La CSN demande l’accès pour tous

Du 25 au 31 mai, 2014 se déroulera la Semaine des services de garde en petite enfance, alors que continue de planer sur le réseau et sur les familles québécoises la possibilité que soit suspendue l’attribution de nouvelles places à contribution réduite pour les années à venir.

La vice-présidente de la CSN, Denise Boucher, invite d’ailleurs la nouvelle ministre de la Famille, Francine Charbonneau, à abandonner cette idée et à s’assurer plutôt d’ouvrir davantage de places en centres de la petite enfance (CPE) et auprès des responsables d’un service de garde en milieu familial reconnues (RSG). « Il est primordial que chaque enfant de chaque famille québécoise ait accès à ces services, précise-t-elle. Pour cette raison, le gouvernement doit geler les tarifs et opter pour la gratuité pour les familles à faible revenu », ajoute-t-elle. Une augmentation de la contribution des parents risque d’affecter plusieurs familles, une indexation n’est donc pas à privilégier.

Denise Boucher souligne aussi que les services de garde en petite enfance favorisent la conciliation famille-travail. « Grâce à ce réseau, de nombreuses femmes ont pu rejoindre le marché du travail. Les familles peuvent ainsi améliorer leurs conditions de vie et profiter de mesures qui assurent un certain équilibre. »

Rappelons qu’en permettant à plus de femmes de travailler, les services de garde ont contribué à améliorer l’économie. Selon une étude de l’économiste Pierre Fortin, ils rapportent plus au gouvernement qu’ils n’en coûtent (1,05 $ pour chaque dollar investi).

De son côté, le vice-président du secteur privé de la Fédération de la santé et des services sociaux FSSS-CSN, Dany Lacasse, insiste : « Les éducatrices, les RSG et les autres intervenantes et intervenants en service de garde sont les piliers du réseau et leur travail doit être reconnu à sa juste valeur. Leur professionnalisme assure aux enfants des services éducatifs de qualité qui développent leur plein potentiel. À ce titre, elles doivent pouvoir bénéficier de bonnes conditions de travail qui prennent en compte leur expertise », souligne-t-il.

À propos La CSN représente la grande majorité des travailleuses et des travailleurs œuvrant en centre de la petite enfance, de même que près de 2000 responsables en services de garde. Elles sont regroupées à la (FSSS-CSN). Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle compte plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le 64e Congrès de la CSN s’ouvre ce lundi !

Le 64e Congrès de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) s’ouvre lundi prochain au Centre des congrès de Québec où, jusqu’au 30 mai, quelque 2400 délégué-es syndicaux débattront des orientations de la centrale pour les trois prochaines années, adopteront le budget de la CSN et procéderont à l’élection du comité exécutif. Les personnes qui veulent suivre les activités du congrès sont invitées à s’abonner à l’infolettre qui, tous les matins, sera envoyée avec les informations, les nouvelles, les capsules vidéos et le Quotidien du congrès.

« Il s’agit d’un exercice démocratique majeur pour notre mouvement, de déclarer le président de la CSN, Jacques Létourneau. Il permet aux délégué-es de nos quelque 2000 syndicats de prendre la parole et de déterminer les priorités de la CSN pour les trois prochaines années. Au cours de cette semaine, des hommes et des femmes de partout au Québec, provenant de tous les secteurs d’activité, de métiers et de professions diverses, se côtoieront et interviendront sur des enjeux qui confrontent les travailleuses et les travailleurs syndiqués ou non syndiqués, mais aussi la population en général. »

Le congrès triennal de la CSN se déroule dans un contexte où le syndicalisme, au Québec et ailleurs au Canada, est attaqué jusque dans sa légitimité par certains qui souhaiteraient faire reculer les droits des travailleuses et des travailleurs afin que soient mieux servis les intérêts du patronat. En outre, les politiques d’austérité ont toujours le vent dans les voiles au Parlement et à l’Assemblée nationale.

À Ottawa, des projets de loi antisyndicaux sont adoptés alors que le gouvernement Harper sabre les programmes sociaux, comme l’assurance-emploi, et s’attaque au mandat du seul grand diffuseur public, Radio-Canada. Au Québec, le nouveau gouvernement libéral a été clair sur ses objectifs de rationalisation, sans compter l’annonce du gel des embauches chez les employé-es de l’État.

Changer les choses

« Les propositions soumises au congrès de la CSN visent à renouveler le syndicalisme et à renforcer l’action syndicale pour que les choses changent dans notre société », de poursuivre Jacques Létourneau. Deux grands thèmes seront abordés. Le premier est le travail et l’emploi, où les délégué-es se pencheront sur la sécurité du revenu tout au long de la vie, la sous-traitance, la qualité du travail et l’intervention syndicale en environnement dans les milieux de travail. Au cours des dernières années, plus de 160 000 emplois dans le secteur manufacturier ont été perdus au Québec. Il s’agit d’emplois généralement syndiqués et bien rémunérés qui ont cédé leur place à des emplois atypiques et précaires.

Cette précarisation est loin d’être le fruit du hasard. Elle résulte des stratégies des patrons et des gouvernements pour réduire les coûts salariaux et flexibiliser le marché du travail. « Nous souhaitons engager nos membres aux côtés de nos alliés naturels pour améliorer aussi les conditions de travail des plus vulnérables, ceux qui, en raison de la précarité et du caractère de leur emploi, peuvent très difficilement se syndiquer », d’expliquer le président de la CSN. On parle ici du relèvement des normes du travail, d’un encadrement des conditions de travail des travailleuses domestiques, d’un accès à la protection sociale, peu importe le statut d’emploi et d’une amélioration de la réglementation des agences de placement.

Syndicalisme et rapport de force

Les délégué-es délibéreront aussi sur le thème syndicalisme et rapport de force. Ils traiteront de moyens pour contrer les attaques antisyndicales, notamment par des alliances avec des organisations progressistes au Canada et au Québec, pour améliorer le rapport de force en négociation, pour moderniser les dispositions anti-briseurs de grève dans le Code du travail, pour prendre l’offensive afin de syndiquer les travailleuses et les travailleurs œuvrant dans le secteur privé, mais aussi celles et ceux détenant un emploi précaire.

Un projet pilote sera notamment proposé afin de regrouper sur une base individuelle des travailleuses et des travailleurs qui ne sont pas syndiqués et qui peuvent difficilement l’être.

En outre, des invités provenant d’organisations syndicales d’Europe, des États-Unis et d’Amérique latine prendront part au congrès. Les délégué-s doivent aussi élire le comité exécutif de la CSN pour le prochain mandat de trois ans.

Programme du 64e Congrès de la CSN

Lundi 26 mai

13 h : Ouverture officielle du 64e Congrès de la CSN par le président, Jacques Létourneau • Mot de bienvenue de la présidente du Conseil central de Québec-Chaudières-Appalaches (CSN), Ann Gingras • Présentation du rapport du comité exécutif de la CSN • Intervention de Daniel Boyer, président de la FTQ • Intervention de Louise Chabot, présidente de la CSQ

16 h : Interventions de Jean-Claude Germain, historien, dramaturge et auteur, et de Miriam Fahmy, directrice, recherche et publications à l’Institut du Nouveau Monde

• Rétrospective des luttes des syndicats de la CSN pour la période 2011-2014

Mardi 27 mai 8 h 30 : Table-ronde sur le thème travail et emploi : Carole Henry, porte-parole d’Au bas de l’échelle, Geneviève Baril-Gingras, professeure au Département des relations industrielles de l’Université Laval, Christian Simard, directeur général de Nature Québec

14 h 30 : États financiers 2011-2014

Mercredi 28 mai

8 h 30 : Table-ronde sur le thème du syndicalisme et rapport de force : François Morin, vice-président du Syndicat national des employé(e)s de Kronos Canada (CSN), Marc Maltais, ex-président de la section locale 9490 du Syndicat des Métallos (Rio Tinto Alcan-Alma), Mélanie Laroche, professeure à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal

14 h 30 : Séance plénière • Mises en candidature officielles au comité exécutif de la CSN

16 h 30 : Débats sur les propositions du congrès

Jeudi 29 mai

8 h 30 : Prévisions budgétaires 2014-2017 • Débats sur les propositions du congrès

12 h 30 : Élections au comité exécutif

14 h 30 : Débats sur les propositions du congrès • Rapport du président des élections

16 h 10 Intervention de Rafael Freire Neto, secrétaire, politiques économiques et développement durable de la Confédération syndicale des travailleurs et travailleuses des Amériques (CSA)

17 h : Débats sur les propositions du congrès

Vendredi 30 mai

9 h : Propositions des organisations affiliées • Débats sur les propositions du congrès

11 h 45 Installation des membres du comité exécutif de la CSN

12 h 30 Remerciements et clôture du congrès

La Coalition syndicale se manifeste aux assises de l’UMQ

Ce jeudi matin, plus de 250 membres de l’Outaouais de la Coalition syndicale pour la libre négociation ont manifesté à l’ouverture des assises annuelles de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Ils demandent aux élus municipaux du Québec de régler les défis des régimes de retraite par la négociation, sans attendre l’adoption éventuelle d’une loi à l’Assemblée nationale. Rassemblés devant le Centre des congrès du Hilton Lac-Leamy, ils ont clamé haut et fort qu’une telle « loi-bulldozer » sur les régimes de retraite serait nuisible, notamment si elle touche aux déficits passés et aux revenus des retraités.

« Nous sommes particulièrement choqués des signaux lancés par quelques maires et le gouvernement sur la question des déficits passés. Revenir sur le passé, c’est une attaque frontale contre les retraités, c’est renier les signatures et les ententes, c’est changer les règles du jeu rétroactivement », a martelé Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

« Les employés municipaux n’accepteront pas un tel carcan. Les efforts supplémentaires qu’ils acceptent de faire dans de multiples ententes donnent de l’oxygène aux régimes, de même que les très bons rendements des dernières années », a rappelé Marc Ranger.

Les dirigeants de la Coalition participent aux assises de l’UMQ le jeudi 22 et le vendredi 23 mai pour discuter avec les maires de l’importance de miser sur la négociation pour trouver rapidement des solutions innovatrices et sur mesure.

Lancée le 20 mars dernier sur le thème « La négociation, pas la confrontation! », la Coalition regroupe au total plus de 65 000 membres cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employés municipaux syndiqués du Québec. Elle s’oppose catégoriquement à tout projet de loi qui compromettrait le droit fondamental à la libre négociation dans le dossier des régimes de retraite.

Le 21 mai, plus de 12 000 membres de la Coalition ont manifesté devant l’Assemblée nationale. Le 24 avril, plus de 2500 d’entre eux ont manifesté devant le siège social de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) à Montréal. Le 15 avril dernier au Palais des congrès de Montréal, plus de 1000 délégués des différentes organisations syndicales se sont réunis. Ils ont adopté à l’unanimité une résolution d’opposition à une éventuelle « loi-bulldozer » imposant des résultats « mur à mur » et bloquant la libre négociation.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des organismes communautaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSN) accueille un deuxième groupe dans ses rangs

C’est avec enthousiasme que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) saluent l’arrivée d’un deuxième groupe de travailleuses et de travailleurs au sein du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des organismes communautaires du Saguenay – Lac-Saint-Jean (STTOC-CSN) en moins de deux semaines. En effet, mardi, les salarié-es de l’organisme Portes ouvertes sur le Lac ont déposé une demande en accréditation syndicale à la Commission des relations de travail du Québec afin de se donner un syndicat CSN.

«Les réactions des travailleuses et travailleurs dans le milieu communautaire suite à l’annonce de la création du STTOC-CSN en début de semaine dernière ne se sont pas laissées attendre ! La volonté de ce nouveau groupe de se donner un syndicat CSN vient démontrer que l’appel de ce syndicat régional a été entendu et que des besoins sont partagés dans ce milieu. Selon nous, cette mobilisation risque de faire boule de neige au Saguenay-Lac-Saint-Jean!» déclare Engelbert Cottenoir, président du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac Saint-Jean – CSN.

Reconnaissance de leur travail au quotidien, augmentation du financement à la mission de l’organisme pour améliorer les activités et leurs conditions de travail et l’uniformisation des ententes de travail par la négociation d’une convention collective ne sont là que quelques exemples des besoins exprimés et partagés par les travailleuses et travailleurs des deux groupes actuellement membres du STTOC-CSN. Pour ces gens qui travaillent tous les jours à soutenir des personnes qui vivent des difficultés, par exemple dans ce cas précis à Portes ouvertes sur le Lac les personnes immigrantes, il n’est pas nécessairement naturel pour eux de revendiquer une amélioration de leur propre condition de vie.

«Nous espérons que le geste posé par maintenant une vingtaine de travailleuses et de travailleurs du milieu communautaire qui ont rejoint les rangs du STTOC-CSN viendra briser la glace. Il n’y a rien de mal à exiger des conditions de travail décentes et à vouloir sortir de la précarité! Nous ne devons pas nous sentir mal à l’aise de le faire! Au final, c’est la mission de votre organisme qui en sortira gagnante, car avec des préoccupations en moins, vous serez dans de meilleures conditions pour réaliser votre travail !» conclut Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS-CSN.

À propos de la CSN et de la FSSS-CSN

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des organismes communautaires du Saguenay – Lac-Saint-Jean (CSN) est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), laquelle représente près de 130 000 membres au Québec. Il est aussi affilié au Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean, qui regroupe plus de 160 syndicats et compte 16 000 membres dans la région. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs provenant de tous les secteurs d’activité.

Un discours sans surprise qui maintient le cap sur l’austérité, dit la CSN

« Ce n’est pas en changeant les mots que le premier ministre réussira à changer le sens des politiques d’austérité, a réagi le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, au discours inaugural prononcé par le premier ministre Couillard, aujourd’hui. N’ayons pas peur des mots, il s’agit d’un discours sans réelle surprise, qui maintient plus que jamais le cap sur l’austérité et les compressions dans les services publics et les programmes sociaux. »

Selon le porte-parole de la CSN : « Où nous ont conduit 20 ans de tentatives pour atteindre le déficit zéro, sinon à réduire le rôle de l’État dans sa mission à offrir des services et des programmes qui répondent aux besoins de sa population, des économies régionales ? »

Commission sur la fiscalité

La CSN demande au premier ministre que la commission sur la fiscalité soit publique. La population et les groupes de la société civile doivent pouvoir y participer. « L’étude des questions qui concernent la fiscalité, le financement des services et des programmes sociaux ne doit pas être laissée qu’à des pseudo-experts, a poursuivi Jacques Létourneau. En outre, nous ne sommes pas d’accord avec les buts que poursuit le premier ministre avec cette commission : la finalité des politiques fiscales doit plutôt permettre un financement adéquat des services et une juste redistribution de la richesse. Nous voulons y être entendus. » Négociation du secteur public

Le premier ministre Couillard dit vouloir prôner de nouvelles façons de faire dans les négociations qui commenceront l’automne prochain avec le Front commun pour le renouvellement des conventions collectives dans le secteur public. « Il parle d’un partage des bénéfices, une vision qui cache cette idée que les travailleuses et les travailleurs qui dispensent les services à la population doivent être plus productifs pour obtenir des hausses salariales, a mentionné Jacques Létourneau. Mais un hôpital ou une école, ce n’est pas une chaîne de montage. On devrait plutôt considérer la réalité que les employé-es de l’État sont surchargés, en raison de toutes ces années d’austérité et de sous-financement, causant de graves problèmes de santé sur les plans physique et psychologique. Comment peut-il croire qu’en augmentant la cadence, les services seront mieux donnés ? »

La CSN salue tout de même la poursuite de la lutte aux changements climatiques, celle de l’électrification des transports et la relance de l’industrie navale. Mais le retour à la construction des minicentrales électriques est vraiment un non-sens, en particulier sur le plan environnemental.

Plus de 10 000 manifestants devant l’Assemblée nationale

Ce mercredi, plus de 10 000 membres de la Coalition syndicale pour la libre négociation ont manifesté devant l’Assemblée nationale. Ils ont clamé que « la négociation, ça marche » et qu’ils souhaitent « la négociation, pas la confrontation! » Leur but est de convaincre le gouvernement du Québec de protéger le processus de négociation dans le dossier des régimes de retraite des employés municipaux. Ces cols blancs, cols bleus, policiers, pompiers, professionnels et employés de sociétés de transport soulignent que leurs syndicats font leurs devoirs et que la négociation donne des résultats probants.

« Les membres de la Coalition se sont déplacés en très grand nombre de partout au Québec pour lancer un message très clair au premier ministre Couillard et au ministre Moreau : laissez-nous négocier, nous livrons la marchandise, nous trouvons des solutions sur mesure. Un carcan législatif, que ce soit sur le service passé ou encore sur le partage de déficits passés et futurs, fausserait les négociations et nuirait aux relations de travail », a souligné Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

« Les syndicats du monde municipal sont extrêmement actifs et responsables dans le dossier des régimes de retraite. Ils en font la preuve toutes les semaines. Par exemple, pas plus tard que samedi dernier, les cols bleus de la Ville de Québec ont consenti à des efforts importants pour solidifier leur régime. Il n’y a aucun besoin de sortir un bulldozer législatif puisque la négociation porte fruit, même avec la Ville de Québec! », de mentionner Marc Ranger.

Lancée le 20 mars dernier sur le thème « La négociation, pas la confrontation! », la Coalition regroupe au total plus de 65 000 membres cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employé-es municipaux syndiqués du Québec. Elle s’oppose catégoriquement à tout projet de loi qui compromettrait le droit fondamental à la libre négociation dans le dossier des régimes de retraite.

Le 15 avril dernier au Palais des congrès de Montréal, plus de 1000 délégués des différentes organisations syndicales se sont réunis. Ils ont adopté à l’unanimité une résolution d’opposition à une éventuelle « loi-bulldozer » imposant des résultats « mur à mur » et bloquant la libre négociation. Le 24 avril, plus de 2500 membres de la Coalition ont manifesté devant le siège social de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) à Montréal.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Les syndicats œuvreront à la survie des médias régionaux

Les syndicats représentant les salarié-es des quotidiens Le Soleil (Québec), La Tribune (Sherbrooke), Le Nouvelliste (Trois-Rivières), Le Droit (Ottawa), Le Quotidien (Saguenay) et La Voix de l’Est (Granby) rencontraient hier la haute direction de Gesca afin de faire le point sur la situation actuelle des journaux régionaux du groupe de presse, propriété de Power Corporation.

Bien que la rencontre se soit déroulée dans un climat d’ouverture et qu’elle ait permis de riches discussions, de nombreuses incertitudes persistent quant au devenir des journaux régionaux de Gesca. Dans l’esprit de la direction de l’entreprise, il paraît clair à ce stade que la survie de ces six quotidiens passe par leur intégration à la plateforme numérique La Presse+.

La Fédération nationale des communications de la CSN et le syndicat Unifor, affilié à la FTQ, représentent actuellement les quelque 600 travailleuses et travailleurs de ces journaux, répartis à travers le Québec. Les deux organisations ont réaffirmé leur intention ferme d’œuvrer à la défense des intérêts de leurs membres. Pour toutes les présidences des syndicats qui étaient réunies, il apparaît clair qu’un projet d’intégration serait un passage difficile, voire douloureux. Toutefois, elles ont réitéré leur volonté à se montrer flexibles et ouvertes dans les discussions devant mener à la survie de leurs médias dans leurs régions.

Les syndiqués votent la grève illimitée

Plus d’une centaine de syndiqués des deux sections du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Renaud -CSN étaient réunis, en assemblée générale, dans la soirée du 15 mai dernier.

Une offre salariale honteuse et provocante

Le jour même de la tenue de cette importante assemblée générale, les parties se rencontraient au ministère du Travail pour poursuivre les négociations. À cette occasion, l’employeur s’était engagé à déposer ses offres monétaires à la partie syndicale. Une offre que la partie syndicale qualifie de honteuse et provocante dans les circonstances.

« C’est une offre qui reflète le grand mépris de Renaud à notre égard. Depuis le début de la négociation, nous avons été très clairs avec lui. C’est fini l’exploitation. Son offre nous maintient à un niveau de rémunération sous le salaire minimum. Il n’a rien compris. On n’est plus dans les années quarante. Ce n’est pas par charité chrétienne qu’on travaille chez Renaud. C’est pour gagner nos vies, dans le respect, avec des salaires équitables et des conditions de travail décentes», souligne le président du syndicat, Michel Laurin.

C’est la façon archaïque et illégale de Renaud de payer ses employés qui est en cause. Un système qui lui permet de sous-payer ses employés et d’exiger d’eux du temps de travail bénévole. C’est toute la structure de rémunération qui est en cause et Renaud refuse toujours de l’adresser.

Le Groupe Renaud ne paie pas ses employés pour une bonne partie des heures que ces derniers exécutent. Les inspections mécaniques avant départ, exigées par la loi, en sont un exemple parmi toute une panoplie d’aberrations, d’iniquités et d’injustices dans la structure de rémunération.

Renaud choisit la voie de l’affrontement

En 2012, au moment où le syndicat a changé d’allégeance syndicale et que ce dernier a choisi d’être représenté par la CSN, un grief collectif a été déposé en vertu de la Loi sur les normes du travail pour assurer, d’une part, la rémunération de toutes les heures travaillées et, d’autre part, pour ramener le taux horaire des salaires au salaire minimum. Les parties ont convenu d’un commun accord de mettre le dossier en veilleuse, espérant ainsi donner une chance à la négociation.

Le conseiller syndical CSN au dossier, Martin Bourgeois, est d’avis que Renaud s’est servi, manifestement, de l’indulgence de la partie syndicale pour retarder volontairement le processus d’arbitrage. Il déclare : « Son offre monétaire nous confirme qu’il n’a jamais eu l’intention de régler la base de rémunération de toutes les heures travaillées. Avec une telle offre, on constate que la voie de la négociation n’est peut-être plus la seule façon appropriée pour l’employeur de, minimalement, se conformer à la loi et respecter ses employés. En plus du déclenchement de la grève et de la poursuite des négociations, on analyse présentement, avec le syndicat, la possibilité de demander à un arbitre de statuer sur la cause. Des centaines de milliers de dollars sont en jeu dans ce dossier et la Commission des normes du travail nous a déjà donné raison sur l’interprétation du litige. »

Frustrée, voire même insultée par la teneur de l’offre de l’employeur, l’assemblée générale a rejeté celle-ci dans une proportion de 93 %. En conséquence, le syndicat a obtenu, de cette même assemblée, un mandat pour déclencher la grève générale illimitée au moment jugé opportun. 85 % des membres ont voté en faveur de la grève.

« Nous sommes désolés pour les inconvénients que causera un conflit de travail à notre clientèle, mais nous croyons que notre lutte contre l’exploitation et l’octroi de conditions de travail décentes est tout à fait légitime et que les parents comprendront que nous avons épuisé toutes les autres alternatives pour faire entendre raison à Renaud », souligne le président du syndicat.

L’assemblée générale a réitéré son intention d’en arriver à une entente avant la fin de l’année scolaire en cours. Le syndicat compte bien maintenir le cap sur cet objectif avec tous les moyens maintenant à sa disposition.

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Renaud – CSN oeuvrent auprès des clientèles des commissions scolaires de la Seigneurie-des-Milles-îles et de celle de Sir-Wilfrid-Laurier. Le syndicat représente plus d’une centaine de conductrices et conducteurs de berlines en transport scolaire du Groupe Renaud. Celui-ci est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP) et au Conseil central des Laurentides CSN.

La CSN participe au 3e Congrès mondial de la Confédération syndicale internationale

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) participera au 3e Congrès de la Confédération syndicale internationale (CSI) qui s’ouvre aujourd’hui à Berlin et qui se poursuivra jusqu’au 23 mai sur le thème Renforcer le pouvoir des travailleurs.

La CSN y sera représentée par sa vice-présidente Denise Boucher. Elle sera accompagnée de la secrétaire générale de la Fédération nationale des communications (CSN), Pascale Saint-Onge, du président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CSN), Donald Rheault, du secrétaire général et trésorier de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (CSN), Jean Murdock, de Mathieu Lafleur, du comité national des jeunes de la CSN, et de Nathalie Guay, responsable des relations internationales et adjointe au comité exécutif de la CSN.

Sur le thème Renforcer le pouvoir des travailleurs, les quelque 1500 syndicalistes provenant de 161 pays discuteront de la syndicalisation de plus de 20 millions de travailleurs et de travailleuses dans le monde, de la lutte aux changements climatiques, de la création d’emplois et de développement durable. Il sera aussi question de l’état des droits de la personne et syndicaux sur la planète.

Des travailleuses et des travailleurs présenteront des témoignages sur l’économie informelle et la discrimination et des tables rondes seront tenues sur les droits des peuples autochtones et des travailleuses domestiques. Un nouvel index mondial des violations des droits des travailleuses et des travailleurs sera publié sur la base de celles enregistrées en 2013 et en 2014. Le congrès de la CSI adoptera aussi un plan d’action, décidé par les 325 centrales syndicales nationales, dont la CSN, qui constituera la base de son programme de travail quadriennal.

Ce 3e Congrès se déroule dans un contexte mondial où les conflits sont très nombreux, notamment en Centrafrique et au Soudan, et où règnent les politiques d’austérité partout sur la planète, y compris au Québec et au Canada. Lors du congrès précédent, en 2010, le printemps arabe était à la veille de se déclencher.

Les délibérations sont diffusées en direct sur http://congress2014.ituc-csi.org/live-stream-64. La vice-présidente de la CSN interviendra à 16 h 10, heure de Berlin, mardi (10 h 10, heure de Montréal).

La cérémonie d’ouverture est à 14 h 30, cet après-midi, avec l’allocution du président de la CSI, Michael Sommers.

Visionnez le documentaire sur les conditions de vie dans les camps de travail au Qatar et celui intitulé Un travail décent, une vie décente au Guatemala.

La CSN est affiliée à la CSI depuis sa création en 2006, alors qu’elle participait à sa fondation. Elle tient son propre congrès triennal du 26 au 30 mai à Québec, où sont attendus quelque 2300 délégué-es syndicaux qui détermineront les priorités de la centrale pour les trois prochaines années, en plus d’élire les membres de son comité exécutif.

À propos de la CSN Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN se joint à l’événement

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) se joint à la première édition du Festival pour la paix en Palestine qui se tient à Montréal ce dimanche 18 mai. L’événement est également appuyé par le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et la CSN-Construction.

Le festival a pour but de promouvoir la paix au Moyen-Orient et de faire découvrir la culture palestinienne. Des activités culturelles, festives et des discours ponctueront le rassemblement. Mentionnons que ce festival veut également souligner la Nakba, c’est-à-dire l’exode forcé en 1948 de 750 000 à 800 000 Palestiniens qui ont été dépossédés de leurs terres.

La CSN se réjouit de cette initiative. Jean Lacharité, vice-président de la CSN, prendra la parole au cours du rassemblement. « J’arrive d’un séjour en Palestine », indique-t-il. « J’ai pu constater les conséquences dévastatrices de la violation systématique des droits humains et de l’occupation, condamnant des milliers de personnes à des conditions de vie extrêmement difficiles dans les camps de réfugiés. »

M. Lacharité appelle au respect des conventions internationales de l’ONU au sujet de la Palestine. Il demande au gouvernement canadien de faire pression auprès d’Israël pour qu’il respecte les résolutions de l’ONU et le droit international appelant, entre autres, au droit de retour des réfugiés, à la fin de l’occupation et de la colonisation.

« La CSN considère que la tenue de ce festival culturel à Montréal est essentielle pour mieux faire connaître les impacts du conflit qui perdure depuis 66 ans, mais aussi pour découvrir la richesse de la culture de ce peuple qui lutte pour sa survie et mène au quotidien un combat pour le respect de ses droits », conclut le vice-président.

Profil de la CSN

La CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Un homme fidèle à ses idéaux

Gérald Larose, qui a présidé la CSN de 1983 à 1999, a livré ces commentaires à la suite du décès de Robert Burns.

En assumant un grand nombre de fonctions dans plusieurs sphères de la société, Robert Burns est toujours demeuré fidèle à ses idéaux. Il a été un militant citoyen, un militant syndical à la CSN, un militant juriste, un militant politique, un militant ministre, un militant juge du travail. Redevenu simple citoyen, il a continué à s’intéresser aux affaires de la Cité. C’est ainsi que lors du conflit étudiant, il y a deux ans, il a répondu présent quand je l’ai invité à lancer, avec d’autres citoyens, un appel au gouvernement afin que des négociations s’engagent. Il avait été le porte-parole du groupe lors de la conférence de presse.

Je l’ai connu à la CSN, dans les années soixante. Il a été mon député dans Maisonneuve. Je l’ai connu comme ministre et comme juge au Tribunal du travail. Burns ne m’a jamais laissé indifférent. Il fait partie de ceux qui m’ont empêché de désespérer de la pratique partisane.

Avec lui disparaît un homme qui a servi le Québec sur plusieurs scènes. Il laisse le souvenir d’un militant inspirant, rivé aux essentiels, dédié, sincère et sans calcul Et pas du tout carriériste !

Note: Robert Burns a été avocat à la CSN de 1962 à 1970, occupant entre autres la direction du Service juridique.

Plus une minute à perdre pour agir

Trois à quatre fois plus de femmes autochtones sont victimes d’homicides que les femmes non autochtones au Canada, selon un rapport de la GRC. Depuis 30 ans, plus de 1100 d’entre elles ont disparu. Tout ceci dans un contexte de pauvreté et de chômage extrêmes. Et le gouvernement demeure impassible. Une enquête publique et un plan d’action s’imposent.

À lire à ce sujet l’article de La Presse

Le réseau CSN des alliés contre l’homophobie s’étend

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) s’associe, cette année encore, à la campagne de la Fondation Émergence pour souligner la Journée internationale contre l’homophobie qui se déroule en 2014 sur le thème Homoparentalité : J’aime mes deux mamans, j’aime mes deux papas. « Pour la CSN, il faut plus que jamais mener la lutte contre les préjugés homophobes et la transphobie dans les milieux de travail. Le rôle des syndicats à cet égard peut être déterminant et ils peuvent compter sur les ressources de la CSN pour les appuyer », a déclaré le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie.

Il y a quelques années, la CSN a mis sur pied un réseau des alliés dont les syndicats membres sont reconnaissables à l’autocollant arc-en-ciel affiché à la porte de leur local signifiant: « Ici, on entre dans un bureau où les gens sont sensibilisés aux réalités des LGBT (lesbiennes, gais, bisexuel-les, transidentités) ; vous trouverez accueil et soutien. »

Cette année, cinq syndicats se sont joints à ce réseau et ont tenu plusieurs activités pour renseigner leurs membres concernant cette cause. Il s’agit du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles, qui a informé ses membres au sujet des réalités des LGBT ; du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre universitaire de santé McGill, qui a tenu des kiosques d’information ; du Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance de l’Estrie, qui a invité ses délégués à valoriser la présence des familles homoparentales dans leur CPE ; du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre de santé et de services sociaux de la Pointe-de-l’Ile, qui a tenu un kiosque d’information ; et du Syndicat des personnes salariées du Centre jeunesse de Lanaudière, qui a reproduit le questionnaire CSN sur les mythes et les réalités concernant les LGBT dans son bulletin syndical.

Des reculs… des avancées

« Au cours des douze derniers mois, on déplore un net recul sur la scène internationale dans la cause des LGBT, a souligné Jean Lortie. Qu’on pense à la promulgation de la loi contre la « propagande » homosexuelle en Russie ou à celles adoptées par le Nigéria et l’Ouganda qui prohibent l’homosexualité. » Cela dit, des gains sont aussi à signaler, notamment dans le cas de la Nouvelle-Zélande qui a célébré ses premiers mariages homosexuels. « Au Québec, il faut saluer l’adoption du projet de loi 35 qui vient renforcer le droit à l’égalité des transexuel-les » d’ajouter Jean Lortie.

Le comité LGBT de la CSN profitera du 64e Congrès de la centrale, qui se tient à Québec du 26 au 30 mai, pour sensibiliser les syndicats à sa campagne. Plus de 2300 délégué-es syndicaux de partout au Québec et œuvrant dans tous les secteurs d’activité, des invités internationaux et des salariés du mouvement y prendront part.

La journée mondiale de lutte à l’homophobie a vu le jour en 2003. Elle commémore la décision prise le 17 mai 1990 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de ne plus considérer l’homosexualité… comme une maladie !

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN rend hommage à Robert Burns, un homme de conviction

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) veut rendre hommage à Robert Burns, politicien, indépendantiste, mais avant tout homme de gauche et progressiste qui a eu à cœur la cause ouvrière tout au long de sa vie.

« L’engagement et les idéaux de Robert Burns à cet égard n’ont jamais fait défaut, a réagi à son décès le président de la CSN, Jacques Létourneau. Ce sont des qualités trop rares de nos jours, en particulier chez celles et ceux qui font le saut en politique active. Nous saluons sa détermination et la force de ses convictions qu’il n’hésitait jamais à placer en avant, même dans les moments les plus difficiles. »

Après des études en droit, Robert Burns, devient avocat de la CSN en 1962 et il accède à la direction de son service juridique en 1966. Il s’agit d’une période déterminante pour le Québec avec la Révolution tranquille, la syndicalisation du secteur public québécois et de nombreuses luttes pour sortir les travailleuses et les travailleurs de la pauvreté et pour revendiquer des conditions de travail décentes. Il a joué un rôle de premier plan comme négociateur lors de la grève des employés du transport en commun, à Montréal, en 1967, qui s’était terminée par l’une des premières lois spéciales contre des syndicats. Lors de l’élection québécoise de 1970, il devient l’un des sept députés du Parti québécois à se faire élire. En 1971, lors de la célèbre grève au quotidien La Presse, il participe à une manifestation d’appui, s’opposant alors à la consigne de son parti.

« Durant toute la décennie des années 1970, où il a été député de la circonscription de Maisonneuve à l’Assemblée nationale, Robert Burns s’est tenu debout et a toujours fait valoir ses idées, parfois à l’encontre de certains députés de son propre parti et de son chef, René Lévesque. C’est aussi un grand démocrate que nous saluons bien bas », a poursuivi Jacques Létourneau.

Robert Burns a été un grand défenseur de législations ouvrières, dont les dispositions anti-briseurs de grève, celle sur la santé et la sécurité du travail et le promoteur de la réforme du financement des partis politiques. Durant la grève de Marine Industries, à Sorel, en 1984-1985, il a aussi présidé le comité des « sages », mis sur pied par le premier ministre de l’époque, René Lévesque, pour tenter de dénouer le conflit de travail. La CSN offre à la famille et aux proches de Robert Burns ses plus sincères condoléances.

Le Syndicat des paramédics Saguenay – Lac-Saint-Jean Nord FSSS-CSN interpelle les élus et la population

Depuis plusieurs mois, le Syndicat des Paramédics du Saguenay – Lac-Saint-Jean Nord FSSS-CSN interpelle les représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux dans la région afin de les sensibiliser sur les problématiques de couverture de services dans le secteur de Dolbeau-Mistassini. La FSSS-CSN demande l’intervention du MSSS pour assurer des services de qualité à la population.

« Le quart de nuit demeure la période la plus critique puisqu’un seul véhicule avec à son bord une seule équipe de techniciens paramédics demeure en fonction. Lorsque le niveau d’appels est plus élevé ou qu’un transport longue durée survient, le secteur se retrouve avec des problèmes de couverture et les délais de réponse s’allongent puisqu’il doit être couvert par une autre zone » affirme Martin Harvey, président du syndicat.

Après de nombreuses discussions avec les représentants de l’employeur et du ministère, le syndicat a obtenu, via une demande officielle d’accès à l’information, les données concrètes représentant les besoins de la population. Selon Marc Gagnon, délégué du syndicat, « les chiffres parlent d’eux-mêmes puisque le nombre annuel d’appels de service justifient à lui seul l’ajout d’une équipe sur le quart de nuit. De plus, au-delà du nombre d’appels, des exemples concrets, tel celui concernant l’utilisation d’un défibrillateur cardiaque survenu il y a quelques semaines à l’aréna de Dolbeau, démontrent les limites de l’organisation. »

Des normes ministérielles défaillantes

Le problème réside essentiellement dans les normes imposées par le ministère de la Santé et des Services sociaux. « Lorsque l’on questionne les représentants du MSSS, on nous répond qu’en vertu de la méthodologie servant à déterminer le nombre de véhicules par zone et leur utilisation, les chiffres ne justifient pas l’ajout de ressources et que le niveau de risques est acceptable. Et lorsque nous demandons d’avoir accès à cette formule, la réponse officielle obtenue est à l’effet « qu’un tel document n’existe pas » précise Martin Harvey.

« Encore une fois, on fait ici la démonstration que l’octroi des permis et l’allocation des ressources sont basés sur des données non probantes et guidés par des paramètres contestables. Ceci témoigne de la désorganisation des services préhospitaliers au Québec » souligne Martin Harvey.

La situation qui prévaut au nord du lac Saint-Jean n’est pas unique. En effet, d’autres régions telles que celle des Laurentides font face aux mêmes problèmes de couverture des services. « Il est impératif que le ministère de la Santé et des Services sociaux réactive le comité de travail sur les recommandations du rapport Gauthier de 2007 sur les services préhospitaliers d’urgence. On ne peut accepter plus longtemps qu’il n’y ait pas de suivis ni d’échanges avec le MSSS sur les charges de travail et le déploiement des ressources » de conclure Dany Lacasse, vice-président des secteurs privés de la FSSS-CSN.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS est l’organisation syndicale la plus représentative du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

L’entente est acceptée, la page est tournée : les travailleuses et les travailleurs retrouvent leurs emplois et leur dignité

À l’occasion d’un point de presse tenu hier soir, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’hôtel Le Concorde (CSN), le Conseil central Québec-Chaudière-Appalaches (CSN), la Fédération du commerce (CSN) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont fait part de leur bilan et de leurs perspectives sur l’acceptation à plus de 92 % du projet de convention collective par l’assemblée générale des membres du syndicat.

Les gens retrouveront leurs emplois, la tête haute

« C’est un moment heureux pour les travailleuses et les travailleurs », a déclaré d’entrée de jeu Robert Lejeune, vice-président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’hôtel Le Concorde (CSN). « Il y a à peine trois mois, tout le monde était en deuil. Nous perdions notre emploi, une famille, des clients que nous chérissions et qui nous rendaient la pareille. Bref, nous nous retrouvions devant un grand vide. Aujourd’hui, grâce aux efforts mis de l’avant par la CSN, nous retrouvons notre emploi. Nous le faisons avec des compromis réalistes, mais sans compromission. C’est une grande fierté de voir cet hôtel connu partout dans le monde rouvrir ses portes », s’est réjoui le représentant des travailleuses et des travailleurs.

La vocation hôtelière, seule avenue économiquement viable pour la communauté

« Le chemin a été long et nous l’avons répété à plusieurs reprises : la ville de Québec ne pouvait se permettre de perdre cet hôtel », a souligné pour sa part Ann Gingras, présidente du Conseil central Québec-Chaudière-Appalaches. « Les enjeux liés au tourisme de loisirs et au tourisme d’affaires étaient trop grands. Ce constat était aussi partagé par une majorité d’acteurs politiques et socioéconomiques. Le maire a aussi contribué à ce que seule la vocation hôtelière s’impose, et ce, pour le bien de la communauté et de l’économie régionale et locale. À présent, réjouissons-nous pour ces femmes et ces hommes qui retrouvent leur dignité. Et surtout, souhaitons que la page soit définitivement tournée, afin que nous puissions continuer de projeter l’image d’une ville touristique attrayante là où il fait bon vivre, et ce, pour le bien de la collectivité ! », a indiqué Ann Gingras.

Une convention collective pragmatique

« Le syndicat s’est mis depuis le début de cette saga en mode solution, afin que soit rouvert l’hôtel iconique sis devant la Grande-Allée », a affirmé de son côté Michel Valiquette, trésorier et porte-parole du secteur de l’hôtellerie de la Fédération du Commerce. « Cette convention collective, qui s’échelonne sur 3 ans, protège les conditions salariales des travailleuses et des travailleurs qui, somme toute, gardent globalement la même paie et confère les conditions normatives similaires à ce qui existait sous la bannière Loews. Qui plus est, les travailleuses et les travailleurs seront impliqués dans un suivi régulier de la santé financière de l’hôtel. Au final, c’est une convention collective réaliste, qui permet un retour la tête haute », a précisé Michel Valiquette.

Un véritable tour de force

« Quel exemple de ténacité et de détermination! », s’est exclamé d’entrée de jeu le vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jean Lacharité. « Nous sommes partis de très loin : d’abord, d’un hôtel fermé, avec un siège social américain qui avait littéralement mis une croix dessus. On perdait plus de 400 chambres. Ensuite, on caressait l’idée d’en faire une résidence pour personnes âgées, en plein milieu de l’effervescence festive de la Grande-Allée, et ce, sans tenir compte de l’incidence économique qui affaiblirait le centre-ville! Devant la levée de boucliers, l’hôtel a changé de mains pour un projet de condo-hôtel dont le plan d’affaires était plus qu’incertain et qui offrait à peine une centaine de chambres pour accueillir les touristes du centre-ville. Puis, au final, les nouveaux acquéreurs, représentés par l’homme d’affaires Jean-Guy Sylvain, ont trouvé devant eux des gens sérieux, compétents, déterminés à contribuer à la réouverture du Concorde. Ils ont trouvé un syndicat CSN : un syndicat qui s’est tenu debout, qui a livré bataille sur le maintien de la vocation hôtelière et des emplois », a dit très fièrement Jean Lacharité.

Le syndicat des travailleuses et des travailleurs du Concorde (CSN) invite à présent ses membres à communiquer avec lui au sujet du rappel progressif au travail dans le cadre de la réouverture prochaine du 1225, Cours du Général de Montcalm.

À propos du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches, de la Fédération du commerce et de la CSN

Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région Chaudière-Appalaches. Il représente 240 syndicats et plus de 44 000 membres dans tous les secteurs d’activité. La Fédération du commerce (CSN) rassemble 32 500 syndiqué-es dans différents secteurs d’activité. Elle compte 11 000 membres travaillant dans le secteur du tourisme, dont 6500 dans l’hôtellerie.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Tous amis de Radio-Canada partage l’analyse de l’IRIS : le sondage de CBC/Radio-Canada est un exercice biaisé

Le groupe Tous amis de Radio-Canada partage entièrement les conclusions de l’analyse faite par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) publiée hier relativement au sondage public lancé le 5 mai dernier par Hubert T. Lacroix, président-directeur général de CBC/Radio-Canada. Le plus haut dirigeant de la Société a lancé cette initiative afin de répondre aux nombreuses critiques formulées à l’endroit du seul diffuseur public national qui vient tout juste d’imposer des compressions budgétaires totalisant 130 millions de dollars touchant à 657 postes.

« Plusieurs critiques avaient déjà soulevé le caractère particulièrement biaisé de ce sondage. À la lumière de l’analyse de l’IRIS, nous ne pouvons maintenant que leur donner raison. À l’aide de formulations tendancieuses et de prises de positions claires et nettes, l’ensemble du questionnaire invite la population à choisir un virage numérique intégral des services offerts par CBC/Radio-Canada. Or, c’est exactement cette vision que préconise la direction de la Société dans le plan stratégique qu’elle désire mettre en place d’ici à l’année 2020, c’est-à-dire une transformation radicale du diffuseur public sans aucune considération du mandat qui lui est confié. Pour nous, il est clair que cette démarche s’inscrit dans un plan de relations publiques visant à imposer une seule alternative à la population », de dénoncer Alex Levasseur, président du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

Francis Fortier, l’auteur du billet publié sur le blogue du site de l’organisme de recherche (www.iris-recherche.qc.ca), a soumis le questionnaire du sondage à différents tests. Celui-ci conclut que des problèmes techniques et méthodologiques d’échantillonnage, la direction politique du sondage et la construction même des questions et des choix de réponses plombent l’entièreté de la validité de l’exercice proposé par CBC/Radio-Canada. « La population canadienne a besoin d’un réel espace de débat afin de participer aux décisions portant sur l’avenir de notre seul diffuseur public. En ce sens, nous avons réclamé un moratoire sur les compressions imposées par la direction de CBC/Radio-Canada, et la création rapide d’une commission parlementaire publique sur son avenir.

Le sondage proposé par monsieur Lacroix évacue complètement les nombreuses questions touchant au financement, à la gouvernance et à la programmation de la Société, des sujets que nous devons impérativement aborder pour qu’un vrai débat prenne place publiquement », de conclure monsieur Levasseur. La campagne Tous amis de Radio-Canada vise à défendre l’intégralité de notre seul diffuseur public national. Elle est organisée par la Confédération des syndicats nationaux, de concert avec la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN appuie les travailleuses et les travailleurs en grève pour hausser le salaire minimum

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) tient à manifester son soutien aux milliers de travailleuses et de travailleurs de la restauration rapide qui tiennent aujourd’hui une journée de grève dans quelque 150 villes américaines. Ceux-ci demandent notamment une hausse du salaire minimum.

« Nous sommes de tout cœur avec ces salarié-es et tenons à leur exprimer notre plus entière solidarité, lance d’entrée de jeu le président de la CSN, Jacques Létourneau. Au Québec, une personne qui travaille 40 heures par semaine au salaire minimum atteint à peine le seuil de faible revenu », rappelle-t-il. Jacques Létourneau ajoute que plus de 90 % de ces travailleurs ne sont pas syndiqués et n’ont aucun rapport de force devant leur employeur.

« Ceux-ci dépendent essentiellement du gouvernement pour améliorer leur situation et c’est pourquoi il doit impérativement augmenter le salaire minimum de façon appréciable pour leur permettre de vivre décemment et de se sortir de la pauvreté », plaide-t-il. Pour le président de la CSN, l’augmentation du salaire minimum est de nature à stimuler l’économie locale et régionale. « Il n’y a pas lieu de craindre des pertes d’emplois massives, comme tentent de nous le faire croire les représentants patronaux », insiste-t-il. Notons que des actions sont également prévues aujourd’hui dans une trentaine de pays aux quatre coins du monde pour protester contre les bas salaires.

Au cours du 64e Congrès de la CSN, qui se tient du 26 au 30 mai à Québec, la CSN recommandera notamment à ses quelque 2300 délégué-es une série de propositions visant à améliorer les conditions de travail et de vie des travailleuses et des travailleurs non syndiqués.

La Coalition syndicale a fait part de ses inquiétudes au ministre Moreau

Au terme de deux journées de réunions distinctes entre ses membres et le ministre des Affaires municipales, la Coalition syndicale pour la libre négociation a dressé son bilan. Ce regroupement de plus de 65 000 employés municipaux et de sociétés de transport redoute la portée d’un éventuel projet de loi sur les régimes de retraite, qu’il estime inutile. Ses représentants s’inquiètent d’entraves au processus éprouvé de libre négociation. Ils s’objectent particulièrement à ce qu’un projet de loi remette en question les droits des retraités, le service passé, les déficits passés et impose un partage des coûts à 50-50.

« Les rencontres ont été cordiales. L’écoute et le dialogue étaient au rendez-vous. Mais nous sommes déçus de la perspective d’un projet de loi et très soucieux de ce qu’il pourrait contenir. Les syndicats font déjà tout ce qu’il faut pour stabiliser les régimes. La négociation, ça fonctionne : pas plus tard que la semaine dernière, une entente est intervenue pour le régime de retraite des cols bleus de Québec », a souligné Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

« Un projet de loi imposant un carcan sur le service passé serait désastreux. En revenant sur les ententes passées, on fausserait la crédibilité et la dynamique des négociations futures. Chaque groupe et chaque régime trouvent ses solutions propres, pas besoin de ‘mur à mur’. De toute manière, le rendement moyen de nos régimes de retraite dans les municipalités du Québec a été de 16,43 % en 2013. Il n’y a pas lieu de paniquer et de sortir le bulldozer », selon Marc Ranger.

Puisque le ministre Pierre Moreau a accepté de rencontrer les représentants de l’Union des municipalités du Québec au sujet des régimes de retraite, les représentants de la Coalition se préparent eux aussi à rencontrer le ministre au cours des prochaines semaines, cette fois-ci ensemble et non séparément.

La Coalition a aussi rappelé qu’elle tiendra une grande manifestation devant l’Assemblée nationale le mercredi 21 mai prochain. Plusieurs milliers de travailleurs seront au rendez-vous : cols blancs, cols bleus, policiers, pompiers, employés de sociétés de transport, etc.

Après avoir annoncé dimanche dernier que la FEESP-CSN joint ses rangs, la Coalition a profité du point de presse pour souligner l’adhésion de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA). Jean Gagnon, président de la FISA et du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec, était présent.

Lancée le 20 mars dernier sous le thème « La négociation, pas la confrontation! », la Coalition regroupe au total plus de 65 000 membres cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers et employés de sociétés de transport. Son but est d’intervenir en tant que partie incontournable dans le débat sur l’avenir des régimes de retraite. Elle réplique aux attaques inconsidérées de certains élus et s’oppose à tout projet de loi qui compromettrait le droit fondamental à la libre négociation.

Le 15 avril dernier au Palais des congrès de Montréal, plus de 1000 délégués des différentes organisations syndicales se sont réunis. Ils ont adopté à l’unanimité une résolution d’opposition à une éventuelle loi bulldozer imposant des résultats « mur à mur » et bloquant la libre négociation. Le 24 avril, plus de 2500 membres de la Coalition ont manifesté devant le siège social de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) à Montréal.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ) Conseil provincial du secteur municipal Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA) Fédération des policiers et policières municipaux du Québec Fraternité des policiers et policières de Montréal Association des pompiers de Montréal Regroupement des associations de pompiers du Québec Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ

Renseignements :

Une loi-cadre s’impose en matière de conciliation famille-travail

La CSN interpelle la ministre de la Famille, Mme Francine Charbonneau, concernant le sondage diffusé par La Presse aujourd’hui selon lequel 67 % des travailleuses et des travailleurs ne sentent pas de soutien de leur employeur pour faciliter leur conciliation famille-travail.

« Les femmes ont de plus en plus de responsabilités au travail, qu’elles doivent conjuguer avec les tâches quotidiennes dont elles assument une grande part. Il est impératif que le gouvernement mette enfin en place une loi-cadre pour leur permettre de trouver un équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale », a d’entrée de jeu souligné la vice-présidente de la CSN, Denise Boucher.

L’absence de mesures significatives entraîne de grandes conséquences pour les femmes ainsi que pour leur famille. Parmi celles-ci, notons une détérioration de la santé physique et mentale, une réduction des possibilités d’avancement au travail, des pertes de revenu à cause de congés sans solde et de raisons familiales. Les absences prolongées pour les soins apportés à la famille comportent également des risques, comme la déqualification professionnelle et le retrait définitif du marché du travail. Elles mènent, en outre, à un appauvrissement à la retraite.

« Le Regroupement pour une loi-cadre en matière de conciliation travail-famille (CTF), composé de 21 organisations, dont la CSN, demande depuis plusieurs années maintenant au gouvernement de mettre en place cette loi-cadre qui devra s’appliquer tant au secteur privé qu’aux secteurs public et parapublic. Celle-ci devrait permettre notamment de mieux soutenir les travailleuses et les travailleurs en favorisant une meilleure articulation entre les obligations familiales et les exigences professionnelles », a plaidé Denise Boucher.

Il est également important, selon la vice-présidente de la CSN, de produire un portrait des besoins permettant de revoir les pratiques existantes et d’améliorer les mesures collectives de conciliation famille-travail. « Ces nouvelles pratiques permettraient de faire évoluer les mentalités et d’amener une plus grande ouverture dans les milieux de travail, tout en contribuant à changer les comportements et les attitudes », a-t-elle souligné. « Nous espérons que la ministre prêtera l’oreille à cette importante revendication et fera les changements qui s’imposent, comme nous le démontre le sondage, », a-t-elle conclu.