La CSN déplore l’attitude de la Société de transport de Montréal

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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Suspension du président

Photo du président du Syndicat de transport de Montréal-CSN au micro à une manif
Photo : Jean-François Coutu

La CSN déplore l’attitude de la Société de transport de Montréal

Le président du Syndicat du Transport de Montréal, Gleason Frenette, dénonce l’attitude provocatrice de la Société de Transport de Montréal (STM) et examine ses possibles recours légaux à la suite de la divulgation publique d’informations personnelles et confidentielles dont certaines proviennent de son dossier d’employé.

Le syndicat a tenu des activités de mobilisation dans la semaine du 20 janvier afin de dénoncer le fait que la STM avait recours au privé pour l’entretien d’autobus. Les membres du syndicat ont alors visité certains lieux de travail durant les heures de pause afin de faire connaître leur mécontentement.

Toutes ces activités se sont déroulées sans accrocs, sauf une lors de laquelle deux gestionnaires sont venus confronter les employé-es qui manifestaient. Une joute verbale est alors survenue entre M. Frenette et un de ces gestionnaires, qui a même initié un contact physique avec le président du syndicat.

« La STM m’a suspendu sans entendre ma version des faits, car la direction a refusé de reporter la rencontre disciplinaire et l’agent syndical mandaté pour me représenter n’était pas disponible à la date indiquée dans la convocation, car il témoignait en arbitrage », explique M. Frenette, qui déposera un grief pour contester sa suspension.

Ce dernier ajoute que ce n’est pas surprenant, car la STM procède continuellement à des avis disciplinaires, des suspensions et des congédiements en se fiant uniquement à la version des gestionnaires et sans même prendre la peine de parler aux salarié-es.

« Quand les plaintes visent des salarié-es, la STM est tellement pressée de sévir qu’elle bâcle les enquêtes, affirme-t-il. Pendant ce temps, des employé-es qui se plaignent de harcèlement de la part de gestionnaires doivent patienter des années avant que leur dossier ne soit réglé. »

Pour la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), Dominique Daigneault, cet épisode est symptomatique du climat de travail toxique qui règne à la STM depuis plusieurs années.

« La direction méprise les travailleuses et les travailleurs syndiqués et se range systématiquement du côté des gestionnaires en cas de différends et ça doit cesser rapidement », argue Mme Daigneault.

À la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), on trouve inacceptable qu’un organisme public se comporte avec aussi peu d’égards envers ses salarié-es.

« En tant qu’organisme financé en grande partie par des fonds publics, la STM doit rendre des comptes sur sa gestion devant les instances appropriées, rappelle Jean-Pierre Bourgault, vice-président et trésorier de la fédération. Il est temps que les acteurs politiques exigent de la direction de la STM qu’elle mette fin à cet acharnement envers les travailleurs et qu’elle s’efforce d’installer un climat de travail décent. »

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