirations et de leurs passions.

C’est dans cet esprit et dans ce but que la CSN participe à la remise de bourses à des jeunes femmes qui poursuivent des études dans un programme de formation professionnelle ou technique traditionnellement masculin.

Manon Tremblay, agente de liaison aux luttes sociales du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean (CSN) sera présente au dévoilement des gagnantes et remettra une bourse de 500 $ à l’une d’entre elles lors de la cérémonie régionale qui aura lieu au Collège d’Alma (salle La Tourelle, porte 1) du 675 boul. Auger à Alma, de 10 h 30 à 12 h, le 2 mai prochain.

En terminant, la CSN et le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean (CSN) tiennent à féliciter toutes les lauréates et leur souhaitent la meilleure des chances.

Le syndicat des employés municipaux de la Ville de Saguenay: acceptation à 83 % de l’offre globale et finale de la ville

Réunis en assemblée générale hier à Chicoutimi, plus de 350 travailleurs cols bleus et membres du Syndicat des employés municipaux de la Ville de Saguenay (CSN) ont voté sur l’offre globale et finale déposée par la Ville la semaine passée.

En négociation depuis près d’un an et demi, les parties ont décidé, il y a quelques mois, de faire appel à un conciliateur et, il y a quelques semaines, d’entreprendre un blitz de négociation. Le syndicat a fait des gains concernant les clauses sur l’attribution du temps supplémentaire, la date d’ancienneté et sur d’autres clauses normatives.

« Au cours de l’année et demie où nous avons été en négociation, nous avons obtenu plusieurs choses, mais après plusieurs rencontres de blitz de négociation, rencontres qui se sont passées en mars et en avril derniers, nous nous sommes vite rendus à l’évidence que nous ne pourrions en arriver à une entente de principe, nos positions demeurant différentes de part et d’autre; la Ville a donc pris la décision de déposer une offre globale et finale la semaine dernière. Nous avons fait confiance à nos vis-à-vis, car ils nous avaient fait comprendre qu’en blitz de négociation avec un comité restreint, les choses allaient avancer plus vite. Nous avons choisi de procéder de la sorte, mais l’employeur a fait des offres conditionnelles à des compromis syndicaux ! » de déplorer monsieur Claude Dion, président du Syndicat des employés municipaux de la Ville de Saguenay (CSN).

«L’employeur tenait à obtenir, selon ses propos, la flexibilité des employés affectés aux travaux publics et en échange, il a bonifié les primes, les repas, améliorations des conditions de travail pour les temporaires de longue date et autres. Les demandes patronales étaient notamment justifiées par la restructuration qu’il dit vouloir entreprendre en 2015 et qui devrait toucher la plupart des groupes des employés de la Ville. Nous avons démontré notre bonne foi et nous avons fait un choix de raison et non de cœur en acceptant cette offre finale, mais sachez qu’en 2015 nous ramènerons les demandes sur lesquelles nous n’avons pas pu discuter » d’affirmer monsieur Dion.

Bien que le résultat soit de 83 % pour l’acceptation de cette offre finale, les membres se sont exprimés haut et fort contre le comportement de l’employeur pendant cette négociation et sur le fait que plusieurs cadres ont fait planer des rumeurs de non-rappel au travail pour l’été si le contrat n’était pas accepté. « Nous n’avons pas eu peur de ces menaces; par contre, nous ne pouvions les balayer de la main et par souci de transparence, nos membres devaient être au courant de ces menaces faites par l’employeur » d’expliquer monsieur Dion. « Cependant, la prochaine ronde de négociation est pour très bientôt et il faut que l’employeur sache que nos membres sont prêts et que l’exécutif se rappellera de la façon dont cette négociation-ci s’est passée » de conclure le président du syndicat.

Le Syndicat des employés municipaux de la Ville de Saguenay (CSN) est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics – CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean compte plus de 16 600 membres. La CSN représente plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

Près de 1100 emplois perdus à Saint-Fulgence

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) tient à remettre les pendules à l’heure en ce qui concerne l’impact dévastateur de la récente fermeture de la scierie de Produits forestiers Résolu à Saint-Fulgence. Cette petite municipalité vient de perdre son principal employeur qui comptait plus de 250 travailleurs en usine et en forêt il y a quelques années seulement.

En fait, une étude réalisée en 2010 par le milieu estimait même que la plus grande scierie de cette région générait 325 emplois directs (usine et forêt) auxquels s’ajoutaient 800 emplois indirects. On parle donc d’une perte de plus de 1100 emplois perdus au total et non pas de seulement 15 emplois comme le laissait entendre Résolu récemment.

La CSN représentait les travailleurs en forêt du Syndicat des travailleurs en forêt de Produits forestiers Saguenay. Ces derniers ont perdu leur emploi en septembre dernier, ce qui signifie que l’usine n’était plus approvisionnée depuis plusieurs mois. Résolu a donc procédé à une fermeture par étape, ce qui a comme effet d’amoindrir l’impact médiatique.

« Malgré les efforts d’un comité de relance, ni Produits forestiers Résolu ni le gouvernement du Québec n’ont mis les efforts nécessaires pour moderniser et relancer cette usine. Le marché du bois est pourtant en remontée depuis plus d’un an », affirme Engelbert Cottenoir, président du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSN).

Les emplois doivent demeurer en région

« Il faudrait trouver un nouvel acquéreur pour la scierie de Saint-Fulgence ou à tout le moins s’assurer que l’approvisionnement en bois qu’elle détenait dans la forêt publique puisse continuer à générer des emplois dans la région », insiste Alain Lampron, président de la FIM-CSN.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Le syndicat salue la mobilisation et prend acte des positions des partis politiques

Nous sommes fiers de nos membres qui n’ont pas lâché la lutte pour faire comprendre à la population l’importance de maintenir ouvert le foyer de groupe à Roberval. Les membres du syndicat du Centre Jeunesse ont fait un travail extraordinaire depuis le début de l’automne passé pour maintenir le débat sur la place publique et mettre de la pression sur les décideurs. « Nous sommes fatigués certes, mais nous pouvons garder la tête haute. Malgré la machine qui travaillait pour fermer le foyer de groupe, nos membres ont fait beaucoup d’éducation publique depuis plus de 6 mois. La détermination de nos membres a permis à d’autres de joindre leur voix à la nôtre. Dans la communauté, il n’y a plus personne qui pense que cette fermeture est une bonne idée. Dans les dernières semaines, plusieurs individus et groupes ont joint leur voix à celle du syndicat. Nous espérons que notre lutte va faire la différence et que le foyer va rouvrir prochainement », indique Nancy Poulin, présidente du syndicat.

Nous profitons de l’occasion pour remercier l’ensemble des intervenants qui ont pris le temps d’évaluer la situation et de se prononcer sur cet enjeu important. Ce consensus doit faire réfléchir les décideurs, qu’ils soient de la région ou du ministère. Nous n’avions pas prévu que cette bataille allait continuer jusqu’à la campagne électorale. Dans le cadre de la campagne, nous n’avions d’autre choix que d’interpeller tous les partis sur leurs intentions quant à la réouverture du foyer de groupe, et ce, sans hypothéquer d’autres services essentiels du Centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les positions des partis politiques

Nous comprenons que tous les partis ont maintenant dit leur dernier mot. Le Parti Libéral du Québec, par la voix de son chef, a déclaré qu’il rouvrirait le foyer de groupe en ajoutant des crédits additionnels, dès le lendemain d’une victoire libérale lors des élections. Le député Amir Khadir de Québec Solidaire, en tournée à Roberval la semaine dernière, a pris l’engagement de rouvrir le foyer de groupe sans fermer d’autres services du Centre jeunesse. Le candidat de la CAQ de Roberval s’est aussi prononcé en faveur de la réouverture du foyer du groupe. Finalement, le Parti Québécois semble être incapable de s’engager sur cette question. Le syndicat a interpellé tous les députés de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis des mois. Le syndicat a écrit à la ministre. Aucune réponse. Finalement, nous espérons que le PQ soit prêt à continuer des discussions s’il devient le prochain gouvernement après le 7 avril.

« Espérons que la mobilisation syndicale, suivie d’une mobilisation de toutes les forces intéressées par la question des jeunes, vont faire en sorte que le foyer de groupe va retrouver très rapidement sa vocation », de conclure Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS-CSN.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS est l’organisation syndicale la plus représentative du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

Pour faire de la santé et des services sociaux l’enjeu majeur de cette campagne

À raison d’un communiqué de presse par semaine, nous avons adressé une série de questions concernant quatre grands thèmes : Financement et gouvernance du réseau, Privatisation et sous-traitance, Prestation des services et Personnel du réseau. Nous souhaitions par cette démarche faire de la santé et des services sociaux l’enjeu majeur de cette campagne et par conséquent, alimenter le débat public. Nous avions même pris l’engagement de tenir une conférence de presse le 2 avril afin de rendre public le résultat de cette consultation.

Les partis politiques se passent d’une occasion de discuter de l’enjeu prioritaire de la population

Devant le désolant constat des réponses reçues, nous avons pris la décision de produire uniquement le présent communiqué de presse. En effet, aux quatre communiqués qui auront été transmis personnellement aux différents candidats, nous n’aurons reçu qu’une seule et unique réponse, soit celle de Québec Solidaire au communiqué numéro 3. Les différents candidats ont ainsi fait le choix de ne pas utiliser ce forum pour répondre aux préoccupations des 6000 électeurs que nous représentons, et par ricochet, à la population en général.

« C’est le signe qu’encore une fois, l’enjeu de la santé et des services sociaux n’aura été qu’effleuré en surface dans cette campagne et que les candidats ont fait le choix de ne pas traiter de ce qui préoccupe le plus leurs électeurs. De notre côté, nous avons informé nos membres sur les grands enjeux qui touchent le réseau de la santé et des services sociaux et ce sera à eux de faire leur choix le 7 avril prochain », explique Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS-CSN.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS est l’organisation syndicale la plus représentative du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

Harper se « fish » toujours de nos problèmes

À l’occasion du 2e anniversaire de l’annonce par le gouvernement Harper de la réforme de l’assurance-emploi, des militantes et militants de la Coalition contre la réforme de l’assurance-emploi ont manifesté devant le bureau de Denis Lebel à Roberval. Sur la thématique «Vos problèmes, j’m’en fish», des poissons à l’effigie de Stephen Harper et de Denis Lebel ont été collés sur la vitrine du bureau.

Obligation d’accepter un emploi allant jusqu’à 70% du salaire régulier, abolition du minimum de base du revenu de travail, abolition des conseils arbitraux et abolition du projet pilote prolongeant la période de prestation dans certaines régions, ne sont là que quelques éléments qui ont été à nouveau dénoncés par la Coalition. « Nous nous répétons depuis maintenant deux ans et rien ne change ! Stephen Harper, aidé dans la région par son valet Denis Lebel, ne fait qu’imposer à la population son idéologie destructrice. Le tout, sans égard à l’appauvrissement que ces mesures entraînent pour les travailleuses et travailleurs les plus précaires! » déclare Engelbert Cottenoir, président du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean – CSN.

La coalition formée d’organismes communautaires, de syndicats et d’associations étudiantes entend bien poursuivre la lutte qui l’anime depuis l’annonce de la réforme il y a maintenant deux ans et l’application de celle-ci l’année suivante. « Cette réforme est tout à fait inacceptable puisqu’elle constitue une attaque directe et brutale envers tous les salariés. En effet, les changements apportés constituent une grave atteinte au droit à la liberté de choisir librement son travail et au droit à une protection en cas de chômage; droits reconnus internationalement par la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Nous voulions le rappeler aujourd’hui : tout cela n’est pas un poisson d’avril ! » conclut Sylvain Bergeron, coordonnateur de Lieu d’Actions et de Services dans l’Unité avec les Sans Emploi (L.A.S.T.U.S.E).

À propos de la coalition régionale

La Coalition régionale contre la réforme de l’assurance-emploi regroupe la Confédération des syndicats nationaux (CSN), l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), le Mouvement des Associations générales étudiantes de l’UQAC (MAGE-UQAC), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), le Mouvement action chômage (MAC) Lac-St-Jean Est, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le Lieu d’Actions et de Services dans l’Unité avec les Sans Emploi (L.A.S.T.U.S.E.) du Saguenay. Elle vise l’abrogation de la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement Harper et la tenue d’une consultation publique sur l’amélioration du programme.

Pour faire de la santé et des services sociaux l’enjeu majeur de cette campagne

Tel qu’annoncé le 13 mars 2014, voici le quatrième et dernier communiqué de presse ayant pour but d’interpeller les candidats sur les grands enjeux du réseau de la santé et des services sociaux afin d’alimenter le débat public pendant la campagne électorale.

Le quatrième thème : le personnel du réseau

Depuis plusieurs années le réseau québécois de la santé et des services sociaux doit composer avec d’importantes pénuries de personnel. Les cas des infirmières, infirmières auxiliaires et préposé-es aux bénéficiaires sont bien connus, mais aujourd’hui c’est presque l’ensemble des catégories d’emploi qui sont touchées : services techniques et métiers, employées de bureau, employés de l’entretien ménager, professionnelles en soins. Les grandes responsables de ce phénomène sont les compressions budgétaires puisqu’elles provoquent un alourdissement de la tâche des employé-es et diminuent les conditions de travail. Bref, les services publics vivent un grave problème d’attraction et de rétention de personnel.

Pour ceux qui demeurent à l’emploi et qui parviennent à maintenir à bout de bras ce réseau, les conditions de travail sont loin de l’idée préconçue des « gras durs ». En effet, une récente étude de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) démontre que le recul de la rémunération globale des employés du gouvernement est aujourd’hui de 8,3 %. On le constate de plus en plus, les problèmes d’attraction et de rétention le démontrent d’ailleurs très bien, l’avenir des services publics passe par une amélioration des conditions de vie du personnel.

Un autre effet des compressions budgétaires et des pénuries de personnel se fait sentir sur les taux d’invalidité. Dans le réseau de la santé et des services sociaux, dans les cas d’assurance invalidité de courte durée, l’employeur est aussi l’assureur. Par conséquent, chaque dollar versé en assurance invalidité est puisé à même le budget de fonctionnement. Dans notre région, la moyenne tourne autour de 6 à 7 %. C’est donc dire que 6 à 7 % de la moyenne des heures travaillées est versée en prestation d’invalidité. Pas étonnant que les établissements aient reçu l’ordre de l’Agence de la santé et des services sociaux de se préoccuper de ce poste budgétaire. Cependant, au lieu d’agir en prévention et de prendre acte de l’épuisement des travailleuses et travailleurs, ils choisissent la répression. Conséquence : une explosion des honoraires professionnels d’expertises et des gens qui retournent au travail encore malade. Le message ainsi véhiculé est à l’effet que dans le réseau, on soigne la population, mais on ne se préoccupe pas de la santé de ceux qui donnent les services.

Par ailleurs, afin de diminuer les impacts des compressions budgétaires, presque tous les services ont subi une réorganisation du travail. Précisons que nous n’avons rien contre le fait d’améliorer les services et de tenter de faire mieux, mais encore une fois, nous questionnons le fondement et la façon d’y arriver. D’abord, certains établissements confient à grands frais à des firmes privées, des mandats de réorganisation du travail, alors que ces derniers devraient être sous la responsabilité des gestionnaires en place. Pourquoi payer en double? D’autre part, ces réorganisations sont menées comme des chantiers de compressions économiques, sans la participation des employé-es et de leurs représentants syndicaux et en omettant le plus important : l’usager.

Quelles mesures entendez-vous prendre pour résoudre les problèmes de pénurie de personnel et ceux d’attraction et de rétention du personnel ?

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS représente la majorité des travailleuses et des travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

La FSSS-CSN en mode solutions

La Fédération de la Santé et des Services sociaux (CSN) répond positivement à la demande formulée par la ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, Véronique Hivon qui appelle les parties à entreprendre un dialogue sur la base de propositions formulées par le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre jeunesse Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« J’espère très sincèrement que la position communiquée par la Ministre reflète une volonté réelle de répondre aux préoccupations de la région quant à la réouverture du foyer du groupe à Roberval. Chose certaine, nous allons lui donner l’opportunité de confirmer cette volonté dans les prochains jours » a réagi le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jeff Begley.

Le syndicat a déjà reçu des indications à l’effet que l’employeur est prêt à s’assoir avec lui rapidement. Il souhaite ardemment que l’agence régionale se joigne à l’employeur dans la démarche. Toutefois, il est clair que pour trouver une solution, l’employeur devra recevoir l’aval du ministère. Une entente finale ne sera possible que si le gouvernement prend des engagements pour respecter les résultats des échanges.

Dans ce sens, le syndicat poursuivra ses moyens de visibilité tant qu’il n’aura pas la certitude que MSSS appuiera sans réserve une éventuelle entente entre les parties locales. Le syndicat et la FSSS saluent la récente réaction de la ministre Hivon comme un pas dans la bonne direction. « Nous espérons que, dès cette fin de semaine, ce lundi au plus tard, nous pourrons rouvrir le foyer de groupe et débuter des travaux qui nous mènerons vers une solution à long terme », de conclure Jeff Begley.

Pour faire de la santé et des services sociaux l’enjeu majeur de cette campagne

Tel qu’annoncé le 13 mars 2014, voici le troisième d’une série de quatre communiqués de presse ayant pour but d’interpeller les candidats sur les grands enjeux du réseau de la santé et des services sociaux afin d’alimenter le débat public pendant la campagne électorale.

Le troisième thème : la prestation des services

Les délais d’attente et les ruptures de services minent nos services de santé et de services sociaux dans plusieurs domaines, ce qui pousse plusieurs usagers à se tourner vers le secteur privé pour obtenir des services.

De quelle façon comptez-vous améliorer l’accès aux services et diminuer les délais d’attente pour chaque programme en santé et services sociaux ?

Êtes-vous en accord avec la privatisation des services auxiliaires et de métiers, des services de soutien et d’assistance et de l’hébergement dans le domaine des soins de longue durée ?

Comptez-vous faire appel au savoir-faire et aux compétences du personnel du réseau pour améliorer les services à la population et les réorganiser? Comment comptez-vous encadrer le tout? Quelles mesures seraient mises en place pour encadrer les projets de réorganisation du travail ?

Le Québec doit développer les services à domicile pour mieux répondre aux besoins de la population, notamment des personnes en perte d’autonomie. Un des enjeux centraux dans le développement des services à domicile reste la question de la prestation de ces services. Le réseau public compte sur du personnel qualifié et dévoué, mais nettement insuffisant pour donner ces services.

Comptez-vous miser sur le personnel du secteur public, notamment les auxiliaires aux services de santé et sociaux, pour le développement des services à domicile ?

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Dans la région, les compressions budgétaires des dernières années, et par conséquent les décisions prises par les dirigeants des établissements du réseau ont des conséquences directes sur la qualité et la quantité des services offerts à notre population. En prenant un peu de recul, nous constatons que ces impacts touchent la plupart du temps les plus démunis de notre société, les groupes qui ne peuvent se mobiliser pour se faire entendre. Voici quelques exemples concrets :

En CHSLD, bien que les gestionnaires se félicitent de la mise en place de l’approche milieu de vie qui vise à respecter le rythme de l’usager et ses particularités, la réalité est tout autre. En effet, la charge de travail est tellement élevée qu’il n’est pas rare de voir des usagers en pyjama en fin d’après-midi. La cadence de travail est tellement rapide que la durée des toilettes partielles (au lit) se limite au visage et aux bas de corps. Et lorsque des préposés questionnent cette cadence, la réponse est à l’effet que « nous n’avons pas promis le ciel à ces personnes ». Concernant l’alimentation, comme il faut faire manger plusieurs personnes en même temps, il n’y a pas de place pour respecter le rythme des usagers. Quand c’est nécessaire, la diète passe au liquide et pour assurer que tous les nutriments soient présents, nous y ajoutons des suppléments. Lorsque ces suppléments font effet et donne un peu trop d’énergie à ces mêmes usagers et comme le temps nous manque nous leur donnons des pilules pour les calmer.

En CRDI et en Centre jeunesse, ce sont des services spécialisés en entier qui sont sous la menace de la privatisation. Pour bien comprendre l’importance de ces services, nous évaluons qu’ils sont l’équivalent des blocs opératoires ou des soins intensifs des hôpitaux. Les usagers ayant besoin de ces services devront les recevoir de la part de personnes ayant peu ou pas de formation et dans un environnement peu ou pas contrôlé.

Que comptez-vous faire pour remédier à la situation? Quelle action allez-vous entreprendre?

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS représente la majorité des travailleuses et des travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

Foyer de groupe de Roberval du Centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Madame la Première Ministre,

Vendredi passé, le 21 mars 2014, le Centre jeunesse du Saguenay – Lac-Saint-Jean a procédé à la fermeture du foyer de groupe, unité de réadaptation combien indispensable à Roberval, offrant des services spécialisés pour les jeunes âgés de 9 à 13 ans. Nous sommes intervenus à maintes reprises depuis le mois de septembre auprès de toutes les autorités dans ce dossier afin de les sensibiliser aux effets néfastes de cette décision. Nous avons fait la démonstration que le risque de voir des incidents malheureux se produire à la suite de cette fermeture est important. Nous avons sollicité plusieurs partenaires afin d’obtenir leur opinion sur cette fermeture.

Devant la détermination du Centre jeunesse de fermer ce foyer, nous avons même fait une proposition à la ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, afin de maintenir les services, le temps de faire une évaluation basée sur les réels besoins des enfants de la région et qui fera appel à l’ensemble des partenaires. Les compressions budgétaires obligent les établissements à faire des choix difficiles qui ont des impacts sur les services. D’emblée, nous disons qu’il ne peut aller chercher l’argent dans d’autres programmes pour financer le maintien du foyer. Pour nous, il faut donc envisager l’injection d’argent de la part de l’Agence de la santé et des services sociaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean ou de la part du Ministère.

Ni la Ministre déléguée, ni son ministère ne nous ont donné une réponse sur la proposition que nous, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), avons soumise. Je me permets donc de vous interpeller publiquement.

En plus des personnes membres du syndicat, qui sont sur le terrain de façon quotidienne, nous avons reçu l’appui de plusieurs partenaires qui sont aussi préoccupés que nous sur les effets de la fermeture. D’abord, l’ex-président du conseil d’administration du Centre jeunesse, qui a démissionné après que la décision de fermer ce service ait été prise a, une fois de plus cette semaine, réitéré son désaccord avec la décision du Centre jeunesse. Les commissions scolaires qui sont inquiètes quant aux impacts négatifs de cette fermeture. D’ailleurs, à Saint-Félicien, on a même mis en place des dispositions particulières pour les enfants qui utilisent cette ressource afin de leur donner toutes les possibilités de s’en sortir. Le maire de Roberval a aussi pris position publiquement à quelques reprises sur le maintien du foyer de groupe.

Hier, la communauté de Mashteuiatsh a indiqué son désir de voir le foyer de groupe maintenu. Mis à part la direction de l’établissement, qui se retrouve avec un mandat impossible à appliquer et l’Agence qui ne peut créer de l’argent pour maintenir le service, il n’y a pas d’intervenant crédible qui se prononce en faveur de la décision de fermer le foyer.

Il nous apparaît évident que notre proposition est la meilleure façon de prendre en considération l’ensemble des besoins, tels qu’exprimés par la majorité des intervenants dans la région concernée. Nous vous demandons de regarder très sérieusement notre proposition, si ce n’est pas déjà fait et de nous donner une réponse formelle dans les plus brefs délais.

Veuillez agréer, Madame la Première Ministre, l’expression de mes sentiments les plus distingués,

Jeff Begley Président de la FSSS-CSN

Fermeture du Foyer de groupe à Roberval : les appuis se multiplient

Depuis hier, lundi 24 mars, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre jeunesse du Saguenay – Lac-Saint-Jean – CSN occupe le terrain du Foyer de groupe de Roberval.

À la suite de la fermeture du Foyer de groupe, les membres du syndicat veulent se faire entendre auprès du gouvernent péquiste qui semble faire la sourde oreille pour entendre les solutions du syndicat et de la Fédération de la santé et des services sociaux – CSN. Cependant, d’autres partis politiques se sont déjà engagés à rouvrir ce Foyer de groupe étant donné la nécessité de donner des soins de qualité aux enfants en difficulté de la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean. « Le parti libéral et le parti Québec Solidaire croient, comme nous, que cette fermeture est inacceptable et que ce service a sa raison d’être encore aujourd’hui, car les besoins des enfants sont encore omniprésents » explique madame Nancy Poulin, présidente du syndicat. « Les appuis fusent de partout; que ce soit du monde municipal, communautaire et politique, ce qui signifie que notre lutte est juste car elle concerne les enfants, ceux qui sont les plus vulnérables et qui vivent les plus grandes souffrances et ce, malgré leur jeune âge. Nous sommes déterminés à continuer cette lutte et à prendre la parole au nom des enfants qui eux, ne peuvent malheureusement pas le faire. » de conclure madame Poulin.

Mercredi le 26 mars à 11 h 30, monsieur Amir Khadir, un des deux porte-parole de Québec Solidaire viendra visiter les travailleuses et les travailleurs du Centre jeunesse du Saguenay – Lac-Saint-Jean. À cette occasion, un dîner hot-dog sera servi aux travailleuses et travailleurs du syndicat.

L’exécutif du Syndicat des travailleuses et travailleurs Centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean – CSN invite la population à interpeller les candidats aux prochaines élections en leur demandant leur intention face aux services offerts aux enfants de notre région, plus particulièrement en ce qui concerne le Foyer de groupe de Roberval. Les travailleuses et travailleurs du Centre jeunesse, qui seront installés devant le Foyer de groupe de Roberval et ce, jusqu’aux élections du 7 avril prochain, invitent la population à venir les visiter pour ainsi démontrer leur appui et en apprendre davantage sur cette ressource et mieux comprendre sa nécessité.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS représente la majorité des travailleuses et de travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

Le deuxième anniversaire de la réforme de l’assurance-emploi sera souligné à plusieurs endroits au Québec

Du 27 mars au 3 avril 2014, différentes activités de mobilisation se tiendront dans plusieurs régions du Québec afin de souligner le deuxième anniversaire de l’odieuse réforme de l’assurance-emploi, annoncée le 29 mars 2012.

Une manifestation « Harper s’en fish » à Roberval (devant le bureau du député conservateur Denis Lebel), des guignolées de la solidarité à Gaspé, Chandler, Bonaventure et Ste-Anne-des-Monts ainsi que des actions surprises à Montréal et à Trois-Rivières font partie des activités de la semaine.

La population pourra prendre connaissance de ces diverses opérations de mobilisation sur le site www.nonausaccage.com, ou en se rendant sur la page Facebook Non au saccage de l’assurance-emploi. « Ces activités illustreront par le concret que nous ne baissons pas les bras et que la lutte se poursuit », ont souligné les membres de la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi.

Rencontre des coalitions régionales Les 5 et 6 mars derniers, plusieurs représentants et représentantes de la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi se réunissaient à Ottawa avec leurs homologues des autres provinces canadiennes afin d’intensifier et d’étendre leur lutte à la grandeur du Canada. Le 29 mars prochain sera l’occasion d’organiser les suites de la mobilisation à l’échelle québécoise alors que les différentes coalitions régionales contre la réforme de l’assurance-emploi se réuniront pour la première fois à Québec.

« Si Stephen Harper pensait qu’on allait finir par se taire, nous avons de petites nouvelles pour lui, ont finalement souligné les membres de la Coalition. Nous protesterons tant qu’il n’aura pas reculé. Il va entendre parler de nous d’ici les prochaines élections fédérales, on lui en passe un papier », ont-ils conclu.

À propos de la coalition

La Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi est composée de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), de l’Union des producteurs agricoles (UPA), de Solidarité rurale du Québec (SRQ), de la Coalition de l’Est, de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) (CPQMC-I), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), l’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS), de l’Union des artistes (UDA), de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) et du Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC). Ensemble, ces organisations regroupent plus de 1,3 million de travailleuses et de travailleurs, environ 250 000 étudiantes et étudiants, quelque 43 000 productrices et producteurs agricoles, plus de 1300 municipalités et MRC du Québec, des dizaines d’organisations de développement économique et sociocommunautaires du territoire québécois, telles que des centres locaux de développement (CLD) et des chambres de commerce ainsi que la plupart des groupes de défense des droits des chômeuses et des chômeurs.

Proposition de la FSSS concernant le Centre jeunesse et le maintien des services

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), en étroite collaboration avec le syndicat du Centre Jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean, a soumis à la ministre déléguée responsable des centres Jeunesse une proposition pour maintenir en opération les services offerts dans le foyer de groupe de Roberval.

Cette proposition de la FSSS vise à permettre de faire une évaluation objective des besoins pour ce service. De plus, la FSSS a proposé des moyens pour financer ces services pendant l’évaluation qui ne nécessiteront pas l’ajout de crédits additionnels.

« Nous allons donner l’opportunité à la ministre de répondre à notre proposition avant de faire d’autres commentaires sur la place publique, à moins de ne pas avoir un retour rapide du gouvernement », explique Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS-CSN.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS représente la majorité des travailleuses et de travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

La FSSS-CSN interpelle les candidats pour faire de la santé et des services sociaux l’enjeu majeur de cette campagne

Tel qu’annoncé le 13 mars 2014, voici le deuxième d’une série de quatre communiqués de presse ayant pour but d’interpeller les candidats sur les grands enjeux du réseau de la santé et des services sociaux afin d’alimenter le débat public pendant la campagne électorale.

Le deuxième thème : privatisation et sous-traitance

Depuis plusieurs années, on assiste à une augmentation des expériences de privatisation dans le réseau. Cette privatisation prend plusieurs formes, que ce soit par le financement, la gestion ou la prestation des services, et plusieurs noms, que l’on parle de sous-traitance, de partenariat-public-privé (PPP) ou encore de recours aux agences privées. Dans tous ces cas, la privatisation croissante du réseau a des impacts sur la qualité des services donnés à la population, sur la capacité du secteur public de répondre à sa mission, sur l’augmentation des coûts et sur l’expertise du personnel qui n’est pas utilisée à sa juste valeur.

Des mythes à déboulonner

Le système public est coûteux Le système public est moins coûteux pour les individus et les collectivités que le système privé. Ainsi, en moyenne (en dollars américains), chaque Suédois dépense par année 3 722 $ pour la santé et chaque Canadien 4 363 $. En contrepartie, chaque Américain dépense 7 960 $.

Le privé est plus performant, plus efficace et plus rentable Il est beaucoup plus dispendieux de gérer une multitude de programmes de santé privés que de gérer un programme public universel. Un système privé ferait exploser les coûts administratifs et provoquerait une multiplication de soins et services de santé superflus au détriment de l’essentiel, entraînant ainsi une multiplication des complications médicales qui devraient alors être prises en charge par le secteur public.

Le privé est, pour ceux et celles qui peuvent se le payer, une solution pour désengorger le réseau public La pénurie de personnel dans le réseau public s’aggrave depuis qu’on a de plus en plus recours au privé. On voit régulièrement des médecins se désaffilier du système public. Des infirmières et d’autres professionnelles du réseau quittent leurs postes pour aller travailler dans le privé. Il est évident que le développement du système privé se fait au détriment de la pérennité du système public.

On nous dit que nous n’avons plus les moyens Pour la période allant de 2003 à 2009, l’État québécois en réduisant le taux d’imposition, s’est privé de plus de 5 milliards de dollars annuellement, ce qui équivaut à peu près au manque à gagner dans le réseau de la santé. À eux seuls, les congés de taxes aux entreprises québécoises représentent 3 milliards de dollars par année. Ces sommes ne sont évidemment pas investies dans les programmes sociaux.

Au Saguenay – Lac-Saint-Jean

Dans la région, la privatisation du réseau de la santé et des services sociaux est bel et bien débutée : lits de CSSS transférés en ressources intermédiaires (RI) (déjà plus de 100 lits ont été transférés), usagers présentant une déficience intellectuelle et nécessitant des soins spécialisés transférés en RI, jeunes en difficulté transférés en RI, maintien à domicile effectué par des coopératives de soins, travaux d’entretien et de rénovation réalisés par des entrepreneurs privés….

La FSSS-CSN demande donc aux candidats de se répondre à ces questions :

  • Quelle est votre définition d’un service public ?
  • S’agit-il : d’un service financé publiquement ? D’un service financé et géré publiquement? D’un service financé, géré et dispensé publiquement ?
  • Quelle est votre position sur la privatisation et la sous-traitance dans le réseau de la santé et des services sociaux ?
  • Dans quelles circonstances pourriez-vous être appelés à faire appel au privé en santé et services sociaux ?
  • Quelle est votre position sur le mode de réalisation en PPP et sur les ressources intermédiaires ?

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS représente la majorité des travailleuses et des travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

Appui du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Nutrinor (CSN)

C’est pour réitérer leur appui aux lockouté-es des garages des concessionnaires automobiles de la région que des représentants du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Nutrinor (CSN) se sont déplacés sur les lignes de piquetage d’Alma aujourd’hui. Ils ont aussi profité de l’occasion pour leur remettre un chèque de 500 $. « Dans moins de deux semaines, ça fera un an que plus de 400 travailleuses et travailleurs ont été mis à la rue par leur employeur. Cette situation est tout à fait inacceptable et c’est pourquoi les membres de notre syndicat ont décidé de se solidariser avec le Syndicat des employé-es de garage du Saguenay – Lac St-Jean. La solidarité syndicale est de mise dans de telles situations et le message doit être clair : la meilleure façon de soutenir cette lutte, est de respecter les lignes de piquetage! » déclare Éric Simard, président du STT de Nutrinor (CSN). Pour le STT de Nutrinor (CSN), le combat que mène présentement ces travailleuses et travailleurs touche l’ensemble du mouvement syndical.

«Depuis plusieurs années, certains employeurs tentent d’augmenter leurs profits en diminuant nos conditions de travail. Que ce soit par la sous-traitance ou le recul sur nos avantages sociaux, ils s’attaquent à celles et ceux qui font vivre leurs entreprises. La lutte que les membres du SDEG vivent présentement est la lutte que plusieurs autres devront mener dans l’avenir. Nous sommes donc venus leur dire aujourd’hui que nous sommes toutes et tous derrière eux! » conclut monsieur Simard, tout en encourageant la partie patronale à faire preuve de bonne foi, de s’assoir à la table de négociation avec une délégation qui ne se limite pas à leur seule représentante. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Nutrinor (CSN) regroupe 200 membres salariés de différents établissements de Nutrinor partout au Saguenay – Lac St-Jean. Il est affilié au Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac St-Jean, à la Fédération du commerce (FC) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Bons résultats financiers de PFR : un peu beaucoup des travailleurs là-dedans

Les syndicats des travailleurs de Produits forestiers Résolu (PFR) membres de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) se réjouissent de voir que leur employeur semble enfin avoir émergé de la situation financière difficile qui l’avait amené, cinq ans plus tôt, à demander la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.

Un peu de nous autres là-dedans

Pour l’organisation syndicale, cette annonce d’un bénéfice de 107 millions de dollars pour l’exercice de l’année 2013, en hausse de 24 % sur celui de l’année précédente, et d’un BAIIA de 377 millions, s’explique en grande partie par la contribution active des travailleuses et des travailleurs à la relance, mais aussi par les ressources naturelles abordables dont profite Résolu au Québec.

Les employé-es syndiqués membres de la FIM-CSN ont contribué activement à la relance de leur employeur et de ses installations, en acceptant, entre autres, une baisse de leur rémunération globale de près de 30 % et en encaissant la perte de quelques centaines d’emplois depuis la restructuration. Ces travailleurs souhaitent que le contexte financier favorable actuel pour PFR se répercute sur leurs conditions de travail et sur la pérennité de leurs emplois.

Alain Lampron, président de la FIM-CSN, commente l’annonce des états financiers de Produits forestiers Résolu pour 2013 de cette façon : « Pour paraphraser un fameux slogan publicitaire québécois, si aujourd’hui, PFR sort du rouge et annonce un BAIIA positif de 377 millions de dollars, les travailleuses et les travailleurs des usines, du secteur forestier et scieries de l’entreprise peuvent dire avec fierté qu’il y a un peu de nous autres là-dedans. Nous trouvons important de rappeler que les syndiqué-es FIM-CSN de PFR ont contribué plus d’une fois au plan de relance de l’entreprise en acceptant de lourds sacrifices sur leurs conditions de travail et sur leur fonds de pension.

Maintenant que la situation s’est stabilisée et que la rentabilité est de nouveau au rendez-vous, nous souhaitons rappeler à M. Richard Garneau, PDG de PFR, qu’il doit s’assurer que cette embellie profite aussi aux travailleuses et aux travailleurs qui doivent négocier un nouveau contrat de travail en 2014 et en 2015. En ce sens, nous souhaitons que le maintien d’emplois syndiqués de qualité et le réinvestissement pour assurer la pérennité des installations de la compagnie soient les priorités de M. Garneau pour les prochaines années. De cette façon, l’entreprise pourra encore longtemps bien vivre de nos ressources naturelles, et créer de la richesse et de bons emplois pour nos communautés boréales québécoises. »

À propos de la FIM

Nous sommes plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Pour la FSSS-CSN, un moratoire est nécessaire pour préserver les services aux jeunes vulnérables

Des représentant-es de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) se sont rassemblés ce midi devant les bureaux du ministère de la Santé et des Services sociaux pour exiger que le gouvernement trouve une solution aux problèmes causés par les compressions budgétaires dans les centres jeunesse. Pour la FSSS-CSN, les impacts qu’entraînent les compressions sur les services aux jeunes et leurs familles rendent nécessaire la mise en place d’un moratoire sur les coupes.

Un moratoire est nécessaire

La FSSS dénonce depuis plusieurs mois l’impact des compressions sur les services aux jeunes et leurs familles dans les centres jeunesse. Ces compressions prennent des formes diverses et vont jusqu’à la fermeture insensée de services au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce qui prive des jeunes de services spécialisés dont ils ont grand besoin. Dans un tel contexte, les travailleuses et travailleurs peinent à maintenir le bassin de services alors qu’ils vivent de plus en plus de pression au travail. « Nous avons remarqué que les intervenants et intervenantes vivent des situations de détresse qui prennent plusieurs formes inquiétantes : augmentation des absences maladie, augmentation de la consommation de médicaments et hausse des taux de roulement. Quand près de 60 % des nouveaux intervenant-es quittent après un an dans certains centres jeunesse, c’est qu’il y a un problème sérieux », explique Line Beaulieu, vice-présidente de la FSSS-CSN.

Pour la FSSS, il est grand temps d’agir pour préserver les services aux jeunes. Les impacts des compressions sont si importants que la Fédération demande au gouvernement d’implanter un moratoire sur les coupes. « Nous sommes maintenant persuadés que les travailleuses et travailleurs n’ont plus les moyens d’assurer de manière adéquate le développement des enfants dont ils ont la responsabilité. Les compressions ont des impacts sociaux sur le développement de jeunes qui ont grand besoin de notre soutien. Un moratoire nous permettrait de prendre acte de ces impacts et de réfléchir à des solutions avec le gouvernement », poursuit Line Beaulieu.

Quel avenir pour les jeunes vulnérables au Québec ?

La fermeture du gouvernement sur nos demandes nous amène à nous demander quel avenir attend les jeunes vulnérables au Québec. « Par le passé, le Québec a pris la décision de donner un coup de main aux jeunes vulnérables afin de leur assurer un bel avenir. Ils ont la vie devant eux et nous avons la responsabilité collective de les supporter. Les compressions successives nous éloignent de plus en plus de cet idéal et entraînent une réduction progressive de la qualité et de la quantité de services. Pour nous, il est grand temps de donner un coup de barre avant que la situation ne s’empire », avance Line Beaulieu.

La FSSS considère que le moment est venu de tenir des états généraux sur la situation des enfants et des jeunes vulnérables au Québec. C’est pourquoi nous interpellerons différents partenaires dans les mois à venir afin de faire de cette question un enjeu pour notre société.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public. La FSSS est la plus grande organisation syndicale du secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Règlement chez Acier Leroux à Chicoutimi

Réunis en assemblée générale cet après-midi, les membres du Syndicat des salariés d’Acier Leroux – CSN ont accepté, dans une proportion de 92 %, l’entente de principe recommandée par leur exécutif.

Ce syndicat CSN était sans contrat de travail depuis février dernier. En plus de voir améliorer les clauses de libérations syndicales, les horaires de travail, le mécanisme de prise de vacances et de congés, les octrois de poste, la clause de santé sécurité, la procédure de grief, ces travailleurs verront un meilleur fonctionnement de prise et d’octroi des heures supplémentaires. Leur régime d’assurance est également bonifié. Ce sont des augmentations salariales de 17 % sur 5 ans que les salariés ont obtenus. Leur nouvelle convention se terminera en février 2018.

Le Syndicat des salariés d’Acier Leroux – CSN fait partie de la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM-CSN) qui compte en son sein plus de 30 000 membres réunis en 320 syndicats, partout au Québec.

Après un refus du gouvernement, la FSSS prépare la riposte pour l’hiver!

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) rencontrait des représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux hier, notamment sur la question du plan de compressions budgétaires au Centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Malgré une présentation qui démontrait les impacts que ces coupures auront sur les services aux jeunes, le ministère n’a pas changé sa position. Déçue de ce refus du gouvernement, la FSSS prépare une riposte pour le retour janvier.

La FSSS–CSN rencontrait des représentants du ministère afin de s’assurer que les enfants et leur famille puissent continuer de recevoir les services que requiert leur situation. La FSSS demandait que l’on revienne sur la décision de privatiser le foyer de groupe de Roberval qui offre des services spécialisés et de fermer le bureau de la Baie. « Malgré le fait que nous avons démontré les impacts que la perte de ces services aura sur les enfants et leur famille, le ministère continue d’appuyer la décision de l’employeur. Nous fondions des espoirs dans cette rencontre et on ne peut faire autrement que d’être déçu du peu d’écoute que nous avons obtenu », explique Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS–CSN.

Mais la FSSS n’entend pas en rester là. « Nous prenons acte de l’appui du gouvernement à la décision insensée de l’employeur de couper des services à la population. Mais la partie n’est pas terminée. Dès le retour en janvier, nous lancerons une riposte car il n’est aucunement question d’accepté la fermeture de ces services. Un plan d’action sera présenté à nos membres, afin de forcer le gouvernement et l’employeur à revenir sur leur décision. Nous nous mobiliserons afin que la population de la région ne perde pas des services dont elle a tant besoin », de conclure Nancy Poulin, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre jeunesse du Saguenay Lac-St-Jean – CSN .

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS représente la majorité des travailleuses et de travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.