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Vote de moyen de pression à l’unanimité

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SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

Climat de travail au RTC

2022-06-23_RTC_FEESP

Vote de moyen de pression à l’unanimité

Insatisfaits du climat de travail et du manque d’ouverture de l’employeur, les chauffeurs d’autobus urbain du Réseau de transport de la capitale (RTC) ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de moyens de pression, excluant la grève, en lien avec les relations de travail lors de deux assemblées générales tenues hier et aujourd’hui.

Par respect pour la clientèle, le syndicat exclut toutefois de perturber les activités du transporteur pendant le Festival d’été de Québec (FEQ). « Les chauffeurs sont pleinement conscients que la population a besoin de se divertir après plus de deux ans de pandémie, » explique Hélène Fortin, présidente du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (CSN), qui représente les chauffeurs du RTC, « nous avons le bien de la clientèle à cœur ». À propos de la clientèle, la présidente du syndicat mentionne une publication interne de l’employeur qui demande aux chauffeurs de se rendre disponibles pour le FEQ afin de voyager « une clientèle de bonne humeur ». « Nous, nous considérons que nous voyageons une belle clientèle à longueur d’année et pas seulement durant le Festival d’été », déclare Hélène Fortin.

« La participation aux assemblées générales et le résultat du vote démontrent l’ampleur et la profondeur de la grogne qui règne au RTC, » indique Hélène Fortin, présidente du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (CSN), qui représente les chauffeurs du RTC. « Nous espérons qu’avec ce vote la direction va enfin comprendre le message et s’assoir avec nous pour régler les problèmes qui s’accumulent. »

Plusieurs enjeux minent le climat de travail au RTC. « Le principal problème c’est le recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance, nos membres ont vraiment un problème avec ça, » explique Hélène Fortin. Or, pour le moment, la politique de la main tendue et les déclarations sur la volonté de collaborer avec les employé-es ne dépassent pas le stade du discours.

« Malgré de belles déclarations dans les médias, nous n’avons eu ni appel ni rencontre avec la direction pour tenter de trouver des solutions aux préoccupations des chauffeurs, » révèle Hélène Fortin, « on s’en va en négociation pour le renouvellement de notre convention collective bientôt, ce serait important d’assainir le climat de travail avant de réellement commencer nos travaux. »

La présidente du syndicat tend la main au Conseil d’administration du RTC et au maire de Québec. « Il est temps de mettre cartes sur table et d’informer les hautes instances de l’état réel des relations de travail au RTC », déclare Hélène Fortin qui mentionne avoir tenté une approche restée lettre morte dans le passé avec la mairie.

« On est face à un employeur qui gère très mal le changement », croit François Proulx-Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « le RTC est au cœur de profonds bouleversements, mais la direction n’arrive pas à mettre les employé-es dans le coup. Les syndicats ne demandent pourtant pas la lune : ils veulent être consultés et participer aux changements plutôt que de simplement les subir. » Selon François Proulx-Duperré, il y a une culture d’entreprise à revoir. « Tant qu’on va rester dans le vieux modèle autoritaire et hiérarchique, il y aura des tensions et des conflits; il faut que ça change au RTC parce que les transporteurs publics sont au cœur des solutions pour une transition écologique. On ne peut pas rater notre coup comme société. »

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