L’Alliance syndicale de la construction rencontre la ministre du Travail

L’Alliance syndicale a rencontré aujourd’hui la ministre responsable du Travail, Dominique Vien, pour discuter de la possibilité de modifier la Loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction (loi R-20).

Depuis des mois, l’Alliance syndicale demande au gouvernement de permettre la négociation de clauses rétroactives dans les conventions collectives, ainsi que l’application de mesures contre les briseurs de grève. La rencontre avec la ministre a servi à remettre une pétition de plus de 40 000 signataires portant sur ce sujet.

L’Alliance syndicale est victime des conséquences de l’absence de ces clauses dans la loi qui régit l’industrie. Depuis le 30 avril, les employeurs empochent, sur le dos des travailleurs, plus de 8 millions de dollars par semaine supplémentaire de négociation. Il n’y a donc aucun intérêt à négocier et à s’entendre du côté patronal.

« Dans les négociations de l’industrie de la construction, l’absence de mesures contre les briseurs de grève et l’interdiction de négocier des augmentations de salaire rétroactives font en sorte qu’aujourd’hui les employeurs sont les seuls bénéficiaires d’une longue négociation », dénonce Michel Trépanier, porte-parole syndical de l’Alliance.

Ouverture de la part de la ministre
L’Alliance syndicale voit d’un bon œil le choix de la ministre d’accepter de recevoir les représentants syndicaux. « Nous sommes très heureux de l’ouverture que la ministre a manifestée à nos demandes », s’est réjoui le porte-parole.

La mobilisation va se poursuivre
L’Alliance syndicale continuera son action pour convaincre le gouvernement de donner aux travailleurs et aux travailleuses de la construction des droits similaires à ceux dont les autres syndiqués québécois bénéficient depuis des décennies.

Rappelons aussi que la négociation se poursuit actuellement entre les syndiqués de la construction et les associations patronales de l’industrie. « La négociation actuelle est difficile et démontre un déséquilibre qu’il faut absolument abolir. Le dépôt de notre pétition à la ministre n’était qu’une première étape dans un processus qui nous permettra de nous assurer que les travailleurs de l’industrie et leur famille ne seront pas pris en otage par les employeurs », conclut Michel Trépanier.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

 

Ratification de la convention no 98 par le Canada : il était temps !

La CSN se réjouit de la ratification prochaine de la Convention no 98 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) par le Canada. La ministre fédérale de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, Patty Hajdu, en a fait l’annonce hier. En signant ce texte, le Canada aura enfin ratifié les huit conventions fondamentales de l’OIT, des conventions assurant la liberté syndicale, le droit de négociation et de grève et  prônant l’éradication du travail des enfants et du travail forcé, ainsi que le droit à l’égalité en emploi. Adoptée en 1949, la Convention no 98 est la seule des conventions fondamentales que le Canada refusait encore de signer, à l’instar de pays comme l’Afghanistan, le Bahrein, l’Arabie Saoudite, la Chine et les États-Unis.

Pour le président de la CSN, Jacques Létourneau, la position du Canada devenait   intenable, d’autant que la Cour suprême avait reconnu que la liberté d’association –incluant le droit de négocier et le droit de grève – était protégée constitutionnellement au pays. « Rappelons-nous qu’en 2007, la Cour suprême du Canada affirmait que la liberté de négociation constituait un aspect fondamental de la vie de la société canadienne, explique le président. Il était grand  temps pour le Canada de se mettre au diapason des décisions de sa plus haute Cour ! », note M. Létourneau.   

Par cette ratification, le  Canada s’engage à respecter les normes internationales du travail en matière de négociation collective.  « Rappelons que le Canada a fait l’objet de nombreuses plaintes au Bureau international du Travail (BIT), en matière de liberté d’association et que plusieurs de ces plaintes ont été accueillies, observe le président de la CSN.  « La ratification de toutes les conventions fondamentales de l’OIT place désormais le Canada dans une meilleure position pour inciter les autres pays à ratifier ces normes et pour en exiger le respect dans ses accords commerciaux. Mais surtout, le Canada et les provinces doivent s’engager à respecter ces droits une fois les conventions signées ».  

À propos  

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe chez Autobus Matanais

Réunis en assemblée générale, mardi le 2 mai dernier, c’est à plus de 80% que les membres présents ont entériné l’entente de principe intervenue plus tôt entre leur employeur et leur comité de négociation syndical.

Bien que la convention collective ne venait à échéance que le 30 juin 2017, les parties ont entrepris le 20 janvier dernier, les négociations en vue du renouvellement de la convention collective pour répondre à une demande de la Commission scolaire. En effet, le contrat entre le transporteur scolaire Autobus Matanais inc. et la Commission scolaire des Monts et Marées venait également à échéance à la fin de la présente année scolaire. L’une des exigences imposées à Autobus Matanais était d’obtenir la conclusion d’une convention collective.

« Chose faite! » de déclarer le président du syndicat, Richard Leclerc avant d’ajouter : « Plus rien n’empêche maintenant Autobus Matanais et la Commission scolaire de continuer les discussions afin qu’eux aussi, concluent une entente à long terme pour le transport des élèves ». Le président du syndicat ne cache pas sa satisfaction d’avoir conclu cette négociation sans heurt.

Le syndicat ne fera aucun autre commentaire afin de laisser toute la place aux discussions entre leur employeur et la Commission scolaire afin que ces derniers finalisent également le renouvellement du contrat de transport scolaire.

À propos

L’Association des chauffeurs d’autobus scolaires Matanais inc. – CSN est affiliée au Conseil central du Bas-Saint-Laurent – CSN, qui regroupe 110 syndicats représentant10 000 membres et à la Fédération des employées et employés de services publics – CSN qui compte plus de 60 000 membres. Quant à la CSN, elle représente plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

Hommage à une militante audacieuse et engagée

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) rend hommage à Madeleine Soucisse-Morgan, une pionnière de la syndicalisation des infirmières et une leader syndicale qui a été à la tête de deux grèves marquantes au Québec. Madame Soucisse-Morgan est décédée le 1er mai dernier, Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, à l’âge de 86 ans. Ses funérailles se déroulent à 11 heures aujourd’hui, au Complexe Angrignon, à Lasalle. 

« Madeleine Soucisse-Morgan a fait preuve d’une audace remarquable et d’un courage exemplaire en tenant tête au gouvernement Lesage, aux côtés de ses camarades, lors de la grève illégale d’un mois, en octobre 1963, a tenu à souligner le président de la CSN, Jacques Létourneau. La CSN salue son engagement pour l’amélioration des conditions de travail, autant en qui concerne les conditions d’exercice de la profession d’infirmière que l’obtention de droits syndicaux. »

Élue présidente de l’Alliance des infirmières de Sainte-Justine (CSN) le 13 février 1963, Madame Soucisse-Morgan est une figure de proue du syndicalisme dans le réseau de la santé et des services sociaux. Son syndicat est accrédité le 12 juin de la même année et c’est le 16 octobre que la grève illégale est déclenchée. Elle se termine près d’un mois plus tard alors que le secrétaire général de la CSN, Marcel Pepin, conclut la négociation avec des représentants du ministère du Travail. Cette grève aura un impact considérable sur l’organisation syndicale dans le réseau de la santé et des services sociaux, note-t-on dans La CSN au cœur de son temps, album-souvenir 1921-1996. L’Alliance des infirmières de Sainte-Justine est aujourd’hui le Syndicat en soins infirmiers et cardio-respiratoires du CHU Sainte-Justine (FSSS–CSN).

En 2003 la CSN a publié La colère des douces, un livre écrit par Madame Soucisse-Morgan qui relate cette grève majeure dans l’histoire des relations de travail au Québec.

Madeleine Soucisse-Morgan présidait aussi l’Alliance des infirmières de Montréal (CSN), en 1966, lors de la grève des quelque 32 000 employé-es d’hôpitaux membres de syndicats affiliés à la CSN. Durant plus de trois semaines, les travailleuses et les travailleurs ont lutté, entre autres pour l’amélioration de leurs salaires, l’établissement de règles d’ancienneté dans l’octroi des postes et des dispositions pour la liberté d’action syndicale.

« Cette militante a été un exemple pour toutes ces femmes et tous ces hommes qui se sont engagés dans l’action syndicale durant les années qui ont suivi. Au nom de la CSN, j’offre mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Madame Soucisse-Morgan », a poursuivi Jacques Létourneau.

 

Fin d’un conflit de 10 ans: une entente historique!

Les quelque 400 ex-travailleurs de l’usine d’Olymel, qui avait cessé illégalement ses activités en avril 2007, puis mis en lock-out une vingtaine d’employés en octobre suivant, ont adopté à plus de 92 % l’entente de principe intervenue à la mi-avril dernier avec Olymel. Cette entente, qui totalise près de 9,5 millions de dollars, met ainsi un terme à une saga juridique de près de 10 ans opposant l’entreprise à ses salariés syndiqués et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), en réglant la nouvelle convention collective et tous les litiges entre les parties.

Pour Michel Daigle, président du Syndicat des travailleurs d’Olympia (CSN) et vice-président du Conseil central de la Montérégie pour la région de Saint-Hyacinthe, « c’est une victoire historique pour tous les travailleurs d’Olymel de Saint-Simon sans exception qui, grâce à la CSN, ont lutté avec acharnement afin de se faire respecter tout au long de ce coûteux conflit de travail aux plans financier et humain. C’est aussi une victoire pour une vingtaine de camarades décédés depuis 2007 et leurs ayant droit. Jamais nous ne les oublierons ! »

« On ne peut que souligner le dénouement positif de ce dur conflit de travail, certainement l’un des plus longs dans l’histoire des relations de travail au Canada, affirme David Bergeron-Cyr, vice-président de la Fédération du commerce (FC–CSN). Nous espérons que ce règlement sur la convention collective et l’ensemble des litiges puisse lancer le message à tous les employeurs qu’on ne peut bafouer les droits des travailleurs sans devoir rendre des comptes un jour ou l’autre. »

« Nous sommes très fiers d’avoir contribué à ce règlement qui va enfin permettre aux travailleurs de passer à quelque chose de plus positif qu’un conflit de travail de cette ampleur, ajoute le président de la CSN, Jacques Létourneau. Au-delà du contenu de l’entente, on doit mentionner que cette victoire n’aurait jamais eu lieu sans la solidarité démontrée par les travailleurs d’Olympia eux-mêmes, sans l’appui moral et financier de plusieurs syndicats affiliés à la CSN, et sans le soutien concret de la Fédération du commerce et du Conseil central de la Montérégie. Je lève mon chapeau aux travailleurs d’Olymel de Saint-Simon pour leur courage et leur victoire. »

Contenu de l’entente

L’entente porte d’abord sur la négociation d’une nouvelle convention collective, valide jusqu’en juin 2024, pour une vingtaine d’employés qui seront rappelés au travail à la fin de l’automne prochain en prévision de la transformation de l’ancienne usine de découpe de porc en centre de distribution. Elle comporte plusieurs avancées, dont la mise sur pied d’un régime de retraite simplifié, des hausses de salaire totalisant 12,75 %, un maximum de six semaines de vacances annuelles ainsi que la protection de l’unité d’accréditation en cas de reprise de la production alimentaire prévoyant l’ajout de postes ou d’heures travaillées.

Le deuxième volet de l’entente porte sur le remboursement des sommes perdues en raison de la fermeture prématurée de l’usine en avril 2007 alors qu’une lettre d’entente à la convention collective empêchait la fin des activités avant octobre de la même année. La portion de l’entente comporte le versement de 8,2 millions de dollars à être partagés parmi l’ensemble des employés concernés pour compenser six mois de salaire, en plus des intérêts rétroactivement à 2007.

Le dernier volet concerne le règlement du litige lié à la création illégale d’un quart de soir en 2003-2004, à l’encontre des dispositions de la convention collective qui prévoyait l’obligation d’Olymel de consulter le syndicat. La valeur de ce règlement représente une somme de 1,2 million de dollars qui sera également l’objet d’un partage entre les ex-travailleurs visés par le litige.

À propos du syndicat et de la CSN

Le Syndicat des travailleurs d’Olympia est affilié à la Fédération du commerce, qui compte 32 500 membres réunis dans 360 syndicats provenant de tous les secteurs d’activité, ainsi qu’au Conseil central de la Montérégie (CCM-CSN), qui regroupe environ 35 000 syndiqué-es sur une base régionale. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 travailleuses et travailleurs issus des secteurs public et privé.

Le gouvernement doit régler la négociation avec les sages-femmes

Les sages-femmes déplorent la lenteur de leur négociation avec le gouvernement et profitent de la Journée mondiale de la Sage-femme du 5 mai pour inviter le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, à répondre positivement à leur dernière proposition.

« Nos demandes sont très simples et très raisonnables, souligne la présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec, Mounia Amine. Elles visent à mieux reconnaître notre modèle de pratique et ce que nous vivons sur le terrain. »

Les sages-femmes veulent notamment une bonification de leur forfait de garde qui tienne compte de leur réalité de travail. « La garde 24 heures sur 24, 10 jours sur 14 constitue la pierre angulaire de la pratique sage-femme. Elle est nécessaire pour permettre la continuité relationnelle des soins et des services à toutes les phases du suivi de grossesse, jusqu’à six semaines après l’accouchement. Le fait de ne pouvoir prévoir l’horaire exact et la nature des tâches de la journée fait donc partie intégrante de la réalité des sages-femmes », explique-t-elle.

La présidente du RSFQ demande donc au gouvernement de prêter une oreille très attentive à leur proposition de règlement. « Nous ne demandons rien d’extravagant. Nous souhaitons simplement que la valeur de notre pratique soit reconnue concrètement. Cela passe inéluctablement par des conditions justes et équitables pour l’ensemble des sages-femmes, et ce, à l’instar de celles dont bénéficient les autres professionnel-les du réseau. »

« Les sages-femmes sont des professionnelles de la santé de première ligne dans le réseau et le gouvernement l’admet sans ambages. Les bienfaits de leur pratique ne sont d’ailleurs plus à démontrer, souligne pour sa part la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Nancy Corriveau. Nous espérons vraiment que le message aura été entendu par le gouvernement lors de la prochaine rencontre de négociation afin que les assises de la profession soient enfin consolidées. Ce sont les femmes et les familles du Québec qui en bénéficieront », conclut-elle.

 

Une déclaration des partenaires en faveur des services éducatifs de qualité dès la naissance

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) endosse la déclaration des partenaires à l’occasion du Sommet sur l’éducation à la petite enfance qui s’est terminé aujourd’hui. Comme d’autres, la CSN mettra tout en œuvre pour valoriser davantage et poursuivre le développement du réseau des services éducatifs à la petite enfance. La CSN s’engage aussi à en faire la promotion, et ce, dans le meilleur intérêt des tout-petits, mais aussi du personnel en centres de la petite enfance (CPE), en milieu familial régi et en milieu scolaire, sans qui ce réseau n’existerait tout simplement pas. La confédération souhaite aussi contribuer à une concertation éventuelle des différents partenaires qui ont participé au Sommet dans le but de poursuivre les discussions qui restent à faire.

La délégation de la CSN au Sommet, composée d’une trentaine de travailleuses en CPE et de RSG en milieu familial

La CSN tient d’abord à souligner l’apport de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) qui a permis la tenue de ce grand rendez-vous sur l’avenir des services éducatifs. « Ce sommet est une bouffée d’air frais alors que le gouvernement libéral poursuit ses attaques pour affaiblir le réseau des services éducatifs à la petite enfance, affirme Dany Lacasse, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). L’événement est d’autant plus pertinent que nous sommes à dix-huit mois des prochaines élections provinciales en 2018. L’existence d’un réseau de qualité, accessible et à l’abri de la marchandisation des services aux petits, doit devenir un enjeu électoral. »

La déclaration signée par près d’une trentaine d’organismes a permis de dégager des consensus à partir desquels le travail devra se poursuivre. L’égalité des chances pour tous les enfants, l’accès à des services de qualité universels et gratuits, la fin des compressions budgétaires et le développement de places régies et subventionnées sont des objectifs que partage la CSN.

En outre, la CSN demande au gouvernement d’assurer la gratuité des services, comme c’est le cas en éducation, pour les familles à faible revenu dans un premier temps. L’atteinte de cet objectif doit être prioritaire et accompagnée de l’abolition du tarif modulé et du retour au tarif universel, des mesures qui ont fait leurs preuves par le passé.

Enfin, la CSN partage l’objectif à l’effet que le gouvernement doit mettre fin rapidement aux crédits d’impôt qui ont entraîné une hausse du nombre de places en garderies commerciales alors que la fréquentation des services régis et subventionnés a stagné ou diminué en milieu familial et en CPE. En ce sens, l’annonce du ministre de la Famille, Sébastien Proulx, concernant la révision de l’offre de services dans certaines régions nous inquiète grandement. « Qu’adviendra-t-il des places existantes en CPE et en milieu familial régi ? lance Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. Est-ce une façon d’encore favoriser les garderies commerciales ? Est-ce que le gouvernement va enfin s’attaquer aux milieux de garde non régis ? La CSN désire participer à ce chantier pour s’assurer que l’offre des services éducatifs à la petite enfance permette aux parents d’avoir accès à des services de qualité. »

« Les pistes de solution et les consensus dégagés autour de la déclaration, conclut-elle, sont inséparables de la lutte sociale menée depuis plusieurs mandats pour obliger le gouvernement à abandonner ses politiques austères et rétrogrades. En ce sens, la CSN lancera dès l’automne la seconde phase de sa bataille pour le maintien et le développement d’un réseau de services de qualité. Cette campagne, ayant pour thème Pas de profits sur le dos des petits, cible d’abord et avant tout les politiques néolibérales qui ne visent qu’à créer des occasions d’affaires sur le dos des enfants. »

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats qui regroupent plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Il faut plus de moyens pour développer les maisons de naissance

Afin de souligner la Journée Mondiale de la sage-femme, la Coalition pour la pratique sage-femme lance officiellement sa plateforme et son logo et en profite pour réitérer l’importance de mieux développer l’accès à cette pratique au Québec.

Ainsi, les 14 regroupements et instances nationales de la Coalition célèbrent aujourd’hui l’apport majeur de cette approche pour les futurs parents et leur nouveau-né en rappelant tous les bénéfices de ce suivi axé sur la continuité relationnelle, l’accouchement physiologique et le choix du lieu de naissance (domicile, maison de naissance ou centre hospitalier). Ils se réjouissent en outre de l’ajout de ce service dans les soins offerts en périnatalité au Québec, mais déplorent toutefois le nombre encore trop élevé de femmes et de familles du Québec qui doivent y renoncer, faute d’y avoir accès.

« Nous sommes fières de cette plateforme qui confirme les valeurs et les principes de la Coalition ainsi que les actions qu’elle mène depuis sa création en 1988 pour l’accès aux services de sage-femme et aux maisons de naissance, dans toutes les régions du Québec », souligne la coordonnatrice de la Coalition, Lorraine Fontaine.

Du travail reste à faire
La Coalition salue par ailleurs les récentes avancées en faveur du développement de la pratique, mais estime qu’il reste encore bien du travail à faire dans ce sens. « L’ouverture de la maison de naissance Jeanne-Mance à Montréal, l’agrandissement de celle de Gatineau ou encore l’annonce de services de sage-femme en Beauce sont de bonnes nouvelles, souligne Lorraine Fontaine. Cela dit, on est encore loin de la coupe aux lèvres pour répondre aux objectifs que le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) s’est lui-même fixés d’ici 2018 pour augmenter l’accès aux services sage-femme pour l’ensemble de la population québécoise ».

Rappelons à cet effet que la Politique de périnatalité 2008-2018 ainsi que le Cadre de référence pour le déploiement des services de sage-femme stipulent explicitement la volonté du gouvernement de confier aux sages-femmes les suivis de maternité complets de 10 % des femmes d’ici 2018.

« On a l’impression de toujours se répéter, mais la réalité est que le nombre de femmes et de familles qui ont accès aux services d’une sage-femme est d’à peine 3 % par année en 2017. Plusieurs maisons de naissance comme celle de Côte-des-Neiges ne dérougissent pas. Ainsi, dans les faits, seule une minorité de Québécoises peuvent choisir le lieu et le modèle de leur accouchement, alors que 25 % des femmes en âge de procréer souhaitent accoucher avec une sage-femme. Tant que le gouvernement ne prendra pas des moyens concrets pour pouvoir assurer aux femmes qui le souhaitent la possibilité d’accoucher en dehors de l’hôpital, nous manquerons la cible , et ces moyens incluent de dénouer les multiples obstacles. Nous serons au rendez-vous ! » affirme Lorraine Fontaine.

Coalition pour la pratique sage-femme
La Coalition pour la pratique sage-femme milite pour l’accès aux services de sage-femme et aux maisons de naissance, dans toutes les régions du Québec, au sein du système public de la santé et services sociaux. La Coalition travaille pour que les sages-femmes puissent soutenir et protéger l’accouchement naturel et physiologique, en reconnaissant que les processus liés à la maternité appartiennent aux femmes.

Intervention de Québec et d’Ottawa nécessaire

Environ 230 salarié-es des Pêcheries Marinard à Rivière-au-Renard et des Fruits de mer de l’Est du Québec à Matane, en plus des non-syndiqué-es de l’usine de l’Anse-au-Griffon, sont menacés de perdre leur revenu en raison d’un conflit persistant dans l’industrie de la pêche à la crevette. Profitant de leur passage à Percé, ces syndiqué-es membres de la CSN ont demandé au premier ministre Philippe Couillard et au ministre responsable de la Gaspésie, Sébastien Proulx, de trouver des solutions rapides à leurs problèmes.

Depuis le 1er avril, date d’ouverture de la pêche à la crevette, un litige persiste entre les propriétaires d’usines de transformation des crevettes et les pêcheurs qui n’ont pas réussi à s’entendre sur le prix d’achat des crevettes au débarquement. En guise de protestation, les pêcheurs ont choisi de laisser leur bateau à quai, laissant les travailleurs des usines de transformation sans travail plus d’un mois après le début de la période officielle de la pêche.

Pour Régis Turgeon, président du Syndicat des employés des Fruits de mer de Matane (CSN), le syndicat a déjà consenti à abolir un quart de travail dans l’usine pour la saison 2017. Les solutions doivent maintenant venir du côté gouvernemental. Il ajoute que « ce conflit pénalise grandement les travailleurs et les travailleuses des usines qui vont très bientôt épuiser toutes leurs prestations d’assurance-emploi, en plus de ne pas se qualifier en prévision de l’après-saison de pêche de l’an prochain. Il faut que le premier ministre et le ministre responsable de la Gaspésie prennent la pleine mesure de la situation qui est intenable et s’assurent de trouver des solutions pour éviter non seulement leur appauvrissement, mais la répétition de ce triste scénario dans l’industrie de la pêche aux crevettes ».

Omer Ouellet, vice-président du Syndicat des pêcheries Marinard (CSN), constate que plusieurs travailleuses et travailleurs ont déjà cessé de toucher leurs prestations d’assurance-emploi. « On demande que Québec interpelle aussi le gouvernement fédéral pour éviter le fameux “trou noir”, soit la période correspondant à la fin des prestations de chômage. C’est non seulement les salarié-es qui vont en souffrir, mais aussi leur famille. Avec la crise qui perdure en Gaspésie, entre autres en raison des effets de la baisse des quotas de pêche de 15 %, cette intervention est plus que nécessaire. »

Jacques Mimault, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), à qui Nancy Legendre du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN) joint sa voix, est formel : « Des solutions existent bel et bien. À court terme, ces travailleurs ont besoin de revenus demain matin, pas dans plusieurs semaines. Il faut qu’Emploi-Québec s’implique rapidement pour les soutenir par différents programmes. À moyen terme, ces travailleurs doivent pouvoir se qualifier chaque année à l’assurance-emploi sans devoir ressentir la crainte de perdre leur revenu. À long terme, il faut prévoir de mettre en place un mécanisme pour s’assurer que le prix de la crevette au débarquement soit déjà négocié avant le début de la saison de la pêche, comme c’est le cas de la pêche au crabe. C’est entre autres sur cette avenue que les conseils centraux vont consacrer leurs énergies. »

À propos de la CSN

Le Syndicat des employés des Fruits de mer de Matane (CSN) regroupe 100 travailleurs et travailleuses, et le Syndicat des pêcheries Marinard compte environ 130 membres. Ils sont affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN), au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN) et au Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN). La CSN est composée de plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Dépôt de la revendication aux députés de l’Assemblée nationale

Ce matin, réunis en conseil fédéral à Chicoutimi, les délégué-es de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN) ont manifesté leur appui à la revendication du Secteur transport scolaire (STS) visant à obtenir des conditions minimales d’emploi, incluant un salaire de référence.

« Aujourd’hui, nous avons déposé notre revendication aux 125 député-es de l’Assemblée nationale, qui vise à ce que rapidement, le gouvernement fixe des conditions minimales d’emploi pour notre métier. Plusieurs autres domaines du travail sont ainsi couverts par différents décrets qui jettent les bases des conditions de travail dans un secteur donné, dont un salaire minimal de référence et c’est exactement ce que nous revendiquons », de souligner Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire.

« Lors du processus rigoureux d’évaluation de nos emplois de conducteur et de conductrice de véhicule scolaire, auquel le gouvernement et les associations des transporteurs ont participé, les conclusions du comité de travail fixaient notre taux horaire minimal à 19,14 $ l’heure en janvier 2015, ce qui représente actuellement un taux indexé de 19,74 $. Or, en ce moment même, certains conducteurs ne sont payés guère plus que le salaire minimum à 11,25 $ l’heure, d’où l’urgence et l’importance de notre revendication », d’ajouter monsieur Gauley.

Le piège des appels d’offre

« Lors des renouvellements de contrat, les commissions scolaires peuvent lancer des appels d’offres afin de retenir le transporteur qui chargera le moins cher pour le transport des élèves. Or, les employeurs qui chargent le moins cher sont aussi ceux qui payent le moins bien leurs conductrices et leurs conducteurs. Ce sont les plus bas soumissionnaires qui risquent d’obtenir les contrats que les employeurs détiennent actuellement, ce qui menace directement l’emploi et les conditions de travail des conductrices et des conducteurs de véhicule scolaire », de dénoncer Denis Marcoux, président de la FEESP.

« Depuis plus de 20 ans, les membres du secteur transport scolaire luttent pour la reconnaissance de leur emploi et pour l’obtention d’un traitement décent. À chaque nouvelle étape de leur lutte, elles et ils ont dû défendre l’importance de leur travail qu’ils accomplissent chaque jour avec fierté, et faire valoir la responsabilité importante que représente le fait de conduire en toute sécurité nos enfants vers leur milieu d’apprentissage. Depuis que nous avons un salaire de référence basé sur une évaluation solide, le gouvernement ne peut plus ignorer cette réalité, il doit prendre ses responsabilités et mettre en place les mécanismes législatifs pour que ce salaire soit versé, le plus rapidement possible, aux femmes et aux hommes qui accomplissent ce travail », de conclure Engelbert Cottenoir, président du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay‒Lac-Saint-Jean.

Rappelons que plus de 575 000 écoliers, soit environ 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires chaque jour d’école.

Le Secteur transport scolaire regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSN) réunit 16 600 membres dans plus de 160 syndicats affiliés à la CSN et provenant de différents secteurs d’activité dans la région.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

NON à la commercialisation des services de garde !

Plutôt que de poursuivre le saccage des services de garde à la petite enfance en misant davantage sur les garderies commerciales pour qui la recherche de profit se fait trop souvent au détriment des services dispensés aux enfants, le gouvernement ferait mieux de corriger son tir s’il veut que le Québec puisse maintenir son offre de services de garde de qualité. C’est l’un des messages qu’entend livrer aujourd’hui et demain la Confédération des syndicats nationaux (CSN) au Sommet sur l’éducation à la petite enfance organisé par l’Association québécoise des CPE et l’Institut du nouveau monde (INM).

L’heure est grave

Le réseau des services de garde régis et subventionnés a subi des compressions majeures d’environ 300 millions de dollars depuis 2014. Parallèlement, les gouvernements libéraux successifs ont mis en place des mesures pour favoriser le développement de garderies commerciales : pour certaines, en leur accordant davantage de places à contribution réduite et, pour d’autres, non subventionnées, par la bonification substantielle du crédit d’impôt versé aux parents pour frais de garde. Leur nombre s’est d’ailleurs rapidement multiplié au cours des récentes années pour atteindre 748 % depuis 2009 (http://bit.ly/2oWhfmO).

Pour Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN : « Bien qu’ils aient entraîné des ravages, les efforts du gouvernement pour créer à tout prix des occasions d’affaires sur le dos des enfants, en plus des impacts néfastes de la tarification modulée selon le revenu familial, n’ont pas tué la volonté de la population de lutter pour un réseau de services de garde éducatifs de très haute qualité conforme aux visées du système d’éducation au Québec. À dix-huit mois des élections provinciales, la tenue d’un tel sommet constitue un véritable pied de nez face aux politiques libérales, en plus de constituer une belle opportunité de ramener à l’avant-scène l’enjeu que représente pour la société la sauvegarde de ce réseau le plus envié au Canada et dans le monde. »

Dany Lacasse, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), rappelle que « plusieurs recherches ont confirmé que la fréquentation d’un service de garde éducatif améliore le développement global de l’enfant et son bien-être si les services sont de qualité. D’autres études ont démontré que la qualité des services en CPE et en milieu familial régi est supérieure à celle des services offerts dans les garderies commerciales. À contrario, le gouvernement n’a jamais produit une seule étude sérieuse pour justifier l’abandon de politiques d’avant-garde en matière de services de garde mis en place depuis plus de vingt ans. »

Un sommet nécessaire

Pour la centrale syndicale, le Sommet sur l’éducation à la petite enfance sera donc une occasion rêvée de discuter de cette question et des recommandations faites à la suite de consultations menées dans une quinzaine de villes au Québec par l’INM à l’automne dernier, à l’initiative de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE). La CSN et plusieurs de ses syndicats en centres de la petite enfance et en milieu familial régi ont d’ailleurs participé à cet exercice.

Le rapport de la Commission itinérante sur l’éducation à la petite enfance établit clairement que la tarification en vigueur a des effets pervers sur la consolidation d’un réseau de qualité et sur l’accessibilité aux services. Il comporte 22 recommandations portant sur la qualité, l’accessibilité, l’universalité et la gouvernance des services éducatifs offerts aux tout-petits. La CSN accueille favorablement la grande majorité des recommandations du rapport.

Représentant plus de 22 000 travailleuses et travailleurs dans les services de garde, dont 11 000 en CPE et 3300 en milieu familial régi, de même qu’une forte proportion des enseignantes et enseignants de niveau collégial en techniques d’éducation à l’enfance, la CSN en profitera pour faire valoir ses positions sur les enjeux cruciaux qui façonneront le réseau québécois des services de garde éducatifs et le Québec de demain.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats qui regroupent plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe adoptée!

L’entente de principe conclue entre le Syndicat des travailleurs et travailleuses de Épiciers unis Metro-Richelieu Newton Québec et Metro-Richelieu Inc., a été adoptée tard dans la soirée du 29 avril dernier.

L’entente, d’une durée de sept ans, prévoit des augmentations de 7,5 % ainsi qu’un montant forfaitaire de 6 % réparti sur 7 ans. En outre, un bonus de 1,5 % sera versé à la signature de l’entente. Le syndicat a aussi obtenu une bonification de leur régime complémentaire de retraite.

Les 170 membres du syndicat ont adopté l’entente principe à 76 %. « Malgré une négociation longue et difficile, nous avons réussi à conserver nos acquis et à freiner en  grande partie les reculs que tentait de nous imposer l’employeur », explique Luc Lafond, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Épiciers unis Metro-Richelieu Newton Québec.

Banque de temps pour les temps partiels
« Ce dont nous sommes particulièrement fiers, c’est la création de banques de temps pour les temps partiels », note Luc Lafond. « Ces travailleurs et travailleuses sont souvent très occupés entre juin et septembre, mais ont passablement moins d’heures le reste de l’année. Avec cette nouvelle banque, ils pourront dorénavant cumuler les heures travaillées, ce qui leur assurera un revenu plus équilibré tout au long de l’année », explique M. Lafond.

Une association patronale refuse de négocier avec 3500 syndiqué-es membres de la CSN

Près de 3500 travailleuses et travailleurs oeuvrant dans 133 CPE en l’Estrie, en Montérégie, à Montréal-Laval et en MauricieCentre-du-Québec diffuseront des tracts aux alentours de leurs CPE respectifs. Elles veulent sensibiliser la population au fait qu’elles sont sans convention collective depuis le 31 mars 2015 en raison du refus de l’Association patronale nationale des centres de la petite enfance (APNCPE) de joindre la table nationale de négociation à laquelle sont présents le ministère de la Famille et onze associations patronales.

Jusqu’à présent, l’APNCPE, qui regroupe le tiers des 400 CPE syndiqués à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), s’est refusé à engager des négociations avec la cette dernière qui regroupe le plus important contingent de travailleuses et de travailleurs en CPE au Québec. « Malgré que les négociations à la table nationale aient été enclenchées depuis le 8 décembre dernier, l’APNCPE cherche toujours à négocier seule, sans la présence du ministère, les matières d’ordre pécuniaire que sont les salaires, la retraite, les vacances et les fériés, les assurances collectives, en plus d’autres dispositions de portée nationale, le tout sans aucune garantie de financement. Et ça, il n’en est pas question ! »

De plus, l’APNCPE s’est enlisée à grands frais dans un recours judiciaire contre la FSSS–CSN et ses syndicats en déposant une plainte de négociation de mauvaise foi devant le Tribunal administratif du travail (TAT), à l’automne dernier. Elle a ainsi soutenu que la partie syndicale agissait de mauvaise foi en réclamant d’elle qu’elle réintègre la table nationale, comme cela est le cas depuis les débuts de la négociation regroupée il y a plus de vingt ans. La décision du TAT est toujours attendue dans les prochains jours.

Pour Louise Labrie, membre du comité national de négociation et responsable du secteur des CPE à la FSSS-CSN, cette action juridique de l’APNCPE est un véritable gaspillage d’énergie et d’argent qui aurait pu servir à d’autres fins, dont la négociation. « Il est à craindre que les 3500 salarié-es fassent injustement les frais de cette stratégie patronale en repoussant inutilement le règlement final de leurs conventions collectives. »

« Le véritable enjeu de cette ronde de négociation, ajoute Louise Labrie, c’est clairement le maintien, l’amélioration et l’uniformisation des conditions de travail qui contribuent à stabiliser la main-d’œuvre et à offrir un très haut niveau de compétence et de savoir-faire. C’est d’ailleurs ce qui a permis aux CPE de toutes les régions du Québec d’offrir une qualité de services inégalée jusqu’ici, comme plusieurs études l’ont reconnu. Voilà pourquoi nous refusons de revenir plus de vingt ans en arrière alors qu’il existait des disparités majeures entre les travailleuses et travailleurs des différents CPE et entre les régions même ! »

À propos des CPE et de la CSN

Environ 11 000 travailleuses et travailleurs syndiqués répartis dans les quelque 400 CPE sont regroupés dans 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN. Pour sa part, la CSN est composée de plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

1er mai : appauvrissement pour les travailleuses et travailleurs québécois de la construction

En cette journée internationale des travailleuses et des travailleurs, l’Alliance syndicale trouve malheureux de voir les travailleurs de la construction du Québec commencer à s’appauvrir. Les quatre conventions collectives des différents secteurs de la construction sont échues depuis le 30 avril et aucune entente de principe n’est en vue dans les quatre secteurs.

Augmentations de salaire rétroactives : illégal dans la construction !
Dans l’industrie de la construction, il est illégal de négocier des augmentations de salaire rétroactives. Les entrepreneurs ont donc tout intérêt à laisser traîner les négociations le plus longtemps possible.

Depuis des mois, on sait que les entrepreneurs soumissionnent en prenant compte d’une augmentation de salaire au 1er mai. « On estime que c’est 51 $ par semaine que les travailleurs perdent et qui va directement dans la marge de profit des employeurs. C’est un gros incitatif à ne pas négocier », dénonce Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale.

L’interdiction de négocier des clauses avec une application rétroactive n’a plus sa raison d’être en 2017. « On demande à la ministre responsable du Travail de changer la Loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction. Ce qu’on demande, c’est d’être traités comme les autres syndiqués québécois », précise Michel Trépanier.

Les équipes de négociation de l’Alliance syndicale ont l’intention de tout mettre en oeuvre pour que les négociations puissent se conclure rapidement sans que les travailleuses et les travailleurs ne subissent des reculs dans leurs conditions de travail.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

Entente de principe historique mettant fin à un lock-out de près de dix ans

À l’issue d’un blitz de négociation qui a duré près de 24 heures, une entente de principe est intervenue dans la nuit du 12 au 13 avril dernier entre le Syndicat des travailleurs d’Olympia, affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), et l’entreprise Olymel, propriété de la Coop fédérée. Si elle est acceptée, cette entente mettrait fin à une saga juridique de près de dix ans.

L’entente demeurera confidentielle jusqu’à ce que l’ensemble des salariés puisse en disposer lors d’une assemblée générale spéciale prévue le dimanche 7 mai à Drummondville. En conséquence, aucun commentaire ne sera émis jusqu’au dévoilement du résultat du vote à scrutin secret portant sur cette entente.

Une invitation aux médias sera diffusée en prévision de la tenue de cette assemblée pour permettre aux médias de prendre connaissance de la décision des travailleurs d’Olymel de Saint-Simon.

À propos du syndicat et de la CSN

Le Syndicat des travailleurs d’Olympia est affilié à la Fédération du commerce, qui compte 30 000 membres réunis dans 340 syndicats provenant de tous les secteurs d’activité, ainsi qu’au Conseil central de la Montérégie (CCM-CSN), qui regroupe environ 35 000 syndiqué-es sur une base régionale. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 travailleuses et travailleurs issus des secteurs public et privé.

Le monde a besoin d’une augmentation salariale

Dans le cadre de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, la Confédération syndicale internationale (CSI), dont est membre la CSN, lance cette déclaration.

Parce que des sociétés multinationales puissantes et une poignée de personnes immensément riches dictent les règles de l’économie mondiale, les progrès que des générations de travailleuses et de travailleurs ont obtenus, célébrés le 1er mai de chaque année, subissent continuellement et systématiquement des attaques. Les gouvernements battent en retraite, se pliant aux volontés des grandes richesses et ne remplissant pas leur devoir de garantir un travail décent pour tous et d’en finir avec la pauvreté. Le nationalisme et la xénophobie érodent la solidarité à une époque où le monde est confronté à la plus grande crise de réfugiés depuis 70 ans et que les travailleurs migrants sont privés de la dignité de l’égalité de traitement.

Des dizaines de millions de femmes et d’hommes sont pris au piège dans des formes modernes d’esclavage et un nombre bien supérieur encore forment la main-d’œuvre cachée des chaînes d’approvisionnement mondiales, sans droits de créer de syndicats ou d’obtenir un salaire minimum vital, souvent coincés dans des emplois dangereux et dégradants. Quarante pour cent de la main-d’œuvre mondiale est piégée dans l’économie informelle, sans droits et ayant tout juste de quoi subsister. Le dogme toxique de l’austérité, destiné à acheminer encore plus de richesses vers les « 1 % », touche plus gravement les femmes et ôte toutes chances de progresser sur les grands enjeux de notre époque.

Alors que plus d’un milliard de personnes sont touchées par la violence ou par l’insécurité, et que des centaines de milliers d’individus vivent au milieu de conflits armés, la menace de voir se développer de nouvelles guerres n’est jamais loin. Il ne peut y avoir de paix sans droits humains et c’est la garantie des droits humains, y compris les droits fondamentaux des travailleuses et des travailleurs, qui est le fondement de la prospérité et de la paix.

Le système économique est cassé et la réécriture des règles doit se faire par et pour le plus grand nombre, plutôt que par et pour une poignée d’individus. Selon un sondage de la CSI, pas moins de 78 % des personnes interrogées souhaitent que les entreprises endossent la responsabilité de leurs chaînes d’approvisionnement et 79 % des personnes interrogées estiment que le salaire minimum est trop faible pour mener une vie décente

Partout, les travailleurs ripostent, en créant des syndicats face à une violente intimidation, en faisant campagne pour le travail décent et en faisant grève, même là où le droit de grève n’existe pas. Dans les usines d’Asie de l’Est et dans les plantations d’Amérique centrale, dans les villes et les villages d’Afrique, et partout dans le monde entier, les travailleuses et les travailleurs se dressent contre les tyrans et exigent le respect de leurs droits de créer des syndicats, de négocier collectivement, de bénéficier d’une protection sociale et de disposer d’emplois sûrs et sans danger. Les travailleuses rappellent qu’il faut « Comptez avec nous » au niveau de l’égalité au travail, des investissements dans l’économie des soins, pour en finir avec l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes et pour obtenir leur place légitime au sein de la direction des organisations syndicales.

Pendant 130 ans, cette journée a été l’occasion de célébrer la solidarité et de rendre hommage à celles et ceux qui ont tant sacrifié pour la justice sociale. En 2017, le 1er mai sera encore l’occasion de montrer la puissance et la détermination des travailleurs en vue de combattre l’oppression, de manifester leur solidarité chez eux et par-delà les frontières, et de faire avancer la construction d’un monde meilleur.

De nouveaux défis émergent : les technologies transforment le monde du travail, les émissions de carbone risquent de nuire encore davantage au climat et le populisme et les dogmes d’extrême droite deviennent de plus en plus la norme. Nous invitons tous les gouvernements à résister aux menaces et aux intimidations de l’élite qui contrôle aujourd’hui les leviers du pouvoir, et de résister aux côtés des travailleurs. Nous réaffirmons notre élan de solidarité envers toutes celles et tous ceux qui sont victimes de la répression, connaissent la pauvreté et subissent l’exploitation, et nous ne renoncerons jamais à notre mission visant à établir la prospérité, l’égalité et la dignité pour toutes et tous.

La CSI représente 181 millions de travailleuses et de travailleurs au sein de 340 organisations affiliées nationales dans 163 pays et territoires.

La FSSS-CSN réagit fortement aux propos d’Yves Desjardins et de Gaétan Barrette

Gilles Gagné n’en revient tout simplement pas des propos tenus par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, et par le président du Regroupement québécois des résidences pour aîné-es (RQRA), Yves Desjardins, concernant le manque de personnel dans les résidences privées pour personnes âgées. Le représentant du secteur des centres d’hébergement privés pour aîné-es de la FSSS-CSN juge les commentaires diffusés sur les ondes de RDI d’autant plus ironiques qu’ils ont été exprimés la veille de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs du 1er mai, dont la revendication cette année porte sur le salaire minimum à 15 $.

« Je suis resté bouche bée en les entendant parler de belles opportunités de carrières pour les préposées aux bénéficiaires, affirme-t-il. Tous deux connaissent très bien les raisons du manque de personnel dans les centres pour aînés : le salaire moyen y gravite autour de 12,80 $ l’heure. Celui des préposés aux bénéficiaires se situe très souvent sous les 11 $. À partir de ces simples données, pas besoin de chercher de midi à quatorze heures les raisons pour lesquelles le taux de roulement est aussi élevé. »

À ce sujet, Gilles Gagné souligne que les centres d’hébergement affiliés à la FSSS-CSN sont nombreux à connaître des taux de roulement annuel extrêmement élevés. « On estime que ça tourne, bon an mal an, autour de 50 % du personnel, et souvent même davantage. Dans une résidence de la région de Québec, plus de 90 % des employé-es ont quitté leur emploi au cours de la dernière année ! »

Des grèves multiples
Des négociations battent leur plein depuis des mois dans plusieurs centres d’hébergement affiliés à la FSSS-CSN. « Nous demandons une augmentation de 1,50 $ l’heure sur trois ans. Quand on sait que les propriétaires de la majorité des résidences s’appellent Chartwell, Groupe Savoie, Réseau Sélection ou Cogir, on ne peut pas dire que ce soit exagéré. N’oublions pas qu’il s’agit de favoriser la rétention et d’assurer le bien-être et la sécurité des résident-es ! Pourtant, nous avons dû nous battre et même déclencher la grève dans plusieurs cas. Ce n’est pas normal. »

Le vice-président de la FSSS-CSN, Dany Lacasse, rappelle pour sa part que les travailleuses et travailleurs de la résidence Dollard-des-Ormeaux, qui appartient au Groupe Savoie, ont déposé un avis de grève qu’ils entendent déclencher le 9 mai prochain. « Le propriétaire Eddy Savoie leur refuse l’augmentation de 1,50 $ l’heure demandée. Inutile ici de rappeler la façon odieuse avec laquelle ce milliardaire avait traité la soixantaine d’employés du Manoir Sherbrooke en Estrie, en refusant de leur rembourser les quelque 80 000 $ en primes de soins dentaires qui avaient été retenues sur leur paye. Bien sûr, la CSN avait contesté et obtenu gain de cause dans cette affaire, mais le comportement de l’homme d’affaires est inadmissible. J’invite monsieur Desjardins à rappeler ses membres à l’ordre avant de se présenter en ondes et de faire de telles affirmations. Le ministre Barrette pourrait bien lui aussi prendre une part de responsabilité face à cette situation », conclut Dany Lacasse.

 

 

Convention collective adoptée à l’unanimité!

Réunis en assemblée générale le jeudi 27 avril, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des métiers de Concordia ont entériné à l’unanimité, par vote secret, l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 13 avril dernier, près de deux ans après l’échéance de leur dernière convention collective.

« Nous sommes satisfaits de cette entente. Nous avons fait des gains intéressants, notamment l’ajout et la bonification de certaines primes et l’amélioration de la clause sur les heures supplémentaires », a lancé Daniel Rodrigues, président du syndicat affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Parmi les enjeux importants de cette négociation, on retrouvait aussi une préoccupation des travailleuses et des travailleurs quant à la présence grandissante de sous-traitants à l’intérieur des murs de Concordia. Les discussions à cet égard à la table de négociation ont mené à la création d’un comité conventionné sur l’organisation du travail. Ce comité paritaire, qui sera mis sur pied dans les 30 jours de la signature de la convention collective aura, entre autres, le mandat d’étudier les moyens de limiter le recours à la sous-traitance et examinera les différentes façons de développer les compétences à l’interne.

« Nous croyons que dans un contexte de forte croissance de l’Université Concordia, ce comité a toute sa pertinence. Cela permettra au syndicat d’évaluer les impacts de l’élargissement de l’immobilier sur les besoins de main-d’œuvre et d’être à l’avant-plan pour proposer des ajustements. Les employé-es se positionnent ainsi avantageusement, en période d’expansion de l’établissement », conclut Nathalie Arguin, secrétaire générale de la FEESP.

217 décès en 2016 : l’État doit agir rapidement !

La CSN soulignera dans la dignité et le recueillement la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail. En ce vendredi, partout au Québec, dans de nombreux milieux de travail, une minute de silence sera observée à 10 h précises afin d’honorer leur mémoire.

Les statistiques 2016 dévoilées par la CNESST sont non seulement inquiétantes, elles sont les pires enregistrées depuis les dix dernières années. On déplore 80 morts à la suite d’un accident (11 de plus qu’en 2015) et 137 décès à la suite d’une maladie professionnelle (10 de plus qu’en 2015). « Comment expliquer cette tendance à la hausse si ce n’est par la déficience de la prévention dans bien des milieux de travail, analyse Jean Lacharité, vice-président de la CSN. La réalité cruelle contredit les discours rassurants du patronat et du gouvernement. L’État doit en prendre acte et agir au plus vite. »

Nos dirigeants politiques doivent faire en sorte que les mécanismes de prévention prévus à la Loi sur la santé et la sécurité du travail s’appliquent à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs québécois. Rappelons-nous qu’actuellement, ces mécanismes ne s’appliquent qu’à près de 20 % d’entre eux. C’est dire qu’une forte majorité en sont toujours exclus.

L’importance de la lutte syndicale

Le 28 avril nous rappelle également qu’il faut poursuivre sans relâche l’action syndicale pour la prévention des accidents et des maladies du travail. Malheureusement, la CSN a été interpellée à plusieurs reprises l’an dernier afin de guider et épauler des syndicats qui ont fait face à des tragédies mortelles. Chaque mort en est une de trop !

« Les améliorations des lois au Québec sont le résultat de longues luttes acharnées des travailleuses et des travailleurs de toutes les régions. Mourir en gagnant sa vie, c’est l’ultime violence que le travail puisse infliger ! » de conclure Jean Lacharité.

Les salarié-es de Multi-Marques adoptent l’entente de principe

Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de distribution Multi-Marques–Laval (FCCSN) ont voté en faveur d’une entente de principe intervenue durant la nuit du 26 au 27 avril. Rappelons que la compagnie avait mis ses 120 salarié-es de l’établissement de Laval en lock-out, le 1er avril.

Parmi les gains obtenus par le syndicat, notons diverses améliorations pour les travailleurs temporaires, la création de postes réguliers, de meilleures dispositions concernant l’affichage et l’accès aux postes ainsi que des bonifications aux assurances collectives et au régime de retraite. Les dispositions en santé et sécurité au travail ont été renforcées et des améliorations ont été apportées à l’organisation du travail et aux articles couvrant les changements technologiques.

En ce qui a trait aux salaires, la convention collective d’une durée de cinq ans prévoit des augmentations annuelles variant de 1,5 % à 2 % par année pour un total de près de 9 %. L’augmentation de 1,5 % la première année sera rétroactive à la date d’échéance de la précédente convention collective, soit le 23 septembre 2016.

« Nous sommes heureux d’en être arrivés à cette entente dans un contexte difficile. Nous croyons encore qu’il aurait été possible de la négocier sans conflit de travail, réagit le président du syndicat, Pascal René-De Cotret. Je suis extrêmement fier de la détermination dont ont fait preuve nos membres. Ils ont su tenir la minute de plus, c’est ce qui nous a permis de régler ce conflit de manière satisfaisante ».

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux.