Négociation dans l’impasse à Transco Montréal

La grève des 30 et 31 janvier maintenue

29 janvier 2018

« Aujourd’hui, nous avons rencontré l’employeur en conciliation et aucune avancée n’a été possible. Or, nos membres nous ont clairement dit, presque à l’unanimité, qu’ils ne veulent pas s’appauvrir. »
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Région
  • Montréal métropolitain
Source
Confédération des syndicats nationaux (CSN), Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN)
Pour information
Martin Petit
514 894-1326
martin.petit@csn.qc.ca

Demain matin à la première heure, les conductrices et les conducteurs du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) seront en grève pour deux jours. Le 23 janvier dernier, ceux-ci avaient rejeté les dernières offres patronales à 98 %, tout en reconduisant leur mandat de grève à 98 %, par voie de scrutin secret.

« C’est à contrecœur que nous allons déclencher notre grève de deux jours demain matin en sachant très bien qu’elle aura un impact sur des milliers d’élèves que nous côtoyons tous les matins, des élèves que nous transportons en sécurité vers leur milieu scolaire. Aujourd’hui, nous avons rencontré l’employeur en conciliation et aucune avancée n’a été possible. Or, nos membres nous ont clairement dit, presque à l’unanimité, qu’ils ne veulent pas s’appauvrir. Nous voulons notre juste part des sommes que les commissions scolaires remettent à notre employeur afin d’augmenter nos salaires convenablement. Or, au lieu de nous verser ces sommes, les patrons étasuniens de First Student, qui possèdent Transco, se les mettront entièrement dans les poches pour les deux premières années, puis encaisseront la moitié des trois autres années. Pour nous, ça n’a tout simplement aucun sens », de dénoncer Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

À la rencontre d’aujourd’hui, l’employeur proposait toujours un gel des salaires pour les deux premières années, ce qui impose un appauvrissement aux travailleuses et aux travailleurs. Pour les trois autres années de la future convention de cinq ans, l’employeur propose de verser 50 % de l’IPC en augmentations salariales, soit la moitié seulement de ce que la commission scolaire leur verse à cette fin. Le 30 octobre dernier, une conciliatrice a été nommée par le Service fédéral de médiation et de conciliation.

Le conflit de travail touchera près de 15 000 élèves répartis sur plus de 300 parcours scolaires à Montréal. Les commissions scolaires et l’établissement touchés sont les suivants :

  • Commission scolaire Lester B. Pearson : 2640 élèves sur 55 routes ;
  • Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys : 3936 élèves sur 82 routes ;
  • Commission scolaire de Montréal : 2832 élèves sur 59 routes ;
  • Commission scolaire English Montréal : 4224 élèves sur 88 routes et ;
  • Le Collège Saint-Anne, un établissement privé : 864 élèves sur 18 routes.

Rappelons que plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

À propos
Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3100 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

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