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Chantier Davie : une entente historique

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SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

Québec–Chaudière-Appalaches

2022-04-06_Davie_FIM

Chantier Davie : une entente historique

Réunis en assemblée générale à la tête des ponts, les membres du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN) ont adopté à 86 % l’entente de principe qui leur était soumise pour renouveler leur convention collective. Selon la CSN, il s’agit d’une entente historique qui permet, enfin, aux artisans du chantier Davie d’envisager l’avenir avec optimisme.

« La mobilisation impeccable des membres et leur soutien indéfectible nous ont permis d’atteindre nos objectifs et d’obtenir un rattrapage salarial majeur », explique Jean Blanchette, le président du syndicat. La nouvelle convention collective prévoit des augmentations de salaire pouvant aller jusqu’à 30,5 % pour les deux premières années et d’augmentations annuelles de 2,5 % par année ou l’IPC + 0,5 % selon le meilleur des deux. « De plus, nous avons été en mesure d’éliminer des irritants qui perduraient depuis des décennies », ajoute le syndicaliste. Par exemple, le calcul du service continu se fera désormais à partir de la date d’embauche plutôt qu’au nombre d’heures travaillées pour l’accumulation des vacances. De plus, le temps double est réintroduit et la fermeture du temps des fêtes sera rémunérée en entier.

« Après des années d’incertitude et de vaches maigres, les conditions de travail au chantier Davie s’étaient dégradées et n’étaient tout simplement plus compétitives », ajoute Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), « cette entente, l’une des meilleures de la province, permettra au chantier Davie de reprendre sa place comme employeur de choix, ce qui est une condition essentielle à la croissance dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. »

« La conjoncture actuelle de pénurie de main-d’œuvre rend ce genre d’entente possible avec les patrons qui acceptent de s’assoir et de négocier de bonne foi », explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville, « ça permet de faire des gains substantiels pour les syndiqué-es, ce qui est toujours une bonne nouvelle. » De son côté, en plus de se rendre plus attractif, le chantier Davie obtient une convention collective de longue durée (8 ans) ce qui lui garantit la paix industrielle. « Ça va permettre aux parties de se mettre au travail et de construire l’avenir du chantier ensemble », poursuit la présidente de la CSN.

« C’est une étape importante qui est franchie aujourd’hui, il s’agit d’une entente historique qui permettra aux artisans de la Davie d’envisager l’avenir avec optimisme », poursuit Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « mais il ne faut pas perdre de vue l’objectif ultime : intégrer la Davie comme troisième chantier dans la Stratégie nationale en matière de construction navale. » Selon la présidente du conseil central, « seule la confirmation de la Davie comme troisième chantier permettra de maintenir et de créer des emplois de qualité pour les décennies à venir et d’enfin utiliser les installations du chantier naval de Lévis à leur plein potentiel. » « Le conseil central croit à la Davie depuis le début, on ne lâchera pas le morceau tant que le dossier ne sera pas définitivement réglé », conclut-elle.

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