Un premier pas pour combler d’immenses besoins en éducation et en enseignement supérieur

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) considère que la hausse des dépenses en éducation et en enseignement supérieur de 5,1 % en 2019-2020 et de 3,8 % en moyenne pour les deux années suivantes constitue un timide pas dans la bonne direction compte tenu de la santé des finances publiques. En augmentant le soutien financier aux universités en région et aux cégeps, le ministre des Finances, M. Eric Girard, met un baume sur les nombreux problèmes provoqués par des années d’austérité.

« Ce budget laisse encore planer beaucoup d’incertitudes sur les politiques que le gouvernement mettra de l’avant en éducation et en enseignement supérieur, notamment la déréglementation des droits de scolarité des étudiants internationaux, qui est nuisible à l’accessibilité, en plus de nourrir la concurrence entre les établissements », souligne Caroline Quesnel présidente de la FNEEQ–CSN.

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Jean-François Roberge, sait cependant que le réinvestissement actuel est nettement insuffisant pour permettre aux cégeps et aux universités de relever l’ensemble des défis auxquels ils seront confrontés durant les prochaines années. La FNEEQ s’interroge sur les sommes qui sont destinées à adapter le modèle de financement des cégeps aux nouveaux besoins. « Que vise exactement le gouvernement? Souhaite-t-il un plus grand rapprochement avec l’entreprise privée au risque de développer chez les étudiantes et les étudiants des compétences difficilement transférables? » se questionne Caroline Quesnel. « Alors que des établissements en région songent à fermer des programmes d’études, le gouvernement doit impérativement soutenir l’offre d’une formation diversifiée et accessible partout sur le territoire du Québec », conclut-elle.

Nouvelle convention collective au Collège Villa Maria

À la suite de l’entente de principe intervenue la semaine dernière, le personnel non enseignant du Collège Villa Maria a entériné en assemblée générale à 88 % la recommandation de leur comité de négociation.

Une meilleure protection contre la sous-traitance et l’ajout de postes étaient au cœur des discussions à la table de négociation.

« Les nouveaux postes vont permettre d’atténuer la surcharge de travail ce qui aura un impact direct sur la qualité du service aux élèves. Sans répondre complètement à l’ensemble des besoins, la création de ces emplois est un pas vers la bonne direction », de mentionner Léandre Lapointe, vice-président du regroupement privé de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Durant les dernières années, le collège avait choisi de transférer graduellement les tâches des ouvriers d’entretien à un sous-traitant. Les arguments du comité de négociation ont convaincu l’employeur d’y mettre fin et de maintenir les postes actuels. D’une durée de cinq ans, la nouvelle convention collective prévoit par ailleurs une bonification des droits syndicaux et un pouvoir décisionnel sur la formation et le perfectionnement du personnel.

La reconnaissance professionnelle et des correctifs salariaux importants

À la suite des années de mobilisation et d’efforts, les 18 000 enseignantes et enseignants membres de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), ont obtenu, en 2015, la reconnaissance professionnelle de leur appartenance à l’enseignement supérieur en se voyant attribuer le rangement 23 de la structure salariale. Le 2 avril prochain marquera une journée importante pour ceux-ci, car ils bénéficieront enfin de correctifs salariaux qui leur accorderont une hausse salariale moyenne de 6,4 %. Soumis à une pression exceptionnelle et des arguments en béton, le Conseil du trésor avait fini par reconnaître leur appartenance à l’enseignement supérieur et l’autonomie individuelle et collective propre à leur pratique enseignante.

Pour Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN, c’est cependant loin d’être terminé. « Il reste du travail à faire pour que la structure soit pleinement équitable pour toutes et tous, et particulièrement pour les précaires », tient-elle à préciser. « Nous débutons une consultation auprès de nos membres en vue du renouvellement de notre convention collective. Nous aurons certainement des demandes à soumettre à la table de négociation », conclut-elle.

La FNEEQ aux côtés des étudiantes et des étudiants en grève pour le climat

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) manifestera aux côtés des étudiantes et des étudiants en grève pour le climat vendredi. Elle invite tous ses syndicats affiliés à appuyer ce vaste mouvement international.

Pour Léandre Lapointe, vice-président et responsable du dossier de l’environnement à la FNEEQ, la mobilisation des étudiantes et des étudiants doit être encouragée. « En éducation, il est de notre rôle de former des citoyennes et des citoyens responsables. Constater leur détermination et leur engagement à se mobiliser pour l’environnement est porteur et nourrit un grand espoir pour notre avenir. Nous serons à leur côté! », souligne-t-il.

Pour la FNEEQ–CSN, cette manifestation est l’occasion de réitérer la nécessité de faire pression sur les gouvernements afin de faire adopter une loi climatique forçant l’atteinte des cibles environnementales. Il est maintenant temps d’opérer des changements radicaux. Nous sommes toutes et tous concernés par la situation et il est grand temps d’agir.

Interrogations sur la gestion financière de la TÉLUQ

Les tutrices et tuteurs manifestent présentement devant les bureaux de la TÉLUQ, à Montréal et à Québec, afin de dénoncer la demande d’entérinement par le conseil d’administration de futures nouvelles dépenses récurrentes en contexte déficitaire et de baisse de fréquentation étudiante.

La demande constituant l’attribution de 10 nouveaux postes de professeurs, qui engendrera des dépenses récurrentes d’environ un million de dollars par année, est basée sur des chiffres qui ne reflètent plus la réalité actuelle, selon le Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN. « On appelle la TÉLUQ à la prudence, car ces embauches s’appuient sur les données de l’an dernier, une importante augmentation artificielle des étudiantes et étudiants à la suite d’un partenariat avec l’Institut MATCI. Cette entente de sous-traitance de l’encadrement des employé-es d’une entreprise privée, au sein de laquelle le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur avait trouvé suffisamment d’irrégularités pour suspendre la direction générale de l’époque, n’a pas été renouvelée. On se retrouvera alors devant un déficit structurel qui nuira à l’avenir de notre université », déclare Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN (STTTU).

La Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) s’indigne de ces décisions et déplore leurs impacts sur les enseignantes et enseignants, poussés à la grève par l’intransigeance de l’employeur. « Alors qu’à la table de négociation on dit que la TÉLUQ est déficitaire et, conséquemment, que le maintien des conditions salariales des tutrices et tuteurs est irrecevable, la direction s’apprête à s’engager financièrement de manière récurrente. Il s’agit pour nous d’une décision irresponsable, d’autant plus qu’on nous menace toujours de nombreuses mises à pied en diminuant le temps d’encadrement des étudiantes et étudiants », déplore Richard Bousquet, vice-président de la FNEEQ–CSN.

Le STTTU–CSN a proposé plusieurs compromis durant les 18 mois de négociation en présence de conciliateurs du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale avant d’en arriver au déclenchement de la grève générale illimitée le 28 janvier dernier. « Les étudiantes et étudiants font les frais de ces décisions et se retrouvent dans l’impossibilité de terminer leur trimestre », précise la présidente.

Pour une valorisation de la profession enseignante

En cette semaine dédiée aux enseignantes et aux enseignants, il faut souligner l’importance de leur rôle dans la transmission des connaissances et dans l’accompagnement des étudiantes et des étudiants tout au long de leur cheminement pour devenir des citoyennes et des citoyens à part entière. Le thème retenu pour la 25e édition, qui se tient du 3 au 9 février 2019, est Merci ! Sans une réelle valorisation de la profession, ce thème ne veut cependant rien dire.

Des mesures concrètes doivent donc être prises rapidement pour assurer la valorisation du travail des enseignantes et des enseignants dans les réseaux de l’éducation. Pour Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), « cette valorisation doit se répercuter concrètement par de bonnes conditions de travail et une rémunération à la hauteur de leur importante contribution au développement de la société ».

Pour souligner cette semaine, la FNEEQ–CSN adresse ce message à Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur : valoriser l’éducation, c’est aussi augmenter substantiellement le financement de tous les réseaux, c’est aussi ouvrir un dialogue ouvert avec les représentantes et les représentants des enseignantes et des enseignants. Le reconnaître est devenu une nécessité.

Les enseignantes et les enseignants de l’Université TÉLUQ en grève générale illimitée

Le conflit à l’Université TÉLUQ s’est intensifié avec le déclenchement de la grève générale et illimitée des tutrices et des tuteurs. C’est près de 20 000 étudiantes et étudiants qui se retrouvent dans l’impossibilité de terminer leur trimestre.

Après 17 mois de négociation en présence de conciliateurs du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, et après que les représentants syndicaux aient déposé plusieurs compromis pour parvenir à une convention collective acceptable, les parties sont revenues à la case départ. Vendredi dernier, l’Université est revenue à la table de négociation avec de nouvelles exigences et le retrait de propositions qu’elle avait pourtant annoncées. En agissant ainsi, l’Université TÉLUQ laisse toujours planer le doute sur la mise à pied de ces enseignantes et de ces enseignants expérimentés.

La contribution des tutrices et des tuteurs à l’excellente réputation de l’Université TÉLUQ est pourtant reconnue depuis 1972 par les nombreux étudiantes et étudiants qui y ont étudié. « C’est odieux de mettre ainsi au rancart des enseignantes et des enseignants hautement qualifiés, qui travaillent depuis des décennies dans cette institution. Nos membres sont déterminés à aller jusqu’au bout pour obtenir l’estime qu’ils méritent et préserver leur emploi, et aussi pour défendre le modèle d’encadrement de qualité que la direction semble s’acharner à vouloir détruire par tous les moyens possibles », précise Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université – CSN (STTTU).

La négociation se déroule dans un contexte de restructuration, ayant d’abord pris la forme de la sous-traitance du travail des tutrices et des tuteurs à des employés d’une entreprise privée, l’Institut MATCI. Des enquêtes demandées par la ministre de l’Enseignement supérieur avaient mené à la suspension de l’ancien directeur général ayant conclu cette entente. « La nouvelle direction n’a manifestement pas encore tiré de leçon de ces tentatives insensées de remplacer les tutrices et les tuteurs. Ce projet se poursuit par des embauches de nouvelles personnes qui doivent faire le même travail, mais en consacrant trois fois moins de temps d’encadrement par étudiant. Ceux qui en font les frais restent les mêmes : les étudiantes et les étudiants », martèle Yves Fortin, vice-président du Conseil Central Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA).

« Le modèle que souhaite imposer l’Université TÉLUQ pourrait avoir un impact considérable sur l’ensemble du réseau universitaire. La lutte des tutrices et des tuteurs est aussi celle des chargées et des chargés de cours du Québec », conclut Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN (FNEEQ).

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Le gouvernement doit s’engager à plus long terme

La CSN salue l’annonce du ministre Roberge de verser en cours d’année 7,5 millions de dollars à cinq composantes régionales du réseau de l’Université du Québec. La CSN aurait cependant souhaité un engagement à plus long terme pour soutenir l’ensemble des dix établissements de ce réseau public et ainsi assurer l’atteinte des visées de développement social et économique qu’il incarne pour la société québécoise.

« On remarque une hésitation du ministre Roberge à promettre une majoration du financement du réseau de l’Université du Québec dans le prochain budget. L’éducation est pourtant la priorité du gouvernement », s’inquiète Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. Cette dernière souligne que le réseau de l’Université du Québec, qui célèbre ses 50 ans, est pourtant une pierre angulaire pour l’accès aux études supérieures dans toutes les régions du Québec.

Il n’est pas trop tard pour revoir le mode de financement de l’ensemble des universités. « Une de ses faiblesses repose sur le fait que le calcul, presque exclusivement basé sur le nombre d’étudiantes et d’étudiants à temps plein, ne tient pas compte des particularités d’un grand nombre d’entre eux, qui sont inscrits à temps partiel dans les universités du réseau. Il faut donner un coup de barre pour permettre à ces institutions de jouer pleinement leur rôle dans toutes les régions », déclare Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Par ailleurs, la CSN accueille favorablement la volonté du ministre de vouloir corriger les iniquités que subissent les universités du réseau lorsque comparées aux universités à charte. « Le ministre a annoncé son intention de réexaminer la déréglementation des frais de scolarité introduite par le précédent gouvernement ainsi que le financement particulier de certaines disciplines. Nous espérons que le ministre ajoutera à sa réflexion la question de la concentration des fonds de recherche pour une analyse globale du financement de la mission de l’ensemble des universités québécoises », a soutenu Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

Intensification des moyens de pression

Déçus de peu d’avancement à la table de négociation, c’est à plus de 97 % que les chargées et les chargés de cours de l’Université Laval se sont donné hier le mandat d’exercer des moyens de pression en vue d’obtenir une convention collective satisfaisante. Après quarante-cinq séances de négociation, dont trois en présence d’une conciliatrice, l’université refuse toujours d’envisager des améliorations significatives à leurs conditions de travail. Les chargées et les chargés de cours de l’Université Laval se rangent donc ainsi massivement derrière leur comité de négociation et appellent la direction à revoir ses positions.

Les principaux litiges tournent autour de la stabilité de l’emploi, de l’encadrement du co-enseignement, de l’écart salarial à combler avec les enseignants des autres universités québécoises, de la réduction de la clause de réserve ainsi que d’une meilleure accessibilité à l’aide pédagogique offerte par les auxiliaires. À ce sujet, Christine Gauthier, présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL–CSN), souligne que ses membres sont très préoccupés par la situation. « Le nombre d’étudiants par groupe a explosé à la suite des compressions budgétaires des dernières années ce qui accroît les besoins de soutien pédagogique. Ne rien faire équivaut à faire payer encore une fois par les étudiantes et les étudiants des erreurs commises par nos gestionnaires dans le passé », souligne-t-elle.

La convention collective des chargées et des chargés de cours est échue depuis le mois de décembre 2016. Un vote aussi massif est révélateur de l’impatience des chargées et des chargés devant la lenteur de la négociation.

Révision des cégeps et rapprochement avec l’entreprise privée

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) invite Youri Chassin, adjoint parlementaire du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur à préciser ses intentions concernant la révision du modèle de financement des cégeps et le rapprochement envisagé avec l’entreprise privée.

La FNEEQ apprécie que le gouvernement s’engage à consolider les cégeps en régions. La baisse du nombre d’étudiantes et d’étudiants met en péril certains programmes souvent essentiels au dynamisme régional. « Cependant, si monsieur Chassin souhaite réellement comprendre la réalité terrain des cégeps, il doit prendre en considération les 85 % des enseignantes et des enseignants de ce réseau que nous représentons », souligne Josée Chevalier, vice-présidente et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ.

C’est d’ailleurs cette réalité terrain qui incite les enseignantes et les enseignants à craindre un trop grand rapprochement avec l’entreprise privée. Prévoir des formations collégiales calquées sur des besoins ponctuels d’une entreprise s’assimile à développer chez les étudiantes et les étudiants des compétences difficilement transférables. Selon la FNEEQ, le danger serait de confiner les gens à des tâches bien spécifiques en les rendant plus vulnérables aux changements du marché de l’emploi. « Nous sommes prêts à discuter de solutions qui rendraient les gens moins tributaires des aléas du marché et ne réduiraient pas les cégeps à un rôle d’auxiliaire des entrepreneurs. Après tout, les cégeps sont aussi là pour former des citoyennes et des citoyens éclairés », ajoute madame Chevalier.

L’arrivée de Youri Chassin au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur suscite beaucoup d’inquiétude dans le milieu collégial. La FNEEQ espère cependant que les décisions qu’il prendra dans les prochains mois seront plus nuancées que les positions qu’il a défendues dans le passé.

Déclenchement de la grève générale à Merinov

Après avoir tenté sans succès de conclure une nouvelle convention collective, le conflit à Merinov a monté d’un cran aujourd’hui avec l’annonce du déclenchement de la grève générale ce matin à 8 heures. C’est près de cent personnes à l’emploi de Merinov dans ses centres de recherche de Grande-Rivière, Gaspé, Cap-aux-Meules, Sept-Îles ainsi que les télétravailleurs qui cesseront leurs activités pour manifester leur mécontentement et exiger un changement de ton à la table de négociation.

Pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Merinov, l’attitude de la direction ne leur laisse pas le choix. Alors que Merinov est désormais assuré d’un financement gouvernemental stable, la direction s’entête à refuser de répondre aux demandes syndicales et à exiger de nombreuses concessions de ses employés visant à les précariser davantage. Face à l’intransigeance de l’employeur, le syndicat a dû se prévaloir du service de conciliation de la Commission des relations du travail pour faire avancer les négociations.

« Cela n’a pas eu l’impact escompté. Lorsque nous avons voté à 93 % la grève générale en octobre dernier, nous avons cru que la direction allait enfin saisir toute la grogne de ses employés. Nous avons cru que Merinov finirait par vraiment négocier et s’ouvrir au dialogue. Force est de constater que notre message n’a pas encore été saisi », souligne Estelle Pedneault, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Merinov.

« Les travailleuses et les travailleurs sont prêts à mener cette bataille importante jusqu’au bout. La direction doit comprendre que ses employés sont une ressource inestimable qui a permis à Merinov de devenir le plus important centre intégré de recherche appliquée dans les domaines de la pêche, de l’aquaculture, de la transformation et de la valorisation des produits aquatiques au Canada », conclut Léandre Lapointe, vice-président et responsable du regroupement privé de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ).

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Merinov est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM) et à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ).

La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. Le CCGIM regroupe environ 4500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte près de 80 syndicats affiliés. La FNEEQ regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 40 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative en enseignement supérieur au Québec.

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18e édition de la Journée nationale des chargées et chargés de cours

Pour une dix-huitième année consécutive, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) souhaite mettre en lumière l’expertise considérable et la variété des champs d’intervention des chargées et des chargés de cours de nos universités.

Pour souligner cette journée, la FNEEQ-CSN lance deux nouvelles capsules vidéos qui illustrent la diversité de ce corps d’emploi, une diversité qui est un atout pour les étudiantes et les étudiants. Cette année, David Tremblay, chargé de cours en Éco-conseil à l’Université du Québec à Chicoutimi et Louis-Étienne Pigeon, chargé d’enseignement en Philosophie et Éthique des sciences à l’Université Laval, ont généreusement accepté de se prêter à l’exercice. (www.chargesdecours.com/videos/).

Plusieurs activités organisées par les syndicats de chargées et de chargés de cours se dérouleront aussi sur les campus des universités québécoises.

Avec l’arrivée d’une nouvelle équipe à la tête du gouvernement, cette journée est aussi un signal lancé au ministre Jean-François Roberge. Sans la contribution des personnes chargées de cours à la formation des étudiantes et des étudiants, le taux de diplomation au Québec serait certainement moindre. Ces femmes et ces hommes sont les agents de la démocratisation de l’enseignement supérieur. Pourtant, leur statut demeure précaire et leur contribution méconnue. « Quel est le plan du gouvernement pour mettre en valeur l’expertise de ces enseignantes et enseignants? Comment entend-il stabiliser leur emploi et reconnaître concrètement leur apport à l’enseignement supérieur? » s’interroge Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la FNEEQ-CSN.

En ce 22 novembre, les chargées et les chargés de cours de nos universités tiennent à rappeler au nouveau gouvernement que leur collaboration est essentielle pour faire de l’éducation un véritable projet de société.

La FNEEQ–CSN déplore le fiasco déclenché par le nouveau partenariat avec le géant Amazon

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN (FNEEQ–CSN) déplore la décision de la Fondation Marc Bourgie de suspendre le Prix littéraire des collégiens à la suite de la polémique déclenchée par un nouveau partenariat avec le géant Amazon. La situation affecte près de 800 étudiantes et étudiants dans quarante collèges publics et privés dont les enseignantes et les enseignants sont affiliés à la FNEEQ–CSN.

Ce fiasco en dit long sur les dérives générées par l’association intrusive de l’entreprise privée avec les établissements d’enseignement supérieur. « C’est un problème de financement. Le ministre Jean-François Roberge devrait en prendre bonne note et prendre ses responsabilités à l’égard de cette activité rassembleuse qui donne le goût de la lecture à nos étudiantes et à nos étudiants tout en faisant connaître des œuvres des auteurs de chez nous. Faut-il rappeler que ces œuvres font vivre les librairies indépendantes que les pratiques commerciales d’Amazon ont mises à mal ? », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

La FNEEQ souhaite exprimer sa solidarité envers les étudiants, les professeurs, les auteurs, les libraires et les éditeurs, tous ébranlés par la décision de l’organisateur du prix. « Nous souhaitons une solution satisfaisante pour tous afin que rayonne à nouveau à l’échelle du Québec, cet exercice de lecture et de débats pédagogiques », conclut madame Quesnel.

Annonce de la grève générale illimitée lors de la Fête de la reconnaissance

La Fête de la reconnaissance organisée annuellement par l’Université TÉLUQ pour souligner l’apport inestimable de ses employé-es laisse cette année un goût amer dans la bouche des tutrices et des tuteurs. Sans aucune forme de considération ni de respect, l’université tente de convaincre les tutrices et les tuteurs qu’ils sont révolus; que ces enseignantes et ces enseignants d’expérience doivent laisser leur place à d’autres enseignants à statut précaire. Une aberration que dénonce la communauté universitaire sur toutes les tribunes depuis 2016.

Une fois de plus, les tutrices et les tuteurs soulignent toute l’ironie de la fête qui se déroule aujourd’hui. Mais cette fois, ils sont décidés à aller jusqu’au bout. « Nous n’avons pas le choix. Nous n’acceptons pas de disparaître. Si l’Université TÉLUQ ne revoit pas ses plans, nous déclencherons la grève générale illimitée le 22 novembre à 0 h 01 », annonce Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN (STTTU). Près de 20 000 étudiantes et étudiants seront affectés par ce conflit et seront privés de l’encadrement nécessaire à la poursuite de leurs études.

La seizième séance de négociation en présence des conciliateurs du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale aura lieu le 21 novembre. « Si, après cette ultime journée, ces enseignantes et ces enseignants sont obligés de faire la grève, l’Université TÉLUQ devra en prendre l’odieux. C’est assez ignoble d’obliger du monde à négocier leur propre remplacement », s’indigne Yves Fortin, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA).

Le syndicat a cependant bon espoir d’en arriver à un règlement. L’université TÉLUQ ne peut pas continuer à prétendre qu’elle participe à l’évolution du savoir depuis 1972 tout en méprisant le travail des tutrices et des tuteurs. « Nier la qualité de leur travail c’est nier la valeur même des diplômes émis par l’Université TÉLUQ depuis des décennies. Est-ce vraiment ce que soutient la direction de l’université ? » questionne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN (FNEEQ).

La venue de Youri Chassin en enseignement supérieur est un très mauvais présage

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) s’inquiète de la nomination de Youri Chassin à titre d’adjoint parlementaire du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, pour le volet enseignement supérieur.

Député de la circonscription de Saint-Jérôme, et ex-directeur de la recherche à l’Institut économique de Montréal, Youri Chassin s’est prononcé à plusieurs reprises en faveur de la privatisation de services publics. « Sa venue en enseignement supérieur est un très mauvais présage. Les positions que nos membres défendent depuis toujours vont à l’encontre de la vision mercantile du nouvel adjoint parlementaire. L’enseignement supérieur est un service public et doit le demeurer », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

Après des années d’austérité qui ont consolidé une administration de plus en plus managériale des établissements d’enseignement, la nomination de Youri Chassin présuppose une vision gouvernementale empreinte d’une logique marchande et compétitive. Le rapprochement souhaité par la CAQ entre l’entreprise privée et les établissements d’enseignement a pourtant été dénoncé sur toutes les tribunes. « Nous avons déjà demandé au ministre Jean-François Roberge une rencontre. Il pourra alors clarifier ses intentions et la direction que prendra son ministère », conclut madame Quesnel.

La FNEEQ souligne la journée de la santé mentale

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) tient à souligner la Journée de la santé mentale au collégial dont l’objectif est la promotion d’une bonne santé mentale dans nos établissements d’enseignement, et plus particulièrement chez les étudiantes et les étudiants. Sans réduire le rôle que jouent le personnel professionnel et de soutien, la fédération tient aussi à rappeler l’apport extraordinaire des enseignantes et des enseignants qui œuvrent en première ligne et qui, quotidiennement, ont à intervenir auprès des étudiants.

Près d’un étudiant sur deux éprouve des difficultés à gérer son stress lors de sa première année au cégep. On peut facilement imaginer l’impact sur le reste du groupe et sur la santé psychologique de celles et ceux qui les accompagnent.

« C’est une réalité à laquelle les enseignants doivent tous faire face. Mais ils peuvent parfois se sentir démunis face à la détresse des étudiants, ce qui a une influence directe sur leur propre état de santé », souligne Josée Chevalier, vice-présidente et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ–CSN.

Pour la FNEEQ–CSN, il est important de mieux outiller les enseignantes et les enseignants des cégeps et d’instaurer rapidement des mesures de prévention et d’intervention plus efficaces.

Les tutrices et les tuteurs manifestent devant le Centre des congrès de Québec

Bien décidés à conserver leur emploi, les tutrices et les tuteurs de l’Université TÉLUQ ont manifesté ce 8 novembre devant le Centre des congrès de Québec où se déroulent des célébrations soulignant le 50e anniversaire de l’Université du Québec. En signe de solidarité, des représentantes et des représentants des syndicats des chargées et des chargés de cours des universités québécoises se sont joint à eux.

Depuis 2016, la direction de l’université souhaite imposer une restructuration qui, concrètement, se traduira par la mise à pied de dizaines d’enseignantes et d’enseignants expérimentés ainsi que la déqualification et des baisses de salaires importantes pour d’autres. Exaspérés, les 200 tutrices et tuteurs ont donné la semaine dernière le mandat à leurs représentantes et à leurs représentants de déclencher la grève générale illimitée au moment jugé opportun.

Les tuteurs et tutrices sont déjà parvenus à alerter les communautés universitaire et politique pour obtenir la fin de la sous-traitance de leur travail d’encadrement à une entreprise privée, l’Institut MATCI, ce qui a mené à la suspension de l’ancien directeur général de la TÉLUQ. Ils ne laisseront pas plus tomber la qualité du service offert aux étudiantes dans le cas de cette seconde imposition d’un modèle axé sur la rentabilité à court terme au détriment d’une visée pédagogique. La TÉLUQ a ainsi créé une nouvelle catégorie d’emploi pour les remplacer, en imposant aux nouvelles personnes embauchées une diminution drastique du temps accordé à chaque étudiant.

« Rien ne justifie autant de recul. Devant l’absence de propositions sérieuses et acceptables, nous n’aurons pas d’autre choix que d’exercer cet arrêt de travail. Ce n’est pas tous les jours que des enseignants doivent envisager de recourir à la grève simplement pour continuer à offrir le service professionnel et apprécié qu’ils effectuent avec dévouement depuis des décennies, » précise Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN (STTTU).

« Une solide toile de solidarité s’est tissée autour des tutrices et des tuteurs et cela va se poursuivre jusqu’à ce que ces enseignants obtiennent un règlement satisfaisant, » souligne Yves Fortin, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA).

Si la grève générale illimitée est déclenchée, c’est près de 20 000 étudiantes et étudiants qui pourraient être affectés. « Malheureusement, la TÉLUQ change et ce n’est pas pour le mieux. Espérons que la direction entende raison et que cette grève pourra être évitée, » conclut Ghyslaine Lévesque, déléguée à la coordination du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Vote de grève générale illimitée

Pour Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN (STTTU), le changement de cap escompté à l’arrivée du directeur général, André G. Roy, ne s’est pas concrétisé. « La dernière offre de l’employeur, si l’on peut la qualifier ainsi, est pratiquement la même que celle qui nous a été présentée en novembre 2017 par l’ancien directeur. Monsieur Roy maintient la décision de son prédécesseur de mettre au rancart ou déqualifier la majorité des tutrices et des tuteurs en les confinant dans un rôle de correcteur, avec un salaire d’étudiant! Accepter cette offre, c’est accepter de voir disparaître notre profession » précise Nancy Turgeon.

La position de l’Université TÉLUQ en laisse plusieurs perplexes et fortement mécontents. Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN (FNEEQ), est étonné par les choix de l’université. « Ce n’est pas que des emplois ou des baisses importantes de salaire qui sont en jeu. Se départir d’enseignantes et d’enseignants qui représentent des décennies d’expérience en formation à distance et diminuer le service aux étudiants est une décision incongrue que nous continuerons à dénoncer sur toutes les tribunes, » annonce-t-il.

Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM) et Yves Fortin, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA) croient que cette grève pourrait être évitée si la direction faisait preuve de bonne volonté, mais ajoutent-ils, « si la TÉLUQ persiste dans cette voie, nous serons là pour épauler les tutrices et les tuteurs comme nous l’avons fait depuis le début de ce conflit. »

Depuis 2016, les tutrices et les tuteurs se démènent pour préserver leur emploi et la qualité de l’enseignement. Une première bataille contre un sous-traitant privé, l’Institut MATCI, a mené à la suspension de l’ancien directeur général de l’Université TÉLUQ par madame Hélène David, alors ministre de l’Enseignement supérieur. Le syndicat est confiant dans la solidarité de ses membres pour relever cet autre défi décisif pour les tutrices et les tuteurs.

Les professeur-es à la défense de leur liberté académique

Le Syndicat des professeur-es du Collège François-Xavier-Garneau dénonce la mise en demeure transmise au Cégep Garneau par le Séminaire des Pères Maristes en lien avec l’affaire qui a défrayé les manchettes au cours des derniers mois. Dans cette mise en demeure, le Séminaire accuse deux professeur-es d’avoir porté atteinte à la réputation du Séminaire et demande au Cégep de prendre les dispositions pour que cesse toute atteinte à la réputation du Séminaire de la part de ses professeur-es. Le Syndicat interprète cette mise en demeure comme une tentative d’amener l’employeur à poser des gestes de nature à porter atteinte à la liberté académique de ses membres.

La première personne visée par la mise en demeure est professeure de psychologie. Elle est intervenue publiquement l’été dernier pour dénoncer la volonté du Séminaire des Pères Maristes qui envisageait alors de réintégrer certains des élèves ayant diffusé des images à caractère sexuel mettant en scène d’autres élèves du Séminaire. La seconde personne visée est professeur de philosophie. Dans le cadre d’un cours d’Éthique et politique, il a demandé à ses étudiantes et étudiants de rédiger une dissertation où ils devaient prendre position à savoir si, d’un point de vue éthique, le Séminaire des Pères Maristes devrait ou non réintégrer les élèves visés par l’enquête policière menée dans cette affaire. Dans les deux cas, le Séminaire allègue que la démarche des professeur-es a porté atteinte à sa réputation.

Or, du point de vue du Syndicat des professeur-es, les deux professeur-es visés n’ont fait qu’exercer leur liberté académique. En tant que membres du personnel enseignant d’un établissement d’enseignement supérieur, les professeur-es de cégep ont le droit d’exprimer librement leur opinion sur des questions d’intérêt public, de même que le droit à la liberté d’enseignement et de discussion. Ces droits doivent pouvoir s’exercer sans crainte de représailles ni de répression de la part de l’employeur, de l’État ou de quelque autre personne physique ou morale.

Le Syndicat des professeur-es tient à souligner que, jusqu’ici, la réaction du Cégep Garneau à la mise en demeure a été exemplaire : celui-ci n’a posé aucune action qui aurait pu constituer une atteinte à la liberté académique. Cependant, le Syndicat tient à affirmer haut et fort qu’il soutiendra ses membres face à toute atteinte ou tentative d’atteindre à leur liberté académique.

Les travailleurs de Merinov votent la grève

Rien ne va plus à Merinov, le plus important centre intégré de recherche appliquée dans les domaines de la pêche, de l’aquaculture, de la transformation et de la valorisation des produits aquatiques au Canada. Les négociations piétinent depuis plus d’un an. Exaspérés par l’attitude de leur employeur, les travailleuses et travailleurs ont voté hier soir à 93 % en faveur de la grève générale.

Estelle Pedneault, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Merinov, espère que ce vote massif sera un signal entendu par la direction. « L’employeur souhaite un recul de nombreuses conditions de travail et vise ainsi à précariser ses employé-es. C’est inacceptable! Nous sommes sa principale ressource et nous sommes ici pour innover. Il doit s’ouvrir au dialogue et s’asseoir à la table de négociation. Il en va des relations de travail des prochaines années », souligne-t-elle.

« La situation est aberrante et s’apparente à une négociation de mauvaise foi. D’un côté, l’employeur réclame plusieurs concessions, mais d’un autre côté, il décline presque toutes les offres de rencontre. Il refuse simplement de négocier », précise, pour sa part, Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN).

Serge St-Pierre, vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIMCSN), espère que cette grève sera évitée, mais, ajoute-t-il, « si Merinov fait la sourde oreille, nous serons là pour épauler ces travailleuses et ces travailleurs. Toutes les ressources du conseil central seront mobilisées, et ce n’est pas peu dire ».

Le comité de négociation du syndicat a dernièrement soumis quatorze dates pour relancer la négociation. Merinov n’a pas daigné répondre aux représentantes et représentants des salarié-es pendant trois semaines, avant de finalement accepter un unique rendez-vous en conciliation. Si l’impasse persiste, tous les outils seront utilisés, notamment la grève, pour ouvrir la voie à une convention collective satisfaisante et respectueuse des travailleuses et des travailleurs.