L’entente de principe adoptée à l’unanimité

Lors d’une assemblée générale tenue lundi soir, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Autobus Yamaska inc.–CSN (STTAY) ont accepté à 100 % par voie de scrutin secret l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 10 mars dernier.

« Pour les trois ans de durée de la convention collective, nous avons obtenu les augmentations salariales suivantes : un montant forfaitaire rétroactif de 750 $ pour 2015-2016, 2 % rétroactivement pour l’année suivante et l’indice des prix à la consommation pour la dernière année. Nous avons protégé les salaires des conductrices et des conducteurs de minibus présentement à l’emploi et nous avons également obtenu l’ajout d’une journée de maladie, ce qui nous porte à quatre jours au lieu de trois, de souligner Paul Mailloux, président du STTAY. Nous avons porté nos congés avec solde pour formation syndicale à neuf jours au lieu de trois jours et nous avons aussi simplifié la procédure de grief. »

Le nouveau contrat de travail couvrira la période du 1er septembre 2015 au 31 août 2018. Rappelons qu’en assemblée générale au mois de novembre 2016, les membres du STTAY avaient rejeté à 100 % une offre qualifiée de finale et globale déposée par l’employeur. Le 26 janvier dernier, lors d’une autre assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs s’étaient dotés d’un mandat de grève à l’unanimité.

Le STTAY rassemble 12 membres affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Secteur transport scolaire qui regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs. La FEESP compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central de la Montérégie compte environ 35 000 membres issus des secteurs privé et public.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Multi-Marques de Canada Bread doit des millions de dollars à ses employés

Multi-Marques de Laval, près de Montréal, qui produit les pains Pom, Bon matin et Villaggio, est l’un des pires employeurs au Canada : depuis 2002, l’entreprise bloque de façon intentionnelle le versement des rentes à ses employé-es retraités dont quelques-uns sont même décédés, soutiennent la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération du commerce (FC–CSN). Par conséquent, plusieurs dizaines des 150 membres du Syndicat des travailleurs(euses) de Distribution Multi-Marques ont occupé en matinée les bureaux de Canada Bread à Toronto : ils ont voulu rappeler à la maison-mère et à son propriétaire mexicain, Grupo Bimbo, leurs obligations morales et contractuelles, dont le versement dû d’environ six millions de dollars.

Pour David Bergeron-Cyr, vice-président de la FC–CSN : « Il est inadmissible qu’une entreprise appartenant à la multinationale alimentaire, Grupo Bimbo, décide de faire fi de plusieurs décisions judiciaires, dont celle de la plus haute instance qu’est la Cour suprême du Canada, l’obligeant à verser les rentes de retraite à ses employé-es. Il est clair que Multi-Marques, Canada Bread et Grupo Bimbo vont nous avoir à leurs trousses tant que le sort des 150 employé-es ne sera pas réglé. C’est méconnaître la détermination des syndiqué-es de Multi-Marques, de la FC et de la CSN. »

150 employé-es oublié-es
Quelque 150 employé-es sont visés par les litiges provoqués par Multi-Marques. Parmi eux, dix ont pris leur retraite et cinq autres sont décédés sans avoir vu la couleur d’un seul dollar. Près de 70 employé-es sont encore au travail et 62 ont préféré quitter l’entreprise. Toutes ces personnes, incluant les ayant-droit des personnes décédées, auraient dû ou devraient recevoir des prestations en vertu du régime de retraite.

Le cœur du litige
En 2002, ces employé-es décident en vertu du Code du travail du Québec de quitter le Syndicat international des travailleurs et travailleuses de la boulangerie, confiserie, tabac et meunerie (SITBCTM) pour adhérer à la FC–CSN. Dès lors, l’entreprise va s’engager dans une longue saga judiciaire relative au régime de retraite alors en vigueur, qui se poursuit encore aujourd’hui, quinze ans plus tard.

Sans succès, l’entreprise a d’abord allégué en 2002 que le règlement du régime de retraite du SITBCTM la libérait de son obligation de rembourser le déficit du régime engendré par la reconnaissance des années de services antérieures des salarié-es aux fins du calcul de la rente. La somme en jeu est d’environ 1,6 million de dollars. Non seulement Multi-Marques a refusé de verser ces sommes dans le régime de retraite comme la loi québécoise l’y oblige, mais son acharnement juridique a pour conséquence qu’aucune prestation de retraite n’a été versée à ses salarié-es, alors que le régime possède un actif de 6 millions de dollars.

Par la suite, plusieurs décisions judiciaires ont été rendues contre l’entreprise l’enjoignant de se conformer aux lois et jugements du Québec, dont ceux en lien avec la Régie des rentes du Québec, devenue depuis Retraite Québec. Malgré ces décisions, Multi-Marques a poursuivi ses recours, le dernier remettant en question les calculs établis par les actuaires de Retraite Québec et du régime de retraite.

« L’employeur semble adopter une attitude querelleuse en multipliant inutilement les recours, affirme Pascal René de Cotret, président du syndicat représentant les 150 syndiqué-es. Ce sont nous, les travailleuses et les travailleurs, qui font les frais de cet entêtement inexplicable alors que l’entreprise s’enrichit littéralement sur notre dos. Alors que le problème n’est pas le manque de moyens financiers, mais plutôt son refus systématique de verser les sommes dues, pénalisant les travailleuses et travailleurs qui ont trimé dur pendant leur vie. »

Le Grupo Bimbo a réalisé en 2016 des ventes de près de 7 milliards de dollars américains et des profits de plus de 360 millions. Il est présent dans 19 pays et emploie 126 000 personnes dans 144 usines et plus de 1600 centres de distribution.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de distribution Multi-Marques est affilié à la FC–CSN, qui regroupe environ 30 000 syndiqué-es présents dans le secteur agroalimentaire, le tourisme, l’hôtellerie, les finances et les commerces de détail, de gros et de services divers.  Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres syndiqués issus tant des secteurs privé que public.

Le TAT donne raison au syndicat sur toute la ligne

Hier, dans une décision remise aux parties en fin d’après-midi, le Tribunal administratif du travail (TAT) a donné raison sur toute la ligne au Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD). Dans une requête déposée le 8 mars dernier, le syndicat reprochait à l’employeur d’avoir eu recours aux services de briseurs de grève dans le cadre du conflit qui dure depuis plus de trois mois.

« Nous avons rassemblé des preuves concrètes qui documentaient la présence et le travail de personnes qui contrevenaient au Code du travail. Dès le 8 mars, l’employeur a reconnu le recours illégal à trois cadres engagés après le dépôt de l’avis de négociation et a accepté de renoncer à utiliser leurs services jusqu’à l’audition du 16 mars, de souligner Yvon Therrien, président du STTHGPD. En tout, le juge a identifié cinq personnes qui ont contrevenu aux dispositions anti-briseurs de grève. Le travail des employé-es de l’agence de sécurité de l’hôtel a également été la cible de la décision on ne peut plus claire sur le sujet. Ceux-ci ne pourront plus accomplir des tâches courantes durant les horaires de jour et de soir. »

Rappelons que la direction de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis a décrété un lock-out le matin du 14 décembre dernier, à la veille du congé des fêtes.

« Depuis le début de la négociation, nous avions pu prendre la juste mesure de ce que l’employeur était prêt à déployer contre les femmes et les hommes qui travaillent pour lui. Dès le début du lock-out, nous nous doutions qu’il aurait recours à ce type de stratégie afin de briser le moral des membres du syndicat, de souligner Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Sans la centaine de travailleuses et de travailleurs qui accomplissent leur travail chaque jour, il est illusoire qu’un employeur puisse gérer ses 352 chambres sans un soutien extérieur. Notre rapport de force est là et le tribunal vient de le reconnaître sans équivoque. La haute saison arrive à grands pas et si l’employeur désire le retour à ses affaires normales, il devra plus que jamais négocier de bonne foi avec le syndicat. »

Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Le SPUQO s’inquiète de l’offre de cours

Au cours de la dernière semaine, le Syndicat des professeures et professeurs de l’UQO (SPUQO) a été alerté par des professeures et professeurs qui assument la responsabilité des programmes d’enseignement. Les responsables ont reçu des demandes pressantes de réduire le nombre de cours qui seront offerts au trimestre d’automne 2017, de transformer des cours conçus pour un apprentissage en classe en « supervision individuelle », de revoir la fréquence de l’offre de cours obligatoires et de réduire le nombre de cours optionnels.

« Ces demandes auront un effet désastreux sur le parcours académique, sur les conditions d’apprentissage et sur la formation. L’expérience étudiante pourtant inscrite au cœur de la planification stratégique adoptée en 2016 par le conseil d’administration de l’UQO tournera au cauchemar étudiant si ces demandes sont mises en œuvre, de dénoncer Louise Briand, présidente du SPUQO. Nous estimons que cette réduction de l’offre incitera des étudiantes et des étudiants à poursuivre leur cheminement ailleurs qu’à l’UQO et réduira davantage les ressources financières disponibles pour celles et ceux qui persisteront. »

« Les programmes que le corps professoral de l’UQO développe sont excellents. Ils attirent sans difficulté les meilleurs effectifs. Toutefois, depuis quelques années, la population étudiante admise dans nos programmes vit la désillusion : des cours obligatoires pour leur diplomation ne sont offerts qu’aux deux ans; le nombre des cours optionnels inscrits à l’horaire est restreint; des cours conçus pour être donnés en classe sont donnés en supervision individuelle et des cours s’offrent à de grands groupes ce qui, dans les deux cas, freine la possibilité des échanges nécessaires à des enseignements de qualité », poursuit madame Briand.

En février 2017, le SPUQO a appris que la subvention générale du ministère de l’Enseignement supérieur a été majorée de 7,7 % pour l’année 2016-2017 et que le ministre Leitão avait rencontré « les recteurs le 20 décembre dernier afin de discuter « très franchement » d’un réinvestissement » (La Presse, 10 février 2017). Le SPUQO demande à la direction de faire marche arrière sur ses demandes et de reconnaître l’expertise des professeures et professeurs responsables des programmes dans la confection de l’offre de cours afin d’assurer un enseignement de qualité et une « expérience étudiante » heureuse.

Affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN), le SPUQO compte environ 250 membres.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’entente de principe est adoptée massivement

C’est dans une proportion de 87,6 % que les chauffeurs, membres du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM), ont entériné l’entente de principe intervenue avec le RTC, le 10 mars dernier. Cela met fin à une ronde de négociation d’une cinquantaine de séances qui ont débuté le 22 juin 2016, soit huit jours avant la fin de la dernière convention collective.

« Nous sommes fiers du taux de participation et surtout du résultat du vote sur l’entente de principe, malgré l’épée de Damoclès que représente la loi 24 qui encadre le nouveau régime de négociation dans le secteur municipal et le transport urbain, lance Ghislain Dolbec, président du SETPQM, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Sans le mandat de grève à 95,2 % confié par nos membres, le 26 février dernier, et sans les moyens de pression exercés par les chauffeurs, nous n’aurions jamais pu obtenir cette entente tellement les contraintes et les délais pour négocier ont été astreignants. »

Dès sa signature prévue dans quelques semaines, la nouvelle convention collective sera en vigueur jusqu’au 30 juin 2021, soit une période minimale de cinq ans imposée par la loi 24. Au plan salarial, les chauffeurs obtiendront rétroactivement au 1er juillet 2016 une hausse globale de 8 % sur cinq ans.

Des améliorations ont aussi été obtenues au régime de retraite, dont une bonification importante de la rente de base. « C’était un des enjeux de cette ronde de négociation qui nous permet, enfin, de rattraper un retard sur les conditions de travail en vigueur de la plupart des entreprises publiques au Québec », précise Ghislain Dolbec.   

L’autre grand enjeu de cette négociation portait sur l’organisation du travail, notamment l’amplitude de douze heures de présence au travail que l’employeur voulait accroître. « Nous avons réussi à faire reculer le RTC sur cette demande qui, autrement, aurait augmenté le temps de présence des chauffeurs, affectant autant la conciliation famille-travail et leur qualité de vie, sans vraiment apporter de réels impacts sur les services à la population. »

Parmi les autres gains figure une meilleure prise en compte des besoins des chauffeurs par la mise en place d’un comité de travail sur les problèmes spécifiques causés par certains horaires de travail. Enfin, des modifications seront éventuellement apportées aux parcours et aux horaires de travail de manière à mieux s’adapter aux besoins des chauffeurs, tout en considérant les besoins en matière de transport urbain.

À propos du SETPQM et de la CSN

Le Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain regroupe 950 employé-es. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui regroupe 60 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics, ainsi qu’au Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches qui représente plus de 250 syndicats regroupant 45 000 syndiqué-es. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres syndiqués provenant tant des secteurs privé que public.

Lancement de la 21e campagne de financement!

Profitant de son conseil confédéral qui se tient jusqu’au 17 mars au Palais des congrès de Montréal, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance sa vingt et unième campagne de financement du Camp Vol d’été Leucan CSN sous le thème Safari en Afrique. Jusqu’à maintenant, 3 483 713 $ ont été amassés par des bénévoles afin d’offrir gratuitement à des milliers d’enfants atteints de cancer et à leur famille une semaine de purs loisirs et de bonheur dans un camp d’été adapté à leurs besoins.

« Nous sommes très fiers de poursuivre notre modeste contribution pour permettre à des enfants malades de bénéficier d’une semaine d’activités et de plaisirs d’été tout en offrant un répit bien mérité à leurs parents, affirme Jean Lacharité, vice-président de la CSN et responsable du dossier Camp Vol d’été Leucan – CSN. J’invite donc tous les syndicats à faire de cette campagne un vif succès. »

La campagne Camp Vol d’été Leucan CSN est née en 1996 à la suite des démarches d’une mère, alors conseillère syndicale à la CSN, après que son jeune fils soit décédé d’une tumeur cérébrale un an plus tôt. Depuis maintenant 21 ans, les campagnes de financement successives ont permis à plus de 10 000 enfants, dont des enfants malades, et à leurs parents de participer au camp, à raison de deux périodes d’une semaine chacune. En outre, le camp a pu compter au fil des ans sur l’apport essentiel d’environ 120 personnes bénévoles  chaque année, dont une proportion importante provient de la CSN.

Un total de 26 000 billets sont mis en vente aujourd’hui au coût unitaire de 5 $ auprès des syndiqué-es membres de la CSN. Ils sont disponibles sous forme de livrets dans toutes les fédérations et dans les conseils centraux régionaux. Le tirage des prix, d’une valeur totale de plus de 20 430 $, aura lieu le 28 septembre prochain au Centre des congrès de Lévis. En outre, différentes activités de financement sont prévues dans les prochaines semaines. Pour en savoir plus sur la campagne 2017 et le Camp Vol d’été Leucan CSN, cliquez sur ce lien : www.csn.qc.ca/leucan

La CSN et la FTQ lancent un appel à Gaétan Barrette

La grève générale entamée il y a six semaines par les travailleuses et les travailleurs du secteur préhospitalier est inédite par son ampleur. En se retirant des travaux au beau milieu de la négociation pour le renouvellement des conventions collectives, le ministre de la Santé et des Services sociaux a provoqué la colère de celles et ceux qui assurent les services préhospitaliers d’urgence, au quotidien. Alors que les conventions collectives sont échues depuis près de deux ans, la négociation est dans une impasse pour ce qui est des matières à incidences financières telles que les salaires, la retraite ainsi que les charges de travail et les horaires de faction.

À l’occasion d’une rare démonstration de solidarité intersyndicale dans ce secteur, où plusieurs organisations syndicales différentes sont présentes, la CSN et la FTQ ont convié les travailleurs et travailleuses de tous les syndicats du secteur à joindre leurs voix pour une manifestation unitaire, tenue aujourd’hui à Montréal.

La manifestation était organisée devant le quartier général d’Urgences-santé. Il s’agit du seul employeur où se tiennent encore des négociations. Le ministère y est présent, car il s’agit d’une corporation publique. Par conséquent, la partie patronale y détient tous les mandats nécessaires pour répondre aux principales revendications des salarié-es. Toutefois, pour les syndicats, tout le secteur préhospitalier doit bénéficier des mêmes conditions; le ministère doit bien comprendre qu’il ne pourra pas régler les conventions collectives avec le personnel d’Urgences-santé sans s’engager à dégager les mandats nécessaires à des règlements à toutes les tables.

« Nous sommes devant une crise qui aurait pu être évitée et elle peut encore se régler assez rapidement, explique le président de la CSN, Jacques Létourneau, car les enjeux sont bien connus de part et d’autre. Fidèle à lui-même, le ministre Gaétan Barrette a abordé ce dossier avec la délicatesse d’un bulldozer. Nous en appelons aujourd’hui à un changement de cap. Depuis 35 ans, le ministère prend part aux négociations collectives du secteur, car il est le seul bailleur de fonds des services et il a un rôle majeur à jouer pour s’assurer que tous les citoyens et citoyennes ont accès à des services de qualité. Nous ne voyons pas pourquoi il en irait autrement en 2017! »

Pour le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, « il est clair que les conditions de travail du secteur préhospitalier se dégradent d’année en année. Le manque de ressources, la hausse du nombre d’affectations et du nombre de transports ne peuvent qu’avoir un impact négatif sur le travail, et donc sur les services à la population. Le dévouement des hommes et des femmes qui œuvrent dans ce secteur doit être reconnu. Il est temps que ces négociations aboutissent par un règlement acceptable pour tous. »

 

À propos
Plus de 5200 travailleuses et travailleurs du secteur préhospitalier sont actuellement en grève, partout au Québec. Ensemble, la CSN et la FTQ en regroupent près de 4600.

Entente de principe

À l’issue d’un blitz de négociation qui a duré un peu plus de trente heures, les représentants du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM), affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), et le Réseau de transport de la Capitale ont conclu une entente de principe en fin d’après-midi aujourd’hui. Conséquemment, il n’y aura pas de grève tel qu’initialement prévu le lundi matin 13 mars. Le système Nomade sera remis en fonction dès demain matin.

L’entente demeurera confidentielle jusqu’à ce que les chauffeurs puissent se prononcer sur son contenu lors de deux assemblées générales prévues les 15 et 16 mars prochain. Aucun commentaire ne sera émis d’ici là.

À propos du SETPQM et de la CSN

Le Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain regroupe 950 employé-es. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui regroupe 60 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics, ainsi qu’au Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches qui représente plus de 250 syndicats regroupant 45 000 syndiqué-es. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres syndiqués provenant tant des secteurs privé que public.

Le syndicat dénonce à nouveau l’attitude de l’employeur

Ce midi, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD) ont manifesté devant l’Hôtel Chantecler à Sainte-Adèle, propriété du groupe Hôtels Gouverneur, afin de dénoncer à nouveau l’attitude de leur employeur.

« Depuis le mois de mai dernier, qui a marqué le début de notre négociation, nous avons tenu 16 rencontres et nous sommes encore loin d’un règlement. Nous avons fait appel à la conciliation parce que l’employeur n’affichait aucune ouverture, ce qui nous a indiqué rapidement qu’un conflit se préparait. Les pourparlers n’aboutissent pas et la partie patronale ne dispose pas des mandats nécessaires pour régler cette négociation. Nous avions même réglé certaines clauses sur lesquelles l’employeur a retiré son engagement par la suite », de dénoncer Yvon Therrien, président du STTHGPD.

« Le mois de mars s’annonce déjà occupé dans le secteur de l’hôtellerie montréalais et, grâce au 375e anniversaire de Montréal et du 150e anniversaire du Canada, la saison touristique de 2017 pourrait surpasser les records atteints ces dernières années. De ce fait, nous savons que Hôtels Gouverneur disposera des ressources financières pour offrir de bonnes conditions de travail à ses salarié-es, à l’image des autres établissements qui se sont entendus avec leurs travailleuses et leurs travailleurs », de déclarer Diane David, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN.

« Même si ce lock-out décrété dix jours avant Noël dure depuis près de trois mois, les membres du syndicat sont solidaires et déterminés. Nous saluons et soutenons leur lutte, leur persévérance et leur combativité exemplaires afin d’obtenir leur juste part des revenus qu’elles et ils génèrent tous les jours pour cet employeur irrespectueux », de conclure Frédéric Brun, vice-président du Conseil central des Laurentides.

Rappelons que la direction de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis a décrété un lock-out le matin du 14 décembre dernier, à la veille du congé des fêtes. La prochaine date de négociation est prévue le 14 mars.

Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le pdg du CISSS doit intervenir auprès du ministre Barrette

La CSN, la FTQ, les élus municipaux de la Côte-Nord et les comités de Vigilance en santé et services sociaux pressent le CISSS de la Côte-Nord à sortir de sa torpeur et à agir sans plus attendre avant que le ministre Barrette ne procède aux transferts imminents de 70 postes vers le CISSS du Saguenay.

« On n’a pas encore entendu le CISSS se prononcer sur la question des transferts dans le cadre du projet Optilab alors que ceux-ci sont annoncés pour le 1er avril prochain. Nous interpelons aujourd’hui le président directeur général, Marc Fortin, afin qu’il intervienne immédiatement auprès de Gaétan Barrette en faveur de la population de la région desservie par son établissement et pour qu’il somme le ministre de renoncer aux transferts des postes », a d’abord souligné le président du Conseil central Côte-Nord – CSN, Guillaume Tremblay.

Rappelons que le 21 février dernier, le ministre Barrette a refusé de rencontrer la délégation de la Côte-Nord qui s’était rendue à l’Assemblée nationale pour lui porter plus de 12 000 signatures obtenues en quatre jours par des opposants de la région au projet.

La parole à la population
« Non seulement ces transferts représentent une perte nette de services à la population, mais ils signifient également une attaque frontale à l’autonomie du CISSS ainsi qu’à l’économie de la Côte-Nord au profit d’une autre région administrative. Les citoyennes et les citoyens de la région ont déjà exprimé leur refus virulent de l’opération et signé massivement la pétition. Ils doivent à nouveau exprimer haut et fort leur opposition au projet lors de l’assemblée publique du CISSS à laquelle la population est conviée le 15 mars prochain. Les services et l’expertise que nous avons développés ici doivent demeurer ici. Notre autonomie régionale, on y tient ! », a enchaîné Pascal Langlois, conseiller régional de la FTQ.

« Le ministre Barrette impose sa mainmise sur le CISSS de la Côte-Nord sans avoir, comme à son habitude, consulté qui que ce soit. Il fonce tête baissée sans se préoccuper de l’impact sur les communautés touchées. Après cette brèche dans les services, quelle sera la prochaine étape ? Non, il faut absolument refermer tout de suite cette porte. À cet effet, Marc Fortin a le devoir de bien représenter la Côte-Nord auprès du ministre et de le faire rapidement, car il est minuit moins une. Demain, il sera trop tard », a conclu Luc Noël, président de l’assemblée des MRC de la Côte-Nord.

Entente sur les services essentiels à maintenir en cas de grève

Le Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM), affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est parvenu à conclure une entente avec le RTC sur les services essentiels à maintenir advenant le déclenchement de la grève illimitée le 13 mars prochain à compter de 4 h du matin. Les services prévus à l’entente ont été déclarés suffisants par le Tribunal administratif du travail, ce mercredi.

L’entente prévoit le maintien de services de base aux heures de pointe en semaine, soit le matin et en fin d’après-midi. Un service de fin de semaine sera aussi offert sur certains parcours aux heures de pointe. Elle porte aussi sur la prestation de services spécifiques aux élèves empruntant des trajets scolaires à des heures déterminées.

Le président du SETPQM, Ghislain Dolbec, juge l’entente satisfaisante bien qu’il souhaite la poursuite des négociations. « On vient ici de franchir une étape importante en ce que ça envoie un message clair au RTC : nous sommes sérieusement prêts depuis des jours à  négocier de manière intensive. Il faut dépasser la lenteur actuelle des pourparlers et entreprendre dès maintenant un blitz de négociation. Notre objectif n’est pas de faire la grève, mais bien de conclure une nouvelle convention collective satisfaisante pour les chauffeurs que nous représentons. L’employeur doit saisir la balle au bond. »

À propos du SETPQM et de la CSN

Le Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain regroupe 950 employé-es. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui regroupe 60 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics, ainsi qu’au Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches qui représente plus de 250 syndicats regroupant 45 000 syndiqué-es. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres syndiqués provenant tant des secteurs privé que public.

Rencontre de négociation de la dernière chance

Les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Autobus Yamaska inc.–CSN (STTAY) pourraient déclencher la grève au moment jugé opportun. Le comité de négociation syndical compte sur la rencontre de conciliation qui se tiendra le 10 mars prochain afin d’éviter le conflit.

« Lorsque nous avons pris connaissance des propositions salariales de l’employeur, nous avons rapidement fait appel à la conciliation. Celles-ci contenaient une réduction dans les salaires des conductrices et des conducteurs des minibus de l’ordre de 10 % et la coupure de la rémunération touchant à la vérification avant départ (VAD), de déplorer Paul Mailloux, président du STTAY. Pour nous, cette vérification obligatoire de nos véhicules nous prend une heure et demie par semaine. L’employeur désire confier cette opération à des salarié-es moins bien rémunérés, ce qui signifie une baisse salariale de 1000 $ par année pour chaque conductrice et conducteur. Comme tous les travailleurs, nous désirons améliorer nos conditions de travail et non assister à leur détérioration sans réagir. »

En assemblée générale au mois de novembre 2016, les membres du STTAY ont rejeté à 100 % une offre qualifiée de finale et globale déposée par l’employeur. Le 26 janvier dernier, lors d’une autre assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs se sont dotés d’un mandat de grève à l’unanimité.

« La Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP) mène actuellement une campagne afin d’obtenir un décret du gouvernement dans le secteur du transport scolaire. Celui-ci fixerait les bases d’une rémunération minimale afin d’empêcher des employeurs comme Autobus Yamaska d’attaquer les conditions de travail de leurs salarié-es. Il est temps au Québec qu’on reconnaisse le salaire de ces femmes et de ces hommes qui transportent nos enfants chaque jour à leur école », de souligner Yvon Godin, vice-président de la FEESP.

« Le Conseil central de la Montérégie sera toujours là pour appuyer les revendications des travailleuses et des travailleurs qui luttent pour améliorer leurs conditions de travail. Que l’employeur se le tienne pour dit : nous allons soutenir les membres du STTAY jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction. Et pour nous, ça veut surtout dire que leur employeur devra reconsidérer sa position », de conclure Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie – CSN

Le STTAY rassemble 12 membres affiliés à la FEESP et au Secteur transport scolaire qui regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs. La FEESP compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central de la Montérégie compte environ 35 000 membres issus des secteurs privé et public.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Berta vit, la lutte du COPINH se poursuit 

Le 2 mars 2016, Berta Cáceres a été assassinée dans le but de la faire taire, d’en finir avec son leadership dans la mobilisation communautaire et d’ainsi anéantir le projet politique et la lutte d’un peuple pour la défense de son territoire; ses assassins ne visaient pas seulement à éliminer Berta, mais aussi l’organisation avec laquelle elle militait depuis plus de 20 ans, le COPINH (Conseil civique d’organisations autochtones et populaires du Honduras).

Cependant, ce crime n’est pas parvenu à mettre un terme au mouvement de lutte. Berta Cáceres et l’héritage de son engagement, de sa résistance et de la clarté de sa vision demeurent bien vivants chez les peuples à travers la planète qui font face aux menaces du capitalisme sauvage, du patriarcat et de ce système de pillage, raciste et colonial.

À ce jour, 8 personnes ont été arrêtées en lien avec l’assassinat de Berta et la tentative d’assassinat de Gustavo Castro, présent dans la maison de Berta au moment de l’attentat. Parmi ces personnes figurent des membres de l’armée du Honduras et des militaires retraités, ainsi que des travailleurs de l’entreprise DESA, responsable du projet hydroélectrique Agua Zarca auquel le COPINH s’oppose depuis plusieurs années dans une lutte qui est devenue emblématique. Malgré l’arrestation des présumés auteurs matériels, l’assassinat de Berta demeurera impuni tant que les véritables responsables de ces crimes ne seront pas dévoilés et poursuivis en justice.

Les proches de Berta, le COPINH et Gustavo, seul témoin et survivant de l’attentat, dénoncent les nombreuses irrégularités et le manque de transparence de l’enquête, qui continue d’être sous ordonnance de non-divulgation. Ce qui pourrait être considéré comme une prétendue inefficacité sert en fait à occulter que les véritables responsables du crime évoluent dans les plus hautes sphères du pays.

Selon le rapport de Global Witness publié le mois dernier, plus de 120 activistes écologistes ont été assassinés depuis le coup d’État de 2009 en lien avec des conflits causés par la prolifération de projets extractifs impliquant directement des membres de l’élite économique et politique du Honduras. Le Honduras serait ainsi selon ce rapport le pays le plus dangereux pour les défenseurs de l’environnement. Ceux-ci et celles-ci risquent leur vie, en plus d’être confrontés chaque jour à des menaces, à des attaques, à la dépossession et à la criminalisation.

Les organisations et personnes signataires de la présente déclaration soulignent la responsabilité de l’État hondurien dans l’assassinat de Berta Cáceres, puisqu’il n’a pas garanti à la leader lenca des mesures de protection pourtant exigées par la Commission interaméricaine des droits de la personne. Nous appuyons de plus la requête présentée à la CIDH pour dénoncer les violations des droits de la personne perpétrées contre Gustavo Castro par l’État hondurien lors de son arrestation en mars 2016.

Nous condamnons également les campagnes de diffamation menées par la presse et le gouvernement hondurien à l’encontre du travail effectué par le COPINH et par d’autres organisations sociales, autant nationales qu’internationales, de même que la criminalisation constante des défenseurs des droits de la personne au Honduras.

Face à ce contexte de répression, avec des taux élevés de corruption et d’impunité alimentées par différentes instances de l’État hondurien, il est inacceptable que le gouvernement du Canada continue d’appuyer le Ministère public du Honduras par le biais de ressources financières, techniques et politiques, incluant un appui spécifique pour l’enquête sur l’assassinat de Berta Cáceres et la tentative de meurtre contre Gustavo Castro. Au moins deux fonctionnaires du Ministère public hondurien sont liés à l’approbation du projet Agua Zarca contre lequel le COPINH est en lutte. Cela soulève des interrogations quant à la volonté politique dudit ministère de mener à terme une enquête complète et impartiale.

Un an après l’assassinat de Berta, nous exprimons notre soutien au COPINH, aux peuples du Honduras et à Gustavo Castro, et nous joignons notre voix à la leur pour exiger:

  1. L’instauration d’une enquête indépendante sur l’assassinat de Berta Cáceres menée par des experts internationaux et impartiaux dans le cadre d’une enquête relevant de la Commission interaméricaine des droits de la personne (CIDH), afin que la lumière soit faite sur le crime et ses motifs véritables.
  2. L’annulation immédiate du projet hydroélectrique Agua Zarca et des concessions octroyées sur le territoire lenca, soit plus de cinquante, pour non-respect des processus d’autodétermination et du droit au consentement libre, préalable et éclairé des peuples.
  3. La démilitarisation et le retrait des forces policières du territoire lenca.
  4. L’arrêt de la criminalisation et des attaques envers le COPINH et ses membres.
  5. La cessation de l’appui technique, économique et politique du gouvernement du Canada à l’État du Honduras, en particulier aux forces de sécurité et aux organismes d’enquête du Ministère public, incluant l’Agence technique d’enquête criminelle (ATIC).
  6. L’arrêt des actions de lobbying et de la diplomatie du gouvernement du Canada pour promouvoir les intérêts au Honduras des investisseurs canadiens, qui ont une forte présence dans les secteurs de l’industrie minière, de l’énergie, des télécommunications et du tourisme, aux dépens des droits de la personne fondamentaux et des territoires autochtones au Honduras.
  7. La cessation des appuis bilatéraux du Canada au Honduras à travers des institutions financières internationales (IFI).
  8. La nullité du traité de libre-échange entre le Canada et le Honduras, négocié dans les mois ayant suivi les élections frauduleuses de novembre 2009 et signé avec un gouvernement s’inscrivant dans la continuité du coup d’État et ayant démontré son mépris pour les droits de la personne des populations du Honduras.

En mars, nous nous rappelons avec douleur ce crime horrible, mais nous célébrons aussi la vie. La vie de Berta, née un 4 mars, ainsi que la vie du COPINH, qui célébrera ses 24 ans d’existence le 27 mars prochain.

Aujourd’hui, nous célébrons la vie et nous exprimons notre solidarité avec toutes les personnes, les communautés et les mouvements sociaux du Honduras qui défendent les droits de la personne, l’environnement et la vie dans ce contexte de grave crise démocratique depuis le coup d’État de 2009 et qui demeurent debout face aux menaces croissantes contre les communautés et les territoires.

BERTA VIT, LA LUTTE DU COPINH SE POURSUIT! 

Le syndicat toujours disposé à négocier et à régler la convention collective

Malgré le dépôt, hier, d’un avis de grève prévue pour le 13 mars à 4 h du matin, les 950 chauffeurs membres du Syndicat des employé-es du transport public du Québec métropolitain (SETPQM) espèrent toujours en arriver à une entente satisfaisante avec le Réseau de transport de la Capitale (RTC). C’est le message que livre aujourd’hui le syndicat après deux séances de négociation, les 27 et 28 février, qui se sont avérées infructueuses.

L’avis de grève a été expédié au Tribunal administratif du travail (TAT) et à l’employeur au terme de 47 séances de négociation qui ont débuté le 22 juin dernier. « N’eût été du nouveau régime de négociation dans le secteur municipal (Loi 24), qui nous impose des délais extrêmement serrés, il y a fort à parier que cet avis de grève n’aurait pas été émis, du moins pas à ce moment-ci », affirme Ghislain Dolbec, président du SETPQM.

« Le dépôt d’un avis de grève ne met pas fin à la négociation, précise Ghislain Dolbec. Bien au contraire. Cela nous donne une douzaine de jours pour mener à bien un blitz de négociation. Notre but est d’en venir à une entente négociée avant le 13 mars. Les parties ont convenu de se reparler cet après-midi et d’autres rencontres sont prévues. Le RTC doit cesser de faire du surplace et saisir cette occasion. »

Mardi, le syndicat a déposé à l’employeur une proposition de maintien des services essentiels tel que requis par la loi. Advenant une mésentente sur les services à offrir, les discussions se poursuivront au TAT qui, ultimement, rendra une décision finale.

Le 26 février dernier, les membres réunis en assemblée générale spéciale ont voté à 95,2 % en faveur d’un mandat de grève illimitée à être déclenchée au moment jugé opportun. D’ici la date butoir, le comité de négociation va déployer tous les efforts pour poursuivre la négociation avec le RTC dans le but d’en arriver à une entente pour le renouvellement de la convention collective échue depuis le 30 juin 2016.

À propos du SETPQM

Le SETPQM regroupe 950 chauffeurs. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui regroupe 60 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN) qui compte 45 000 membres dans 250 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres syndiqués issus tant des secteurs privés que publics.

 

 

La FP–CSN dénonce le Council of Conservative Citizens of Canada (C4)

La Fédération des professionnèles–CSN dénonce les menaces d’attaques à la bombe artisanale ciblant les communautés universitaires musulmanes de l’Université Concordia et de l’Université McGill revendiquées par le Council of Conservative Citizens of Canada (C4).

« Peu importe le milieu où ces menaces sont proférées, elles sèment la terreur et elles marquent à jamais les gens qui sont visés. Nous sommes solidaires des étudiantes et des étudiants musulmans et, plus largement, de toute la communauté musulmane qui est de plus en plus la cible d’attaques inacceptables, et ce, depuis déjà trop longtemps, de marteler Louise Briand, vice-présidente, secteur universitaire, FP–CSN. Nous sommes particulièrement outrés par le fait que cette attaque survienne durant une semaine où la communauté musulmane de l’Université Concordia organisait des activités sociales de rapprochement ouvertes à toutes et à tous sur leur campus. Nous demandons aux directions universitaires de soutenir ces initiatives et de développer des activités pour faire connaître la contribution de ces communautés afin de mettre un terme à la stigmatisation et enfin déboulonner les préjugés à leur égard. »

La FP compte parmi ses membres des personnes occupant un des plus larges éventails de disciplines et professions. Les syndicats qu’elle regroupe représentent plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant majoritairement dans le secteur de la santé et des services sociaux, mais aussi dans les secteurs des organismes gouvernementaux, des sociétés d’État, de l’éducation, des médecines non conventionnelles, de l’aide juridique, de l’employabilité, du développement régional, des organismes communautaires et des professionnèles autonomes.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Un appel au gouvernement Couillard à ne pas voter la loi spéciale

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance un ultime appel aux députés du Parti libéral du Québec à ne pas adopter le projet de loi 127 qui nie le droit à la libre négociation des juristes de l’État et leur impose de retourner au travail. « Par ce coup de force, le gouvernement Couillard enfermerait les pourparlers dans un carcan qui ne permettrait pas à la négociation de se poursuivre avec diligence et bonne foi, en raison notamment du délai de 45 jours prévu au PL127 », a dénoncé le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Avec ce projet de loi déposé sous le bâillon, le ministre Moreau suspend une épée de Damoclès au-dessus de la tête des membres de LANEQ et brime le droit d’association, pourtant reconnu par la Cour suprême et les chartes des droits et libertés. « On ne peut permettre une libre négociation en cassant une grève, en empêchant tout recours à des moyens de pression et en imposant un délai au processus de discussions, a poursuivi Jacques Létourneau. Le gouvernement doit laisser toutes les chances à la négociation afin de favoriser une entente satisfaisante pour les parties. »

La décision rendue par le plus haut tribunal du Canada, en 2015, qui a renversé un jugement de la Cour d’appel de la Saskatchewan, confirme que le droit d’association implique le droit de grève. Il ne peut ainsi être refusé aux syndiqués. La CSN rappelle qu’elle a été la seule centrale syndicale à intervenir à la Cour suprême dans ce jugement afin de défendre notamment le droit de grève pour les syndiqués du secteur public, trop souvent bafoué au Québec.

Avec ses 170 000 membres, la CSN est la plus importante organisation syndicale du secteur public québécois et représente près de 325 000 travailleuses et travailleurs dans tous les secteurs d’activité regroupés dans quelque 2000 syndicats.

La FP–CSN dénonce l’attitude de la direction de l’Université de Sherbrooke

La Fédération des professionnèles–CSN appuie sans réserve le SPPUS, dénonce l’attitude de la direction de l’Université de Sherbrooke et lui rappelle que les professeures et professeurs méritent le respect.

Conscient que l’Université était aux prises avec des contraintes financières importantes, le SPPUS a accepté au cours des dernières années de ne pas combler tous les postes de professeurs. Dans le cadre de la négociation actuelle, la demande du SPPUS de rétablir le plancher d’emploi a essuyé un refus net de la part de la direction.

« Le plancher d’emploi dans une université, c’est une condition essentielle pour la réalisation de la mission de l’institution. Les professeures et les professeurs assurent diverses fonctions au sein d’une université : l’enseignement, la recherche et l’administration pédagogique. Lorsque le nombre de postes de professeurs est restreint, cela signifie que les diverses fonctions sont en péril, la recherche en particulier. La grève déclenchée par les professeures et professeurs est, sans contredit, un geste qui vise à protéger la mission de l’université », soutient Louise Briand, vice-présidente, secteur universitaire, FP–CSN.

Les deux dernières semaines ont été le théâtre de gestes inacceptables de la part de la direction de l’Université : diffusion tendancieuse sur le site web institutionnel des demandes syndicales, reformulation des demandes patronales de manière à masquer les impacts sur la fonction professorale, interdiction d’accès aux campus, mise en demeure et menace de recours à des moyens légaux.

La FP–CSN signale que la mission même de l’Université est au cœur de la négociation du SPPUS et elle rappelle que ce sont les professeures et professeurs qui en sont les principaux artisans. La FP-CSN demande à la direction de l’Université de Sherbrooke de négocier de bonne foi avec le représentant des professeures et professeurs.

À propos
La FP compte parmi ses membres des personnes occupant un des plus larges éventails de disciplines et professions. Les syndicats qu’elle regroupe représentent plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant majoritairement dans le secteur de la santé et des services sociaux, mais aussi dans les secteurs des organismes gouvernementaux, des sociétés d’État, de l’éducation, des médecines non conventionnelles, de l’aide juridique, de l’employabilité, du développement régional, des organismes communautaires et des professionnèles autonomes.

 

Les chauffeurs d’autobus votent massivement pour le recours à la grève

Réunis en assemblée générale spéciale, les travailleurs et travailleuses membres du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM-CSN), ont voté à scrutin secret dans une proportion de 95,2 % en faveur d’un mandat de grève générale illimitée qui pourrait être exercé au moment jugé opportun. Ce vote intervient après plus de 45 séances de négociation qui ont été enclenchées le 22 juin 2016 et qui n’ont pas permis jusqu’à maintenant de conclure une entente satisfaisante pour le renouvellement de la convention collective échue depuis le 30 juin 2016.

« Il n’est pas dans notre intention de négocier sur la place publique alors que les échanges se poursuivent avec le Réseau de transport de la Capitale (RTC) sur le régime de retraite, les salaires et l’organisation du travail, affirme Ghislain Dolbec, président du SETPQM. Ce que je peux dire, c’est que le résultat du vote d’aujourd’hui montre que les chauffeurs ne veulent pas subir une détérioration de leurs conditions de travail, qu’ils sont prêts à tout pour faire débloquer les négociations et surtout, qu’ils appuient massivement leur comité de négociation. Notre objectif demeure la conclusion d’une entente satisfaisante pour les syndiqué-es que nous représentons. »

Le syndicat se dit totalement disposé à négocier pour en arriver à une entente dans les meilleurs délais. « Nous sommes prêts à négocier le jour, le soir, la nuit, sept jours sur sept. C’est notre intention de conclure cette ronde de négociation par une entente négociée, mais l’employeur doit aussi y mettre du sien », lance Ghislain Dolbec.

Le SETPQM rappelle que, hormis la ronde de négociation de 2004 qui avait entraîné un arrêt de travail de 11 jours avec maintien des services essentiels, les parties avaient convenu de renouveler la convention collective à deux reprises sans accroc, en 2012 et en 2014. Au cours de cette dernière ronde, les parties en étaient venues à une entente de prolongation du contrat de travail qui s’est terminé en juin dernier.

Pour le syndicat, les nouvelles règles entourant le régime de négociation dans le secteur municipal (loi 24), adoptées par le gouvernement libéral en novembre dernier, viennent changer la donne, parce que les courts délais prévus pour arriver à une entente sont impraticables et irréalistes. Surtout, « Les nouvelles règles nous forcent à demander à nos membres un mandat de grève à cette étape-ci, alors qu’en d’autres temps, nous n’aurions pas nécessairement eu recours à un tel vote, du moins, pas à ce stade-ci. », ajoute Ghislain Dolbec.

Rappelons que la Loi 24 concernant le régime de négociation des conventions collectives et de règlement des différends dans le secteur municipal crée des conditions qui peuvent entraîner rapidement des conflits de travail. En effet, en plus d’imposer la durée de la convention collective pour une période minimale de cinq ans, la loi limite la durée du processus de négociation à un délai qui est bien en deçà de ceux normalement requis dans le secteur municipal et du secteur du transport public. « Plus les délais sont courts, plus les employé-es sont obligés d’exercer la pression tôt. Et plus les enjeux sont majeurs, plus il y a risque de grève rapidement. C’est exactement la pression que subissent les travailleuses et les travailleurs du RTC », conclut Ghislain Dolbec.

À propos du SETPQM

Le Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain regroupe 950 chauffeurs. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui regroupe 60 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics, ainsi qu’au Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN) qui compte 45 000 membres dans 250 syndicats de toutes provenance. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres syndiqués provenant tant des secteurs privé que public.

Femmes immigrantes et autochtones doublement discriminées en emploi

Blogue de Véronique De Sève

Le travail est un puissant instrument d’intégration. Il permet à l’individu d’accéder à l’autonomie, de jouer un rôle concret sur le plan économique et il s’avère souvent, à tort ou à raison, un outil de reconnaissance sociale. Le Rendez-vous national sur la main-d’œuvre qui s’est tenu cette semaine le gouvernement québécois est l’occasion de nous le rappeler. Or, les compressions massives qui s’abattent sur le Québec depuis l’élection des libéraux et la précarisation généralisée de l’emploi accentuent la difficulté, pour de nombreuses personnes, de gagner un salaire décent ou simplement d’accéder au marché du travail. Parmi elles, les immigrantes et les femmes autochtones accusent un retard sur le reste de la société en matière d’insertion professionnelle.

Il faut remonter à 2010 pour avoir des statistiques parlantes sur le sujet. Cette rareté dans les chiffres n’est pas étonnante. Elle traduit le désintérêt de l’État à l’égard de problèmes rencontrés par les femmes issues de communautés culturelles. Souvenons-nous qu’il a fallu des années au gouvernement fédéral pour sortir de l’indifférence et lancer enfin une commission d’enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées. Le premier ministre Couillard s’est également fait tirer l’oreille avant de finalement consentir à tenir une enquête sur le comportement policier et les violences de tout acabit notamment à l’égard des femmes autochtones.

Sur le plan professionnel, les personnes immigrantes se heurtent depuis longtemps à des écueils structurels comme la non-reconnaissance des diplômes ou les problèmes de chômage. De façon générale, en 2010, seulement 65 % des femmes immigrantes ont réussi à se trouver un emploi, par rapport à 78 % des hommes immigrants. Chez les non-immigrants, les pourcentages sont de 80 % chez les femmes et de 84 % chez les hommes. Quels que soient leur niveau de scolarité ou leur origine, les revenus d’emploi des femmes se situent entre 72 % et 85 % de ceux des hommes. Ainsi, les femmes appartenant à une minorité visible ont gagné 38 097 $ en 2010 et les femmes autochtones 40 111 $. À titre comparatif, les femmes blanches ont quant à elles gagné 44 533 $, les immigrants 46 689 $, les autochtones 50 745 $ et les hommes blancs 57 094 $. En d’autres termes, les femmes immigrantes ou autochtones subissent une double discrimination en raison de leur sexe et de leur origine1. La Commission des droits de la personne parle même de triple discrimination dans le cas des travailleuses domestiques immigrantes (sexe, origine et condition sociale).

Ne jouons pas à l’autruche : la société québécoise entretient à certains égards la discrimination et le racisme systémiques. Il ne s’agit pas tant d’accuser les individus, mais de reconnaître que certaines pratiques, souvent inconscientes, ont des effets discriminatoires. Nous devons collectivement tout mettre en œuvre pour rejeter ces formes d’inégalités à l’endroit des personnes issues de la diversité. À cet égard, la situation en emploi des femmes immigrantes et autochtones doit particulièrement retenir notre attention. C’est la condition sine qua non d’un Québec plus juste, plus inclusif et plus fort.

4000 éprouvettes signées et plus de 7000 signatures arrivent à l’Assemblée nationale

Une délégation élargie de la Côte-Nord formée par la CSN a pris la route hier pour faire transiter vers l’Assemblée nationale les 4000 éprouvettes symboliques signées avec, en plus, au-delà de 7000 signatures amassées en un temps record dans le cadre de la campagne Ç’a pas d’bon sang!

Rappelons que le président du Conseil central Côte-Nord (CCCN–CSN), Guillaume Tremblay a lancé, le 13 février dernier, une campagne contre le controversé projet du ministre Barrette. Lorraine Richard, députée de Duplessis et Réjean Porlier, préfet de la MRC de Sept-Rivières, étaient présents lors de la conférence de presse afin de témoigner leur appui à la campagne. En plus de l’opération de sensibilisation sur les bancs de neige de Sept-Îles et de Baie-Comeau où apparaissait le slogan Ç’a pas d’bon sang!, l’offensive visait à interpeller les citoyennes et les citoyens afin qu’ils signent des étiquettes qui ont été collées aux éprouvettes qui seront livrées aujourd’hui au ministre.

« La réponse de la population a été extraordinaire. Depuis le lancement de notre campagne, on constate tous les jours sur le terrain que les gens sont très mobilisés contre le projet Optilab qu’ils suivent de près. S’ils pouvaient, ils signeraient de leurs deux mains. La population de la Côte-Nord est catégorique : transporter les échantillons de la Côte-Nord vers le Saguenay est complètement insensé », souligne le président du Conseil central Côte-Nord (CCCN–CSN), Guillaume Tremblay.

Photo : Clément Allard

« Le gouvernement s’entête à vouloir aller de l’avant, mais il a admis lui-même qu’il n’engrangera aucune économie avec cette opération. C’est une attaque inqualifiable envers les résidentes et les résidents d’ici qui vont perdre leurs services de proximité. Les gens de la Côte-Nord ont été clairs : ils refusent ce projet qui représente une perte nette de 80 postes au profit d’une autre région administrative. Nous allons nous battre pour défendre nos services et l’expertise que nous avons développés. Notre autonomie régionale, on y tient ! », a enchaîné Guillaume Tremblay.

« Ce que j’en conclus, c’est que le PLQ et Gaétan Barrette ne se préoccupent aucunement des impacts de leurs décisions sur ceux qui les vivent», a soutenu la députée de Duplessis, Lorraine Richard. « Il est nécessaire que le ministre de la santé se rende compte qu’Optilab n’est pas la solution qui lui fera faire des économies », a par ailleurs ajouté le député de René-Lévesque, Martin Ouellet.

« Pour signifier le mécontentement extrême des gens de la Côte-Nord, nous envoyons au ministre Barrette les seules éprouvettes qui sortiront de la région. Celles-ci sont symboliques bien sûr, mais il devra s’en contenter, car ce sera les premières et les dernières qui voyageront. Tous les échantillons médicaux qui seront prélevés ici resteront ici. On peut dire que nos services d’analyse, on les a dans le sang ! », a finalement conclu le président du Conseil central Côte-Nord (CSN), Guillaume Tremblay.

Délégation de la Côte-Nord
La délégation élargie qui a pris part à cette action à l’Assemblée nationale était constituée des personnes suivantes :
– Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord (CCCN–CSN)
– Gisèle Charrette, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN)
– Luc Noël, préfet de la MRC de la Minganie
– Réjean Porlier, préfet de la MRC de Sept-Rivières
– Yves Montigny, porte-parole – Ville de Baie-Comeau