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Usage de scabs et fermeture de l’hôtel Double Tree : les syndiqué-es dénoncent les tactiques de l’employeur

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SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

Négo coordonnée de l'hôtellerie

2021-10-05_DoubleTree_CSN

Usage de scabs et fermeture de l’hôtel Double Tree : les syndiqué-es dénoncent les tactiques de l’employeur

Les employé-es de l’hôtel Double Tree de Montréal, situé au Complexe Desjardins, ont manifesté leur mécontentement face aux tactiques déplorables de la direction de l’hôtel depuis le début du conflit dont la dernière en date, la fermeture de l’hôtel pour une durée indéterminée, qui fait suite au dépôt du rapport d’enquête du ministère du Travail incriminant l’hôtelier pour l’usage de briseurs de grève.

Cette annonce de fermeture est survenue vendredi dernier, lors de l’audience du Tribunal administratif du travail concernant l’usage de briseurs de grève. Selon le trésorier et responsable du secteur Tourisme de la Fédération du commerce (FC–CSN), Michel Valiquette, cette stratégie de l’employeur lui permet d’éviter l’audience et une ordonnance entachant de façon permanente la réputation de l’entreprise.

« Les prétextes invoqués par l’employeur sont complètement farfelus : on invoque la pandémie comme prétexte de fermeture le même jour où l’on annonce l’ouverture du Centre Bell au maximum de sa capacité et le retrait des restrictions concernant la tenue des congrès. Le vrai motif, c’est que sans scabs, il ne peut opérer l’hôtel. L’autre raison évidente, c’est qu’il ne semble pas prêt à négocier de bonne foi, tout simplement. Il souhaite plutôt laisser pourrir les pourparlers pour forcer les syndiqué-es à accepter une régression de leurs conditions de travail sous la menace. Cet employeur opte pour ce type de stratagème depuis longtemps, mais nous ne sommes pas dupes ».

Aucune rencontre de négociation n’est prévue pour le moment, malgré la présence d’un conciliateur au dossier. Pourtant, sept règlements ont déjà été entérinés avec d’autres hôteliers dans cette ronde de négociation sur des bases communes (moyenne annuelle de 2 % d’augmentation salariale sur quatre ans) et les discussions progressent à toutes les autres tables de négociation. Près d’une vingtaine de syndicats sont toujours en pourparlers dans le cadre de la 10e ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie (CSN).

« Depuis le début des négociations, nous avons tout vu de la part de cet employeur qui n’a jamais démontré une réelle volonté de négocier, indique Claude Harrisson, président du syndicat de l’hôtel. Nos demandes sont modestes, mais l’employeur souhaite utiliser la crise pour les refuser et nous appauvrir. C’est une stratégie déplorable. Nous lui avons clairement indiqué que nous n’accepterons pas de reculs de nos conditions de travail. »

Des syndiqué-es de Québec en renfort
Mardi, les syndiqué-es du Double Tree ont reçu la visite des syndiqué-es de l’hôtel Hilton Québec lors de cette journée de mobilisation. La présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Dominique Daigneault, a rappelé que les deux syndicats en grève sont aux prises avec deux employeurs de la même bannière (Hilton) aux stratégies similaires. « On offre dans les deux cas un appauvrissement inacceptable qui frise la mauvaise foi et le chantage, a-t-elle déploré. C’est une insulte envers celles et ceux qui donnent des services de qualité depuis des années. S’ils veulent revenir à la table de négociation, nous sommes prêts à trouver une voie de passage, mais ils doivent d’abord revoir leurs propositions considérablement. »

Les syndiqué-es se sont déplacés devant l’hôtel Intercontinental, qui appartient au même employeur et où sont dirigés les clientes et clients depuis la fermeture complète entrée en vigueur lundi.

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