Nous défendons les droits des travailleuses
et travailleurs depuis 1921

Les ouvriers spécialisés du CHU de Québec veulent la « prime COVID » comme les autres

Du même SUJET

Nouvelle convention pour le syndicat de la Scierie de Petit Paris

Nouvelle convention pour le syndicat de la Scierie de Petit Paris

Les membres du Syndicat des travailleurs de la Scierie de Petit Paris–CSN se sont réunis en…
« Trop peu, trop tard », dénoncent les syndicats du réseau

« Trop peu, trop tard », dénoncent les syndicats du réseau

Bien qu’elles accueillent favorablement l’annonce du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) de…
La dernière offre patronale rejetée massivement

La dernière offre patronale rejetée massivement

Réunis en assemblée générale ce dimanche, les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce Canada (RRC) ont…
Un nouveau syndicat découvre la « manière CSN »

Un nouveau syndicat découvre la « manière CSN »

Nouvellement syndiqués à la CSN, les membres de l’Union des travailleuses et travailleurs de Locweld–CSN étaient…
Les employé-es de bureau du cimetière Notre-Dame-des-Neiges font la grève

Les employé-es de bureau du cimetière Notre-Dame-des-Neiges font la grève

Le Syndicat des employé-es de bureau du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN a exercé son droit de grève ce…
Les sages-femmes concluent une entente de principe

Les sages-femmes concluent une entente de principe

Tard dans la nuit de vendredi dernier, le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) a conclu…

Manifestation devant l’Hôpital de l’Enfant-Jésus

2022-02-22_CHUQc_FSSS

Les ouvriers spécialisés du CHU de Québec veulent la « prime COVID » comme les autres

Grands oubliés des « primes COVID » du réseau de la santé et des services sociaux, les ouvriers spécialisés ont participé à des rassemblements simultanés devant les cinq centres hospitaliers du CHU de Québec, ce midi. Ces travailleuses et travailleurs réclament la prime de 1 000 $ auquel la grande majorité des autres catégories d’emploi ont droit.

« Les ouvriers spécialisés sont les grands oubliés des « primes COVID » et pour nous c’est un non-sens », dénonce la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CHU de Québec (CSN), Caroline Verret. Selon la syndicaliste, il est faux de croire que les ouvriers spécialisés ne travaillent pas en « zone chaude » ce qui justifie qu’ils et elles n’ont pas droit aux primes de 1 000 $ auxquels a droit la très grande majorité des autres membres du syndicat. « Concrètement, les ouvriers spécialisés sont appelés à travailler partout dans les hôpitaux, y compris en « zone chaude », ils vont là où on a besoin d’eux », explique Caroline Verret, « c’est injuste de leur refuser les primes. »

« La gestion des primes au gouvernement est loin d’être cohérente et transparente », dénonce pour sa part Marjorie Guay, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN). La fédération, qui représente la majorité des ouvriers spécialisés du réseau de la santé et des services sociaux partout dans la province, affirme avoir fait de nombreuses représentations sans succès jusqu’à maintenant. « Puisque le ministère fait la sourde oreille, on est obligé de porter la cause sur la place publique et de se manifester », explique-t-elle.

« Il ne faut pas oublier que nous sommes dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre », rappelle pour sa part Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « refuser les primes aux ouvriers spécialisés, c’est fragiliser le réseau de la santé et des services sociaux. » En effet, le risque est grand de voir plusieurs de ces travailleurs et travailleuses spécialisés quitter le réseau pour obtenir de meilleures conditions de travail ailleurs. « On ne peut pas se permettre de jouer avec le feu en ne reconnaissant pas les risques réels que prennent un groupe de travailleuses et de travailleurs pour faire des économies de bout de chandelle », conclut le vice-président du conseil central, « ça frise le mépris, et le mépris ce n’est jamais bon pour la rétention du personnel. En ce moment, c’est notre expertise qui part en fumée. »

Partager cette page sur Facebook Twitter LinkedIn Reddit Pinterest WeChat Mix Pocket