Entreprises Rolland de Saint-Jérôme

26 novembre 2019

L’employeur décrète un lockout

Depuis le début de la négociation, l’employeur n’a jamais démontré une véritable intention de négocier des conditions de travail équitables

Ce matin, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des entreprises Rolland–CSN se sont butés à des bureaux fermés à la suite d’un lockout décrété par leur employeur. Réunis en assemblée générale dans les heures qui ont suivi, le syndicat a voté à 91 % en faveur de la grève générale illimitée.

« Depuis le début de la négociation, l’employeur n’a jamais démontré une véritable intention de négocier des conditions de travail équitables. Une de nos revendications touche à la disparité de traitement dans notre régime de retraite : alors que les plus anciens jouissent d’un régime à prestations déterminées, les plus jeunes bénéficient d’un régime à cotisations déterminées famélique. De plus, l’employeur veut introduire des critères de qualifications qui empêchent les salarié-es d’obtenir des promotions. Historiquement, Rolland s’affichait fièrement comme un employeur de choix mais pour nous, ce temps est carrément révolu », de dénoncer Elysa Bergin, présidente du syndicat.

Les salarié-es sont sans contrat de travail depuis plus de deux ans. Depuis mars 2018, plus d’une vingtaine de rencontres de négociation et de conciliation se sont tenues.

« Le syndicat vit une véritable campagne d’intimidation de la part de l’employeur. Lors du premier jour de grève, le 22 novembre dernier, il a envoyé une mise en demeure interdisant aux grévistes de manifester en face de leur milieu de travail. Fort de la présence de six autopatrouilles de la police, il leur a demandé de procéder à l’arrestation des grévistes alors que ceux-ci ne commettaient aucun acte illégal. Il a même refusé la visite des agents du ministère du Travail afin que ceux-ci puissent vérifier si l’employeur avait recours à des briseurs de grève, ce que nous prétendons », de souligner Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN

« Il n’y a qu’un mot pour décrire le comportement de cet employeur : épouvantable. En plus d’intimider ses travailleuses et ses travailleurs avec des tactiques moyenâgeuses, celui-ci se comporte en patron-pas-de-classe et impose un lockout à moins d’un mois du temps des fêtes. La Fédération de l’industrie manufacturière sera aux côtés du syndicat jusqu’à l’obtention d’un contrat de travail qui respectera leurs revendications », de conclure Kevin Gagnon, vice-président de la FIM–CSN.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des entreprises Rolland–CSN regroupe environ 30 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui regroupe 320 syndicats comptant plus de 30 000 membres au Québec. Le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides regroupe près de 90 syndicats et plus de 16 000 membres dans tous les secteurs d’activité de la région des Laurentides.

← Précédent Le prix Pierre-Vadeboncœur 2019 remis au romancier et essayiste Yvon Rivard 24 novembre 2019
Suivant → Les acteurs du réseau public d’éducation demandent au ministre Roberge de surseoir à l’adoption du projet de loi 40 26 novembre 2019
Partager
Dossiers
Région
  • Laurentides
Source
Confédération des syndicats nationaux (CSN), Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN), Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN)
Pour information
Martin Petit
514-894-1326

URL de ce document :

https://www.csn.qc.ca/actualites/lemployeur-decrete-un-lockout/
Logo de la CSN

Confédération des syndicats nationaux

www.csn.qc.ca

1601, avenue De Lorimier
Montréal (Québec) H2K 4M5
Téléphone sans frais : 1 866 646-7760

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s'engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.