Les travailleuses et les travailleurs de la Villa du Parc adhèrent à la CSN

Un nouveau groupe d’employé-es vient de se donner un syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). En effet, les 50 salarié-es de la Villa du Parc ont décidé de faire partie d’un syndicat CSN.

Le 29 février 2016, le Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en résidence pour personnes âgées du Centre du Québec – CSN a déposé une requête en accréditation auprès du Tribunal administratif du travail du Québec (TAT) pour représenter ce nouveau groupe de travailleuses et travailleurs. Il s’agit d’un premier syndicat pour ces salarié-es.

En plus de la CSN, le syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN) et au Conseil central du Coeur du Québec CSN).

La Fédération a le mandat de négocier les prochaines conditions de travail de ce nouveau groupe de syndiqué-es. Le Conseil central verra à développer la solidarité entre les travailleuses et les travailleurs de la Villa du Parc, ainsi qu’avec les membres des autres syndicats CSN du territoire.

Déclaration

« Au nom du comité exécutif du Conseil central du Coeur du Québec (CSN), je tiens à assurer les employé-es de Villa du Parc du soutien indéfectible de la part de notre conseil central, et de ses membres, dans la recherche de l’amélioration de leurs conditions de travail et pour se faire entièrement respecter. Je souhaite également que s’enclenchent rapidement les prochaines négociations pour que ces travailleuses et ces travailleurs atteignent leurs objectifs légitimes de négociation », a déclaré le président du conseil central Paul Lavergne. Le Conseil central regroupe 125 syndicats représentant 17 000 travailleuses et travailleurs.

Pourquoi un syndicat CSN ?

Parmi les motifs qui ont incité ce groupe de salarié-es à choisir la CSN, il y a eu le salaire, entre autres, et les conditions de travail en général, un élément local déclencheur.

Le savoir-faire de la CSN dans la négociation des conditions de travail dans le secteur des centres d’hébergement privés au Québec a aussi compté parmi les raisons qui ont incité ces travailleurs à se tourner vers la centrale syndicale.

L’entreprise

La Villa du Parc est une résidence pour personnes âgées. Elle fait appel à des préposé-es aux bénéficiaires, infirmières, préposé-es à l’entretien. L’établissement est une filiale d’une compagnie québécoise, propriété du groupe des Résidences du Patrimoine qui regroupe des résidences pour personnes âgées à Lévis, Saint-Hubert, Loretteville et L’Ancienne-Lorette. La Villa du Parc a pignon sur rue dans la région depuis 1995.

La CSN manifeste pour dénoncer les compressions annoncées et leurs impacts sur la santé

À la suite de l’annonce de coupures de plus de 10,5 millions de dollars dans le réseau de la santé de la région, la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN (FSSS–CSN) et le Conseil central du Coeur du Québec (CSN) (CCCQ-CSN) se déclarent outrés par le manque de considération du gouvernement libéral à l’égard des travailleuses et travailleurs du réseau ainsi que la population de la Mauricie et dénoncent cette orientation qui aura des impacts catastrophiques. Pour le démontrer, une trentaine de militants ont occupé symboliquement le bureau du ministre délégué de la région, monsieur Jean-Denis Girard.

Ces organisations tiennent à rappeler que ces coupures toucheront l’ensemble des établissements du réseau de la santé dans l’ensemble de la région. Le vice-président de la FSSS-CSN en région, Claude Audy, déclare que « les travailleuses et travailleurs du réseau sont déjà au bord de l’épuisement et là, le gouvernement va imposer deux types de coupures : une portant sur les services qu’on camoufle sous le nom d’opérationnalisation et l’autre portant sur les coupures dans les services. Ça veut dire qu’on va devoir faire plus en moins de temps et en plus, on va nous donner plus de tâches administratives à faire parce qu’on va avoir coupé dans les postes d’agentes administratives. C’est inacceptable ».

« Ces coupures surviennent alors que la révision des programmes n’est même pas débutée. Imaginez ce que ça va être lorsque ce sera fait. On va avoir charcuté le réseau et on aura hypothéqué toute une génération de travailleuses et de travailleurs en exigeant d’eux toujours plus avec toujours moins de ressources. C’est une insulte et c’est allé trop loin. Le gouvernement va trouver la CSN sur son chemin » de dire Paul Lavergne, président du Conseil Central du Coeur du Québec.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs privé et public. La FSSS est l’organisation syndicale la plus représentative du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

À propos du CCCQ-CSN

Le Conseil central du Coeur du Québec (CSN) représente 17 000 membres, en Mauricie et au Centre-du- Québec, répartis dans 124 syndicats. Renseignements : Claude Audy, vice-président régional FSSS-CSN 819 609-9267; Paul Lavergne, président du Conseil central du Coeur du Québec (CSN) 819 692-5055.

Produits Forestiers Résolu ne respecte pas la loi

Une fois de plus, Produits forestiers Résolu (PFR) pousse plus loin le mépris qu’elle a envers ses travailleurs en tentant de faire effectuer du travail à des conditions toujours plus basses. En effet, nous apprenions récemment que PFR, anciennement Abitibi Bowater, demande à certains de ses employés du camp forestier Vermillon au nord de La Tuque de travailler en dehors de leur unité syndicale, donc hors convention collective! Cette manœuvre, pour le moins douteuse de l’entreprise, ne respecte pas les lois du travail québécoises et ressemble étrangement à une tentative pour casser l’accréditation syndicale. « Résolu est de plus en plus constant dans ses attaques des droits syndicaux. Nous l’avons vu manquer complètement de respect envers les travailleurs en imposant par la menace des diminutions de droits et de conditions de travail. Voilà maintenant que Résolu veut se servir d’une autre stratégie qui consiste à contourner les droits de représentation syndicaux prévus au Québec », affirme Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN). Le Syndicat des travailleurs forestiers de Vermilllon-CSN s’oppose fermement à toute tentative d’esquiver les conditions déjà négociées en bonne et due forme.

Nouveau régime forestier

Depuis le 1er avril 2013, le nouveau régime forestier octroie aux entreprises forestières un droit de coupe garanti qui équivaut à 75 % du volume de bois requis pour faire fonctionner ses installations. Le volume manquant doit être acquis par l’intermédiaire du Bureau de mise en marché des bois. « Il est clair que la mise en application du nouveau régime forestier a changé la donne. Je suis outré par le style de gestion de Résolu, mais je ne suis pas surpris de voir que cette entreprise tente encore de s’enrichir sur le dos des travailleurs », estime Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec (CCCQ-CSN).

Dans diverses communications, dont son Rapport sur le développement durable 2012, Produits forestiers Résolu se plait à dire que ses employés constituent un facteur important de succès et insiste également sur l’importance de créer un milieu de travail dans lequel les employés peuvent « s’épanouir ».

Malheureusement, cette philosophie préconisée par PFR ne semble pas se traduire dans les faits pour le moment. Il faudrait notamment que Résolu respecte à tout le moins les salaires négociés et se souvienne des importantes concessions faites par les travailleurs pour l’aider à se sortir de la Loi sur les arrangements avec les créanciers, lors de sa faillite en 2010.

La compagnie ne peut plus prétexter des difficultés économiques pour expliquer ses actions. En Effet, PFR expliquait récemment dans les médias qu’elle engrange 14 millions de dollars chaque fois que le dollar canadien perd un cent sur les marché. Or, la devise canadienne a perdu environ six cents depuis dans la dernière année.

Le Syndicat des travailleurs forestiers de Vermillon-CSN est affilié à la fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), au Conseil Central du Cœur du Québec (CCCQ-CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

La coalition régionale contre la réforme de l’assurance-emploi Centre-du-Québec propose des solutions concrètes!

La coalition régionale contre la réforme du régime de l’assurance-emploi, lors de son passage devant la Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi, a présenté plusieurs propositions visant l’amélioration du régime. Les organismes composant la Coalition régionale ont déposé tour à tour des mémoires contenant des solutions concrètes afin que le régime retrouve sa vocation d’origine et protège efficacement les travailleuses et les travailleurs victimes du chômage. Cette Commission a été mise sur pied dans le sillage de la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement Harper qui a été décriée par une large coalition de syndicats et d’organismes. Cette réforme accentuera l’insécurité et la précarité du marché du travail, en plus de frapper de plein fouet certaines industries.

Une réforme qui aggrave le problème

Au fil des ans, les règles d’admissibilité à l’assurance-emploi ont considérablement durci, la durée des prestations diminuée et le taux de remplacement du revenu abaissé. Résultat : de moins en moins de chômeuses et de chômeurs y sont admissibles, et lorsqu’ils y ont droit, c’est pour une durée plus courte et pour des montants réduits. « De plus, en complexifiant le mécanisme d’appel et en diminuant les délais de contestation, le gouvernement a délibérément choisi de décourager les travailleuses et les travailleurs qui souhaitent se faire entendre et faire respecter leurs droits», de souligner Jonathan Lamontagne du Regroupement de défense des droits sociaux de Drummondville (RDDS).

Alors qu’en 1989, 83,8 % des chômeuses et des chômeurs avaient accès à des prestations régulières, ce taux est passé à 43,9 % en 1997, soit une baisse de 39,9 points de pourcentage. Depuis cette période, la couverture n’est pas allée en s’améliorant. En 2011, le pourcentage des personnes admissibles est passé à 41,3 %, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis la fin des années 1990. « Loin de corriger la situation, la réforme des conservateurs va accentuer le problème. La création de trois catégories de prestataires et les obligations différentes de recherche d’emploi, en vertu d’une nouvelle définition de l’emploi convenable, limiteront encore plus l’accès aux prestations ainsi que leur durée pour des milliers de personnes », de souligner François Choquette du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Des changements qui s’imposent

La Coalition demande au gouvernement d’apporter plusieurs changements à l’assurance-emploi pour mieux protéger les personnes en situation de chômage. Loraine Dugas, première vice-présidente au Conseil central du Cœur du Québec (CSN), en a résumé quelques-uns : « Afin d’augmenter la couverture du régime et de mieux protéger celles et ceux qui occupent un emploi à temps partiel, une norme d’admissibilité unique et universelle de 13 semaines d’emploi assurable doit être adoptée. De plus, à la suite de la diminution de la durée des prestations, le nombre de chômeuses et de chômeurs laissés sans protection en raison de l’épuisement de leurs prestations a augmenté de manière significative. Pour mieux les protéger, la période de prestations doit revenir à un maximum de 50 semaines », a-t-elle expliqué.

Dans les années antérieures, malgré de vastes oppositions, le gouvernement a notamment cessé de participer financièrement au régime et il est même allé plus loin en créant un nouveau Compte des opérations de l’assurance-emploi sans transférer la somme de 57 milliards de dollars que contenait l’ancien Compte d’assurance-emploi. Les aberrations du genre ont assez duré et il est grand temps que le gouvernement fédéral cesse le saccage du programme d’assurance-emploi pour reprendre la bonne voie, et ce, afin de bonifier le régime qui doit toujours viser une meilleure protection des travailleuses et des travailleurs victimes du chômage.