Université TÉLUQ

15 novembre 2018

Annonce de la grève générale illimitée lors de la Fête de la reconnaissance

Près de 20 000 étudiantes et étudiants seront affectés par ce conflit

La Fête de la reconnaissance organisée annuellement par l’Université TÉLUQ pour souligner l’apport inestimable de ses employé-es laisse cette année un goût amer dans la bouche des tutrices et des tuteurs. Sans aucune forme de considération ni de respect, l’université tente de convaincre les tutrices et les tuteurs qu’ils sont révolus; que ces enseignantes et ces enseignants d’expérience doivent laisser leur place à d’autres enseignants à statut précaire. Une aberration que dénonce la communauté universitaire sur toutes les tribunes depuis 2016.

Une fois de plus, les tutrices et les tuteurs soulignent toute l’ironie de la fête qui se déroule aujourd’hui. Mais cette fois, ils sont décidés à aller jusqu’au bout. « Nous n’avons pas le choix. Nous n’acceptons pas de disparaître. Si l’Université TÉLUQ ne revoit pas ses plans, nous déclencherons la grève générale illimitée le 22 novembre à 0 h 01 », annonce Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN (STTTU). Près de 20 000 étudiantes et étudiants seront affectés par ce conflit et seront privés de l’encadrement nécessaire à la poursuite de leurs études.

La seizième séance de négociation en présence des conciliateurs du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale aura lieu le 21 novembre. « Si, après cette ultime journée, ces enseignantes et ces enseignants sont obligés de faire la grève, l’Université TÉLUQ devra en prendre l’odieux. C’est assez ignoble d’obliger du monde à négocier leur propre remplacement », s’indigne Yves Fortin, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA).

Le syndicat a cependant bon espoir d’en arriver à un règlement. L’université TÉLUQ ne peut pas continuer à prétendre qu’elle participe à l’évolution du savoir depuis 1972 tout en méprisant le travail des tutrices et des tuteurs. « Nier la qualité de leur travail c’est nier la valeur même des diplômes émis par l’Université TÉLUQ depuis des décennies. Est-ce vraiment ce que soutient la direction de l’université ? » questionne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN (FNEEQ).

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