Ententes de principe pour le personnel de soutien scolaire de la FEESP-CSN

Après onze mois de négociation et plus d’une centaine de rencontres entre les parties patronales et syndicale, des ententes de principe ont été conclues samedi et dimanche soir aux tables sectorielles du personnel de soutien des commissions scolaires francophones et anglophones affilié à la Fédération des employées et employés de services publics de la CSN.

À la sortie du blitz entamé jeudi dernier, les membres du comité de négociation de la FEESP se sont dits satisfaits du dénouement. « Nous avons fait des gains importants pour les travailleuses et les travailleurs et nous avons réussi à faire reculer la partie patronale sur ses demandes les plus imposantes, notamment sur la sécurité d’emploi et la mobilité du personnel. Il était clair, dès le début de cette négociation, que le gouvernement souhaitait sabrer radicalement nos conditions de travail. Grâce à l’appui des membres et à leur mobilisation extraordinaire, nous avons stoppé ces attaques et atteint les objectifs que nous nous étions fixés », a déclaré Danielle Beaulieu, présidente du secteur soutien scolaire de la FEESP.

Les syndicats du secteur soutien scolaire seront convoqués en conseil spécial au cours des prochaines semaines afin de prendre connaissance des ententes de principe. Si les ententes sont entérinées lors de cette instance, des assemblées générales seront organisées dans chaque syndicat et ce sera aux membres à se prononcer sur lesdites ententes.

Le secteur scolaire regroupe 37 syndicats, affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), représentant environ 30 000 employés-es de soutien présents dans 31 commissions scolaires francophones et deux commissions scolaires anglophones.

Une pause pour se porter à la défense des universités !

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) accorde son soutien à l’événement « Pause université en santé » et invite la population à s’y joindre.

Aujourd’hui, à 10h, une pause aura lieu à travers l’ensemble des établissements universitaires du Québec pour dénoncer la situation précaire dans laquelle le gouvernement libéral du Québec les a plongés.

« Le budget des universités a baissé de 5 % depuis 2012 alors que le nombre d’étudiants a grimpé de 10 %. Le ministre de l’Éducation se contrefiche des impacts sur les services, tant et aussi longtemps que les budgets s’équilibrent », dénonce la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

« Nous observons actuellement une faible volonté gouvernementale sur le plan de l’éducation. Le gouvernement met de l’avant une vision strictement comptable qui nous fait craindre le pire pour l’avenir du réseau universitaire et pour l’accessibilité aux études supérieures », constate la vice-présidente par intérim du secteur universitaire de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), Louise Briand.

« Les compressions ont des effets négatifs sur les conditions d’apprentissage et sur les conditions de travail des divers personnels oeuvrant dans les universités. Cette vaste mobilisation est une première. Une première, hélas nécessaire, pour sauver l’université ! », déplore le vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), Sylvain Marois.

En raison des compressions budgétaires, une concurrence pernicieuse s’accentue entre les universités au détriment, notamment, des institutions à l’extérieur des grands centres. Aujourd’hui, la communauté universitaire parle d’une seule voix pour que cesse l’austérité et pour que les établissements universitaires assument pleinement leurs missions, c’est-à-dire l’enseignement, la recherche, la création, la transmission du savoir et le service à la collectivité, plutôt que d’agir comme comptable au service du gouvernement.

À propos

Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 325 000 membres répartis dans huit fédérations, dont la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et la Fédération des professionnèles (FP-CSN). La FNEEQ-CSN compte plus de 12 000 membres dans treize institutions universitaires. Elle regroupe notamment onze syndicats de chargé-es de cours. La Fédération des professionnèles (FP-CSN) compte quelque 8000 membres qui oeuvrent dans différents secteurs, incluant les professeur-es de l’Université du Québec en Outaouais et à Montréal.

L’employeur a recours à des briseurs de grève

Hier, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel-Motel La Caravelle-CSN (STTHMLC) a reçu le rapport de Michel Bergeron, l’enquêteur dépêché par le ministère du Travail à l’Hôtel-Motel La Caravelle le 20 novembre dernier. Ce jour-là, monsieur Bergeron a vérifié les allégations de la présence de briseurs de grève sur leur milieu de travail. « Nous nous doutions de la présence de scabs sur notre lieu de travail et l’enquêteur souligne cette infraction deux fois plutôt qu’une. Malgré notre colère envers ce nouveau manque de considération, nous sommes satisfaits de ce que l’enquêteur a constaté. Malheureusement, une seconde décision de la Cour supérieure du Québec a reconduit l’injonction et maintenu presque toutes les ordonnances qui limitent notre droit de manifester notre mécontentement et de nous exprimer sur ce conflit que nous vivons, de dénoncer Monique Boulianne, présidente du STTHMLC.

Mais nous allons continuer à nous battre parce que nous avons droit au respect au travail, comme tout le monde ». « Nous savions déjà que la direction ne respectait pas les normes minimales du travail et que les relations de travail posaient des problèmes importants aux salarié-es de l’établissement. Les travailleuses et les travailleurs se sont d’ailleurs donné un syndicat afin de contrer ce manque de respect flagrant à leur égard. Nous avons maintenant les résultats d’une enquête qui nous prouve que l’employeur fait appel à des briseurs de grève en complète contravention au Code du travail.

La Commission des relations de travail devra toutefois statuer sur les conclusions du rapport d’enquête et nous attendons impatiemment cette décision. Plus que jamais, nous allons déployer toutes nos énergies afin que les membres du STTHMLC obtiennent gain de cause afin d’obtenir la reconnaissance qui leur est due », de déclarer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce-CSN, responsable politique du secteur de l’hôtellerie. « Hier et aujourd’hui, le comité de négociation syndical est en conciliation et nous espérons que ces nouveaux développements inciteront la partie patronale à prendre conscience qu’elle doit respecter les lois et les règlements en vigueur au Québec. Pour nous, à chaque nouvel exemple de comportement inacceptable de la part de cet employeur, nous recevons la confirmation claire que la lutte des membres du STTHMLC pour obtenir de bonnes conditions de travail est fondée et légitime », de conclure Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord.

Rappelons que le 16 octobre dernier, les membres du STTHMLC avaient adopté un mandat de grève à la majorité par un vote secret tenu en assemblée générale et qu’ils sont en grève générale illimitée depuis le 27 octobre 2015. Le STTHMLC représente 20 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Une justification des politiques d’austérité, dénonce la CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) considère que la nouvelle mise à jour économique confirme que le gouvernement du Québec a tenté de nous faire peur depuis plusieurs mois en brandissant des chiffres de déficit alarmants sans fondement. Le déficit de 1,1 milliard de dollars est deux fois moins important que ce qui avait été prévu initialement.

« Si le gouvernement se réjouit d’atteindre l’équilibre budgétaire à la fin de son exercice financier, cet objectif se concrétisera toutefois au détriment des citoyennes et des citoyens. La croissance des revenus est plus forte que celle des dépenses. Avec 1,4 point de pourcentage qui sépare ces deux niveaux, nous croyons qu’il y a de la place pour réinvestir dans les services et les conditions de travail des employé-es du secteur public. Dans le contexte économique actuel, le déficit est loin d’être démesuré », soutient le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Ironiquement, le gouvernement continue de faire miroiter des allègements fiscaux pour les Québécois et les entreprises. Et, bien que nous saluions le nouvel investissement prévu l’an prochain en éducation, qui sera divisé en deux parties, l’une de 20 millions et l’autre de 80 millions, il s’agit d’un petit pansement sur une énorme plaie vive.

Dans sa présentation, le ministre des Finances, Carlos Leitao, a confirmé la soumission du gouvernement libéral aux agences de notation. Pour le trésorier de la CSN, Pierre Patry, il s’agit d’un prétexte pour justifier son acharnement à ne pas suspendre les versements au Fonds des générations, une somme de plus de 1,5 milliard de dollars. « Il s’agit pourtant d’une marge de manœuvre qui permettrait aux services publics de respirer un peu et de répondre aux craintes de la population, notamment exprimées dans le sondage paru la semaine dernière. »

Des services de garde éducatifs malmenés

Cette mise à jour économique survient alors que le gouvernement s’en prend une fois de plus aux services de garde éducatifs subventionnés.

Revoir leur mode de financement en se basant sur les modèles « les plus performants » selon le gouvernement, soit ceux qui dépensent le moins par enfant, relève de la pure folie comptable. C’est faire fi des réalités distinctes de chaque milieu.

Cette réforme s’ajoute à une hausse de la contribution parentale, aux compressions de 74 millions de dollars au cours de cet exercice et de 120 millions de plus en 2016-2017.

Même si le gouvernement refuse de dire qu’il pourrait y avoir des abolitions de poste, la méthode comptable de ce gouvernement entraînera la suppression de quelque 2800 postes, soit 12 % de la main-d’œuvre, essentiellement féminine. « Une fois de plus, le gouvernement s’en prend aux femmes avec ses politiques d’austérité », conclut Jacques Létourneau.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Signez la pétition pour un réinvestissement!

La CSN vous invite à signer une pétition sur les services de garde éducatifs et à la partager. Cette pétition est déposée sur le site de l’Assemblée nationale et elle exige l’annulation des compressions annoncées pour 2015-2016 et 2016-2017. Elle réclame aussi un engagement du gouvernement à promouvoir l’égalité des chances en réinvestissant dans les services de garde éducatifs de qualité.

https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-5663/index.html

En 2014, le gouvernement libéral a mis fin à l’universalité des services de garde en abolissant le tarif unique. La contribution des parents est désormais modulée en fonction de leurs revenus.L’imposition d’une telle modulation tarifaire modifie le sens de la contribution parentale en introduisant le concept de l’utilisateur payeur.

Ces modifications favorisent le développement de garderies commerciales et de services de garde non règlementés. Dans certains cas, les crédits d’impôts qui y sont rattachés peuvent s’avérer plus avantageux financièrement pour les parents que les places en CPE ou les RSG. Pourtant, la qualité des services de garde dans les centres de la petite enfance (CPE) et chez les responsables de service de garde en milieu familial (RSG) est largement supérieure, comme le démontrent plusieurs études.

Le gouvernement a imposé aux services de garde éducatifs subventionnés des compressions de 74 millions de dollars en 2015-2016. Il s’apprête à couper 120 millions additionnels en 2016-2017. Ce désinvestissement menace l’égalité des chances, la qualité des services aux enfants et à leur famille, ainsi que des milliers d’emplois.

Quel avenir pour les centres jeunesse?

Dans un contexte de compressions budgétaires, d’abolition des agences de la santé et des services sociaux (Loi 10) et de négociation ardue de nouvelles conventions collectives, la mission et la qualité des services des centres jeunesse du Québec sont de plus en plus compromises.

« À la suite de l’adoption de la Loi 10 au début de l’année, les centres jeunesse se retrouvent désormais noyés dans de nouvelles mégastructures – les CIUSSS et les CISSS – qui relèvent davantage du milieu médical que du milieu social », dénonce la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), Nancy Corriveau.

« Les compressions alourdissent la charge de travail et réduisent la qualité des services donnés aux jeunes vulnérables. La pression mise actuellement sur les centres jeunesse compromet l’avenir de nos jeunes », explique le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jeff Begley.

Nouvelle vidéo

Dans une nouvelle vidéo, dévoilée en cette Journée mondiale de l’enfance, les travailleuses et les travailleurs des centres jeunesse représentés par la FSSS-CSN et la FP-CSN font état d’un système déjà à bout de souffle. En plus de dénoncer des profils d’enfants et de familles de plus en plus complexes et des listes d’attente de plus en plus longues pour différents services, l’éducatrice en santé mentale, Darlène Dalien, lance un cri d’alarme : « Ce n’est pas pour être méchante, mais c’est quasiment de la garderie qu’on fait. Avec deux éducateurs pour douze jeunes, on ne fait presque plus de réadaptation : on n’a plus le temps ! »

« On est beaucoup géré par des tableaux de bord, des statistiques et des chiffres alors qu’on travaille avec des humains. Ce sont deux choses quasiment incompatibles. On a à cœur notre métier; tellement que les hamsters tournent toujours dans notre tête à la maison pour être certain qu’on a bien fait les choses », confie l’évaluateur Joey Low.

Le niveau juridique déborde également alors que de nombreux cas ne devraient pas se retrouver devant la Chambre de la jeunesse. « J’ai l’impression qu’on est devenu une porte d’entrée simplement pour avoir des services. Ce n’est qu’à coup d’ordonnance de juge qu’on a une chance d’accéder à des services », constate Me Sylvie Bouchard.

Quant aux psychologues, ils pourraient bien déserter les centres jeunesse. Malgré leur doctorat, leur salaire est équivalent à celui de bachelier depuis l’abolition des primes cette année. « Ça affecte beaucoup le moral des psychologues quant à la reconnaissance de leur expertise. Ça nous fait beaucoup de peine, mais nous remettons énormément nos projets de carrière dans le réseau public », soutient la Dre Geneviève Lemelin.

Rappelons que les centres jeunesse ont subi des compressions de plus de 50 millions de dollars depuis quatre ans, alors que dernier bilan de la DPJ fait état d’une hausse de signalements de 4,8 % à 86 861.

 

L’employeur ne fait rien pour assainir les relations avec ses salarié-es

Hier, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel-Motel La Caravelle-CSN ont reçu la visite d’un enquêteur dépêché par le ministère du Travail, afin qu’il puisse vérifier les allégations de la présence de briseurs de grève sur leur milieu de travail. La veille, le mercredi 18 novembre, la présidente du syndicat, Monique Boulianne, assistait à l’audition en Cour supérieure du Québec concernant la requête de l’employeur pour faire reconduire les ordonnances rendues le 30 octobre. Cette nouvelle requête en injonction visait à nouveau à limiter les actions du syndicat durant le conflit.

« Nous n’avons pas encore reçu la décision mais si cette injonction est reconduite, elle pourrait de nouveau limiter notre droit à ériger un piquet de grève devant notre lieu de travail ou encore, elle serait en mesure de nous empêcher de diffuser publiquement des informations pertinentes liées au conflit qui nous oppose à notre employeur. Encore une fois, il s’agit d’un véritable bâillon qu’il veut nous imposer, ce qui contribue encore plus à accentuer les tensions entre eux et nous, de déplorer madame Boulianne. Nous, tout ce que nous désirons, c’est de négocier sainement des conditions de travail claires et décentes, respectueuses des lois, pour qu’enfin nous puissions bien nous sentir dans notre milieu de travail ».

« À plus d‘une reprise, l’employeur a voulu imposer des conditions de travail sous les normes minimales du travail, ce qui a incité les salarié-es à se syndiquer afin de défendre leurs droits. Le 14 octobre dernier, la présidente du STTHMLC a été congédiée alors qu’elle travaillait dans cet établissement depuis cinq ans, à raison de 40 heures par semaine. Nous savons que la direction a décidé d’abolir son poste alors que les anciens propriétaires de l’hôtel travaillaient au sein de l’établissement. Pour nous, ce qui est clair, c’est que les patrons de cet établissement doivent radicalement changer leur attitude envers leurs employé-es », de marteler Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord.

« Les propriétaires de La Caravelle ont choisi la voie de la confrontation au lieu d’accepter de négocier de bonne foi avec leurs employé-es. Tout cet argent qu’ils gaspillent actuellement pour nourrir cette bataille juridique ne les dégage pas de l’obligation de se présenter en conciliation prochainement afin d’arriver à une entente. Et ils peuvent être certains que nous allons continuer à soutenir les membres du syndicat tant qu’il le faudra, de souligner Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce-CSN, responsable politique du secteur de l’hôtellerie. Au bout du compte, ils font perdurer une situation néfaste pour tout le monde à plusieurs égards, que ce soit pour leur communauté ou pour leurs affaires ». Rappelons que le 16 octobre dernier, les membres du STTHMLC avaient adopté un mandat de grève à la majorité par un vote secret tenu en assemblée générale et qu’ils sont en grève générale illimitée depuis le 27 octobre 2015.

Le prix Pierre-Vadeboncoeur 2015 remis à Aurélie Lanctôt

Le jury du prix Pierre-Vadeboncœur a choisi de remettre son prix à Aurélie Lanctôt, auteure d’un essai sur l’austérité, Les libéraux n’aiment pas les femmes, publié chez Lux dans la collection Lettres libres. Ce prix, doté d’une bourse de 5000 $, est remis pour une cinquième année par la CSN, lors du Salon du livre de Montréal, à l’essai considéré par le jury comme le plus intéressant et le plus pertinent parmi ceux soumis par une dizaine de maisons d’édition. Il sera remis à la lauréate le dimanche 22 novembre.

Madame Marie Vadeboncœur, épouse de Pierre, s’est félicitée de ce choix.

Le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie, qui remettra le prix à l’auteure, souligne que « cet « essai sur l’austérité » allie une force de démonstration assez exceptionnelle à un style vif et alerte, duquel s’échappe parfois un humour décapant, comme en témoigne le titre de son troisième chapitre : Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou ».

Ce dernier a ajouté que pour la CSN, « il est réconfortant de constater qu’une nouvelle génération ne craint pas de s’allier aux précédentes pour faire prévaloir les valeurs de justice et d’égalité. »

« Me retrouver associé à un tel écrivain, par ce prix, est un honneur stupéfiant, a dit madame Lanctôt. Dans ses écrits, Pierre Vadeboncœur a toujours maintenu une vive attention pour ceux qui, dans notre société, souffrent des injustices. La question de l’égalité entre les sexes en est une de justice, et les forces qui s’exercent contre son atteinte sont proprement injustes. C’est bien ce qui m’a poussé à écrire cet essai. Je reçois cette reconnaissance comme un encouragement à poursuivre sur cette voie qu’ont ouverte pour nous des écrivains comme Pierre Vadeboncœur. »

La présidente du jury, madame Claudette Carbonneau, a pour sa part souligné qu’une des qualités de l’essai consiste à établir que non seulement les femmes sont les premières victimes des politiques néolibérales du gouvernement Couillard, mais qu’à leur suite, c’est l’ensemble de la population qui en fera les frais.

Madame Carbonneau a remercié les maisons d’édition québécoises qui ont soumis une vingtaine d’ouvrages. L’essai d’Emmanuelle Walter, Sœurs volées, consacré aux femmes autochtones assassinées ou disparues, publié chez Lux, de même que l’ouvrage collectif L’austérité au temps de l’abondance, publié par la revue Liberté, ont aussi retenu l’attention du jury.

Le gouvernement fédéral annonce son intention de mettre au rancart deux lois antisyndicales adoptées par les conservateurs

C’est avec un grand soupir de soulagement que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a appris aujourd’hui que le gouvernement libéral de Justin Trudeau retire deux lois qui mettaient à mal les organisations syndicales dans tout le pays, soit C-525 et C-377.

« J’ai eu aujourd’hui une discussion téléphonique avec la nouvelle ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, MaryAnn Mihychuk, qui a confirmé que son gouvernement allait retirer ces mesures totalement antidémocratiques », a annoncé le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie.

La Loi C-377 obligeait les syndicats à rendre publiques toutes leurs dépenses de plus de 5000 $ et la ventilation détaillée de toutes celles qui correspondraient à des activités non reliées à la négociation des conditions de travail avec les employeurs. Les conservateurs souhaitaient ainsi que les syndicats distinguent les sommes dépensées pour la négociation collective et celles en appui aux luttes sociales. Seuls les syndicats se voyaient contraints à une telle exigence parmi les 90 000 organisations à but non lucratif au Canada.

La Loi C-525, quant à elle, visait à forcer la tenue d’un vote à scrutin secret pour obtenir une nouvelle accréditation syndicale sous juridiction du Code canadien du travail. Cette loi rendait plus difficile pour les travailleuses et les travailleurs l’accès au droit d’association.

« Nous avons combattu bec et ongles ces deux lois tout au long du processus d’adoption par les conservateurs. Nos luttes ont été menées sur plusieurs fronts. C’est un grand jour pour la démocratie et pour le monde syndical. Il est agréable d’enfin pouvoir discuter avec un gouvernement fédéral qui ne perçoit pas les organisations syndicales canadiennes comme un ennemi, mais comme un partenaire social qui a à cœur l’intérêt de tous les travailleurs et travailleuses », conclut M. Lortie.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treiz

Le gouvernement Trudeau rétablit les crédits d’impôt fédéraux

La CSN félicite le gouvernement Trudeau pour avoir rapidement rétabli le crédit d’impôt pour les fonds de travailleurs. Vendredi dernier, le premier ministre du Canada a demandé officiellement par lettre, au ministre des Finances, William Francis Morneau, de rétablir le crédit d’impôt pour contribution à un fonds de travailleurs pour soutenir la croissance économique et aider les Canadiens à épargner en vue de leur retraite.

Fonds de travailleurs
Rappelons que depuis 2013, la CSN amené cette bataille contre la charge du gouvernement Harper qui visait l’élimination graduelle du crédit d’impôt pour les fonds de travailleurs, comme Fondaction CSN, et qui compromettait tout simplement la création d’emplois. « Aucune comparaison ne peut être faite avec les autres types de fonds d’investissement.

Fondaction CSN a pour mission d’investir dans le développement de l’économie sociale, des PME et des régions. C’est un outil original et essentiel qui mise sur le développement durable et les emplois décents », clame Jacques Létourneau, président de la CSN. Grâce à cette mesure intervenue rapidement sur le plan législatif pour rétablir le crédit d’impôt, les actionnaires qui cotisent par retenue à la source ne tomberont « techniquement » pas à un crédit fédéral de 5 % dès le 1er janvier 2016, comme le prévoyait le gouvernement Harper.

La CSN revendique un moratoire sur l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a réitéré la nécessité d’un moratoire complet sur les projets d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures, lors de sa présentation dans le cadre des consultations publiques des études environnementales stratégiques (ÉES) du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles et du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. La CSN réclame depuis plusieurs années un engagement réel du gouvernement dans des actions devant conduire à une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et à une transition vers une économie verte et durable.

« Que ce soit dans le golfe du Saint-Laurent, en Gaspésie, ou à l’île d’Anticosti, il revient au gouvernement de s’assurer de l’acceptabilité sociale des projets d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures », explique M. Pierre Patry, trésorier de la CSN et responsable politique des questions environnementales et du développement durable. « Rappelons que le Québec s’est doté d’une cible ambitieuse de 37,5 % de réduction des GES d’ici 2030. Cette cible est difficilement réconciliable avec l’exploitation des hydrocarbures. »

La CSN a aussi profité de l’occasion pour inviter le gouvernement à tenir une autre consultation lorsque l’ensemble des études auront été complétées. De plus, il serait important que celle-ci soit confiée au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). « Il est impératif de se donner le temps de bien effectuer toutes les études et d’obtenir les données manquantes », remarque M. Patry. « Il ne faudrait surtout pas que ce soit les promoteurs eux-mêmes qui pallient le manque d’informations. Nous ne voyons aucunement l’urgence de s’engager dans l’exploration et l’exploitation de cette filière énergétique. »

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN salue la décision de Québec et d’Ottawa de maintenir le cap

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) salue la volonté des gouvernements québécois et canadien de maintenir le cap sur l’accueil les réfugié-es syriens, tel qu’ils l’ont annoncé. « En ces temps troubles où la violence a frappé au cœur de Paris et où des centaines de milliers de Syriens fuient la terreur, nous ne devons pas tomber dans le piège de céder à l’intolérance et à la fermeture, a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau. Nous avons la responsabilité de faire preuve d’humanisme, de tolérance et de solidarité. »

Le Québec s’est toujours distingué par l’ouverture de son territoire aux hommes et aux femmes qui tentent d’échapper à la guerre, à la violence et aux mauvais traitements. Pensons aux réfugié-es d’Amérique centrale fuyant les dictatures durant les années 1980, aux boat-people, aux Haïtiens et aux Libanais. « La priorité doit être accordée à mettre en place les structures d’accueil adéquates pour bien réussir l’opération, a poursuivi Jacques Létourneau. En plus des services qu’ils offrent aux réfugié-es, les gouvernements de Québec et d’Ottawa doivent tout mettre en œuvre pour soutenir le travail des groupes communautaires qui s’organisent actuellement pour les accueillir. »

Il s’en trouve ici pour craindre que des terroristes profitent de la situation pour rentrer au Canada, une pétition ayant même été lancée contre l’arrivée de 25 000 Syriens. « Ceux qui veulent semer la terreur n’attendent pas que les frontières s’ouvrent aux réfugié-es pour frapper, comme nous le constatons régulièrement dans l’actualité, a mentionné le président de la CSN. Le dialogue et l’éducation sont essentiels pour édifier une société juste où les valeurs d’humanisme, de paix et de solidarité prévalent. »

En grève générale illimitée

En négociation depuis le 21 mai 2015, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean (CSN) Section Villa St-Alexis entreront en grève générale illimitée le 14 novembre prochain.

Les discussions à la table de négociation achoppent principalement sur la question de la rémunération. « Le salaire moyen des travailleuses et des travailleurs de la Villa Saint-Alexis est à peine au-dessus du salaire minimum et l’employeur a le culot de leur demander de faire des concessions importantes sur le nombre de congés pour financer leur propre augmentation c’est-à-dire un montant qui représente environ 10 000 $ !», souligne d’entrée de jeu la présidente du syndicat, Édith Tremblay.

« Quand ton salaire est sous le seuil de la pauvreté, chaque dollar compte, mais quand tu as les moyens d’investir près de 17 millions dans des projets d’agrandissement, ce 10 000 $ représente une goutte d’eau dans l’océan. Le seul mot qui me vient à l’esprit c’est mépris : mépris pour les salarié-es et mépris pour les usagers » de déclarer Danielle Lemire, représentante du secteur des Syndicats des Centres d’hébergement privés affiliés à la FSSS.

Rappelons que les travailleuses et travailleurs de la Villa Saint-Alexis ont adhéré à une négociation coordonnée qui se déroule à la grandeur du Québec. En réponse aux propositions irrespectueuses de l’employeur, ils ont adopté en assemblée générale, le 23 septembre dernier, un mandat d’augmentation des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève. La liste des services essentiels et l’avis de grève ont été envoyés le 4 novembre dernier pour un déclenchement de la grève le 14 novembre.

Le président du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Engelbert Cottenoir, évoque la solidarité à laquelle les membres du syndicat ont droit. « Il est inacceptable de voir de quelle façon l’employeur traite ses salarié-es qui ont à cœur leur travail et surtout les résidents. Ces travailleuses et travailleurs de la région peuvent compter sur la force de la CSN et au moment jugé opportun, les 15 000 membres CSN du Saguenay – Lac-Saint-Jean seront derrière eux ! », fait-il valoir.

Loin d’être seuls
« Les salarié-es sont déterminés à se sortir de la précarité en livrant cette bataille importante jusqu’au bout. D’ailleurs, la quasi-majorité des accréditations qui ont adhéré à la négociation coordonnée ont accepté de soutenir les salarié-es en conflit en versant un dollar de leur salaire par paie, par membre. L’employeur doit comprendre que nous sommes organisés et que nous allons lui tenir tête, car ces travailleuses et travailleurs travaillent d’arrache-pied auprès de vos familles », ajoute pour sa part la représentante du secteur des Syndicats des centres d’hébergement privés, Danielle Lemire.

D’autres négociations dans le secteur des Centres d’hébergement privés affiliés à la CSN sont en cours et à venir. « Les négociations sont bien entamées au Carré Nérée et les discussions entre les parties avancent bien en ce qui a trait à l’organisation du travail. Dans quelques semaines débuteront les négociations de la section du Centre d’hébergement privé les Augustines de Roberval, ainsi que la Résidence l’Émeraude, toujours à Roberval. Que les employeurs qui négocieront avec nos travailleuses et travailleurs se le tiennent pour dit, la CSN est déterminée à améliorer de façon importante les conditions de ses membres. Les travailleuses et travailleurs de la Villa Saint-Alexis peuvent compter sur l’appui total des syndicats du secteur public, affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) de la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean. N’oublions pas que notre mission est la même : donner les meilleurs services qui soient aux aîné-es de la région. Les salarié-es de la Villa Saint-Alexis ont le droit d’avoir des conditions de travail décentes », a finalement conclu le vice-président régional de la FSSS-CSN, Gaston Langevin.

 

Mettre la hache dans l’assurance maladie pour souligner son 45e anniversaire

Alors que 2015 marque le 45e anniversaire du Régime d’assurance maladie du Québec (RAMQ), le gouvernement actuel continue son entreprise de démolition. Par son projet de loi 20, le ministre Barrette vient de légaliser, contre vents et marées, les frais accessoires pourtant vivement contestés et clairement illégaux en vertu de la législation canadienne, le tout au détriment de l’accessibilité et de l’universalité des soins de santé. Il songerait par ailleurs à revoir à la baisse le panier de soins médicaux couverts par le régime public.

Lors d’une séance d’interpellation à l’Assemblée nationale pilotée par la députée et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé et d’accessibilité aux soins, Diane Lamarre, le ministre Barrette a refusé de dévoiler les services qui seront tarifés. « Ce que l’on comprend maintenant, c’est que les frais accessoires seront fixés par voie réglementaire. Et cette brèche majeure au système de santé s’est faite sans débat public, puisque la légalisation des frais accessoires est apparue au projet de loi 20 après les consultations publiques. Le ministre ne semble pas vouloir se plier aux obligations démocratiques », s’offusque Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

L’instauration de frais pour des services couverts remet en cause l’universalité du régime et ouvre la voie à un régime à deux vitesses décrié par de nombreux groupes. « Cette révision du principe fondateur de l’assurance maladie est profondément révélateur des intentions du ministre, personne n’est dupe. On se dirige vers un système privé d’utilisateur-payeur avec tous les risques sur la santé publique que cela comporte », affirme Jean Lacharité.

Aujourd’hui, ce glissement se confirme davantage avec les déclarations de M. Barrette au sujet du panier de services. Le ministre a laissé entendre qu’un débat de fond devait s’engager sur les services couverts par le régime actuel. « Voilà donc où nous en sommes, lance Jean Lacharité. L’austérité à géométrie variable que nous imposent les libéraux vise ainsi à démanteler nos services publics, pendant que l’on continue parallèlement de favoriser l’enrichissement des mieux nantis de notre société. »

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN invite ses membres et la population à participer aux rassemblements de solidarité avec les victimes de la tragédie meurtrière en France

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) tient à partager la douleur ressentie en France, en particulier celles des familles des victimes, et à exprimer sa profonde solidarité à l’égard de la population française secouée par la tragédie meurtrière qui a frappé Paris, hier.

« Le drame qui est survenu dans la Ville lumière a causé une onde de choc partout, a exprimé le président de la CSN, Jacques Létourneau. Nous tenons à présenter nos plus vives et plus sincères condoléances à la population française et aux familles des victimes qui ont été assassinées. Nos pensées vont aussi aux personnes qui ont subi des blessures au cours de cette tragique journée du 13 novembre. »

La CSN invite ses membres et la population à participer aux rassemblements qui se dérouleront dans leurs localités, dont la marche de solidarité, à compter de 10 heures demain, au Quartier des spectacles.

La CSN-Construction interpelle le ministre Hamad

La CSN-Construction tient ce weekend un forum pour aider les femmes à se faire une meilleure place dans le secteur majoritairement masculin de la construction.

C’est dans ce contexte que la secrétaire générale de la CSN-Construction, Karyne Prégent, et la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, ont toutes deux interpellé le ministre du Travail et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, afin qu’il instaure l’obligation d’embauche pour les femmes dans les contrats de construction d’organismes publics, comme cela avait été annoncé dans le cadre du nouveau Programme d’aide aux employé-es pour les femmes dans la construction (PAEF).

« Les mesures incitatives contenues dans le PAEF actuel sont complètement inefficaces pour augmenter le nombre de femmes qui travaillent dans l’industrie, déplore Karyne Prégent. Près d’un an après l’entrée en vigueur du nouveau programme, on constate que le nombre de femmes dans la construction a à peine bougé, passant de 0,3 % à 0,4 %. Pourtant, l’objectif que Québec s’est fixé est d’atteindre 3 % de femmes dans la construction. »

Pour la secrétaire générale de la CSN-Construction, il n’y a aucune raison pour que les femmes ne soient pas embauchées sur les chantiers de construction. « Les femmes qui sont formées, ou qui ont obtenu leurs cartes, comme on dit dans le milieu, sont aussi compétentes que les hommes pour exécuter le travail, ajoute-t-elle. »

Le ministre Hamad sommé d’agir
Pour la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, il est tout à fait invraisemblable que le ministre se fasse prier lorsqu’il est question d’obliger les entrepreneurs en construction à embaucher des femmes dans les contrats concernant les organismes publics, d’autant plus qu’ils sont payés par l’argent des contribuables. « Le ministre Hamad menace les personnes qui demandent de l’aide sociale de couper leur chèque de moitié si, par exemple, elles refusent un emploi à 300 km de leur domicile, mais il hésite à intervenir en faveur de bons emplois pour les femmes qui sont encore l’objet de préjugés tenaces dans cette industrie », déplore-t-elle.

« S’il veut vraiment faire œuvre utile, qu’il cesse donc de vouloir plonger dans une plus grande misère les personnes déjà les plus pauvres de la société, majoritairement des femmes, et qu’il aide plutôt les femmes à obtenir et à conserver des emplois bien rémunérés dans l’industrie de la construction. »

À propos
La CSN-construction compte plus de 15 000 membres. Le nombre de femmes qui y sont syndiquées s’élève à 488.

 

 

Un jugement sensé, qui renforce le droit de manifester

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) accueille favorablement l’importante décision du juge Guy Cournoyer, de la Cour supérieure, qui invalide l’article 500.1 du Code de la sécurité routière et renforce le droit de manifester.

Le juge Cournoyer reconnaît que l’article 500.1, qui interdit les manifestations entravant la circulation routière à moins qu’elles ne soient préalablement autorisées, porte atteinte aux libertés d’expression et à la liberté de réunion pacifique. « Le jugement rappelle clairement que le droit de manifester sur un chemin public est protégé par les chartes, se réjouit Jean Lortie, secrétaire général de la CSN. Le magistrat précise aussi qu’il ne revient pas aux corps policiers de décider si une manifestation peut être tenue ou non. »

En effet, le jugement de la Cour supérieure note que tout pouvoir discrétionnaire d’autoriser ou non la tenue d’une manifestation doit être encadré par des critères précis et compréhensibles pour le public et ceux qui doivent les appliquer. « C’est justement ce flou juridique qui entoure la notion d’autorisation préalable qui invalide l’article et qui empêchera dorénavant les corps policiers de jouir d’un pouvoir discrétionnaire absolu sur la question », note Jean Lortie.

Pour la CSN, ce jugement est une victoire pour tous ceux et celles qui défendent le droit de porter des messages sur la place publique. « Nous invitons le gouvernement à faire preuve de bon sens, à rapidement prendre acte de la décision de la Cour et à modifier la loi. Il en va du respect des droits et de la liberté de tous », conclut le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie.

À propos Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe près de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations, ainsi que dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

43 sections d’établissements privés pour aînés syndiqués à la FSSS-CSN expriment leur soutien aux trente travailleuses

À la veille du déclenchement de la grève générale illimitée à la Villa Saint-Alexis, les 43 accréditations syndicales qui participent à la négociation coordonnée dans le secteur des centres d’hébergement privés syndiqués à la CSN tiennent à exprimer haut et fort leur appui aux trente travailleuses de l’établissement. Rappelons que ces travailleuses de la Villa Saint-Alexis, qui ont adhéré à la négociation coordonnée se déroulant partout au Québec, négocient avec l’employeur depuis le 21 mai 2015.

« L’employeur indépendant Cajétan Bouchard exige de leur part des concessions importantes sur le nombre de congés personnels afin de financer leur propre demande d’augmentation salariale de 1,50 $ de l’heure sur trois ans, qui figure parmi les demandes communes de la négociation coordonnée. Il faut comprendre que leur salaire se situe déjà sous le seuil de pauvreté et que chaque dollar compte pour elles », souligne la représentante du secteur des centres d’hébergement privés affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Danielle Lemire.

Cette dernière estime que la demande salariale, qui équivaut à 10 000 $ pour Cajétan Bouchard, représente une goutte d’eau dans l’océan quand on la met en parallèle avec les 17 millions qu’il vient d’investir dans des projets d’agrandissement. « Qu’il ne s’attende pas à ce que les travailleuses de la Villa Saint-Alexis sacrifient leurs congés personnels : dans un contexte où la surcharge de travail les affecte directement, elles en ont particulièrement besoin », ajoute-t-elle.

Des petites nouvelles pour Cajétan Bouchard
La vice-présidente de la FSSS-CSN, Nadine Lambert, lance un avertissement à l’employeur : toutes les sections syndicales qui participent à la négociation coordonnée de la FSSS-CSN, sans exception, appuient les travailleuses en grève de la Villa Saint-Alexis et sont prêtes à se mobiliser aussi longtemps qu’il faudra pour les appuyer dans cette lutte.

« Les employé-es de nos résidences, en très grande majorité des femmes, sont déterminées à se sortir de la précarité. La quasi-majorité des sections qui participent à la négociation coordonnée l’ont exprimé en acceptant de soutenir les salarié-es en conflit par le versement de un dollar de salaire puisé à même la paye de chaque membre. La rémunération et les conditions de travail qui frisent la misère, ça suffit. »

Quelles sont les intentions réelles de la ministre ?

La CSN s’oppose au projet de loi 27 – Loi sur l’optimisation des services de garde éducatifs à l’enfance subventionnés – que la ministre Charbonneau se préparerait à ressusciter, selon le quotidien La Presse. On se rappellera que ce projet de loi avait fait grand bruit il y a une dizaine de mois alors que des allégations « d’enfants fantômes » faisaient les manchettes.

Punir au lieu d’améliorer l’accès
« À eux seuls, les termes de places fantômes ou d’enfants fantômes prêtent flanc aux allégations selon lesquelles de nombreux parents feraient sciemment de fausses déclarations sur le nombre de jours de présence de leur enfant afin de réserver une place dans le réseau. Nous estimons que cet a priori nuit à la recherche de solutions durables dans l’amélioration des services de garde éducatifs subventionnés », déplore la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

Nous sommes conscients des difficultés qu’éprouvent des parents à obtenir une place à certaines périodes de l’année, de même que pour du temps partiel variable. C’est d’ailleurs pourquoi la CSN avait demandé de mettre en place un comité de travail incluant toutes les parties, dont les travailleuses et les parents, pour réfléchir aux solutions les plus équitables afin de pallier le problème d’accessibilité causé par la période restreinte d’accueil et de répondre à la demande pour une fréquentation à temps partiel.

« La ministre de la Famille a créé un groupe de travail incluant exclusivement les associations patronales, et dont le principal mandat a été d’élaborer des mesures coercitives. Parmi les propositions, l’imposition de mesures additionnelles de reddition de comptes pour les responsables d’un service de garde en milieu familial régi (RSG) et l’ajout d’inspections par les bureaux coordonnateurs sont le reflet d’une méfiance injustifiée envers les RSG. Cette approche n’aidera pas à améliorer l’accessibilité à ces services auxquels la population tient énormément », enchaîne Dany Lacasse, vice-président de la FSSS-CSN.

Des services à contribution réduite qu’il faut protéger La ministre indique vouloir retirer du projet de loi la possibilité d’imposer des amendes aux parents dont le taux de présence des enfants n’est pas jugé conforme. Par contre, les prestataires de services de garde pourraient voir leur subvention réduite. On peut craindre des effets pervers tels que des pressions auprès des parents quant au taux d’assiduité des enfants et une certaine forme de discrimination envers les enfants dont l’état de santé est précaire.

Les services de garde à contribution réduite, offerts dans les CPE et par les RSG, sont parmi les programmes les plus appréciés des familles québécoises tant pour la qualité des services éducatifs offerts aux enfants que pour la conciliation famille-travail qu’ils permettent. Pourtant, le gouvernement libéral s’acharne à semer des embûches dans ce réseau. Les hausses de tarifs à la suite de l’introduction de la modulation de la contribution parentale en sont un exemple, de même que le contrôle plus serré des présences dans les services de garde subventionnés qu’introduit le projet de loi 27; autant d’incitatifs à choisir une garderie à but lucratif ou un milieu familial non régi, où la qualité des services est moindre. « Quelle est votre intention réelle madame la Ministre ? » s’interroge en conclusion Véronique De Sève.