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Les délais font craindre pour la sécurité des paramédics et de leurs usagers

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Prise en charge trop lente dans les centres hospitaliers

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Les délais font craindre pour la sécurité des paramédics et de leurs usagers

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la prise en charge des patients que les paramédics amènent dans les centres hospitaliers n’est pas automatique et peut même causer des incidents mettant la sécurité de tous en danger. Un incident survenu hier à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus amène l’Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH–CSN) à réagir et à dénoncer une situation qui se dégrade.

« Nous avons vécu, hier, une situation qui a mis des paramédics et leur patient en danger », explique Frédéric Maheux, président de l’ATPH–CSN. Tout a commencé par un appel pour une personne qui démontre des signes de délirium agité. « Son état avait tellement un potentiel de dégradation rapide que les paramédics ont dû l’amener à l’urgence sans attendre l’arrivée des policiers », raconte Frédéric Maheux, « rendu à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, on refuse de trier le patient, il est plutôt demandé aux paramédics d’attendre une civière, malgré leur insistance pour que le patient soit conduit rapidement en salle de réanimation. »

« L’infirmier en chef a pris la décision de faire attendre les paramédics et le patient, dénonce Frédéric Maheux, c’est une situation inacceptable : le patient était instable, il était tellement agité et combatif qu’il mettait en danger les paramédics qui ont dû appeler la police pour le maitriser à même le corridor de l’urgence. » Selon le président de l’ATPH, l’hôpital aurait facilement pu prendre en charge le patient, lui administrer des médicaments pour le calmer et éviter des complications. C’est d’ailleurs finalement ce qui est arrivé après l’arrivée des policiers.

Comment de telles situations peuvent-elles se produire ? Ce qui se passe c’est que lorsque les paramédics arrivent dans un centre hospitalier avec un patient, la prise en charge n’est pas automatique après le triage. Les paramédics doivent en effet attendre avec leur patient tant que le centre hospitalier ne leur a pas donné une civière. « Depuis plusieurs années, ce temps d’attente augmente et bat même des records ces derniers temps », dénonce Frédéric Maheux qui révèle qu’à Québec, il n’est pas rare d’attendre plus de 2-3 heures pour une civière.

Cette situation entraine une surcharge de travail sur le terrain pour les paramédics ainsi que des délais pour se rendre aux appels urgents, ce qui met en danger la population, selon Frédéric Maheux, « ces situations sont décriées depuis plus de 10 ans déjà et étant donné que nous ne sommes pas une priorité et que nous ne sommes pas considérés, ils laissent la situation dégénérer. » Selon l’ATPH–CSN, il est inconcevable que les paramédics puissent refuser un appel qui leur est affecté alors que les centres hospitaliers ont tout le pouvoir de faire attendre ceux-ci même quand les patients ont des critères d’instabilité. Cette situation n’est pas près de se régler selon le syndicat, car le ministère et les CIUSSS ne cessent d’ignorer les paramédics du Québec.

« En prolongeant les délais des paramédics dans les hôpitaux, ceux-ci ne sont pas disponibles pour répondre aux appels », dit Frédéric Maheux. Selon le paramédic, les centres hospitaliers se servent de ses membres pour pallier à leur gestion des ressources humaines déficientes. « Nous sommes indépendants des centres hospitaliers et non à leur service », conclut le président de l’ATPH–CSN, « on se doit de donner le service à la population et ces délais entravent le bon fonctionnement de la flotte d’ambulances. Il faut que ça change. »

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