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Les sages-femmes adoptent une entente collective de quatre ans

Les membres du Regroupement Les sages-femmes du Québec ont entériné mercredi l’accord de principe intervenu le mois dernier avec le gouvernement du Québec pour le renouvellement de l’entente collective qui les lie au ministère de la Santé et des Services sociaux.

Réunies en assemblée générale par visioconférence, plus de 92 % des membres ont accepté les termes d’un nouveau contrat de travail de quatre ans qui s’étendra jusqu’au 31 mars 2024. Ces travailleuses autonomes étaient sans contrat depuis le 31 mars 2020.

L’entente, qui a nécessité 19 séances de négociation, confirme l’autonomie des professionnelles, améliore les conditions d’entrée dans la profession, bonifie les conditions générales de pratique, notamment en région, et contribue à consolider les services dispensés aux parents à travers le Québec.

Des conditions nettement plus avantageuses
La nouvelle entente comporte d’importants gains pour les sages-femmes. Une refonte des échelles salariales fait ainsi disparaître les quatre premiers échelons. Pour les recrues, cela représente une augmentation qui varie entre 7 % et 20 %. À la signature du contrat, une nouvelle sage-femme à temps plein débutera avec un salaire annuel de 73 000 $ (au lieu de 60 000 $ actuellement) pour atteindre 103 000 $ après dix ans. Une responsable des services de sage-femme commencera à 83 000 $ et terminera à 114 000 $.

Les sages-femmes doivent souvent être disponibles le jour, le soir et la nuit entre huit et dix jours sur 14. Dans le cadre d’un projet pilote, le gouvernement améliorera la rétribution de cette disponibilité. Une compensation annuelle de 13 000 $ à 16 000 $ leur sera octroyée. C’est une augmentation qui varie de 45 % à 80 % pour la majorité d’entre elles. S’ajoutent aussi des primes de soir, de nuit et de fin de semaine qui varient de 4 % à 15 %. Elles bénéficieront en outre d’une prime de 1 % si elles acceptent de travailler à temps complet.

Des hausses salariales équivalentes à celles du réseau de la santé
Pour chacune des trois premières années du contrat, les sages-femmes obtiennent une augmentation rétroactive de 2 %. Pour la quatrième année du contrat (2023-2024), elles ont l’assurance de recevoir une augmentation équivalente à celle du secteur public. Lorsqu’elles iront travailler dans une des quatre régions où il y a rareté de main-d’œuvre, elles recevront en outre un forfait d’installation variant de 10 000 $ à 25 000 $.

Différents gains permettront aussi de soutenir le développement de la profession, tels que des journées de perfectionnement additionnelles, une prime d’encadrement de stagiaire de 2 % et la possibilité de se prévaloir d’un congé sans rémunération pour études ou enseignement. L’entente prévoit également 20 journées de libérations professionnelles additionnelles et la mise en place de comités paritaires qui se pencheront sur différents enjeux.

Le résultat d’une mobilisation
« Nous sommes fières du travail accompli, a déclaré la présidente du RSFQ, Josyane Giroux. Cette entente est le résultat de la mobilisation des sages-femmes, des femmes et des familles, sans oublier le travail acharné de toute l’équipe du regroupement, de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et de la CSN. »

« Le gouvernement fait des pas considérables dans la voie de la reconnaissance de notre profession et de son importance dans le réseau de la santé du Québec, a-t-elle souligné. Nous espérons qu’elle contribuera à améliorer l’accès au soin en santé reproductive pour les femmes et personnes enceintes du Québec. »

« Depuis la légalisation de leur profession, les sages-femmes ont eu de la difficulté à faire reconnaître leur profession à sa juste valeur et à obtenir des conditions de travail équitables par rapport aux autres professionnel-les du réseau, a commenté Guy Albert Coulombe, trésorier de la FP–CSN. Leurs négociations sont souvent longues et ardues. La fédération est fière de les avoir accompagnées et s’assurera que les prochaines négociations débutent à partir des gains acquis dans la présente entente. »

Les sages-femmes concluent une entente de principe

Tard dans la nuit de vendredi dernier, le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) a conclu une entente de principe avec les négociateurs gouvernementaux.
Privées de contrat depuis les deux dernières années, les sages-femmes ont dû s’armer de patience pour obtenir le début de véritables négociations avec le ministère de la Santé et des Services sociaux. Tout au long de la pandémie, elles ont ainsi maintenu les services avec courage. Mais depuis quelques mois, plusieurs d’entre elles n’avaient pas renouvelé leur permis d’exercice, faute d’une rémunération satisfaisante et de conditions d’exercice intéressantes. Pour les finissantes universitaires, l’intérêt d’étudier, d’intégrer la profession et d’y rester commençait sérieusement à s’étioler.

Un parcours de longue haleine
Forcées d’attendre pendant une vingtaine de mois, les sages-femmes ont finalement pu commencer à négocier à la suite d’un vote unanime de l’Assemblée nationale du Québec en mars dernier. Leur mobilisation a permis d’obtenir par la suite de nouvelles offres du Conseil du trésor. Au cours des dernières semaines, la voix des parents solidaires de la cause a aussi porté haut et fort, notamment grâce à la Coalition pour la pratique sage-femme, un mouvement soutenu par la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Les pourparlers se sont finalement intensifiés au printemps et les discussions avec le Conseil du trésor ont culminé au cours des mois de juin et juillet, ponctuées – faut-il rappeler – de quelques manifestations hautes en couleur.

Les détails à venir
Les détails de l’entente, qui a été négociée avec le soutien et l’expertise de la Fédération des professionèles–CSN, seront d’abord soumis aux répondantes CRT (comité de relations de travail). Cette instance, qui joue un rôle équivalent à celui d’un conseil syndical, représente chacun des services sages-femmes. Si l’instance le recommande, l’entente sera ensuite présentée à l’assemblée générale du RSFQ, ce qui pourrait avoir lieu d’ici la fin de l’été, précise-t-on.

La solidarité a fait la différence
Dans un communiqué diffusé tôt samedi matin, la présidente du RSFQ, Josyane Giroux, s’est dite « fière du travail accompli » au nom de tous les membres du comité de négociation. « Nous avons hâte de partager ce que nous considérons être de grandes améliorations des conditions de travail des sages-femmes et des responsables des services de sages-femmes, a-t-elle d’abord souligné. « Tout au long du processus, votre soutien, votre mobilisation, vos précieux mots d’encouragement et votre présence ont eu un impact concret sur le cours des choses. Un grand merci pour votre appui et votre confiance. Merci également aux familles d’avoir fait entendre leur voix. »

Les sages-femmes réclament l’équité avant les vacances de la construction

Les négociations entre Québec et le Regroupement Les Sages-Femmes du Québec entrent aujourd’hui, mercredi, dans une phase critique.
Mardi, une trentaine de sages-femmes et de sympathisantes ont manifesté à Québec devant les locaux du ministère du Travail où se déroulaient les négociations avec le Conseil du trésor pour le renouvellement de l’entente-cadre avec le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Les négociations achoppent notamment sur la rémunération des longues heures de garde des sages-femmes, à qui Québec refuse l’équité avec les autres travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux.

« C’est du sexisme ! »
« Les sages-femmes sont des femmes dévouées qui offrent des services à d’autres femmes, a rappelé Mélanie Pelletier, vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Or les sages-femmes sont toujours les dernières à obtenir un règlement. »

« Le gouvernement essaye de leur offrir moins que les autres en disant qu’il en a toujours été ainsi, a-t-elle insisté. C’est vraiment du sexisme. Il est temps que le gouvernement reconnaisse la valeur du travail des sages-femmes. »

« La FP–CSN est derrière vous »
« Dans tous les milieux de travail à prédominance masculine, le gouvernement paye une heure pour chaque période de garde de huit heures, a souligné Sébastien Collard, responsable du secteur de la santé et des services sociaux à la Fédération de professionnèles (FP–CSN). Aux sages-femmes, le gouvernement n’offre que la moitié de ce salaire-là. »

« Les sages-femmes font quelque chose d’importance pour les autres femmes, a-t-il insisté. Elles les accompagnent pour qu’elles puissent vivre l’expérience de la maternité. La FP–CSN est là et appuie les sages-femmes. On va faire ce qu’il faut pour qu’elles obtiennent un règlement avant les vacances de la construction. »

Pour assurer une relève
Venue comme d’autres sympathisantes appuyer les revendications des sages-femmes, Roxanne Lorrain, coordonnatrice de la Coalition pour la pratique sage-femme, a rappelé que ces professionnelles « répondent à des besoins spécifiques et essentiels des femmes enceintes et des familles depuis plus de 40 ans ». Or la situation dans certaines régions est désormais « critique ».

« Pour assurer la pérennité des services, le gouvernement doit offrir les moyens d’assurer une relève dans ce modèle de pratique. Les sages-femmes méritent une reconnaissance financière pour leur disponibilité. »

Les sages-femmes dénoncent le chantage de Sonia LeBel

Flanquée des représentantes et représentants du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), la présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec, Josyane Giroux, a dénoncé vendredi dernier le chantage exercé à la table de négociation par les mandataires de la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel.­­­­

Au cours d’une manifestation de supporteurs devant les bureaux montréalais de la ministre, Josyane Giroux a témoigné de « l’indignation » des sages-femmes à l’égard de cette stratégie patronale. Le gouvernement parlera d’argent, mais seulement à ses conditions.

Diviser pour régner
Lors d’une récente séance de négociation, un représentant patronal a ainsi indiqué que le gouvernement n’acceptera pas de discuter des conditions pécuniaires, tant et aussi longtemps que les sages-femmes ne renonceront pas à synchroniser leur négociation avec celle du secteur public et parapublic. Au lieu d’une entente de trois ans, le gouvernement veut ainsi imposer un contrat de cinq ans.

« Jamais un gouvernement n’oserait proposer une telle chose à un groupe de travailleurs majoritairement masculins, a-t-elle déclaré. Mais il le fait avec les sages-femmes. »

« Mais on ne va pas plier cette fois-ci, a-t-elle assuré. On ne va pas lâcher. Le nombre de sages-femmes diminue d’année en année. Le gouvernement doit nous offrir le nécessaire pour que l’on reste dans la profession et que l’on ait l’équité. On ne lâchera pas et l’on va être là durant les élections. »

Une forme de discrimination
Responsable du secteur de la santé et des services sociaux à la Fédération des professionnèles (FMCSN), Sébastien Collard, estime que « le gouvernement a décidé de ne pas accorder de hausses de salaire aux sages-femmes ». Pourquoi ? « Parce que ce sont des femmes. Or, le traitement différencié, c’est de la discrimination. Et ce n’est pas acceptable. »

« Les sages-femmes ont le droit de ne pas plier l’échine, ajoute-t-il. En mars dernier, l’Assemblée nationale a demandé à l’unanimité au gouvernement de négocier. Sonia Lebel et son gouvernement ne l’ont pas fait. La FPCSN va continuer d’être derrière les sages-femmes. On ne lâchera pas tant qu’il n’y aura pas une entente. »

Tout le monde sauf la CAQ
« Tout le monde à la CSN reconnaît l’importance des sages-femmes », a assuré de son côté Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMMCSN) qui regroupe 109 000 membres et 374 syndicats.

« Le gouvernement actuel manque de reconnaissance à l’égard des femmes, a-t-elle souligné. Ce n’est pourtant pas dans nos gènes de rester pauvres. Le gouvernement a une bien drôle vision du travail des femmes. »

« On va faire savoir au gouvernement ce que les sages-femmes méritent, a-t-elle promis. Elles méritent une pleine reconnaissance. Elles peuvent compter sur toutes les composantes de la CSN et du Conseil central du Montréal métropolitain bien sûr, pour briser le mur du sexisme qui s’érige devant la reconnaissance pleine et entière de leurs droits. »

Trois autres jours de négociations intensives entre les sages-femmes et le gouvernement sont prévus d’ici la Fête nationale.

Sprint de négociation chez les sages-femmes

Le groupe de militantes s’est réuni devant l’hôtel Quality Suites où se déroulaient les négociations avec les représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux.

« Nous demandons au gouvernement du Québec d’améliorer nos conditions de travail pour favoriser le développement des services de sages-femmes, a expliqué la porte-parole, Peggy Ducroz. Cette amélioration doit passer par un investissement dans la profession ainsi que des conditions de travail équitables, valorisantes et attractives. »

En cas d’échec, les sages-femmes s’inviteront dans la campagne
« Le gouvernement doit poser des gestes concrets d’ici la Fête nationale du Québec, a-t-elle expliqué. Sinon, nous serons présentes durant la prochaine campagne électorale pour lui rappeler l’importance de négocier et d’en venir à une entente. »

En mars dernier, les sages-femmes ont obtenu l’appui unanime de l’Assemblée nationale du Québec pour un règlement rapide du dossier.

Des revendications pour améliorer les services aux familles
Le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) se trouve sans entente pour leurs conditions de travail avec le ministère de la Santé et des Services sociaux depuis plus de deux ans.

Outre une révision de l’échelle salariale visant le redressement salarial en début de carrière, le RSFQ revendique notamment des mesures d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre en région, une compensation adéquate pour leur garde en disponibilité et l’obtention de conditions de travail attractives pour les sages-femmes de dépannage.

Cette année, 10 % des sages-femmes n’ont pas renouvelé leur adhésion à leur ordre professionnel. Selon le RSFQ, cela illustre la faible rétention de la profession exercée dans les conditions actuelles de travail.

Le Regroupement Les sages-femmes du Québec réunit près de 250 professionnelles qui assurent chaque année plus de 4,5 % des naissances au Québec. Le regroupement est membre de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) de la CSN.

Les sages-femmes interpellent les député-es caquistes

Le 16 mars dernier, l’Assemblée nationale du Québec avait adopté à l’unanimité une motion enjoignant le gouvernement à « débuter sans délai les négociations de renouvellement de la convention collective des sages-femmes afin d’améliorer leurs conditions de travail pour favoriser le développement des services de sages-femmes du Québec ».

Mais depuis, plusieurs semaines se sont écoulées avant que le gouvernement accepte un calendrier de rencontres de négociation. Les rencontres qui ont eu lieu entretemps n’ont pas donné l’impression que le gouvernement avait réellement saisi les enjeux urgents soulevés par les sages-femmes et qu’il avait l’intention de bouger rapidement. Les discussions ont donc repris, la semaine dernière, en présence d’une personne-ressource nommée par le ministère du Travail.

Une négociation qui traîne à démarrer

À ce stade-ci et après deux ans d’attente, le MSSS indique enfin vouloir parvenir à un règlement avant la fête nationale. Le comité de négociation du Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) a accueilli avec enthousiasme cette avancée et s’attend maintenant à ce que cette volonté politique se traduise en action, c’est-à-dire que les bottines suivent les babines.

« Jusqu’à maintenant, les offres déposées ne permettent toujours pas d’assurer l’accès aux services sage-femme auxquels les familles québécoises ont droit dans toutes les régions de la province », estime la présidente du RSFQ, Josyane Giroux.

La crédibilité du gouvernement est en jeu

Dans un message très personnalisé, les sages-femmes du Québec ont demandé à chacune et chacun des parlementaires caquistes « d’utiliser son influence au sein du caucus pour obtenir un déblocage du dossier ».

« Cela doit passer par un investissement dans la profession ainsi que des conditions de travail équitables, valorisantes et attractives, ont-elles écrit. Les élections approchent et, au besoin, nous irons sur le terrain, soutenues par la population, pour vous rappeler vos promesses. »

Pour la présidente du RSFQ, Josyane Giroux, « il en va de la crédibilité du gouvernement et de son engagement pour des soins accessibles et humains envers les familles québécoises ».

Unanimes, les députés enjoignent le gouvernement à négocier

Par un vote unanime, l’Assemblée nationale du Québec a enjoint mercredi le gouvernement caquiste à négocier avec le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ), qui est sans contrat de travail depuis deux ans.

« Nous espérons que cette motion sera le coup d’envoi de la négociation, s’est réjouie la présidente du RSFQ, Josyane Giroux. Après deux ans sans véritable discussion, il est plus que temps d’obtenir la reconnaissance professionnelle que nous méritons et une véritable équité dans nos conditions de travail. »

Adoptée « sans débat », la motion a été introduite au Salon bleu par la députée solidaire de Rouyn-Noranda, Émilise Lessard-Therrien. Trois ministres concernés par la négociation ont voté en faveur de son adoption : Christian Dubé (ministre de la Santé et des Services sociaux), Lionel Carmant (ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux), et Sonia Lebel (présidente du Conseil du trésor). Les cinq partis politiques représentés à l’Assemblée et les 101 député-es présents ont appuyé la motion.

Cette motion appelle à débuter les négociations « sans délai », reconnaît « le travail exceptionnel » de ces professionnelles de la santé et « les avantages connus du suivi sage-femme ».

Depuis avril 2020, seulement quelques rencontres avaient eu lieu entre le regroupement et les autorités du ministère de la Santé et des Services sociaux. Jusqu’à maintenant, les négociateurs gouvernementaux affirmaient qu’ils n’avaient aucun mandat pour négocier et donc, aucune offre à proposer.

Plus de 6500 courriels inondent les bureaux ministériels
Plus tôt en journée mercredi, les sages-femmes ont envoyé plus de 6500 courriels aux membres du Conseil des ministres. « Après deux ans sans négociation, ont-elles écrit, le travail doit commencer ! »

« Le Conseil des ministres a le pouvoir d’ordonner au Conseil du trésor de déposer une réponse à nos demandes, a rappelé la présidente du RSFQ. Avec la motion unanime de l’Assemblée nationale, le gouvernement n’a plus de faux-fuyant. »

« Dans le contexte difficile qui sévit présentement en obstétrique, il est totalement inacceptable que la CAQ laisse traîner la négociation, a ajouté le président de la Fédération des professionnèles de la CSN, Danny Roy. Il est grand temps que le gouvernement démontre que les femmes et les familles sont une priorité en donnant des mandats clairs à sa table de négociation. »

Une première vraie reconnaissance des sages-femmes par le gouvernement

Pour une des premières fois depuis le début de la pandémie, les sages-femmes du Québec obtiennent une reconnaissance de leur travail en temps de COVID-19. Elles pourront toucher toutes les primes et les incitatifs en place dans le reste du réseau de la santé.

« C’est un soulagement parce que depuis le début de la crise, les sages-femmes sont appelées à soutenir le réseau de la santé », commente Josyane Giroux, présidente du Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ). Les sages-femmes et responsables des services de sage-femme ont notamment mis en place des solutions concrètes et adaptées aux besoins de la population lors de ruptures de services anticipées ou avérées, en périnatalité et en obstétrique.

De plus, depuis le début de la crise, elles arrivent à maintenir l’offre de services à leur clientèle, alors qu’il y a plus d’absences qu’à l’habitude parmi les sages-femmes. « Notre 4,5 % des suivis de grossesses au Québec, effectués par les 180 sages-femmes actives, a vraiment son importance et l’on en tient enfin compte. C’est un premier pas vers la reconnaissance », ajoute Josyane Giroux.

« Les pourparlers avec le ministère et les ministres réalisés par le RSFQ et la Fédération des professionnèles auront aussi tracé la voie pour que l’ensemble des professions de la catégorie 5 bénéficie des incitatifs offerts aux autres catégories d’emploi. Nous pouvons en être fiers », ajoute Danny Roy, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

Concrètement, les sages-femmes auront accès à la prime d’assiduité « en escalier » qui permet d’accumuler jusqu’à 1000 $ par mois lorsqu’on travaille à temps plein. Pour les personnes à temps partiel, l’assiduité complète permet maintenant d’obtenir 100 $ par semaine. S’ajoutent à cela les heures payées en double lorsqu’il s’agit d’une journée qui s’ajoute à la semaine normale de travail. Le tout est en place pour 12 semaines à partir de la mi-janvier.

Encore du chemin à faire
La profession de sages-femmes n’est cependant pas encore reconnue à sa juste valeur. Il restera du chemin à faire après l’échéance de ces mesures afin de trouver des solutions plus pérennes.

La négociation pour le renouvellement de l’Entente collective sur les conditions de travail est malheureusement au point mort en ce moment, et ce, depuis des mois. « Notre apport est encore plus important avec l’essoufflement sur le terrain et les difficultés en obstétrique dans plusieurs régions », fait valoir la présidente, qui rappelle que des bris de service en obstétrique ont été observés en Abitibi, en Gaspésie, en Outaouais et dans différents hôpitaux de la grande région de Montréal.

Les sages-femmes réclament « une vraie reconnaissance » de leur travail

Le Regroupement des sages-femmes du Québec (RSFQ) rencontrera ce jeudi à Montréal les représentantes et les représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux pour relancer les négociations avec le gouvernement provincial.

Le regroupement, affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN), est sans entente de travail avec l’État québécois depuis le 31 mars 2020.

En juin dernier, le RSFQ a déposé ses demandes salariales qui visent à établir la parité avec d’autres professionnel-les du réseau de la santé. Mais en l’absence de mandat donné par le gouvernement à ses négociateurs, aucune rencontre de discussion n’a eu lieu depuis près de six mois.

Le regroupement rassemble 230 sages-femmes qui œuvrent dans les 15 maisons de naissance et les sept services de sages-femmes de la province. Le RSFQ tente d’obtenir « une vraie reconnaissance de la profession pour assister plus de naissances » à travers la province.

Une expertise unique en périnatalité
« Ces professionnelles apportent une expertise essentielle au réseau de la santé, aux femmes et aux familles du Québec qui désirent une approche plus humaine et globale en périnatalité, affirme Josyane Giroux, présidente du RSFQ. Le gouvernement du Québec doit passer à l’action et s’engager pour que les sages-femmes fassent partie de la solution à la crise en obstétrique qui frappe le Québec. »

En 2015, le gouvernement avait promis que les sages-femmes assumeraient dès 2019 les suivis de maternité complets de 10 % des Québécoises enceintes. Six ans plus tard, à peine 4,5 % des femmes enceintes ont accès aux services des sages-femmes.

« Reconnaître le travail des sages-femmes favorise des familles en meilleure santé, des communautés plus productives et un système de santé plus solide », fait valoir Mme Giroux.

Pour que les Québécoises aient accès aux services
Outre une nouvelle échelle de rémunération qui reconnaît leur « juste valeur » et qui met fin à la précarité des premières années de pratique, les sages-femmes souhaitent que leur autonomie professionnelle soit respectée et valorisée.

De plus, elles réclament des mesures d’attraction et de rétention en régions éloignées, où la pénurie de main-d’œuvre est la plus criante, et la création d’une banque de sages-femmes de dépannage encadrée par des conditions de travail décentes.

2,50 $ pour une journée de garde
« Les sages-femmes peuvent être appelées à toute heure du jour et de la nuit pour accompagner une naissance ou répondre aux questions de la clientèle », explique Mme Giroux.

Elles reçoivent environ 2,50 $ pour huit heures de garde. Ailleurs dans le réseau de la santé, les professionnel-les et les salarié-es obtiennent une heure de salaire pour chaque quart de travail en disponibilité.

Québec doit intervenir pour autoriser les personnes accompagnantes

Le 3 avril dernier, l’Hôpital général juif de Montréal a émis une nouvelle directive stipulant qu’aucun partenaire ni autre accompagnant-e ne serait autorisé en salle d’accouchement laissant ainsi les femmes et les personnes enceintes seules pour accoucher. Nous souhaitons interpeller le gouvernement du Québec et lui demander de prendre une position claire contre cette mesure.

Nous comprenons que de telles directives soient motivées par la nécessité de protéger toute personne déambulant à l’hôpital, mais surtout le personnel soignant sur la ligne de front face à la COVID-19. Néanmoins, les groupes que nous représentons ont tous été interpellés par des femmes en détresse, de même que par des professionnel-les en désaccord profond avec cette mesure, certain-es allant jusqu’à envisager des démissions en bloc. Nous sonnons donc l’alarme : cette directive va trop loin. Elle ne sert ni la population ni les professionnel-es de la santé.

Protéger la santé de la personne qui accouche et de son nouveau-né passe par la prévention des complications, laquelle est intrinsèquement liée à la préservation des processus physiologiques. Les études le démontrent et toutes les instances de santé sont unanimes : la présence d’une personne significative est une condition essentielle au bon déroulement d’un accouchement.

De sérieux risques
D’autre part, nous sommes alarmés qu’un nombre croissant de femmes et de personnes qui accouchent envisagent in-extremis la possibilité d’accoucher chez elles sans assistance et de faire appel aux services ambulanciers lorsque la naissance sera imminente. Non seulement ce choix de dernière minute comporte de sérieux risques pour la sécurité des accouchements, mais il menace également d’engorger les services ambulanciers déjà sous tension. Il est évident qu’advenant l’adoption d’une telle directive par d’autres établissements de santé, ce mouvement serait amplifié.

Ceci étant dit, nous comprenons la crainte des professionnel-les de s’exposer à la COVID-19, en particulier lorsque des personnes mentent sur leur état de santé. Il nous paraît essentiel de continuer à enjoindre la population à suivre les directives tout en priorisant l’octroi d’équipement de protection pour les professionnel-les plutôt que d’opter pour des mesures aussi controversées et punitives. Soulignons que les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Société des obstétriciens-gynécologue du Canada (SOGC) stipulent que même les personnes diagnostiquées COVID-19 positif devraient être accompagnées durant leur accouchement.

Des situations contraignantes similaires ont eu lieu en France et dans la ville de New York. Les autorités gouvernementales ont dû se rétracter après avoir imposé de telles mesures en constatant les conséquences gravissimes d’une telle directive sur la santé mère-enfant. Nous croyons qu’il est possible de concilier protection du personnel de la santé et du public d’un côté et respect des droits fondamentaux des femmes et des personnes qui accouchent de l’autre. Le gouvernement du Québec doit rétablir la présence d’une personne accompagnante lors d’accouchement.

Signataires
Regroupement Les Sages-femmes du Québec
Groupe MAMAN Mouvement pour l’autonomie dans la maternité et l’accouchement naturel
Regroupement Naissance Respectée
Association québécoise des accompagnantes à la naissance
Confédération des syndicats nationaux
Fédération des professionnèles (FP–CSN)
Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN)
Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
Association canadienne des sages-femmes
Association québécoise des infirmières et infirmiers

Les maisons de naissance vous ouvrent leurs portes

À compter du 21 septembre, les maisons de naissance à travers le Québec ouvriront leurs portes et invitent la population à visiter leurs installations. La Fédération des professionnèles de la CSN et le Regroupement Les Sages-Femmes du Québec (RSFQ) s’associent aux maisons de naissance pour cet événement, qui s’inscrit dans les célébrations des 20 ans de la légalisation de la pratique sage-femme au Québec, et profitent de l’occasion pour faire connaître les services offerts par les sages-femmes, malheureusement encore trop peu connus. Par ailleurs, sept maisons de naissance célèbrent également 25 années depuis leur création dans le cadre des projets-pilotes qui ont ensuite donné naissance à ce service public et gratuit pour les familles québécoises.

« Ces 20 années ont permis de mettre en place des services dans plusieurs régions, mais nous sommes à un point tournant car beaucoup reste encore à faire pour améliorer l’accessibilité et répondre à la demande croissante des femmes qui souhaitent accoucher avec une sage-femme. », a souligné Mounia Amine, présidente du Regroupement. Le RSFQ rappelle que, malgré une demande supérieure à l’offre, à peine 4% des femmes ont accès à ce service, bien que le Ministère de la santé et des services sociaux se fût fixé une cible de 10% dans le cadre de sa Politique de périnatalité 2008-2018.

Le Québec accuse un retard sur l’Ontario mais une rencontre, en juillet dernier, avec la ministre de la santé et des services sociaux, Mme McCann, nous donne espoir que le gouvernement s’attaquera aux problèmes qui nuisent à l’accessibilité. « La ministre s’est dite ouverte à ce que son ministère mette en place les mesures nécessaires à un meilleur déploiement des services et qu’ils soient offerts de manière équitable pour toutes, peu importe la région. Nos deux organisations collaborent déjà en ce sens, mais seule une réelle volonté politique nous permettra d’apporter les solutions adéquates. » a rajouté Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles de la CSN.

Venez célébrer avec nous et rencontrer les sages-femmes de votre région :

Maison de naissance du Boisé de Blainville, Blainville 21 septembre de 11 h à 15 h
Maison de naissance Mimosa, Lévis 29 septembre de 13 h à 16 h
Maison de naissance du Fjord-au-Lac, Chicoutimi 3 octobre de 15 h à 19 h
Maison de naissance de Richelieu, Richelieu 5 octobre de 10 h à 13 h
Maison de naissance de l’Estrie, Sherbrooke 6 octobre de 10 h à 12 h
Maison de naissance Colette-Julien, Mont-Joli 10 octobre de 12 h à 17 h 30
Maison de naissance du Lac-Saint-Louis, Montréal 13 octobre de 13 h à 16 h
Maison de naissance Côte-des-Neiges, Montréal 22 octobre de 9 h à 16 h 30
Service de sage-femme de la Baie-des-Chaleurs, Caplan 22 octobre de 16 h 30 à 19 h 30

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec répond aux propos de Me Marc Boulanger

Le Regroupement tient à rectifier certains des propos énoncés par l’avocat Marc Boulanger dans l’article « Mort d’un bébé impliquant une sage-femme » paru dans le Journal de Québec le samedi 17 août. Nous tenons tout d’abord à envoyer toutes nos sympathies à la famille dans cette épreuve difficile. Les circonstances entourant le décès de l’enfant étant encore inconnues, nous ne commenterons point la situation tant que l’enquête suit son cours.

Nous ne pouvons toutefois passer sous silence la déclaration de Me Boulanger qui remettait en question la compétence et l’existence des sages-femmes. « Les femmes et les familles du Québec ont fait le choix de se doter d’un réseau de professionnelles de la santé pour les accompagner dans la naissance de leur enfant, et ce, depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur les sages-femmes en 1999 », a souligné Josyane Giroux, sage-femme et vice-présidente du Regroupement. « Loin de découler d’un agenda politique, notre profession fut légalisée il y a maintenant 20 ans en réponse aux demandes de la population. » a-t-elle ajouté.

« En remettant en doute la compétence des sages-femmes, Me Boulanger questionne la capacité des femmes et personnes à faire un libre choix sur le suivi de leur maternité », a affirmé Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles – CSN. « Il ne s’agit pas d’une profession marginale : les sages-femmes font partie intégrante de notre réseau de la santé et leurs services sont couverts par la RAMQ. » a soutenu Mme Langlois.

« Qui plus est, le Québec accuse un important retard dans l’accessibilité de ces services pour l’ensemble des familles québécoises, avec plusieurs régions non desservies. Les sages-femmes assurent 4% des suivis de grossesses et près de 3 000 naissances par année (contre respectivement 17% des suivis et 23 000 naissances en Ontario). » ajoute Mounia Amine, sage-femme et présidente du Regroupement.

« La profession de sage-femme continue de faire les frais de la méconnaissance populaire dont témoigne Me Boulanger. Alors que la sécurité du suivi avec sage-femme n’est plus à démontrer, de tels propos ne peuvent plus être tolérés. Il est essentiel que notre pratique soit mieux connue du grand public et des professionnels pour que ce choix légitime cesse d’être questionné » s’indigne Mme Amine.

À propos
Le Regroupement Les Sages-Femmes du Québec (RSFQ) est l’association professionnelle des 230 sages-femmes du Québec. Les sages-femmes sont des professionnelles de la santé reconnues par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Elles suivent une formation universitaire rigoureuse de plus de quatre années et doivent être membres de leur ordre professionnel pour pratiquer. Elles offrent un suivi de périnatalité du début de la grossesse jusqu’à six semaines après l’accouchement.

La Coalition pour la pratique sage-femme souligne des décennies de luttes

En cette année de célébration du 20e anniversaire de la légalisation de la profession, la Coalition tient à souligner les années de luttes qui ont abouti à l’intégration des services de sage-femme au réseau public de la santé. Concrètement, l’année 1999 a vu naître le programme de formation universitaire et l’Ordre des sages-femmes du Québec.

Bien que des avancées aient été réalisées dans les dernières années, le gouvernement doit dorénavant assurer une réelle accessibilité au suivi sage-femme pour l’ensemble des régions du Québec. Il doit également s’assurer de mieux planifier le déploiement pour prévenir une nouvelle pénurie de main d’œuvre. À ce jour, seulement 4,2 % des suivis sont assurés par les sages-femmes, et plusieurs régions demeurent sans possibilité d’accéder à leurs services, telles que Laval – la 3e ville en importance au Québec, où les citoyennes réclament pourtant une maison de naissance depuis près de dix ans. C’est également le cas de plusieurs communautés autochtones, de même que la Côte-Nord, l’Abitibi-Témiscamingue et la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, notamment. « La demande pour le suivi sage-femme ne cesse de croître » a lancé Mounia Amine, présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec. « À ce sujet, la communauté Cri de Chisasibi a accueilli la première naissance sous les soins des sages-femmes il y a quelques jours ! » souligne-t-elle en ajoutant que c’est un premier pas significatif pour le retour attendu des naissances dans leur communauté. « Rappelons que la pratique sage-femme est née de la demande des familles, nous devons donc veiller à poursuivre ce développement avec la population, main dans la main. »

En ce sens, Lorraine Fontaine, coordonnatrice de la CPPSF, insiste sur la nécessité que le gouvernement et les établissements instaurent des moyens concrets pour soutenir les efforts citoyens pour la mise en place de maison de naissance où l’implication citoyenne et le caractère « milieu de vie » sont privilégiés. Mme Fontaine a aussi tenu à rappeler l’importance du libre choix des femmes sur leur maternité. « L’ensemble des membres de la Coalition, les groupes communautaires en périnatalité ainsi que les groupes citoyens continueront à travailler ensemble et à revendiquer, tant que les droits des femmes d’accoucher dans le lieu qui leur convient avec la professionnelle de leur choix ne seront pas respectés. » a-t-elle conclu.

À propos
La Coalition pour la pratique sage-femme (CPSSF) milite pour l’accès aux services de sage-femme et aux maisons de naissance, dans toutes les régions du Québec, au sein du système public de la santé et services sociaux. Composée de 15 groupes, elle travaille pour que les sages-femmes puissent soutenir et protéger l’accouchement naturel et physiologique, en reconnaissant que les processus liés à la maternité appartiennent aux femmes.

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) est l’association professionnelle des sages-femmes du Québec. Il travaille au développement de la profession et défend le libre choix des lieux d’accouchement pour les femmes. Il est reconnu par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) comme porte-parole des sages-femmes exerçant leur profession légalement au Québec.

La responsable des services de sage-femme entre en poste dans la Baie-des-Chaleurs

Le collectif Accès sages-femmes Baie-des-Chaleurs est ravi d’annoncer aux parents et futurs parents du territoire qu’après dix années de revendications, la responsable des services de sage-femme dans la Baie-des-Chaleurs a finalement fait son entrée en poste cette semaine.

Il y a en effet maintenant plus de 10 ans que les membres d’Accès sages-femmes Baie-des-Chaleurs consultent régulièrement les familles de la région pour saisir leurs besoins; font des représentations auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie; échangent avec l’Ordre des sages-femmes du Québec et le Regroupement Les Sages-femmes du Québec sur une base régulière pour obtenir de l’appui et de l’information et organisent différentes activités d’information publiques. « Après toutes ces années de travail soutenu, il va sans dire que nous sommes emballées d’enfin voir naître des services de sage-femme dans la Baie-des-Chaleurs. En effet, l’arrivée d’une sage-femme bilingue d’expérience qui agira à titre de responsable laisse entrevoir la mise en place d’un service complet et bénéfique pour notre communauté », souligne la porte-parole du collectif, Marie-Josée Racine.

Embauchée par le CISSS de la Gaspésie, la responsable des services de sage-femme travaillera dans un premier temps à partir de l’Hôpital de Maria. Rappelons toutefois que les sages-femmes, par la nature même de leur profession, se déplacent sur le territoire qu’elles desservent. Dans les mois à venir, cette nouvelle ressource travaillera d’abord à l’établissement des conditions gagnantes pour la mise en œuvre des services dans la Baie-des-Chaleurs. Elle aura la responsabilité d’organiser le tout en étroite collaboration avec l’équipe de périnatalité du CISSS afin d’adapter les services de sage-femme aux réalités régionales, soit un large territoire avec un nombre restreint de naissances. À noter que le plan d’action en périnatalité relevant du Ministère engage le CISSS de la Gaspésie à offrir des services de sage-femme régionaux d’ici 2019.

Les membres d’Accès sages-femmes Baie-des-Chaleurs tiennent à remercier chaleureusement la population qui a exprimé, au cours des années, ses besoins et sa volonté pour la mise en place d’un tel service. C’est cette voix que le collectif a porté auprès des instances au fil du temps. « Nous sommes également reconnaissantes envers le CISSS de la Gaspésie d’avoir été à l’écoute des besoins de la population et pour la saine collaboration des dernières années », ajoute Marie-Josée Racine.

Pour le collectif, l’arrivée de la responsable des services de sage-femme est certes une excellente nouvelle, mais il reste beaucoup à accomplir et des défis se présenteront certainement en cours de route. Les membres d’Accès sages-femmes Baie-des-Chaleurs comptent bien demeurer actifs et continuer de représenter la population tout au long de la mise en place et du déploiement des services de sage-femme. Le Cadre de référence pour le déploiement des services de sage-femme au Québec (MSSS, 2015) est d’ailleurs clair sur ce point : « Prévoir la participation des clientes et des familles, souvent représentées par des groupes de citoyens mobilisés, à l’ensemble du processus afin de s’assurer que le projet répondra à leurs besoins. » (1)

Ainsi, les parents, futurs parents, ou toute autre personne ayant de l’intérêt pour la cause sont invités à s’impliquer avec le collectif. Pour obtenir de l’information ou pour s’impliquer, écrivez à asfbdc@gmail.com, ou consultez la page Facebook Accès Sagesfemmes Baie-des-chaleurs ou le site Web sagesfemmesbdc.com.

 

 

Entrée sur le marché du travail retardée pour 24 nouvelles sages-femmes : le RSFQ sonne l’alarme

Au lendemain de la Journée internationale de la sage-femme, le 5 mai, la direction du programme pour la pratique sage-femme de l’Université de Trois-Rivières, les étudiantes sage-femme et le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) s’inquiètent grandement du lockout décrété le 1er mai à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Elles demandent à l’institution d’y mettre un terme immédiatement.

Pas moins de 24 finissantes devaient commencer à travailler dès le mois de mai, dans un contexte de grave pénurie de sages-femmes au Québec. L’UQTR est la seule université québécoise à offrir la formation de sage-femme. « Nos étudiantes sont attendues avec impatience dans les maisons de naissances pour répondre aux services à la population. Leur présence est essentielle pour pallier le manque de ressources et le remplacement de vacances. Leurs contrats de service établis avec les établissements seront compromis si elles ne peuvent être diplômées rapidement », mentionne Lucie Hamelin, directrice du programme à l’UQTR.

Déjà difficile, l’accessibilité aux services de sage-femme offerts dans plusieurs CISSS et CIUSSS du Québec est maintenant compromise. La présidente du RSFQ, Mounia Amine, ne cache pas son inquiétude grandissante et son incompréhension face aux mesures prises par l’UQTR : « Depuis deux ans, plusieurs contrats sont affichés à répétition, les équipes ne réussissent pas à recruter de nouvelles sages-femmes. De nouveaux services de sage-femme sont actuellement en démarrage après de nombreuses années d’attente sur le terrain, mais il y a un manque de ressources humaines aujourd’hui pour répondre aux besoins des familles du Québec. Le conflit à l’UQTR doit se régler dans les plus brefs délais pour que ces 24 futures diplômées puissent prêter main-forte sur le terrain. ».

Gabrielle Filiou-Chénier, présidente de l’Association des étudiantes sages-femmes du Québec ajoute : « Les finissantes sont prêtes à travailler, mais le conflit actuel met en péril leur diplomation. Nombre d’entre elles ne pourront honorer les contrats qui leur ont été attribués. Les stages à débuter sont sur la glace, ce qui retarde ainsi toutes les cohortes dans l’atteinte de leurs objectifs cliniques. La durée du conflit aura un impact direct sur le nombre de nouvelles sages-femmes prêtes à intégrer le réseau cette année et les suivantes. »

Aujourd’hui, les divers acteurs de cette profession prennent la parole pour dénoncer cette situation et sonner l’alarme afin d’éviter des bris de services potentiels advenant un retard de la diplomation, compte tenu du manque criant de sages-femmes, et ce, dans toutes les régions du Québec. Les impacts de ce lockout seront immédiats et affecteront autant le développement que le maintien de ces services de première ligne aux femmes et aux familles du Québec. « Nous demandons aujourd’hui la fin du lockout. L’Université doit faire marche arrière et prendre conscience des impacts dévastateurs de cette action sur l’ensemble de la société. Si elle n’agit pas, le RSFQ a l’intention d’interpeler le ministère de la santé et des services sociaux pour qu’il s’en mêle. Ça ne peut pas durer », conclut Mounia Amine.

Ce matin à Québec, cet après-midi à Gatineau

Devant l’offre globale inacceptable qui leur a été faite par le gouvernement, des sages-femmes de la région de Gatineau, soutenues par des travailleuses en grève des centres de la petite enfance (CPE), étaient présentes lors d’un point de presse donné aujourd’hui par le ministre Barrette sur les soins de santé offerts en obstétrique dans la région de l’Outaouais. Elles en ont ajouté une couche puisque ce matin, elles ont profité du fait que leurs porte-parole négociaient à Québec avec les représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux pour tenir une action devant les bureaux où se déroulait ladite négociation. « Nous sommes outrées de l’offre insultante qui nous a été faite et des reculs que le gouvernement veut nous faire subir, a lancé la porte-parole du Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) présentes sur place. Avant les fêtes, le ministre Barrette s’était clairement positionné dans les médias en accord avec la majorité de nos demandes. C’était de la poudre aux yeux. »

« Avec les milliards qu’il vient de distribuer aux médecins spécialistes, force est de constater que ce gouvernement de médecins n’en a vraiment que pour les médecins. Pourquoi est-ce si difficile de le faire réagir lorsqu’il s’agit de groupes de professionnelles comme les sages-femmes? Est-ce parce qu’elles sont des femmes, et qui plus est, parce qu’elles sont peu nombreuses? », a affirmé la présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Ginette Langlois.

Pierres d’achoppement
Rappelons que la garde constitue le pilier de la pratique des sages-femmes, puisqu’elle permet d’assurer la continuité des soins durant toute la grossesse, l’accouchement et le suivi postnatal. À l’heure actuelle, les sages-femmes sont payées moins de 2 $ l’heure de garde effectuée. Or, l’offre du gouvernement leur ferait enregistrer un recul de près de 1700 $ par année pour une sage-femme à temps complet. Notons que d’autres demandes ont aussi été écartées, comme le dédommagement de 10,75 $ réclamé pour les journées d’utilisation du véhicule. « Le gouvernement veut négocier avec nous en faisant fi de ce que notre travail engendre comme dépenses et comme exigences. Lors des journées de garde, nous sommes obligées de nous déplacer en voiture afin d’avoir le matériel requis, et pour pouvoir offrir les trois lieux de naissance demandés par la population. Cette obligation entraîne des frais et ce n’est pas normal que nous devions les payer de notre poche. Encore une fois, le gouvernement se moque de nous. »

« Messieurs Couillard et Barrette s’obstinent face à nos demandes, alors qu’ils ont distribué des milliards aux médecins et qu’ils ont engrangé des surplus indécents avec les coupes dans les services publics. Pourtant, plusieurs médecins sortent publiquement pour exprimer leur gêne face à l’entente conclue avec la Fédération des médecins spécialistes! Quels professionnels de la santé sont rémunérés 2 $ l’heure de garde? Aucun. Il est temps que le gouvernement reconnaisse le travail des sages-femmes et leur modèle de pratique qui a fait ses preuves à travers les années. Il est temps qu’il leur donne ce qu’elles méritent : le respect », a conclu le président du conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CSN), Michel Quijada.

 

Nous méritons plus que des miettes

Devant l’offre globale inacceptable qui leur a été faite par le gouvernement, le même jour où l’on apprenait l’octroi de plusieurs milliards aux médecins spécialistes, une trentaine de sages-femmes et de parents ont attendu de pied ferme les membres du comité ministériel mandatés par Gaétan Barrette pour négocier avec le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ). Elles ont ainsi formé une haie d’honneur afin de pousser le gouvernement à démontrer enfin de l’ouverture dans la négociation qui traîne depuis 2015. « Nous sommes outrées de cette offre insultante et des reculs que le gouvernement veut nous faire subir, a lancé la vice-présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ), Josyane Giroux. Avant les fêtes, le ministre Barrette s’était clairement positionné dans les médias en accord avec la majorité de nos demandes. C’était de la poudre aux yeux. »

« Avec les milliards qu’il vient de distribuer aux médecins spécialistes, force est de constater que ce gouvernement de médecins n’en a vraiment que pour les médecins. Pourquoi est-ce si difficile de le faire réagir lorsqu’il s’agit de groupes de professionnelles comme les sages-femmes? Est-ce parce qu’elles sont des femmes, et qui plus est, parce qu’elles sont peu nombreuses? », a affirmé la présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Ginette Langlois.

Pierres d’achoppement
Rappelons que la garde constitue le pilier de la pratique des sages-femmes, puisqu’elle permet d’assurer la continuité des soins durant toute la grossesse, l’accouchement et le suivi postnatal. À l’heure actuelle, les sages-femmes sont payées moins de 2 $ l’heure de garde effectuée. Or, l’offre du gouvernement leur ferait enregistrer un recul de près de 1700 $ par année pour une sage-femme à temps complet. Notons que d’autres demandes ont aussi été écartées, comme le dédommagement de 10,75 $ réclamé pour les journées d’utilisation du véhicule. « Le gouvernement veut négocier avec nous en faisant fi de ce que notre travail engendre comme dépenses et comme exigences. Lors des journées de garde, nous sommes obligées de nous déplacer en voiture afin d’avoir le matériel requis, et pour pouvoir offrir les trois lieux de naissance demandés par la population. Cette obligation entraîne des frais et ce n’est pas normal que nous devions les payer de notre poche. Encore une fois, le gouvernement se moque de nous. »

« Messieurs Couillard et Barrette agissent de façon totalement inéquitable envers ce groupe de quelque 200 femmes, qui sont complètement dévouées aux femmes qu’elles accompagnent ainsi qu’à leur enfant et à leur famille. Ils refusent de façon obstinée de valoriser leur travail et leur envoie des miettes, alors qu’ils ont distribué des milliards aux médecins et qu’ils ont engrangé des surplus indécents avec les coupes dans les services publics. Quels professionnels de la santé sont rémunérés 2 $ l’heure de garde? Aucun. Il est temps que le gouvernement reconnaisse le travail des sages-femmes et leur modèle de pratique qui a fait ses preuves à travers les années. Il est temps qu’il leur donne ce qu’elles méritent : le respect », a conclu la présidente du Conseil central de Québec– Chaudière-Appalaches (CSN), Ann Gingras.

Le ministre Barrette doit joindre les actes à la parole et débloquer les mandats de négociation

Réunies devant l’Assemblée nationale aujourd’hui, après avoir manifesté à Montréal la semaine dernière, des sages-femmes venues des quatre coins du Québec ont sommé le ministre Barrette de donner à ses représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux les mandats nécessaires pour que la négociation démarre enfin.

« La semaine dernière, le ministre a déclaré qu’il était en accord avec nos demandes — ce qui nous a étonnées, mais qui nous a réjouies — et a affirmé que le problème résidait dans notre supposé refus de nous soumettre à un exercice de reddition de comptes. Cette affirmation est évidemment non fondée, puisque nous avons développé la reddition de comptes conjointement avec le ministre, à sa demande en 2014. Celle-ci lui permet de s’assurer que les sages-femmes respectent leurs obligations contractuelles en matière de suivis complets », souligne d’entrée de jeu l’une des porte-parole du Regroupement Les Sages-femmes du Québec, Marie-Pier Mainville.

Se recentrer sur la négociation
« Il semble y avoir un manque de communication entre le ministre et ses représentants à la table de négociation, enchaîne-t-elle. Nous avons accepté que les données contenues dans la reddition de comptes soient transmises aux établissements. Le ministre ne semblait pas être au courant la semaine dernière. Maintenant qu’il s’est probablement mis à jour sur le dossier, et qu’il se dit en accord avec nos demandes, il n’y a aucune raison pour qu’on ne puisse pas enfin s’engager dans cette négociation et aborder le cœur des enjeux dont nous voulons discuter. »

Rappelons que les sages-femmes demandent notamment l’amélioration du forfait de garde, le remboursement de frais de kilométrage et l’attribution de certaines primes, comme celles qui visent à assurer les services à des clientèles en situation de vulnérabilité ou aux populations dans le Grand Nord.
« Les sages-femmes sont des professionnelles de première ligne dans le réseau de la santé au Québec et elles ont exprimé des demandes très légitimes au gouvernement pour mieux les soutenir dans plusieurs aspects de leur travail, souligne pour sa part la présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Ginette Langlois. Un accouchement avec une sage-femme engendre d’immenses bénéfices à tous les points de vue. Leur accompagnement tout au long de la grossesse, de l’accouchement et de la période postnatale améliore la santé de la mère et de l’enfant. Sans compter qu’elles permettent à l’État québécois de réaliser des économies substantielles. Elles méritent une juste reconnaissance de leur travail. »

« Lors de sa mise à jour économique, le gouvernement libéral nous a fait la démonstration qu’il nage dans des surplus faramineux, obtenus en grande partie en coupant des services de santé et de services sociaux aux Québécoises et aux Québécois. Les sages-femmes font partie de la solution pour améliorer le système de santé et de services sociaux du Québec. Le ministre Barrette a tout à fait les moyens de répondre à leurs demandes qui sont plus que raisonnables et qui vont profiter à toutes et à tous. Qu’il cesse donc de leur faire des misères », a conclu le secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Yves Fortin.

Notons finalement que des porte-parole des trois partis de l’opposition se sont adressés aux manifestantes et aux manifestants durant l’événement pour exprimer leur soutien aux sages-femmes.

Un deuxième rassemblement en appui aux sages-femmes

Depuis plus de deux ans, les sages-femmes du Québec sont en négociation avec le ministère de la Santé et des Services sociaux pour obtenir une reconnaissance concrète de leur travail et des conditions d’exercice plus favorables (salaire, forfait de garde, congés, etc.) Or, le ministère tente de restreindre toujours plus le champ de pratique des sages-femmes (AVAC, organisation clinico-administrative…) et, finalement, de réduire notre liberté de choix en reconnaissant de moins en moins notre capacité à mettre au monde nos enfants par nos propres moyens.

Ces négociations ont un impact direct dans nos vies. Nous voulons nos sages-femmes à nos côtés, et cela dans les meilleures dispositions pour continuer à nous accompagner avec bienveillance et diligence tout au long de la grossesse, durant et après l’accouchement.

Le 20 novembre prochain, nous sommes invité-e-s à appuyer la mobilisation des sages-femmes afin d’interpeller le ministre Barrette et de faire entendre la cause des femmes et des sages-femmes.

Rendez-vous devant la fontaine de l’Assemblée nationale
dès 11 h 30 mercredi le 29 novembre 2017

Les sages-femmes manifestent

Plusieurs dizaines de sages-femmes, accompagnées par des mères et des familles, se sont déplacées des quatre coins du Québec pour aller manifester à l’hôtel Plaza de Montréal où le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, donnait une conférence devant la Chambre de commerce de Montréal. Fait ironique, la conférence de Monsieur Barrette s’intitulait Amélioration et innovation dans le réseau de la santé. Sur le trottoir, les sages-femmes, elles, scandaient ceci : « Depuis 2015, la négo tourne en rond. On est à boutte. »

La présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Ginette Langlois, est outrée. « Les sages-femmes sont des professionnelles de première ligne dans le réseau de santé au Québec. Un accouchement avec une sage-femme engendre d’immenses bénéfices à tous les points de vue. Elles offrent une approche globale et sont disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Leur accompagnement tout au long de la grossesse, de l’accouchement et du postnatal améliore la santé mère-enfant, notamment par la diminution des interventions évitables. De plus, fait non négligeable, elles permettent à l’État québécois de réaliser des économies substantielles. Pourquoi doivent-elles se battre avec Gaétan Barrette pour avoir une juste reconnaissance ? »

Des demandes laissées lettre morte
« Nous avons exprimé des demandes très légitimes au gouvernement pour mieux nous soutenir dans plusieurs aspects de notre travail. Ces demandes concernent notamment l’amélioration du forfait de garde, les frais de déplacement et certaines primes diverses, par exemple celle qui vise à favoriser les services aux populations du Grand Nord. Or, nous n’avons encore discuté d’aucune de ces demandes. Ça n’a pas de sens. Et comme si ce n’était pas assez, il reste fixé à son idée de mener une négociation à coût nul. En d’autres mots, il ne veut pas mettre une cenne dans notre négociation. Notre patience a des limites et celle des femmes et des familles qui font appel à nos services aussi », a souligné Marie-Pier Mainville, l’une des porte-parole du Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) qui participe à la table de négociation.

Des surplus de 4,5 milliards et pourtant
« Le gouvernement trouve toutes les raisons possibles et inimaginables pour retarder une entente avec les sages-femmes, comme il l’a fait avec de nombreux groupes de travailleuses et de travailleurs du secteur public. Pourquoi autant d’obstination? Gaétan Barrette se fait intraitable et refuse aux sages-femmes toute concession sur le plan financier. Faut-il rappeler que les libéraux ont accumulé des surplus gargantuesques de quelque 4,5 milliards, notamment avec leur politique d’austérité? Les sages-femmes font partie de la solution pour améliorer le système de santé et de services sociaux du Québec. Il est temps que le docteur Barrette s’en rende compte », a conclu la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), Dominique Daigneault.