Caroline Senneville, présidente certes, mais syndicaliste et féministe avant tout

Élue à la tête de la CSN en juin dernier, Caroline Senneville a un long parcours de syndicaliste et de féministe derrière la cravate. C’est à titre de deuxième femme à la présidence en 100 ans d’histoire de la CSN qu’elle se lance avec enthousiasme dans son mandat. « Être à la tête d’une grande centrale syndicale brise un certain plafond de verre pour les femmes syndicalistes. Et j’en suis très fière », affirme-t-elle d’entrée de jeu.

Cela fait trente ans que Caroline est active au sein de la CSN. Enseignante en littérature au cégep Limoilou, elle joint rapidement son syndicat local et en assume la présidence pendant quatre ans. Elle intègre par la suite l’exécutif de la FNEEQ, où elle y est active pendant seize ans, dont cinq à la présidence. Pendant ces années, elle représente aussi la FNEEQ au sein du mouvement des femmes. C’est en 2017 qu’elle est élue vice-présidente de la CSN et qu’elle devient responsable du dossier de la condition féminine. Aujourd’hui, ce sont les habits de présidente qu’elle revêt. Et à ce titre, c’est sur le terrain qu’elle souhaite être, aux côtés des travailleuses et des travailleurs.

« Les patrons et les ministres nous cassent les oreilles avec la pénurie de main-d’œuvre. Mais moi je dis que c’est de pénurie de bonnes conditions de travail et salariale dont il faut parler ! Regardez les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs dans l’hôtellerie, les centres d’hébergement privés, les résidences privées pour aîné-es, les CPE, la construction, le commerce de détail, les abattoirs, la restauration, le système préhospitalier, le système de santé, en éducation… Que l’on soit dans le secteur privé ou le secteur public et parapublic, une bonne partie des gens quittent leur emploi en raison des mauvaises conditions de travail. Est-ce que Messieurs Boulet, Legault, Dubé et M. le PDG du Conseil du patronat iraient travailler ne serait-ce qu’une journée dans ces conditions ? Si les patrons et les ministres écoutaient les travailleuses et les travailleurs ainsi que leurs syndicats, ce serait autre chose », déclare-t-elle.

Pour Caroline Senneville, son rôle de présidente doit servir certes à défendre les membres de la CSN, mais aussi à améliorer les conditions de vie du plus grand nombre de travailleuses et de travailleurs possible, qu’ils soient syndiqués ou non. Elle rappelle que les luttes menées par la CSN pour une réforme de l’assurance-emploi ou pour la hausse du salaire minimum, pour l’élargissement des protections des droits des travailleuses et des travailleurs ou pour l’amélioration des protections sociales touchent TOUS les gens qui travaillent. « C’est en étant le plus possible présent sur le terrain, avec le monde, qu’on peut parler avec eux de l’importance des actions syndicales dans l’amélioration de leurs conditions de travail, certes, mais aussi de vie », continue-t-elle.

Que souhaite-t-elle accomplir dans le cadre de son nouveau mandat de présidente ? « Je veux que les gens puissent se dire “Elle, elle travaille pour nous”. Et pour ça, je veux travailler à ce que toutes les structures syndicales de la CSN se rapprochent de leurs membres. Il faut mieux les connaitre, mais surtout les écouter et rendre concret pour eux ce qu’est le syndicalisme. Je souhaite aussi que nous nous rapprochions des travailleuses et des travailleurs non syndiqués en continuant nos implications dans diverses luttes sociales qui touchent les droits de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs. De plus, nous développons présentement un plan national de syndicalisation afin de mieux structurer nos efforts. Cela fait partie de travaux importants de la CSN dans le prochain mandat ».

Et les femmes ? C’est avec un sourire en coin qu’elle répond à cette question : « Les femmes, elles sont partout dans le monde du travail. L’égalité entre les patrons et les travailleurs n’est pas atteinte, l’égalité entre les femmes et les hommes encore moins. Il va de soi que la CSN est une centrale résolument féministe. Et sa présidente encore plus ! », termine-t-elle.

Les associations du milieu culturel québécois demandent au gouvernement Legault de procéder à la réforme de la Loi sur le statut de l’artiste

Neuf associations du secteur des arts et de la culture ont demandé ce matin au gouvernement du Québec de déposer dès l’automne le projet de réforme tant attendue de la Loi sur le statut de l’artiste. Pour ces organisations représentant plus de 26 000 artistes, toutes disciplines confondues, il est impératif de pallier les brèches de la loi actuelle qui privent ceux-ci de droits fondamentaux en matière de travail pourtant accessibles à l’ensemble de la population du Québec. Les neuf associations ont présenté ce matin un ensemble de revendications communes qu’elles porteront auprès du gouvernement au cours des prochaines semaines.

D’entrée de jeu, les organisations ont expliqué la nécessité de cette réforme en rappelant que le secteur des arts et de la culture, comme le reste du Québec, a grandement évolué depuis l’adoption des deux lois sur le statut de l’artiste en 1987, ne serait-ce que sur le plan de la technologie et des plateformes de diffusion. Elles constatent néanmoins que, plus de 30 ans plus tard, les artistes figurent toujours dans une catégorie à part en matière de droit du travail.

« Il n’est pas normal qu’en 2021, la Loi sur la santé et la sécurité du travail ne s’applique pas automatiquement aux artistes comme au reste des travailleuses et des travailleurs », a souligné la présidente de l’Union des artistes, Sophie Prégent. Ce n’est pas normal qu’en 2021, après tout ce que le Québec a traversé au cours des dernières années, les dispositions législatives à l’égard du harcèlement psychologique et sexuel en milieu de travail ne s’appliquent pas d’emblée aux artistes, et que nos organisations en soient réduites à négocier à la pièce des mesures légales dont bénéficient pourtant tous les salarié-es du Québec.

Le gouvernement de François Legault a été très clair quant à son intention de procéder à cette réforme au cours d’un premier mandat. Son gouvernement a même réitéré cette promesse au printemps dernier, avec le soutien de l’Assemblée nationale. Pour nos associations d’artistes, compte tenu de l’échéancier électoral de 2022, c’est cet automne que la réforme des lois sur le statut de l’artiste doit être déposée à l’Assemblée nationale.

Des conditions minimales pour tous les secteurs
Les organisations ont rappelé que c’est en constatant la précarité et la pauvreté qui prévalaient au sein de la communauté artistique que le Québec lui avait octroyé, en 1987, le droit de négocier des ententes collectives avec les associations de producteurs afin de baliser l’industrie et d’établir des conditions minimales de travail, les artistes n’étant protégés ni par les dispositions des Normes du travail, ni par celles du Code du travail du Québec.

Or, a souligné le président de la Guilde des musiciennes et des musiciens du Québec (GMMQ), Luc Fortin, bien qu’une majorité de producteurs établis acceptent de négocier ces ententes, de nombreuses brèches de la loi actuelle permettent à certains de n’appliquer aucune forme de condition minimale de travail sur les lieux de production.

« Dans l’industrie de la musique, c’est moins de 20 % des enregistrements qui sont effectués en respectant les conditions minimales négociées. Les producteurs peuvent étirer des négociations pendant plus de 20 ans, ils peuvent décider de ne pas reconnaître les ententes pourtant adoptées par l’association de producteurs établie dans un secteur particulier… Ces trous dans la loi entraînent une pression vers le bas sur nos conditions de travail — tout comme la possibilité pour les festivals et autres diffuseurs de se dégager de leurs obligations auprès des artistes, qui se retrouvent sans protection. On doit rendre obligatoire, pour tous les lieux de production, l’application des ententes négociées avec les associations de producteurs établies de chaque secteur, ou encore imposer des conditions minimales d’engagement là où il n’y en a pas. Et en fin de compte, ce qui est incontournable, c’est que le gouvernement doit cesser de financer les producteurs qui s’affairent à contourner la loi. Le gouvernement doit rendre toute forme de subvention de l’État conditionnelle à l’application de conditions minimales de travail négociées avec les associations d’artistes. »

Les écrivains, des artistes à part entière
Les neuf organisations du milieu culturel s’entendent également sur la nécessité de mettre un terme aux disparités entre différentes catégories d’artistes soumises à des environnements légaux distincts. Elles demandent ainsi au gouvernement d’octroyer aux écrivaines et aux écrivains, ainsi qu’aux autrices et auteurs dramatiques, le droit, pourtant conféré aux artistes de la scène, du disque et du cinéma, de négocier des ententes collectives dont ils sont aujourd’hui privés.

Pour Suzanne Aubry, présidente de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ), le gouvernement doit saisir l’occasion de réparer cette grave injustice. « Nous sommes des artistes à part entière, partageant la même réalité socio-économique que les scénaristes, les comédiennes et les comédiens, les interprètes, les musiciennes et musiciens. Nous réclamons que le secteur de la littérature — incluant le théâtre — soit intégré à la première Loi sur le statut de l’artiste afin d’instaurer l’obligation de négocier des ententes collectives pour les éditeurs et les diffuseurs et des conditions de travail minimales auxquelles les autres artistes ont droit. Le modèle de négociation individuelle a pleinement démontré ses limites. Il est inacceptable que les écrivains et écrivaines, tout comme les auteurs et autrices de théâtre, continuent d’être laissés à eux-mêmes lorsque vient le temps de négocier les conditions de leurs contrats. »

Dans le même esprit, les neuf associations demandent au gouvernement d’intégrer au sein de la loi certaines disciplines artistiques qui demeurent exclues de son application : les scénographes, éclairagistes, costumières et costumiers et autres concepteurs et conceptrices des arts de la scène devraient bénéficier du même statut que les autres artistes. Elles rappellent que les dernières modifications apportées à la loi en 2009 n’ont pas intégré ceux-ci, contrairement à leurs collègues œuvrant en cinéma, en publicité et en vidéoclip.

Débat PLC, Bloc Québécois et NPD sur l’assurance médicaments publique et universelle

Profitant de la présente campagne électorale fédérale, nos organisations syndicales, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Confédération des syndicats nationaux (CSN), Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et Centrale des syndicats démocratiques (CSD), organisent un débat sur l’implantation d’un régime public et universel d’assurance médicaments. Le Parti libéral du Canada, le Bloc Québécois et le Nouveau Parti démocratique ont accepté l’invitation.  Malheureusement, le Parti conservateur du Canada a décliné l’invitation. Ce débat est ouvert au public sur la plateforme Zoom le 16 septembre prochain de 19 h à 20 h.

Pour les travailleurs et travailleuses que nous représentons, et pour l’ensemble de la population québécoise, il est temps d’instaurer un véritable régime d’assurance médicaments public et universel. Trop de personnes défavorisées ne peuvent acheter leurs médicaments faute d’argent. Aussi, selon les études disponibles, un véritable programme public et universel ferait économiser entre 4 et 10 milliards de dollars annuellement aux finances publiques, dont 1 à 4 milliards pour le Québec seulement. Nos militants et militantes souhaitent entendre les engagements à ce sujet de ceux et celles qui aspirent à nous gouverner.

AIDE-MÉMOIRE
Quoi :      Débat électoral
Date :      16 septembre 2021
Heure :    de 19 h à 20 h
Où :         Par vidéoconférence sur Zoom : https://us06web.zoom.us/j/86361830734
Qui :        Ann Gingras (PLC), Gabriel Ste-Marie (Bloc Québécois), Alexandre Boulerice (NPD)

La FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD représentent plus de 1 200 000 travailleuses et travailleurs dans l’ensemble du Québec.

Un an après l’arrivée des nouveaux PAB, il faut tout faire pour les garder dans le réseau

L’arrivée de milliers de préposé-es aux bénéficiaires (PAB) en CHSLD a permis de décharger les équipes en place, mais des efforts doivent être faits pour s’assurer de retenir le personnel. C’est le bilan que dresse la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), un an après l’arrivée de la première cohorte.

Les premiers mois de l’arrivée des nouveaux PAB ont été passablement difficiles dans les CHSLD. Cela est dû aux promesses brisées du gouvernement, alors que les conditions de travail sont plus difficiles que ce qui avait été présenté et que le salaire promis n’était pas au rendez-vous. Certains PAB des cohortes de la formation abrégée laissent entendre qu’ils souhaitent quitter le réseau, maintenant qu’ils ont terminé leur première année. Pour la FSSS–CSN, la meilleure manière de les convaincre de rester est d’offrir de meilleures conditions de travail à l’ensemble du personnel.

« Cet aide était plus que bienvenue et c’est certain que l’arrivée de près de 10 000 PAB est venue prêter main-forte aux équipes en place. Mais on ne peut pas s’arrêter là. Si plusieurs d’entre eux quittent parce que les conditions de travail sont trop difficiles, toute cette opération aura été un coup d’épée dans l’eau. C’est pourquoi on invite le gouvernement à ouvrir rapidement un canal avec nous pour déployer des moyens d’attraction et de rétention pour plusieurs catégories de personnel », explique Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

Pour la FSSS–CSN, le gouvernement doit être proactif pour agir face au manque de personnel dans le réseau de la santé et des services sociaux. Si la situation était critique pour les PAB, elle l’est aussi pour plusieurs autres titres d’emploi, dont les secrétaires médicales, les préposé-es à l’entretien ménager, les préposé-es au retraitement des dispositifs médicaux, les auxiliaires aux services de santé et sociaux, ainsi que pour les infirmières et infirmières auxiliaires. Pour qu’une telle opération soit un succès, le gouvernement doit à l’avenir interpeller les organisations syndicales afin d’apprendre des erreurs de la dernière année.

Le PL-59 rate sa cible en oubliant des incontournables en matière de SST

La Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) considèrent que, dans sa forme actuelle, le projet de loi no59 (PL-59) rate sa cible en oubliant des incontournables en matière de santé et sécurité du travail (SST).

« Au Québec, la SST, ça se fait paritairement. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, propose d’étendre l’introduction de comités paritaires de SST à plusieurs milieux de travail. Mais, du même souffle, il veut donner aux patrons le pouvoir exclusif de remplacer ces comités locaux par des comités paritaires multiétablissements. Pour que la santé et la sécurité fonctionnent et que l’on protège adéquatement les travailleuses et les travailleurs, les parties doivent discuter ensemble et travailler sur un pied d’égalité », de souligner d’une même voix les quatre organisations syndicales.

« Si un patron désire implanter des comités multiétablissements, il devra s’entendre en discutant d’égal à égal avec les syndicats ou les travailleuses et les travailleurs non syndiqués de ces établissements. Pour vraiment protéger tout le monde, les syndicats, les travailleuses, les travailleurs et les patrons doivent décider ensemble de l’implantation de comités multiétablissements », d’insister les leaders syndicaux présents au rassemblement de ce matin.

Le ministre Boulet propose également d’étendre une mesure qui a fait ses preuves dans les secteurs industriels depuis plus de 40 ans à tous les milieux de travail : le représentant, la représentante à la prévention, en plus de créer l’agent, l’agente de prévention pour les très petites entreprises. Toutefois, dans son projet de Loi, le ministre oublie quelques incontournables.

« Ces représentants, représentantes en santé et en sécurité doivent avoir la latitude et la capacité d’aller directement sur le terrain pour éliminer les risques et les dangers à la source. C’est en faisant des enquêtes sur le terrain et en éliminant les dangers à leur source que le bilan du Québec en matière de SST va s’améliorer. Le PL-59 propose plutôt une dilution des pouvoirs de ce représentant, de cette représentante en lui retirant des pouvoirs incontournables. Les représentantes et représentants doivent pouvoir aller enquêter dans les milieux de travail afin d’éradiquer les vrais risques à la SST. Qui plus est, ces représentants, représentantes doivent obtenir un mandat fort et doivent bénéficier du temps nécessaire afin de réaliser leur travail. Des heures de libération doivent être prévues, sans quoi les protections promises par le projet de loi seront inefficaces et resteront lettre morte », de conclure les représentants des organisations syndicales.

Nos organisations représentent plus de 1 200 000 travailleurs et travailleuses.

Source : FTQ, CSQ, CSD, CSN

 

C’est le grand retour de l’École de la relève syndicale!

C’est avec enthousiasme que le comité national des jeunes de la CSN vous annonce le retour de l’École de la relève syndicale après deux ans d’absence!

Une session de formation se tiendra du 28 novembre au 1er décembre au Centre de Villégiature Jouvence, en Estrie.

L’École de la relève syndicale, c’est une vingtaine de jeunes réunis durant trois jours de formation, d’échanges et de réseautage, dans un contexte ludique et le respect des consignes sanitaires, bien sûr! La formation est destinée aux jeunes travailleuses et travailleurs syndiqués de la CSN âgé-es de 35 ans et moins avec peu ou pas d’expérience syndicale. L’École a été mise en place par le comité national des jeunes de la CSN et ce sont les membres du comité qui planifient, organisent et animent la formation.

Vous pouvez vous inscrire jusqu’au 30 septembre, 17 h. Les places sont limitées. On vous conseille de ne pas trop attendre.

Veuillez noter qu’en vertu des consignes sanitaires actuelles, le passeport vaccinal est requis pour participer aux activités de l’École.

Pour toute information concernant l’édition 2021 de l’École de la relève syndicale, rendez-vous à l’adresse suivante : https://www.csn.qc.ca/ecole

Sondage de la FSSS–CSN : le personnel craint que le PL59 rate la cible

Un sondage mené par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) révèle que le personnel de la santé, des services sociaux et des services de garde éducatifs craint que le projet de loi 59 ne permette pas d’améliorer leur santé au travail.

Le sondage mené du 31 août au 7 septembre a permis de joindre 2475 répondantes et répondants membres de la FSSS–CSN. Les résultats du sondage démontrent que les travailleuses et travailleurs jugent que le projet de loi 59 visant la modernisation du régime de santé et sécurité du travail (SST), actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale, ne fait pas le nécessaire pour agir en prévention. Le personnel note l’urgence de revoir les lois en SST alors que la crise d’épuisement professionnel fait rage dans nos réseaux. C’est en effet 80 % des répondantes et répondants qui considèrent que le gouvernement n’exige pas assez des employeurs pour que le nécessaire soit fait pour assurer leur santé physique et psychologique au travail.

« Le projet de loi 59 doit en faire plus ! C’est le message clair qu’envoie le personnel de la santé, des services sociaux et des services de garde. Le danger, c’est d’organiser la prévention sur la base des mégaétablissements du réseau. C’est impossible de répondre à la détresse du personnel si l’on ne prend pas les moyens d’agir concrètement dans leur milieu de travail », explique Judith Huot, vice-présidente de la FSSS–CSN.

« Il n’est pas trop tard pour faire mieux ! Nous interpellons les ministres Dubé et Boulet pour que la réforme du régime de santé et sécurité du travail renforce la prévention dans nos secteurs. Le projet de loi 59 doit permettre d’agir efficacement sur l’absentéisme, les pénuries de personnel et le climat de travail. Mais pour que cette réforme porte ses fruits dans le réseau, des modifications majeures doivent être apportées au projet actuel », poursuit Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

Des comités de SST pour agir en prévention dans les milieux de travail
Les travailleuses et travailleurs (62 % des répondantes et répondants) indiquent qu’il n’existe pas de comité de SST permettant d’agir concrètement en prévention dans leur lieu de travail. Ils considèrent massivement (83 % des répondantes et répondants) qu’un tel comité de prévention dans les milieux de travail est nécessaire pour agir efficacement en prévention, par exemple dans le cadre de l’actuelle pandémie.

Miser sur des représentantes et des représentants en SST dans les milieux de travail
Le personnel (68 % des répondantes et répondants) n’a pas accès à un représentant des travailleuses et des travailleurs, responsable de la santé et de la sécurité, disponible sur leur lieu de travail. Pourtant, la vaste majorité des répondantes et répondants (82 %) jugent que l’accès à un représentant en SST dans leur milieu de travail est nécessaire pour agir efficacement en prévention, par exemple dans le cadre de l’actuelle pandémie.

Avoir des moyens pour agir en prévention
Pour les travailleuses et travailleurs (75 % des répondantes et répondants), l’employeur ne donne pas à leur syndicat suffisamment de moyens pour agir efficacement en prévention. C’est 76 % des répondantes et répondants qui pensent que l’octroi de moyens supplémentaires au syndicat est nécessaire pour renforcer l’efficacité de la prévention.

La nécessité d’un regard externe pour faire le bilan de la prévention dans le réseau
C’est 81 % des répondantes et répondants qui considèrent qu’un examen périodique de la qualité de la gestion et de l’organisation de la prévention par l’employeur, ainsi qu’une évaluation de son efficacité, menée de manière indépendante, sont nécessaires pour améliorer l’efficacité de la prévention.

Élections fédérales : la CSN met de l’avant ses revendications

En tête de liste des priorités, la CSN demande aux partis de s’engager à prolonger les aides aux travailleuses et aux travailleurs toujours affectés par la pandémie et à procéder rapidement à une réforme en profondeur de l’assurance-emploi afin de colmater les nombreuses brèches du programme, largement mises au jour lors de la pandémie.

« Les partis doivent s’engager clairement à régler, une fois pour toutes, le problème du “trou noir”, cette période où une personne au chômage, ayant souvent un emploi saisonnier, a épuisé ses prestations d’assurance-emploi sans avoir été en mesure de retrouver un emploi. Celui-ci affecte un trop grand nombre de travailleuses et de travailleurs, indique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Cette réforme devra également garantir l’admissibilité au programme des personnes travaillant à temps partiel, tout comme l’accès des travailleuses et des travailleurs autonomes, notamment celles et ceux travaillant dans l’industrie culturelle, grandement affectée par la crise. »

Urgence climatique

Sur le plan environnemental, les partis politiques doivent répondre à l’ampleur de la crise du climat. « Les tergiversations et les demi-mesures ont déjà trop duré, et le prochain gouvernement devra se doter d’un plan d’action en matière de lutte contre les changements climatiques qui permettra d’atteindre les cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre recommandées par la communauté scientifique. Les solutions, on les connaît : accélérer les investissements en transport collectif, développer et adopter des énergies propres, instaurer une stratégie de rajustement des prix carbone à la frontière, une élimination des différentes formes de subventions à l’industrie pétrolière et assurer une transition énergétique qui soit juste pour les travailleuses et les travailleurs ainsi que les communautés », soutient Caroline Senneville.

Droits du travail

En matière de droit du travail, la CSN exige des partis qu’ils s’engagent à garantir le droit des travailleuses et des travailleurs québécois à travailler en français, à instaurer des mesures anti-briseurs de grève et à bonifier les normes fédérales de santé et de sécurité au travail, particulièrement à l’égard du retrait préventif des travailleuses enceintes ou qui allaitent. Le gouvernement devra également adopter des mesures législatives visant une meilleure protection des droits des travailleurs migrants et de leurs familles.

Mesures sociales, culturelles, économiques et fiscales

Devant la hausse constante des coûts reliés au réseau de la santé et des services sociaux, et puisque le Canada reste le pays le moins endetté du G7, la CSN demande une hausse des transferts fédéraux en santé afin que la contribution fédérale atteigne 35 % des dépenses ainsi qu’une augmentation des transferts en matière de programmes sociaux afin que ceux-ci retrouvent le niveau qui prévalait en 1994-1995. « Nous avons également fait de la mise en place d’un régime d’assurance médicaments public et universel notre cheval de bataille, et ce, depuis un bon moment. Il n’est pas normal que l’actuel système mixte au Québec laisse tant de gens de côté et coûte si cher », ajoute Mme Senneville.

Le gouvernement fédéral peut également jouer un rôle plus actif afin de soutenir et de stimuler les entreprises canadiennes. Ainsi, la CSN attend des partis politiques des engagements concrets à protéger les industries québécoises face à la montée du protectionnisme américain, en particulier dans les secteurs de l’aluminium et du bois d’œuvre. La centrale syndicale s’attend aussi à une stratégie industrielle pour favoriser la relance manufacturière, notamment dans les secteurs stratégiques comme l’industrie pharmaceutique. La CSN demande aux partis de s’engager sans délai à intégrer la Davie, le plus grand chantier naval au Canada, au sein de sa Stratégie nationale de construction navale.

Les géants de l’industrie numérique doivent également être mieux réglementés de façon à garantir le plein épanouissement de la culture québécoise et francophone; les plateformes numériques doivent rémunérer à sa juste valeur l’industrie des médias traditionnels pour le contenu d’information qui y circule. Le gouvernement doit accroître le financement dans le domaine de la culture, prolonger et bonifier le crédit d’impôt sur la masse salariale journalistique.

Enfin, la CSN demande aux partis politiques d’exposer les moyens qu’ils préconisent afin de reconnaitre pleinement le droit à l’autodétermination des peuples autochtones, de favoriser leur plein épanouissement social, économique et culturel et de mettre en œuvre les recommandations de la Commission de vérité et de réconciliation ainsi que celles du rapport de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées.

Certaines des demandes CSN sont réalisables à coût nul, alors que d’autres exigent des investissements plus importants. « Ça tombe bien, de nouvelles sources de revenus sont à la portée du gouvernement fédéral, notamment par la mise en place d’une taxe temporaire sur les services numériques tout d’abord, par un appui à la réforme fiscale internationale visant les multinationales ensuite, et surtout en mettant fin à la possibilité, pour les entreprises, de rapatrier des dividendes en franchise d’impôts à partir de paradis fiscaux. Les revenus potentiels ne manquent pas : ce qui manque c’est la volonté politique », conclut la présidente.

Réaction au rapport préliminaire de la Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE) sur les soins aux aîné-es

Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), le rapport préliminaire de la Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE) sur les soins aux aîné-es illustre les lacunes importantes dans l’organisation des soins aux aîné-es. Plusieurs des recommandations émises par le CSBE vont dans le sens des revendications de la FSSS-CSN dans les dernières années. Si l’analyse de la gestion de la pandémie par le CSBE reste à venir, le rapport préliminaire pointe à raison plusieurs problèmes majeurs dans les soins aux aîné-es :

• L’offre de soins aux aîné-es est disparate et il y a un manque de cohérence et de coordination
• Le sous-financement chronique des soins pour les personnes en perte d’autonomie
• Le manque de valorisation du travail du personnel et la mauvaise gestion qui entraîne des départs nombreux et un recours grandissant aux agences privées et aux heures supplémentaires
• Le problème chronique de l’absentéisme qui illustre la surcharge et la détresse du personnel
• Le manque criant d’informations et de données sur le réseau, accentué par la réforme Barrette qui a entraîné la disparition des agences régionales qui avaient auparavant cette responsabilité
• L’absence de stratégie globale pour l’amélioration des soins

« Dire que le gouvernement Couillard avait aboli le Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE)! Ce rapport préliminaire montre toute la pertinence d’avoir des chiens de garde pour analyser le réseau. Je ne peux que saluer le fait que le CSBE veut aller à la source des problèmes des soins aux aîné-es. Le gouvernement devra avoir l’écoute nécessaire pour entendre ces recommandations. Il ne peut pas prétendre avoir fait ce qu’il avait à faire. Parce que comme le dit si bien le CSBE dans son rapport, une meilleure organisation des soins aux aîné-es nous aurait placés dans une bien meilleure position pour faire face à la pandémie », explique Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

Leucan : En septembre, soyons généreux envers les enfants malades

En septembre, le logo de la CSN se parera du ruban doré pour souligner le Mois de la sensibilisation au cancer infantile et les 25 ans de notre partenariat avec le Camp Vol d’été Leucan–CSN.

Pourquoi ce partenariat nous tient-il toujours autant à cœur après tout ce temps? Parce que malgré les progrès de la science, les cancers pédiatriques sont en légère hausse chaque année et nous croyons qu’il est d’autant plus important d’offrir du soutien et de l’espoir aux enfants malades.

Saviez-vous que le succès du seul camp au Québec pour les enfants atteints de cancer et leur famille dépend de la générosité de chaque syndiqué-e CSN ? Vous pouvez donc jouer un rôle important, que ce soit par une participation à la campagne du 1 $ par membre, en donnant directement ou en achetant votre couvre-visage en cliquant ici (payable uniquement par chèque).

Jusqu’à maintenant, plus de 4 millions de dollars ont été amassés par les membres bénévoles de la CSN afin d’offrir à des milliers d’enfants malades une semaine de pur plaisir dans un camp d’été adapté à leurs besoins. Sans compter le soutien de généreux membres qui travaillent chaque année au camp, de façon tout à fait bénévole.

Ensemble, gardons la tradition bien vivante et donnons généreusement afin que le Camp Vol d’été Leucan soutienne les enfants qui en ont besoin pendant 25 autres belles années !

Campagne du 1 $
Votre participation peut donc se faire par le biais de votre syndicat, qui remplit le formulaire de la campagne du 1 $ et le fait parvenir avec le chèque à la Fondation Camp Vol d’été Leucan–CSN. Chaque dollar peut faire une différence pour les enfants malades !

Vous pouvez également participer à certaines activités de financement de Leucan (majoritairement en mode virtuel) ou même en participant à l’organisation d’activités.

Merci à tous les membres et tous les syndicats de la CSN !

Pour plus d’informations, visitez la page Web de la Fondation. Vous avez des questions sur la campagne et sur la façon de vous impliquer ? Contactez :

• Gabrielle Pelletier, Service d’appui aux mobilisations et à la vie régionale, 514 598-2308 ou par courriel : gabrielle.pelletier@csn.qc.ca
• Suzie Mailloux, conseillère, campagnes annuelles et dons majeurs à Leucan, au 514 731-3696 ou 1 800 361-9643, poste 1211 ou par courriel : suzie.mailloux@leucan.qc.ca

Trois incontournables à intégrer au PL59 sur la santé et sécurité du travail

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) attire l’attention sur trois mesures incontournables qui doivent se retrouver dans le projet de modernisation du régime de santé et sécurité du travail (PL59), pour permettre d’agir efficacement sur la détresse du personnel.

L’étude détaillée du projet de loi 59 visant la modernisation du régime de santé et sécurité du travail se poursuit à l’Assemblée nationale. Il s’agit d’une occasion à ne pas manquer pour faire ce qu’il faut, notamment pour freiner la crise d’épuisement et de surcharge de travail qui sévit dans la santé, les services sociaux et les services de garde éducatifs. Dans sa forme actuelle, le PL59 du ministre Jean Boulet ne contient pas les éléments nécessaires pour veiller à la santé et à la sécurité du personnel. C’est pourquoi la FSSS–CSN l’invite à inclure ces trois incontournables :

1. Décentraliser l’organisation de la prévention
2. Donner les moyens aux milieux de travail de faire de la prévention
3. Surveiller les résultats pour s’assurer qu’on atteint les objectifs

« Le PL59 prévoit la création d’un comité de prévention par méga-établissement, ce qui est tout à fait insatisfaisant. On n’en finit plus de voir les ratés de la réforme Barrette et ce n’est certainement pas en créant un méga comité loin de la réalité du personnel qu’on va mieux prévenir les risques de maladie au travail. La seule manière d’y arriver, c’est en décentralisant la prévention », explique Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

« On a toute une côte à remonter dans le réseau pour aider le personnel à ne pas tomber au combat. Mais encore faut-il se donner les moyens de nos ambitions. C’est pour ça qu’il faut donner des moyens, entre autres financiers, pour que la prévention se fasse dans les milieux de travail. Il faut aussi un regard extérieur qui viendra examiner si la prévention est organisée efficacement et si elle fonctionne. Et si on juge que ce n’est pas le cas, l’employeur devra être tenu de corriger la situation », de conclure Judith Huot, vice-présidente de la FSSS–CSN.

Vaccination obligatoire : la CSN appelle à considérer tous les enjeux

La présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, ainsi que le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS—CSN), Jeff Begley, participaient aujourd’hui à la commission parlementaire visant à se prononcer sur la pertinence d’imposer la vaccination au personnel soignant, voire de l’étendre à d’autres types de travailleuses et de travailleurs. Cet enjeu confédéral touche de près la FSSS, mais également les fédérations de la CSN œuvrant dans les secteurs public et parapublic (FNEEQ-CSN, FP-CSN et FEESP-CSN).

Depuis le tout début, la CSN et ses syndicats affiliés ont œuvré sans relâche afin que soient mises en place des mesures sanitaires adéquates pour la protection des travailleuses et des travailleurs. Sur le terrain, les syndicats de la CSN ont déployé des moyens considérables pour inciter les salarié-es à aller se faire vacciner. Et cela porte fruit : les taux de vaccination continuent de s’élever dans le réseau de la santé, pour atteindre présentement plus de 91%.

Si la CSN salue la tenue de cette commission parlementaire, elle déplore que celle-ci ne prévoit pas la participation d’organisations syndicales représentant l’enseignement supérieur au Québec. La CSN rappelle que la vaccination obligatoire soulève des enjeux importants pour ses organisations et les membres qu’elle représente. Le gouvernement de François Legault doit garder en tête que la gestion des demandes d’exception sur le terrain, que ce soit pour des raisons de santé ou autres, pourrait être un véritable casse-tête juridique si les mesures entourant la vaccination obligatoire ne sont pas bien définies.

Également, la CSN et la FSSS-CSN craignent que le choix de la vaccination obligatoire n’engendre un relâchement dans les mesures de prévention sanitaire déjà en place, mesures qui ont largement démontré leur efficacité et qui ont parfois été obtenues après de longues luttes. Celles-ci doivent demeurer en place, voire être déployées plus largement, si l’on veut lutter efficacement contre la propagation du virus liée à la quatrième vague. La CSN dénonce d’ailleurs l’allègement des directives ministérielles visant à protéger le personnel du réseau au moment même où le gouvernement envisage la vaccination obligatoire.

« La vaccination seule, ce n’est pas non plus de la magie, déclare Caroline Senneville. D’autres moyens de prévention déjà mis en place doivent être maintenus, peu importe si le gouvernement va de l’avant avec la vaccination obligatoire. » Par exemple, les équipements de protection individuelle les plus performants doivent être disponibles pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs dans tous les milieux de travail concernés. Ceux-ci doivent être sécuritaires et sains, en plus d’être impérativement dotés d’une ventilation adéquate assurant une qualité de l’air optimale, notamment dans les établissements scolaires.

De plus, la CSN et ses fédérations défendent le droit au travail. Pour elles, il n’est absolument pas question que quiconque soit licencié ou sanctionné injustement pour cause de refus de vaccin. « Avec une mesure comme la vaccination obligatoire, qui arrive dans un contexte généralisé de pénurie de personnel et d’épuisement au travail dans le réseau de la santé, le gouvernement doit arriver avec un plan extrêmement bien ficelé. Nous, ce qu’on demande, c’est que les mesures incitatives passent avant les mesures coercitives », demande Jeff Begley.

« Soyons clairs : la CSN appuie sans réserve la vaccination, et ce, depuis le tout début de la campagne de mise en place par le gouvernement. Nous encourageons tous nos membres, dans tous nos milieux de travail à aller se faire vacciner, pour leur protection, celle de leurs collègues et celle des gens qu’ils côtoient dans leur milieu de travail. Cependant, le gouvernement doit être conscient que d’imposer la vaccination obligatoire va de pair avec des enjeux de droit au travail et de droits fondamentaux. S’il va de l’avant, il devra collaborer avec nous afin que les salarié-es de la santé et des autres secteurs qui pourraient être touchés ne soient pas pénalisés », conclut Caroline Senneville.

Document

Télécharger le mémoire présenté à la Commission de la santé et des services sociaux sur la vaccination obligatoire contre la Covid-19 du personnel soignant et d’autres catégories de travailleurs qui sont en contact prolongé avec les citoyens.

Mobilisation devant l’Assemblée nationale

La Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) misent sur l’étude détaillée article par article du projet de loi 59 pour que le gouvernement améliore entre autres les articles touchant la prévention et de la réparation.

Actuellement, ce que propose le gouvernement est nettement insuffisant et met en danger la santé et la sécurité des travailleurs et travailleuses. « Nous sommes très inquiets. Le projet de loi complexifie la reconnaissance des maladies professionnelles et dilue tellement les mécanismes de prévention qu’on ne protégera pas plus les travailleurs et les travailleuses du Québec. On ne peut se permettre le luxe de réduire la portée de la prévention dans les milieux de travail comme le propose le ministre du Travail alors que notre monde meurt littéralement à l’ouvrage », déclare Daniel Boyer, président de la FTQ.

« En ce qui a trait à la prévention, le nombre de rencontres prévues au comité de santé et de sécurité du travail est famélique, on ne connaît même pas le nombre de représentants qui peuvent y siéger et rien sur le minimum d’heures de libération pour le représentant en prévention. Cela ne peut être négocié entre l’employeur et les travailleurs. Les règles doivent être inscrites clairement dans la loi. La santé et sécurité du travail ce n’est pas négociable », de réclamer David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

« Le monde du travail a changé et il faut savoir s’adapter aux réalités d’aujourd’hui. Par exemple en santé et en éducation, des secteurs où les femmes sont majoritaires, les taux d’absentéisme sont effarants. Pourquoi ? Parce que les mécanismes de prévention sont absents et que les maladies d’ordre psychologique affectent nos membres sans qu’il y ait rien pour enrayer l’hémorragie. Ce n’est plus le temps des demi-mesures, nous avons le devoir de prendre soin de nos gens et non de les abandonner », affirme Éric Gingras, président de la CSQ.

« Ce que nous propose le ministre du Travail va à l’encontre des principes qui étaient à l’origine de la Loi sur la santé et sécurité du travail adoptée il y a plus de 40 ans. Il n’est pas trop tard, il est encore temps d’apporter des modifications au projet de loi pour en corriger les failles. On doit s’assurer d’une réelle participation des travailleuses et des travailleurs dans la prévention. On travaille pour avoir une qualité de vie, pas pour y laisser notre santé », conclut Luc Vachon, président de la CSD.

Nos organisations (FTQ, CSQ, CSD, CSN) représentent plus de 1 200 000 travailleurs et travailleuses.

Jean Lortie annonce son départ à la retraite après 40 ans de militance

C’est avec émotion que les 300 000 membres de la CSN et ses 650 employés ont appris aujourd’hui le départ à la retraite d’un collègue militant fort apprécié qui aura fait sa marque au sein de la CSN depuis quatre décennies. En effet, Jean Lortie, l’actuel secrétaire général de la 2e plus grande centrale syndicale québécoise, a annoncé qu’il quitterait ses fonctions le 24 septembre prochain, date du 100e anniversaire de l’organisation.

« Même si j’annonce mon départ à la retraite avec un certain pincement de cœur, ma décision est mûrement réfléchie. Après 40 ans, il est temps pour moi de passer le flambeau à une nouvelle génération qui apportera un esprit de renouveau. La CSN, c’est un mouvement. C’est ce qui caractérise notre organisation et qui en fait sa force : des centaines de milliers d’hommes et de femmes qui, depuis 100 ans, ont milité pour améliorer leur sort, et qui continueront à œuvrer pour que les Québécois aient des conditions de travail décentes », déclare Jean Lortie.

Travailleur de l’hôtellerie de l’Hôtel Place Dupuis depuis 1979, Jean Lortie a été élu pour la première fois trésorier de son syndicat à l’âge de 21 ans en 1983. Il a ensuite occupé le poste de trésorier de la Fédération du commerce CSN de 1986 à 1998, pour ensuite être élu à sa présidence. En mai 2011, il accédait au poste-clé de secrétaire général de la CSN.

« Comme secrétaire général, Jean a toujours eu à cœur de bien représenter les syndicats affiliés à la CSN. Il dit souvent qu’être sur le terrain auprès des syndicats locaux et des travailleuses et des travailleurs l’a toujours fait « ronronner de plaisir ». En plus du terrain, Jean a brillé dans les fonctions qu’il occupait à l’exécutif depuis 10 ans. Nous nous ennuierons tous de son côté humain, de sa grande intelligence stratégique et de sa passion sans cesse renouvelée pour le monde syndical. Jean, la CSN te doit beaucoup et te salue aujourd’hui », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Jean Lortie conclut : « Après 35 années à la direction de ce mouvement, je souhaite entreprendre une nouvelle étape de ma vie. Je pense avoir fait honneur à mes prédécesseurs en assumant avec dignité et respect ma fonction de secrétaire général de la CSN. J’ai consacré toutes mes énergies et mes forces à défendre la cause des travailleuses et des travailleurs, mon seul souci, mon seul combat depuis le tout début. »

Le gouvernement manque une autre occasion d’entendre les préoccupations du personnel de la santé

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) s’étonne que le gouvernement annonce l’obligation de la vaccination pour le personnel de la santé et des services sociaux sans avoir entendu leurs préoccupations.

Depuis le début de la campagne de vaccination, la FSSS–CSN a encouragé ses membres à se faire vacciner, ce qu’ils font dans la vaste majorité. Rappelons que c’est plus de 90 % du personnel du réseau qui a reçu au moins une dose. Mais alors que le gouvernement annonçait la semaine dernière en conférence de presse qu’il souhaitait entendre les préoccupations des syndicats représentant le personnel, la FSSS–CSN n’a, encore une fois, pas été consultée. Pour la FSSS–CSN, la vaccination obligatoire pose plusieurs questions qui restent sans réponse pour l’instant, notamment pour ce qui est des femmes enceintes ou des personnes qui ont une raison médicale de ne pas recevoir la vaccination.

« Nous faisons actuellement ce que le gouvernement ne veut pas faire : entendre les travailleuses et travailleurs du réseau. Dans notre consultation, ce qu’ils nous disent, c’est qu’ils répondent présents en grand nombre pour se faire vacciner et encouragent leurs collègues de se faire vacciner. Mais rendre la vaccination obligatoire, cela divise. Au stade actuel, on reste avec beaucoup de questions face à cette annonce », explique, Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

Entente de principe intervenue entre le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction et Olymel

Une entente de principe est intervenue dans la nuit du 13 août entre le Syndicat des travailleurs de Olymel Vallée-Jonction (STOVJ) et Olymel. Le STOVJ convoquera ses membres en assemblée générale pour présenter l’entente de principe. Le temps que les parties révisent les textes, une date sera communiquée aux membres du syndicat dans les prochains jours. Dans ce contexte, le Syndicat n’accordera aucune entrevue d’ici là.

À propos

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Entente sur les indemnités de départ adoptée à 77% chez Alstom Sorel

Après avoir négocié pendant plusieurs semaines, le Syndicat des travailleurs de Alstom Transport Canada inc. (CSN) a conclue une entente sur les indemnités de départ suite à l’annonce de la fermeture en décembre prochain. Voici les détails de l’entente, mais nous tenons à vous préciser que les primes s’ajoutant aux indemnités de départ peuvent totaliser jusqu’à 11 000$ en fonction de la date de mise à pied.

  • Indemnité équivalente à 2 semaines par année de service
  • Prime de rétention/assiduité
  • Prime Santé sécurité (EHS)
  • Prime de production
  • Aide à la mobilité
  • Assurance groupe

L’exécutif tient à remercier les nombreux membres s’étant déplacés pour assister à l’assemblée pour se prononcer sur l’entente. Nous invitons ceux n’ayant pu se joindre à nous, à s’informer auprès de l’exécutif.

Conflit au cimetière Notre-Dame-des-Neiges: AURA-t-on enfin une fabrique qui négocie sérieusement ? 

Alors que la Fabrique Notre-Dame se réjouit de pouvoir enfin relancer le spectacle son et lumière « Aura — Une expérience lumineuse au cœur de la basilique », dans le Vieux-Montréal, elle laisse ses quelque 140 travailleuses et travailleurs dans le noir total au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. « Nous sommes sans contrat de travail depuis deux ans et demi. La négociation est figée. Les actes d’intimidation et les méthodes cavalières en milieu de travail révèlent une stratégie mesquine d’affaiblissement des syndicats. C’est honteux pour une fabrique qui devrait prôner des valeurs d’écoute et de collaboration », dénonce Patrick Chartrand, vice-président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN.

La présence des travailleuses et des travailleurs syndiqués dans le Vieux-Montréal en ce vendredi d’août, où l’on devrait célébrer le retour du spectacle multimédia de la basilique, vise à sensibiliser les touristes sur les travers de la fabrique, aussi gestionnaire du cimetière emblématique du Mont-Royal. Depuis un an, 23 % du personnel aux opérations et à l’entretien a été supprimé ou aboli, de même que 24 % du personnel de bureau.

« Le cimetière patrimonial semble à l’abandon, faute de personnel suffisant. Les décisions de l’employeur ont pour effet de réduire le nombre de conseillers dédiés aux différents besoins des familles (vente de concessions et de monuments, traitement des requêtes et demandes de renseignements). Pourtant, ces familles ont versé des milliers de dollars afin d’honorer la mémoire des leurs, dans un lieu impeccable de sépulture », ajoute Éric Dufault, président du Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN.

« Je comprends les proches des disparus de multiplier les plaintes pour déplorer le délabrement du cimetière et les services d’accompagnement des familles, désormais déficients. Il est temps que cet employeur, qui prétend connaître des problèmes financiers, ouvre ses livres afin que nous puissions apporter des solutions », suggère Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Le respect et la dignité devraient guider la fabrique. Les monuments funéraires, les proches des défunts, de même que les travailleuses et les travailleurs méritent beaucoup plus de considération. La gestion avare qu’on leur réserve actuellement est désolante et insultante, alors que ce lieu de recueillement devrait, au contraire, être géré de manière respectueuse et responsable », rappelle Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN).

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Fabrique Notre-Dame-des-Neiges–CSN, qui détient le même employeur, appuie sans réserve le combat de leurs collègues du cimetière. Tous ensemble, ils demandent à la partie patronale de faire preuve de bonne foi en négociant sérieusement, pour éviter un recours à la grève. « Ce que nous souhaitons, c’est le retour à la paix dans les relations de travail au cimetière, pour le bien de tout le monde » conclut Patrick Chartrand.

Nos principales demandes à l’employeur :

  • Réintégrer le personnel mis à pied ;
  • Faire preuve de bonne foi pour entreprendre une vraie négociation ouverte et honnête avec ses travailleuses et ses travailleurs ;
  • Ouvrir ses livres pour une évaluation indépendante de sa situation financière et qu’il associe les travailleuses et les travailleurs à la recherche de solutions.

Les faits: 

  • Sans contrat de travail depuis décembre 2018, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN rassemble 115 membres, 26 postes ont été supprimés ;
  • Le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte 21 membres dont 5 ne travaillent pas.
  • Pour voir l’état d’abandon du cimetière.

La solution pour régler la pénurie de main-d’œuvre dont on ne parle pas : de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires

« Pay them more ». Traduction libre : Payez-les plus ou payez-les mieux. Voici ce qu’a répondu en juin dernier le président des États-Unis Joe Biden à des gens qui lui demandaient ce qu’il avait à dire à des employeurs qui cherchaient des solutions à la pénurie de main-d’œuvre. Cette réponse a le mérite d’être courte et claire. Mais on ne l’entend pas ici.

Dans les dernières semaines, Karl Blackburn, président et directeur du Conseil du patronat du Québec (CPQ), présentait dans une lettre ouverte les dix solutions du CPQ pour solutionner la pénurie de main-d’œuvre. Certaines de ces solutions sont intéressantes : celles qui misent sur la formation et sur l’alphabétisation des salarié-es, notamment. Mais une bonne partie de ces solutions sont ce qu’elles sont : des solutions de patrons. Aucune d’entre elles ne parle concrètement d’amélioration des conditions de travail et salariales.

Comme présidente d’une centrale syndicale qui représente 300 000 travailleuses et travailleurs dans les secteurs privé et public, je pourrais copier les propos de Joe Biden pour répondre aux patrons du Québec : la pénurie de main-d’œuvre est un problème complexe et on doit s’y attaquer de diverses façons. Pour le régler de façon durable, il faut certes investir dans la formation des travailleuses des travailleurs, afin qu’ils soient mieux qualifiés pour les emplois de demain. Mais il faut aussi améliorer les conditions de travail et hausser les salaires.

La pénurie de main-d’œuvre n’est pas née avec la pandémie. C’était un sujet chaud avant que le coronavirus nous enferme toutes et tous chez nous et fasse perdre des emplois à des milliers de personnes, surtout dans les secteurs à bas salaire. Prenons pour exemple le secteur de l’hôtellerie. En 2019, on constatait déjà une pénurie dans ce secteur et aujourd’hui, on la constate encore. Présentement, les 2500 professionnel-les de l’hôtellerie représentés par la CSN sont justement en négociation pour le renouvellement de leurs conventions collectives. Pourtant, les employeurs refusent d’améliorer les conditions de travail et d’augmenter les salaires pour attirer davantage de candidates et de candidats. Ils « offrent » même des reculs! Rien pour régler la pénurie de main-d’œuvre dans ce secteur.

On voit une situation similaire dans les CPE : les conditions de travail sont si difficiles et les salaires si bas qu’il manque grandement de travailleuses. Cette pénurie freine la création de places et fait en sorte qu’en ce moment, des parents – surtout des mères – ne peuvent rejoindre le marché du travail. C’est ce qu’on appelle le serpent qui se mord la queue! Dans le cadre des négociations pour le renouvellement des conventions collectives, jusqu’à maintenant ce sont des miettes qui sont mises sur la table par le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe et les associations patronales. À la suite de l’annonce de l’entente Canada-Québec de la semaine dernière et des six milliards de dollars qui y sont rattachés, le gouvernement Legault a promis d’augmenter le salaire des travailleuses en CPE. Qu’il passe de la parole aux actes!

Hausser les salaires est une chose. Améliorer les conditions dans lesquelles les travailleuses et les travailleurs pratiquent leur métier est aussi primordial. On parle bien peu de la « pénibilité » de certains quarts d’emploi, de la difficile conciliation travail-famille dans une multitude de secteurs, des horaires brisés, de la précarité des postes, des conditions difficiles dans le secteur public, du salaire minimum qui est loin de permettre à quelqu’un d’arriver.

Autre solution de patrons qui permet de contourner le problème en refusant d’améliorer les conditions d’emploi : récemment, on apprenait qu’une nouvelle entente Canada-Québec permettra aux employeurs québécois de faire passer de 10 % à 20 % le quota de travailleurs étrangers temporaires qu’ils souhaitent embaucher dans des postes à bas salaires. Certains éléments de cette entente sont intéressants, notamment le fait que les travailleurs qualifiés qui attendent ici leur résidence permanente pourront maintenant avoir un permis de travail ouvert transitoire, qui permet de changer d’employeur, ce qui était jusqu’à maintenant impossible. Mais encore une fois, plutôt que d’améliorer concrètement les conditions salariales et de travail, Québec, le patronat et le milieu des affaires cherchent plutôt de nouveaux bassins de « cheap labor ».

Chers employeurs, désolée de jouer le rôle du caillou dans votre soulier, mais la meilleure stratégie pour attirer et maintenir la main-d’œuvre demeurera toujours l’amélioration de ses conditions de travail. Cela fait des lustres que vous demandez de la souplesse à vos salarié-es, il est maintenant le temps que vous en fassiez preuve vous-mêmes!

La CSN manifeste contre Tidan Inc. et le Marriott Château Champlain

Une centaine de membres, militants et militantes de la CSN ont manifesté à Montréal samedi après-midi pour soutenir les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Marriott Château Champlain–CSN et leur présidente, Aida Gonçalves, congédiée sans raison par la direction de l’hôtel.

« C’est la solidarité qui fait la force de la CSN. Quand l’une des nôtres est victime d’une injustice, c’est tout le mouvement qui réagit, explique la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre. C’est pour cette raison qu’il y a des militantes et des militants de tous les secteurs qui sont présents aujourd’hui. On se soutient tous et toutes entre nous. »

À la suite du congédiement de Mme Gonçalves, l’employeur lui a interdit d’accéder aux lieux de travail et a refusé de négocier en sa présence, jusqu’à ce que le Tribunal administratif du travail lui ordonne d’infirmer ces décisions.

« Il est totalement inacceptable que le Château Champlain et Tidan Inc. congédient aussi cavalièrement et injustement une employée qui travaille pour l’hôtel depuis plus de 30 ans, s’insurge Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN). Il est encore plus ridicule qu’un employeur tente de s’approprier le droit de choisir qui représentera le syndicat à la table de négociation, mais j’imagine que nous ne devrions pas être surpris, venant d’une entreprise avec un aussi long historique antisyndical. »

Mme Gonçalves a d’abord été suspendue, puis congédiée, à la suite d’une activité de visibilité organisée par le syndicat le 8 juillet dernier dans le cadre des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective. Durant l’évènement, la présidente et les membres du syndicat sont brièvement entrés dans le hall de l’hôtel pour manifester leur mécontentement envers leur employeur sans qu’aucun bris ou acte de vandalisme soit commis.

« Ce genre d’activité est couramment organisé durant les négociations. La réaction de l’employeur est complètement démesurée et s’apparente à de l’intimidation, déplore la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. Nous sommes ici aujourd’hui par solidarité avec Aida, mais aussi pour affirmer haut et fort le droit des travailleuses et des travailleurs de s’unir et de se mobiliser pour obtenir de meilleures conditions de travail. »