Négociations dans la construction

L’Alliance syndicale salue la neutralité de la ministre

27 novembre 2017

La ministre envoie un message clair aux parties : la négociation d’une convention collective doit se réaliser aux tables de négociation et l’arbitrage ne peut être utilisé pour forcer les parties
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Région
  • L'ensemble du Québec
Source
Confédération des syndicats nationaux (CSN)
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Ariane Gagné
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L’Alliance syndicale de la construction prend acte de l’arrêté ministériel publié par la ministre du Travail, Dominique Vien, de ne renvoyer en arbitrage que la question salariale dans les secteurs institutionnel-commercial et industriel. Les dirigeants des cinq syndicats représentant les travailleurs de l’industrie de la construction saluent d’ailleurs la décision de la ministre de ne pas s’ingérer dans la négociation et d’empêcher l’utilisation de l’arbitrage comme un mode de négociation forcé.

« Bien que cette décision ne soit pas au bénéfice d’aucune partie, nous ne pouvons que souligner et saluer le courage de la ministre du Travail, madame Dominique Vien, de ne pas s’ingérer dans le processus de négociation en renvoyant en arbitrage d’autres demandes que les questions salariales. Par ce geste, la ministre envoie un message clair aux parties : la négociation d’une convention collective doit se réaliser aux tables de négociation et l’arbitrage ne peut être utilisé pour forcer les parties » a souligné le porte-parole de l’Alliance syndicale, monsieur Michel Trépanier.

L’Alliance tient à rappeler qu’elle s’est entendue durant les derniers mois avec deux des trois associations patronales soit l’APCHQ dans le secteur résidentiel et l’ACRGTQ dans le secteur génie civil et voirie.

Les cinq syndicats de l’industrie poursuivront leurs réflexions constructives afin d’améliorer les négociations de conventions collectives dans l’industrie de la construction, moteur économique qui représente 12 % du PIB québécois.

« Nos travailleurs et leurs familles sont les principales victimes des négociations difficiles et des conflits de travail dans notre industrie. Il est de notre devoir d’analyser cette négociation et d’en tirer des leçons pour tenter d’éviter ce type de conclusions. Nous répondons donc positivement à l’invitation de la ministre de la rencontrer début 2018 et espérons d’ailleurs pouvoir compter sur tous les partenaires de l’industrie dans ces réflexions » a conclu Michel Trépanier.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

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