Une gestion déficiente et irresponsable de la part de Viandes du Breton

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Viandes du Breton STTVDB–CSN déplore la gestion déficiente et irresponsable de l’employeur à la suite de la confirmation de cas de COVID-19 dans l’usine. Le STTVDB–CSN dénonce le maintien à l’emploi de travailleurs issus d’agences de placement — et donc provenant de l’extérieur de la région —, par qui le virus s’est introduit. « Nous avons interpellé l’employeur il y a quelques semaines à propos des dangers que pouvaient représenter ces travailleurs qui proviennent des zones rouges. Mais, comme à son habitude, il a fait la sourde oreille et nous voilà rendus avec une éclosion dans l’usine. C’est irresponsable et dangereux, car cela met à risque nos membres ainsi que la population de Rivière-du-Loup, dénonce le président du syndicat, Yannick Morin. Peut-être que s’il payait ses employé-es raisonnablement, l’employeur n’aurait pas besoin de recourir à du personnel d’agence provenant de l’extérieur. »

Dépistage volontaire
D’autre part, le syndicat est déçu d’apprendre que l’employeur et la Santé publique ne font que « recommander fortement » le dépistage pour tous les salarié-es. Pour le syndicat, il est inconcevable que le dépistage ne soit pas déclaré obligatoire. « Faut aller se faire tester, mais ce n’est pas obligatoire… On va peut-être attraper la COVID à l’usine, mais on se fait tester pendant notre temps libre, sur une base volontaire et sans salaire. Déjà qu’ils ne nous paient pas si on manque une journée de travail à cause de la COVID. Épargner de l’argent passe avant la santé et la sécurité des gens, c’est ça le message qu’on reçoit », explique Yannick Morin.

Le syndicat tenu dans l’ignorance
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Viandes du Breton–CSN dénonce également le manque de communication de l’employeur envers ses employé-es. C’est à travers Facebook, les communiqués de la Santé publique et les médias que le syndicat a été mis au fait qu’il y avait huit cas positifs dans l’usine. De plus, comme c’est le cas depuis le début de cette pandémie, toutes les discussions entre la Santé publique et l’employeur se font à huis clos, ce qui fait en sorte que le syndicat et les membres sont peu ou pas informés. « C’est inquiétant, ce manque de transparence et de considération de l’employeur. Et la Santé publique ne nous transmet aucune information non plus. Donc on travaille dans l’usine, on est à risque, mais on apprend ce qui se passe par les médias. Pour la considération, on repassera », conclut Yannick Morin.

Front commun de milliers de travailleurs impactés par la COVID-19

Dans une vaste offensive coordonnée, plus d’une trentaine de syndicats représentant des milliers de travailleuses et de travailleurs feront parvenir une missive à leurs employeurs respectifs afin de réclamer des actions concrètes pour contrer les effets de la COVID-19. Affiliés à la Fédération du Commerce–CSN (FC–CSN), ces syndicats représentent principalement des travailleurs des entrepôts alimentaires et pharmaceutiques, des établissements hôteliers, des abattoirs, des épiceries, des caisses populaires et compagnies d’assurance, ainsi que d’usines agroalimentaires.

 « Les échanges avec nos membres nous ont permis d’identifier plusieurs irritants. Afin de les corriger, nous exigeons immédiatement de la part des employeurs la mise en place de quatre mesures simples, soit le retour de primes COVID-19, l’octroi d’un salaire lorsqu’en isolement, le maintien du lien d’emploi et des avantages sociaux et la poursuite des mesures de santé et de sécurité », explique le trésorier de la FC–CSN, Michel Valiquette.

 

Ancienneté et avantages sociaux

Plusieurs travailleuses et travailleurs qui ne peuvent travailler depuis des mois voient leur lien d’emploi rompu. C’est notamment le cas pour des centaines d’employé-es de l’industrie hôtelière qui perdent leur ancienneté. « Nous avons des préposées aux chambres qui ont des dizaines d’années d’ancienneté, mais qui ne travaillent pas, car les hôtels sont fermés. Certains employeurs en profitent pour couper leurs liens d’emploi et ne les rappelleront pas lorsque les hôtels rouvriront. C’est injuste et cela manque cruellement de solidarité. » Toujours dans le secteur de l’hôtellerie, plusieurs employé-es perdent aussi l’accessibilité aux avantages sociaux. Il n’est pas rare que des travailleuses et des travailleurs ne travaillent pas assez pour maintenir certains avantages liés au travail à temps plein. « Ces travailleuses et travailleurs devraient toujours avoir accès notamment au régime d’assurance et de retraite, même en cas de mise à pied complète ou partielle, mais certains employeurs leur retirent », dénonce le trésorier de la FC–CSN.

 

Isolement et télétravail

Les syndicats réclament aussi le maintien du salaire lorsque les travailleurs sont obligés de s’isoler. « Personne ne devrait voir son revenu coupé pendant des semaines parce qu’ils sont obligés de s’isoler. » De plus, dans les cas où le télétravail est requis, les employeurs doivent fournir l’équipement nécessaire.

 

Santé et sécurité et prime COVID

Rappelons aussi qu’il est primordial que tous les employeurs s’assurent du maintien constant des mesures de santé et de sécurité dans tous les milieux. « On assiste à un relâchement dans certains milieux de travail. Il faut rester vigilants et s’assurer que le matériel de protection soit disponible en quantité suffisante, et ce, en tout temps ».

Finalement, les milliers de travailleuses et travailleurs exigent le retour de la prime COVID. « Nous le martelons depuis des mois. Le scénario est exactement le même qu’au printemps ; le danger est le même, le nombre de cas est en explosion, le confinement est pratiquement total. Même les profits sont encore au rendez-vous. Pourtant, un seul joueur est absent : la prime. C’est injustifiable », conclut Michel Valiquette.

Des milliers de travailleurs mettent leur santé à risque, pendant que les employeurs regardent ailleurs et encaissent les profits.

« Comment les employeurs peuvent-ils ne pas reconnaître que leurs travailleuses et travailleurs mettent leur santé à risque et continuer à leur refuser des primes COVID-19 pourtant largement justifiées? »

 Pour le président de la Fédération du commerce (FC–CSN), David Bergeron-Cyr, les propriétaires de commerces jugés essentiels doivent agir. Alors qu’encore une fois les employé-es de ces industries seront au front au cours des prochaines semaines pour fournir aux Québécois ce dont ils ont besoin, les employeurs s’obstinent à faire la sourde oreille. « Le scénario est exactement le même qu’au printemps; le danger est le même, le nombre de cas est en explosion, le confinement est pratiquement total. Même les profits sont encore au rendez-vous. Pourtant, un seul joueur est absent : la prime. C’est rire du monde », déplore Bergeron-Cyr. 

 

Trois demandes pourtant simples

La Fédération du commerce, qui représente des milliers de travailleurs essentiels dans la transformation alimentaire, les entrepôts, les magasins d’alimentation, pharmacies et quincailleries, formule trois demandes simples. « Nous revendiquons le retour des primes COVID-19 telles que versées au printemps dernier. Nous réclamons le maintien et le renforcement, là où c’est nécessaire, des mesures de protections sanitaires et finalement, nous exigeons que les travailleurs qui doivent s’isoler en attendant les résultats de tests soient rémunérés », explique le président de la fédération.

Tous les employeurs, qu’ils soient dans les grands centres ou dans les régions, dans la transformation des viandes ou dans les commerces de détail, doivent cesser de jouer à l’autruche. « Nous rappelons qu’un décès est survenu cet automne à l’usine Olymel de Vallée-Jonction. Qu’est-ce que ça leur prend de plus comme preuve que c’est dangereux? », conclut David Bergeron-Cyr.

 

 

Douze ententes conclues avec des magasins d’alimentation du Saguenay–Lac-Saint-Jean

La Fédération du commerce–CSN se réjouit d’avoir déjà réussi à conclure douze ententes acceptées en moyenne par plus de 90 % des membres dans le cadre de la négociation coordonnée des magasins de l’alimentation.

« Grâce à la combativité des travailleurs et travailleuses, nous avons réussi à faire des gains plus que substantiels, affirme le vice-président de la Fédération du commerce (FC–CSN), Alexandre Giguère. C’est une excellente nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs de l’industrie qui ont été et qui continuent d’être au front depuis le tout début de la crise sanitaire. »

Les douze ententes signées jusqu’à présent seront valides jusqu’en 2025 ou 2026 et elles atteignent les objectifs établis pour cette ronde de négociation. Elles prévoient, notamment, des améliorations considérables aux régimes de retraite ainsi que des augmentations salariales variant entre 2,5 % et 2,75 % par année. De plus, plusieurs salarié-es seront repositionnés dans l’échelle salariale, ce qui fait qu’ils bénéficieront d’une augmentation salariale effective pouvant aller jusqu’à 6 %.

Dès la signature des nouvelles conventions, de nombreux salarié-es obtiendront un salaire de 15 $ l’heure et d’autres l’atteindront rapidement. Par exemple, les caissières au dernier échelon de l’échelle salariale gagneront 16,93 $ l’heure dans les magasins avec service comme les IGA et 18,57 $ l’heure dans les détaillants à escompte comme les Maxi.

« Nous sommes fort satisfaits des règlements obtenus. Ceux-ci confirment la grande force de la CSN dans la région, explique le secrétaire général du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSN), Pierre Morel. Toutes bannières confondues, c’est chez nous que nous retrouvons les meilleures conventions collectives de tout le Québec, et de loin. »

« La signature de ces ententes ne signifie pas pour autant que nous cessons de revendiquer le retour de la prime « COVID » de 2 $, prévient toutefois M. Giguère. Nous continuerons de faire pression sur les employeurs sur ces enjeux, car l’actualité nous démontre chaque jour que les risques et les enjeux sanitaires sont tout aussi importants en ce moment qu’ils l’étaient le printemps dernier quand la prime avait été implantée. »

Entente de principe acceptée à la station Mont-Tremblant

Les membres du Syndicat des travailleurs et des travailleuses de la Station Mont-Tremblant (CSN), réunis en assemblée générale le 13 décembre, ont accepté à 86 % l’entente de principe intervenue vendredi avec l’employeur.

 L’entente, d’une durée d’un an, prévoit une augmentation de salaire de 2 % rétroactive au 1er novembre et une majoration de l’assurance salaire de longue durée, entièrement assumée par l’employeur, à compter d’avril prochain. De plus, le syndicat a réussi à négocier le maintien à l’emploi, pour la semaine du 13 au 19 décembre 2020, des salarié-es prévus à l’horaire malgré le décret annoncé vendredi dernier faisant passer Mont-Tremblant en zone rouge.

« Le syndicat a aussi profité de cette négociation pour régler plusieurs griefs, évitant ainsi que des sommes colossales soient consacrées aux paiements d’honoraires de frais d’avocats patronaux et faisant plutôt en sorte qu’elles servent aux travailleuses et aux travailleurs de la station », explique le président du STTSMT–CSN, Benoît Fillion.

 

Gel de salaire annoncé à l’automne

A la fin de l’automne, en raison des pertes subies dans ses installations au Canada et aux États-Unis, la compagnie propriétaire de la station Mont-Tremblant, Alterra, annonçait un gel de salaire pour l’ensemble de ses employé-es pour l’année 2021. En raison de la pandémie et de l’incertitude générée par les mesures sanitaires à l’approche du début de la saison de ski, les parties ont amorcé leurs négociations le 19 novembre dernier avec pour objectif une prolongation de la convention collective d’un an au lieu d’un renouvellement de contrat de trois ans.

Tout en maintenant sa position à propos du gel des salaires, Alterra offrait, le 2 décembre dernier, un boni à ses employé-es non syndiqués et à ses cadres pour l’ensemble de ses établissements calculé en fonction des revenus des employé-es au 31 juillet 2020. À ses
salarié-es syndiqués, Alterra proposait plutôt un montant forfaitaire calculé en fonction des revenus des employé-es dans l’année précédant la signature. Or, avec la fermeture de la station le 13 mars dernier, non seulement ledit boni était moins généreux que celui accordé aux non-syndiqué-es, mais qui plus est, il ne représentait, au bout du compte, qu’un très petit montant destiné à des salarié-es qui ont peu ou qui n’ont pas travaillé l’année dernière.

« Nos membres ont été clairs. Ils nous ont demandé de rejeter toute proposition forfaitaire et de revendiquer une augmentation de salaire raisonnable pour le personnel syndiqué. Dans les derniers jours des pourparlers, soit les 9 et 11 décembre dernier, faisant face à une campagne de visibilité syndicale sans précédent sur l’ensemble de la station, l’employeur nous a finalement annoncé qu’il était disposé à nous accorder une augmentation de salaire », relate Benoît Fillion.

 

Annonce du passage en zone rouge

En préparation d’une contre-proposition vendredi dernier, le syndicat apprenait le décret du gouvernement qui faisait passer les MRC des Pays-d’en-Haut ainsi que celles des Laurentides en zone rouge à compter du dimanche suivant. Anticipant du coup une série de mises à pied affectant plusieurs catégories d’emplois, le syndicat a décidé de remodeler in extremis sa contre-proposition en prévoyant le maintien à l’emploi des salarié-es prévus à l’horaire.

« Le syndicat de la Station Mont-Tremblant peut être fier d’avoir obtenu une augmentation de salaire, malgré la pandémie. La détermination et la mobilisation de ses membres ont été payantes », a conclu pour sa part Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable du secteur du tourisme au sein de la fédération.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et des travailleuses de la Station Mont-Tremblant représente plus de 1200 membres. Il est affilié à la Fédération du Commerce–CSN qui regroupe près de 30 000 membres dont les employé-es des stations de ski Mont-Tremblant, Mont Sainte-Anne et Stoneham, le Massif de la Petite-Rivière-St-François, Mont Grands-Fonds, Val Saint-Côme, Mont Habitant, Mont Ste-Marie et Mont-Bélu.

Les libraires de Raffin acceptent la recommandation faite par le conciliateur

C’est dans une proportion de 100% que les membres du Syndicat des employé-es de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN ont accepté, jeudi, la recommandation faite par le conciliateur. « Nous avons enregistré des gains pour enfin nous éloigner du salaire minimum et pour obtenir reconnaissance de l’expertise et de la formation des libraires. De plus, nous avons réussi à avoir une meilleure répartition des heures pour les employé-es à temps partiel, ce qui devrait stabiliser la main-d’œuvre au bénéfice de tous », se réjouit Frédérique Saint-Julien Desrochers, porte-parole du syndicat.

Le retour au travail s’effectuera ce vendredi 20 novembre, à temps pour la période des Fêtes. « Nous sommes heureux de retourner en succursale pour suggérer des lectures à nos clients, à l’approche des vacances de Noël, une période très achalandée chez les libraires indépendants. Durant les semaines de conflit, c’est ce lien privilégié avec notre clientèle qui nous a le plus manqué. », ajoute Frédérique Saint-Julien Desrochers.

Heureusement, les lecteurs ont su témoigner leur appui aux libraires en grève. Plusieurs autrices et auteurs de même que des maisons d’édition ont aussi pris position en faveur des employé-es. « Nous avons également constaté un appui d’autres syndicats de la CSN et même de l’extérieur du mouvement. Nous en profitons pour les remercier chaleureusement. Lorsque les luttes sont ardues, la solidarité est d’autant plus importante », souligne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

« La grève est l’ultime recours pour permettre des avancées. Je tiens à saluer le courage, la combativité et la solidarité exemplaire des libraires de Raffin qui ont su parler d’une seule voix et ont su garder le cap pendant ce conflit. Leur détermination a fait la différence. » salue, de son côté, David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du Commerce (FC–CSN).

 La recommandation faite par le conciliateur prévoit un contrat de travail de trois ans, qui se termine en mai 2022.

Jean Coutu: vote sur une recommandation des conciliateurs

En lock-out depuis le 24 septembre, les 680 travailleuses et travailleurs du centre de distribution de Jean Coutu de Varennes pourront se prononcer sur un projet de convention collective qui a fait l’objet d’une recommandation des conciliateurs du ministère du Travail.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de PJC entrepôt – CSN ne fera aucun commentaire avant que le projet soit présenté à ses membres, en assemblée générale, ce jeudi 12 novembre.

 

Olymel fait encore passer ses profits avant la santé des salarié-es

Alors que les cas de COVID-19 continuent de s’accumuler à l’usine d’Olymel à Princeville, le Syndicat des employé-es du Groupe Olymel CSN dénonce le refus de l’employeur à procéder au dépistage massif de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs.

« Les travailleuses et les travailleurs qui ont contracté la COVID-19 proviennent de différents services et les mouvements entre les départements sont devenus plus nombreux en raison du manque d’effectifs, explique le président du syndicat, Steve Houle. On voit encore une fois que, pour Olymel, la cadence de la production est bien plus importante que la santé de leurs employé-es. »

En date du 6 novembre, 76 cas de COVID-19 ont été décelés à l’usine d’Olymel à Princeville. Bien que le service de la coupe soit le plus touché, l’éclosion s’est notamment répandue au service de l’abattage au cours des derniers jours.

« L’attitude d’Olymel est irresponsable alors que les dangers entourant la COVID-19 sont encore bien réels dans la région présentement, affirme le vice-président du Conseil central du Cœur-du-Québec (CCCQ–CSN), Mario Pellerin. Olymel est un employeur important dans le Centre-du-Québec et il devrait plutôt donner l’exemple et démontrer qu’il a le bien de la population à cœur. »

Pour la secrétaire générale de la Fédération du commerce (FC–CSN), Nancy Mathieu, cette décision démontre une fois de plus qu’Olymel est un piètre citoyen corporatif.

« Depuis le début de la pandémie et même avant, Olymel a eu de nombreuses occasions de démontrer qu’elle se soucie de la santé de ses travailleuses et de ses travailleurs, mais, presque chaque fois, elle démontre plutôt que son seul souci est de s’en mettre plein les poches », résume-t-elle.

Le tribunal expulse des scabs de l’entrepôt de Jean Coutu

Alors que Metro, propriétaire de Jean Coutu, affirme que son « plan de contingence » ne compte que sur du personnel-cadre pour faire perdurer un lock-out depuis le 24 septembre, le Tribunal administratif du travail (TAT) vient d’ordonner le retrait de 23 personnes qui étaient présentes lors de l’enquête du ministère du Travail au centre de distribution de Jean Coutu de Varennes, le 27 octobre dernier.

« C’est une première manche de gagnée devant les tribunaux et nous sommes sûrs de pouvoir faire toutes les démonstrations nécessaires lors de l’audience sur le fond. Au-delà de cette bataille juridique, nous pensons que Jean Coutu doit revenir à la table de négociation le plus rapidement possible avec une réelle intention de trouver un terrain d’entente », soutient Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de PJC Entrepôt–CSN. Cette dernière rappelle que 680 familles s’appauvrissent pendant que l’employeur viole le Code du travail.

Il y avait 68 personnes le jour de l’enquête du ministère à l’entrepôt de Varennes. La CSN estime que plus d’une trentaine de celles-ci n’étaient pas des cadres, mais des briseurs de grève. L’ordonnance provisoire du TAT lui donne en bonne partie raison dans cette première manche et il ne l’aurait pas fait si les arguments de la partie syndicale n’étaient pas fondés.

Il est important de dire également que les quarts de travail de soir et de nuit n’ont pas encore fait l’objet d’une enquête et qu’il est possible que de nouvelles personnes soient soupçonnées d’être des briseurs de grève. La CSN prendra tous les moyens nécessaires pour faire en sorte que le conflit actuel respecte la législation en vigueur au Québec.

Des scabs chez Jean Coutu

Jean Coutu ne respecte pas le Code du travail à son centre de distribution en lock-out. L’inspecteur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale est passé à Varennes le 27 octobre. « Notre représentant syndical qui accompagnait l’inspecteur a été en mesure de constater la présence de plusieurs scabs dans le centre de distribution. Il est assez ironique de voir que l’employeur n’a pas hésité une seconde à demander des injonctions pour limiter le piquetage pendant son lock-out, pendant qu’il faisait entrer des scabs dans l’entrepôt en bafouant ainsi le Code du travail », soutient Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu–CSN.

« Nous souhaitons maintenant que le travail entamé par le ministère du Travail le 27 octobre se poursuive de façon efficace et rapide afin de ramener l’employeur à la table avec une réelle intention de régler. C’est pour le bien des travailleuses et des travailleurs et pour éviter les difficultés d’approvisionnement du plus grand réseau de pharmacies au Québec en pleine période de pandémie », conclut Audrey Benoît. Cette dernière tient d’ailleurs à préciser que Metro minimise les problèmes d’approvisionnement chez Jean Coutu. Plusieurs tablettes sont vides et les médicaments sont de plus en plus rationnés à 30 jours.

Après plusieurs jours d’attente, le syndicat pourra enfin négocier demain, le vendredi 30 octobre. Il est temps que ça avance. « On attend une offre à la hauteur des profits importants de Metro et non une offre basée sur l’usage de pratiques illégales et déloyales », conclut la présidente, qui rappelle que ses 680 membres sont à la rue depuis 34 jours.

Manifestation lundi

Les 680 syndiqué-es de Varennes sont encore plus en colère depuis qu’ils et elles savent que leur travail est effectué par d’autres personnes que des cadres de l’établissement.

Une manifestation se tiendra, le lundi 2 novembre, devant le bureau du ministre du Travail au 800, rue du Square-Victoria à Montréal. La manifestation se tiendra à partir de 11 h.

Le syndicat demande la fermeture temporaire de l’usine

L’importante éclosion de COVID-19 qui frappe l’usine d’Olymel à Vallée-Jonction et qui a causé le décès d’un travailleur incite le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN à demander la fermeture de l’usine, et ce pour une période d’au moins deux semaines.

« Nous tenons à transmettre nos condoléances à la famille et aux proches de notre défunt collègue. Pour nous, un seul décès en est un de trop, a déclaré Martin Maurice, président du syndicat. Dès la première vague de la pandémie, nous avons revendiqué des mesures de protection afin de protéger adéquatement l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de l’usine. Or, l’été dernier, nous avons interpellé l’employeur en lien avec le relâchement de certaines mesures sanitaires qui avaient été mises en place afin de prévenir toute éclosion. Le retour en force des heures supplémentaires et l’annulation de la période tampon de 10 minutes entre les quarts de travail sont deux exemples concrets de ce relâchement. Aussi, plusieurs sous-traitants travaillent à l’usine et nous ne savons même pas s’ils respectent les mesures de protection qui sont de mise concernant les déplacements d’un lieu de travail à un autre ».

« Si l’employeur décide de fermer son usine, il devra s’assurer que tous ses salarié-es ne subissent pas de baisse de revenus. Le risque lié aux usines chez Olymel est bien connu puisque, depuis le début de la pandémie, l’expérience nous démontre qu’il y a un taux anormalement élevé de transmission de la COVID-19 dans les abattoirs, en raison de la grande proximité des postes de travail dans l’usine. Or, ce n’est pas aux travailleuses et aux travailleurs essentiels à assumer ce risque, eux qui sont au front tous les jours », précise pour sa part David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Cette triste nouvelle nous rappelle toute l’importance du respect des mesures sanitaires et l’impact de celles-ci sur les travailleurs, sur leurs familles et sur les communautés qui sont plus vulnérables à la COVID-19. Malgré toutes les mises en garde et les actions entreprises, il y a des milieux de travail qui demeurent plus vulnérables et les employeurs doivent en prendre la juste mesure », déplore Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN représente plus de 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN), qui compte environ 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les libraires de Raffin rejettent unanimement les offres patronales

En assemblée syndicale extraordinaire dimanche soir, les libraires du Syndicat des employé-es de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN ont rejeté à l’unanimité les plus récentes offres déposées par l’entreprise. « C’est un message on ne peut plus clair. Les libraires qui ont souvent un baccalauréat, voire une maîtrise, méritent reconnaissance pour les conseils qu’ils prodiguent aux lecteurs. Ces conseils font la force d’un libraire indépendant », martèle la porte-parole du syndicat, Frédérique Saint-Julien Desrochers, elle-même détentrice de plusieurs diplômes universitaires.

Ironiquement, le site Web de Raffin vante justement la compétence de ses libraires. On peut y lire qu’être libraire indépendant, « c’est être des découvreurs de nouveaux talents, des passeurs de livres. C’est ce que nos libraires qualifiés et passionnés souhaitent être au quotidien et pour longtemps, avec vous, les lecteurs. »

« Alors que les ventes de la libraire vont bien, Raffin doit passer de la parole aux actes et payer convenablement son personnel ! Les augmentations salariales proposées vont rapidement disparaître sous l’effet de l’augmentation du salaire minimum. Il nous faut davantage que quelques sous au-dessus du salaire minimum », revendique David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Offrir davantage d’heures de travail aux employé-es à temps partiel

Être libraire chez Raffin, c’est souvent travailler quelques heures par semaine alors que, dans les faits, il y a du boulot à temps complet. L’employeur préfère embaucher plus de libraires précaires qui travaillent un nombre d’heures limité que de stabiliser son équipe.

Toutes ces questions sont abordées en présence d’un conciliateur. « La direction de Raffin semble plus guidée par l’orgueil que par la raison, constate Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMMCSN). Face à cet entêtement, les membres du syndicat se sont donné la possibilité d’exercer encore plusieurs jours de grève. Leurs revendications sont tout à fait légitimes et nous allons les appuyer jusqu’au bout de leur lutte ! », conclut-elle.

Jean Coutu: l’employeur quitte la table après trois semaines de lock-out

En pleine pandémie, Jean Coutu maintient son lock-out depuis trois semaines et refuse maintenant de négocier, créant ainsi un climat d’instabilité. Les impacts du lock-out au centre de distribution de Jean Coutu se font de plus en plus sentir sur l’approvisionnement des pharmacies en produits courants et même en médicaments. Cela ne semble pas inquiéter les représentants patronaux qui n’ont même pas voulu déposer une contre-proposition concernant les demandes salariales déposées par le syndicat le 13 octobre.

Les négociateurs patronaux ont tout simplement quitté la table, devant le conciliateur du ministère du Travail, en demandant au syndicat de réduire l’offre qu’il venait tout juste de déposer dans les minutes précédentes. Cette proposition syndicale avait été approuvée par 100 % des membres en téléconférence le 12 octobre. La fin de non-recevoir patronale a été déclarée sans aucune analyse approfondie et sans question d’éclaircissement. Aucune autre date de négociation n’a par ailleurs été fixée.

« Nous voulons que nos salaires soient équivalents à ceux qui ont le même titre d’emploi chez notre employeur, soit les employé-es du centre de distribution de Metro sur la rue Maurice Duplessis. Si l’employeur voit les choses autrement, qu’il fasse une contre-proposition. C’est complètement irresponsable de quitter la table de négociation et de laisser perdurer ce lock-out en pleine pandémie », insiste Audrey Benoit, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN). Notons en particulier que le régime de retraite n’a pas été amélioré depuis huit ans et que la contribution de l’employeur, à 4,25 % par an, n’est pas des plus généreuses.

Metro est le véritable employeur depuis son achat du Groupe Jean Coutu en 2017. C’est Metro qui a décidé du début et de la fin de la prime COVID chez Jean Coutu et c’est Metro qui paye les avocats qui rédigent les injonctions limitant la capacité de piquetage du syndicat. « Si Metro peut payer de tels salaires pour charger des camions de légumes, elle peut certainement le faire pour des camions de médicaments qui sont beaucoup plus payants pour un même volume », lance la présidente.

Rappelons que les profits de Metro étaient en hausse de plus de 20 % au troisième trimestre, et ce, malgré le paiement d’une prime COVID de 2 $ l’heure de mars à juin dernier.

Lock-out chez Jean Coutu: les travailleurs et la population écopent

Après deux semaines de lock-out au centre de distribution de Jean Coutu à Varennes, les premiers signes de problèmes d’approvisionnement apparaissent et certains médicaments sont même rationnés. La CSN estime que cette manœuvre patronale est brutale. Une entreprise profitable, Metro, qui détient maintenant Jean Coutu, appauvrit près de 700 familles en maintenant un lock-out injustifié. Cette décision nuit également à la population et aux pharmaciens, en pleine pandémie, alors que certains médicaments ne peuvent plus être renouvelés pour une période de plus de 30 jours.

« Le syndicat a déposé une contre-proposition samedi devant le conciliateur. De nouvelles dates de négociation se sont alors ajoutées mardi, mercredi, jeudi et vendredi de cette semaine. Les pourparlers progressent et nous avons encore déposé de nouvelles offres hier », soutient Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN).

Photo : Dominic Morissette

« Metro et Jean Coutu ont une responsabilité envers leurs travailleuses et leurs travailleurs et envers la population. Il est grand temps que l’employeur arrive à la table de négociation avec un mandat clair qui va permettre de réelles avancées pour qu’on parvienne à une entente le plus rapidement possible », affirme Jacques Létourneau, président de la CSN.

Les seuls bénéficiaires du lock-out sont les actionnaires de Metro qui espèrent probablement, en maintenant une pression maximale, voir les syndiqué-es faire davantage de concessions. « Les ventes et les profits de Metro ont déjà beaucoup augmenté durant la période de COVID ; l’appétit des actionnaires devrait avoir des limites », ajoute Audrey Benoît en rappelant qu’il reste encore aux parties à s’entendre sur certains éléments normatifs et sur les salaires.

Les profits de Metro ont progressé de près de 21 % au troisième trimestre de cette année par rapport à la même période l’année dernière. Cette performance a été possible malgré le versement d’une prime de 2 $ l’heure à tous les employé-es de l’entreprise entre mars et juin dernier.

L’obstination orgueilleuse de l’employeur provoque la grève

En pleine rentrée littéraire, le Syndicat des employé-es de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN et l’employeur se sont rencontrés pour une ultime journée de négociation, le dimanche 4 octobre 2020. Malheureusement, vers 19 h 30, la table s’est rompue au terme d’une journée intense de pourparlers. « Face à une obstination orgueilleuse de la partie patronale qui refuse d’injecter plus d’argent afin de bonifier les salaires, alors que le syndicat avait consenti à faire des pas de géant, le comité de négociation a conclu qu’il était allé au bout de son mandat », affirme le porte-parole du syndicat, Frédérique Saint-Julien Desrochers.

L’obtention d’un mandat de grève de 14 jours avait récemment forcé l’employeur à revoir sa position sur les questions salariales, la création de postes à temps plein et l’épineuse question de la stabilisation des horaires de travail. Dans un tel contexte, les représentants syndicaux s’étaient présentés avec optimisme, hier, devant le conciliateur. La journée de négociation a permis de faire quelques nouvelles avancées. Les parties étaient proches d’un règlement. Or, les négociations ont finalement achoppé sur les questions salariales.

« Après des années à ne recevoir que des miettes, à voir les échelles salariales disparaître sous l’effet de l’augmentation du salaire minimum et à n’obtenir aucune reconnaissance pour l’expérience et les études des libraires, il faut que ça cesse », s’indigne Frédérique Saint-Julien Desrochers.

La librairie roule à plein régime, malgré la pandémie. L’employeur doit cesser de voir les conditions de ses employé-es comme un simple poste de dépense budgétaire. Les libraires compétents de Raffin sont intimement liés au succès de l’entreprise.

Les membres du syndicat votent à 97 % pour une contre-proposition

En pleine pandémie, le Groupe Jean Coutu continue de maintenir en lock-out près de 700 travailleuses et travailleurs pour une 9e journée, causant ainsi un impact direct sur leurs familles et sur le remplissage des tablettes de plusieurs pharmacies, qui commencent à se dégarnir sérieusement à plusieurs endroits.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN) déplore par ailleurs que Jean Coutu ait récemment annoncé qu’il coupait l’assurance-médicaments à ses employé-es, et ce, en pleine pandémie. Ceux-ci sont bien entendu incapables de payer 100 % de la prime en étant en lock-out.

Pour relancer de réelles négociations, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN) ont donc voté aujourd’hui à 97 % pour une contre-proposition à l’employeur qui comprend les demandes importantes pour lesquelles les discussions ne sont pas terminées ou qui, dans certains cas, ont été refusées par l’employeur sans plus d’explications. Ces demandes portent notamment sur le régime de retraite, l’assurance collective, la préretraite, les horaires de travail et la réduction du ratio d’employé-es temporaires. Cette contre-proposition sera présentée demain à la partie patronale en présence du conciliateur au ministère du Travail.

« Il est temps que l’employeur cesse ses manœuvres pour ralentir la négociation pendant qu’il exerce une pression brutale avec son lock-out qui appauvrit nos 700 membres et leurs familles. Les demandes de notre contre-proposition sont justifiées et il faut négocier de bonne foi », affirme Audrey Benoît, présidente du syndicat.

 Négociation de façade par l’employeur

La porte-parole de Metro (propriétaire de Jean Coutu) a laissé entendre que le syndicat n’avait pas fait ses devoirs pendant les journées de négociation des 21, 26 et 27 septembre. « Le plan du conciliateur pour ces journées, c’était de discuter d’une demande patronale et d’une demande syndicale. L’employeur a refusé de parler de sa demande et il n’a pas vraiment avancé sur la nôtre », précise Audrey Benoît, qui ajoute que l’assemblée permet maintenant de présenter une contre-proposition complète sur les sujets normatifs avec un appui très ferme des travailleuses et des travailleurs de Varennes.

« L’employeur a mené une négociation de façade. Aucune date n’est confirmée à part celle de samedi prochain. Le porte-parole patronal a même avoué que c’est Alain Champagne, le président de Jean Coutu, qui retenait les mandats pour la négociation », ajoute Audrey Benoît.

Le syndicat admet par ailleurs que certaines demandes ont été acceptées, mais les demandes réellement importantes n’ont reçu que des réponses partielles ou des refus. Ainsi, sur les demandes acceptées, une quarantaine portaient sur des modifications des adresses des sites prévus dans la convention collective qui n’avaient pas été révisées depuis le déménagement de l’entrepôt à Varennes. « Il faut se concentrer sur les vraies demandes et ça presse », ajoute Audrey Benoît.

Lock-out risqué pour plusieurs femmes

« L’inexpérience de ceux et celles qui font notre travail en ce moment comporte des risques d’accidents de travail et des risques dans la manipulation des médicaments et des produits cytotoxiques, soutient la présidente, qui s’inquiète en particulier pour les employé-es de bureau de Jean Coutu. Des sources internes nous parlent de femmes qui travaillent dans les bureaux, qui font des quarts de 16 heures par jour pour travailler à la fois au bureau et à l’entrepôt. Si c’est vrai, c’est inacceptable ». La présidente du syndicat fait valoir que l’inexpérience et la fatigue pourraient être une combinaison dangereuse, surtout après plusieurs jours de ce régime draconien.

À qui profite ce lock-out ?

« À qui sert ce conflit ? Certainement pas à nous, car nos familles vont s’appauvrir. Et ça ne sert pas plus la population qui risque d’avoir de moins bons services », conclut Audrey Benoît. La présidente du syndicat souhaite vivement que la négociation s’accélère et que les 700 familles qui subissent les conséquences du lock-out décrété par l’employeur pour une durée indéterminée, alors que la négociation sur le salaire n’est pas encore commencée, reprennent enfin une vie normale. Le syndicat s’inquiète de la véritable motivation de l’employeur et craint que celui-ci cherche à compenser indirectement le ralentissement des ventes chez Jean Coutu pendant le 3e trimestre.

 

Quelle est la solution de Jean Coutu pour mettre fin au lock-out ?

Jean Coutu maintient la ligne dure envers les 700 employé-es de son centre de distribution de Varennes. L’employeur a d’abord obtenu, dès jeudi dernier, une injonction pour limiter le nombre de piqueteurs pendant son lock-out.

En fin de semaine, il n’a déposé aucune nouvelle proposition pendant les deux journées de négociation de samedi et de dimanche derniers. Jean Coutu a malgré tout maintenu son lock-out à l’entrepôt central de Varennes. C’est le troisième lock-out de l’entreprise depuis 1992.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN) déplore l’attitude des négociateurs du Groupe Jean Coutu (filiale de Metro) qui maintiennent obstinément leur position du 15 juillet dernier. « L’employeur n’a pas à nous tenir en otage parce qu’il n’arrive pas à se donner un mandat clair pour avancer dans la négociation », fait valoir la présidente du syndicat, Audrey Benoît, en précisant qu’en raison de l’injonction, un piquetage symbolique va maintenant se transporter devant certaines pharmacies.

Économies sur le dos des travailleurs ?

Le syndicat s’interroge sur les véritables motifs de Jean Coutu pour maintenir son lock-out sans proposer de solutions. « Est-ce que l’employeur veut financer son troisième trimestre en raison d’une perte de vitesse ou se préparer au recours collectif contre les frais supplémentaires chargés aux détenteurs d’assurances privées ? », s’interroge la présidente.

Très peu de dates de négociation

La prochaine séance de négociation ne sera possible que samedi prochain. Deux autres dates qui n’ont pas encore été confirmées officiellement, dont une en octobre et une en novembre, pourraient s’ajouter au calendrier. « Ce n’est pas à ce rythme et avec cette attitude que Jean Coutu va pouvoir régler ce conflit rapidement », estime Audrey Benoît en rappelant que l’entrepôt de Varennes est maintenant équipé pour approvisionner les pharmacies Brunet, qui font également partie de Metro. Cette situation devrait inciter Jean Coutu à négocier activement.

Les primes pour les employé-es doivent être versées à nouveau

Alors qu’au dire même du directeur national de santé publique le Québec est aux prises avec une deuxième vague de COVID-19, les employeurs tardent à verser les primes en ce qui a trait aux risques associés à la pandémie.

 Pour la Fédération du Commerce (FC–CSN), il est primordial que les employeurs, tant dans l’industrie du commerce au détail que dans celle de la production alimentaire, reprennent immédiatement le versement des primes qui avaient été octroyées lors de la première vague. « La situation est la même : nos membres, jugés essentiels, mettent leur santé en danger pour répondre à la demande, pour servir et nourrir les Québécoises et les Québécois. Ils méritaient amplement leurs primes ce printemps et ils les méritent à nouveau aujourd’hui », relate David Bergeron-Cyr, président de la FC–CSN.     

 

Des profits au rendez-vous

La pandémie de COVID-19 aura permis à plusieurs employeurs de faire des affaires d’or. « On sait que les grandes bannières alimentaires ont vu leurs profits augmenter de près de 10 % par rapport à l’an dernier. Les producteurs et les usines de transformation de la viande, notamment, ont aussi bénéficié de la crise. Ils ne peuvent prétendre ne pas être en mesure de verser ces primes. Rien ne justifie un tel refus », note David Bergeron-Cyr.

 

Matériel de protection et inspections de la CNESST

En plus de la reprise du versement des primes, les employeurs doivent s’assurer de l’accessibilité du matériel de protection pour les employé-es. « Même si la situation s’est nettement améliorée, il faut que chaque employeur fournisse du matériel de qualité en quantité suffisante à tout le monde. Aucun relâchement ne doit être permis. »

 Finalement, les inspecteurs de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) devront être sur le terrain pour voir à la mise en place de mesures adéquates contre la COVID-19 et pour rectifier le tir auprès des employeurs récalcitrants. « La CNESST doit jouer son rôleinsi protéger les travailleuses et les travailleurs québécois », conclut le président de la FC–CSN.

Grève de 24 heures à l’entrepôt central de Jean Coutu à Varennes

La négociation entre les 700 travailleuses et travailleurs de l’entrepôt central de Jean Coutu et leur employeur est suspendue. Une grève de 24 heures a été déclenchée aujourd’hui.

« Nous voulons absolument obtenir du respect de l’employeur. Notre demande centrale repose sur une plus grande offre de formation. Or, après avoir démontré une ouverture devant le conciliateur lors de la rencontre de négociation du 21 septembre, le négociateur patronal a fait marche arrière sur cette question », s’indigne Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN). Cette volte-face est survenue après plus de 40 heures de négociation concernant cette demande syndicale importante qui vise le respect de l’ancienneté en tout temps dans l’attribution des tâches.

Très peu d’échanges directs

« Il est déplorable de voir les négociateurs de Jean Coutu se cacher derrière le conciliateur depuis le premier jour de négociation et refuser d’interagir directement avec le syndicat en lui présentant leurs arguments concernant ses demandes », ajoute la présidente. Cette dernière explique que dès le début des négociations, au printemps dernier, l’employeur avait immédiatement demandé l’intervention d’un conciliateur. Le syndicat n’a donc pas pu entendre de la bouche de l’employeur les arguments derrière ses demandes, dont celle qui vise à forcer les salarié-es permanents à travailler la fin de semaine. « Ça ne passe tout simplement pas », martèle-t-elle.

Coup de semonce

Pour toutes ces raisons, le syndicat a décidé de donner un premier coup de semonce avec une grève de 24 heures. Il veut ainsi obtenir de nouvelles dates de négociation, mais aussi amener l’employeur à négocier avec plus de respect, de sérieux et de diligence.

Rappelons que les membres du syndicat s’étaient prononcés pour un mandat de grève à 99 % en juin dernier. Ils étaient alors exaspérés en raison du non-respect par Jean Coutu de la convention collective en vigueur. Or, la partie patronale refuse depuis le début de la négociation de discuter d’une clause qui forcerait l’employeur à respecter la convention collective de façon plus constante.

Mentionnons que le salaire et les autres clauses à incidence financière ne sont pas encore sur la table.

 

« Le 12 août, j’achète un livre québécois » et j’appuie les libraires de Raffin

Des négociations rompues depuis près de deux mois, une précarité d’emploi qui s’aggrave et une rémunération qui frôle le salaire minimum : voilà les raisons qui poussent les libraires de Raffin à manifester leur ras-le-bol face à un employeur insensible à leurs conditions de travail.

 « Malheureusement, Raffin rime avec Séraphin ! En ce 12 août, nous voulons encourager les auteur-es d’ici, mais nous recherchons également un appui pour les libraires sous-payés », explique Delphine Naum, membre du Syndicat des employé-és de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN, regroupant une vingtaine de personnes.

 La grande majorité des membres gagnent 13,39 $ l’heure ou moins, ce qui les place pratiquement au salaire minimum, sans considération de leur expérience et de leurs études. De plus, cinq libraires sur six travaillent à temps partiel avec des horaires instables. L’employeur refuse de discuter, malgré une convention collective échue depuis mai 2019.

 

Remercier et récompenser la clientèle qui nous appuie

Nous invitons les clientes et les clients à venir parler aux employé-es et à compléter le jeu-questionnaire à l’entrée de la succursale Raffin Plaza St-Hubert. Ils courent la chance de gagner l’une des deux cartes-cadeaux d’une valeur de 50 $ à cette même succursale.

 « Cette mobilisation n’est pas organisée pour créer du tort à Raffin, au contraire ! Nous croyons que des employé-es mieux traités seront davantage motivés à transmettre leur passion pour la littérature », précise Delphine Naum.

 

À propos  

Le Syndicat des employé-és de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN est membre de la Fédération du commerce (FC–CSN) qui compte près de 30 000 membres, regroupés au sein de 330 syndicats.