Respect des droits des travailleurs

La FIM–CSN à l’assemblée générale de Forest Stewardship Council (FSC)

12 octobre 2017

La norme FSC doit être moins contraignante sur le plan des certifications auprès des entreprises et des entrepreneurs dans la chaine d’approvisionnement, et favoriser le respect des travailleuses et les travailleurs dans leur possibilité de s’organiser en syndicat pour instaurer des normes minimales sociales. 
Stéphane Côté, coordonnateur, FIM–CSN, Peter Olof Sjöo, président de IBB-BWI et Mathieu Lafleur, président, FIM–CSN

Le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Mathieu Lafleur, ainsi que le coordonnateur des services de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Stéphane Côté, participent à la 8e assemblée générale de Forest Stewardship Council (FSC) International qui se déroule du 8 au 13 octobre, à Vancouver.

Cette assemblée, qui réunit les 1000 membres de FSC à travers le monde, s’inscrit dans un contexte où la conjoncture politique et économique aux États-Unis met à mal le secteur du bois et bafoue, à travers le monde, les droits des travailleuses et des travailleurs de ce secteur. Cette assemblée doit permettre de recadrer la mission de FSC sur le plan international et de faciliter l’accès et le maintien de cette norme dans les entreprises forestières ainsi que dans l’ensemble de la chaine d’approvisionnement.

FSC a pour mission de promouvoir une gestion environnementale appropriée, socialement bénéfique et économiquement viable des forêts du monde. Plusieurs thématiques ont été traitées au cours de la semaine pour arrimer l’ensemble des propositions qui devront être débattues en assemblée générale les 12 et 13 octobre. Plusieurs sujets sont reliés à l’application et au maintien de la norme FSC dans les entreprises québécoises.

Au sortir de cette assemblée, FSC ainsi que ses membres seront à pied d’œuvre pour influencer les changements qui doivent s’opérer à l’interne, mais également en ce qui a trait à l’application des recommandations et des résolutions pour préserver les droits des travailleuses et des travailleurs consignés dans la convention de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Grâce aux contacts et aux liens entre la fédération et l’organisation internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB-BWI), la FIM–CSN a non seulement son droit de parole et d’influence, mais elle est en mesure de mieux défendre les intérêts des travailleurs de ce secteur.

Pour Mathieu Lafleur, « la norme FSC, qui est un standard reconnu à travers le monde, doit aussi montrer qu’elle peut être bénéfique pour la société en incorporant le respect des droits des travailleurs dans sa norme. Il est essentiel que celle-ci soit à la fois moins contraignante sur le plan des certifications auprès des entreprises et des entrepreneurs dans la chaine d’approvisionnement, mais qu’elle respecte aussi les travailleuses et les travailleurs dans leur possibilité de s’organiser en syndicat pour instaurer des normes minimales sociales. »

Les participants de la chambre sociale à l’assemblée générale de FSC sont prêts à démontrer à l’organisation qu’il existe des irrégularités et des problématiques reliées à cette norme et que celle-ci doit être bonifiée pour se conformer à sa mission. « Au Québec, nous sommes peut-être plus avancés qu’ailleurs, mais nous ne devons pas abaisser notre niveau pour nous ramener au seuil des autres pays », poursuit-il.

Les mesures de redressement de la norme proposées par les organisations syndicales et sociales pourraient ne pas être adoptées cette semaine par l’ensemble des chambres (environnementales et économiques). « Si certaines règles ne sont pas changées cette semaine, dont certaines sur la gouvernance de FSC et sur le respect de toutes les travailleuses et tous les travailleurs, nous avons bien l’intention de poursuivre cet aspect de la lutte avec nos alliés afin d’améliorer cette situation », conclut le président de la FIM–CSN.

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