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La FSSS fait le point sur deux dossiers importants pour la région de Montréal

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Rencontre avec le cabinet du ministre Réjean Hébert

La FSSS fait le point sur deux dossiers importants pour la région de Montréal

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) s’est entretenue avec le cabinet du ministre Réjean Hébert dans les dossiers des abolitions de postes d’infirmière auxiliaire et d’infirmière à l’Hôpital du Sacré-Cœur et des abolitions de postes d’infirmières, d’infirmières auxiliaires, de préposé-e-s aux bénéficiaires et d’agentes administratives au CSSS Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent. Cette rencontre a permis à la FSSS de faire le point sur la situation dans ces deux établissements et de tracer clairement le portrait des impacts négatifs qu’entraînent ces mesures sur les services à la population.

Abolitions de 34 postes d’infirmière auxiliaire à l’Hôpital du Sacré-Coeur

La FSSS a profité de cette rencontre pour faire un retour sur les abolitions de 34 postes d’infirmière auxiliaire à l’Hôpital du Sacré-Cœur, dont 22 à l’urgence et de 9 postes d’infirmière. Depuis l’annonce de cette mesure, le syndicat des infirmières s’est mobilisé pour alerter la population sur les impacts que cette décision aura sur les services à la population et sur la non-reconnaissance des compétences des infirmières auxiliaires. « Maintenant que la mesure est entrée en vigueur, on peut affirmer que nos inquiétudes se sont avérées. Non seulement cette mesure n’a jusqu’à maintenant pas améliorer l’accès à l’urgence, mais en plus cela a augmenté l’utilisation des infirmières provenant d’agences, apporté une dégradation du climat de travail et des démissions volontaires, avec tout ce que cela occasionne comme coûts supérieurs et comme diminution de la qualité des services et de vie au travail », avance Pascale Nantel, présidente du Syndicat des professionnel-les en soins infirmiers et cardio-respiratoires de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal – CSN (SPSICR-HSC-CSN).

« Depuis le début, nous disons que ces abolitions de postes contreviennent aux orientations ministérielles et qu’elles auront des impacts sur les services. Aujourd’hui, devant l’état de situation, on ne peut se mettre la tête dans le sable, il faut agir! », poursuit Nadine Lambert, vice-présidente de la FSSS-CSN.

Abolitions de 66 postes au CSSS Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent

L’annonce de l’abolition de 66 postes au CSSS avait fait la manchette il y a quelques mois, notamment parce que ces changements font qu’il n’y aura maintenant qu’une seule infirmière la nuit pour 190 usagères et usagers. Est-ce à dire que pour le ministère, les patients en CHSLD n’ont pas besoins de soins infirmiers la nuit? « Ces abolitions de postes d’infirmières, d’infirmières auxiliaires, de préposé-es aux bénéficiaires et d’agentes administratives (au total plus de 153 postes abolis) viennent frapper de plein fouet le niveau de services qui est donné à la population. On sait maintenant que les coupes en santé ont un impact », avance Mona Edma, présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardio-respiratoires du CSSS de Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent (CSN).

« Avec ces abolitions, on s’en prend à la population la plus vulnérable de notre société, celle qui n’a pas les moyens de se faire entendre. Il est inacceptable qu’on décide de faire des économies sur leur dos. Nous poursuivrons nos représentations pour faire annuler cette décision insensée », déclare Nadine Lambert.

Une rencontre positive

Cette rencontre avec le cabinet du ministre s’inscrit dans le plan d’action mis en place par la Fédération pour faire annuler ces deux décisions qui s’en prennent directement aux services que reçoit la population. « Nous nous questionnons sur la capacité du gouvernement à faire respecter ses orientations en matière d’amélioration de l’accès et de la qualité aux soins de santé et de services sociaux. On nous a tout de même assurés d’un retour pour ces deux dossiers, sans nous indiquer dans quel délai. Il va de soi que nous poursuivrons nos interventions pour faire entendre raison aux directions des établissements. Ici comme ailleurs, les compressions en santé ont des effets désastreux sur les services. C’est notre rôle d’alerter la population et nous continuerons de le faire », de conclure Nadine Lambert.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public. La FSSS est la plus grande organisation syndicale du secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

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