Vous êtes une force incontournable !

En ce début de la Semaine des Infirmiers-ères, la CSN et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) sont heureuses de souligner le travail exceptionnel effectué par les infirmiers-ères, les infirmiers-ères auxiliaires, les inhalothérapeutes et les perfusionnistes du réseau de la santé et des services sociaux.

Merci !

Tout au long du mois de mai, la CSN soulignera à travers la province le travail hors pair effectué par les professionnelles en soins. « Nous avons célébré la Journée de l’infirmier-ère auxiliaire le 5 mai dernier, et cette semaine nous soulignerons la Semaine de l’infirmier-ère, sans oublier les perfusionnistes et inhalothérapeutes qui sont aussi au cœur de l’équipe des soins. Nous avons organisé une immense tournée des établissements du Québec dans le cadre de la campagne Merci à vous, afin de leur signifier toute notre reconnaissance », précise Nadine Lambert, infirmière et vice-présidente de la FSSS-CSN

Conditions inacceptables

Le mois de mai sera aussi l’occasion de rappeler au gouvernement que le personnel en soins infirmiers et respiratoires travaillent depuis beaucoup trop longtemps dans des conditions critiques. « Le gouvernement ne pourra éternellement compter sur le dévouement des professionnels-les en soins qui tiennent à bout de bras le réseau de la santé et des services sociaux. Plutôt que d’exiger, sous la menace, plus de productivité de leur part et d’annoncer des coupes qui viendront fragiliser encore plus le réseau, le gouvernement devrait s’attaquer à l’amélioration de leurs conditions de travail. Il doit s’activer au développement de leurs professions, à la réduction de leur charge de travail pour qu’enfin elles puissent jouer pleinement leur rôle et, finalement, s’assurer d’utiliser leurs compétences partout à travers le Québec. De tels objectifs ne s’atteignent pas en coupant davantage. Ils s’atteignent en misant sur le réseau déjà en place, en misant sur celles et ceux qui y travaillent et en réinvestissant adéquatement », dénonce Nadine Lambert, elle-même infirmière au CHU Sainte-Justine.

La CSN derrière les professionnels en soins

Pour Jacques Létourneau, président de la CSN, il ne fait aucun doute que les professionnels-les en soins de la CSN peuvent compter sur l’appui indéfectible des 325 000 membres de l’organisation dans leur lutte pour des conditions de travail satisfaisantes. « Premièrement, c’est toute la CSN qui se joint à moi afin de témoigner de notre admiration et de notre gratitude envers ces femmes et ces hommes qui se dévouent, dans des conditions souvent difficiles, afin de prendre soin de leur prochain. Deuxièmement, il est certain que la CSN sera là au moment où les infirmières en auront besoin. La CSN mettra à leur disposition toute la force de sa collectivité afin qu’elles mènent leur combat. Elles sont une force incontournable du réseau et elles doivent pouvoir pratiquer dans des conditions optimales », ajoute Jacques Létourneau.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs publics et privés. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative du secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS dénombre plus de 7000 membres issus du personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires, dans toutes les régions du Québec.

La CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Un personnel aux petits oignons avec les enfants

C’est sur le thème On « atout » pour surprendre ! que se déroule cette année la semaine des services de garde en milieu scolaire du Québec, du 12 au 16 mai. Pour l’occasion, la CSN et la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) tiennent à rappeler la contribution essentielle du personnel aux services de garde ainsi que le rôle éducatif qu’ils tiennent auprès de milliers d’élèves.

« Les éducatrices qui travaillent auprès des enfants ont à cœur le bien-être des jeunes et c’est pourquoi elles les accompagnent quotidiennement avec le plus grand professionnalisme », affirme d’entrée de jeu Danielle Beaulieu, présidente du secteur scolaire de la FEESP-CSN. « Elles permettent souvent d’établir un pont entre l’école et les parents et doivent être considérées pour leur importance stratégique dans le développement de l’enfant », ajoute-t-elle.

Selon Danielle Beaulieu, il est nécessaire de leur accorder de bonnes conditions de travail pour faire bénéficier l’ensemble des enfants de leur expertise dans la continuité du projet éducatif de l’école. « À l’heure actuelle, plusieurs personnes travaillant en service de garde le font dans des conditions très précaires. Elles n’ont pas beaucoup d’heures de travail et manquent de temps de préparation. Il faut régler cette situation. »

Pour la vice-présidente de la CSN, Denise Boucher, les services de garde en milieu scolaire sont une plus-value dans l’offre de service aux parents et aux élèves. « J’invite le nouveau ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Yves Bolduc, à les reconnaître comme des services éducatifs complémentaires, et à faire en sorte qu’à ce titre, ils soient gratuits. Au contraire, une indexation des tarifs risque d’affecter plusieurs familles et n’est certainement pas à privilégier. »

À propos

Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats et plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

La majorité des éducatrices et des techniciennes des services de garde éducatifs en milieu scolaire sont membres de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP).

Le Front commun entreprend la consultation de ses membres

Les organisations membres du Front commun amorcent le processus de consultation de leurs membres en vue du renouvellement des conventions collectives du secteur public, qui viendront à échéance le 31 mars 2015. Le Front commun désire s’attaquer aux problèmes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre afin d’assurer l’avenir des services publics québécois. C’est pourquoi les organisations qui le constituent soumettent à la consultation de leurs membres deux chantiers prioritaires de négociation : la bonification des conditions salariales des personnes salariées de l’État et l’amélioration des conditions dans lesquelles elles exercent leur profession.

« Au cours des prochaines années, environ 35 % des employés de l’État seront éligibles à la retraite, indique Louise Chabot, porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP). Nous assisterons au plus grand renouvellement de main-d’œuvre de l’histoire de nos services publics. Ce renouvellement s’effectue à une période où, en fonction du déclin démographique, la population active du Québec diminue. Tous les secteurs d’emploi, tant publics que privés, seront en concurrence les uns les autres pour attirer les travailleuses et les travailleurs dont ils ont besoin. Déjà, nous constatons d’importantes pénuries de main-d’œuvre dans nos réseaux et d’inquiétants taux de roulement. En fonction de la dégradation des conditions de travail du secteur public, qui voudra encore y travailler? Sans personnel pour donner les services à la population, c’est l’avenir du secteur public québécois qui est en jeu. »

Pour les représentants du Front commun, il importe de combler le retard salarial qu’accusent les employés des services publics par rapport aux autres salariés québécois. « La démonstration n’est plus à faire, indique Daniel Boyer, président de la FTQ. En novembre dernier, l’ISQ statuait que le retard de la rémunération globale du secteur public était de 8,3 % envers les autres salariés, pour des emplois comparables. Cette injustice doit être corrigée. »

« Environ 75 % des employés des services publics sont des femmes, souligne la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque. Pourquoi devraient-elles faire les frais, à elles seules, des politiques d’austérité mises de l’avant par le gouvernement Couillard? Pourquoi devraient-elles se sacrifier alors qu’elles ont fait le choix de contribuer au bien-être de nos concitoyens, dans le réseau de la santé, de l’éducation et des organismes gouvernementaux? Pourquoi seraient-elles les seules personnes à voir leur pouvoir d’achat se détériorer année après année, alors que les gens travaillant dans le secteur privé et dans les fonctions publiques fédérale et municipale voient leurs augmentations salariales suivre la hausse du coût de la vie? »

Les porte-parole du Front commun estiment que « des hausses annuelles moyennes de 4,5 % pour les trois prochaines années sont nécessaires afin de combler le retard salarial des employés du secteur public, de les protéger contre la hausse du coût de la vie et de s’assurer que le retard salarial envers les autres salariés ne se recrée pas en cours de convention. » C’est la proposition qui sera soumise à la consultation des assemblées générales des syndicats du Front commun.

Les porte-parole du Front commun déplorent que le mythe de la sécurité d’emploi persiste encore aujourd’hui. « Environ 35 % des salariés du secteur public ont des emplois à statut précaire et gagnent en moyenne moins de 25 000 $ par année. Voilà pourquoi nous soumettons à la consultation de nos membres l’introduction de clauses qui réduiraient la précarité d’emploi. De telles clauses mériteraient d’ailleurs d’être étendues à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs du Québec », de déclarer les porte-parole syndicaux.

S’attaquer au mal-financement des services publics

Les organisations du Front commun entendent également ouvrir le dialogue avec le gouvernement sur la question du mal-financement des services publics. « Chaque jour, nos membres sont à même de constater le gaspillage éhonté des finances publiques, soutient Louise Chabot. La sous-traitance, les partenariats public-privé et le recours aux agences de personnel coûtent beaucoup plus cher que de confier le travail aux salariés du secteur public. En plus de provoquer une immense perte d’expertise dans nos réseaux, le recours au secteur privé ouvre la voie à de trop nombreux cas de copinage, de collusion et de détournement de fonds. »

« Le président du Conseil du trésor veut aborder la question de la productivité? Alors, parlons-en!, affirme Francine Lévesque. Mais il s’agit d’un enjeu de système : pas question que ce fardeau repose sur les seules épaules des travailleuses et des travailleurs. Comment se fait-il qu’au cours des dix dernières années, le nombre de cadres ait cru deux fois plus rapidement que le nombre de salarié-es dans le secteur de la santé et des services sociaux, et quatre fois plus rapidement en éducation? Comment se fait-il qu’on multiplie les contrôles administratifs du travail que nous effectuons? Il n’est pas normal qu’un employé des services publics doive consacrer jusqu’à 30 % de son temps de travail à remplir des rapports et des statistiques à l’attention de ses supérieurs. Qu’on laisse les employés de l’État faire ce pour quoi ils sont payés : donner des services à la population, plutôt que de nourrir un nombre croissant de gestionnaires. »

Les organisations syndicales du Front commun saluent la volonté du gouvernement de revoir le régime fiscal, une nécessité pour assurer la pérennité des services publics. « Depuis la publication du rapport Godbout-Montmarquette, les membres du gouvernement Couillard ne regardent que la colonne des dépenses, proteste Daniel Boyer. Il est grand temps qu’on s’attarde à la colonne des revenus! Au cours des vingt dernières années, les modifications au régime fiscal privent aujourd’hui l’État québécois de plus de 
4 milliards de dollars chaque année. Et plusieurs sources de revenus pourraient être explorées sans alourdir le fardeau fiscal de la classe moyenne et des plus démunis de notre société. Nos organisations respectives feront évidemment entendre leurs voix dans ce débat public qui est nécessaire pour le financement de nos services publics. »

À propos

Le Front commun regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l’APTS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Ensemble, ces organisations représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec.

Les cols bleus de Terrebonne rejettent à 94 % l’offre finale de la Ville

Les cols bleus de Terrebonne ont voté à 94 % contre l’offre finale déposée par la ville lors de la séance de négociation, le 5 mai dernier.

C’est entre autres en raison du refus de la ville d’accepter le protocole de retour au travail que les travailleurs ont rejeté l’offre. « Le syndicat proposait de retirer tous les griefs qu’il a déposés. En contrepartie, la ville devait retirer les siens. C’était une proposition très raisonnable qui nous aurait permis de repartir sur des bases saines, mais la ville a dit non », se désole le président du syndicat, Denis Renaud.

« On comprend bien pourquoi elle refuse ce protocole, a-t-il poursuivi. La ville veut humilier les travailleurs et les punir pour une négociation qu’elle a elle-même laissé traîner. C’est impossible à comprendre, d’autant plus qu’un protocole de retour au travail est une demande qui fait souvent l’objet d’une entente dans toutes sortes de négociations, peu importe le secteur », ajoute le président.

« Le syndicat essaie d’améliorer l’organisation du travail pour bonifier les services aux citoyens, a pour sa part souligné Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière. Le refus de la ville devant cette volonté syndicale de mieux servir les citoyens démontre de façon éloquente à quel point elle n’a cure des contribuables de Terrebonne et des travailleurs », a-t-elle dénoncé.

« La ville revient de négociation en négociation avec des propositions qui visent à réduire les conditions de travail des cols bleus. Si les syndiqués avaient accepté l’offre, ils auraient ouvert une brèche pour la prochaine négociation et permis à la ville de venir gruger encore davantage les acquis des travailleurs. Ceux-ci sont déterminés à se battre pour se faire respecter et nous les appuyons sans réserves », a finalement conclu le vice-président de la FEESP, Yvon Godin.

À propos

Le Syndicat des employé-es manuels de la Ville de Terrebonne-CSN regroupe plus de 200 travailleuses et travailleurs. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. Le Conseil central de Lanaudière représente pour sa part 84 syndicats et environ 14 000 salarié-es.

La CSN est fière d’accueillir en ses rangs le SPUQO et de renforcer sa présence dans le milieu universitaire

C’est un honneur pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN) d’accueillir en ses rangs les professeures et les professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Les 230 membres du Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO) rejoindront ainsi les 1200 membres du Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ), faisant de la CSN un interlocuteur syndical incontournable dans le milieu universitaire.

« À l’aube du 64e Congrès de la CSN, c’est un plaisir d’accueillir ces nouveaux membres », déclare d’entrée de jeu Jean Lacharité, vice-président de la CSN et responsable politique de la syndicalisation. « C’est une grande fierté de voir que de nouveaux universitaires joignent leurs voix à la classe ouvrière. La CSN, comme centrale syndicale, renforce sa présence et son action dans tous les milieux », renchérit le leader syndical.

« Nous avons décidé de proposer à nos membres l’affiliation à la grande centrale syndicale qu’est la CSN, car nous voulions renforcer la participation démocratique des professeures et des professeurs de l’UQO aux grands débats de l’heure », souligne Louise Briand, présidente du SPUQO et professeure au département de sciences sociales. Le printemps érable de 2012, particulièrement intense en Outaouais, a été le déclencheur d’une prise de conscience : « le SPUQO devait prendre part aux débats sur les enjeux sociaux pour défendre l’idée d’une université publique, critique et accessible », précise la présidente.

« En choisissant la CSN, nous voulons joindre notre voix à celles et ceux qui combattent l’accroissement de l’influence du secteur privé dans la recherche, les entraves à l’accessibilité par l’augmentation des droits de scolarité, la mise en concurrence des établissements, le sous-financement, de même que la dégradation des conditions de travail et d’enseignement », affirme Louise Briand.

Bienvenue aux camarades !

À propos de la CSN Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Démarrage d’une première mutuelle de formation

Fruit d’un travail de collaboration entre les représentantes et représentants des employeurs et du personnel du secteur des services de garde éducatifs à la petite enfance depuis près de cinq ans, la Mutuelle de formation du secteur des services de garde éducatifs à la petite enfance vient d’obtenir une subvention de démarrage grâce à l’appui du Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre.

La Mutuelle offrira une gamme élargie de formations de qualité à toutes les catégories de travailleuses et travailleurs du secteur des services de garde éducatifs à la petite enfance, ce qui représente le personnel de plus de 2 000 installations en centres de la petite enfance (CPE) et en garderies, soit plus de 35 000 personnes, et 15 000 responsables des services de garde en milieu familial (RSG) reconnus par un bureau coordonnateur (BC), ainsi que le personnel de ces derniers. La Mutuelle figure comme outil collectif qui aura un rôle majeur à jouer dans l’évaluation des besoins de formation, dans l’offre de formation continue en concertation avec l’ensemble des acteurs du secteur et dans le rayonnement d’une culture commune de formation à la grandeur du Québec.

Notons qu’une trentaine de CPE ont d’ailleurs déjà exprimé leur volonté de devenir membres de la Mutuelle, avant même le démarrage de ses activités. Au cours des prochains mois, la mutuelle de formation entreprendra une démarche auprès de l’ensemble des services de garde éducatifs (CPE, BC-CPE, garderies et RSG) pour faire la promotion de la Mutuelle et des services offerts. Une tournée régionale est également prévue pour évaluer l’offre de formation existante et pour identifier les besoins de formations.

Le conseil d’administration (CA) de la Mutuelle est actuellement composé de représentantes et représentants de CPE et de CPE-BC membres de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) et de représentantes et représentants de travailleuses et travailleurs membres de la Fédération de la santé et des services sociaux de la Confédération des syndicats nationaux (FSSS-CSN), de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec de la Centrale des syndicats du Québec (FIPEQ-CSQ) et du Syndicat québécois des employées et employés de service affilié à la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (SQEES-298-FTQ). Une représentante des regroupements régionaux des CPE membres de l’AQCPE ainsi qu’un représentant du Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire (CSMO-ÉSAC) comptent également parmi les membres du CA. Enfin, notons que la Mutuelle de formation du secteur des services de garde éducatifs à la petite enfance entamera au cours des prochains jours un processus d’embauche pour le personnel de son équipe permanente. Pour consulter l’offre d’emploi : www.economiesocialequebec.ca

L’abandon de la certification n’est pas une solution

La fermeture de résidences pour personnes âgées dont le journal La Presse fait état dans son édition d’aujourd’hui ne peut qu’accentuer un problème déjà important d’accès à un logement de qualité à prix abordable pour les aînés. La CSN ne croit toutefois pas que la certification soit en cause ; c’est plutôt le désengagement de l’État en matière d’hébergement et de soins à domicile qui est problématique. «

Après la tragédie de l’Île-Verte, il faut maintenir plus que jamais des règles strictes de sécurité et de qualité d’hébergement, peu importe le gestionnaire en cause. C’est pourquoi une certification obligatoire est nécessaire », indique Jean Lacharité, vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Conscient que le respect des règles de certification peut représenter un fardeau financier particulier pour les organismes à but non lucratif (OBNL) en habitation pour aînés, la CSN estime qu’un soutien s’impose.

« La CSN demande au gouvernement d’offrir des appuis financiers concrets aux OBNL et aux coopératives d’habitation dédiés aux aîné-es où vivent environ 20 000 personnes à revenus faibles ou modestes, et ce, afin de compenser adéquatement les impacts financiers découlant de leur certification », soutient le vice-président. Par ailleurs, le gouvernement doit prendre résolument le virage des soins à domicile. « Plusieurs aînés restent mal logés et mal desservis sans recevoir tout le soutien auquel ils ont droit. Il est temps d’offrir aux aînés une aide véritable à domicile, répondant adéquatement à leurs besoins, qui respecte les proches aidants et aussi la compétence des services publics dans la prestation des services d’assistance personnelle et des soins de santé » de conclure Jean Lacharité.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La patience a des limites

Les travailleuses et travailleurs en loisirs de Laval se sont réunis devant l’hôtel de ville afin de demander à leur employeur de mettre tout le sérieux nécessaire afin d’arriver à une entente négociée avant le début de la saison estivale.

« Comme vous le savez, la négociation fait du sur-place, a spécifié le président du syndicat, Martin Collerette, devant le conseil de ville. J’aimerais savoir si vous cautionnez le déroulement de ces négociations et si vous ne pensez pas qu’il est enfin temps pour la ville, les travailleurs et les citoyens de régler une situation qui risque de s’envenimer si elle n’est pas réglée bientôt », a-t-il aussi demandé.

La secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain, Véronique De Sève, est pour sa part sceptique quant à la bonne volonté de la ville de négocier avec les syndiqué-es. « Les travailleurs négocient depuis plus de deux ans et la ville continue son petit manège, qui a toutes les apparences d’un jeu dont le but est d’épuiser leur patience. Cette attitude est vraiment incompréhensible, d’autant plus que la ville sait pertinemment que les travailleurs ont 10 jours de grève en banque. Veut-elle vraiment les acculer au pied du mur et les pousser à les utiliser ? Et les citoyens, au bout du compte, elle ne s’en soucie pas ? », s’interroge-t-elle.

« Plusieurs questions normatives ne sont toujours pas réglées et toute la question monétaire n’a même pas été encore abordée, souligne enfin la secrétaire générale la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Nathalie Arguin. Qu’est-ce qu’il faut à la ville pour démontrer un peu respect envers les travailleurs et une vraie volonté de faire avancer les choses ? »

« La ville doit changer d’attitude au plus vite, parce qu’elle ne pourra s’en prendre qu’à sa propre turpitude si le syndicat devait en arriver à utiliser ses jours de grève. Et si tel était le cas, la CSN l’appuiera sans réserves », a finalement laissé tombé le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

À propos du syndicat

Le syndicat des travailleuses et travailleurs en loisirs de la ville de Laval (STTLVL) représente plus de 900 syndiqué-es. Il est affilié depuis 1987 à la Fédération des employées et employés de services publics – CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 travailleuses et travailleurs dans le domaine des services publics et parapublics. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activité tant privé que public.

Les travailleurs municipaux de Sainte-Thérèse se font entendre au Conseil de ville

Des travailleurs syndiqués de Sainte-Thérèse se sont présentés le 5 mai au conseil de ville afin de demander à la mairesse Sylvie Surprenant de reconnaître à sa juste valeur le travail des employé-es municipaux. Pour l’occasion, le président du syndicat, M. Daniel Gauthier, a interpelé madame Surprenant sur la qualité des services rendus aux résidentes et aux résidents de la ville.

Il a notamment rappelé les résultats d’un sondage Léger-Marketing mené auprès de la population de Sainte-Thérèse qui révèle un taux de satisfaction de 93 % en lien avec les services rendus. « Dans votre rapport sur la situation financière de 2013, vous avez dit être animée du souci constant de mettre à profit l’expertise des employés municipaux afin que soient gérés à l’interne et au meilleur coût possible bon nombre de projets. Cette caractéristique, peut-on lire dans le rapport, vous permet d’offrir un milieu dynamique, sécuritaire et attrayant aux citoyens et aux commerçants, tout en misant sur la santé économique et sociale de Sainte-Thérèse », a-t-il d’abord rappelé.

À ce sujet, le vice-président de la Fédération des employées et employés des services publics FEESP-CSN, Yvon Godin, rappelle que Sainte-Thérèse a décidé de limiter la sous-traitance dans son offre de services aux citoyens « On sait que le recours à la sous-traitance vient souvent affecter les services directs à la population et, dans bien des cas, augmenter la facture. Le travail des cols bleus et des cols blancs, pour sa part, représente une garantie de qualité pour le citoyen. Il faut que l’employeur en prenne pleinement conscience et qu’il le reconnaisse concrètement dans la négociation en cours. »

« Nous ne pouvons qu’être d’accord avec cette position de la ville qui mise sur le professionnalisme de ses employé-es et qui se réjouit de la grande satisfaction des citoyens à l’égard de leur travail. Je vous interpelle donc afin de savoir si vous êtes d’accord pour dire, dans ce contexte, que des conditions de travail concurrentielles et une rémunération décentes ainsi qu’une sécurité financière à la retraite s’imposent à l’égard de vos employés. Il va sans dire que ces enjeux doivent se refléter dans les positions de la ville à la table des négociations. »

À propos

Le Syndicat des employé-es de la ville de Sainte-Thérèse regroupe plus de 160 travailleuses et travailleurs. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. Le Conseil central des Laurentides représente pour sa part 84 syndicats et environ 14 000 salarié-es.

Les cols bleus tiennent une deuxième journée de grève

Les cols bleus de la ville de Terrebonne ont décrété aujourd’hui une deuxième journée de grève afin d’exercer une pression sur la ville pour faire débloquer la négociation qui traîne en longueur. Accompagnés des concierges en grève depuis le 11 juillet 2013, ils ont pour l’occasion marché dans les rues de Terrebonne et procédé à un grand rassemblement devant l’hôtel de ville.

Offre finale de l’employeur

L’employeur a d’ailleurs déposé ce matin une offre finale pour les cols bleus, qui se heurtent à un mur dans leur négociation qui dure depuis plus de deux ans. « Le refus de l’employeur devant nos demandes constitue une obstination pure et simple, estime le président du syndicat, Denis Renaud. La Ville personnalise le conflit sous la forme d’un affrontement entre elle et moi, mais c’est tous les travailleurs et l’ensemble des résidents de Terrebonne qu’elle pénalise », affirme-t-il aussi.

Concierges en conflit

« Je ne comprends pas le refus de la Ville devant les demandes des concierges, souligne par ailleurs la présidente du Conseil central de Lanaudière, Francine Ranger. C’est exagéré peut-être d’avoir une sécurité du revenu après de nombreuses années de bons services, comme en bénéficient les pompiers et les policiers? C’est exagéré de demander que les nouveaux emplois ne soient pas tous envoyés en sous-traitance et de dédommager les concierges en cas d’annulation d’activités? » questionne-t-elle.

« Non, ce n’est pas exagéré. Mais la Ville se défile devant la nécessité de trouver un terrain d’entente. Nous l’avons dit et redit : elle refuse d’aborder la question des chiffres, alors que ce sera pourtant la seule façon de dénouer l’impasse à la table de négociation. Elle dépense l’argent des contribuables à grands coups d’interventions policières et de demandes d’injonctions. Quand ce cirque va-t-il enfin se terminer? » ajoute Francine Ranger.

Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), est catégorique : « La Ville de Terrebonne veut casser le syndicat et avoir les travailleuses et les travailleurs à l’usure. Voilà ce que je dis à monsieur le maire : tant qu’il ne voudra pas discuter sérieusement, il va nous trouver sur son chemin. Nous irons jusqu’au bout du conflit et de cette négociation, je lui en passe un papier », laisse-t-il tomber.

À propos

Le Syndicat des employé-es manuels de la Ville de Terrebonne-CSN regroupe plus de 200 travailleuses et travailleurs. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. Le Conseil central de Lanaudière représente pour sa part 84 syndicats et environ 14 000 salarié-es.

Tous amis de Radio-Canada demande l’appui de Hubert T. Lacroix

Ce midi, le groupe Tous amis de Radio-Canada se présentera à un événement organisé par le Cercle canadien de Montréal afin de demander à Hubert T. Lacroix, président-directeur général de CBC/Radio-Canada, qu’il appuie deux revendications touchant à l’avenir du seul diffuseur public national. Lors d’un déjeuner-conférence, celui-ci y prononcera une allocution intitulée « CBC/Radio-Canada : à l’heure des choix ».

« À la suite de l’annonce des compressions récentes totalisant 130 millions de dollars qui ont affecté plus de 650 de nos collègues de travail, nous avons formulé deux revendications : une exigeant un moratoire sur les compressions budgétaires et une seconde demandant la tenue, dans les plus brefs délais, d’une commission parlementaire publique sur l’avenir de CBC/Radio-Canada. Nous sommes donc ici pour demander à Hubert T. Lacroix d’appuyer nos demandes. La semaine dernière, nous lui avons fait parvenir une lettre en ce sens. Or, jusqu’à maintenant, notre demande demeure sans réponse », de déclarer Alex Levasseur, président du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

Le PDG de CBC/RC prononcera cette conférence moins d’une semaine après le lancement du Livre blanc sur l’avenir de CBC/Radio-Canada, un ouvrage qui soulève plusieurs questions fondamentales touchant le financement, la gouvernance et la programmation de notre seul diffuseur public canadien. « Même si nous devions débourser 115 $ par personne pour y assister, la conférence de ce midi nous offre une occasion de demander au PDG de CBC/RC de s’engager à défendre notre diffuseur public. Nous comptons toutefois aller encore plus loin puisque le Livre blanc sur l’avenir de CBC/Radio-Canada soulève treize questions dont nous devons impérativement débattre avec toute la population canadienne, pas seulement avec les membres du Cercle canadien. Pour que ceux-ci y prennent également part, nous allons remettre une copie abrégée de cet ouvrage à tous les participants qui écouteront monsieur Lacroix ce midi. CBC/Radio-Canada nous appartient collectivement et son avenir doit faire l’objet d’un débat public éclairé », de préciser Pierre Maisonneuve, porte-parole de Tous amis de Radio-Canada.

La campagne Tous amis de Radio-Canada vise à défendre l’intégralité de notre seul diffuseur public national. Elle est organisée par la Confédération des syndicats nationaux, de concert avec la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN). Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Pas de sage-femme, faites-vous entendre !

Depuis la légalisation de la profession de sage-femme au Québec, le déploiement de nouvelles maisons de naissance est insuffisant et trop de femmes se voient encore refuser la possibilité d’être suivie par une sage-femme au moment de leur grossesse. C’est pourquoi Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) est heureux d’annoncer, en cette Journée internationale des sages-femmes, le lancement de sa campagne « Pas de sage-femme, faites-vous entendre ! » disponible sur son site internet au rsfq.qc.ca. Cette campagne permet aux femmes et aux familles d’exprimer leur déception directement aux différentes institutions du réseau de la santé concernées (CSSS, agences et ministère).

Promesses de développement

Alors qu’il était en campagne électorale, le chef du Parti libéral du Québec Philippe Couillard annonçait l’ouverture de sept nouvelles maisons de naissance et l’ajout de 125 nouveaux contrats de sages-femmes d’ici les cinq prochaines années, tel que prévu dans la politique de périnatalité 2008-2018 du ministère. Pour le RSFQ il s’agit d’une bonne nouvelle. « Nous nous réjouissons d’une telle annonce et demandons qu’elle se concrétise. Nous serons là pour la ramener à la mémoire des ministres, assure Claudia Faille. Le RSFQ rappelle aussi qu’une vingtaine de nouvelles sages-femmes seront diplômées dans les prochaines semaines. Il n’en tient qu’au ministre de la Santé et des Services sociaux de leur faire une place et de leur permettre d’offrir leurs services aux nombreuses femmes et familles qui demandent un suivi sage-femme », note la présidente du RSFQ.

Une pratique indispensable

En plus d’être la seule pratique professionnelle à offrir le choix du lieu d’accouchement, la pratique sage-femme permet une amélioration des indicateurs de santé, à court, moyen et long termes grâce, entre autres, à une diminution importante des interventions obstétricales. Ceci représente des économies substantielles pour le réseau de la santé. « Dans de nombreux pays à travers le monde, les sages-femmes représentent la porte d’entrée des soins de maternité de première ligne. Le Québec doit tendre vers cet objectif et permettre aux sages-femmes de jouer un rôle de premier plan à l’intérieur de notre réseau de santé et de services sociaux », note Claudia Faille, présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ), l’association professionnelle des quelques 160 sages-femmes de la province.

Travail exceptionnel

En cette journée internationale des sages-femmes, Le RSFQ tient à souligner avec fierté le travail exceptionnel de ces professionnelles de la santé au service des femmes et des familles du Québec. Depuis 1999, les sages-femmes du Québec se dévouent afin d’offrir aux femmes et familles d’ici non seulement des services de première ligne hors pair, mais aussi la possibilité de choisir le lieu d’accouchement, soit le domicile, la maison de naissance ou l’hôpital.

À propos

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) est l’association professionnelle des sages-femmes. Il représente, depuis 1995, les sages-femmes qui œuvrent au Québec. Le RSFQ est en entente de service avec la Fédération des professionnèles de la CSN depuis 2009.

La Fédération des professionnèles (FP-CSN) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens, œuvrant dans différents secteurs d’activité.

La compagnie Évotech profite de la Fête des Travailleurs pour procéder à un licenciement collectif

Les employés de l’usine Évotech ont eu une bien mauvaise surprise le 1er mai, jour de la Fête des Travailleurs : sans détenir d’information allant dans ce sens, ils ont appris que leur usine fermait définitivement ses portes et qu’ils se retrouvaient du jour au lendemain au chômage. Normand Dubé, le président du syndicat, n’en revient tout simplement pas.

« L’employeur nous a convoqués en avant-midi pour nous remettre l’avis de licenciement collectif, prétendant le déficit croissant de l’entreprise. Nous avons ensuite été escortés manu militari par une vingtaine d’agents de sécurité pour récupérer nos effets personnels et quitter les lieux. En matière de fermeture sauvage, il aurait difficilement pu faire mieux. »

Le président du syndicat condamne le comportement de l’employeur qui n’a jamais mis le syndicat dans le coup. « Jamais nous n’avons été avisés que l’entreprise connaissait des difficultés financières, jamais on a convoqué les travailleurs pour essayer de trouver des solutions avec eux. Une séance de négociation était même prévue pour la semaine prochaine! L’employeur ne sait pas ce que signifie le mot respect. »

Le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM), Alain Lampron, rappelle que les travailleurs avaient déjà consenti à plusieurs concessions en 2007 lorsque l’entreprise, qui appartenait à Sico, est devenue une PME. « Ils ont fait des efforts importants au plan monétaire pour pouvoir continuer à travailler pour Évotech. Pourquoi n’ont-ils pas été consultés cette fois-ci ? » questionne-t-il en soulignant que l’étude des chiffres fait état d’une situation qui n’est pas aussi dramatique que l’entreprise le laisse entendre.

Au Conseil central de Montérégie, on déplore l’impact de cette fermeture sur les travailleurs et la région : « Des emplois bien rémunérés se perdent en Montérégie, ce qui est tragique pour les travailleurs eux-mêmes, et ce qui aura des conséquences indirectes sur le marché de l’emploi ici. Plusieurs travailleurs avaient beaucoup d’années d’expérience au sein de cette entreprise. Je crains qu’ils ne peinent à se replacer et qu’ils se heurtent aux nouvelles règles d’assurance-emploi, défavorables aux chômeurs. La situation est loin d’être rose », laisse finalement tomber Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de Montérégie.

À propos du syndicat

Le Syndicat des employés de Sico inc. (CSN) représente 150 syndiqué-es répartis dans 3 unités distinctes dont EVOTECH (peintures industrielles). Le Syndicat des employés de Sico inc. représente 114 syndiqué-es. Il est affilié depuis 1974 à la Fédération de l’industrie manufacturière – CSN. Celle-ci compte plus de 320 syndicats affiliés et représente environ 30 000 travailleuses et travailleurs. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activité tant privé que public.

Toujours rien pour les sylviculteurs

Le nouveau gouvernement du Québec n’a pas tardé à annoncer un réinvestissement notable dans les travaux sylvicoles, mais on ne prévoit toujours rien pour améliorer le sort des sylviculteurs.

L’annonce du premier ministre Philippe Couillard et du nouveau ministre de la Forêt, Laurent Lessard, prévoit notamment un montant supplémentaire de 42 M$ pour les travaux commerciaux et précommerciaux qui servent à augmenter la productivité de la forêt québécoise.

« On ne précise cependant rien sur la manière dont ces fonds supplémentaires pourraient servir à améliorer les conditions de travail des sylviculteurs qui sont pourtant déplorables », soutient René Martel, président du Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN).

Rappelons sur ce point que les sylviculteurs sont les seuls travailleurs du secteur forestier à ne pas être payés à l’heure. Le SNS déplore particulièrement le fait que les travailleurs doivent fournir leurs propres outils et doivent parcourir de longs trajets sur des chemins forestiers, sans compensation financière, pour se rendre à leur lieu de travail. Comme il s’agit en plus d’un travail difficile physiquement à cause du froid, de la pluie, des moustiques, etc., le SNS met en garde le gouvernement contre le manque de relève québécoise qui commence déjà à se faire sentir.

L’annonce gouvernementale du 29 avril comporte par ailleurs plusieurs autres imprécisions. On ne sait pas, par exemple, quelle portion de l’argent prévu pour les travaux sylvicoles ira à des lots qui seront distribués par les enchères du nouveau régime forestier. On ignore également, pour le moment, quelle sera la répartition régionale. Au bout du compte, on pourrait assister à un saupoudrage de l’argent supplémentaire dans divers travaux et régions, de telle sorte qu’on pourrait ne pas avoir de sommes conséquentes à consacrer à l’amélioration nécessaire des conditions de travail des sylviculteurs.

Piétinement gouvernemental

« Il est grand temps que le gouvernement libéral réactive le comité d’amélioration des conditions de travail des sylviculteurs qu’il avait lui-même mis en place lors de son précédent mandat au pouvoir», insiste Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN). Le président de la FIM-CSN enjoint également le gouvernement à prévoir des budgets sur plus d’une année, afin de stabiliser le secteur sylvicole.

Lors du récent Rendez-vous national de la forêt de Saint-Félicien, la CSN proposait également un décret qui fixerait des conditions minimales de travail afin d’éviter que les entrepreneurs forestiers tentent d’obtenir des contrats en faisant baisser leurs coûts sur le dos des sylviculteurs, comme ce fut le cas l’an dernier. « La forêt publique québécoise doit profiter aux Québécois et aux Québécoises, pas seulement aux grandes entreprises », rappelle Alain Lampron.

À propos

Le Syndicat national de la sylviculture est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Quant à la CSN, elle représente plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

Grand rassemblement à Montréal

C’est sur le thème Contre les mesures d’austérité, contre-attaquons, qu’est célébrée cette année la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs. Dans le contexte politique actuel d’un vent de droite antisyndical qui souffle de toutes parts, ce thème a été retenu pour rappeler aux gouvernements que les Québécoises et les Québécois sont déterminés à lutter contre la dérive des services publics, la tendance lourde à la privatisation et toutes les politiques d’austérité qui en découlent.

La coalition montréalaise du 1er mai, qui regroupe des organisations syndicales, étudiantes, populaires et communautaires, a invité la population à un rassemblement à l’angle des rues Sherbrooke et McGill, au centre-ville de Montréal. Le cortège s’est ensuite dirigé vers la tour de la bourse, où une déclaration commune a été rendue publique.

« Nos choix de société ne devraient pas être soumis aux attaques systématiques de celles et ceux qui ne jurent que par le “chacun-pour-soi” ! Ce que nous sommes, ce que nous voulons, c’est une société juste, un réel partage de la richesse et un développement économique qui tienne aussi compte du respect de l’environnement et de nos ressources », a déclaré la présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et porte-parole de la coalition cette année pour les groupes communautaires, Alexa Conradi.

« Les travailleuses et travailleurs font face à une attaque frontale de leurs droits fondamentaux. Pour réussir à imposer des mesures d’austérité, les gouvernements limitent les droits démocratiques des citoyennes et citoyens avec une panoplie de lois antisyndicales. Le 1er mai est une date historique dont nous profitons pour rappeler que nous revendiquons le droit au travail décent et à des revenus décents jusqu’à la fin de la retraite », a pour sa part rappelé la porte-parole syndicale de la coalition et vice-présidente du Syndicat de l’Enseignement de l’Ouest de Montréal (SEOM/FAE), Caroline Proulx-Trottier. Rencontre avec le maire de Montréal et le chef de l’opposition

Reprenant la tradition, des représentants et représentantes Comité intersyndical du Montréal métropolitain (CIMM) ont rencontré plus tôt aujourd’hui le maire de Montréal, Denis Coderre, et le chef de l’opposition, Richard Bergeron. Les leaders syndicaux, en ont profité pour faire état des principales préoccupations des travailleurs et des travailleuses du Québec. Ils ont notamment abordé la question des suppressions de postes chez les fonctionnaires municipaux, l’aménagement du territoire, les transports, la salubrité des écoles et la mise en péril des services de Postes Canada.

Membres de la Coalition du 1er mai : CSD, CSN, CSQ, FTQ, APTS, FAE, FIQ, SFPQ, SPGQ, MEPACQ, FECQ, FEUQ, MTTC, JOC, Au bas de l’échelle, UTTAM, CIAFT, RIOCM

Des activités partout au Québec Des activités ont également été organisées dans plusieurs villes à travers le Québec afin de souligner la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs.

Le « Faire plus avec moins » ne peut être sans conséquence sur la qualité des services!

« Le faire plus avec moins n’est pas sans conséquence sur la qualité des services, de même que sur la santé de nos membres », de déclarer Mélanie Dubé, présidente locale du Syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec STEPSSSQ (FP-CSN) (ci- après appelé STEPSQ).

La précarité d’emploi et le manque de techniciens-nes et de professionnels-les nécessaires au bon déploiement de l’ensemble de nos services, entraîne des problèmes de surcharge de travail et met en péril l’intégrité des services à la population. Lors de la tournée des secteurs, nous avons constaté qu’un vent d’essoufflement se fait sentir pour de nombreuses raisons, chez plusieurs de nos membres, tant à Mont-Joli qu’ailleurs au Québec. Le motif d’essoufflement le plus récurrent réside dans la question de la charge de travail. En voulant nous assurer que nos usagers reçoivent les meilleurs services possible, plusieurs d’entre nous se surmènent au travail. C’est notre propre santé physique et mentale qui en prend un coup. « La direction de l’établissement doit être plus ouverte.

Au STEPSQ, nous prônons une approche de collaboration, afin qu’ensemble nous trouvions des solutions pour le maintien et l’amélioration de la qualité des services à la population. Nous avons à cœur de préserver la santé des membres que nous représentons et nous tendons la main à l’employeur pour réaliser ces objectifs » de déclarer Nancy Corriveau, présidente du syndicat national du STEPSQ. « Ça fait 20 ans, à la Fédération des professionnèles-CSN (FP-CSN), que nous prônons une révision de l’organisation du travail au niveau local, afin d’améliorer à la fois la qualité des services et la qualité de vie au travail, qui est porteuse d’une amélioration des services directs à la population. J’ai personnellement remis à Philippe Couillard copie de nos clauses de conventions collectives qui encadrent cette réorganisation, il y a une dizaine d’années, alors qu’il était ministre de la Santé et des Services sociaux. Pourtant rien n’a été fait. Il n’est pas trop tard pour amorcer ce virage essentiel, alors que ce nouveau gouvernement développera ses nouvelles priorités » de déclarer Michel Tremblay, président de la FP-CSN. Une cinquantaine de membres du STEPSQ, de partout au Québec, étaient au rendez-vous à Mont-Joli pour venir témoigner leur appui et leur solidarité aux techniciens-nes et professionnels-les du CSSS de la Mitis.

À propos

Le STEPSQ représente 2 600 techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux œuvrant dans différentes missions : Centre hospitalier universitaire, CSSS, Centres de réadaptation et Agences de la santé et des services sociaux. Ses membres sont originaires de 13 établissements du réseau répartis dans 7 régions du Québec. La Fédération des professionnèles (FP-CSN)) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant dans différents secteurs d’activité : santé et services sociaux, organismes gouvernementaux, éducation, secteur municipal, médecines alternatives, aide juridique, intégration à l’emploi, professionnèles autonomes, organismes communautaires, etc.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les centrales syndicales rencontrent le premier ministre

Poursuivant la tradition, les chefs des quatre centrales syndicales du Québec (FTQ, CSN, CSQ, CSD) rencontrent aujourd’hui le nouveau premier ministre du Québec, Philippe Couillard, à l’occasion de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs.

La délégation syndicale, composée de Daniel Boyer de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), de Louise Chabot de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de Jacques Létourneau de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et de François Vaudreuil de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), profitera de cette occasion pour faire connaître les principales préoccupations des travailleurs et des travailleuses du Québec.

Conscients de l’état des finances publiques et à l’approche du dépôt du prochain budget, les porte-parole ont mis en garde le nouveau gouvernement contre la tentation de sabrer les services publics avant même d’avoir entamé une réflexion en profondeur sur la fiscalité. D’autant plus qu’au cours des dernières années, les préoccupations budgétaires des divers gouvernements qui se sont succédé ont semblé pencher beaucoup plus du côté des dépenses gouvernementales que sur celui des revenus.

Les centrales syndicales ont fait savoir au premier ministre qu’un large débat sur le financement des services publics et la fiscalité s’impose, impliquant l’ensemble de la société civile, préalablement à toutes décisions concernant quelques mesures que ce soit, incluant la privatisation partielle de sociétés d’État

Ils ont également informé le premier ministre de la nécessité de préserver et d’améliorer les services à la population, dont la force et la qualité reposent sur les épaules de ceux et de celles qui dispensent directement les soins et les services, tant dans les réseaux de la santé et de l’éducation que de la fonction publique ou des organismes gouvernementaux. De ce point de vue, leurs conditions de travail constituent une valeur sûre et non négligeable, qui devra être prise en compte lors de la prochaine ronde de négociations.

Les dirigeants syndicaux, s’ils partagent l’accent mis par le premier ministre sur la croissance économique et l’emploi, soutiennent que ces enjeux doivent être abordés dans l’esprit de l’économie durable, dans l’ensemble des secteurs économiques, et dans le respect des communautés locales et régionales. La création d’emplois, comme le candidat Couillard l’a répété au cours de la campagne électorale, doit être considérée sous un point de vue d’emplois à plein temps, de qualité et bien rémunérés.

Un autre sujet qui retiendra l’attention au cours de cette rencontre : celui des régimes de retraite, afin d’assurer à l’ensemble de la population, syndiquée ou non, une vie à la retraite convenable.

À ce sujet se greffe également une autre préoccupation d’ensemble : celle de protéger et d’assurer la santé et la sécurité du travail dans l’ensemble des milieux de travail. Vieille de plus de 35 ans, la Loi sur la santé et la sécurité du travail mérite d’être modernisée.

Les représentants des centrales syndicales ont aussi plaidé pour renforcer les droits des travailleuses et des travailleurs non syndiqués, entre autres par la modernisation de la Loi sur les normes du travail. Les disparités de traitement sur la base du statut d’emploi sont inacceptables.

Pour la direction des quatre centrales syndicales, cette rencontre du 1er mai doit être plus qu’un exercice de relations publiques. Elle devra se traduire, dans les semaines et les mois qui viennent, par des engagements concrets de la part du gouvernement Couillard à l’endroit des travailleurs et des travailleuses du Québec, les principaux artisans du développement de la société québécoise.

Le syndicat s’inquiète pour l’avenir de l’usine et propose d’autres avenues pour préserver les emplois

C’est avec consternation que le syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’usine Orica Canada, affilié à la CSN, a appris l’intention de l’entreprise de fermer son service des composants et de transférer ses activités d’assemblage manuel des composants non électriques, entraînant dans l’immédiat la mise à pied de 90 travailleurs. Les travailleurs dénoncent cette décision illogique qui remet en cause l’avenir de l’usine à Brownsburg en s’attaquant au cœur des activités de l’entreprise et de l’expertise développée ici même au Québec. D’autres solutions existent et le syndicat a bien l’intention de les faire valoir. Le scénario de 2003 semble se répéter, alors que l’entreprise évoquait des raisons similaires pour procéder à la mise à pied de travailleurs. Le syndicat entend s’assurer de l’application au pied de la lettre de la convention collective si la direction décidait quand même d’aller de l’avant avec son malheureux projet.

« C’est à ne rien y comprendre, s’étonne d’entrée de jeu le président du syndicat, Daniel Campeau. Par cette annonce, on renonce à la production des composants non électriques et à toute la base de fabrication des explosifs. Autrement dit, on annonce la mort de l’expertise développée ici et on confine l’usine de Brownsburg à faire de l’assemblage. C’est illogique ! », martèle le leader syndical.

« Nous croyons que d’autres solutions sont encore possibles à cette étape-ci. Nous avons proposé à la direction plusieurs avenues pour améliorer le rendement de la productivité du service, pour rendre notre production encore plus compétitive et pour maintenir les emplois ici. Nous leur répéterons ces solutions lors de la rencontre prévue demain et nous espérons que la direction se ralliera à notre point de vue », poursuit Daniel Campeau.

« La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM) ne ménagera aucun effort pour appuyer le syndicat. En 2003, Orica Canada avait déjà joué la carte de la rentabilité pour justifier la suppression de postes. Ça ne s’est pas avéré parce que les travailleurs ont prouvé qu’ils avaient des solutions pour améliorer la compétitivité. Mais c’est resté un mauvais souvenir pour plusieurs personnes dans la région, fait noter Alain Lampron, président de la FIM-CSN. Qu’a fait la direction depuis ce temps pour améliorer le service des composants non électriques et maintenir l’usine compétitive? Rien! Et aujourd’hui, on nous rejoue la même cassette! » déplore Alain Lampron.

Dans tous les cas, le syndicat des travailleurs entend faire respecter à la lettre la convention collective advenant l’entêtement de la direction à procéder aux mises à pied.

À propos de la FIM

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) regroupe plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. La FIM-CSN et ses syndicats affiliés négocient des conventions collectives, défendent et représentent les travailleuses et les travailleurs des secteurs suivants : automobile, chimique – plastique, équipement – métal – électrique, fonderie – aluminium – mine – carrière, forêt – scieries, transformation et usine de pâtes et papier.

Eddy Savoie pourrait devoir verser plus de 500 000 $ en dommages

C’est aujourd’hui qu’ont eu lieu les plaidoiries relatives à une poursuite déposée contre Eddy Savoie par Mme Pierrette Thériault-Martel, fille d’une résidente âgée hébergée au CHLSD Saint-Lambert-sur-le-Golf, un établissement en partenariat public-privé. La décision d’imposer des dommages exemplaires et punitifs est attendue dans les prochaines semaines et pourrait faire jurisprudence, étant la première de ce genre dans le domaine de la santé.

Hier, le juge Gary D.D Morisson de la Cour supérieure a obligé le propriétaire de ce CHSLD et des résidences Soleil à dévoiler la valeur de son patrimoine afin de fixer les dommages exemplaires et punitifs. Avec une fortune personnelle estimée à 1,5 milliard de dollars, Eddy Savoie pourrait devoir verser plus de 500 000 $ à madame Thériault-Martel.

Rappelons que le même juge avait rejeté en septembre dernier une poursuite en diffamation de 400 000 $ intentée par Eddy Savoie contre la fille de la résidente. La Cour supérieure a jugé qu’il s’agissait d’une poursuite-bâillon visant à l’empêcher de critiquer les soins donnés aux résidents du CHSLD. Depuis, la mère de Mme Thériault-Martel est décédée.

L’établissement situé sur la Rive-sud a fait souvent la une des médias, dont celle de l’émission Enquête de Radio-Canada, qui avait soulevé plusieurs questions relativement à la qualité des soins et des services dispensés. Plusieurs organismes, dont la FSSS-CSN, ont demandé à plusieurs reprises que la gestion de cet établissement soit confiée au secteur public. Sur la photo : Me Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé dans la santé, et Mme Pierrette Thériault-Martel.

Les conductrices et les conducteurs manifestent leur impatience et annoncent une grève les 21, 22 et 23 mai prochains

Les conductrices et les conducteurs de trois syndicats du transport scolaire ont tenu une manifestation dans les rues de Sherbrooke mardi, en début d’après-midi, afin de démontrer leur impatience devant la lenteur des négociations. À cette occasion, les syndicats du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN) et de la Fédération des employées et des employés des services publics (FEESP-CSN) sont venus prêter main-forte à leurs consoeurs et confrères estriens.

« Nous étions 400 personnes aujourd’hui pour venir appuyer leur lutte! Puisque les négociations piétinent et que nous souhaitons démontrer aux employeurs notre détermination, nous tiendrons une grève de trois jours les 21, 22 et 23 mai 2014 prochains », affirme d’entrée de jeu Denis Beaudin, président du CCSNE-CSN.

« Les conductrices et conducteurs méritent la reconnaissance des employeurs », ajoute Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN. « Sans cette reconnaissance, comment voulez-vous convenir d’un règlement à la hauteur de ce que ces femmes et ces hommes ont droit? La CSN est solidaire et ne ménagera aucun effort pour qu’ils puissent être fiers de ce qu’ils valent », martèle Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN.

« Nous sommes convaincus qu’une entente rapide est encore possible. Les employeurs ont deux semaines pour faire leur devoir et offrir aux conductrices et aux conducteurs ce qu’ils demandent avant que ne soit déclenchée la grève. Si on a pu s’entendre chez Autobus des Cantons, pourquoi en serait-il autrement chez Autobus Coaticook, Autobus de l’Estrie ou encore Autobus La Sapinière?», ajoute Denis Marcoux, président de la FEESP-CSN.

« Les conductrices et les conducteurs sont loin d’être gourmands, bien au contraire. Ces femmes et ces hommes qui chaque jour s’occupent de nos enfants méritent le respect » a pour sa part affirmé Jacques Forgues, président du Secteur transport scolaire de la FEESP-CSN. « En Estrie, comme partout au Québec, notamment dans le cadre des travaux de la table nationale d’évaluation de leur emploi qui ont cours actuellement, ce respect doit se concrétiser par des conditions de travail et des salaires décents », a conclut le leader syndical, lui-même conducteur d’autobus scolaire depuis plus de vingt ans.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus de l’Estrie – CSN, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus La Sapinière – CSN ainsi que le Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Autobus Coaticook – CSN sont affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN) et à la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP-CSN). Le secteur transport scolaire de la FEESP-CSN regroupe cinquante-sept syndicats et représente environ 3 000 travailleuses et travailleurs.