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L’« amazonification » de la SAQ est commencée

Plusieurs conseillères et conseillers en succursales de la SAQ ont constaté que divers produits de niche ne pouvaient plus être commandés en magasin et que les clients devaient se tourner vers le service en ligne pour le faire.

« On refuse que les succursales deviennent seulement des distributeurs de produits de masse et que les consommateurs soient forcés de faire venir leurs alcools préférés de Montréal en utilisant le service en ligne », affirme Lisa Courtemanche, présidente du SEMB-SAQ-CSN. La SAQ nie vouloir se transformer en Amazon. Même s’il est certain qu’elle n’est pas antisyndicale comme Amazon, certains faits montrent que la priorité de la société d’État est de centraliser les ventes de milliers de produits en ligne et de les livrer à partir d’un seul entrepôt.

On note en effet l’existence de plans, estimés en ce moment à 48,5 M$, pour la construction du Centre automatisé de Montréal (CAM) qui sera doté d’une machine ultra sophistiquée visant à préparer les commandes dont on ne connaît pas encore le coût. Selon le syndicat, il y a un risque que les magasins deviennent de simples comptoirs pour faciliter les commandes en ligne. Par ailleurs, la présidente du syndicat fait valoir qu’il sera plus difficile pour les conseillers et les conseillères en succursale de bien connaître les produits si ceux-ci sont seulement disponibles en ligne. Les clients risquent de perdre du point de vue conseils.

Une pétition est d’ailleurs en ligne pour s’opposer à cette centralisation en cours de plusieurs produits.

Rentabilité et efficacité questionnée

Pour le moment, les commandes en ligne représentent environ 4 % des ventes de la SAQ (moins de 1 % avant la pandémie). Même si la SAQ atteint son objectif de tripler ses ventes en ligne, ce qui est loin d’être fait, ce type de transaction représenterait seulement 12 % des ventes. « On risque d’investir entre 50 M$ et 100 M$ pour un système qui ne fera peut-être pas progresser les ventes en ligne et les ventes totales de beaucoup. Est-ce vraiment la meilleure façon d’investir l’argent des Québécois ? », s’interroge Lisa Courtemanche en rappelant que 96 % des ventes se font en magasin et que ces ventes en personne sont en croissance. Si on force l’achat en ligne de plusieurs produits, cela ne veut pas dire que les ventes totales seraient plus grandes. Le bénéfice pour la SAQ ne serait pas nécessairement augmenté, seulement la proportion de ventes en ligne. Il est à noter que le dividende versé au gouvernement était en progression ces dernières années sans avoir besoin d’une immense machine distributrice à Montréal.

Il serait par ailleurs possible de continuer à faire des ventes en ligne en utilisant le réseau de succursales, en conservant des produits de niche partout au Québec et en livrant les commandes en quelques heures plutôt qu’en 24 h. L’idée du syndicat n’est pas de revenir au siècle passé et de cesser de vendre en ligne, mais plutôt de le faire autrement, en continuant d’offrir un service conseil de qualité dans toutes les succursales. « C’est sans compter que la centralisation de toutes les opérations dans un seul entrepôt est plus risquée en cas de panne, de feu, de travaux routiers importants ou d’autres contretemps », met en garde la présidente.

Le syndicat craint pour la sécurité des salarié-es de la SAQ

Pour le Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN), les mesures que la SAQ met en place à compter d’aujourd’hui pour répondre à l’obligation du passeport vaccinal sont insuffisantes pour garantir pleinement la sécurité du personnel des succursales.

Le SEMB-SAQ–CSN réclame notamment la présence d’un gardien de sécurité en tout temps dans les succursales de la SAQ afin d’éviter que des salarié-es se trouvent dans une position inconfortable, voire dangereuse, s’ils doivent eux-mêmes refuser l’accès au magasin à une personne non vaccinée et récalcitrante face à cette nouvelle obligation.

Le syndicat aurait souhaité que la direction de la SAQ travaille davantage avec les salarié-es pour trouver des solutions afin de répondre adéquatement à cette nouvelle obligation. En l’absence de balises cohérentes fixées par la SAQ, ce sont les salarié-es qui doivent improviser actuellement quant aux moyens à mettre en place dans chaque succursale pour organiser concrètement le contrôle de l’accès aux magasins, et ce, en toute sécurité.

« Dès l’annonce faite par le gouvernement, nous avons approché la direction de la SAQ avec des propositions, souligne la présidente du syndicat, Lisa Courtemanche. Notre impression c’est que la SAQ a choisi de gérer les risques, de ne réagir que si des situations intenables surviennent. Nous aurions préféré une approche de prévention visant à éliminer les risques autant que possible pour tout le monde. Nous entendons continuer nos démarches auprès de l’employeur pour obtenir un changement de cap. Pour le moment, comme syndicat nous allons nous efforcer d’être présents partout sur le terrain et nous suivrons la situation de près. »

À propos
Le Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) regroupe quelque 5500 travailleuses et travailleurs de la Société des alcools du Québec, notamment le personnel travaillant dans les succursales et dans les bureaux.

Les syndicats affiliés la FEESP–CSN misent sur la sécurité avant tout

Pour le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQCSN) ainsi que le Syndicat des employé-es de la SQDC (SEE-SQDCCSN), l’exigence du passeport vaccinal que vient d’annoncer le ministre de la Santé, Christian Dubé et qui entrera en vigueur le 18 janvier prochain amène des enjeux de sécurité et d’effectifs en lien avec l’application de cette mesure pour le personnel des différentes succursales.

« Pour nous, étant donné que cette nouvelle mesure risque de susciter des frustrations ou même d’entraîner des comportements agressifs chez certains clients, il faut s’assurer que les opérations se déroulent dans le calme et pour ce faire, nous demandons qu’il y ait des agents de sécurité dans l’ensemble des succursales dès le 18 janvier. Bien entendu, on espère que l’employeur sera également en mesure de fournir les outils nécessaires à la validation des passeports vaccinaux, tout en ajoutant le personnel requis pour assurer l’application de cette nouvelle mesure », a affirmé Lisa Courtemanche, présidente du SEMB-SAQCSN.

Du côté de la SQDC, la protection et la sécurité des employé-es demeurent également une priorité. « Bien qu’il y ait déjà des agents de sécurité à l’entrée des succursales, cela n’empêche pas les risques de débordement dans les jours qui suivront l’entrée en vigueur de la mesure, d’où l’importance d’avoir le personnel en nombre suffisant et le matériel nécessaire pour assurer une mise en place fluide et sécuritaire de cette nouvelle mesure », a ajouté Steve Bédard, président du SEE-SQDCCSN.

Pour sa part, le président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESPCSN), Benoît Malenfant, salue la décision du ministre Dubé de rendre effective l’application de cette nouvelle mesure à compter du 18 janvier. « Ce délai laissera le temps nécessaire aux employeurs, d’une part, pour consulter les syndicats et, d’autre part, aux employé-es des différentes succursales de s’ajuster, ce qui permettra d’éviter une précipitation de la clientèle et une mise en œuvre improvisée ». M. Malenfant ajoute également que la FEESP, tout comme la CSN, continue d’encourager ses membres à se faire vacciner.

Malgré les nouveaux défis qu’engendre cette pandémie, les porte-parole syndicaux réitèrent que leurs membres demeurent toujours aussi passionnés par le travail qu’ils et elles exercent et qu’ils sont déterminés à continuer d’offrir le meilleur service à la clientèle.

Les syndicats des employé-es de la SAQ et de la SQDC déplorent le maintien de l’ouverture des succursales

Le syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) et le syndicat des employé-es de la SQDC (SEE-SQDC–CSN) dénoncent le fait que leurs succursales demeurent ouvertes au grand public sans qu’aucune mesure de prévention supplémentaire n’ait été mise en place. À ce jour, le secteur privé est plus proactif en matière de prévention que ces deux sociétés d’État. On serait en droit de s’attendre à ce que le gouvernement donne l’exemple. De plus, l’annonce qu’a faite le gouvernement à 13 h, sans aucune précision, a créé une ruée vers les succursales de la SAQ et de la SQDC, ce qui va totalement à l’encontre des mesures de prévention adoptées jusqu’ici. Les files extérieures sont très longues et les règles de distanciation de 2 m n’y sont pas respectées, ce qui met les clients à risque.

« Est-ce que l’alcool et le cannabis sont réellement des services essentiels au point de mettre en danger la santé des employé-es et de la population ? », s’est exclamée Katia Lelièvre, présidente du SEMB-SAQ. « Nous avons vécu plusieurs situations problématiques dans les derniers jours, dont le cas d’un client contaminé qui a visité une succursale. Jusqu’où va-t-on se rendre avant de les fermer ? », a-t-elle ajouté. Pour Stéphanie Martel Gill, présidente du SEE-SQDC, il y a un manque de cohérence de la part du gouvernement : « Si Loto-Québec suspend ses ventes de loteries par mesure de prévention, pourquoi ne peut-on pas faire la même chose avec les succursales de la SQDC ? D’autant plus que le service de vente en ligne existe déjà. On s’attend à une réponse de la part du gouvernement. »

Malgré certaines mesures mises en place, comme de limiter le nombre de personnes en succursale, les employé-es des deux sociétés d’État doivent composer avec des facteurs de risque considérables. Pour Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN : « Les mesures mises en place ne sont pas suffisantes pour protéger les employé-es. La circulation ininterrompue dans les succursales dans des lieux exigus et la manipulation des produits par la clientèle, dans le cas de la SAQ, sont des facteurs très inquiétants pour les employé-es et cela augmente les risques de contamination pour la population. »

« Nous avons proposé des solutions pour maintenir les services tout en limitant le contact entre les employé-es et la clientèle. Nous espérons que notre message sera entendu et que nos employeurs miseront sur le développement du service de commande en ligne », a conclu Mme Lelièvre.

La consigne est la seule solution éprouvée

On parle beaucoup, ces derniers temps, de la nécessité de réduire l’utilisation des contenants de plastique à usage unique, comme les bouteilles d’eau. Or, ne pas recycler adéquatement des bouteilles de verre n’est pas plus cohérent d’un point de vue environnemental et économique.

Considérant la situation de la collecte du verre au Québec, un grand volume de bouteilles consignées doit être importé d’États américains voisins avant que celles-ci soient recyclées. Pourquoi, alors, ne pas étendre la consigne en sol québécois, quand ce mode de collecte permet même à nos voisins de nous expédier leurs bouteilles?

Il faut aussi promouvoir la consigne sur les bouteilles de bière à remplissage multiple qui sont malheureusement en déclin.

Ces demandes font partie du message de la CSN et du Syndicat des employé-es de magasin et de bureau de la SAQ (SEMB-SAQ-CSN) qui se présentent aujourd’hui devant la Commission des transports et de l’environnement qui mène des consultations sur les enjeux de recyclage et de valorisation locale du verre.

« Le verre de la collecte sélective est trop souvent acheminé aux sites d’enfouissement. Même lorsqu’il est acheminé à des fins de recyclage, il s’agit de procédés où l’usage du verre recyclé a une valeur moindre sur le plan environnemental et économique que lors de son usage initial. Il est grand temps de passer à l’action ! », lance Alexandre Joly, vice-président du SEMB-SAQ-CSN. Depuis 1992, ce syndicat demande l’instauration d’une consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux pour assurer un plus grand recyclage. Le syndicat affirme par ailleurs que la SAQ peut jouer un rôle pour récupérer les bouteilles consignées.

Dans leur mémoire, la CSN et le SEMB soutiennent, études à l’appui, que la consigne sur les bouteilles de vins et spiritueux représente un choix plus économique que la collecte sélective qui suppose, dans bien des cas, que des frais pour l’enfouissement s’ajoutent à la facture du tri initial.

« Aucune des études effectuées jusqu’à maintenant n’a démontré que la collecte sélective est plus avantageuse économiquement que la consigne », explique Alexandre Joly, qui précise qu’un des problèmes du recyclage est le taux de 20 % à 30 % d’impuretés dans le verre issu de la collecte sélective. La consigne permettrait par ailleurs de récupérer des bouteilles en provenance des restaurants et institutions qui ne participent pas à la collecte sélective en ce moment.

De plus, même si des solutions ont récemment été annoncées pour permettre le recyclage du verre par le biais de la collecte sélective, les résultats tangibles et économiquement viables ne sont pas encore au rendez-vous. Rejeter d’emblée l’option de la consigne s’avérerait donc imprudent.

L’usage unique de la canette de bière

Dans le secteur de la bière, le contenant à usage unique en aluminium est malheureusement en pleine progression. La part de marché de la bonne vieille bouteille brune a d’ailleurs baissé de 85 % à seulement 26 % de 2011 à 2017. Or, cette bouteille de verre consignée représente également le choix le plus avantageux du point de vue environnemental et économique pour ce secteur. Une des raisons qui explique cela est que plus de 95 % des bouteilles de bière consignées sont récupérées contre seulement 70 % pour les contenants à remplissage unique.

« Nous déplorons la fin des quotas et des amendes aux brasseurs qui visaient à limiter à 37,5 % la proportion de contenants à usage unique dans cette industrie », affirme Pierre Patry, trésorier de la CSN et porte-parole environnemental de la centrale syndicale.

Vision d’ensemble requise

« La crise que vit le secteur du recyclage concerne non seulement le verre, mais aussi le papier et le plastique, et on doit collectivement dégager des solutions globales », insiste Pierre Patry. Ce dernier propose par ailleurs au gouvernement de moderniser le secteur dans son ensemble de façon à minimiser l’enfouissement dans le contexte plus difficile de la fermeture du marché chinois.

« Le gouvernement du Québec, en collaboration avec les organismes municipaux, doit agir sur un ensemble de fronts pour modifier en profondeur ses propres pratiques, celles des acteurs de l’industrie et celles des citoyennes et des citoyens en général », ajoute Pierre Patry.

Emplois décents

La CSN demande la mise en place d’un chantier important visant la valorisation du travail dans les centres de tri par la formation et l’amélioration des conditions de travail.

La qualité des emplois dans le secteur du recyclage est trop souvent négligée et on doit s’attaquer à cet enjeu fondamental. « Les employé-es des centres de tri, par exemple, doivent améliorer leurs conditions de travail qui comportent encore de trop nombreux risques pour la santé », conlut Pierre Patry.

La CSN salue les amendements proposés au projet de loi 2

La CSN se réjouit des amendements proposés au projet de loi 2 qui permettront « de manière transitoire aux préposé-es de la Société québécoise du cannabis (SQDC) qui sont actuellement âgés de 18, 19 ou 20 ans d’accéder aux points de vente pour qu’ils puissent préserver leur emploi. »

« Nous sommes soulagés de voir que le ministre est revenu sur sa décision. Se priver d’employé-es déjà formés alors que nous sommes dans un contexte de pénurie et de rareté de main-d’œuvre, c’est un non-sens », a déclaré Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). « Nous mettons de la pression sur le gouvernement depuis plusieurs mois sur cette question. Alors que nous sommes à l’aube de la première négociation de la convention collective pour les travailleuses et travailleurs de la SQDC, il va sans dire qu’ils pourront encore une fois compter non seulement sur l’expérience du SEMB-SAQ, mais également sur l’ensemble de la CSN pour les supporter », a rajouté Katia Lelièvre, présidente du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la Société des alcools du Québec (SEMB-SAQ–CSN)

Avec Mascouche, Trois-Rivières et deux autres à Montréal (Peel et Marché Central), la CSN représente désormais une majorité des succursales syndiquées de la SQDC. Après avoir tenu des assemblées générales pour consulter l’ensemble des membres qu’il représente, le syndicat a envoyé des avis de négociation pour l’ensemble des succursales la semaine dernière.

DERNIÈRE HEURE : Le SEMB-SAQ signe une nouvelle convention collective

Après des mois de négociation et de mobilisation, le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB—SAQ—CSN) est fier d’annoncer que la nouvelle convention est désormais signée et entrera en vigueur dès maintenant.

« Grâce à la solidarité dont nous avons fait preuve tout au long de cette négociation, nous avons réussi à améliorer les conditions de travail pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs de la SAQ », a déclaré Katia Lelièvre, présidente du SEMB—SAQ. « Encore une fois, nous avons fait la démonstration de notre force lorsque nous décidons de nous mobiliser collectivement, à l’échelle de la province », a-t-elle ajouté.

Les 5500 membres du SEMB—SAQ—CSN étaient sans convention collective depuis le 31 mars 2017. La nouvelle convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 mars 2023. Le SEMB—SAQ est affilié à la Fédération des employé-es de services publics (FEESP—CSN).

La CSN représente désormais une majorité des succursales syndiquées de la SQDC

À l’issue d’un vote qui s’est tenu sur deux jours, la CSN est fière d’accueillir une quatrième succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC), celle du boulevard Acadie, à Montréal. « Les travailleuses et les travailleurs de la succursale Acadie ont fait le choix de se doter d’un syndicat autonome au sein de la CSN, qui pourra compter sur notre expérience de négociation et sur toute notre solidarité », a déclaré la présidente du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ–CSN, Katia Lelièvre.

Avec Mascouche, Trois-Rivières et deux succursales à Montréal (Sainte-Catherine Ouest et Acadie), la CSN représente désormais une majorité des succursales syndiquées de la SQDC. La CSN et le SEMB–SAQ poursuivront leurs efforts sur le terrain dans les succursales qui ouvriront dans les prochains mois et donneront tout leur appui aux syndicats dans la négociation de la première convention collective afin d’obtenir les meilleures conditions de travail pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs.

La SQDC de Montréal – Sainte-Catherine Ouest se joint à la CSN

Le Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis – CSN est désormais accrédité pour représenter les salarié-es de la succursale de Montréal–Sainte-Catherine Ouest de la Société québécoise du cannabis. Le Tribunal administratif du travail (TAT) a rendu la décision hier, en après-midi.

« Après Mascouche et Trois-Rivières, c’est la troisième succursale qui a choisi de se joindre à la CSN, un choix qui va permettre à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de la SQDC de compter sur le savoir-faire de notre syndicat pour faire progresser leurs conditions de travail, a réagi Katia Lelièvre, présidente du syndicat. Le SEMB–SAQ a fait plusieurs gains pour ses membres lors de la dernière négociation, et nous nous assurerons que les travailleuses et travailleurs bénéficient de notre soutien dans l’adoption de leur première convention collective », a-t-elle renchéri.

« Nous sommes déjà à l’œuvre afin de permettre aux nouveaux membres d’entreprendre la négociation d’une première convention collective : des assemblées générales ont déjà eu lieu dans les succursales de Mascouche et de Trois-Rivières », explique Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) à laquelle le syndicat sera affilié.

Entente de principe adoptée au SEMB-SAQ

Après consultation des 5500 membres du syndicat, l’entente de principe fut adoptée à 93% par les employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ. « On a travaillé très fort pour faire disparaître le plus possible les disparités de traitement entre les salarié-es et pour améliorer la conciliation famille-travail pour tous les membres. Nous sommes très fiers du résultat », explique la présidente du syndicat, Katia Lelièvre. L’entente prévoit la reconnaissance de nombreux droits pour les employé-es à temps partiel, dont les congés, les assurances, les journées maladie et les vacances.

La lutte menée par les membres du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ–CSN) se sera terminée sur des gains majeurs, notamment pour une bonne partie des salarié-es les plus précaires de la société d’État. Ils seront dorénavant 1750 réguliers alors qu’ils étaient 1400 avant la négociation.

Les 5500 membres du SEMB–SAQ (CSN) étaient sans convention collective depuis le 31 mars 2017. La nouvelle convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 mars 2023. Le SEMB–SAQ (CSN) est affilié à la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN).

La CSN dénonce le manque de cohérence du gouvernement

Dans un mémoire présenté à la Commission de la santé et des services sociaux, sur le projet de loi no 2, la Confédération des syndicats nationaux déplore le manque de cohérence de la Loi resserrant l’encadrement du cannabis. En haussant l’âge légal à 21 ans, le projet de loi vient implicitement exclure les travailleurs et les travailleuses âgées entre 18 et 21 ans. « Comment peut-on imaginer qu’un gouvernement employeur, qui claironne partout qu’il y a pénurie et rareté de main-d’œuvre, s’apprête aujourd’hui à congédier des jeunes sur la base de leur âge sans même accepter d’entendre l’organisation syndicale qui les représente? » s’est exclamé Jacques Létourneau, président de la CSN.

De son côté, Katia Lelièvre, présidente du SEMB-SAQ dont le syndicat représente les succursales de Mascouche et de Trois-Rivières, déplore l’ambiguïté du projet de loi no 2. « Il y a incohérence pour le gouvernement qui fixe à 18 ans l’âge légal de pouvoir se procurer de l’alcool ou encore d’avoir accès à une succursale de la Société des alcools du Québec (SAQ) et qui veut hausser cet âge à 21 ans quand il s’agit de cannabis. » a-t-elle renchéri. L’alcool demeure une substance psychoactive qui présente des risques tout aussi importants pour la santé et la sécurité publiques que le cannabis. Le gouvernement du Québec doit éviter d’envoyer le message que l’alcool est plus banal que le cannabis.

« Au lieu de miser sur l’interdiction, le gouvernement devrait plutôt rendre accessible des fonds pour assurer la prévention, la sensibilisation et l’éducation auprès de nos jeunes » a rajouté Jean-Pierre Bourgault, vice-président-trésorier de la FEESP-CSN. Parallèlement, les succursales de la SQDC doivent être avant tout des lieux de prévention, il faudra donc rendre opérationnel le fonds de prévention et de recherche en matière de cannabis promis dans ladite Loi. Ce fonds a, entre autres, pour objectif de financer des activités et des programmes de surveillance et de recherche concernant les effets du cannabis sur l’état de santé de la population.

En outre, la CSN trouve regrettable la décision du gouvernement du Québec de refuser sa participation à la Commission de la santé et des services sociaux, dans le cadre de l’étude du projet de loi 2, Loi resserrant l’encadrement du cannabis. Il est impératif que le gouvernement et la SQDC entendent les préoccupations des travailleurs et des travailleuses sur qui la menace de perdre leur emploi plane soient entendus.

Pour consulter le mémoire 

Le bon goût de la solidarité

La lutte menée par les 5500 membres du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ–CSN) se sera terminée sur des gains majeurs, notamment pour une bonne partie des salarié-es les plus précaires de la société d’État.

Avec le soutien de l’ensemble du mouvement CSN, le SEMB–SAQ a su réaliser des percées inspirantes qui contribueront à améliorer concrètement la qualité de vie des salarié-es. Notons que cette entente de principe est actuellement soumise aux membres dans le cadre d’une tournée provinciale.

« On a travaillé très fort pour faire disparaître le plus possible les disparités de traitement entre les salarié-es et pour améliorer la conciliation famille-travail pour tous les membres. Nous sommes très fiers du résultat », explique la présidente du syndicat, Katia Lelièvre. Rappelons qu’à la ligne de départ des négociations, les demandes patronales de la SAQ allaient dans le sens complètement opposé. La société d’État portait des demandes touchant aux horaires de travail qui auraient complexifié encore davantage la conciliation famille-travail pour les salarié-es.

Au bout du compte, l’entente prévoit la reconnaissance de nombreux droits pour les employé-es à temps partiel, dont les congés, les assurances, les journées maladie et les vacances. Auparavant, ces avantages ne leur étaient pas pleinement accessibles. Aussi, toutes les travailleuses et travailleurs connaîtront leur horaire de travail dix jours à l’avance, ce qui facilitera leur vie quotidienne.

Quelque 350 personnes obtiendront le statut d’employé régulier : les salarié-es seront dorénavant 1750 réguliers alors qu’ils étaient 1400 avant la négociation. Par ailleurs, les membres ont obtenu une cinquième semaine de vacances après 20 ans de service. Côté salarial, le SEMB–SAQ a su obtenir des augmentations suffisantes pour assurer la protection du pouvoir d’achat.

Si l’entente de principe est adoptée par les membres lors des consultations se tenant jusqu’à la fin février, la nouvelle convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 mars 2023. La précédente est venue à échéance le 31 mars 2017.

Deux succursales de la SQDC syndiquées à la CSN

Le Tribunal administratif du travail a fait savoir, le 6 février dernier, que le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ–CSN) était accrédité pour représenter les salarié-es de la Société québécoise du cannabis des succursales de Mascouche et de Trois-Rivières.

La CSN et toutes ses organisations affiliées sont très heureuses d’accueillir ce premier groupe d’employé-es de la SQDC. Bientôt, ces travailleuses et travailleurs se réuniront pour mettre sur pied leur syndicat autonome et se donner des règles de fonctionnement. Ils pourront autant compter sur le soutien de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN) pour la négociation de leur première convention collective que sur le savoir-faire du SEMB–SAQ pour améliorer leurs conditions de travail au sein du monopole d’État.

Modifications à l’encadrement légal du cannabis

Pour la Confédération des syndicats nationaux, il est impératif que le gouvernement tienne compte de l’impact qu’aura sur les travailleuses et les travailleurs de la SQDC un éventuel relèvement de l’âge légal de 18 à 21 ans pour consommer du cannabis. La CSN, qui représente les salarié-es de deux succursales de la SQDC, déplore qu’aucun syndicat ne soit entendu en commission parlementaire sur ce projet de loi qui, dans l’état actuel, entraînerait des dizaines de mises à pied chez les employé-es de la SQDC qui ont moins de 21 ans.

« Ces travailleuses et ces travailleurs doivent être entendus. Leurs préoccupations doivent être prises en compte. Ce sont des gens qui ont choisi, de bonne foi, de faire carrière à la SQDC. Certains ont pu choisir de délaisser un autre emploi ou ont fait des choix de vie sans penser une seconde que, du jour au lendemain, un nouveau gouvernement viendrait déposer un projet de loi ayant pour effet de leur faire perdre leur emploi. J’en appelle au gouvernement de la CAQ pour qu’il change son fusil d’épaule et qu’il accepte d’entendre les salarié-es durant la commission parlementaire qui s’ouvrira la semaine prochaine », réclame la présidente de la Fédération des employé-es de services publics, Nathalie Arguin.

« C’est inacceptable de voir une société d’État faire planer à des travailleuses et des travailleurs la menace de perdre leur emploi à cause de décisions législatives sur lesquelles ils n’ont aucune emprise, enchaîne Nathalie Arguin. Quant à nous, tout projet de loi doit prendre cette situation en considération afin d’éviter que nous assistions à ces mises à pied. »

De son côté, la présidente du SEMB–SAQ (CSN), Katia Lelièvre, dont le syndicat vient d’être accrédité pour représenter les salarié-es de Mascouche et de Trois-Rivières, assure que tous les moyens seront envisagés pour défendre les droits de ces salarié-es. « La responsabilité de la SQDC ne peut pas se limiter à une rencontre pour informer les employé-es de quelle manière ils seront congédiés, explique-t-elle. Nous évaluons actuellement toutes les options légales dont nous disposons afin de nous assurer que ces salarié-es seront traités avec respect, peu importe les choix que posera le gouvernement quant à un resserrement des règles. »

Les SQDC de Mascouche et Trois-Rivières, officiellement syndiqués CSN

Le Tribunal administratif du travail (TAT) a fait savoir aujourd’hui que le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (CSN) était accrédité pour représenter les salarié-es de la Société québécoise du cannabis de Mascouche et Trois-Rivières.

« Nous sommes très heureux d’accueillir ce premier groupe d’employé-es de la SQDC, a réagi la présidente du SEMB–SAQ (CSN), Katia Lelièvre. Très bientôt, les travailleuses et les travailleurs de ces succursales se réuniront pour mettre sur pied leur syndicat autonome et se donner des règles de fonctionnement. Les salarié-es de la SQDC seront entièrement maîtres de toutes leurs décisions, notamment en ce qui a trait à la négociation d’une première convention collective. Mais ils sont loin d’être seuls : ils pourront compter sur tout le soutien et le savoir-faire de notre syndicat pour faire progresser leurs conditions de travail au sein du monopole d’État ».

Au sein de la CSN, ces travailleuses et ces travailleurs de la SQDC feront partie de la Fédération des employé-es de services publics. « La FEESP–CSN est en mesure d’offrir dès maintenant tous les services à ces nouveaux membres. Nous mettrons tout en œuvre afin de pouvoir entreprendre rapidement la négociation d’une première convention collective », explique la présidente de la FEESP–CSN, Nathalie Arguin.

Entente de principe à la SAQ

Au cours des dernières heures, le comité de négociation du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ a conclu une entente de principe avec la partie patronale pour le renouvellement de la convention collective.

Cette entente de principe sera soumise au conseil général du syndicat dans les prochaines semaines ainsi qu’aux 5500 membres du syndicat au cours du mois de janvier. Le syndicat n’émettra aucun commentaire quant au contenu de cette entente avant de l’avoir présenté à ses membres.

Les 5500 membres du SEMB–SAQ (CSN) sont sans convention collective depuis le 31 mars 2017. Il s’agit des salarié-es des succursales et des bureaux de la SAQ. Le SEMB–SAQ (CSN) est affilié à la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN).

Une dixième journée de grève à la SAQ, jeudi

Les membres du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (CSN) feront grève le jeudi 29 novembre. Ils réclament la protection de leur pouvoir d’achat.

Un grand nombre de ces 5500 grévistes se rendront à Québec et défileront dans les rues de la Capitale, jeudi. Malgré les avancées réalisées dans la foulée des dernières journées de grève, l’impasse persiste sur la question salariale.

« Nos membres, ce sont 5500 familles qui n’accepteront pas de s’appauvrir, explique la présidente du SEMB–SAQ (CSN), Katia Lelièvre. En négociation, nous tenons une entente sur tous les aspects normatifs. Une entente satisfaisante pour les deux parties. Nous avons accepté de bouger sur des sujets qui étaient importants aux yeux de la SAQ. Mais il est clair depuis le début que, pour nous, une entente globale devra protéger notre pouvoir d’achat. La SAQ doit revoir ses offres salariales. Si c’est au niveau du Conseil du trésor et du gouvernement que cela bloque, il est urgent pour la SAQ de faire les représentations nécessaires. »

La FEESP–CSN, fédération à laquelle le SEMB–SAQ est affilié a d’ailleurs demandé une rencontre d’urgence avec le ministre des Finances, Éric Girard. Aucune date n’a encore été fixée.

Les 5500 membres du SEMB–SAQ (CSN) sont sans convention collective depuis le 31 mars 2017. La journée de grève de jeudii sera la dixième depuis le début du conflit. Le syndicat a le mandat d’utiliser jusqu’à 14 autres journées de grève pour faire progresser les négociations.

La FEESP demande une rencontre d’urgence avec le ministre des Finances

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), à laquelle est affilié le SEMB–SAQ représentant 5500 salarié-es de la société d’État, demande au ministre des Finances, Éric Girard, de se pencher rapidement sur les enjeux au cœur du conflit de travail secouant actuellement la SAQ.

« Nous pensons qu’en tant que ministre responsable de la SAQ, Éric Girard n’a pas le portrait complet de l’état de la négociation, explique la vice-présidente de la FEESP–CSN, Stéphanie Gratton. Quant à nous, un règlement satisfaisant pour les deux parties demeure à portée de main. Nous pensons qu’étirer le conflit actuellement en cours nuira tant à la SAQ qu’aux salarié-es et à leur famille. Après plus d’une centaine de séances de négociations au cours desquelles la SAQ nous répète ne pas avoir les mandats nécessaires pour conclure une entente globale, et ce, malgré les compromis que le syndicat est prêt à faire, il nous apparaît justifié de nous assurer que le ministre comprend bien notre position. »

Rappelons que le SEMB–SAQ et la partie patronale ont pu convenir d’une entente sur l’ensemble des enjeux de négociation à l’exception de la question salariale. Les offres de la SAQ, sous l’inflation, constitueraient un appauvrissement pour les travailleuses et les travailleurs, ce que refuse le syndicat.

Les 5500 membres du SEMB–SAQ (CSN) sont sans convention collective depuis le 31 mars 2017. Il s’agit des salarié-es des succursales et des bureaux de la SAQ. Le syndicat a le mandat d’utiliser jusqu’à 15 autres journées de grève pour faire progresser les négociations.

Trois jours de grève à la SAQ à compter du 16 novembre

À moins qu’une entente n’intervienne dans les prochaines heures, les 5500 membres du Syndicat des employé-es de magasin et de bureau de la SAQ (SEMB–SAQ–CSN) tiendront une grève de trois jours soit vendredi, samedi et dimanche prochains.

« Au cours des dernières semaines, nous avons vraiment laissé toute la place à la négociation. La semaine dernière, nous avons même décidé de suspendre notre plan d’action en espérant que la partie patronale saisirait cette occasion pour compléter la négociation, explique la présidente du SEMB–SAQ (CSN), Katia Lelièvre. Nous avons fait de grands bouts de chemin en négociation pour en arriver à une entente. Mais pour que nous nous rejoignions, il faudra que la SAQ fasse aussi son bout de chemin, notamment sur l’enjeu salarial. Nous n’accepterons pas que nos membres s’appauvrissent avec des augmentations sous l’indice des prix à la consommation ».

Depuis près d’un mois, les parties mènent des travaux en mode exploratoire afin de trouver une issue au conflit. Sans entrer dans les détails de ces discussions qui doivent demeurer à huis clos, il est clair, pour l’équipe de négociation du SEMB–SAQ (CSN) qu’un règlement satisfaisant est à portée de main. Toutefois, le syndicat attend toujours une offre salariale acceptable. Rappelons que les matières à incidences financières doivent en principe recevoir l’aval du Conseil du trésor, puisque la SAQ est une société d’État.

« Même si nous annonçons une grève de trois jours, nous demeurons entièrement disponibles pour poursuivre la négociation, poursuit Katia Lelièvre. Il va de soi que si nous concluons une entente de principe, cela mettrait fin à tous les moyens de pression, y compris la grève. Bref, cette grève peut être évitée et la SAQ sait exactement ce qui manque pour régler le conflit. »

Rappelons que le 28 septembre, les membres du SEMB–SAQ se sont prononcés en faveur d’une banque de 18 journées de grève, et ce dans une proportion de 96 %. Celles-ci seront utilisées au moment jugé opportun par le syndicat. Par ailleurs, les négociations se poursuivent. Les parties se sont engagées à ne pas discuter publiquement des détails de ces discussions pendant qu’elles ont cours.

À propos
Le Syndicat des employé-es de magasins et de bureau (SEMB–SAQ–CSN) représente les 5500 employé-es des succursales de la SAQ ainsi que le personnel de bureau, qui est affilié à la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN). Pour sa part, la CSN réunit quelque 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité.

Le SEMB–SAQ appelle Christian Dubé à une relance des négociations dès aujourd’hui

Le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ), affilié à la CSN, espère que le changement de garde au Conseil du trésor permettra une relance des négociations pour le renouvellement de la convention collective, échue depuis le 1er avril 2017.

Trois journées de négociation sont prévues cette semaine, soit mardi, mercredi et vendredi. Le SEMB–SAQ espère que la partie patronale aura les mandats nécessaires du Conseil du trésor pour conclure la convention collective satisfaisante comme l’a souhaité François Legault lors de la récente campagne électorale.

« J’ai pu parler quelques instants avec François Legault, en campagne électorale, lorsque son autobus s’est arrêté à Terrebonne, fin septembre, rappelle la présidente du SEMB–SAQ, Katia Lelièvre. À cette occasion, M Legault m’a assurée formellement qu’il entendait tout mettre en œuvre pour en arriver à un règlement satisfaisant. Lorsque je lui ai souligné que les offres actuelles de la SAQ auraient pour effet de nous appauvrir, il a répliqué que ce n’était pas son intention et qu’il y aurait une entente «raisonnable» dans notre dossier. Nous espérons que ces paroles se concrétiseront cette semaine ! »

L’échange entre Katia Lelièvre et François Legault est intervenu le 28 septembre, soit quelques jours avant l’élection.

En négociation depuis janvier 2017, le SEMB–SAQ et l’employeur ont réalisé certains progrès. Toutefois, en ce qui a trait notamment aux clauses à incidence financière, les propositions de la SAQ sont inférieures à la hausse du coût de la vie, ce qui équivaudrait dans les faits à l’appauvrissement des quelque 5500 salarié-es des succursales et des bureaux de la SAQ qui assurent notamment le service à la clientèle et le fonctionnement optimal au quotidien du réseau de la SAQ.

Rappelons que le 28 septembre, les membres du SEMB–SAQ se sont prononcés en faveur d’une banque de 18 journées de grève, et ce, dans une proportion de 96 %. Celles-ci seront utilisées au moment jugé opportun par le syndicat. Par ailleurs les négociations se poursuivent. Les parties se sont engagées à ne pas discuter publiquement des détails de ces discussions pendant qu’elles ont cours.

À propos
Le Syndicat des employé-es de magasins et de bureau (SEMB–SAQ–CSN) représente les 5500 employé-es des succursales de la SAQ ainsi que le personnel de bureau. Il est affilié à la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN). En tout, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) compte plus de 6000 membres à l’emploi de la SAQ. Au Québec, la CSN réunit quelque 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activités.