Les membres du syndicat adoptent un mandat de grève

Réunis en assemblée générale ce mardi 10 février au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN ont adopté un mandat de cinq jours de grève, à déclencher au moment jugé opportun.

« Les neuf rencontres de négociation tenues n’ont pas encore convaincu notre employeur de valoriser notre travail comme il se doit. Même si nos pourparlers ont progressé, nous ne sommes pas arrivés à une entente de principe. Voilà pourquoi, lors de notre assemblée générale d’hier soir, à la proposition du comité de négociation, les membres ont décidé à nouveau d’augmenter la pression en adoptant ce mandat de cinq jours de grève », souligne la trésorière du syndicat, Nadia Soucy.

« Notre fédération regroupe environ 7600 employé-es municipaux dans plus de 170 syndicats et, de ce fait, nous connaissons très bien les conditions de travail qui sont offertes dans ce secteur. Les municipalités disposent rarement d’un excédent d’environ 1,7 million $, ce qui est le cas actuellement de Murdochville. Nous avons bien fait nos calculs et les demandes du syndicat ne compromettent en rien cette excellente situation financière. Toutes les raisons sont donc bonnes pour que les demandes du syndicat soient reconnues comme légitimes par l’employeur », ajoute la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Même si nous n’avons tenu que neuf rencontres, les négociations s’étirent depuis le mois de février 2025 et les membres du syndicat veulent en arriver à une entente le plus rapidement possible. La nouvelle administration doit donc prendre la juste mesure de leur détermination. Si le nouveau maire veut assurer des services de qualité à ses concitoyennes et concitoyens, il devra offrir des salaires compétitifs à ses employé-es municipaux », conclut le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Pierre-Luc Boulay.

À propos

Les 11 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le syndicat adopte un mandat de moyens de pression

Réunis en assemblée générale ce mercredi 10 décembre, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN ont adopté à l’unanimité un mandat de moyens de pression, excluant la grève.

« Après seulement cinq rencontres de négociation, nous faisons face à un employeur qui a déjà annulé deux rencontres à la dernière minute, dont celle qui devait avoir lieu hier. Nous avions pourtant déposé nos demandes salariales le 26 novembre dernier et nous étions prêts à en discuter avec la partie patronale », souligne la trésorière du syndicat, Nadia Soucy.

« Avec un excédent actuel totalisant environ 1,7 million $, la situation financière de la ville est excellente. Depuis le mois de février 2025, le syndicat est prêt à négocier son prochain contrat de travail qui assurera des services de qualité aux citoyennes et citoyens de Murdochville », ajoute la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Nous avons un seul message pour la nouvelle administration de la municipalité : nous voulons des dates et nous voulons négocier. « Les opérations de la future mine de Métaux Osisko ont débuté et cet employeur offre déjà des conditions d’emploi supérieures, ce qui pourrait entraîner rapidement une perte d’expertise si les employés de la ville vont travailler ailleurs », conclut le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Steeve Bernard.

À propos

Les 11 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Cap sur les valeurs du Conseil central de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine pour les trois prochaines années

Sous le thème Cap sur nos valeurs, le 30e Congrès du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN (CCGIM–CSN) s’est tenu du 27 au 29 mai 2025 à l’Hôtel Baker, à Gaspé. Les délégué-es présents ont adopté les propositions qui guideront le travail du nouveau comité exécutif pour les trois prochaines années.

Le nouveau comité exécutif du CCGIM–CSN est composé de Pierre-Luc Boulay à la présidence, de Selena Vaillancourt au poste de secrétaire générale, de Dany Fournier à la trésorerie, de Jules Richard à la vice-présidence, territoire des Îles-de-la-Madeleine et de Steeve Bernard à la vice-présidence, territoire de la Gaspésie.

À la suite de débats et d’échanges issus des ateliers tenus durant le congrès, sept propositions finales ont été adoptées par les délégué-es.

« En ateliers, les délégué-es se sont penchés sur les grands enjeux auxquels elles et ils font face dans leur milieu de travail, mais également dans leur vie de tous les jours. Leurs échanges ont contribué à la définition des orientations du CCGIM–CSN pour les trois prochaines années touchant, entre autres : aux enjeux liés à la démocratie à tous les niveaux politiques ; aux questions démographies et de main-d’œuvre et leurs impacts sur la santé et les services sociaux, sur le logement abordable, sur les aîné-es et sur les secteurs économiques, soit le primaire (exploitation des ressources), le tourisme, la culture et le développement régional de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ; à la cruciale question du développement des transports fiables, variés et abordables dans le contexte de la crise climatique ; à celle également incontournable de l’intégration, de l’hébergement et de l’amélioration des conditions de travail et de vie des travailleuses et des travailleurs étrangers temporaires, et finalement, aux moyens à mettre en œuvre afin de développer la vie syndicale locale et régionale par l’amélioration des communications et des liens intersyndicaux. On se relève les manches dès maintenant pour atteindre nos objectifs », déclare Pierre-Luc Boulay, nouveau président du CCGIM–CSN.

Les délégué-es, les élu-es retraités et actifs et les salarié-es de la CSN ont également rendu un vibrant hommage et souhaité une bonne retraite à monsieur Serge St-Pierre, président sortant du CCGIM–CSN.

À propos du CCGIMCSN et de la CSN

Le CCGIM–CSN regroupe environ 4500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 85 syndicats affiliés.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Première convention collective pour le Syndicat des travailleuses de la Maison d’aide et d’hébergement L’Aid’Elle–CSN

Convoquées en assemblée générale le 23 octobre dernier, les membres du Syndicat des travailleuses de la Maison d’aide et d’hébergement L’Aid’Elle–CSN ont voté en faveur de l’entente de principe intervenue avec leur employeur.

C’est à l’unanimité que les membres présentes à l’assemblée générale ont approuvé l’entente de principe leur procurant une première convention collective, régissant, à partir de la signature, les conditions de travail à la maison d’hébergement. Il est à noter que le syndicat est accrédité depuis le 15 juin 2022.

Des gains significatifs sont à souligner :

  • Semaine de travail de 40 h (5 jours) à 35 h (4 jours) ;
  • Majoration du taux horaire de 13 % dès la première année ;
  • Majoration des primes d’inconvénients ;
  • 5e semaine de vacances après 10 ans d’ancienneté ;
  • Obtention d’une 6e semaine de vacances ;
  • 13 congés fériés et 13 congés maladie par année ;
  • Reconnaissance de l’expérience antérieure ;
  • Congé autofinancé.

« Les travailleuses ont attendu longtemps cette première convention. Les efforts en valaient la peine avec le vote clair des membres. Nous avions raison de nous joindre à la CSN à l’époque, soit d’obtenir un contrat de travail négocié d’égal à égal avec notre employeur, des conditions de travail à la hauteur de notre travail et qui contribueront à la rétention et l’attrait de la main-d’oeuvre. », de préciser Anne-Marie Roy, présidente du Syndicat des travailleuses de la Maison d’aide et d’hébergement L’Aid’Elle–CSN.

« Bravo aux travailleuses de L’Aid’Elle. Clairement, la syndicalisation leur a apporté des bonifications importantes à leurs conditions, tant normatives que salariales. La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) a apporté le soutien nécessaire en accompagnant, du moment de la syndicalisation, jusqu’à l’entente de principe, le syndicat dans sa négociation. La FSSS sera là également pour assurer l’accompagnement du syndicat lors de la vie de cette convention, avec toujours la même qualité du service de proximité. », de renchérir Gaétan Leblanc, vice-président régional FSSS–CSN.

« Le Conseil central de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN) est heureux de cette première convention collective pour les travailleuses de la maison d’aide et d’hébergement. Elles continueront d’offrir toujours le même service aux femmes de la région de Gaspé et d’ailleurs ainsi qu’à leurs enfants. Elles pourront désormais le faire la tête en paix avec une convention collective qui viendra encadrer les conditions de travail. Encore une fois bravo ! », d’ajouter Serge St-Pierre, président du CCGIM–CSN.

« Pour toutes sortes de raisons, la négociation a duré près d’un an et demi. Cependant, l’ambiance à la table de négociation a toujours été positive. Nous avons toujours eu des relations cordiales avec l’employeur du début jusqu’à la fin. Nous saluons d’ailleurs son ouverture. », de conclure Anne-Marie Roy.

À propos de la FSSS–CSN et du CCGIM–CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) constitue l’organisation syndicale la plus importante dans le secteur des centres de la petite enfance (CPE) au Québec. Elle regroupe 80 % des CPE syndiqués, pour plus de 12 500 travailleuses et travailleurs.

Le CCGIM–CSN regroupe environ 4 500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 80 syndicats affiliés.

Les travailleuses et travailleurs de la municipalité de Murdochville rejoignent la CSN

C’est avec fierté que nous annonçons que les travailleuses et travailleurs de la municipalité de Murdochville ont officiellement rejoint les rangs de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Cette étape marque une avancée significative pour la représentation des employé-es municipaux dans la région.

Avec cette nouvelle adhésion, toutes les municipalités syndiquées de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine sont désormais syndiquées avec la CSN, renforçant ainsi la solidarité, le rapport de force et la voix des travailleuses et des travailleurs de la région.

« Nous sommes ravis d’accueillir les travailleuses et travailleurs de Murdochville au sein de notre grande famille syndicale, a déclaré Serge St-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN). Cette union nous permet de mieux défendre les droits et les intérêts des employé-es municipaux, tout en assurant un service de qualité à la population. Ensemble, nous serons plus forts et plus unis face aux défis qui nous attendent. »

Cette adhésion témoigne de l’engagement des employé-es de Murdochville à faire entendre leur voix et à défendre leurs droits au sein d’une organisation reconnue pour son action et sa détermination et aussi pour sa présence dans la région.

À propos de la CSN et du CCGIM–CSN

Fondée en 1921, la CSN regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec. Le CCGIM–CSN regroupe environ 4 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 75 syndicats affiliés.

Les travailleurs municipaux de Maria renouvellent leur convention collective

La Municipalité de Maria et le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Municipalité de Maria (CSN) ont procédé jeudi dernier à la signature de leur nouvelle convention collective couvrant la période de 2024 à 2028. De nombreuses améliorations aux conditions de travail prendront effet.

Parmi les avancées, notons qu’au niveau salarial, les syndiqué-es verront des augmentations se situant entre 19,5 % et 30 % selon la variation de l’IPC sur la période de 5 ans. Un rattrapage de 12 % à 15 % est prévu les deux premières années afin de compenser l’inflation antérieure. La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation avec les peuples autochtones a été ajoutée aux journées fériées conventionnées. Quatre semaines de vacances seront offertes dès l’embauche et une septième semaine sera accessible aux salarié-es ayant plus de 25 ans d’ancienneté.

« C’était une négociation constructive et cordiale. Nous avons senti dès le départ une volonté de la Municipalité de répondre de manière positive aux demandes syndicales. Nous avions un intérêt commun d’améliorer les conditions de travail pour assurer la rétention et l’attractivité », explique Denis Normandeau, président du syndicat.

La Municipalité de Maria est également la première en Gaspésie à adhérer au Régime de retraite des employés municipaux du Québec (RREMQ) dans son volet à prestation déterminée. Elle rejoint ainsi plus de 250 petites municipalités qui ont fait ce choix.

« Félicitations ! Nous invitons les villes et municipalités de la région à emboîter le pas et à démontrer autant de volonté à bonifier les conditions de travail de leurs salarié-es. En définitive, il en va du maintien de la qualité de nos services municipaux », ajoute Serge St-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN).

L’établissement de détention New Carlisle : une menace pour la sécurité de toutes et de tous

Ce matin, dans le cadre d’une manifestation tenue devant l’établissement de détention provincial de New Carlisle, le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec–CSN a de nouveau manifesté son impatience face à l’état de délabrement de cette bâtisse.

« Ce n’est pas la première fois que le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec–CSN (SAPSCQ–CSN) attire l’attention de la population sur l’établissement de détention de New Carlisle. Construit en 1964, celui-ci est vétuste et très mal en point. Il ne répond plus aux normes carcérales actuelles et, conséquemment, il aurait grand besoin de rénovations majeures, dénonce Mathieu Lavoie, président du syndicat. Dans son état actuel, le bâtiment menace la sécurité de la population, particulièrement celle des agentes et des agents correctionnels (ASC) de l’établissement, et constitue également une menace pour la santé et la sécurité au travail des salarié-es. Voilà pourquoi les ASC exigent une réfection majeure de l’établissement, un plan de match concret et un échéancier clair lié au projet. »

« La Société québécoise des infrastructures (SIQ), qui gère le bâtiment, est bien au courant de la situation. Malgré tout, le dossier traîne. À deux reprises, en 2019 et en 2023, des détenus ont saccagé des secteurs qui ne sont plus utilisables. Des sections de tuyaux en métal ont même été arrachées des installations, ce qui représente un danger pour la sécurité physique des ASC dans l’exercice de leurs fonctions. Le gouvernement doit agir rapidement afin de corriger ces problèmes criants », ajoute Serge St-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

« Nous sommes en présence d’un grave problème de santé et de sécurité au travail et le gouvernement ne semble pas pressé d’y remédier. Il a pourtant une obligation en vertu de la loi qu’il vient lui-même de moderniser. Vu l’ampleur des travaux à réaliser, nous demandons un échéancier clair et un plan de match concret pour l’ensemble du bâtiment, et ce, dans les meilleurs délais », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics de la Confédération des syndicats nationaux depuis 2006. Il représente plus de 2 800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Municipaux de Grande-Rivière : une entente de principe adoptée

Grande-Rivière, 19 décembre 2023 – Une entente de principe a été adoptée hier soir par le Syndicat des employés municipaux de la Ville de Grande-Rivière–CSN. Les travailleuses et les travailleurs, sans convention collective depuis deux ans, bénéficieront notamment de 18,5 % d’augmentation au cours des cinq prochaines années. 

« Nous sommes très satisfaits de l’entente que nous avons obtenue, ces conditions de travail permettront de faire face à l’inflation, mais aussi de faciliter l’attraction et la rétention d’employé-es », explique le président du syndicat, Dave Couture. 

« Pour le bien des travailleuses et des travailleurs, mais aussi des services donnés par la ville, ça prenait au moins des conditions de travail similaires à celles d’autres municipalités de la région. Nous sommes fiers d’avoir obtenu gain de cause », ajoute Simon Mathieu Malenfant, vice-président-trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN). 

« Je lève mon chapeau aux travailleuses et travailleurs qui ont gardé le cap et qui sont restés mobilisés malgré les exagérations portées par la partie patronale dans les médias ces derniers mois », conclu Serge St-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN (CCGÎM). 

Sans contrat de travail depuis décembre 2021, la vingtaine d’employé-es municipaux de la Ville de Grande-Rivière étaient engagés dans une médiation avec leur employeur depuis septembre 2023. Des conditions salariales permettant de faire face à la hausse du coût de la vie, mais aussi d’assurer la qualité des services aux citoyennes et aux citoyens se trouvaient au cœur des revendications des travailleuses et des travailleurs. 

Entente historique pour le STT de Mines Seleine–CSN aux Îles-de-la-Madeleine

Réunis le 26 novembre lors de leur assemblée générale annuelle, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Mines Seleine–CSN ont pris acte de la signature de leur nouvelle convention collective qui sera en vigueur jusqu’au 1er juillet 2027. Ayant fait l’objet d’une entente de principe quelques semaines auparavant, celle-ci avait été adoptée à 99% par les membres du syndicat.

Devant le contexte économique actuel, le syndicat et l’employeur avaient décidé d’ouvrir des discussions exploratoires afin d’anticiper le début des négociations avant le calendrier prévu à cet effet en 2024. Du côté syndical, le rattrapage salarial face à l’inflation des dernières années et la hausse générale du coût de la vie aux Îles-de-la-Madeleine devaient jeter les bases des discussions. Pour Jean-Pierre Poirier, président du syndicat : « Les attentes des membres étaient très élevées en matière de salaire. Notre convention est assez mature à plusieurs niveaux, mais c’est clair qu’on avait un retard salarial à rattraper. Et puis en ce moment, avec les paiements hypothécaires qui augmentent et l’épicerie qui coûte toujours plus cher, il fallait qu’on puisse maintenir notre pouvoir d’achat ».

En se concentrant principalement sur les aspects salariaux de la convention collective, les parties en sont arrivées à une entente prometteuse permettant de retenir et d’attirer la main-d’oeuvre dans cette mine de sel unique au Québec. En effet, une augmentation salariale de 4,00 $ l’heure a été appliquée de manière rétroactive au 1er octobre 2023 sur l’ensemble des classes salariales, en plus d’une augmentation cumulative de 8,5% d’ici la fin de la convention collective au 1er juillet 2027. Au total, incluant la reclassification des titres d’emplois de mineur et de dynamiteur, les membres du syndicat ont obtenu des ajustements salariaux de l’ordre de 19,5% à 23% sur une durée de 3 ans et 9 mois.

Toujours selon M. Poirier : « Les membres ont exprimé sans équivoque qu’ils étaient très satisfaits de l’entente, les résultats du vote le démontrent clairement. Nous sommes très heureux d’avoir pu nous entendre avec l’employeur de manière anticipée afin de bénéficier d’une augmentation salariale immédiate sans devoir attendre au 1er juillet 2024. Nous n’allions pas le faire à tout prix, mais puisque la conjoncture était favorable, nous avons pris la décision de négocier avant l’échéance et ça s’est avéré payant pour tout le monde ».

Pour ce qui est de certaines autres dispositions, le syndicat a également obtenu le maintien de la prime de nuit qui passe de 0,75$ à 2,50$ de l’heure et de la rémunération des heures supplémentaires à 200% lors du quart du samedi soir, et ce, jusqu’au renouvellement de la prochaine convention collective. Les parties ont également convenu de mettre en place un comité paritaire pour revoir les horaires de travail afin d’alléger le fardeau des rotations des quarts de jour, de soir et de nuit. Enfin, l’employeur a également signifié son intérêt de maintenir un boni qui avait été instauré en décembre 2022 et qui visait à verser des montants forfaitaires aux salarié-es en fonction du dépassement d’un certain volume mensuel de production. Sur les douze derniers mois, celui-ci a permis aux membres du syndicat d’obtenir un montant forfaitaire équivalant à 4,5% du salaire annuel.

À propos du CCGIM–CSN, de la FIM et de la CSN

Le CCGIM–CSN regroupe environ 4 500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 77 syndicats affiliés.

La FIM–CSN rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui oeuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les membres du STT de Boulangerie régionale des Îles (CSN) adoptent une nouvelle convention collective

Réunis en assemblée générale le 16 octobre 2023, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de la Boulangerie régionale des Îles (CSN) ont voté à plus de 90 % en faveur d’une nouvelle convention collective d’une durée de trois ans. Après dix journées de négociation, l’employeur et le syndicat se sont entendus de manière satisfaisante dans un esprit de rattrapage salarial face à l’inflation ainsi qu’en fonction du principe de rétention et d’attraction de la main-d’oeuvre.

Sur le plan des salaires, les augmentations se situent entre 16 % et 24 % sur une durée de trois ans incluant une hausse salariale moyenne de 10 % pour la première année de la convention, rétroactive au 1er septembre 2023. Pour Sylvain Hancock, membre du comité de négociation : « Il était temps de donner un gros coup de barre au niveau des salaires à la boulangerie. Avec le coût de la vie qui n’arrête pas d’augmenter et les prix qui sont toujours en hausse aux Îles, il fallait agir immédiatement pour que nos membres puissent avoir un niveau de vie acceptable ».

Pour ce qui est des autres conditions de travail, le syndicat a obtenu six nouveaux congés, le devancement de la 4e semaine de vacances après huit ans plutôt que 10 ans de service et l’ajout d’une 6e semaine de vacances après 25 ans de service. La prime de nuit est passée de 1,70 $ à 2,25 $ de l’heure et la prime de matinée de 1,35 $ à 1,50 $ de l’heure pour toute la durée du quart de travail. Enfin, les parties ont convenu que l’horaire de travail serait du lundi au vendredi, permettant ainsi à tous les employé-es d’être en congé durant les fins de semaine.

Quelques semaines avant la dernière rencontre de négociation du 16 octobre 2023, les syndiqué-es avaient pris un mandat de grève d’une durée de cinq jours advenant un blocage au niveau des négociations. Le syndicat n’a pas eu à déclencher la grève compte tenu des avancées majeures que la direction de la Boulangerie Régionale des Îles a pu faire lors de cette ultime rencontre. « Les membres étaient prêts à se tenir debout pour se faire entendre lorsqu’ils ont voté un mandat de grève. Nous sommes extrêmement fiers de cette nouvelle convention collective de trois ans qui vient grandement améliorer les conditions de travail et les salaires des employé-es de la Boulangerie régionale. Nos membres continueront d’être fiers de travailler pour la boulangerie et d’offrir tous nos excellents produits », d’ajouter M. Hancock.

À propos CCGIMCSN

Le CCGIM–CSN regroupe environ 4 500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 77 syndicats affiliés.

Entente de principe acceptée par le syndicat

Réunis en assemblée générale le matin du 29 juin, les membres de l’Association des chauffeurs d’autobus scolaires Matanais Inc. ont accepté à l’unanimité la dernière offre patronale, mettant ainsi fin au conflit de travail qui durait depuis plus de trois mois.

« Nous sommes contents d’être parvenus à nous entendre avant que le centre de services scolaires ne résilie le contrat d’Autobus Matanais Inc. et retourne en appel d’offres, explique Maryse Boulay, porte-parole du syndicat. Nous pouvons nous réjouir d’avoir non seulement sauvé les emplois de nos conductrices et de nos conducteurs, mais également d’avoir réussi à obtenir de 30 % à 65 % d’augmentation salariale sur 6 ans ainsi qu’un salaire hebdomadaire minimal de 630 $ à parti du 1er juillet pour les conducteurs et conductrices de tous types de véhicules confondus. »

Rappelons que les transporteurs scolaires comme Autobus Matanais Inc. ont vu les fonds qu’ils reçoivent du gouvernement être bonifiés dans le but, entre autres, de mettre fin à la pénurie de personnel dans le secteur.

« Il était essentiel pour nos membres d’obtenir une augmentation salariale considérable et de ne pas subir de reculs au niveau des conditions de travail », ajoute Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. « Nous sommes satisfaits que l’employeur ait fini par entendre raison et qu’il se soit finalement rendu compte, comme tous les autres employeurs du secteur, qu’il était impératif de corriger une injustice salariale qui dure depuis plus 20 ans. »

« Cette nouvelle entente témoigne de la grande solidarité et de l’inébranlable détermination des membres du syndicat », affirme fièrement Pauline Bélanger, présidente par intérim du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN. « À l’image des autres syndicats du secteur, ces syndiqué-es ont fait des avancées hors de l’ordinaire parce qu’ils se sont tenus debout et ont réclamé leur dû. »

À propos

L’Association des chauffeurs d’autobus scolaires Matanais Inc. regroupe 31 membres et est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Elle regroupe 65 syndicats comptant 3 000 membres dans le secteur du transport scolaire.

Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN représente 8 500 membres, répartis dans plus de 96 syndicats, dans toutes les MRC de la région, de La Pocatière à Les Méchins, tous les secteurs d’activité confondus, privé comme public.

Un nouveau syndicat au centre d’hébergement privé Résidence Plaisance des Îles

Le 15 mai dernier, le Tribunal administratif du travail (TAT) a accrédité le Syndicat des travailleuses et travailleurs du centre d’hébergement privé — Résidence Plaisance des Îles.

À la suite d’une signature massive de cartes de membre en faveur de la CSN, le TAT a déclaré que le syndicat était légalement constitué et possédait l’adhésion de la majorité des salarié-es. Le syndicat fraîchement créé compte une cinquantaine de membres qui travaillent dans les secteurs du service alimentaire, de l’hygiène et de la salubrité, de la cuisine, de l’accueil et de la réception, ainsi que de l’administration.

À l’instar de leurs collègues œuvrant dans le domaine des soins de santé du côté du CHSLD privé géré par la même administration, les membres du nouveau syndicat ont décidé d’adhérer à la CSN en raison des valeurs véhiculées par la centrale et des services de proximité offerts aux Îles-de-la-Madeleine. L’enthousiasme généré par la syndicalisation a été palpable tout au long du processus et a permis de récolter les signatures nécessaires en très peu de temps.

Le 1er juin, les membres ont tenu leur première assemblée générale afin de fonder le syndicat et d’élire un premier comité exécutif. À cette occasion, Mme Sylvie Cyr a été élue au poste de présidente, M. Sylvain Déraspe au poste de vice-président, Mme Carole Déraspe au poste de secrétaire et Mme Line Chevarie au poste de trésorière. La première tâche à laquelle s’attaquera le comité sera de brosser le portrait des conditions de travail actuelles afin de préparer la négociation pour l’obtention d’une première convention collective.

Selon Kent Denis, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux, « il ne fait aucun doute qu’il y avait un mouvement très fort en faveur de la syndicalisation. Les salarié-es se disaient très préoccupés par leur sécurité d’emploi et l’absence de garanties quant au maintien de leurs conditions de travail actuelles. Ils et elles avaient besoin de créer une organisation syndicale afin de défendre leurs droits et de revendiquer collectivement l’amélioration de leur situation ».

Le Syndicat des employés municipaux de la Ville de Grande-Rivière–CSN adopte des moyens de pression 

Réunis en assemblée générale, le 24 mai 2023, les membres du Syndicat des employés municipaux de la Ville de Grande-Rivière–CSN se sont dotés à l’unanimité d’un mandat de moyens de pression, excluant la grève, dans le cadre de la négociation visant le renouvellement de leur convention collective. La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2021. 

Le 24 mai 2022, le Syndicat a déposé ses demandes à l’employeur. Depuis tout ce temps, les négociations avancent de peine et de misère autant sur le normatif que sur le salarial. Pendant que le coût de la vie atteint des sommets et affecte directement les salarié-es, le comité patronal de négociation ne reconnait pas la légitimité des demandes salariales. Celles-ci doivent être à la hauteur de l’augmentation faramineuse du coût de la vie des dernières années en compensant la perte du pouvoir d’achat des travailleurs et des travailleuses. 

De plus, des rencontres de négociations sont annulées à la dernière minute. Devant le manque de sérieux et de préparation de la Ville, les membres du Syndicat des employés municipaux de la Ville de Grande-Rivière–CSN ont convenu, après avoir reçu le rapport de négociations, qu’une mobilisation devait être déclenchée. 

« Nos membres sont très inquiets que la Ville ne prenne pas la négociation au sérieux, surtout en niant que la hausse des prix des dernières années a un effet direct dans les poches de nos membres. La Ville doit prendre en compte l’attraction et la rétention de notre main-d’oeuvre. Nous sommes au service de la population de la Ville de Grande-Rivière, mais pas en nous appauvrissant. Il faut que ça débloque à la table, nos membres veulent une bonne entente de travail. », indique Dave Couture, président du Syndicat des employés municipaux de la Ville de Grande-Rivière–CSN. 

« Les employé-es municipaux de la Ville de Grande-Rivière, beau temps, mauvais temps, sont toujours là pour donner les services essentiels aux payeurs de taxes. L’employeur doit comprendre, comme plusieurs autres l’ont déjà compris, qu’il faut compenser par des augmentations légitimes, la hausse du coût de la vie. », ajoute Serge St-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Nouvelle convention collective pour les travailleurs de Kitomer 

Les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Kitomer–CSN renouvellent leur convention collective. 

Réunis en assemblée générale extraordinaire le 24 mai dernier, les salaries du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Kitomer (CSN) ont entériné à l’unanimité l’entente de principe intervenue entre le Syndicat et leur employeur, Marinard Biotech Inc. Les partis ont ensuite signé la nouvelle entente de travail pour une durée de quatre ans. Rappelons que la convention collective était arrivée à échéance le 28 février 2022. 

Notons les principaux gains obtenus par le syndicat : 

  • Ajustement de 2 $/heure rétroactive sur les salaires de 2022 ;
  • Augmentation salariale de 4 % en 2023
  • Augmentation salariale de 3,5 % en 2024
  • Augmentation salariale de 3,5 % en 2025

« Nous sommes satisfaits de la négociation visant le renouvellement de notre convention collective. Nos membres nous avaient donné le mandat de diminuer l’impact de la hausse vertigineuse du coût de la vie des dernières années sur leur portefeuille. L’ajustement salarial est une reconnaissance de l’employeur de l’importance de consolider la main-d’oeuvre et d’attirer de futurs salarié-es dans un milieu ultra-compétitif. Mission accomplie ! », explique Carl Reeves, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Kitomer–CSN.  

Mandat de grève pour les municipaux de Chandler : Ce n’est pas un « jeu », M. le Maire 

Réunis en assemblée spéciale le 11 avril, les membres du Syndicat des employés municipaux de la ville de Chandler se sont dotés d’une banque de cinq jours de grève, à exercer au moment jugé opportun, dans le cadre de leur négociation visant le renouvellement de leur convention collective venue à échéance le 31 décembre 2021. Après avoir reçu le rapport sur l’état des négociations, les syndiqué-es ont décidé de passer un message clair aux élu-es de la ville de Chandler en adoptant, à l’unanimité, un bloc de cinq jours de grève. Les clauses normatives réglées, le comité de négociation a fait état d’un blocage au niveau des augmentations salariales annuelles et sur le ménage à faire dans les échelles salariales. 

« Clairement, nos membres nous donnent le mandat de considérer notre dernière proposition de règlement comme le minimum acceptable dans l’état actuel de l’inflation. Nos demandes initiales visaient à compenser, pour nos membres, la hausse vertigineuse de l’inflation et la perte de pouvoir d’achat. Notre offre de règlement actuelle est en dessous de l’IPC pour les années visées, mais nous faisons un bout du chemin pour en réduire les impacts. Une mise à niveau dans l’incohérence des échelles salariales est aussi une priorité des membres. Nous ne sommes pas loin d’une entente. » Précise Lisa Cyr, Présidente du Syndicat des employés municipaux de la ville de Chandler. 

« Nous sommes solidaires de la lutte des employé-es municipaux de la ville et nous serons avec eux. Les conseils municipaux de la Gaspésie et des Îles doivent se rendre compte que la hausse du coût de la vie touche également les municipaux. Pourtant, bien des employeurs, autant privés que du secteur public ont été proactifs pour compenser les taux d’inflation. En plus, ils agissent pour conserver leur main-d’oeuvre en ces temps de pénurie, dans tous les domaines. Solidarité avec les municipaux ! » Renchérit Serge St-Pierre, président du CCGIM. 

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Chandler adopte des moyens de pression

En assemblée générale, le 1er février 2023, les travailleuses et travailleurs du Syndicat des employés municipaux de la ville de Chandler se sont dotés d’un mandat de moyens de pression dans le cadre de leur négociation visant le renouvellement de leur convention collective. En effet, c’est à l’unanimité que les salarié-es de la ville de Chandler ont donné à leur syndicat un mandat de moyens de pression, excluant la grève. Rappelons que la convention des employé-es municipaux de la ville de Chandler est à échéance depuis le 31 décembre 2021.

Le 26 mai 2022, le syndicat a déposé ses demandes, tant normatives que salariales, à l’employeur. Depuis tout ce temps, seulement deux séances de négociations avec l’employeur ont eu lieu, pendant que des sujets importants comme le coût de la vie qui atteint des sommets touchent directement les salarié-es de la ville.

Devant le manque de sérieux et la désorganisation de la ville, les membres du Syndicat des employés municipaux de la ville de Chandler, après avoir reçu le rapport de négociations du comité de négociations syndical et constaté le non-respect presque systématique des dates de négociations fixées, ont convenu qu’une mobilisation devait être déclenchée.

« Nos salarié-es sont très inquiets que la ville prenne la négociation du renouvellement de la convention collective si peu au sérieux, la hausse des prix a un effet direct dans les poches de nos membres. La ville doit prendre en compte l’attraction et la rétention de notre main-d’œuvre. Nous sommes au service de la population de la ville de Chandler. Nos membres voient également la vente de feu, au plus offrant, des actifs de la ville, nous ne voulons pas faire les frais de ces économies de bouts de chandelles », indique pour sa part Lisa Cyr, présidente du Syndicat des employés municipaux de la ville de Chandler (CSN).

« Les employé-es municipaux de la ville de Chandler, beau temps, mauvais temps, sont toujours là pour donner les services essentiels aux payeurs de taxes. La ville de Chandler doit comprendre, comme plusieurs autres l’ont déjà compris : qu’il faut compenser par des augmentations légitimes, comme la hausse du coût de la vie, dans les poches de ses salarié-es municipaux. Le manque de main d’œuvre est dans tous les domaines, les municipalités doivent être proactives pour compétitionner les autres employeurs », ajoute Serge St-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

« Le message à la ville de Chandler est clair : les membres veulent des dates de négociations rapides et condensées et une réelle volonté de garder nos membres au service des citoyennes et des citoyens », termine MmeLisa Cyr, présidente du Syndicat des employés municipaux de la Ville de Chandler (CSN).

Première convention collective pour les membres du STT du Manoir St-Augustin–CSN

À la suite de l’entente de principe entérinée en mars dernier, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin–CSN annonce la signature de sa première convention collective.

Parmi les principaux éléments de cette première convention collective d’une durée de trois ans, on note :

  • La mise à niveau des taux et échelles salariales ;
  • La majoration des primes de soir et de nuit ;
  • L’introduction de nouvelles primes de fin de semaine et de responsabilité ;
  • L’ajout d’un congé férié supplémentaire ;
  • La création d’un comité de relations de travail habilité à discuter, prévenir et régler tout problème ;
  • La mise en place d’une banque d’heures de libérations syndicales payées par l’employeur ;
  • La mise à la disposition d’un local pour le syndicat.

« Nous avions comme principaux objectifs la majoration des taux horaires, la création de postes et la stabilisation des horaires de travail. Nous considérons avoir fait des progrès significatifs sur chacun de ces éléments. Avec ce contrat de travail, nous venons d’écrire une page d’histoire importante au Manoir St-Augustin », affirme Patrick Dufresne, président du STT Manoir St-Augustin–CSN.

« La situation pandémique a apporté son lot de défis à cette négociation, mais le comité de négociation a travaillé d’arrache-pied pour arriver à ce résultat. C’est donc avec beaucoup de fierté que nous signons aujourd’hui notre première convention collective », ajoute Patrick Dufresne. Le président souhaite également remercier l’ensemble des membres, notamment les membres du comité de négociation pour leur solidarité et leur engagement.

De son côté, Kent Denis, vice-président régional de la FSSS–CSN, souligne l’importance de cette première convention. « Il s’agit d’une première pour un centre d’hébergement privé dans notre région. Nous souhaitons que cela puisse donner des idées à d’autres qui souhaitent améliorer leurs conditions de travail. »

« Le Conseil central Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine souligne la signature de cette première entente de travail pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin–CSN. En 2019, la majorité des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin ont pris la courageuse décision de s’unir pour améliorer collectivement leurs conditions de travail. Ils ont fait confiance à la CSN. Avec cette convention, ils peuvent dire : Mission accomplie ! », conclut Serge St-Pierre, président du CCGIM–CSN.

Le STT de la municipalité de Bonaventure–CSN signe sa première convention collective

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la municipalité de Bonaventure peuvent enfin pousser un soupir de soulagement ! La première convention collective a enfin été signée hier, après plusieurs années d’impasse.

L’objectif premier de la syndicalisation en avril 2019 était d’obtenir le respect et cette première convention permettra d’avoir les outils pour l’imposer. De plus, les syndiqué-es peuvent se féliciter d’avoir amélioré leurs conditions salariales et leurs conditions de travail en général.

Rappelons que face à l’impasse, les parties ont dû avoir recours, pendant plusieurs mois et jusqu’à la toute fin, à un médiateur nommé par le ministère du Travail. Le syndicat s’était également doté d’un mandat de grève unanime. La grève n’a finalement pas été exercée, mais le niveau de mobilisation des membres a certainement permis un déblocage à la table de négociation.

« Cette négociation ne s’est pas faite sans heurts et les syndiqué-es ont démontré beaucoup de solidarité et de courage. Ils méritent le plus grand respect », affirme Serge St-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Cette première convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026.

Victoire de la CSN contre la Résidence Plaisance des Îles

Dans une décision sans précédent aux Îles-de-la-Madeleine, la juge Myriam Bédard du Tribunal administratif du travail (TAT) a donné gain de cause à la CSN contre la Résidence Plaisance des Îles. En condamnant l’employeur sur toute la ligne, cette décision est venue donner raison à une salariée qui avait porté plainte pour un congédiement illégal lié à ses activités syndicales, et à la CSN pour une plainte d’ingérence de l’employeur dans le processus de syndicalisation.

Historique du conflit
Cette affaire qui remonte au mois de mars 2021 est une véritable histoire d’horreur pour la personne salariée impliquée dans ce recours. En effet, peu avant l’ouverture de la nouvelle Résidence Plaisance des Îles, plusieurs employé-es ont des questionnements sérieux à propos de leurs conditions de travail. C’est à ce moment qu’une toute nouvelle préposée aux bénéficiaires, Mme Ghislaine Chevarie, contacte les bureaux de la CSN à Cap-aux-Meules pour s’informer des avantages de la syndicalisation et des démarches à suivre pour mettre sur pied un syndicat. La direction générale, avec à sa tête Mme Chantal Hubert, soupçonne qu‘un processus de syndicalisation est en cours et convoque la salariée pour lui imposer une suspension sans solde afin de faire une enquête. Malgré l’intervention des représentants de la CSN auprès de l’employeur, la salariée est convoquée de nouveau et deux semaines plus tard on lui annonce qu’elle est congédiée.

Pour Etienne David-Bellemare, conseiller syndical de la CSN aux Îles-de-la-Madeleine, c’est du jamais vu.  « Ces gestes de représailles étaient révoltants et inédits dans ma vie de conseiller syndical. Même les plus anciens militants syndicaux des Îles ne se souvenaient pas d’avoir assisté à un pareil événement. À la suite de la suspension sans solde de la salariée, j’ai contacté la direction générale pour lui expliquer la démarche qui était en cours et tenter de régler le dossier à l’amiable. Celle-ci n’a rien voulu entendre. À ce moment-là, je me suis dit que le combat allait durer longtemps », d’affirmer M. David-Bellemare. Quelques jours plus tard, la salariée est congédiée et la CSN dépose une plainte auprès du TAT. Lors de l’audience, voyant l’étendue de l’ingérence des cadres de la résidence dans le processus de syndicalisation, la CSN dépose alors une deuxième plainte pour ingérence dans la formation d’un syndicat.

Un jugement qui ne laisse planer aucun doute
Les audiences tenues au mois d’août et d’octobre 2021 devant Madame la Juge Bédard vont permettre à la salariée et à la CSN de faire valoir leurs droits. Le verdict est sans équivoque en faveur de ces derniers. Le TAT ordonne à la Résidence Plaisance des Îles de réintégrer la salariée dans son emploi et de compenser les sommes perdues depuis son congédiement. À ce sujet, les passages suivants de la décision sont frappants :

[104] Pourtant, aucun des motifs décrits ne justifie un congédiement. Des événements survenus alors qu’elle n’était pas au service de la Résidence, mais du CISSS et qui sont relatifs aux soins prodigués à sa mère lui sont reprochés. Au surplus, ces fautes alléguées ne sont pas prouvées. Certaines de ces prétendues fautes qu’on retient contre madame Chevarie auraient même été commises par son conjoint. Son négativisme pas plus que ses revendications dites incessantes ne sont non plus démontrés. Certes, provenant d’un autre secteur que celui de la santé, elle a posé des questions et s’est inquiétée des conditions pour elle inconnues, mais cette attitude, comme décrite, ne peut constituer un motif de congédiement.

[111] En l’espèce, les motifs prouvés sont nettement en lien avec les démarches syndicales de madame Chevarie. L’enquête même que la Résidence allègue avoir menée origine des circonstances entourant la remise des avis reprochant les activités syndicales.

[113] Les motifs de congédiement invoqués ne convainquent pas d’une cause réelle et sérieuse qui n’est pas un prétexte pour se départir des services d’une salariée qui a exercé un droit. Il est par ailleurs indéniable que la démarche syndicale à laquelle madame Chevarie a participé a contribué à la décision de mettre fin à son emploi.

Suivant la décision du tribunal, la CSN convoque l’employeur afin d’organiser la réintégration de la salariée à la Résidence Plaisance des Îles. Présent lors de cette rencontre, M. David-Bellemare constate que « malheureusement, la rencontre ne donne pas les résultats escomptés puisque la direction générale n’affiche aucun remords quant à ces agissements et ne daigne pas s’excuser pour le tort causé à la salariée. Devant cette situation, Mme Chevarie a donc décidé de ne pas réintégrer son ancien emploi ».

Un employeur d’une autre époque
Dans une autre partie de sa décision, le TAT ordonne à l’employeur de cesser d’entraver la formation d’un syndicat et exige d’afficher cette ordonnance dans les espaces réservés aux employé-es afin qu’ils prennent connaissance des agissements illégaux de l’employeur. En effet, la CSN avait démontré que les représentants de l’employeur ont tenté d’effrayer ou de décourager les salarié-es face à la possibilité de se syndiquer. Comme le rappelle les passages suivants, les dirigeants de la Résidence Plaisance des Îles sont non seulement condamnés pour l’ingérence, mais également rabroués par la juge pour leurs arguments fallacieux concernant la perturbation des soins aux usagers :

[120] Aussi, en interdisant toute sollicitation sur les lieux du travail, sans nuance, la Résidence, comme Wal-Mart dans l’affaire précitée « cherche apparemment, à entraver les activités de l’association […] »

[121] Finalement, la prétention voulant que les actions et discussions syndicales aient perturbé les soins offerts n’est soutenue d’aucune façon par la preuve.

[122] La plainte en vertu de l’article 12 du Code du travail est fondée.

Selon Jules Richard, vice-président et représentant des Îles au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, « C’est inconcevable qu’une employée subisse un traitement semblable dans un milieu de travail. En 2021, on fêtait les 100 ans de la CSN et on est en droit de s’attendre à ce que les employeurs aient changé d’attitude face à la syndicalisation. On parle ici d’un CHSLD et d’une résidence pour personnes âgées, pas d’une multinationale. Il faut saluer le courage de Mme Chevarie qui a su se tenir debout devant l’injustice et défendre sa cause jusqu’au bout. Pour tous les syndicats de la CSN, elle est un exemple de combativité et de courage ».

Renouvellement de la convention collective des employé-es de CHAU-TV

Les salarié-es de CHAU-TV, membre du Syndicat des employé-e-s de CHAU-TV affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture–CSN sont sans convention collective depuis le 6 mai 2019. Les négociations avec l’employeur, soit CHAU-TV Communications Ltée, sont très difficiles. L’enjeu majeur de cette négociation est d’ordre pécuniaire. Les offres salariales initiales de l’employeur, pour une convention visée de six (6) ans, imposaient trois années consécutives à 0 % d’augmentation annuelle pour les années 2019, 2020 et 2021. Initialement, le syndicat demandait 2,5 % d’augmentation annuelle, pour une convention de trois ans.

Devant ce fossé abyssal entre les demandes syndicales et les offres patronales, les deux partis ont demandé la médiation, selon les dispositions du Code canadien du travail. Un médiateur fut nommé au dossier en juin 2021.

Convoqués en assemblée générale spéciale le 6 mai 2021, les membres du Syndicat des employé-e-s de CHAU-TV (CSN) ont signifié le rejet des offres salariales de l’employeur en adoptant, à l’unanimité, un mandat de moyens de pression. La mobilisation, l’affichage et l’unité des membres ont donné un second souffle à la négociation. La dernière offre patronale contient malheureusement encore une année à 0 % d’augmentation, soit celle de 2020.

« Les conditions de travail des salarié-es de CHAU-TV sont de plus en plus difficiles. Les départs à la retraite et les absences de courte ou de longue durée ne sont pas remplacés. Les salarié-es peinent à demander des congés et se sentent coupables de mettre leurs collègues sous pression lorsqu’ils prennent leurs vacances. La pandémie est venue compliquer d’autant plus le travail. Pourtant les salarié-es de CHAU-TV ont toujours répondu présents. Les journalistes, comme tous les titres d’emplois, sont de plus en plus compressés. Le moyen de les récompenser, 0 % pour 2020. Au même moment où l’inflation est à 3,5 %. C’est inacceptable de la part de l’employeur et il y a des limites à presser le citron », mentionne Annick Charette, présidente par intérim de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

« CHAU-TV cherche un journaliste en Gaspésie. Le slogan pour attirer des candidats : Un poste en région, on le choisit pour la vie. Il faut minimalement avoir un salaire et des augmentations pour nous permettre de bien vivre. CHAU-TV est dans le paysage médiatique depuis des décennies en Gaspésie. De voir un employeur nier à ce point l’apport essentiel des employé-es à son entreprise, ça relève du mépris », renchérit Serge St-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN).

« Devant les prétentions de l’employeur, les difficultés financières, la perte de la station CKRT-TV et la chute des revenus publicitaires en raison de la pandémie, le syndicat a demandé à l’employeur de voir les états financiers. Malheureusement, il n’y a aucune volonté de transparence économique. Nous devons nous fier à sa parole les yeux fermés. Pour les années 2019 à 2022, il y a 4 % d’augmentation sur la table alors que les prévisions d’inflation sont à 8,8 % pour la même période. Le patron veut se renflouer sur le dos des travailleuses et des travailleurs qui tiennent l’entreprise à bout de bras », conclut Annick Charette.

Entente de principe entre le STT de la municipalité de Bonaventure–CSN et la ville de Bonaventure

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la municipalité de Bonaventure–CSN annonce l’annulation des cinq jours de grève prévus à partir du 30 septembre 2021. Le tout survient à la suite d’une entente de principe intervenue entre le Syndicat et l’administration municipale visant l’implantation d’une première convention collective.

Rappelons que le syndicat fut accrédité, et ce, depuis le 11 avril 2019. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Le syndicat a déposé son cahier de négociation le 21 mai 2020. Les négociations ont réellement débuté le 16 octobre 2020, lorsque la partie patronale a soumis son cahier de demandes. Devant le blocage à la table des négociations, les parties ont dû faire appel à un médiateur nommé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec. Le médiateur fut nommé le 13 janvier 2021.

Réunis en assemblée générale le 3 septembre 2020, les membres ont adopté à l’unanimité un mandat de moyens de pression allant la grève. Ce mandat fut renouvelé à l’assemblée générale spéciale du 22 avril 2021. Le syndicat annonce une grève de cinq jours, soit du 30 septembre au 4 octobre 2021.

En présence du médiateur, les partis ont prévu des négociations les 28 et 29 septembre 2021. Une entente de principe est survenue le 28 septembre en soirée.

« Nous sommes très fiers du travail accompli. Le chemin vers cette entente de principe fut cahoteux, difficile et long, mais nous avons atteint le principal objectif que nous nous étions fixés, soit une bonne entente à la hauteur du travail de nos membres. La mobilisation et la solidarité des travailleuses et travailleurs de la municipalité ont été notre carburant. L’administration municipale a senti notre détermination. Nous n’allions pas reculer. Il fallait que ça se termine. Nous tenons à remercier tous les citoyens pour leur soutien. Oui, les contribuables de Bonaventure avaient les services publics de leur ville à cœur », mentionne Benoit Galibois, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la municipalité de Bonaventure–CSN.

Les travailleuses et travailleurs de la Ville de Bonaventure annoncent 5 jours de grève

Dans le cadre des négociations avec la Ville de Bonaventure visant l’obtention d’une première convention collective, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la municipalité de Bonaventure–CSN annonce que les membres seront en grève du 30 septembre 2021 à 0 h 00 jusqu’au 4 octobre 2021 à 23 h 59.

Rappelons que le syndicat fut accrédité, et ce, depuis le 11 avril 2019. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Le syndicat a déposé son cahier de négociation le 21 mai 2020. Les négociations ont réellement débuté le 16 octobre 2020, lorsque la partie patronale a soumis son cahier de demandes. Devant le blocage à la table des négociations, les parties ont dû faire appel à un médiateur nommé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec. Le médiateur fut nommé le 13 janvier 2021.

Réunis en assemblée générale le 3 septembre 2020, les membres ont adopté à l’unanimité un mandat de moyens de pression allant jusqu’à la grève. Ce mandat fut renouvelé à l’assemblée générale spéciale du 22 avril 2021. Depuis, il eut de nombreuses actions, mobilisations et affichages de la part des membres du syndicat. Soulignons également l’appui important de la population de Bonaventure envers les employé-es municipaux en apposant des affiches « J’appuie la négo ! ». Les partis négocieront en présence du médiateur les 28 et 29 septembre prochain.

« Il est temps que cette négociation se termine. Les salarié-es attendent depuis trop longtemps. Les 28 et 29 septembre seront cruciaux pour arriver enfin à une entente à la hauteur du travail de nos membres. Nous n’avons jamais baissé les bras. Nos membres sont mobilisés et souhaitent une bonne convention. La grève reste notre ultime recours et les 5 jours annoncés seront notre première salve. L’administration municipale de Bonaventure poussera-t-elle ses salarié-es municipaux à une première grève en Gaspésie dans le monde municipal depuis des décennies ? », s’interroge Benoit Galibois, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la municipalité de Bonaventure–CSN.

Un vote visant l’adoption de moyens de pression chez le STT de la municipalité de Paspébiac

Le 17 mars dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la municipalité de Paspébiac ont adopté en assemblée générale spéciale, un mandat de moyens de pression, excluant la grève. Les salarié-es ont exprimé leur mécontentement quant au déroulement de la négociation visant le renouvellement de leur convention collective. Ils désirent arriver à une entente rapidement. Rappelons que celle-ci est arrivée à échéance le 31 mars 2018.

« Il y a beaucoup d’évènements, tant du côté syndical que patronal, qui expliquent les délais avant le début des négociations avec l’employeur. Elles ont réellement débuté en septembre 2020. À la suite de l’annulation de trois séances de négociation de la part de la partie patronale, dont deux sans explications, nous avons fait rapport de l’état de la situation à nos membres. Il y a plusieurs demandes, notamment de recul de la Ville qui ralentissent les négociations », explique Éliane Joseph, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la municipalité de Paspébiac (CSN).

Pour Serge St-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN (CCGIM–CSN), la situation est préoccupante. « La CSN représente l’ensemble des municipalités de la région. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la municipalité de Paspébiac n’en est pas à sont premier renouvellement de leur convention collective. La pandémie a probablement été l’un des facteurs qui a ralenti le processus des négociations, mais maintenant, il faut une convention collective à la hauteur du travail des municipaux. Les villes doivent être le poumon de la relance économique post-COVID en Gaspésie et ça commence par de bonnes conditions de travail pour les salarié-es. »

À la suite du mandat adopté à l’unanimité mercredi dernier, les membres débuteront les moyens de pression, et ce, à partir de ce matin. C’est un premier message soumis à l’employeur. « Nous souhaitons continuer de donner un bon service à la population, et ce, en ayant une bonne convention collective qui progresse et non qui régresse. Nous ne souhaitons que de bonnes discussions et que le tout chemine! Je tiens à préciser que le ton à la table de négociation a toujours été cordial et respectueux. Cependant, nos membres en ont assez d’attendre. », termine madame Joseph.

Crise du logement en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine

Une pénurie de logements abordables sévit actuellement en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Ce manque d’hébergement freine le maintien et le développement de l’économie locale. L’achat de maisons dans le but de les convertir en hébergement touristique est une pratique courante. Puis, elles deviennent inoccupées hors de la saison estivale. Dans certains cas, plusieurs personnes résidant déjà sur place sont littéralement mises à la rue pour laisser la place aux touristes, les obligeant ainsi à se trouver un endroit où résider. Rappelons que durant cette période, la disponibilité des logements est à son minimum. Un casse-tête qui en décourage plus d’un et qui met un frein à l’arrivée de nouveaux résidents.

Dans ce sens, la ville de Percé a adopté un règlement mardi dernier, soit d’étendre à l’ensemble de son territoire l’interdiction de la conversion de résidences unifamiliales en lieux d’hébergement touristique. Un premier pas dans la bonne direction.

Plusieurs municipalités ont des mesures incitatives, soit des congés de taxes et des terrains gratuits pour la promotion de constructions résidentielles ou locatives. Cependant, les promoteurs ne sont pas enclins à s’en prévaloir. L’une des principales raisons de cet échec est le prix des matériaux. Sur notre territoire, les coûts sont supérieurs à ceux des grands centres. Le bois d’œuvre produit ici est envoyé à l’extérieur pour revenir, et ce, sans avoir été transformé, à un prix beaucoup plus élevé. C’est inacceptable!

Est-ce que le gouvernement devrait permettre aux municipalités de devenir des promoteurs afin d’atténuer cette pénurie? Devrions-nous demander au gouvernement provincial que le prix des matériaux soit abordable et au même tarif dans toutes les régions du Québec?

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine soutient toute initiative permettant d’attirer et de retenir les nouveaux arrivants sur son territoire. Des logements décents et abordables sont des conditions essentielles au maintien des emplois, du développement économique et social pour la région.

Les femmes en ont assez de se faire mener en bateau

La CSN profite du 8 mars 2021 pour interpeller le gouvernement sur la question du travail des femmes et lui demander de prendre des mesures concrètes pour le reconnaître enfin à sa juste valeur.

« Le thème Écoutons les femmes du 8 mars cette année en dit long sur l’état d’esprit des femmes. Celles-ci se démènent face à cette crise sans précédent et pourtant, elles ne se sentent pas écoutées. Les travailleuses de la région de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine nous le confirment. Et même si tout tend à démontrer qu’elles sont lourdement affectées par les impacts de la crise, même si elles sont nombreuses à être épuisées, mal payées, en détresse, le gouvernement de la CAQ ne fait rien pour les aider », souligne Tony Savino, vice-président Gaspésie du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN).

La vice-présidente de la CSN, Caroline Senneville, rappelle pour sa part que les négociations du secteur public sont au point mort et que François Legault persiste à faire la sourde oreille face à leurs revendications, même si une majorité de femmes tient à bout de bras les services à la population.

« Les femmes sont au front, c’est le cas de le dire. Depuis un an, elles travaillent sans relâche pour endiguer la crise. Elles sont nombreuses en santé et services sociaux où elles luttent au quotidien contre le virus, dans le réseau de l’éducation où elles parviennent à maintenir un enseignement et des services de qualité malgré le peu de ressources mises à leur disposition, ainsi que dans tout le secteur public. La tâche a été également ardue dans les services éducatifs à la petite enfance où les travailleuses ont dû faire face à la crise, notamment sans matériel adéquat. Nous aurions pu croire que François Legault, après avoir louangé sans cesse ces travailleuses et travailleurs lors de ses points de presse, allait enfin leur accorder une reconnaissance concrète. Mais hélas, il semble qu’il ne s’agisse que de relations publiques. »

Tony Savino souligne également que les personnes au bas de l’échelle, évoluant souvent dans le secteur privé, ont elles aussi largement aidé la population à passer à travers la crise. « On ne peut plus tolérer que ces personnes exercent un travail qui leur permet à peine de joindre les deux bouts à la fin du mois. La CSN demande depuis des années au gouvernement de hausser le salaire minimum de manière à sortir pour de bon les gens de la pauvreté, principalement des femmes, faut-il le rappeler ».

« Si l’égalité entre les sexes veut dire quelque chose pour François Legault, il sait ce qu’il a à faire. Les travailleuses du Québec le regardent aller attentivement », conclut Caroline Senneville.

Le STT de la municipalité de Bonaventure–CSN dénonce la lenteur des négociations… encore une fois!

Devant le manque de sérieux qui pourrait être assimilable à de la mauvaise foi de la partie patronale dans l’obtention d’une première convention collective entre la ville de Bonaventure et ses employé-es municipaux, le Syndicat fait appel aux citoyennes et citoyens. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la municipalité de Bonaventure–CSN est accrédité depuis le 19 avril 2019. Le 21 mai 2020, les demandes syndicales furent déposées. Force est de constater que la négociation d’une première convention collective n’est, en aucun temps, une priorité pour la Ville.

Le 3 septembre 2020, les membres ont adopté, en assemblée générale spéciale, les moyens de pression allant jusqu’à la grève. Ceci était pour donner suite au refus du maire de soumettre des dates de négociation. Quelques actions de mobilisation, notamment une manifestation devant le Centre récréatif Desjardins, une parade des membres sillonnant les rues de la municipalité ainsi qu’une présence à une séance ordinaire du conseil municipal ont finalement fait bouger l’employeur. À la suite de ces actions, les parties ont débuté la négociation.

Devant l’impossibilité de négocier, les parties ont dû faire appel à un médiateur nommé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec. Ce dernier, qui doit amener l’employeur (la Ville) et le Syndicat à s’entendre sur une première convention collective, est arrivé le 13 janvier dernier. Le médiateur a 60 jours suivant sa nomination pour amener les parties à s’entendre. Le ministre responsable de l’application du Code du travail peut, une seule fois, et à la demande conjointe des parties ou du médiateur, prolonger la période de médiation d’au plus 60 jours. Après trois rencontres avec le médiateur, il n’y a eu aucune avancée. L’employeur continue à faire preuve de je-m’en-foutisme et d’amateurisme.

« Je dois avouer que l’attitude et le mépris du maire à la table de négociation nous affectent terriblement. C’est un total manque de respect. Cette attitude nous conforte dans notre décision de nous syndiquer et de joindre les rangs de la CSN. Je n’ose pas imaginer les discussions, les relations de travail ainsi qu’un contrat de travail interne et imposé par monsieur Audet, lui qui disait accueillir positivement la syndicalisation de ses employé-es et qui ne voyait pas de problème sur le plan de la négociation. La condescendance de Roch Audet et son refus de négocier nous consternent. S’il restait au moins trois à quatre points centraux où il n’y a pas d’entente, nous comprendrions, mais là, il n’y a rien de réglé », a dénoncé Benoît Galibois, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la municipalité de Bonaventure–CSN.

Celui-ci ajoute que la partie patronale ne veut pas négocier. « Sur 27 journées de disponibilités soumises par le médiateur entre le 16 février et le 9 avril 2021, l’employeur n’a priorisé des séances de négociation que pour cinq jours seulement. Nous, les membres du syndicat, étions disponibles pour 23 de ces journées. Quels sont les dossiers qui occupent notre maire rémunéré à temps plein ? La négociation n’est manifestement pas un dossier prioritaire pour l’administration municipale, surtout lorsque l’on connaît les limites de temps imposées au médiateur par le Code du travail. Il est clair que la Ville ne veut pas que la médiation porte ses fruits. »

Pour Serge St-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), la consternation est la même. « Les 12 autres municipalités en Gaspésie sont syndiquées actuellement et le sont toutes avec la FEESP–CSN. Jamais des négociations dans le secteur municipal en Gaspésie n’ont été aussi difficiles. C’est aberrant de ne voir aucune avancée, et ce, même avec l’intervention d’un médiateur. Je proviens du monde municipal et de voir un maire aussi braqué sur ses positions avec un réel mépris pour ses propres employé-es, c’est du jamais vu. Le conseil municipal fonce droit dans le mur. Il n’y a rien de positif à vouloir un conflit. Ça n’augure rien de bon pour les relations de travail présentes et futures. Dans tous les cas, les municipaux de Bonaventure pourront compter sur l’appui du CCGIM ».

Même son de cloche du côté d’André Lajoie, secrétaire général de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). « Notre fédération représente plus de 136 syndicats municipaux au Québec. Nous n’en sommes pas à notre première négociation dans le secteur municipal et l’attitude dont a fait preuve jusqu’ici la Ville de Bonaventure, à la table de négociation, nous apparaît très préoccupante, d’autant qu’il s’agit d’une première convention collective. Les travailleuses et travailleurs de Bonaventure, au même titre que les 6 500 employé-es municipaux que nous représentons partout à travers la province, méritent eux aussi des conditions de travail et une première convention dignes du travail essentiel qu’ils et elles accomplissent au quotidien. En ce sens, les travailleuses et travailleurs de la municipalité de Bonaventure pourront aussi compter sur le soutien indéfectible de la FEESP–CSN, et ce, jusqu’à l’obtention d’une bonne première convention. »

Devant cet état de fait, le syndicat enverra par la poste le jeudi 4 mars un tract informatif aux citoyennes et citoyens de la ville de Bonaventure. Celui-ci fera le bilan de la négociation et fera état des prochaines actions de visibilité des membres. Le syndicat souhaite le soutien de la population dans sa lutte pour une bonne première convention collective. Nous demanderons, dans les prochaines semaines, de manifester leur soutien aux municipaux.

Les Gaspésiens, otages de Keolis – La réaction du CCGÎM–CSN

La décision de Keolis qui interrompt ses dessertes en Gaspésie, et ce, à partir du 7 février 2021, est une situation très inquiétante pour la population gaspésienne. Rappelons que cette interruption de services concerne également la plupart des régions du Québec.

Ce n’est pas la première fois que Keolis diminue ses services en région. Comme dans d’autres secteurs du transport régional, Keolis utilise les menaces et profite de son monopole pour obtenir du financement en échange du maintien d’un service déjà indigne dans notre région. Les Gaspésiens sont les otages de cette entreprise. Malheureusement, les gouvernements se prosternent devant cette compagnie qui, rappelons-le, a obtenu l’exclusivité du service de transport par autobus pour le corridor Montréal-Québec. En contrepartie, elle devait desservir certaines régions éloignées du Québec.

Le transport régional, une priorité pour le CCGÎM–CSN

À la vielle du 28e congrès CCGÎM–CSN, soit le 11 juin 2019, le conseil central a tenu la journée thématique sur le transport et le développement économique en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Les élus étant inquiets de l’avenir du transport dans la région, cette journée était un complément des orientations prises lors du précédent congrès du CCGÎM–CSN en 2016. Les craintes du conseil central se sont avérées fondées. À la suite du départ d’Air Canada, le principal transporteur aérien de notre région, c’est au tour des autocars d’Orléans.

«Qu’entend faire le gouvernement pour que les habitants des régions puissent avoir accès à des services de transport efficaces et libres des caprices des compagnies comme Keolis ou Air Canada? L’autobus est essentiel pour plusieurs régions du Québec. C’est un stress supplémentaire à la population puisque pour certains, c’est le seul moyen de transport pour se rendre à des rendez-vous médicaux hors de la région. Ce sont aux élus municipaux ainsi qu’aux MRC de faire pression auprès du gouvernement québécois et auprès de Keolis. Cette pression rétablirait et maintiendrait ce service essentiel pour l’ensemble de la population.», d’affirmer Serge St-Pierre, président du CCGIM–CSN.

Lors du 28e congrès CCGÎM–CSN, une proposition fut adoptée par les membres, soit de faciliter l’accessibilité des moyens de transport pour le mieux-être de la population qui y demeure.

«Vivre dans l’incertitude et ne pas pouvoir contrôler régionalement les transports auxquels nous avons droit doivent cesser. Une importance réflexion régionale doit être enclenchée pour arriver à un service de qualité. Keolis devait desservir les régions en échange de l’exclusivité du corridor Montréal-Québec. Keolis a brisé cette entente. Quelle garantie avons-nous que le service revienne à celui avant la pandémie? Un service qui est déjà déficient et insuffisant. Keolis n’a-t-elle pas obtenu de l’aide du gouvernement fédéral en temps de pandémie?», de conclure Serge St-Pierre.

La ministre Lebouthillier incapable de rassurer les travailleuses et les travailleurs des usines de crevettes

Quelques jours après avoir interpellé la députée fédérale de Gaspésie—Les Îles-de-la-Madeleine et ministre du Revenu, Diane Lebouthillier, au sujet de la situation précaire dans laquelle se trouvent les salarié-es des usines de transformation de crevettes, la Fédération du commerce (FC–CSN) et les Conseils centraux du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN) et de la Gaspésie — Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN) se montrent déçus de sa réponse et exhortent le gouvernement fédéral à assurer un revenu aux travailleuses et aux travailleurs.

« Le gouvernement fédéral doit offrir aux employé-es des usines les mêmes conditions qu’il a offertes aux pêcheurs en leur garantissant le même niveau de prestations d’assurance-emploi que ce à quoi ils ont eu droit l’année dernière, argue le président de la FC–CSN, David Bergeron-Cyr. Comme les pêcheurs, ces employé-es sont vulnérables aux aléas du même marché, il est donc naturel qu’ils bénéficient des mêmes protections. »

Rappelons que les activités de transformation de crevettes ont été paralysées pendant plus de deux mois, alors que les transformateurs ont décidé de ne pas ouvrir les usines parce qu’ils estimaient que le prix fixé par la Régie des marchés agricoles était trop élevé.

« Les employé-es arrivent ou sont déjà arrivés au bout de leurs prestations d’assurance-emploi. La prestation canadienne d’urgence (PCU) donne un répit à certains d’entre eux pendant un petit bout, mais ils se demandent ce qui va leur arriver après, puisqu’ils n’auront pas accumulé assez d’heures de travail pour accéder à l’assurance-emploi, explique Pauline Bélanger, présidente par intérim du CCBSL–CSN. À ce jour, la ministre Lebouthilier ne nous a fourni aucune réponse concrète à ce sujet. »

« Cette précarité n’est pas seulement difficile à vivre pour les salarié-es, renchérit Serge St-Pierre, président du CCGIM–CSN. Des villages entiers dépendent de l’industrie de la pêche. Si le gouvernement n’assure pas un revenu décent à ses travailleuses et à ses travailleurs, c’est la santé économique de toute la région qui sera en péril. »

Prime à ses salariés : le silence du Groupe Sélection est gênant

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine – CSN déplore le silence du Groupe Sélection quant à la demande de ses salariés de bonifier leur taux horaire en cette période de pandémie.

« Alors que le gouvernement du Québec a bonifié le salaire des personnes travaillant au sein des établissements publics et privés (hôpitaux, CHSLD et résidences pour personnes âgées), force est de constater que les grands joueurs de l’hébergement privé pour aînés au Québec, dont le Groupe Sélection, continuent de faire la sourde oreille aux revendications de leurs salariés. L’importance de cette forme de reconnaissance élémentaire, considérant la pandémie actuelle, semble leur échapper », soutient Serge St-Pierre, président du CCGIM CSN.

Rappelons que plusieurs propriétaires d’entreprises ont instauré une prime similaire à celle du gouvernement en plus de celle-ci. Des entreprises non assujetties aux bonifications gouvernementales ont également pris l’initiative de bonifier le travail de leurs employés en reconnaissance de leur travail au sein de celle-ci pour la durée de la pandémie. Or, le Groupe Sélection, propriétaire du Manoir St-Augustin à Gaspé, a été interpelé par le syndicat au début du mois d’avril et n’a toujours pas communiqué ses intentions. « C’est une étrange manière de procéder que d’ignorer une demande légitime de salariés qui mettent leur santé à risque pour un salaire de misère », renchérit Kent Denis, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (FSSS CSN).

Monsieur Patrick Dufresne, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir StAugustin souligne que si le gouvernement du Québec a fait un bout de chemin, notamment, en ce qui concerne les préposés aux bénéficiaires (PAB), le Groupe Sélection, comme employeur, doit également reconnaître tout le travail accompli par ses salariés en cette période difficile. « Nous demandons au Groupe Sélection de bonifier le taux horaire de l’ensemble de ses employés pour la durée de la pandémie. C’est la demande transmise au début du mois d’avril et pour laquelle nous attendons toujours une réponse », conclut monsieur Dufresne.

La CSN accueille les pompiers volontaires de la ville de Cap-Chat

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN) est fier d’annoncer la syndicalisation des pompiers volontaires de la ville de Cap-Chat. Le nouveau syndicat devient une section du Syndicat des employés municipaux de Cap-Chat, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Depuis plusieurs semaines, nous travaillons avec les pompiers volontaires pour les syndiquer. Le Tribunal administratif du travail (TAT), par sa décision du 13 février 2020, reconnaissait la requête en accréditation des pompiers volontaires.

« Les relations de travail entre la ville de Cap-Chat et les pompiers volontaires sont difficiles et ont culminé par le congédiement injustifié de deux pompiers volontaires. Bien qu’antérieure aux congédiements, la volonté de se syndiquer des pompiers a pris tout son sens à la suite des congédiements. Ils ont contacté la CSN pour assainir les relations de travail, négocier les conditions de travail et en arriver à une première convention collective avec la ville », explique Eric Babin, conseiller syndical à la CSN.

« Les pompiers volontaires ont leur travail à cœur. Ils ont le désir de fournir à la population de Cap-Chat le service de protection incendie qu’il mérite. Ce sont des salariés qui, de leur propre chef, donnent du temps et risquent leur vie pour les citoyens, bien que ce ne soit pas leur emploi principal », renchérit Eric Babin.

Dans les prochaines semaines, des représentants seront élus par les membres du syndicat et nous pourrons débuter le travail syndical. La première étape sera de construire un cahier de négociation pour ensuite négocier leur première convention collective avec la ville. Pour le Conseil central, cette syndicalisation démontre, encore une fois, toute l’importance que les syndicats ont dans les relations de travail au Québec. La syndicalisation est un outil pour améliorer les conditions de travail et aussi pour bâtir un avenir meilleur pour les travailleuses et les travailleurs.

La CSN accueille la SQDC de Grande-Rivière

Bienvenue à la CSN

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM) est fier d’annoncer la syndicalisation des employé-es de la Société québécoise du cannabis (SQDC) de la succursale de Grande-Rivière. Le nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP). De nombreux enjeux de conditions de travail ont stimulé leur désir de syndicalisation. La succursale de Grande-Rivière devient la dixième succursale SQDC à joindre les rangs de la CSN.

La création de la Société québécoise du cannabis (SQDC) par le gouvernement du Québec a mené à l’ouverture de plusieurs succursales sur le territoire du Québec. Le 26 novembre dernier, la succursale de Grande-Rivière ouvrait ses portes, devenant la première SQDC en Gaspésie.

Devant les conditions salariales et de travail ridicules proposées par le gouvernement aux travailleuses et travailleurs de cette nouvelle société d’État, l’ensemble des SQDC a opté pour la syndicalisation. Les salarié-es de Grande-Rivière ont également choisi de se joindre à la CSN. Les représentants des travailleurs des SQDC affiliés à la CSN, avec l’appui de la FEESP, ont entamé une ronde de négociation qui a mené à l’adoption d’une première convention collective améliorant grandement les conditions de travail des travailleurs, tant au niveau normatif que salarial.

 

Une première convention collective au Musée de la Gaspésie

Les employé-es du Musée de la Gaspésie, à Gaspé, ont accepté à l’unanimité l’entente de principe qui mène à une toute première convention collective. Le vote a été tenu le 6 novembre dernier.

« Nous sommes très heureux du dénouement à la suite de l’accréditation de notre syndicat en février dernier. Au-delà des gains acquis, c’est une entente qui ramène le respect et l’unité au sein du Musée », affirme Gabrielle Leduc, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Musée de la Gaspésie-CSN.

Les 12 syndiqué-es pourront notamment bénéficier d’un montant forfaitaire à la signature et d’augmentations annuelles rétroactives au 20 février 2019. L’entente prévoit aussi une gestion participative. Les vacances, les congés et la retraite ont également été bonifiés.

« C’est l’un des plus importants musées en Gaspésie et nous sommes très heureux et surtout très fiers de les accueillir au sein du conseil central de la région », a commenté Serge Saint-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN).

Du pain sur la planche pour les trois prochaines années

Lors du 28e congrès du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN (CCGÎM) qui s’est tenu du 12 au 14 juin 2019 au Centre récréatif de Lavernière aux Îles-de-la-Madeleine, les délégué-es présents ont adopté les propositions qui guideront le travail du nouveau comité exécutif.

Le nouveau comité exécutif du CCGIM–CSN est composé de Serge St-Pierre à la présidence, de Sara Vigneau au poste de secrétaire générale, de Denis Beaudin à la trésorerie, d’Alain Chevarie à la vice-présidence, territoire des Îles-de-la-Madeleine et de Tony Savino à la vice-présidence, territoire de la Gaspésie.

À la suite de débats et d’échanges issus de trois ateliers tenus durant le congrès, six propositions finales ont été adoptées par les délégué-es.

« Puisque nous avons tenu une journée thématique sur le sujet la veille de notre 28e congrès, il sera bien évidemment question de transports. Nous allons talonner les pouvoirs publics sur cette question fondamentale en lien avec les promesses et annonces faites. Il sera également question d’accessibilité et de transparence des fonds publics alloués, et ce, autant pour la Gaspésie que pour les Îles, de souligner Serge St-Pierre, nouveau président du CCGÎM–CSN. Aux propositions que nous avions formulées sur le transport, nos délégué-es ont ajouté celle-ci : que le CCGÎM prenne tous les moyens mis à sa disposition pour permettre en tout temps l’accès au moyen de transport de façon prioritaire et équitable pour le mieux-être de la population qui y demeure ».

« Nous continuerons à promouvoir l’amélioration globale des conditions de vie des travailleuses et travailleurs sur nos territoires, de contrer l’exode de ceux-ci par le soutien, entre autres, aux luttes des syndicats locaux, à la campagne 5-10-15, à un régime d’assurance médicaments public et universel et aux mesures visant à contrer la rareté de la main-d’œuvre. Nous allons également favoriser un meilleur accueil des travailleurs étrangers pour qu’ils se sentent bienvenus et qu’ils s’intègrent aux sociétés gaspésiennes et madeliniennes », d’ajouter monsieur St-Pierre.

Fidèle à ses traditions, le CCGÎM–CSN poursuivra également sa promotion du respect et de la qualité de vie de ses membres et des citoyennes et citoyens sur ses territoires en luttant pour un développement économique socialement responsable en donnant aussi son appui à la « Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique ».

« À l’arrivée des élections fédérales, nous avons reçu le mandat de recenser nos revendications historiques à l’attention de ce gouvernement, de constituer une plateforme qui sera divulguée à la population de nos territoires et de défendre celle-ci auprès des candidats et des différents partis politiques durant la campagne électorale. Bref, nous avons beaucoup de pain sur la planche et c’est avec une grande fierté que je poursuivrai le travail de notre camarade et ami Anatole Chiasson qui vient tout juste de débuter une retraite bien méritée », de conclure le nouveau président du CCGIM–CSN.

Les délégué-es, les élu-es retraités et actifs et les salarié-es de la CSN ont rendu un vibrant hommage à monsieur Chiasson dans le cadre de leur traditionnelle soirée de solidarité.

À propos de la CSN et du CCGIM-CSN

Le CCGIM-CSN regroupe environ 4500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 77 syndicats affiliés.

Le CCGIM revendique des structures de concertation élargies

Dans le cadre d’une journée de réflexion portant sur les enjeux économiques liés au transport, le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN (CCGIM) revendique des structures de concertation élargies.

« Voilà la conclusion à laquelle nous sommes arrivés à la fin de cette journée de réflexion. Plus que jamais, nous pensons que c’est ensemble que nous devons penser et décider du type de développement économique que nous voulons, ce qui passe, d’abord et avant tout, par les infrastructures de transport qui sont nécessaires dans nos vies. Ces structures de concertations élargies doivent partir de la base en rassemblant les membres de nos syndicats, tous les groupes de la société civile, le secteur privé ainsi que les élu-es des trois paliers gouvernementaux », de déclarer Anatole Chiasson, président du CCGIM–CSN.

Plusieurs experts ont participé à cette journée et ont abordé tous les moyens de transport : Maxime Arseneau a brossé un portrait historique de la situation ; Emmanuel Guy, chercheur à l’UQAR, a présenté une analyse liée aux ports et aux voies maritimes ; Gilles Gagné, journaliste, a pour sa part exposé l’état de la situation sur les réseaux ferroviaires alors que Gaétan Lelièvre, spécialiste en transport aérien, a conclu les présentations en soulignant des enjeux similaires observés dans ce domaine.

« Issus d’une multitude de secteurs d’activités, les participantes et les participants ont partagé la même conclusion : les pouvoirs publics ont littéralement abandonné toutes les infrastructures de transport jugées non-rentables et ont favorisé les initiatives privées. L’État doit reprendre son rôle et ses responsabilités de gestionnaire en développant et en finançant des infrastructures de transport d’intérêts publics. Le contrôle actuel de ce secteur essentiel par des intérêts privés laisse trop de régions aux prises avec des problèmes importants de mobilité : pour nous, il est clair que la recherche de rentabilité à tout prix demeure incompatible avec une prestation de service à la population, particulièrement dans les régions éloignées. En ces temps où les enjeux environnementaux exigent que nous changions radicalement nos habitudes, il nous faut passer à l’action. Voilà pourquoi nous souhaitons revaloriser et développer des infrastructures collectives en plaçant au centre de nos préoccupations les priorités et les besoins de la population », de conclure Serge St-Pierre, vice-président, territoire de la Gaspésie.

Place au 28e congrès

Cette journée de réflexion précédait le début du 28e congrès du CCGIM–CSN qui se tient du 12 au 14 juin 2019 au Centre récréatif de Lavernière (1349 Chemin de la Vernière, L’Étang-du-Nord, QC G4T 3G1), aux Îles-de-la-Madeleine. Les représentants des médias qui désirent assister au lancement du congrès peuvent y assister dès 10h, ce matin.

À propos de la CSN et du CCGIM-CSN

Le CCGIM-CSN regroupe environ 4500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 77 syndicats affiliés.

La fermeture de l’usine Les Crustacés de Gaspé, une vraie honte pour la Gaspésie.

Aujourd’hui, nous sommes outrés. Nous ne pouvons pas comprendre comment des employeurs peuvent fermer une usine par simple peur de syndicalisation. Nous parlons ici de la fermeture de l’usine Les Crustacés de Gaspé à Grande-Rivière. Pour le Conseil central Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine–CSN, cette fermeture est la réponse à la syndicalisation de ces travailleuses et travailleurs par UNIFOR. Nous ne sommes pas toujours en accord avec les autres organisations syndicales, mais dans ces situations, nous mettons de côté nos différends pour le bien des travailleurs. Comme UNIFOR, nous désirons syndiquer les travailleuses et travailleurs du secteur des pêches seulement pour les aider à améliorer leurs conditions de travail qui sont souvent aberrantes.

Depuis de nombreuses années, nous tentons de syndiquer les usines de transformation des produits de la mer. Nous entendons toujours les mêmes commentaires des travailleuses et travailleurs, « Les boss vont fermer l’usine si nous nous syndiquons. » En effet, c’est possible! Parfois ça arrive, mais jamais ça ne devient acceptable. En Gaspésie, le meilleur exemple d’un succès de syndicalisation est dans le secteur des pêches. C’est l’entreprise Les Pêcheries Marinard ltée qui est syndiquée CSN depuis près de 45 ans. Dans cette usine, la CSN a su améliorer les conditions de travail de ses membres. Elle a aussi travaillé avec l’employeur pour permettre la pérennité de l’entreprise. La syndicalisation ne signifie pas la fermeture de l’usine, au contraire.

La mission des syndicats est d’accompagner les travailleuses et travailleurs à se construire un contrat de travail qui améliora leurs conditions de travail. Nous ne négocions pas pour faire perdre des emplois : nous cherchons les règlements qui seront à l’avantage de nos membres et de l’employeur. Dans le cas de la fermeture de l’usine Les Crustacés de Gaspé, il est évident que nous faisons face à un consortium qui ne veut pas de syndicat et qui est prêt à tout pour nous empêcher de syndiquer ses salarié-es. Pour Anatole Chiasson, président du Conseil central Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine : « Les dernières années de pêches records du homard et du crabe ainsi que l’augmentation des prix rendent complètement ridicule l’argument que l’usine Les Crustacés de Gaspé, située à Grande-Rivière, n’était pas rentable. Comment se fait-il que cet employeur n’a pas pris en considération l’avenir de ses salarié-es? C’est une honte pour la région. » Nous désirons donner tout notre soutien aux travailleuses et travailleurs de l’usine Les Crustacés de Gaspé. Nous invitons aussi les travailleuses de ce secteur d’activité à se syndiquer massivement afin de stopper cette attitude cavalière des employeurs.

La CSN accueille le Musée de la Gaspésie

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM) est fier d’annoncer la syndicalisation des employé-es du Musée de la Gaspésie. Le nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des communications. Depuis plusieurs semaines, nous travaillons avec les salarié-es du Musée pour obtenir leur accréditation. De nombreux enjeux de relations de travail ont stimulé leur désir de syndicalisation.

Dans les derniers mois, les salarié-es du Musée ont tenté de réviser leur politique de travail avec la direction et le conseil d’administration de l’établissement, dans l’optique d’une démarche positive d’amélioration continue. Toutefois, depuis ce temps, force est de constater que le climat s’est tendu et est devenu extrêmement difficile avec la direction. Après plusieurs échanges, un comité de travail a été mis sur pied, celui-ci excluait plusieurs employé-es et répondait davantage aux besoins de la direction et du conseil. Étant donné le mode de gestion adopté par la direction, les salarié-es ont donc entamé un processus de syndicalisation avec nous. La CSN et ses organisations affiliées fourniront tout le soutien nécessaire à ce nouveau syndicat pour l’obtention d’une première convention collective qui saura répondre aux besoins exprimés par les salarié-es.

Désormais, nous avons un comité exécutif en place. De ce fait, nous entamerons la préparation de la négociation. Nous espérons que la négociation avec le Musée de la Gaspésie se fera dans le meilleur des climats possibles et dans le respect mutuel. La volonté de la CSN est d’obtenir la meilleure convention possible pour les salarié-es. Pour Anatole Chiasson, président du CCGIM-CSN, « la syndicalisation d’un fleuron comme le Musée de la Gaspésie est un véritable honneur pour nous. Nous serons présents pour accompagner le syndicat dans sa négociation à venir et nous serons là pour les aider dans leurs mobilisations. »

À propos du CCGIM-CSN
Le CCGIM-CSN regroupe environ 4 500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 77 syndicats affiliés.

Les travailleuses et travailleurs de Mines Seleine renouvellent leur contrat de travail

Réunis en assemblée générale le 21 octobre 2018, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Mines Seleine (CSN) aux Îles-de-la-Madeleine ont adopté l’entente de principe qui est intervenue avec l’employeur. La négociation, qui s’est déroulée sur une dizaine de rencontres, s’est finalement conclue le vendredi 5 octobre 2018.

La nouvelle convention qui s’échelonne sur les six prochaines années va permettre à la fois des améliorations dans les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs de la mine tout en maintenant une stabilité d’ici à la prochaine négociation. Selon le syndicat, cette situation favorisera certainement des investissements dans l’entreprise dans les prochaines années.

Le renouvellement de la convention collective a principalement permis d’améliorer les questions monétaires ainsi que les vacances. « Les membres du syndicat peuvent compter sur des augmentations salariales d’un peu plus de 14% qui seront rétroactives au 1er juillet dernier en plus d’une 6e semaine de vacances. » explique Jean-Pierre Poirier, président du syndicat.

Les travailleuses et travailleurs de la ville de Grande-Rivière renouvellent leur contrat de travail

Réunis en assemblée générale le 10 janvier 2018, les membres du Syndicat des employés municipaux de Grande-Rivière (FEESPCSN) ont adopté l’entente de principe intervenue avec la Ville. La négociation, qui s’est déroulée sur 16 mois, s’est finalement conclue le 19 décembre 2017. La convention collective est maintenant déposée au ministère du Travail.

La négociation pour renouveler la convention collective n’a pas été de tout repos. Il a fallu plus de vingt rencontres avec l’employeur pour que le syndicat en arrive à une entente. La nouvelle convention laisse place à l’amélioration de plusieurs éléments importants dans l’organisation du travail à la Ville. « Les membres du syndicat peuvent maintenant compter sur une nouvelle prime pour la garde lors des journées de fin de semaine, des changements dans les horaires de travail pour assurer à chaque travailleuse et travailleur saisonnier un nombre d’heure suffisant pour se qualifier à l’assurance-emploi, ainsi que l’introduction officielle dans la convention d’un comité paritaire en santé et sécurité au travail » explique Dave Couture, président du syndicat.

De plus, un nouveau poste sera créé dans la gestion des eaux usées pour appuyer le technicien qui s’attelait seul à la tâche depuis maintenant plus de 4 ans. Au niveau salarial, les travailleuses et travailleurs obtiendront 11% d’augmentation durant les cinq prochaines années. Cela inclut notamment une rétroaction de 2% pour 2017. Rappelons que la convention collective était échue depuis le 31 décembre 2016.

Des CPE de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine votent pour la grève

Comme c’est le cas présentement partout au Québec, les syndicats de CPE membres de la CSN en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine ont tenu des assemblées générales pour se positionner sur la grève. Les travailleuses des sept CPE concernés se sont prononcées à 97,6 % en faveur d’une banque de six journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. Elles veulent ainsi mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille.

Les 11 000 membres des différents syndicats de CPE affiliés à la CSN partout au Québec, dont 160 membres en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit environ 30 mois. « Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare monsieur Anatole Chiasson, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Le message est qu’elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour sa part, Lucienne Gignac du Syndicat des travailleuses de CPE de la MRC de Bonaventure–CSN explique « qu’après 30 rencontres de négociation, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’entente ». Elle mentionne également que « dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants ».

La CSN représente neuf syndicats de travailleuses et de travailleurs de CPE en Gaspésie et aux Îles- de-la-Madeleine regroupant près de 200 membres affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Sur ces neuf syndicats, sept sont engagés dans la négociation nationale :

  • Syndicat des travailleuses du CPE Le Voyage de mon Enfance (CSN);
  • Syndicat des travailleuses de La Marée Montante de Sainte-Anne-des-Monts (CSN);
  • Syndicat des travailleurs et travailleuses de CPE Pouce-Pousse inc., de New Richmond;
  • Syndicat des travailleuses de CPE de la MRC de Bonaventure–CSN;
  • Syndicat des travailleuses du CPE La Marinière – CSN;
  • Syndicat des travailleuses et travailleurs du centre de la petite enfance La Ramée–CSN;
  • Syndicat des employées du CPE chez ma Tante–CSN.

La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

Un syndicat CSN au Géoparc de Percé

C’est officiel : dorénavant, les travailleuses et les travailleurs du Géoparc de Percé, Coop de solidarité, situé au cœur de la Ville de Percé feront partie d’un syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Dans une décision rendue le 29 août 2017, le Tribunal administratif du travail (TAT) a accordé son accréditation au Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Géoparc de Percé (FEESP–CSN). 

À la fin de la période de maraudage qui est prévue au Code du travail et se terminant le 3 août dernier, le syndicat CSN a déposé une requête en accréditation syndicale auprès du TAT dans le but de représenter ce groupe de travailleuses et de travailleurs. 

Après avoir été membres d’une autre organisation syndicale, le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) pendant plus de 30 ans, les salarié-es de l’entreprise ont décidé de rallier les rangs de la CSN.

Pourquoi la CSN ?

L’amélioration de leurs conditions et le savoir-faire de la CSN dans la négociation des conditions de travail de leur secteur, ainsi que la proximité des services ont compté au nombre des motifs qui ont incité ces travailleurs à adhérer à la centrale syndicale. De plus, les pratiques des syndicats CSN, autonomes et démocratiques, ont favorisé cette même adhésion. À cela, il faut ajouter que les nombreux services donnés par la centrale syndicale, dont le service juridique, la formation et la défense des personnes victimes d’accidents ou de maladies du travail, ainsi que ses compétences dans plusieurs domaines, dont les assurances, les régimes de retraite et différentes questions professionnelles, ont aussi incité ces salarié-es à choisir la centrale syndicale. Enfin, la présence de la CSN dans la région, représentée par le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine a aussi milité en faveur de cette affiliation.

IGA Coop Lavernière des Îles-de-la-Madeleine : pour la grève générale illimitée

Réunis en assemblée générale spéciale jeudi dernier, les membres du Syndicat des employés de magasin Coop Lavernière (CSN) se sont prononcés par scrutin secret à 98 % pour la grève générale illimitée à déclencher au moment jugé opportun. Plus tôt, ils avaient rejeté à l’unanimité les nombreuses demandes de la partie patronale.

Déjà, le 10 juillet dernier, la quarantaine de membres du syndicat avaient adopté des moyens de pression dans l’espoir de faire avancer la négociation avec l’employeur.

Jacquelin Cyr, président du Syndicat des employés de magasin Coop Lavernière (CSN) rappelle que la dernière grève remonte à plus de 25 ans. « Si nous en sommes rendus là, c’est parce que les offres déposées par l’employeur sont inacceptables, déraisonnables et représentent un net recul. S’il le faut, nous passerons à l’action rapidement afin de protéger nos acquis ».

Depuis six mois, les dirigeants de l’entreprise ont souvent évité de négocier en reportant les rencontres. Puis, dernièrement, le comité patronal a déposé un cahier comprenant plus de 200 demandes. Parmi les reculs, notons le retrait d’une semaine de vacances, l’abolition du plancher d’emploi qui assure un minimum de postes réguliers à temps complet, un bouleversement de l’échelle salariale qui pourrait imposer un gel et l’abolition du régime de retraite pour les nouveaux salarié-es.

Une épicerie en bonne santé

« Nous savons que la Coop l’Unité est l’épicerie la plus prospère des Îles-de-la-Madeleine et rien ne justifie que l’on veuille couper de façon draconienne dans les conditions des salarié-es, dont certains y travaillent depuis plus de 30 ans », soulève Jacquelin Cyr.

Le syndicat n’a déposé qu’une quinzaine de demandes normatives et une augmentation salariale de 8 % sur 3 ans. En guise de bonne foi, les négociateurs syndicaux ont aussi accepté un certain nombre de propositions patronales durant les rencontres qui se sont tenues la semaine dernière.

« Nous constatons une grande rigidité dans la manière de négocier de la partie patronale, déplore Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC-CSN). IGA-Sobey’s est-elle davantage intéressée par la confrontation que par la négociation ? La bannière ne semble pas saisir les particularités régionales. » Dans le passé, les travailleuses et les travailleurs du magasin Coop Lavernière ont réussi à bien faire fonctionner le magasin tout en négociant des ententes satisfaisantes.

Les négociations entre les parties vont reprendre demain, le mardi 25 juillet, en présence d’un conciliateur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Dès lors, les membres du syndicat espèrent constater des avancées considérables.

 

Un soutien indéfectible aux travailleuses et travailleurs

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN) et le Conseil central du Bas Saint-Laurent (CCBSL–CSN) unissent leur voix pour soutenir les travailleuses et les travailleurs de l’industrie de la transformation de la crevette qui sont sans travail depuis plus d’un mois. Alors qu’il n’y a toujours pas d’entente entre l’industrie et les pêcheurs quant au prix d’achat de la crevette, les représentants syndicaux espèrent que les autorités provinciales et fédérales dénouent la crise, en réduisant les impacts pour les communautés touchées de la Gaspésie et du Bas Saint-Laurent. 

Outre plusieurs interventions menées auprès des autorités, dont l’interpellation du premier ministre Philippe Couillard et de son ministre responsable de la région de la Gaspésie, Sébastien Proulx, à Percé la semaine dernière, la CSN a entrepris de nouvelles démarches. Le 5 mai dernier, le CCGIM–CSN a ainsi tenu une conférence téléphonique avec les responsables d’Emploi-Québec de Gaspé afin de trouver des solutions pour les salarié-es des trois usines de transformation de la crevette. Deux d’entre elles sont syndiquées à la CSN et l’autre n’est pas syndiquée.

Emploi-Québec a confirmé qu’il était bien au fait de la situation et qu’il offre son entière collaboration afin d’aider ces travailleuses et travailleurs. Il a ainsi été convenu que la partie syndicale informera dans les meilleurs délais tous ses membres afin qu’ils s’adressent au CLE le plus près de chez eux où ils seront pris en charge. Pour l’usine non syndiquée, le CLE communiquera avec l’employeur pour lui demander qu’il oriente les travailleurs vers le CLE de leur région.

Différentes solutions conformes aux programmes et aux différentes mesures seront mises à la disposition des personnes visées. Des travailleurs pourront ainsi participer à des formations, individuellement ou en groupe, en collaboration avec les propriétaires d’usines. Dans tous les cas, fait savoir la CSN, les dossiers seront analysés au cas par cas et traités selon les outils que possède Emploi-Québec.

Pour sa part, la Fédération du Commerce (FC–CSN), à laquelle sont affiliés les syndicats des pêcheries de la crevette, adressera des demandes formelles au ministre responsable de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, M. Sébastien Proulx, au ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. François Blais, ainsi qu’au ministre délégué aux Affaires maritimes et ministre de la région du Bas-Saint-Laurent, M. Jean D’Amours, afin qu’ils rendent disponible une enveloppe financière supplémentaire d’urgence pour soutenir les travailleurs qui auraient des besoins particuliers.

Rappelons que le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Jacques Mimeault, de même que l’Opposition officielle à Québec, ont interpellé le premier ministre Philippe Couillard, en visite dans la région le 4 mai dernier. « Je crois que le gouvernement a été sensible à cette demande faite au politique. Maintenant, nous espérons une réponse rapide de la part de Philippe Couillard. » 

Enfin, il a été convenu que la présidente du CCBSL–CSN, Nancy Legendre, s’occupera du volet fédéral, particulièrement celui touchant l’assurance-emploi. Il a été souligné en conférence téléphonique que l’intervention du fédéral s’est avérée jusqu’ici plutôt lente. « Madame Legendre fera les interventions politiques nécessaires en ce qui concerne le volet de l’assurance-emploi. Ce n’est pas le temps de lésiner sur les moyens visant à assurer l’existence des travailleuses et des travailleurs. Le gouvernement fédéral doit agir vite dans ce dossier très sensible de la pêche à la crevette. »

À propos de la CSN

Le Syndicat des employés des Fruits de mer de Matane (CSN) regroupe 100 travailleurs et travailleuses, et le Syndicat des pêcheries Marinard compte environ 120 membres. Ils sont affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN), au CCBSL–CSN et au CCGIM–CSN. La CSN est composée de plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Investissement de 5,7 millions $ pour LM Wind Power rendu possible grâce aux salarié-es

La FIM–CSN accueille favorablement le nouvel investissement de 5,7 millions $ du gouvernement du Québec, annoncé le vendredi 13 janvier, qui aura pour résultat la création de plus de 265 nouveaux emplois chez LM Wind Power. La compagnie du secteur éolien deviendra ainsi le plus grand employeur privé de la Gaspésie, avec près de 450 emplois.

La FIM–CSN rappelle que les travailleuses et les travailleurs sont au cœur de cette réussite après avoir accepté d’importantes modifications à leur convention collective. « Le syndicat, appuyé activement par la fédération, a mené une négociation avec l’employeur qui a culminé par une entente acceptée par les salarié-es. C’était une étape nécessaire pour l’obtention d’un important contrat et, ultimement, pour l’octroi de l’investissement du gouvernement », estime Alain Lampron, président de la FIM–CSN.

« Nous avons fait des concessions importantes à nos yeux, notamment en acceptant de passer d’une semaine de cinq jours à une semaine de sept jours. Aujourd’hui, nous constatons que nos choix ont rapporté, car non seulement nos emplois sont garantis pour de nombreuses années, mais en plus, nous allons plus que doubler le nombre de salarié-es », affirme Sylvain Denis, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de L.M. Wind Power.

Au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), la nouvelle est chaudement accueillie. « Un investissement comme celui annoncé aujourd’hui, générateur d’autant de nouveaux emplois stables, à temps plein et syndiqués, c’est rare pour une région comme la nôtre. À la CSN, nous sommes heureux d’y avoir joué un rôle et nous resterons présents pour ces travailleurs et ces travailleuses », lance Jacques Mimeault, président du CCGIM-CSN.

Bien que la FIM–CSN salue cette annonce, elle rappelle du même coup que le gouvernement du Québec n’a toujours pas de politique concrète et efficace en matière d’énergie éolienne : « Encore une fois, on ne le dira pas assez, le Québec a besoin d’une politique industrielle globale qui inclut l’énergie éolienne. Cela permettrait de soutenir activement le développement de ce créneau d’excellence », conclut Alain Lampron.

Perte de services dans la région

La CSN a été informée que la direction du CISSS de la Gaspésie avait rencontré le personnel en santé mentale de l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts, pour annoncer la fermeture d’un lit en psychiatrie et le déménagement du 6e étage vers le 3e étage. La CSN intervient pour maintenir la qualité des soins psychiatriques dans la région.

Cette annonce comportait trois volets qui ont un impact sur les services à la population de la région. Le premier étant la coupure d’un lit, le service passant de 4 lits à 3. Ensuite, l’employeur annonce le déménagement du 6e étage au 3e étage, ce qui entraînera finalement une mixité de la clientèle.

Une perte de services dans la région dénoncée par la CSN

La CSN dénonce fortement ce déménagement, qui laisse place à une nouvelle perte de services avec la perte d’un lit. Les besoins pour ce type de soins sont pourtant bien présents. Une partie de la population de la région souffre en effet de problèmes de santé psychologique qui rendent absolument nécessaire le maintien des soins dans la région. Le service de santé mentale est primordial et la CSN craint pour sa pérennité avec l’annonce du CISSS.

Ce déménagement est un signal clair que l’administration du CISSS est en plein démantèlement de l’Hôpital de Sainte-Anne-des-Monts, au coeur de l’actuelle réforme du ministre Barrette. Cette réforme affaiblit les établissements des régions comme la Gaspésie.

« Il faut rappeler qu’auparavant, l’unité psychiatrique était à l’étage multiclientèle et ils ont dû la déménager à la suite de problèmes de sécurité. Par exemple, nous avons vécu une crise d’un patient dans une chambre où une femme accouchait. Il y avait aussi un manque de personnel formé et spécialisé pour la santé mentale qui avait été réglé en centralisant les services de santé mentale sur un seul étage. Pourquoi retourner vers cela si on sait d’avance que ça ne fonctionnera pas et que ça mettra la sécurité du personnel et des patientes en danger ? », demande Lyne Beaulieu, présidente du syndicat.

Pour Jacques Mimeault, président du CCGÎM-CSN : « Le CISSS de la Gaspésie oublie que la clientèle en santé mentale doit avoir un milieu encadrant et un environnement adapté à ses besoins. Nous exposons les autres clientèles à des risques en mélangeant tout le monde sur un même étage et les risques vont dans les deux sens. Un patient en santé mentale peut se désorganiser et ainsi créer une chaîne de réactions pouvant entraîner une crise très grave que le manque de personnel ne sera peut-être pas en mesure de gérer adéquatement. Ce n’est certainement pas le genre de risque que l’on peut se permettre de courir. »

Pour mieux faire passer la pilule, la direction prétend qu’il s’agit d’un projet pilote, mais les psychiatres de l’hôpital se sont opposés à cette décision et savent très bien qu’ils vont l’implanter de manière permanente.

Ces derniers craignent surtout que la Haute-Gaspésie perde cette spécialisation, comme ce fut le cas avec la pédopsychiatrie. Il ne reste plus que l’Escale comme spécialisation en Haute-Gaspésie et 18 lits en santé physique, tout le reste est ailleurs dans le CISSS. La CSN souhaite protéger les services à la population et nous doutons fortement que le CISSS ait le même objectif.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CSN) regroupe plus de 4500 travailleuses et travailleurs dans 77 syndicats des secteurs privé et public. La CSN compte plus de 325 000 membres dans tous les secteurs d’activité aux quatre coins du Québec.

 

 

Manifestation à Sainte-Anne-des-Monts contre Optilab

Au cours d’une manifestation, qui s’est déroulée sous un froid intense dans les rues de Sainte-Anne-des-Monts, samedi, le Conseil central de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (CSN) a demandé au ministre Barrette qu’il mette sur la glace le projet Optilab. Ce projet vise à centraliser les laboratoires médicaux dans toutes les régions du Québec. Pour la CSN, ce projet est extrêmement risqué et complètement déconnecté de la réalité régionale.

En Gaspésie, le projet Optilab aurait pour effet de transférer le travail des laboratoires de la Gaspésie vers Rimouski. Si le gouvernement affirme que la centralisation des laboratoires vers les grands centres de la province aurait pour objectif l’optimisation du réseau, les effets négatifs d’Optilab se font déjà sentir dans la région : pertes d’emplois, augmentation des risques de corruption des échantillons et encore pire, perte des échantillons lors du transport.

Pour Jacques Mimeault, président du Conseil central Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, ce sont les gens de la région qui perdront un service de proximité précieux : « Hier nous avons eu droit à un bel exemple de l’absurdité du projet Optilab. On prend des échantillons des labos de Gaspé et on les envoie à Rimouski, mais que ce passe-t-il lorsque la 132 est détruite par une tempête ou simplement bloquée par la neige? Eh bien, du retard dans les résultats et un risque accru d’une détérioration de l’échantillon. Encore une fois ce seront les citoyens qui vont payer pour la mauvaise gestion du gouvernement Couillard. »

Pour la vice-présidente catégorie 4 de la FSSS–CSN, Mélissa Gaouette : « Nous sommes actuellement en discussions avec le ministère sur le projet Optilab. Plusieurs questions demeurent sans réponse, entre autres sur les répercussions de ce projet sur les personnes œuvrant dans les laboratoires, mais aussi sur l’impact pour la population. C’est pourquoi nous réclamons un moratoire tant que l’ensemble de nos recommandations n’aura pas été considéré. »

Selon Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, la mobilisation des gens de partout au Québec est essentielle : « Optilab c’est un des morceaux d’un plan qui va mener à la destruction du réseau de la santé et des services sociaux. Un pas de plus vers la perte de service à la population. Pour la CSN, il est primordial de dénoncer ce projet et de faire tout en notre possible pour mobiliser la population sur cet enjeu majeur. »

À propos
Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CSN) regroupe plus de 4500 travailleuses et travailleurs dans 77 syndicats des secteurs privés et publics. La CSN compte plus de 325 000 membres dans tous les secteurs d’activité aux quatre coins du Québec dans près de 2000 syndicats.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Les syndicats CSN de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine se réunissent en congrès

Du 25 au 27 mai 2016, le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN), qui souligne cette année son 50e anniversaire, tient son congrès Toujours là pour notre région !

« Le thème de ce 27e congrès se prête tout à fait au contexte d’austérité dans lequel nous baignons, car il illustre la résistance que avons toujours opposée aux gouvernements successifs qui tentent de nous écraser », souligne d’entrée de jeu le président du conseil central, Jacques Mimeault.

Philippe Couillard : un sommet jamais atteint

« Depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux, les annonces de compressions fusent de toutes parts et mettent sérieusement en danger nos institutions, nos programmes et services ainsi que les conditions de travail et de vie de la population de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, et de tout le Québec. Tous les secteurs y passent. C’est la catastrophe », poursuit-il.

Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN, abonde dans ce sens : « Le seul projet social et politique du gouvernement de Philippe Couillard jusqu’à maintenant a été de couper et de démolir les programmes sociaux et les services publics des Québécoises et des Québécois. En santé, avec la réforme Barrette, en éducation, avec les compressions que subissent tous les paliers d’enseignement, dans le réseau des services de garde, que le gouvernement cherche par tous les moyens à éliminer, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les usagers des services de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine n’en finissent plus d’encaisser les chocs. »

« L’arrivée du gouvernement marque aussi l’abolition des conférences régionales des élus (CRE) et des centres locaux de développement. Philippe Couillard n’a pas hésité à faire une croix sur la concertation régionale qu’il a renvoyée aux oubliettes. Les municipalités et les villages de la Gaspésie et des Îles se voient ainsi dépourvus de structures qui leur permettaient de s’unir et de se développer, ensemble », déplore-t-elle aussi.

Une économie difficile

« Les attaques frontales des libéraux ne viennent pas aider notre région, qui connaît de nombreuses difficultés sur le plan économique. En mars dernier, le IGA de de Sainte-Anne-des-Monts fermait. Les emplois en sylviculture ne cessent pour leur part de diminuer en raison notamment de la baisse de subventions accordées au secteur. La LM Wind Power risque de fermer à son tour, car son carnet de commandes sera vide en septembre prochain. Le désengagement de transporteurs comme Orléans express, Les Sillons, Pascan aviation ou Air Canada Jazz n’est rien pour aider. Avec une diminution aussi considérable de l’offre de transport, notre région se trouve de plus en plus isolée », reprend Jacques Mimeault.

« Un constat s’impose : le CCGIM (CSN), présent sur les deux territoires, est la seule instance régionale qui peut aider à réunir les acteurs politiques, économiques et sociaux pour que des projets porteurs voient le jour. Nous sommes donc réunis cette semaine au nom des 4500 membres du CCGIM, pour adopter des orientations et contribuer à construire un avenir meilleur pour notre région. Cela, bien sûr, passera par la mobilisation collective. Cela passera par la lutte que nous avons toujours su mener depuis les cinquante dernières années, depuis que le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CSN) a vu le jour », conclut-il.

À propos

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN) réunit plus de 4500 travailleuses et travailleurs dans 77 syndicats des secteurs privé et public.

La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Onde de choc et mobilisation de toute une région

C’est avec colère et surprise que nous avons appris la fermeture du magasin IGA de Sainte-Anne-des-Monts, prévue pour le 24 mars prochain. L’information transmise aux 75 employé-es a provoqué une onde de choc dans toute la communauté, d’autant plus qu’aucune approche n’a été faite, au préalable, auprès du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du magasin IGA de Sainte-Anne-des-Monts (FC-CSN), pour rechercher une alternative. Jamais, dans le passé, une éventuelle fermeture n’avait été évoquée par l’employeur.

« La perte de 75 emplois qui permettent à plusieurs familles, jeunes et moins jeunes, de vivre dans notre région, engendre une grande incertitude quant à leur avenir, voire une certaine détresse », confirme Jason Nelson-Dubé, président du syndicat qui représente 60 salarié-es. L’absence d’indemnités de départ ajoute à l’insécurité, dans une région où les emplois disponibles sont rares. La présence d’un intervenant du programme d’aide aux employés (PAE) est un minimum, mais insuffisante pour épauler les travailleuses et les travailleurs qui traversent une période sombre.

« Notre région a le sentiment d’être abandonnée par le géant de l’alimentation Sobeys, propriétaire de la bannière IGA. Comment expliquer que Sobeys n’ait jamais tenté de vendre le fonds de commerce ou de trouver des investisseurs potentiels ? s’indigne Jacques Mimeault président du CCGIM-CSN. Également, qu’attend Sébastien Proulx, le nouveau ministre responsable de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, pour intervenir dans ce dossier ? » La fermeture du IGA laissera Sainte-Anne-des-Monts avec une seule épicerie, ne permettant aucune concurrence, au détriment de la communauté.

La CSN et ses organisations affiliées sont déjà à pied d’œuvre pour développer un projet de relance en collaboration avec les intervenants de la région tels que le CLD et la MRC. « Dans le contexte actuel, il est extrêmement difficile de voir des possibilités de relocalisation des salariés-es, ce qui rend la décision de Sobeys encore plus intolérable », déplore Serge Fournier, président de la FC-CSN. « Mais nous ne baisserons pas les bras. La Fédération du commerce va accompagner ses membres dans cette épreuve et participer à l’élaboration de tout projet de relance, que ce soit la possibilité de créer une coopérative ou de rechercher des investisseurs. »

À propos

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN) représente 4000 membres regroupés dans 80 syndicats dans la région.

La Fédération du commerce (FC-CSN) compte plus de 30 000 membres regroupés dans 350 syndicats locaux présents dans les secteurs de la vente de gros et de détail, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine dénonce la décision d’Air Canada

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CSN) dénonce la décision d’Air Canada de supprimer trois vols aux Îles-de-la-Madeleine et à Gaspé. «L’annonce faite hier par le transporteur aérien est honteuse, a réagi Jacques Mimeault, président du conseil central. Va-t-on en finir avec cette idée terrible de tuer notre région ? À chaque fois qu’il y a une nouvelle réduction de services, on invoque publiquement que nous habiterions trop loin des grands centres et qu’il en coûterait trop cher pour desservir notre région.»

Cette annonce d’Air Canada est une gifle de plus donnée aux résidentes et aux résidents de la région et le conseil central entend y réagir fermement. «Nous crions haut et fort que la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine ne se laisseront pas mourir sans combattre, a poursuivi le porte-parole syndical. Il est grand temps que les gouvernements, tant à Québec qu’à Ottawa, démontrent leur soutien et mettent fin à cette saignée. Les régions comme la nôtre refusent de subir un tel sort. Nous exigeons plus d’information de la part d’Air Canada. Nous voulons des explications claires et précises sur cette décision. Il est de sa responsabilité de répondre aux craintes de la population.»

Le pire est à craindre
Le conseil central de la CSN s’inquiète des intentions d’Air Canada à long terme. «Pour le moment, il s’agit de supprimer trois vols, mais qui nous dit que le transporteur n’envisage pas de réduire le nombre de vols annuels ? Pascan étant sous la protection de la faillite, rien ne garantit que notre territoire continuera d’être desservi par le transport aérien. Nous demeurons vigilants», a soutenu Jacques Mimeault.

Il ne faut pas oublier que la région est déjà gravement touchée par les diminutions de transport. Rappelons qu’Orléans Expressa supprimé la majorité de ses liaisons l’année dernière et qu’il ne reste qu’un aller-retour pour le côté sud et un pour le côté nord. Évidemment, la situation n’est pas plus jolie au regard du transport ferroviaire qui a été totalement abandonné en Gaspésie.

Le Conseil central de la GIM–CSN demande aux élus d’en appeler de la décision de la CTQ

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine est plus que déçu que la CTQ ait tranché en faveur d’Orléans Express sans même avoir eu le courage d’exiger que la municipalité de Percé soit desservie.

Orléans Express demandait la lune et elle a obtenu la lune. Il déplore le fait que la population de la Gaspésie ne sera plus desservie par la multinationale et que l’ensemble des arguments présentés en commission aient été rejetés du revers de la main. On peut comprendre que certaines personnes cherchent des solutions, mais la recherche de solutions à ce moment-ci est, à notre avis, prématurée. En effet, l’ultime solution est d’en appeler collectivement de la décision. D’exiger qu’Orléans Express refasse leurs devoirs et mette l’ensemble de ses revenus sur la table. Lors des audiences en commission, l’entreprise a volontairement omis de déclarer ses revenus liés au transport de colis.

La population de la Gaspésie se retrouve sans services de transport sur son territoire avec un seul départ qui, selon la phase deux du plan d’Orléans Express, est de cesser complètement le service d’ici un an. Nous vous rappelons que le service s’arrêtera complètement à Rimouski. Voilà le plan de Keolis. Pourquoi la CTQ a tranché en faveur de l’entreprise avec l’ensemble des argumentaires qui étaient contre? Est-ce qu’elle s’attend à une véritable opposition? A-t-elle voulu se ranger derrière une décision favorable à l’entreprise en sachant qu’il y aurait une réaction d’opposition et ainsi pouvoir s’en laver les mains avec une décision contraire en appel? La CTQ a-t-elle succombé au chantage de Keolis? Autant de questions qui méritent d’être réfléchies. Voilà pourquoi il nous semble prématuré de passer en mode solution.

Dans toute cette affaire, il y a des entrepreneurs qui y voient des opportunités. Attention, on ne peut remplacer un service interurbain d’autocar par un simple taxi.   Orléans Express avait accepté de desservir les régions en possédant l’exclusivité du corridor Montréal-Québec. C’était le « deal ». Avec cette décision, on crée un préjudice en abandonnant les régions et rien n’empêchera dans le futur l’entreprise de pouvoir vendre son corridor Montréal-Québec qui, selon leur dire, est le seul rentable. Avec cette décision, il sera plus que rentable, il gagnera en plus-value.

Le CCGIM informe la population qu’elle est en droit d’exiger de ses élus d’en appeler de la décision de la CTQ. La population est en droit de se défendre sans se mettre à genoux pour conserver son service de transport par autocar. Passer en mode solution aujourd’hui c’est admettre notre défaite. Pendant ce temps, le Québec est frappé de plein fouet par des mesures d’austérité qui touchent l’ensemble des secteurs public et parapublic et on ose donner un chèque de 450 000 $ à Orléans Express pour les remercier d’abandonner les régions. C’est scandaleux.

Lourde perte pour l’information locale

C’est avec des sentiments partagés que le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine accueille la nouvelle de la fermeture de plusieurs de nos hebdos régionaux. Nos premières pensées vont aux 80 travailleuses et travailleurs qui se voient ainsi perdre leur emploi. Pour une organisation syndicale, cela constitue toujours un drame pour celles et ceux qui vivent cette situation, que le travailleur soit syndiqué ou non, ce qui n’aide en rien la revitalisation pour nos régions par la perte de professionnels qui nous quitteront pour les grands centres.

L’information locale constitue un fil essentiel pour le développement des communautés. Que ce soit un jeune étudiant qui se démarque dans un sport, une jeune artiste qui fait son premier spectacle, une enseignante qui nous parle de sa classe et de son école, d’un organisme communautaire qui dénonce une situation insoutenable ou encore une municipalité qui doit informer ses citoyens, etc., la nouvelle et sa publication sont essentielles.

La Gaspésie vit présentement de grands bouleversements à tous les niveaux. À première vue, on ne peut que se décourager de voir ainsi notre région et ses différents services disparaître peu à peu au nom de l’économie et du marché. Aujourd’hui, ce n’est pas une page qui se tourne, mais bel et bien une histoire qui se termine. Cette histoire est celle de journaux qui, au fil des années, ont écrit l’histoire des gens de chez nous. Aujourd’hui, nous devons garder espoir et prendre notre courage pour affronter l’avenir en écrivant cette histoire dans un nouveau livre.

Le CCGIM-CSN regrette la disparition de nos hebdos, mais on se dit heureux que certains emplois aient été préservés. Nous constatons malgré cette nouvelle que la couverture médiatique restera présente chez nous tout en soulignant la qualité journalistique déjà présente sur notre territoire par les médias en place. En terminant, le CCGIM-CSN souhaite de tout cœur que les petits gestes de courage de nos jeunes, artistes, aînés, organismes, élus, entrepreneurs et citoyens, ne soient pas noyés dans une mer d’information régionale, mais toujours valorisés comme elle était hier par notre défunt journal local. Bonne continuation.

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-madeleine salue le rejet de la demande d’Orléans Express

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine-CSN (CCGIM-CSN) appuie le rejet unilatéral, fait par l’ensemble des intervenants à la Commission des transports du Québec (CTQ), de la demande d’Orléans Express de modifier son service sur le territoire de la Gaspésie. Lors de leur passage à la commission mardi dernier, le CCGIM n’a pu que constater à nouveau le désastre qu’entraînerait un tel scénario. Il est impensable que la CTQ donne son aval pour ce projet.

Nous n’avons pas été surpris que l’entreprise tente par sa demande de modification d’avoir des subventions du gouvernement, mais nous étions loin de nous attendre à ce que l’objectif final soit d’abandonner complètement la Gaspésie. L’arrogance des représentants de Kéolis a mis plusieurs d’entre nous en colère. Il est rare de voir autant de mépris de la part d’une entreprise envers une population qui témoigne pourtant de la qualité et de la nécessité de ces services. Nous appréhendons que ces coupes engendrent d’importantes pertes d’emplois. Il faut comprendre que la qualité du service repose sur le travail des employé-es d’Orléans Express et non pas par sur celui de ses dirigeants. De plus, comment une entreprise qui ne respecte pas ses clients pourrait-elle respecter ses travailleuses et ses travailleurs ?

Il est hors de question de laisser les dirigeants d’Orléans Express venir semer le chaos en Gaspésie. Non seulement mettent-ils en péril notre économie, ils fragilisent aussi l’organisation de nos centres de santé et de services sociaux (CSSS). En effet, les chiffres concernant la santé démontrent que les CSSS utilisent le service de livraison de colis d’Orléans Express, Expedibus, pour acheminer des prélèvements à analyser dans les grands centres. Ils ont aussi recours aux services de la compagnie pour le transport des patients. Force est de constater que la CTQ se doit d’être prudente devant la demande de Kéolis de mettre fin à un service indispensable. La commission doit s’assurer au préalable que nos CSSS sont organisés et que le ministre de la Santé est au courant de la situation. Nous demandons d’ailleurs au ministre de la Santé d’intervenir et d’expliquer à la population sa stratégie pour répondre aux besoins actuels des CSSS.

Nous demandons aussi à la CTQ de mettre un terme au cirque de Kéolis tant et aussi longtemps que celle-ci ne démontrera pas sa bonne foi et contribuera à maintenir l’organisation de nos institutions publiques. Il est moralement inacceptable de prendre ainsi une population en otage. Il a été démontré clairement, lors des auditions, que le seul objectif de l’entreprise était de maintenir le corridor Montréal-Québec. Kéolis a tenté en vain de démontrer que le service de la régie intermunicipale de transport de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, la RÉGÎM, constituait une concurrence déloyale. L’entreprise s’est plainte d’être incapable de s’adapter au changement du marché avec les règles actuelles, ce qui est inquiétant pour une multinationale, et encore plus pour ses actionnaires!

En conclusion, le CCGIM (CSN) demande que le ministre de la Santé intervienne et donne la garantie à l’Agence de santé et des services sociaux de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine que les services de soins à la population ne seront pas perturbés par les coupes prévues, et qu’il s’assure que chaque établissement de santé a pu mettre en place des solutions de rechange à long terme.

Le Conseil central Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN) s’oppose aux modifications demandées par Orléans Express

Le Conseil central Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine dénonce vertement l’amputation de trois quarts des services d’Orléans Express en Gaspésie. Par ces modifications, l’entreprise tiendrait en otage les 132 700 Gaspésiennes et Gaspésiens qui vivent sur les 913 km de territoire desservi. Près de 80 villages se verraient dépourvus d’arrêts d’autocar, dont Percé, capitale touristique de la Gaspésie. De nombreux citoyens ayant des examens médicaux dans les centres urbains seraient ainsi privés de transport, tout comme les jeunes de la région qui étudient à l’extérieur.

Ayant essuyé un refus du gouvernement précédent, Orléans Express a formulé une nouvelle demande à la Commission des transports du Québec à la suite de la dernière élection. La demande telle que proposée ne mérite même pas d’être étudiée, celle-ci ayant comme seul objectif de revendiquer des subventions au gouvernement. Il faut prendre le temps d’évaluer correctement les impacts d’un tel changement avec tous les acteurs du milieu. C’est pourquoi nous demandons un moratoire, afin d’analyser les conséquences de cette demande. Par ce moratoire, Orléans Express pourrait refaire ses devoirs et proposer une modification de service plus réaliste, en tenant compte des réalités régionales. Les acteurs du milieu auraient ainsi le temps de s’organiser et de proposer aussi leurs solutions. La multinationale française Keolis, propriétaire d’Orléans Express, et le gouvernement doivent s’asseoir avec les Gaspésiens afin de trouver un compromis socialement acceptable pour tous. Nous espérons que la Commission des transports du Québec fera une analyse sérieuse de la situation particulière de la Gaspésie. Nous ne pouvons pas rester insensibles : le nombre de zones sans service proposé par Keolis plonge nos communautés dans l’isolement total. Une fois de plus, nous creusons la tombe de la Gaspésie en réduisant l’accessibilité au territoire. Cette diminution de services ne peut qu’avoir des effets néfastes sur le développement socioéconomique et touristique.

Accueil favorable du Conseil central de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine-CSN

Après avoir pris connaissance du rapport 297 du BAPE sur « les effets de l’exploration et de l’exploitation des ressources naturelles sur les nappes phréatiques, notamment ceux liés à l’exploration et l’exploitation gazière », le Conseil central de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN) souligne la justesse et la pertinence de celui-ci.

D’entrée de jeu, le CCGIM-CSN salue la conclusion du rapport qui met en évidence la fragilité des nappes phréatiques et insiste sur la nécessité d’assurer la pérennité de l’eau, une ressource si importante pour l’ensemble de la société. Pour le conseil central, si la majorité des avis compris dans le rapport sont fort pertinents, notamment ceux liés au développement d’une réglementation particulière visant à préserver l’ensemble des ressources aquifère des Îles, l’introduction de dispositions légales propres au territoire des Îles, la notion de consultation publique dès la découverte d’hydrocarbure lors de la phase d’exploration et l’importance de l’acquisition de connaissances approfondies sur les eaux souterraines nous apparaissent fondamentaux.

C’est pourquoi, au dire du président du CCGIM-CSN, Jacques Mimeault : « Il est impératif que la consultation du BAPE qui a eu lieu aux Îles-de-la-Madeleine soit un exemple et qu’en ce sens, tous les projets en cours ou à venir sur le territoire de la Gaspésie profitent du même type de consultation et d’analyse de la part du BAPE. »

Le CCGIM-CSN tient également à rappeler qu’au cours des dernières années, il s’est prononcé contre toute forme de fracturation hydraulique sur son territoire et, en collaboration avec les conseils centraux du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord, une proposition avait été adoptée par la CSN afin qu’un moratoire immédiat et complet sur les projets d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures en cours ou à venir à l’Île d’Anticosti, dans le golfe Saint-Laurent et en Gaspésie soit mis en place par le gouvernement du Québec. Pour la CSN, il est essentiel que le gouvernement s’assure de mesurer tous les impacts sociaux et les risques environnementaux de ces projets avant d’entreprendre et de permettre l’exploration et l’exploitation dans ces régions.

À propos du conseil central de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine : Le conseil central de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine compte plus de 4 300 membres répartis dans 76 syndicats sur son territoire.

À propos de la CSN : Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Ras-le-bol des syndiqués CSN

La cinquantaine d’employé-es syndiqués œuvrant au sein de Merinov (Centre d’innovation de l’aquaculture et de pêches du Québec) ont exprimé mercredi midi leur mécontentement devant la lenteur du déroulement de la négociation pour leur première convention collective. Ils étaient une douzaine à manifester mercredi midi devant l’édifice de Merinov à Cap-aux-Meules. Au même moment se tenaient d’autres manifestations de leurs collègues en Gaspésie (Grande-Rivière et Gaspé) et sur la Côte-Nord (Sept-Îles).

Ils ont profité de la tenue du conseil d’administration de l’organisme pour signifier aux administrateurs leur ras-le-bol quant aux négociations qui piétinent, d’indiquer leur président syndical, Jérôme Laurent. Les salarié-es de Merinov étaient rattachés, jusqu’en 2011, au ministère de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et à l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (EPAQ).

En négociation depuis deux ans et après avoir discuté de plusieurs éléments visant à uniformiser les conditions de travail de la cinquantaine d’employé-es syndiqués, la venue d’un nouveau porte-parole patronal ne présage rien de bon. En effet, ce dernier remet en question les discussions antérieures en plus de refuser toute séance de négociation durant la période estivale, alors que les parties avaient déjà convenu de poursuivre les négociations durant cette période.

Afin de permettre des rapprochements entre les parties, patronale et syndicale, le syndicat a fait appel à un médiateur du ministère québécois du Travail.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Merinov-CSN est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ).

Nouveau comité exécutif au CCGIM–CSN

Réunis à l’occasion du 26e congrès du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine – (CCGIM-CSN), les syndicats CSN de la région ont procédé à l’élection du comité exécutif du conseil central. Quelques nouveaux visages défendront les positions de la CSN dans la région au cours des trois prochaines années.

Voici les résultats de ces élections

À la présidence : Jacques Mimeault Au secrétariat général : Rita Beaudin À la trésorerie : Denis Beaudin À la vice-présidence des Îles-de-la-Madeleine : Anatole Chiasson Substitut des Îles-de-la-Madeleine : Alain Caron À la vice-présidence de la Gaspésie : Jean-Rock Albert Substitut de la Gaspésie : Jessica Beaulieu