Huit syndicats affiliés à la CSN manifestent pour le maintien de la « prime COVID »

Quelques jours après avoir décidé de faire front commun, huit syndicats représentant plus de 4000 employé-es de l’industrie de la transformation de la viande manifestent lundi pour revendiquer le maintien de la « prime COVID » jusqu’à la fin de la pandémie.

« La décision des employeurs de mettre fin au versement de la prime, même si la crise sanitaire est loin d’être terminée, a outré les salarié-es de l’industrie, partout au Québec, explique le président de la Fédération du commerce (FC–CSN), David Bergeron-Cyr. Pourquoi retirer la prime maintenant alors que les travailleuses et les travailleurs continuent de risquer leur santé et de travailler avec des mesures sanitaires et de l’équipement de protection qui rendent leur travail encore plus laborieux. »

La FC–CSN, qui représente plus de 4500 salarié-es dans le secteur de la transformation de la viande, prévient que cette journée de manifestations coordonnées n’est que la première étape d’une longue série de moyens de pression qui seront mis en œuvre au cours des prochaines semaines.

« Nos membres sont en colère. La prime devrait continuer d’être versée tant et aussi longtemps que le risque est présent et nous n’en démordrons pas », insiste M. Bergeron-Cyr.

Vote de grève à 99 % à l’entrepôt de Jean-Coutu à Varennes

Malgré des bénéfices en hausse pendant la pandémie, Metro, qui détient maintenant le Groupe Jean Coutu, a décidé de mettre fin à sa prime COVID-19 hier, tout en refusant de négocier sans la présence d’un conciliateur, et ce, dès la première séance entre les deux parties. Les quelque 700 membres ont donc voté un mandat de grève à 99 % à exercer au moment jugé opportun. Quelque 504 membres ont voté dans une assemblée qui se tenait dans le parking avec le son des discours dans chaque automobile.

« Nous avons été au travail tout le long de la pandémie, nous avons adopté toutes les méthodes pour limiter la propagation du virus et continuer d’assurer une part importante de l’approvisionnement en médicaments au Québec. On mérite un plus grand respect de la part de l’employeur qui doit négocier de bonne foi », affirme Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu–CSN. Cette dernière précise que même lors de la première rencontre avec le conciliateur, l’employeur n’avait toujours pas jugé bon de négocier face à face avec le syndicat et avait préféré se concerter avec le représentant du ministère du Travail.

Les travailleuses et les travailleurs du syndicat demandent notamment un plus grand respect de l’ancienneté dans l’attribution des tâches chaque jour, de meilleurs horaires de travail, une voix au chapitre pour le contrat d’assurance des employé-es, aucune sous-traitance, une amélioration du programme de retraite progressive et une réduction du ratio d’employé-es travaillant à temps partiel.

Rappelons que Metro a vu son chiffre d’affaires augmenter de 9,7 % au deuxième trimestre de 2020 comparativement à la même période l’année précédente. Les bénéfices nets ont grimpé de 45 % pour cette même période. Le secteur pharmacie du groupe (PJC et Brunet) a quant à lui vu son chiffre d’affaires augmenté de 7,9 % pour ce même trimestre.

« Il n’y a pas de raison de ne pas négocier normalement. Le respect, ça commence par une bonne écoute de nos arguments pour chacune des demandes de nos membres », ajoute Audrey Benoît, qui souhaite voir la partie patronale revenir à la table de négociation avec une réelle volonté d’avancer.

Les mesures pour les travailleuses et les travailleurs se font toujours attendre

La Fédération du commerce (FC–CSN) déplore le fait que les plans dévoilés récemment par les gouvernements provincial et fédéral pour la relance de l’industrie touristique n’incluent aucune mesure visant à soutenir les travailleuses et les travailleurs du secteur.

« Les mesures annoncées par le gouvernement du Québec sont un pas dans la bonne direction, concède Michel Valiquette, responsable politique du tourisme à la FC–CSN. Nous avions nous-mêmes proposé plusieurs de ces initiatives, notamment en ce qui a trait à la stimulation de la demande intérieure et à l’aide à la rénovation. Par contre, nous sommes très déçus de voir qu’autant au provincial qu’au fédéral, aucune aide n’a été annoncée pour les salarié-es. »

Afin de venir en aide aux travailleuses et aux travailleurs, la FC–CSN demande notamment la prolongation de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) et du Programme de subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) ainsi que la mise en place de programmes de formation professionnelle pour soutenir les employé-es mis à pied dans leurs démarches d’acquisition de nouvelles compétences.

« Les salarié-es de l’industrie touristique ont été parmi les premiers à être affectés par la crise de la COVID-19 et ils ont été durement touchés, rappelle M. Valiquette, qui est également trésorier de la FC–CSN. Plusieurs d’entre eux auront bientôt épuisé les 16 semaines de la PCU auxquelles ils avaient droit et n’auront pas accumulé suffisamment d’heures de travail pour recevoir de l’assurance-emploi. Les gouvernements doivent absolument s’arranger pour éviter que ces professionnel-les de l’industrie touristique se retrouvent sans revenus. »

La FC–CSN demande également au gouvernement du Québec de mettre sur pied un groupe de travail formé de représentants gouvernementaux, d’entrepreneurs, de groupes de consommateurs et de représentants syndicaux afin que tous les acteurs concernés puissent travailler ensemble à une relance durable de l’industrie touristique.

« Si on veut que le secteur retrouve son effervescence des dernières années, il faut que tout le monde travaille ensemble. Les travailleuses et les travailleurs sont au cœur de cette industrie, qui était déjà aux prises avec un problème d’attraction et de rétention de main-d’œuvre. Ils doivent absolument être pris en compte dans tout plan de relance économique. »

Les syndicats d’Olymel feront front commun

En réaction à l’annonce d’Olymel à l’effet qu’elle cessera, le 22 juin prochain, le paiement de la prime de 2 $ l’heure qu’elle versait à ses salarié-es en raison de la pandémie de la COVID-19, les sept syndicats des usines et de l’entrepôt d’Olymel affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) consulteront leur conseil syndical afin d’obtenir un mandat pour créer un front commun en opposition à cette décision.

« Plusieurs exemples, au Québec et ailleurs, ont démontré que les travailleuses et les travailleurs du secteur de la transformation de la viande sont parmi ceux qui sont le plus à risque durant la pandémie, rappelle le président de la FC–CSN, David Bergeron-Cyr. La prime devrait continuer d’être appliquée tant et aussi longtemps que le risque est présent. »

La FC–CSN, qui représente plus de 4 500 salarié-es dans le secteur de la transformation de la viande, estime que la décision d’Olymel est d’autant plus injustifiée que les ventes de l’entreprise n’ont pas diminué de façon significative durant la crise.

« Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui risquent leur santé et doivent composer avec des mesures sanitaires et de l’équipement de protection qui rendent leur travail encore plus laborieux, explique M. Bergeron-Cyr. Pendant ce temps, Olymel continue de s’en mettre plein les poches. »

La Fédération du commerce (FC–CSN) compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

La ministre Lebouthillier incapable de rassurer les travailleuses et les travailleurs des usines de crevettes

Quelques jours après avoir interpellé la députée fédérale de Gaspésie—Les Îles-de-la-Madeleine et ministre du Revenu, Diane Lebouthillier, au sujet de la situation précaire dans laquelle se trouvent les salarié-es des usines de transformation de crevettes, la Fédération du commerce (FC–CSN) et les Conseils centraux du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN) et de la Gaspésie — Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN) se montrent déçus de sa réponse et exhortent le gouvernement fédéral à assurer un revenu aux travailleuses et aux travailleurs.

« Le gouvernement fédéral doit offrir aux employé-es des usines les mêmes conditions qu’il a offertes aux pêcheurs en leur garantissant le même niveau de prestations d’assurance-emploi que ce à quoi ils ont eu droit l’année dernière, argue le président de la FC–CSN, David Bergeron-Cyr. Comme les pêcheurs, ces employé-es sont vulnérables aux aléas du même marché, il est donc naturel qu’ils bénéficient des mêmes protections. »

Rappelons que les activités de transformation de crevettes ont été paralysées pendant plus de deux mois, alors que les transformateurs ont décidé de ne pas ouvrir les usines parce qu’ils estimaient que le prix fixé par la Régie des marchés agricoles était trop élevé.

« Les employé-es arrivent ou sont déjà arrivés au bout de leurs prestations d’assurance-emploi. La prestation canadienne d’urgence (PCU) donne un répit à certains d’entre eux pendant un petit bout, mais ils se demandent ce qui va leur arriver après, puisqu’ils n’auront pas accumulé assez d’heures de travail pour accéder à l’assurance-emploi, explique Pauline Bélanger, présidente par intérim du CCBSL–CSN. À ce jour, la ministre Lebouthilier ne nous a fourni aucune réponse concrète à ce sujet. »

« Cette précarité n’est pas seulement difficile à vivre pour les salarié-es, renchérit Serge St-Pierre, président du CCGIM–CSN. Des villages entiers dépendent de l’industrie de la pêche. Si le gouvernement n’assure pas un revenu décent à ses travailleuses et à ses travailleurs, c’est la santé économique de toute la région qui sera en péril. »

Industrie touristique : les travailleuses et les travailleurs oubliés par les gouvernements

À la suite de l’annonce par le gouvernement fédéral de son plan de relance de l’industrie touristique, et alors que celui du gouvernement du Québec se fait toujours attendre, la Fédération du commerce (FC–CSN) exige que des mesures soient mises en place pour soutenir les travailleuses et les travailleurs du secteur.

« Les salarié-es de l’industrie touristique ont été parmi les premiers à être affectés par la crise de la COVID-19 et ils ont été durement touchés, rappelle Michel Valiquette, responsable politique du tourisme à la FC–CSN. Plusieurs d’entre eux sont sans travail depuis le mois de mars, ce qui veut dire qu’ils auront bientôt épuisé les 16 semaines de Prestation canadienne d’urgence (PCU) auxquelles ils avaient droit et qu’ils n’auront pas accumulé les heures de travail leur permettant de recevoir de l’assurance-emploi. Les gouvernements doivent absolument s’arranger pour éviter que ces travailleuses et ces travailleurs se retrouvent sans revenus. »

M. Valiquette a d’ailleurs fait publier une lettre ouverte la semaine dernière dans laquelle la FC–CSN mettait de l’avant plusieurs idées afin de venir en aide aux travailleuses et aux travailleurs et à l’industrie dans son ensemble, notamment la prolongation de la PCU et du programme de subvention salariale.

« Si on veut que le secteur retrouve son effervescence des dernières années, il faut que tout le monde travaille ensemble. C’est pourquoi on a nous-mêmes proposé un programme d’incitatifs financiers pour aider les entreprises à rendre leurs établissements plus sécuritaires et écologiques, explique M. Valiquette, qui est également trésorier de la FC–CSN. Les travailleuses et les travailleurs sont au cœur de cette industrie, qui était déjà aux prises avec un problème d’attraction et de rétention de main-d’œuvre. Ils doivent absolument être pris en compte dans tout plan de relance économique. »

La CSN se réjouit de la reprise imminente des bouteilles de bière brunes par les détaillants

La Fédération du Commerce (FC–CSN) et la CSN se réjouissent de l’annonce du gouvernement concernant la reprise des bouteilles brunes par les détaillants. « L’industrie brassicole tourne au ralenti depuis des mois à cause de la pénurie de bouteilles de bière brunes. Il était temps que les détaillants reprennent les contenants consignés », explique David Bergeron-Cyr, président de la FC–CSN.   

 « Les détaillants n’ont plus le choix mentionne Jacques Létourneau. Ils doivent se montrer responsables et accepter de reprendre les bouteilles de bière brunes et ainsi préserver ce modèle qui fait ses preuves depuis des années », souligne le président de la CSN. Produites au Québec, les bouteilles brunes sont réutilisables de 15 à 20 fois, environ, avant d’être recyclées. De plus, elles représentent l’option la plus écologique par rapport aux autres contenants à remplissage unique. La consigne des bouteilles à des fins de réutilisation est reconnue pour être l’un des systèmes les plus performants et environnementaux qui soient. Celui du Québec, qui permet la récupération des bouteilles de bière à remplissage multiple, est l’un des meilleurs sur la planète.

Matériel de protection
En reprenant cette activité, les détaillants devront demeurer prudents afin d’éviter la contamination de leurs employé-es. « Tous les travailleurs et les travailleuses devront avoir à leur disposition de l’équipement de protection individuelle en quantité suffisante afin de ne pas tomber malades », note Bergeron-Cyr. « Nous nous réjouissons d’ailleurs que la reprise des activités soit repoussée pour la grande région de Montréal, qui est encore l’épicentre de la pandémie au Québec. »

Olymel soigne son image, mais se moque de ses employé-es

À la suite de l’annonce d’Olymel  confirmant qu’elle ouvrira ses usines les samedis 30 mai et 6 juin afin d’abattre plus de porcs et d’éviter « l’abattage humanitaire », la Fédération du commerce (FC – CSN) regrette que l’entreprise refuse toujours de payer ses salarié-es à taux double pour les heures supplémentaires qui devront être travaillées afin que cette initiative porte fruits.

« Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui s’exposent au risque en travaillant une journée de plus, affirme le président de la FC – CSN, David Bergeron-Cyr. Olymel pourrait redonner à la communauté en acceptant de payer ses salarié-es à taux double, d’autant plus que l’offre des producteurs fait en sorte que cela se ferait à coût nul pour la compagnie. C’est ça que les employé-es veulent, pas un billet de tirage pour un panier d’épicerie. »

La FC – CSN, qui représente plus de 4 000 salarié-es dans le secteur de la transformation de la viande, estime qu’Olymel est davantage préoccupée par son image que par le sort des travailleuses et des travailleurs .

« Évidemment, on veut aider les producteurs qui sont aux prises avec des porcs en surplus, mais cette initiative est davantage une opération de relations publiques qui a pour objectif d’aider Olymel à redorer son blason, renchérit le président de la fédération. Si Olymel voulait vraiment faire une différence, elle donnerait une bien plus grande portion des profits de la vente des porcs abattus pendant ces deux jours à des organismes de la région. »

La Fédération du commerce (FC – CSN) compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Fin de la grève générale illimitée : une nouvelle convention collective signée pour deux ans

Après près de 14 semaines de grève, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve (STTCCM–CSN) ont adopté à l’unanimité une entente de principe en assemblée générale qui a mené à la signature, le 8 mai dernier, d’une convention collective d’une durée de deux ans. Le vote sur cette entente, effectué en ligne le 30 avril, s’est tenu à scrutin secret.

« Ce règlement constitue un immense soulagement pour nous, après plus de trois mois de grève. Nous avons réussi à bloquer les demandes de recul que voulait nous imposer l’employeur, en plus d’avoir réalisé quelques gains, notamment en ce qui a trait aux salaires. Malgré le goût amer que nous laisse cette lutte menée pendant des semaines, nous sommes aujourd’hui satisfaits. Cela dit, ce long conflit a laissé des traces durables, dont la fermeture du café étudiant. Les ponts devront être rebâtis, tout comme le lien de confiance avec l’employeur », a affirmé Jean-Sébastien Provencher, président du STTCCM–CSN.

Un conflit pas comme les autres

Cette négociation, qui devait s’ouvrir sous le signe de la réconciliation après le dernier conflit en 2017, a plutôt débuté avec des demandes de recul de la part de l’employeur, en plus de se dérouler dans des circonstances exceptionnelles de crise sanitaire. « Entre le départ de la direction générale, le changement de porte-parole du côté de l’employeur, la fermeture du café étudiant, la pandémie et la fermeture du collège, nous pouvons dire que rien dans ce conflit de travail n’a été ordinaire. Mais la détermination et le courage dont ont fait preuve les membres du STTCCM–CSN ont eu raison de l’entêtement de l’employeur, ce qui constitue une victoire dans les circonstances », a déclaré Alexandre Giguère, vice-président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Autre gain significatif dans ce contexte inédit : la solidarité qui s’est créée au sein de la communauté collégiale. « Ce qui est encourageant, malgré la durée du conflit, c’est de voir toute la solidarité qui s’est tissée au fil des mois avec, notamment, l’association étudiante du cégep et le Syndicat des professeures et professeurs du Collège de Maisonneuve. En période crise, on se rend compte plus que jamais à quel point la solidarité peut faire toute la différence. Aujourd’hui, je lève mon chapeau aux travailleuses et aux travailleurs de la Coop Maisonneuve qui se sont battus sans relâche pour se faire respecter et obtenir de meilleures conditions de travail. Votre fougue et votre ténacité sont tout à votre honneur ! », a ajouté Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Le syndicat invite enfin tous les étudiants et le personnel du cégep à préserver ce lien de solidarité qui sera précieux pour la suite des choses. « Nous aurons besoin de cette solidarité et de la vigilance de chacun dans les semaines et les mois qui viennent pour assurer une reprise saine des activités de la Coop. C’est en restant unis que nous pourrons y arriver », de conclure M. Provencher.

Rappelons qu’un mandat de 72 heures de grève avait été voté le 7 janvier 2020, un mois avant que ne soit déclenchée la grève générale illimitée à la suite du rejet d’une offre qualifiée de « finale » par l’employeur. Il s’agissait de la deuxième négociation en deux ans pour le STTCCM–CSN et le deuxième conflit de travail en autant de temps.

Pénurie de bouteilles de bière brunes : que les acteurs de l’industrie trouvent une solution

Devant la rareté de plus en plus criante de bouteilles de bière brunes, la Fédération du commerce (FC–CSN) invite les acteurs de l’industrie à trouver un dénouement rapide à la situation. « Les brasseurs, les détaillants et le gouvernement, qui sont actuellement en négociation à ce sujet, doivent développer des solutions afin d’éviter qu’on se retrouve devant une pénurie complète de bouteilles brunes », explique David Bergeron-Cyr, président de la FC–CSN.

Une pratique responsable qui doit demeurer
L’industrie brassicole, incluant les micro-brasseries, se retrouvera bientôt devant l’impossibilité d’embouteiller ses produits dans ce contenant à remplissage multiple. Produites au Québec, les bouteilles brunes sont réutilisables de 15 à 20 fois, environ, avant d’être recyclées. De plus, elles représentent l’option la plus écologique par rapport aux autres contenants à remplissage unique. « Il ne faudrait surtout pas que l’interdiction de retourner ses bouteilles, entraînée par la COVID-19, vienne fragiliser cette pratique responsable. La consigne des bouteilles à des fins de réutilisation est reconnue pour être l’un des systèmes les plus performants et environnementaux qui soient. Celui du Québec, qui permet la récupération des bouteilles de bière à remplissage multiple, est l’un des meilleurs sur la planète. »

Pistes de solution
Alors que plusieurs détaillants s’opposent à un retour de l’ancienne pratique, du moins dans l’immédiat, une solution à court terme s’impose. « Il serait envisageable d’organiser des centres de dépôt à l’extérieur des commerces afin de minimiser les risques de contamination pour les travailleuses et les travailleurs. Cette solution temporaire permettrait d’alimenter les brasseurs et de maintenir la production, donc les emplois. »

Lorsqu’une solution temporaire sera mise en place, les différents acteurs bénéficieront du temps nécessaire pour concevoir le meilleur système afin de récupérer ce contenant. Toutefois, pour arriver à un consensus, il faudra que les discussions soient menées dans l’intérêt supérieur de tous.

Les travailleurs oubliés des centres funéraires méritent aussi une prime de risque

Alors que le gouvernement a déjà consenti à mettre en place des primes pour les travailleuses et travailleurs de la santé, les paramédics et les préposé-es aux bénéficiaires, les personnes qui s’occupent des défunts et de leur famille sont malheureusement délaissées. Parce que la nature des opérations les expose considérablement à un risque de contagion – plusieurs études démontrent que le virus survit après le décès d’un individu – la FC–CSN exige une prime de risque de 3 $ l’heure pour tous les employé-es des centres funéraires. La FC–CSN exige aussi que des visières et des masques N95 en quantité suffisante soient mis à leur disposition.

Des craintes bien réelles
Malgré les mesures de protection fournies par les employeurs, la peur est omniprésente chez les travailleurs qui ont à manipuler les corps. Les craintes sont d’autant plus grandes qu’on sait que les personnes qui décèdent n’ont pas nécessairement été toutes testées pour la COVID-19. Cette situation représente une menace silencieuse de contamination pour les travailleurs chargés du transport des personnes décédées, pour les opérateurs de four crématoire et pour ceux qui ont à pratiquer des actes de thanatopraxie. « Si le diagnostic de COVID n’a pas été déclaré par le médecin qui a constaté le décès, il n’y a aucun moyen de savoir si le défunt était infecté et s’il représente un important risque de contamination. C’est dans ce contexte inquiétant que des centaines de travailleurs entrent au boulot chaque jour. Ces gens mettent leur santé en danger dans le but de rendre un service dont la société ne peut se passer », précise David Bergeron-Cyr, président de la FC–CSN.

Le personnel administratif ainsi que le personnel de soutien aux familles doivent aussi être considérés et reconnus pour leur apport aux services offerts. Ces derniers demeurent en contact avec la clientèle et travaillent aussi dans des conditions stressantes liées à la pandémie. L’organisation du travail est chamboulée par l’application des nouvelles règles de distanciation sociale.

Retenir le personnel
« L’industrie funéraire est un milieu de travail difficile et hautement émotif. Pour plusieurs, il peut sembler moins attrayant. Mais il ne faudrait pas non plus en arriver à manquer d’employé-es dans ce secteur essentiel en temps de pandémie, faute d’avoir reconnu à juste titre leur contribution. Les difficultés de recrutement étaient déjà présentes dans plusieurs régions », relate David Bergeron-Cyr.

L’ensemble de la société compte sur des services professionnels et surtout essentiels à la santé publique. Il est plus que justifié d’accorder une prime de 3 $ l’heure à ces travailleuses et travailleurs oubliés.

Protocole d’urgence dans les abattoirs : la Fédération du commerce-CSN demande davantage de protection pour les employé-es

À la suite de la publication par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) de recommandations intérimaires concernant l’industrie des abattoirs, le président de la Fédération du commerce (FC–CSN), David Bergeron-Cyr,  a fait parvenir une lettre au premier ministre du Québec François Legault pour lui faire part des inquiétudes de la FC en ce qui a trait à la sécurité des travailleuses et travailleurs de l’industrie de la transformation de la viande.

Dans sa lettre, M. Bergeron-Cyr affirme être tout à fait conscient « des enjeux importants qu’occasionnent les ralentissements de l’abattage et de la transformation des viandes pour l’avenir de l’industrie. Toutefois, nous pensons qu’en maintenant les opérations à un niveau normal, cela facilitera la mise en place de meilleures mesures de sécurité et permettra d’éviter la propagation du virus et l’éventuelle fermeture complète d’autres établissements. »

La FC–CSN, qui représente plus de 4 000 salarié-es dans le secteur de la transformation de la viande, déplore entre autres que le protocole demande aux employeurs de faire respecter une distance de deux mètres entre les personnes uniquement « dans la mesure du possible », ce qui leur donne trop de marge de manœuvre, selon M. Bergeron-Cyr.

« Il faut comprendre que souvent, pour que cette mesure puisse s’appliquer, l’entreprise doit diminuer la vitesse de la chaîne de production. Plusieurs employeurs seront donc tentés d’utiliser d’autres moyens de protection, moins efficace que la distanciation sociale, afin de ne pas ralentir leurs opérations », est-il expliqué dans le texte.

La lettre précise également que la fédération est « irritée au plus haut point » par le fait que, contrairement à OIymel – l’un des principaux employeurs de l’industrie – les organisations représentant les travailleuses et les travailleurs de la transformation de la viande n’ont pas été impliquées dans l’élaboration du protocole.

Dans le même ordre d’idées, le signataire dénonce également l’absence des organisations syndicales aux rencontres de la filière porcine organisées par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et auxquelles sont invités à participer tous les autres intervenants de l’industrie.

Les travailleuses et les travailleurs de l’industrie de la transformation de la viande « sont fiers de jouer un rôle essentiel afin de permettre au peuple québécois de se nourrir et de passer à travers cette crise, mais il ne faut pas que cela se fasse au détriment de leur propre santé et celle de leurs proches », conclut la lettre.

La Fédération du commerce (FC–CSN) compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

La sécurité des travailleuses et travailleurs de la transformation de la viande sacrifiée pour maintenir la production

À la lumière des nombreux cas de COVID-19 qui ont récemment été déclarés dans différentes usines de transformation de la viande au Québec, la Fédération du commerce (FC–CSN) déplore le peu d’efforts mis de l’avant par les employeurs pour éviter la propagation et exige davantage de mesures pour protéger les travailleuses et les travailleurs.

« Une telle multiplication des cas de COVID-19 démontre clairement que les employeurs n’ont pas mis en place des mesures de protection suffisantes, affirme le président de la FC–CSN, David Bergeron-Cyr. Ils doivent absolument démontrer qu’ils prennent la situation au sérieux. En ce moment, tout ce qui semble compter pour eux, c’est de maintenir la cadence de production. »

La FC–CSN, qui représente plus de 4 000 salarié-es dans le secteur de la transformation de la viande, exige donc que les mesures suivantes soient instaurées immédiatement dans l’ensemble des usines du secteur :

  • Questionner les travailleuses et les travailleurs à leur entrée à l’usine afin de savoir s’ils ont des symptômes ou s’ils reviennent de voyage. 
  • Désinfecter complètement les aires de travail.
  • Faire respecter une distanciation de deux mètres entre chaque employé-e sur la ligne de production et installer des barrières physiques (ex : plexiglass) lorsque ces mesures de distanciation entre les travailleuses et les travailleurs sont totalement impossibles.
  • Organiser les changements de quarts de travail afin d’éviter le croisement de travailleuses et de travailleurs des différents quarts.
  • Implanter des mesures afin d’éviter tout regroupement (par exemple : attroupements au « punch », trop grande proximité lors des repas, etc.).
  • S’assurer de disposer de matériel de protection en quantité suffisante.

« À l’heure actuelle, la majorité des usines ne respectent même pas les directives émises par les autorités de la santé publique, puisque les employé-es travaillent régulièrement à moins de deux mètres les uns des autres sur les lignes de production, et ce, sans être séparés par des plexiglass ou toutes autres barrières physiques », renchérit M. Bergeron-Cyr.

La Fédération du commerce (FC–CSN) compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Les travailleuses et les travailleurs essentiels de la chaîne alimentaire ne devront pas être oubliés

Au lendemain de la décision gouvernementale d’ordonner la fermeture de toutes les entreprises et les commerces jugés non essentiels, la Fédération du commerce (FC–CSN) exige que les travailleuses et les travailleurs de la chaîne alimentaire ne soient pas oubliés. Ceux-ci devront bénéficier rapidement de trois avantages importants, soit l’accès à un service de garde gratuit, des mesures de santé et de sécurité encadrées par la CNESST et, finalement, une compensation financière offerte à tous.

Accès à un service de garde
Alors que la majorité des Québécoises et des Québécois sont invités à demeurer à la maison, les employé-es du secteur de l’alimentation – de la production à la distribution – doivent se rendre travailler. Or, ils ne bénéficient pas d’un accès à un service de garde comme les autres travailleuses et travailleurs des services essentiels, comme ceux des secteurs de la santé et de la sécurité publique. « Le gouvernement devra rapidement remédier à cette situation afin de leur permettre de se maintenir à l’emploi », insiste David Bergeron-Cyr, président de la FC–CSN qui représente des milliers de travailleurs de la chaîne alimentaire.

Des mesures de santé et de sécurité encadrées par la CNESST
De plus, afin d’assurer la santé de ces femmes et de ces hommes, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) devra s’assurer que des mesures en la matière soient appliquées de manière responsable et diligente dans les entreprises demeurées ouvertes. « Les mesures de santé et de sécurité dans tous les commerces et les entreprises de la chaîne alimentaire doivent être imposées par la CNESST, et ce, de façon urgente. En ce moment, les disparités sont immenses d’une entreprise à l’autre et cela met à risque nos travailleuses et nos travailleurs », soutient David Bergeron-Cyr.

Pour la FC–CSN, la CNESST doit s’assurer que tous les employeurs :

  • Permettent aux employé-es de respecter les mesures de distanciation de deux mètres ;
  • Mettent à la disposition tout matériel nécessaire à la désinfection des mains et des appareils utilisés fréquemment ;
  • S’assurent du nettoyage adéquat des surfaces de travail ;
  • Mettent en place des dispositions afin d’éviter les rassemblements dans les aires de repos et les cafétérias ;
  • Testent les travailleuses et les travailleurs dans certaines entreprises.

Compensation financière
Finalement, les travailleuses et les travailleurs de l’industrie devront se voir offrir une compensation financière afin de les maintenir à l’emploi, malgré les circonstances accablantes que l’on connaît. « Certains employeurs ont déjà annoncé des primes et d’autres compensations financières offertes à leurs employé-es afin de les retenir. Mais il faut s’assurer que toutes et tous puissent bénéficier de telles mesures, sinon ils ne resteront pas. Le gouvernement doit voir dès maintenant à ce qu’une telle formule soit mise en place », conclut David Bergeron-Cyr.

Grève générale illimitée à la Coop du Collège de Maisonneuve

Réunis en assemblée générale le 6 février dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve–CSN ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève générale illimitée après avoir rejeté l’offre globale qualifiée de « finale » par l’employeur, du jamais vu à la Coop du cégep Maisonneuve.

« Ce que tente de nous imposer l’employeur, c’est ni plus ni moins qu’un retour en arrière, avec des demandes de recul à tous les niveaux. C’est absolument inacceptable!, a déclaré le président du syndicat, Jean-Sébastien Provencher. En déclenchant la grève générale illimitée, notre message à la partie patronale est sans équivoque : pas question de négocier sur des bases régressives, que ce soit sur le plan de nos conditions de travail que sur celui de notre salaire! »

Négociation : deux visions qui s’opposent
Alors que le syndicat défend le modèle de gestion collaborative qui a prévalu pendant de nombreuses années à la Coop, la partie patronale prône plutôt une gestion verticale de la Coop, où l’employeur dicte unilatéralement la marche à suivre à ses employé-es. « En tentant de renverser le modèle de cogestion qui a longtemps fait ses preuves à la Coop du Collège de Maisonneuve, l’employeur ne fait que creuser l’écart qui s’était créé entre les parties lors de la dernière négociation en 2017. Plutôt que de s’entêter à imposer un cadre autoritaire à la Coop, celui-ci devrait plutôt revenir aux valeurs qui animent normalement les entreprises coopératives, telles que l’équité, la solidarité et la démocratie », a affirmé Alexandre Giguère, vice-président de la Fédération du commerce de la CSN.

Menace de fermeture du café étudiant
Lors de la dernière séance de négociation, l’employeur a menacé de fermer le café étudiant du Collège, géré par la Coop, où travaille plus de la moitié des quelque 30 membres du syndicat. Ce n’est pas la première fois que l’employeur menace de mettre la clé sous la porte en évoquant le café étudiant. Mais de l’avis de la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault, cette tactique s’apparente davantage à une méthode d’intimidation pour décourager les grévistes. « Face à l’attitude générale de l’employeur depuis le début de la négociation, on est en droit de se demander si la partie patronale n’essaie pas de faire peur à ses employé-es en brandissant la menace de fermeture du café étudiant. Dans tous les cas, le Conseil central du Montréal métropolitain demeurera aux côtés des employé-es de la Coop pour mener la lutte jusqu’au bout afin que l’ensemble des travailleuses et travailleurs puissent obtenir une convention collective juste, respectueuse et avantageuse, à la hauteur de ce qu’ils et elles méritent ».

Même si d’importants écueils subsistent à la table de négociation, le syndicat a réitéré son ouverture à discuter avec l’employeur pour que soient trouvées des solutions satisfaisantes pour toutes et tous. Deux dates de négociation sont d’ailleurs prévues en février.

Consigne : Une modernisation très attendue

Normal
0

21

false
false
false

FR-CA
X-NONE
X-NONE

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name:”Tableau Normal”;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-priority:99;
mso-style-parent:””;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin:0cm;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:12.0pt;
font-family:”Calibri”,sans-serif;
mso-ascii-font-family:Calibri;
mso-ascii-theme-font:minor-latin;
mso-hansi-font-family:Calibri;
mso-hansi-theme-font:minor-latin;
mso-bidi-font-family:”Times New Roman”;
mso-bidi-theme-font:minor-bidi;
mso-fareast-language:EN-US;}

La CSN accueille avec optimisme l’annonce du gouvernement du Québec quant à l’élargissement de la consigne. Réclamée de longue date, cette réforme ouvre la voie à une modernisation très attendue dans l’approche globale de récupération.

« Il était temps ! C’est une excellente nouvelle et nous sommes ravis de constater que nos décideurs politiques ont enfin pris acte de l’importance de s’attaquer à la question. C’est une décision qui, une fois bien implantée, aura comme résultat d’augmenter la valorisation de diverses matières », explique Jacques Létourneau, président de la CSN.

Une occasion de revoir certaines pratiques et approches
La CSN considère ainsi qu’il s’agit d’un premier pas intéressant et nécessaire afin de valoriser adéquatement des matières qui autrement contaminent le bac de recyclage, compliquent le travail des centres de tri et augmentent le taux de matières destinées à l’enfouissement.

« Bien que nous accueillions cette annonce avec optimisme, il n’en demeure pas moins que des efforts concertés devront être déployés afin de développer des marchés, pour le verre notamment, et s’assurer que cela soit conçu dans un esprit d’économie circulaire. Nous veillerons à faire les représentations en ce sens », ajoute Jacques Létourneau.

 La CSN invite d’ailleurs le gouvernement et les acteurs concernés à évaluer différentes propositions soumises par le passé, notamment pour la bouteille de bière brune. À grande valeur écologique, produite localement et réutilisée en moyenne 15 fois avant d’être recyclée, son utilisation est toutefois en décroissance dans l’industrie brassicole qui opte de plus en plus pour les contenants à remplissage unique (CRU), tels que les canettes et les bouteilles utilisées pour les bières importées.

Nous faisons donc valoir à nouveau l’intérêt de promouvoir l’utilisation de la bouteille de bière brune en harmonisant le coût de la consigne entre bouteilles et canettes et en réinstaurant la législation qui limite l’utilisation des CRU à 37,5 % du volume total de ventes annuelles.  

La SAQ devrait également être considérée dans l’équation pour les contenants consignés qui la concernent. Cela aurait des avantages pour les consommateurs en facilitant le retour des contenants et augmenterait assurément le taux de valorisation globale de ces matières.

« Le moment est opportun pour revoir nos approches et nos priorités en matière de recyclage et de valorisation des matières. Cette annonce ouvre la voie à une réflexion plus large et la CSN suivra de très près les travaux en la matière. Nous continuerons d’être proactifs dans le dossier », conclut Jacques Létourneau.

Enfin, la CSN rappelle que peu importe les nouvelles pratiques et méthodes mises en place avec l’élargissement de la consigne, la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs demeure un enjeu central. Le gouvernement doit tenir compte de cet aspect dès maintenant et s’assurer que des mesures de protection adéquates soient adoptées.

Une première journée de grève à la Coop du Collège de Maisonneuve

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve–CSN exerceront aujourd’hui leur première journée de grève à compter de 10 h. Les employé-es feront du piquetage devant les bureaux de la Coop, à l’intérieur du collège, de 10 h à 17 h. Un barbecue est également prévu à l’heure du midi, devant le cégep, sur la rue Sherbrooke.

« Nous invitons les étudiantes et étudiants du collège, de même que les professeur-es, à se joindre à nous pour témoigner de leur solidarité envers les employé-es de la Coop en grève aujourd’hui. Cette journée de débrayage vise à envoyer un message clair à notre employeur quant à notre volonté de combattre les demandes de recul qu’il souhaite nous imposer une fois de plus, tant sur le plan salarial que sur celui des conditions de travail », a affirmé le président du syndicat, Jean-Sébastien Provencher.

Cette situation n’est pas sans rappeler la dernière négociation qui remonte à 2017. « On dirait que l’employeur a la mémoire courte ! Il y a à peine deux ans, les travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve avaient dû exercer leur droit de grève pendant deux jours pour manifester leur mécontentement devant l’intransigeance de l’employeur. Cette année, les membres sont tout aussi déterminés à refuser ces demandes de recul et à se faire respecter une fois pour toutes ! », a ajouté David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce de la CSN.

En plus de l’appui de la Fédération du commerce–CSN, les quelque 40 employé-es de la Coop bénéficieront également du soutien du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « Tant qu’il le faudra, nous serons aux côtés des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve pour les appuyer dans leur lutte et leur mobilisation. Bravo pour votre détermination ! », a déclaré Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN.

La conciliatrice du ministère du Travail a convoqué les parties à quatre dates de négociation en février.

Rappelons que le 7 janvier dernier, les membres du Syndicat de la Coop du Collège de Maisonneuve, réunis en assemblée générale, se sont dotés d’une banque de 72 heures de grève à être utilisée au moment jugé opportun.

Fin de la grève

Au terme de huit semaines de grève, les travailleuses et travailleurs d’Olymel – Princeville ont voté en faveur de la recommandation de la conciliatrice nommée par le ministère du Travail. La grève, qui a débuté le 28 octobre dernier, prendra donc fin aujourd’hui.

Parmi les gains effectués, notons des augmentations salariales de l’ordre de 8,03 % pour la première année ; les augmentations représentent un total de 3,05 $ l’heure sur cinq ans. En plus de cela, la hausse de la la contribution de l’employeur au régime d’assurance collectif, l’octroi d’un jour férié supplémentaire et une garantie bihebdomadaire d’heures de travail qui passera à 74 heures.

« Nous devons être fiers de nous être tenus droit face à un employeur sans scrupules, s’est exclamé le président du syndicat, Steve Houle. Olymel a essayé par tous les moyens possibles de nous briser, mais notre solidarité aura prévalu sur l’acharnement de l’employeur. »

« Les travailleuses et travailleurs d’Olymel pourront toujours compter sur le soutien de la CSN. Nous avons été à leurs côtés durant ces huit semaines de grève et nous serons encore présents lors des prochaines batailles à mener », d’ajouter Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du Commerce – CSN.

Manifestation à Québec après huit semaines de grève

Après plus de 50 jours de grève générale illimitée, les travailleuses et travailleurs en grève d’Olymel Princeville ont manifesté ce midi à Québec, devant le ministère du Travail. « C’est le sprint final pour régler avant Noël, il est encore temps pour la haute direction d’Olymel de se laisser guider par l’esprit des fêtes, s’est exclamé Steve Houle, président du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville – CSN. Derrière des décisions purement comptables, il y a des travailleuses, des travailleurs et leurs familles, qui vivent avec les conséquences désastreuses des choix imposés par l’employeur. » Rappelons qu’en 2005, les travailleuses et les travailleurs d’Olymel Princeville ont subi une baisse de salaire de l’ordre de 5,40 $ l’heure. Sans cette baisse, leur taux horaire moyen serait de 25,92 $ au lieu des 19,91 $ versés actuellement.

« Nous sommes entièrement en appui aux grévistes et il n’est pas question d’abandonner alors qu’Olymel a réalisé des surplus record ces trois dernières années et que, selon de nombreux experts, les perspectives d’avenir sont plus que reluisantes. Il est donc temps que ça se reflète dans les conditions de travail offertes à ses salarié-es », de déclarer Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN (FC–CSN).

« À l’aube du temps des Fêtes, alors que des règlements tombent partout, il est inconcevable de constater l’entêtement de la direction face à ses salariés. Le respect est de mise pour ces gens qui font en sorte qu’Olymel puisse fonctionner au quotidien. Dans ce cadre, les travailleuses et travailleurs d’Olymel peuvent compter sur l’appui inconditionnel du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches », a souligné Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN).

Olymel appauvrit son monde 

Ce midi, les travailleuses et travailleurs en grève du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN ont manifesté devant le Centre des congrès de Québec qui reçoit tous les acteurs de l’industrie porcine au Québec dans le cadre du Porc Show.

« Nous rendons visite aux acteurs majeurs de l’industrie porcine du Québec pour leur signifier que la politique salariale d’Olymel dans les abattoirs appauvrit ses salarié-es. En 2005, nous avons subi une baisse de salaire de l’ordre de 5,40 $ l’heure. Sans cette baisse, notre taux horaire moyen serait de 25,92 $ au lieu des 19,91 $ touchés actuellement, de préciser Steve Houle, président du syndicat. Depuis ce temps, la prospérité actuelle d’Olymel, c’est sur notre dos qu’elle s’est bâtie. Nous demandons simplement une entente négociée avant la période des fêtes offrant cet ajustement salarial conséquent, qui suit, entre autres, les autres salaires versés dans les usines d’Olymel. »

L’an dernier, en plein contexte de rareté de main-d’œuvre, l’employeur avait consenti des augmentations de 5,25 $ l’heure pour garder ses mécaniciens. Malgré la pénurie de main-d’œuvre qui touche également les autres travailleurs de son usine, Olymel refuse toujours d’accorder les mêmes augmentations conséquentes à tous ses salarié-es de Princeville, ce qui lui cause des problèmes d’attraction et de rétention.

« Dans les faits, le Porc Show célèbre le contrôle d’Olymel sur l’industrie porcine québécoise. Or, pour acquérir ce contrôle, Olymel a réalisé des investissements massifs et des rachats d’entreprises à coups de centaines de millions de dollars. C’est bien beau investir dans le béton et les équipements mais s’il n’y avait pas 350 travailleuses et travailleurs à Princeville pour abattre, découper et désosser les 13 500 porcs qui sont reçus chaque semaine à cette usine, il n’y aura pas un sou de profit qui serait réalisé chez Olymel, de déclarer Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN. Comme nous le faisons déjà depuis sept semaines, nous allons déployer tous les efforts et tous les moyens légitimes pour que les travailleuses et travailleurs reçoivent leur juste part de ces profits, et ce, sans appauvrissement, ce qu’offre actuellement Olymel. »

« Qu’Olymel se le tienne pour dit : comme toutes les composantes de notre mouvement, le Conseil central du Cœur-du-Québec sera toujours solidaire des revendications des travailleuses et des travailleurs de Princeville. Nous serons donc l’épine dans le pied de cet employeur, tant et aussi longtemps qu’il n’entendra pas raison. L’an prochain, ce sera au tour du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Vallée-Jonction – qui se trouve sur ce territoire –, de négocier avec Olymel et nous démontrerons exactement la même solidarité à soutenir leur négociation », de conclure Mario Pellerin, vice-président, Conseil central du Cœur-du-Québec–CSN.

En grève générale illimitée depuis le 28 octobre dernier, les grévistes poursuivent leurs moyens de pression dans le but de faire entendre raison à leur employeur, ainsi qu’à la Coopérative fédérée, qui possède Olymel.

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Ils sont également affiliés au Conseil central du Cœur-du-Québec–CSN qui regroupe près de 17 000 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité.