La CSN demande au gouvernement de faire preuve de prudence

Aujourd’hui, la CSN dépose son mémoire devant la Commission sur les finances publiques dans le cadre des consultations particulières sur le projet de loi no 38 qui vise à permettre la réalisation d’infrastructures par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

« Même si le projet est innovant, nous croyons que certains éléments absents très importants méritent d’être précisés. Notons à ce chapitre la gouvernance et les mécanismes qui devront être mis en place pour s’assurer que les arbitrages sont faits dans l’intérêt des citoyennes et des citoyens, de même que des déposants, a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Pour la CSN, il n’y a pas d’adéquation entre une tarification qui générerait des rendements plus élevés pour les investisseurs et celle qui assurerait une plus grande accessibilité au transport collectif. Or, seule la Caisse aurait cette responsabilité, puisqu’elle aurait pleine autorité sur le projet et qu’elle possèderait toutes les marges de manœuvre pour fixer les tarifs. À cet égard, les éventuels projets pouvant donner lieu à une entente entre la Caisse et le gouvernement devraient tous faire l’objet de consultations publiques parce que nous craignons que cette nouvelle approche devienne une façon détournée de privatiser des services publics.

Nous souhaitons également que le Vérificateur général obtienne un droit de regard sur les activités de la Caisse touchant les projets d’infrastructure. Par ailleurs, la CSN a tenu à souligner que dans sa forme, le projet de loi permettrait à la Caisse de devenir un acteur majeur dans la construction et l’exploitation d’infrastructures publiques au Québec. Or, historiquement, l’expertise que détient la Caisse est pour l’essentiel celle d’investisseur. La planification, le financement, la réalisation et l’exploitation de ces projets exigent des expertises spécifiques que ne détient actuellement pas la CDPQ.

Dans son mémoire, la CSN réitère la nécessaire présence des centrales syndicales au conseil d’administration de la CDPQ puisque celle-ci gère des sommes colossales appartenant aux travailleuses et aux travailleurs. Au 31 décembre 2014, la caisse du RREGOP était la deuxième plus grande déposante avec 55,7 milliards de dollars, suivie par la Régie des rentes (RRQ) du Québec avec 51,9 milliards de dollars. « À titre de chien de garde, la Confédération réitère sa demande visant à obtenir un siège au conseil d’administration de la CDPQ. Même si le projet de loi indique clairement que la Caisse possédera une complète indépendance dans l’examen des projets qui lui seront soumis par le gouvernement, nous pensons que les membres du conseil d’administration ne pourront rester insensibles aux pressions gouvernementales, puisque ceux-ci seront justement nommés par le gouvernement qui peut aussi les démettre », de conclure Jacques Létourneau.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Une semaine pour reconnaître un apport essentiel à l’éducation des enfants

Dans le cadre de la semaine des services de garde en milieu scolaire, la CSN et la FEESP-CSN joignent leur voix aux différents partenaires afin de souligner la contribution exemplaire des éducatrices et des éducateurs dans l’éducation des enfants. Cette semaine, qui se déroulera sur le thème Toujours brillant, sera aussi le moment de mettre en évidence le rôle primordial du personnel, au cours de la Journée reconnaissance du personnel en garde scolaire, le 13 mai. Les services de garde en milieu scolaire sont souvent les grands oubliés, alors qu’ils sont au cœur du processus d’apprentissage des enfants. Les « salariées qui y travaillent peuvent être fières de leur emploi, car elles ont un impact direct et bénéfique sur le développement des enfants » affirme Marjolaine Côté, vice-présidente trésorière de la FEESP-CSN. « Malheureusement, ce rôle éducatif est peu reconnu, y compris par l’employeur », ajoute-t-elle.

Depuis des années la CSN revendique l’intégration des services de garde en milieu scolaire au réseau d’éducation et en conséquence leur gratuité. « Ces services sont soumis à la règle de l’autofinancement. Ils sont de ce fait inexistants dans certaines écoles et, lorsqu’ils existent, ils sont inaccessibles à plusieurs familles en raison des frais qu’ils occasionnent. Les études ont pourtant démontré l’impact positif de leur fréquentation sur le développement des enfants », de souligner Véronique de Sève.

Dans les derniers mois, les services de garde en milieu scolaire ont aussi été victimes des différentes politiques d’austérité, notamment avec des coupes substantielles de budget et le recours à des hausses de tarif, dont la prochaine à la rentrée scolaire augmentera la contribution de parents à 8 $ par jour. « Cette semaine, on souligne l’importance de leur travail, mais il serait bien que le gouvernement en reconnaisse aussi la valeur. Ces services n’ont pas été épargnés par le couperet libéral », se désole Marjolaine Côté.

La CSN et la FEESP-CSN entendent continuer à valoriser les services de garde en milieu scolaire et à réclamer une véritable reconnaissance des travailleuses et des travailleurs qui y oeuvrent. « Il leur faut plus de moyens pour réaliser leur mission éducative et pour développer le réseau », de conclure Mme De Sève.

À propos

Fondée en 1947 sous le nom de Fédération des employés municipaux, la Fédération des employées et employés de services publics compte plus de 400 syndicats affiliés représentant environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le parties signent l’entente de principe

Ce matin, les parties ont signé l’entente de principe intervenue le 1er mai dernier. Mercredi dernier, lors d’une assemblée générale tenue au Centre communautaire de Weedon, les douze membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la municipalité de Weedon-CSN (STTMW) ont pris connaissance du contenu détaillé de l’entente de principe intervenue avec l’employeur et ont adopté celle-ci à 75 % lors d’un vote tenu à scrutin secret.

Par le fait même, ils ont mis un terme à leur grève générale illimitée déclenchée le 20 janvier dernier. « Ce fut une négociation très difficile, pleine de rebondissements. Malgré tout, nous sommes satisfaits des gains que nous avons obtenus au terme de ce conflit de travail. L’entente de principe survenue au terme de la séance de conciliation le 1er mai dernier nous a permis d’obtenir plusieurs gains que nous avions inclus dans notre cahier de revendications. M. Richard Champagne, le conciliateur qui nous a accompagnés jusqu’à la fin, a grandement facilité les échanges avec l’employeur. Nous pouvons donc passer à autre chose puisque notre retour normal au travail est prévu le 11 mai prochain », de préciser Claude Lacroix, président du STTMW.

Les salarié-es obtiennent des augmentations salariales à tous les 1er janvier de chaque année de la durée de la convention collective. En 2015, ces majorations seront de l’ordre de 3,5 %, entre 2,5 et 3 % en 2016, de 2 à 3 % en 2017 et finalement, de 2,5 % à 3 % au début de 2018. Le STTMW avait adhéré à la plateforme de négociation coordonnée que se sont donnés neuf syndicats municipaux de l’Estrie depuis 2013. « Nous demandions des conditions de travail similaires aux autres municipalités de la région et nous les avons obtenues. Pour y arriver, nous avons pu compter sur l’appui de huit autres syndicats municipaux de notre région, du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie et de toute la Confédération des syndicats nationaux », de conclure Monsieur Lacroix.

Le STTMW est affilié à Fédération des employées et employés de services publics – CSN (FEESP), qui compte plus de 400 syndicats, représentant environ 58 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les travailleurs rejettent les offres patronales avec une majorité écrasante

Les syndiqué-es de Montréal et Granby de la compagnie Velan ont rejeté dans des proportions de 99 et 98 % les dernières offres patronales jugées irrespectueuses par les travailleurs et les travailleuses.

Après 25 rencontres de négociation où les discussions étaient constructives, la partie patronale a fait volte-face en déposant, le 8 mai dernier, une offre globale et finale où des éléments qui avaient été négociés et acceptés de part et d’autre ont été retirés.

« Avant la dernière séance de négociation du vendredi 8 mai, 80 % de l’ensemble du normatif avait fait l’objet d’ententes et les négociations évoluaient sur le plan monétaire. Lors de cette séance, l’employeur devait nous revenir sur une contre-proposition syndicale, celui-ci nous a plutôt déposé une offre globale et finale. C’est une attitude irrespectueuse et incompréhensible », explique Jose Sousa, président du syndicat de Velan Montréal.

La partie patronale propose maintenant le statu quo de la dernière convention collective et elle maintient sa volonté de retirer la clause sur la sécurité d’emploi. Il s’agit d’une offre de deux ans qui comprend des augmentations de 1,75 et 2 %.

« Lors des dernières assemblées, les deux syndicats ont mis la touche finale à l’organisation de l’éventuel déclenchement de la grève. Il est convenu d’augmenter le niveau de pression dans les actions. L’employeur doit se ressaisir et adopter une attitude constructive à la table de négociation parce que notre mandat est sans équivoque et nous n’hésiterons pas à aller jusqu’au bout », ajoute Pierre Paquette, président du syndicat de Velan Granby.

Une prochaine rencontre de négociation est prévue avec l’employeur le mardi 12 mai.

Velan, qui œuvre dans le domaine de la robinetterie industrielle, compte plus de 500 travailleurs et travailleuses syndiqués à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) à ses installations de Montréal et Granby. Les éléments normatifs sont négociés séparément par chacun des syndicats, alors que l’aspect financier et certaines clauses normatives d’importance sont négociés à une seule et même table.

Des appuis majeurs au FRAPRU

À moins de deux semaines du début du Camp pour le droit au logement, le Front d’action populaire en réaménagement urbain a rendu publics de nouveaux appuis à cet événement à durée indéterminée qui se déroulera en plein cœur de Montréal. Seize personnalités publiques se sont ajoutées aux vingt-quatre que le FRAPRU avait déjà fait connaître. Les chanteuses Chloé Sainte-Marie, Judy Richards et Sylvie Tremblay figurent parmi ces personnalités, tout comme la chorégraphe et danseuse Margie Gillis, les acteurs et actrices Claude Laroche, Marc Béland, Michèle Deslauriers et Paule Baillargeon, l’humoriste Christian Vanasse et le docteur Réjean Thomas.

L’acteur et dramaturge, Alexis Martin, l’essayiste Normand Baillargeon et le réalisateur et scénariste Philippe Falardeau, trois des quarante personnalités québécoises ayant jusqu’ici manifesté leur appui au Camp, étaient présents lors de la conférence de presse afin de démontrer leurs préoccupations quant à l’ampleur et à l’urgence des problèmes de logement et d’itinérance, de même que leur solidarité avec l’action organisée par le FRAPRU. Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), et Anne-Marie Boucher, coordonnatrice du Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec, ont également pris la parole en appui au Camp.

Le FRAPRU s’est réjoui de tous ces appuis, tout comme de ceux de la Fédération des travailleurs du Québec et travailleuses du Québec (FTQ), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de Médecins du monde Canada, des Médecins québécois pour le régime public, du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérants de Montréal, de la Ligue des droits et libertés, de la Fédération des femmes du Québec, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, du Collectif pour un Québec sans pauvreté, de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante et de plusieurs autres.

Un Camp qui arrive à un moment crucial

Le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, a une fois de plus « fait appel à la compréhension de la Ville de Montréal et de son maire Denis Coderre pour que le Camp pour le droit au logement puisse se dérouler sans heurts ».

À son avis, le Camp se déroulera à un moment crucial pour l’avenir du logement social : « Par son silence à ce sujet, le dernier budget fédéral a confirmé que le gouvernement Harper ne prolongera pas, d’ici le déclenchement des élections, les subventions qu’Ottawa verse depuis des décennies à 554 000 logements sociaux existants au Canada, dont quelque 125 000 au Québec. Pourtant, des milliers de ces logements vont être privés de ces subventions dès 2015, ce qui va en réduire considérablement l’accessibilité financière. Quant au développement de nouveaux logements sociaux, le gouvernement québécois en a réduit le financement de moitié. À peine 1500 logements pourront être réalisés à l’échelle du Québec dans les prochaines années, alors que 270 340 ménages locataires en ont un urgent besoin, dont 168 000 dans la seule région métropolitaine de Montréal ».

Pour cette raison, le Camp a pour principal objectif d’accroître les pressions sur les gouvernements fédéral et québécois pour qu’ils assurent plus adéquatement l’avenir du logement social et le respect du droit au logement. Outre la manifestation du 21 mai qui donnera le coup d’envoi du campement urbain, des actions spécifiques viseront ces deux paliers de gouvernement.

Le Camp ayant aussi un objectif de sensibilisation et de formation populaires, il sera le théâtre d’une série de conférences et d’ateliers de travail sur plusieurs thèmes (itinérance, logement social, réalité des femmes locataires, développement des villes, etc.). Un spectacle sera aussi organisé, tout comme des ateliers de création et des activités pour les enfants. Plusieurs des personnalités, qui ont appuyé l’évènement, se rendront aussi sur les lieux à différents moments pour visiter la centaine des personnes qui y auront planté leurs tentes.

Le FRAPRU invite les gens à partager l’ événementsur les médias sociaux, et les différentes vidéos qu’il a réalisé.

Radio-Canada doit attendre après les élections pour décider de l’avenir de la MRC

Le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) se réjouit de la décision de la haute direction de Radio-Canada/CBC de ne pas retenir la proposition déposée par le consortium Média Cité dans le processus de vente de la Maison de Radio-Canada (MRC) et de ses espaces de stationnement à Montréal. Média Cité demeurait le seul promoteur encore sur les rangs de ce projet qui aurait été réalisé en partenariat public-privé.

Le SCRC demande maintenant à la haute direction de Radio-Canada de surseoir à tout processus de vente ou de cession de la MRC d’ici les résultats de la prochaine élection. « Il nous apparaissait de plus en plus évident que la vente de la MRC et le réaménagement subséquent des installations de Radio-Canada/CBC à Montréal aurait hypothéqué de manière irréversible la capacité de production et de diffusion publique », affirme la présidente du SCRC, Isabelle Montpetit.

Rappelons que selon la dernière version du projet, Radio-Canada n’aurait disposé que d’un seul et unique studio, alors que la MRC en compte actuellement douze. Le syndicat était par ailleurs très inquiet de l’opacité du processus, qui ne permettait pas d’évaluer les gains et les coûts financiers de la transaction. Faute d’informations suffisantes, il demeurait très difficile de mesurer l’impact du projet sur les emplois, la production télévisuelle et la poursuite du mandat de Radio-Canada/CBC. Cette décision vient donc suspendre une démarche hautement questionnable.

Média Cité restait le seul soumissionnaire en lice après le retrait de SNC/Lavalin et des Partenaires du développement de la Maison. Son offre n’a pas été retenue par Radio-Canada en raison de non conformités importantes. Média Cité était piloté par la firme de gestion immobilière Busac associée, entre autres, à l’échec immobilier majeur de l’Îlot Voyageur.

À quelques mois d’une élection, cet arrêt nous semble donc propice à une nouvelle discussion sur la vocation et la restauration de la tour de Radio-Canada, un symbole culturel fort dans le paysage montréalais. Il est clair que le processus de cession de l’immeuble, construit il y a seulement 42 ans, a été engagé à cause des moyens financiers étriqués de la Société. La conjoncture médiatique difficile ne justifie pas la baisse constante du financement et les compressions budgétaires qui minent la production télévisuelle et radiophonique et qui entraînent la fermeture du costumier, celle des ateliers de décors et de la bibliothèque.

Le SCRC croit que les Canadiennes et les Canadiens, véritables propriétaires de la Société, n’appuient pas ces orientations. D’ailleurs, hormis les conservateurs, la plupart des partis politiques fédéraux ont pris des engagements clairs envers un meilleur appui au producteur et au diffuseur public. « Il faudrait donc que les membres du conseil d’administration de Radio-Canada, mandataires de la société publique, agissent de manière responsable et évitent de prendre des décisions précipitées d’ici l’échéance électorale du 19 octobre », conclut Isabelle Montpetit.

Le Syndicat des communications de Radio-Canada, affilié à la Fédération nationale des communications et à la Confédération des syndicats nationaux (SCRC-FNC-CSN), représente 1500 membres au Québec et à Moncton.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les sages-femmes se réjouissent du discours du ministre Barrette la veille de l’adoption de leurs demandes de négociation

Réunies en assemblée générale spéciale, les sages-femmes ont adopté hier, avec un très large consensus, les demandes qui seront déposées par le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) auprès du gouvernement, en prévision de la prochaine ronde de négociation. Dans ce contexte, elles applaudissent la toute récente sortie du ministre Barrette à l’occasion de la Journée internationale des sages-femmes et l’invitent à être cohérent avec ses propos en s’engageant dans une pleine et concrète reconnaissance de leur travail.

« Les sages-femmes se réjouissent d’avoir entendu, pas plus tard qu’avant-hier, le ministre Barrette réitérer son intention de développer les services de sages-femmes et les maisons de naissance. Elles sont aussi très heureuses des mots du ministre qui a clairement exprimé la valeur ajoutée qu’elles représentent au sein du réseau de la santé et ont par conséquent confiance qu’il se montre réceptif face à leurs demandes. Celles-ci porteront particulièrement sur la rémunération de la garde, pierre angulaire du modèle de pratique », souligne la présidente du RSFQ, Claudia Faille.

Le gouvernement a maintenant le devoir de donner à ces professionnelles de première ligne tous les moyens nécessaires pour mieux répondre à la demande des femmes et des familles, demande qui dépasse largement l’offre actuelle et qui est en croissance constante, estime Claudia Faille. Dans le contexte de la négociation qui approche à grands pas, il est important qu’il accorde aux sages-femmes des conditions de travail à la hauteur de leurs responsabilités pour pouvoir exercer leur profession de façon optimale.

Cadre de référence

« Le gouvernement a profité de la Journée internationale des sages-femmes pour publier son Cadre de référence pour le déploiement des services de sage-femme au Québec, une stratégie qui découle de sa Politique de périnatalité 2008-2018. Une des priorités de cette politique est de faire en sorte que les sages-femmes soient en mesure d’assurer les suivis de maternité complets (grossesse, accouchement, postnatal) de 10 % des femmes enceintes d’ici 2018. Dans ce contexte, le gouvernement doit résolument aller de l’avant avec l’intention exprimée par le ministre Barrette et ne peut plus se permettre d’attendre. Il est impératif de donner aux nombreuses femmes qui le souhaitent la possibilité d’accoucher dans le lieu de leur choix, avec le ou la professionnel-le de leur choix, sage-femme ou médecin de famille. Les conditions nécessaires pour la réalisation de cet objectif doivent être mises en place », conclut la présidente du RSFQ, Claudia Faille.

Une judiciarisation inutile et affligeante

Le 1er mai, dans toutes les régions du Québec, l’ensemble des syndicats d’enseignantes et d’enseignants se sont mobilisés en solidarité avec d’autres groupes de la société pour dénoncer les politiques destructrices du gouvernement. Cette vaste mobilisation, partie du plan d’action proposé par la CSN et la FNEEQ, démontre de façon éloquente notre opposition aux mesures d’austérité et aux compressions imposées par le gouvernement Couillard.

La FNEEQ dénonce la requête du Comité patronal de négociation des collèges (CPNC) déposée, à trois jours de l’exercice de la grève sociale du 1er mai dernier, et l’appel du ministre Blais à sévir. Pour la FNEEQ, cela constitue une judiciarisation inutile et affligeante des relations du travail dans les établissements.

«Même la commissaire de la Commission des relations du travail (CRT), qui présidait l’audience le 29 avril, a souligné dans sa décision qu’aucune direction de cégep n’avait porté plainte», déclare M. Jean Murdock, le secrétaire général de la FNEEQ.

«Comment pourrait-il en être autrement alors que les syndicats et les directions avaient déjà établi localement des règles pour encadrer le déroulement pacifique des activités, prévoyant même, dans plusieurs cas, les modalités de reprises des cours à l’intérieur du calendrier scolaire pour minimiser les impacts de la grève sur les étudiantes et les étudiants?», questionne M. Murdock.

Une majorité de syndicats d’enseignantes et d’enseignants de cégep ont adopté des mandats de grève sociale avec toute la détermination que cela exige, et ce, malgré que cette grève s’inscrive dans une mécanique différente de celle prévue au Code du travail.

«Le choix d’exercer une grève illégale est un choix déchirant et insécurisant. Ces mandats de grève sociale ont été sérieusement débattus et adoptés courageusement au cours des dernières semaines dans les assemblées générales de 26 syndicats de la FNEEQ», explique Jean Murdock, secrétaire général de la FNEEQ.

«Tout au long de cette mobilisation, la FNEEQ a appuyé ses syndicats et continuera à le faire. Quant au ministre Blais et la Fédération des cégeps qui s’entêtent à vouloir punir les enseignantes et les enseignants qui ont exercé leur mandat de grève sociale, nous leur annonçons clairement que nous prendrons tous les moyens nécessaires pour défendre les enseignantes et les enseignants victimes de sanctions», affirme le secrétaire général de la FNEEQ, M. Jean Murdock.

La CSN-Construction salue le rapport du comité

La CSN-Construction tient à saluer les recommandations rendues publiques à la suite de la divulgation du rapport du comité de vigie chargé de surveiller le bon fonctionnement du Service de référence de main-d’œuvre de l’industrie de la construction (SRIC).

« Nous sommes heureux de retrouver au centre de ce rapport une de nos revendications qui pourrait définitivement mettre un terme au placement syndical dans la construction. Si les employeurs n’avaient accès qu’à une seule et unique liste envoyée directement par le système de référence, sans aucune divulgation de l’allégeance syndicale des travailleuses et des travailleurs, le placement syndical serait immanquablement contourné. Nous avions clairement formulé cette demande lors des consultations organisées dans la foulée du dépôt de la loi 30, une mesure que même les employeurs avaient appuyée afin de contrecarrer ce problème », de déclarer Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.

Le comité de vigie formé de l’ancienne présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, et de deux anciens ministres du Travail, Jean Cournoyer et Matthias Rioux, avait reçu le mandat de procéder à l’évaluation du SRIC implanté par la Commission de la construction du Québec (CCQ) en septembre 2013. La loi devait abolir le placement syndical dans le milieu de la construction.

Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 18 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les sages-femmes bientôt en négo : Des professionnelles encore trop peu reconnues

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec profite de la Journée internationale des sages-femmes (RSFQ) pour interpeler le gouvernement, à la veille d’une nouvelle ronde de négociation, sur l’importance de reconnaître concrètement la profession, et ce, particulièrement en ce qui a trait à la rémunération de la garde.

« Cette garde assure la continuité des soins tout au long du suivi par la même professionnelle, comme le revendiquent les femmes et les familles du Québec. Elle est la pierre angulaire du modèle. Les études démontrent que cette continuité diminue, entre autres, les hospitalisations pendant la période prénatale, la prématurité et les bébés de petits poids, ainsi que les interventions obstétricales. À ce jour, elle n’est toujours pas reconnue pour ses bienfaits. Il n’est pas normal que les sages-femmes ne soient pas adéquatement compensées pour une garde aussi exigeante », souligne Claudia Faille, la présidente du RSFQ.

Pour un meilleur soutien au développement de la profession Quelques pas ont été faits pour rattraper les retards vis-à-vis des objectifs de la Politique de Périnatalité du Québec 2008-2018, convient la présidente du RSFQ, mais bien du travail reste à faire. Au moment où le Cadre de référence pour le déploiement des services de sages-femmes au Québec doit être publié de façon imminente, elle demande au gouvernement Couillard de travailler plus activement pour attirer et retenir dans la pratique ces professionnelles. Elle l’invite également à se montrer plus cohérent avec ses propres positions. « Il envoie des messages contradictoires aux sages-femmes, déplore-t-elle, puisqu’il dit vouloir s’engager à améliorer l’accès aux services de sages-femmes tout en leur retirant leur siège au conseil d’administration des CISSS, les écartant ainsi d’un lieu de décisions important dans l’organisation des soins de santé au Québec. »

« Les services de sages-femmes et les maisons de naissance font partie du paysage en périnatalité depuis maintenant plus de 20 ans, ajoute-t-elle pour finir. Les sages-femmes démontrent quotidiennement leur dévouement et leur savoir-faire auprès des femmes et des familles du Québec, dont la mobilisation a permis d’améliorer l’accès à ce modèle de soins en périnatalité.

Le gouvernement a la responsabilité de donner à la profession, qu’il a légalisée, tous les moyens nécessaires pour mieux répondre à la demande des femmes et des familles, laquelle dépasse largement l’offre actuelle. Il se doit aussi, dans le contexte de négociation qui approche, d’accorder aux sages-femmes des conditions de travail à la hauteur de leurs responsabilités, afin qu’elles exercent leur profession pour répondre à la demande croissante », conclut-elle.

La Coalition pour la pratique sage-femme invite le gouvernement à joindre les actes à la parole

À l’occasion de la Journée internationale des sages-femmes, la Coalition pour la pratique sage-femme, qui regroupe plusieurs centaines de milliers de membres, rappelle au gouvernement ses engagements pour permettre l’accès, dans toutes les régions du Québec, aux services de sage-femme et le choix du lieu de naissance. « Quinze ans après la légalisation de la profession, le MSSS s’apprête à dévoiler son Cadre de référence pour le déploiement des services de sage-femme au Québec qui devrait grandement faciliter, pour les établissements du réseau de la santé, le développement de projets de maisons de naissance et de services de sage-femme. « Nous ne pouvons que saluer la volonté du MSSS exprimée par ce cadre de référence d’augmenter le nombre de sages-femmes et de maisons de naissance au Québec et constater le lien logique avec les récentes annonces gouvernementales concernant les suivis de grossesse, mais nous voulons que ça se concrétise dans toutes les régions », soutient la coordonnatrice de la coalition, Lorraine Fontaine.

Celle-ci souligne que le cadre de référence, pour la rédaction duquel la coalition a été consultée, est en adéquation avec la politique de périnatalité 2010-2018 du MSSS. Une des priorités de cette politique était de faire en sorte que les sages-femmes soient en mesure d’assurer les suivis de maternité complets (grossesse, accouchement, postnatal) de 10 % des femmes enceintes d’ici 2018. La politique prévoit également l’ouverture de treize nouvelles maisons de naissance à travers le Québec.

« Le gouvernement doit agir concrètement pour faire en sorte que l’organisation des soins de santé en périnatalité respecte le champ de pratique des sages-femmes. Il doit investir les ressources nécessaires pour permettre aux femmes du Québec qui le souhaitent d’accoucher avec les sages-femmes hors centre hospitalier, et aux sages-femmes d’assurer les suivis des femmes enceintes en bonne santé », explique madame Fontaine. Elle rappelle à ce titre la recommandation émise en 2014 par le National Institute for Health and Care Excellence (l’équivalent en Angleterre de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux du Québec) selon laquelle l’accouchement de toutes les femmes en bonne santé qui présentent une grossesse normale devrait se faire à la maison ou en maison de naissance.

Implication citoyenne Le cadre de référence stipule que les Agences et les CSSS (maintenant les CISSS) doivent être à l’écoute des familles et des groupes citoyens mobilisés et prévoir leur participation à l’ensemble du processus menant à l’implantation des maisons de naissance et services de sage-femme. Lysane Grégoire, présidente du Groupe MAMAN, se réjouit que le cadre de référence en fasse mention mais enjoint le gouvernement de se montrer cohérent avec ses propres engagements. « Les groupes citoyens font face à beaucoup de résistance dans leurs démarches pour l’accès aux services. Espérons que ce cadre leur apportera une réelle légitimité et un appui concret dans l’exercice de leur rôle, et ce, tant pour l’élaboration des projets que pour leur implication dans la vie communautaire de la maison », souligne-t-elle. Elle rappelle par ailleurs que c’est principalement la grande mobilisation des groupes de citoyens qui a permis aux services actuels de voir le jour. « Nous sommes impatientes de voir quels seront les moyens concrets mis en place pour assurer la pleine participation des parents et la collaboration des divers partenaires impliqués, notamment celle des médecins. »

Listes d’attente À l’heure actuelle, les listes d’attente dans certaines régions sont interminables, alors que dans d’autres aucun service n’est disponible, plus de quinze ans après la légalisation de la profession. Bien des femmes enceintes sont encore aujourd’hui dans l’impossibilité de recourir aux services d’une sage-femme pour leur suivi de grossesse même si on sait qu’au Québec, selon deux sondages effectués à quelques années d’intervalle, 25 % des femmes en âge de procréer souhaitent accoucher à l’extérieur de l’hôpital et que seules les sages-femmes sont formées et organisées pour répondre à cette demande.

Dans Lanaudière Dans la région de Lanaudière, depuis l’ouverture du service de sage-femme à Terrebonne en septembre 2013, plus de 200 femmes ont bénéficié d’un suivi complet de grossesse avec ces professionnelles. Le projet en est toujours au déploiement de sa phase 1 qui permet aux femmes d’accoucher au Centre hospitalier Pierre-Legardeur, à la maison de naissance de Blainville, grâce à une entente interrégionale, ainsi qu’à domicile. La phase 2 consiste en la construction d’une première maison de naissance dans Lanaudière. Le Comité de parents Gaïa espère que cette phase se concrétisera dans un avenir rapproché. La phase 3 doit permettre d’assurer un service sage-femme pour toutes les femmes de la région de Lanaudière en implantant une 2e maison de naissance plus au nord, c’est du moins ce qui était prévu au départ et ce que demande toujours le groupe citoyen Accès Maison de naissance Lanaudière.

À propos de Gaïa Gaïa est un comité actif qui organise présentement la 2e édition de son pique-nique annuel qui aura lieu cet été. On peut joindre le Comité de parents Gaïa par courriel à comitegaia@hotmail.com et prendre des nouvelles sur leur page Facebook.

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La Coalition pour la pratique sage-femme est composée de : Afeas (Association féminine d’éducation et d’action sociale) Association des étudiantes sages-femmes de l’UQTR Cercle des fermières Confédération des syndicats nationaux (CSN) Fédération des femmes du Québec (FFQ) Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) Fédération québécoise des organismes communautaires famille (FQOCF) Groupe MAMAN, Mouvement pour l’autonomie dans la maternité et pour l’accouchement naturel L’R des centres de femmes du Québec Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) Regroupement Naissance-Renaissance (RNR) Réseau des Centres de ressources périnatales du Québec (Réseau des CRP) Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF) Seréna Québec

Perturbations sociales et économiques à travers la province

La lutte contre les politiques d’austérité du gouvernement libéral, entamée en septembre dernier par le collectif Refusons l’austérité, s’intensifie aujourd’hui à l’occasion de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs. Des centaines de manifestations s’organisent aux quatre coins de la province. Des actions-surprises de perturbations économiques et sociales ont débuté cette nuit et se poursuivront tout au long de la journée dans plusieurs villes du Québec. Des piquets de grève ou symboliques se tiendront également devant plusieurs établissements et lieux de travail.

Les porte-parole du collectif ont rencontré les médias ce matin à Montréal afin de faire le point sur l’état de la mobilisation et de lancer un message au gouvernement de Philippe Couillard. « Nous sommes plus mobilisés et plus déterminés que jamais à poursuivre la bataille pour un Québec plus juste. Une société où la justice sociale passe notamment par des services publics accessibles et de qualité et par de vraies mesures afin d’aider les personnes en situation de pauvreté. Alors qu’il n’a pas reçu le mandat de la population de démanteler l’État québécois, ce gouvernement refuse tout dialogue social depuis son arrivée au pouvoir. Il doit aujourd’hui entendre le message que la population lui lance à la grandeur de la province », a expliqué la porte-parole pour les organisations syndicales et présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot.

Regroupant plus d’une quarantaine de groupes provenant du mouvement syndical, des groupes de femmes, communautaires, étudiants et environnementalistes, le collectif profite de cette journée du 1er mai pour réitérer son opposition farouche au plan de démolition de l’État social du Québec. « Ce gouvernement, qui s’est fait élire par des promesses de développement économique et de création d’emplois, est en train de détruire le modèle québécois en réduisant l’État, en supprimant des emplois et en faisant toujours le choix des mieux nantis au détriment de la classe moyenne et des personnes en situation de pauvreté », dénonce la porte-parole pour les groupes communautaires et coordonnatrice du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), Marie-Hélène Arruda.

Pour les porte-parole du collectif, la très grande réponse à l’appel à la mobilisation pour cette journée symbolique témoigne de la grogne populaire qui prend de l’ampleur au gré des annonces gouvernementales de nouvelles coupes sous le prétexte de l’équilibre budgétaire, des décisions prises unilatéralement, sans aucun dialogue social et toujours sous la lorgnette des dépenses. D’autres choix que l’austérité sont possibles. Des choix d’équité et de solidarité qui passent notamment par une révision du régime fiscal pour assurer un financement adéquat des services publics et des programmes sociaux ainsi que la mise en place d’une consultation populaire afin de définir collectivement les finalités de l’État québécois.

« Nous sommes nombreux aujourd’hui dans les rues, de tous âges et de tous horizons. Nous avons pris la rue pour démontrer que nous sommes déterminés à préserver les acquis d’un modèle de société plus juste que nous avons mis des décennies à construire », déclare le porte-parole pour les étudiants et président de la FECQ, Alexis Tremblay.

La déclaration du collectif Refusons l’austérité, adoptée dans la foulée du grand rassemblement qui s’est tenu à Québec en février dernier, est disponible au www.refusonslausterite.org.

Avis de mandat de grève chez LM Wind Power

Après plusieurs rencontres de négociation entre la partie patronale et le syndicat, l’employeur, LM Wind Power chef de file dans la fabrication de pales d’éoliennes, a déposé une offre globale au syndicat. Le syndicat a présenté l’offre à ses membres lors de leur assemblée générale tenue le 28 avril dernier et elle a été rejetée à 93 %.

Les membres ont jugé que l’offre de l’employeur était méprisante et ne reflétait pas du tout leurs demandes. Lors de cette assemblée, une proposition de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève a été acceptée à 92 % par les membres. Dans ce contexte, il a été décidé qu’il fallait lever le ton et commencer à faire plus de moyens de pression. Le mandat de grève sera exercé lors du moment jugé opportun par le syndicat et ses membres. Le syndicat lutte pour atteindre des conditions salariales équivalentes à celles de l’industrie. L’entreprise argumente que les salaires sont représentatifs à la région. En bref, elle trouve normal de sous-payer ses employé-es puisque nous sommes dans une région pauvre; un point de vue inacceptable pour le syndicat.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de L.M. Wind Power représente près de 160 membres. Il est affilié au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN) qui regroupe 81 syndicats représentant 5000 membres provenant du secteur privé et des secteurs publics et parapublics, à la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM-CSN) qui compte plus de 30 000 membres au Québec.

Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité, tant privé que public.

Produits forestiers Résolu est le seul responsable des pertes d’emplois

C’est avec consternation que les 125 salarié-es ont appris hier la fermeture temporaire de la scierie de Rivière-aux-Rats appartenant à Produits forestiers Résolu (PFR). L’employeur évoque le prix élevé de la matière première et la baisse de celui du produit fini pour justifier sa décision de mettre un terme aux activités de la scierie le 8 mai prochain.

Le Syndicat des travailleurs et des travailleuses de la scierie Abitibi-Consolidated division La Tuque (CSN) dénonce cette décision de PFR et surtout les justifications que fournit la compagnie. Le syndicat estime qu’il s’agit d’une nouvelle façon de se défiler pour l’employeur, qui s’oppose constamment à des investissements nécessaires depuis longtemps. Pourtant, comme l’indique Herman Martel, président du syndicat : « en 2010, les salarié-es ont consenti à une diminution de salaire de 10 %, pouvant aller jusqu’à 15 % en période négative, pour sauver l’usine ». À l’époque, l’employeur espérait ainsi atteindre un coût de production de 240 $/1000 pi, mais cet objectif n’a jamais été atteint. De plus, dans un effort pour aider PFR, le gouvernement a accepté d’accorder ponctuellement 120 000 m3 de bois par an sur trois ans, alors qu’il n’en offrait que 60 000 au départ. Il exigeait toutefois, en contrepartie, un investissement de 10 millions $. « En disant non au gouvernement qui lui fait une offre raisonnable, ce sont nos emplois qui sont sacrifiés », se désole Herman Martel.

Selon le syndicat, Résolu se déresponsabilise continuellement. « C’est toujours la faute de quelqu’un d’autre, ici! », lance Herman Martel. Même son de cloche du côté de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), qui représente plusieurs syndicats de salarié-es de PFR. Son président, Alain Lampron, reproche à la compagnie de ne pas prendre ses responsabilités pour sauver les emplois, « les salarié-es ont fourni leur part d’efforts, le gouvernement également, tout le monde contribue, sauf Résolu. C’est maintenant à son tour de collaborer et d’investir ».

Cette annonce de fermeture n’affecte pas seulement la compagnie, mais l’ensemble de la région. En effet, en plus des 125 salarié-es de la scierie qui perdront leur emploi, c’est près de 175 pertes d’emplois secondaires qui affecteront la Mauricie. Selon Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec-CSN : « cette fermeture annoncée pour une durée indéterminée va affecter l’économie de la région. Déjà, ces salarié-es avaient été contraints de s’appauvrir en 2010. Maintenant, c’est plus de 300 emplois de bonne qualité que nous perdons. C’est une nouvelle tuile pour la région ».

Le syndicat se demande si d’autres motivations n’interviennent pas du côté de Résolu pour justifier cette décision contestable. Herman Martel s’étonne que « cette fermeture arrive un mois seulement avant le début des négociations en vue d’une nouvelle convention collective. Est-ce seulement une coïncidence? »

À propos

Le Syndicat des travailleurs et des travailleuses de la scierie Abitibi-Consolidated division La Tuque (CSN) regroupe quelques 125 membres. Il est membre de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. La FIM est présente dans l’ensemble du secteur forestier.

Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Le service de reprographie reste public, mais…

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) et le Syndicat des travailleuses et travailleurs du personnel de soutien de la Commission scolaire des Chênes (CSN) prennent acte de la décision des commissaires de la Commission scolaire des Chênes de confier l’impression de ses documents pour la prochaine année à la Commission scolaire des Bois-Francs, sa voisine.

Cette décision prise hier soir confirme ce que nous défendions depuis des mois, privatiser le service de reprographie était une mauvaise décision, plus coûteuse à terme, comme le prouvait le résultat du processus d’appel d’offres dévoilé en mars.

« Nous sommes satisfaits de constater que l’impression des documents sera réalisée par des collègues d’une autre commission scolaire, une institution publique. Du même souffle, nous nous désolons du manque de sérieux de la Commission scolaire des Chênes qui n’a jamais voulu discuter d’un réaménagement de nos façons de faire à l’interne pour conserver ce service ici », nuance Yvon Godin, vice-président de la FEESP-CSN.

Rester vigilant

« Notre syndicat sera vigilant au cours des mois et des années à venir afin de nous assurer que la décision d’hier soir ne soit pas une stratégie pour gagner du temps et donner ultérieurement un contrat au privé, prévient Kevin Malenfant, président par intérim du Syndicat des travailleuses et travailleurs du personnel de soutien de la Commission scolaire des Chênes (CSN). Nous continuerons à lutter contre les tentatives de sous-traitance. »

Encore une fois, nous invitons la Commission scolaire des Chênes à impliquer ses travailleuses et travailleurs syndiqués et à travailler en collaboration avec eux dorénavant.

À propos

Le secteur scolaire de la FEESP-CSN regroupe 37 syndicats qui représentent environ 30 000 employé-es de soutien présents dans 31 commissions scolaires francophones et deux commissions scolaires anglophones. Le Secteur soutien cégeps de la FEESP-CSN regroupe quant à lui plus de 4500 membres répartis dans 34 établissements collégiaux et deux centres informatiques, situés dans 11 régions administratives du Québec.

Grève des 3 000 RSG membres de la CSN le 1er mai pour réclamer l’équité

Environ 3000 responsables en service de garde (RSG) seront en grève le 1er mai dans la plupart des régions au Québec. Sans entente collective depuis décembre 2013, elles sont en colère contre le ministère de la Famille et le Conseil du trésor qui refusent de leur accorder l’équité avec leurs consœurs des centres de la petite enfance. Elles dénoncent aussi la politique du « deux poids deux mesures » du gouvernement pour qui l’austérité n’existe pas quand il s’agit des médecins, des pharmaciens d’hôpitaux, des cadres de la santé et des services sociaux, des hauts dirigeants à Hydro-Québec et dans les sociétés d’État, et même des députés, ministres et premier ministre.

Pour Lucie Longchamps, RSG et membre du comité de négociation à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) : « On ne vaut pas moins que les médecins qui ont eu droit à la parité avec leurs collègues du Canada, soit 1,2 milliard de dollars pour les huit prochaines années, ou encore les membres de l’Assemblée nationale qui vont bientôt obtenir la leur avec une hausse de leur rémunération de 14 à 41 %. Notre travail n’est pas moins utile que le leur. Nous accueillons et éduquons chaque année plus de 90 000 enfants de 0 à cinq ans. Or le gouvernement nous traite de manière inéquitable et injuste, en plus de refuser de nous accorder les mêmes avantages que notre comparateur, pourtant prévus à la loi sur la représentation des RSG, soit l’éducatrice en CPE, échelon 1 », fait-elle valoir.

Les éducatrices en CPE ont droit à l’embauche à 13 congés payés additionnels à ceux octroyés aux RSG, ce qui représente un rattrapage de 5 % applicable au 1er décembre 2013, conformément à leurs demandes déposées en juin 2014. Elles réclament aussi que leur soient versées les mêmes hausses consenties notamment aux travailleuses en CPE et à l’ensemble des 540 000 salarié-es de l’État, soit 2 % au 1er avril 2014 et 1 % au 31 mars 2015. Or, le ministère n’offre qu’un maigre 0,5 % par année pour les deux premières années d’une entente, soit 197 $ brut par année, largement en deçà du coût de la vie.

« Il n’y a pas de raison justifiant que le gouvernement traite les responsables de service de garde différemment des travailleuses en CPE, et des salarié-es de l’État, lance pour sa part Dany Lacasse, vice-président et responsable du secteur privé à la FSSS-CSN. C’est une question d’équité et de justice. Ce qui est bon pour pitou est bon pour minou ! Le Conseil du trésor et le ministère de la Famille doivent en tenir compte et donner tous les mandats nécessaires à leurs négociateurs pour régler l’entente collective des RSG sur la base de leurs demandes légitimes. Elles ne veulent pas la lune. Elles veulent être traitées équitablement. Ni plus, ni moins. »

Pour Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal-Métropolitain (CCMM-CSN) : « Le refus du gouvernement de traiter équitablement les responsables en service de garde est un autre exemple que les femmes sont les premières à être pénalisées par les politiques d’austérité, comme l’a révélé récemment une étude de l’IRIS. Des politiques discriminatoires ne sont jamais acceptables. Au Conseil central, nous allons tout mettre en œuvre pour qu’elles puissent obtenir ce qui leur est dû et ce qu’elles méritent. Pas question de baisser les bras ! »

À propos des RSG et de la CSN

Plus de 3000 responsables en service de garde familial sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Celle-ci regroupe 130 000 membres provenant des secteurs public et privé de la santé et des services sociaux. Le Conseil central du Montréal-Métropolitain réuni sur une base régionale plus de 100 000 syndiqué-es des secteurs privé et public. Pour sa part, la CSN est composée de près de 2000 syndicats regroupant plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Les salarié-es acceptent l’entente de principe

Réunis en assemblée générale, les 327 membres du Syndicat des salariés et des salariées de SSQ société d’assurances générales (CSN) ont accepté une entente de principe avec leur employeur, mettant ainsi un terme à un conflit qui a culminé par une grève générale de neuf semaines. C’est dans une proportion de 83% que les membres se sont prononcés en faveur de l’entente survenue après deux journées de négociations intensives et l’intervention du conciliateur.

Rappelons que les travailleurs et les travailleuses dénonçaient les reculs importants que l’employeur exigeait de leur part, notamment sur le plan de l’assurance collective, du régime de retraite et des salaires. Le règlement intervenu satisfait donc les membres et constitue un changement de cap important de la part de l’employeur. Les salarié-es ont toujours souhaité une entente négociée satisfaisante. « Nos demandes étaient raisonnables et c’est pour cela que nous avons fait la grève, on ne demandait quand même pas la lune ! » s’exclame Éric Tremblay, président du syndicat.

À la conclusion de ce règlement, les travailleurs et les travailleuses ont obtenu des hausses de 11 % réparties sur une période de six ans, auxquelles s’ajoute un montant forfaitaire de 5 % pour l’année 2014. Les salarié-es réussissent à éviter que leur régime soit intégré à celui des cadres et des professionnel-les non syndiqués. En outre, alors que l’employeur voulait obstinément monter l’âge de départ à la retraite à 63 ans, les syndiqué-es obtiennent qu’il passe de 60 à 61 ans. De plus, ils ont réussi à obtenir une amélioration générale de l’ensemble des différentes primes, tout en maintenant celle liée au départ à la retraite. Pour leur part, les conseillers et les conseillères en assurance de groupe voient leurs différentes conditions de travail bonifiées.

C’est donc avec soulagement que les salarié-es ont accueilli cette entente et qu’ils l’ont ratifiée dans une bonne proportion. Selon Éric Tremblay, « la grève a été éprouvante pour nos membres, mais avec cette entente, elle en a valu la peine. Le retour au travail sera plus facile, les salarié-es ne se sont pas battus en vain ».

À propos

Le Syndicat des salariés et des salariées de SSQ société d’assurances générales (CSN regroupe environ 400 membres travaillant à Sainte-Foy et à Longueuil. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN qui compte 360 syndicats et plus de 32 000 membres dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de la finance, de l’agroalimentaire et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

En ces temps d’austérité, ne les oublions pas !

Dans le recueillement et la dignité, en ce 28 avril, la Confédération des syndicats nationaux tient à souligner la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail. La CSN demande d’ailleurs à ses syndicats affiliés et ses membres, partout au Québec, d’observer une minute de silence à 10 heures précises, en hommage aux victimes du travail, dont 164 ont trouvé la mort en 2014.

Il est primordial, particulièrement en ces temps d’austérité, de nous souvenir de ces personnes. « On constate, tant dans le secteur public que privé, que la pression est de plus en plus forte sur la main d’œuvre pour augmenter la productivité alors que les ressources sont réduites », rappelle Jacques Létourneau, président de la CSN.

Qui dit pression dit risques accrus d’accidents ou d’épuisement. « Il faut marteler et rappeler à tous les employeurs, y compris nos gouvernements, que la santé et la sécurité du travail ne doivent jamais être négligées au profit des mesures d’austérité », prévient Jean Lacharité, vice-président de la CSN et responsable de la question de la santé et de la sécurité du travail.

Fusions à la CSST, la CLP et la CRT

Aussi, lorsqu’on nous annonce l’intégration de certains organismes gouvernementaux à la Commission de la santé et de la sécurité du travail, sans nous donner en retour aucune garantie sur le maintien de sa mission, il y a tout lieu de croire que le visage de l’austérité prend plusieurs formes et qu’elle nous concerne tous. Il est aussi très préoccupant d’entendre le gouvernement proposer de fusionner la Commission des lésions professionnelles avec la Commission des relations du travail, en regard de l’accessibilité à la justice.

Tragédie du Rana Plaza au Bengladesh

Nous nous indignons également du sort de celles et de ceux qui, à travers le monde, travaillent dans des conditions déplorables mettant en péril la santé et la sécurité de millions de femmes et d’hommes. Rappelons-nous les 1135 morts et plus de 2000 blessé-es à la suite de l’effondrement de l’immeuble d’ateliers textiles Rana Plaza au Bangladesh en avril 2013. « Réfléchissons à nos exigences de consommateur. À vouloir payer toujours moins cher, la concurrence débridée se traduit souvent par l’exploitation sauvage de nos frères et sœurs », ajoute Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable de la condition féminine.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le SEMB-SAQ se réjouit de l’intérêt du ministre pour la consigne des bouteilles

Le syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ), est très enthousiaste à la suite de l’article parue dans La Presse du 24 avril dernier, selon lequel le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques veut mettre une priorité sur la consignation des bouteilles de verre vendues à la société des alcools du Québec (SAQ).

Le syndicat souligne et applaudit la volonté du ministre de l’Environnement, monsieur M. David Heurtel, d’envisager de consigner les bouteilles de vin et spiritueux de la SAQ. « Cette décision sera bénéfique pour l’environnement ainsi que pour l’ensemble des citoyens et citoyennes du Québec. Nous sommes convaincus que l’impact en termes de développement durable sera significatif », affirme Alexandre Joly, président du syndicat. Le SEMB-SAQ est convaincu qu’il existe plusieurs solutions pour la collecte des bouteilles et il est prêt à participer à l’élaboration d’un système efficace qui satisferait la SAQ. Il existe plusieurs débouchés pour le verre trié à la source, « il y a un véritable marché pour cette matière première lorsqu’elle est non contaminée, et nous nous expliquons mal les inquiétudes de la SAQ sur cette question », indique Alexandre Joly.

Rappelons que le SEMB-SAQ appuie depuis plus de 20 ans la consignation des bouteilles de vins et de spiritueux et qu’il est convaincu de l’efficacité de cette mesure sur le plan environnemental. En ce sens, il entend suivre de près le dossier et désire travailler en collaboration avec la SAQ, le ministère et tous autres intervenants impliqués dans la consignation.

Les syndiqué-es acceptent massivement une entente de principe

Le 22 avril 2015, la centaine de travailleuses et de travailleurs à l’emploi de Verreault Navigation, membres du Syndicat des travailleurs(euses) des industries Verreault inc. – CSN, ont voté à 91 % en faveur d’une entente de principe intervenue plutôt avec l’entreprise.

Le 19 avril, ils avaient rejeté les offres patronales jugées alors inacceptables. L’entente met fin à plus d’une année de démarches enclenchées après l’échéance de la convention collective, le 31 octobre 2013, qui a résulté en un sprint de négociation amorcé au début du mois de mars dernier dans le but de renouveler leur contrat de travail. Une fois signée, la convention collective sera en vigueur jusqu’au 21 avril 2022 et comprendra des améliorations significatives à plus d’un titre.

Sur le plan salarial, les syndiqué-es obtiennent 16,5 % pour la durée du contrat de travail, en plus d’un montant forfaitaire d’environ 5 % pour la période du 1er novembre 2013 à la signature de la convention. Les employé-es temporaires vont en plus bénéficier d’une prime horaire de 1,50 $ pour le travail effectué sur les quarts de soir et de nuit. Des progrès importants ont été réalisés sur la question des horaires de travail pour mieux répondre aux besoins des travailleurs, notamment quant au nombre de jours de travail consécutifs qui sera fixé à cinq jours, avec l’obligation faite à l’employeur de leur accorder une fin de semaine sur deux.

Des gains sont aussi enregistrés au chapitre des heures supplémentaires travaillées. Un autre enjeu incontournable de cette négociation porte sur le statut d’employé alors que plus de la moitié des salarié-es détenaient jusqu’ici un statut de travailleur temporaire, sans garantie d’heures de travail. Ils obtiendront le statut de salarié à temps complet moyennant le respect de certaines conditions. Un REER collectif est mis en place, auquel l’employeur versera progressivement pour chaque salarié-e 4 % du salaire annuel au terme de la convention, les employé-es contribuant dans la même proportion.

Par ailleurs, des améliorations notables sont apportées aux vacances annuelles, soit quatre semaines après neuf ans de service et cinq semaines après 20 ans, en plus d’une bonification des salaires. À cela s’ajoute un férié additionnel aux onze déjà prévus. Les syndiqué-es font des avancées sur le plan des droits syndicaux. Ils pourront se prévaloir de nouvelles libérations pour activités syndicales pour exécuter différents mandats liés notamment à l’application des droits de la convention collective et au devoir de représentation syndicale. L’employeur consent enfin à mettre à la disposition du syndicat à un local et l’équipement nécessaire pour permettre aux représentants syndicaux d’améliorer les services à leurs membres. « Nous sommes très satisfaits des discussions tenues à la table des négociations et des gains majeurs obtenus pour nos travailleurs et nos travailleuses, lance Sylvain Gagnon, président du syndicat.

La signature de cette entente mettra par ailleurs un terme au débat de juridiction qui perdurait depuis des années avec l’employeur en statuant que le Code du travail du Québec sera la référence pour l’application de nos droits. Pour nous, cela fait une très grande différence puisque nous bénéficierons de toutes les protections québécoises, incluant celles touchant la santé et la sécurité au travail. » L’entente vient en effet consacrer le fait que l’accréditation syndicale relèvera dorénavant du régime général des relations de travail prévu au Code du travail du Québec plutôt qu’au Code canadien du travail. L’employeur a accepté de retirer tous ses recours à la suite d’une décision rendue en faveur du syndicat par la Commission des relations du travail, le 5 décembre 2014. Incidemment, les travailleurs auront accès à différentes mesures de protection et de prévention en santé et sécurité du travail, dont la création d’un poste d’agent à la prévention.

Pour Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière, affiliée à la CSN : « Nous sommes très heureux de voir que cette négociation s’est déroulée sans devoir recourir à des moyens de pression. L’employeur et les syndiqué-es à la FIM-CSN ont en effet réussi à trouver un terrain d’entente qui garantit à tous les travailleurs des conditions de travail améliorées, tout en contribuant à la pérennité du chantier. »

À propos de la FIM-CSN

Le Syndicat des travailleurs (euses) des Industries Verreault Inc. – CSN représente près de 130 membres. Il est affilié à Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM-CSN) qui compte plus de 30 000 membres au Québec, ainsi qu’au Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL-CSN) qui regroupe 110 syndicats représentant 10 000 membres provenant du secteur privé et des secteurs publics et parapublics.

Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité, tant privé que public.

Pour informations : Mario Guertin, conseiller à la CSN 418 750-4081 mario.guertin@csn.qc.ca