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La FIM–CSN salue le choix de la Davie

À la suite de l’annonce de Marc Garneau, ministre fédéral des Transports, la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) salue la décision du gouvernement fédéral d’avoir retenu les chantiers Davie pour mener à bien la construction de ces deux nouveaux navires.

« L’annonce du remplacement du CTMA Madeleine est une excellente nouvelle, d’abord pour les Madeliniennes et les Madelinots, mais tout autant pour les travailleurs et les travailleuses de la Davie. Nous attendions cette nouvelle avec impatience et nous nous réjouissons davantage qu’un autre traversier soit annoncé en même temps. Nous savions très bien qu’actuellement la Davie était le seul chantier disposé à accepter un tel projet puisque les autres chantiers canadiens peinent déjà à livrer au gouvernement fédéral plusieurs navires attendus depuis fort longtemps. Nous souhaitons  donc  que les travaux débutent le plus rapidement possible afin de favoriser un retour au travail tout aussi rapide pour les travailleurs et les travailleuses sur la liste de rappel de la Davie », de souligner Louis Bégin, président de la FIM–CSN.

Depuis le 18 janvier dernier, à la suite de l’annulation du contrat de desserte maritime des Îles-de-la-Madeleine liant le gouvernement du Québec et la Coopérative de transport maritime et aérien (CTMA), la FIM–CSN avait formulé à plusieurs reprises le souhait que les pouvoirs publics favorisent un investissement local.

La FIM–CSN rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

Traversiers pour la Davie : une bonne nouvelle qui se faisait attendre

La CSN se réjouit de l’intention du gouvernement fédéral d’octroyer au chantier maritime Davie le contrat de la construction de deux nouveaux traversiers devant assurer la liaison entre les Îles-de-la-Madeleine, l’Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse.

« Depuis des mois, des années que nous déplorons le fait qu’Ottawa ait largement ignoré le chantier Davie lors de l’attribution de contrats publics, un chantier qui représente pas moins de la moitié de la capacité de construction navale au Canada, affirme Jacques Létourneau, président de la CSN. Le gouvernement fédéral annonce aujourd’hui son intention de conclure un marché avec la Davie pour deux nouveaux traversiers, c’est une bonne nouvelle que nous attendions depuis trop longtemps. Maintenant, nous allons attendre les signatures officielles afin d’évaluer les répercussions directes en matière d’emploi pour le chantier de Lévis. »

La centrale syndicale prend acte des termes du préavis d’adjudication de contrat diffusé par le gouvernement fédéral et demeure convaincue que seul le chantier maritime de la Davie puisse répondre aux exigences du gouvernement fédéral. « Le travailleuses et les travailleurs de la Davie ont maintes fois démontré leur capacité à pouvoir livrer les commandes dans les délais prévus et sans dépassement de coûts. On ne se racontera pas d’histoire, les autres chantiers maritimes canadiens ont reçu tellement de contrats du fédéral qu’ils ne pourraient jamais livrer ces deux traversiers dans les délais prévus », de constater le président de la CSN.

Chantier Davie : réjouissances et réserves à la CSN

La CSN se réjouit de l’annonce faite par le gouvernement fédéral d’octroyer des contrats totalisant 7 milliards de dollars à trois chantiers maritimes, dont celui de la Davie à Lévis, pour la réfection de 12 frégates militaires. Néanmoins, elle émet des réserves quant aux nombreuses zones d’ombre qui subsistent concernant la répartition des contrats.

« Nous sommes heureux que le gouvernement fédéral reconnaisse enfin la place importante que le chantier Davie, le plus gros au Canada, doit représenter au cœur de la stratégie maritime du Canada, indique le président de la CSN, Jacques Létourneau. Mais nous devrons attendre de voir les détails de l’octroi des contrats avant de statuer si le Québec reçoit enfin sa juste part dans l’attribution du financement fédéral. »

Le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), Louis Bégin, s’inquiète pour sa part des délais avant que les travaux ne puissent débuter. « Alors que le chantier Davie peut faire vivre jusqu’à 2000 travailleurs et leurs familles, il n’y a en ce moment que 60 salariés sur le chantier. Les travaux d’entretien des frégates ne débuteraient qu’en 2021. Il est aberrant que le chantier Davie ne puisse rouler au maximum de sa capacité d’ici là. D’autant plus que nous évaluons que, pour ce type de travaux, le ratio investissement / nombre de travailleurs sera loin d’être celui que nous constations lors des travaux portant sur le navire Astérix. »

D’autre part, la CSN se questionne sur les priorités stratégiques mises de l’avant par le gouvernement canadien au cours des dernières années. « Si le gouvernement fédéral doit aujourd’hui rafistoler les frégates Halifax, c’est parce que les chantiers sélectionnés pour la construction de nouveaux navires militaires, soit ceux de Vancouver et d’Halifax, n’ont pas été capables de livrer dans les délais prévus, souligne Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches de la CSN. Le chantier Davie a toujours été reconnu pour sa productivité exemplaire. L’annonce d’aujourd’hui pourrait constituer un début de réparation de l’immense tort causé au chantier. Mais même si la modernisation des 12 frégates était attribuée au chantier de Lévis, l’injustice ne serait pas réparée et ce n’est pas ce contrat qui fera vivre les familles des travailleurs dès maintenant. Ne pas reconnaître cette réalité, c’est menacer la pérennité de ce chantier naval. »

La CSN demande au gouvernement d’en faire plus

L’acquisition par le gouvernement fédéral de trois brise-glace qui seront convertis par le chantier naval Davie représente un début, mais n’est pas à la hauteur des attentes de la CSN et de ses organisations affiliées.

« Cette annonce n’est pas nouvelle; le gouvernement avait déjà publicisé il y a quelques mois l’acquisition des trois brise-glace. Aujourd’hui, il est venu détailler les retombées qui en découleront : les créations d’emplois seront moins élevées que prévu et s’établiront à environ 200 emplois, ce qui est décevant; il faudra faire bien plus pour assurer la survie du chantier à long terme et éviter les impacts négatifs sur la région », a souligné d’entrée de jeu le président de la Fédération de l’industrie manufacturière, Louis Bégin.

Rappelons que la Davie avait proposé il y a deux ans au gouvernement fédéral un projet de conversion de quatre brise-glace; d’ailleurs, le premier ministre Trudeau lors de son passage à Québec avait annoncé en grande pompe le début de la négociation entre la Garde côtière et le chantier naval pour leur acquisition. « C’est 800 emplois qui auraient été générés alors qu’on nous en annonce aujourd’hui 200 sur deux ans. Pourquoi le chantier, qui continue à détenir 50 % de la capacité de production du pays, n’obtient-il que 1 % des contrats fédéraux à ce jour? La donne doit changer en prévision des appels d’offres du fédéral pour le renouvellement de sa flotte de brise-glace », a souligné aussi Louis Bégin.

Retenir la main-d’œuvre
Pour la présidente du conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, la situation continue à être inquiétante à la fois pour les travailleurs du chantier que pour les emplois créés indirectement. « Environ 250 travailleurs syndiqués s’y activent actuellement afin d’achever le dernier traversier commandé par la Société des traversiers du Québec, alors qu’ils étaient 1 000 à l’arrivée au pouvoir du gouvernement Trudeau, souligne-t-elle. Quand celui-ci sera livré, il ne restera que les contrats pour les trois brise-glace dont il est question aujourd’hui, somme toute assez modestes, car le carnet de commandes est vide. Que seront devenus les travailleuses et travailleurs qui ne se seront pas retrouvé un emploi à la Davie? Déjà, plus de 300 syndiqué-es ont remis leur démission. Aurons-nous la main-d’œuvre experte nécessaire pour que le chantier puisse se qualifier dans le cadre des appels d’offres à venir? »

La Davie dans la Stratégie nationale
« Seaspan sur la Côte Ouest et Irving dans les maritimes ne respectent pas les échéanciers et les coûts explosent, a finalement affirmé le secrétaire de la CSN, Jean Lortie. Le Diefenbaker, appelé à remplacer le quatrième navire qui n’a pas été retenu par le gouvernement, devait être livré par Seaspan en 2017 au coût de 750 millions. Il sera retardé vers 2025 et le coût à ce jour s’élève à

1,3 milliards, qui viennent de la poche des contribuables. Les travailleuses et travailleurs de la Davie ont prouvé avec le navire Asterix leur grande expertise et leur capacité à livrer à temps. Nous attendons du gouvernement qu’il en tienne compte à l’automne afin de corriger la Stratégie nationale de construction navale en y intégrant la Davie. Il n’y a aucune raison pour que ce chantier performant et qui a fait ses preuves en soit exclu », a-t-il finalement conclu.

Chantier Davie est prêt

Les 300 délégué-es de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), réunis en congrès cette semaine à Lévis, se sont rendus en fin d’après-midi au chantier maritime de la Davie pour souligner l’engagement de la CSN et de Chantier Davie Canada à tout mettre en œuvre afin d’assurer la pérennité du plus important chantier naval au Canada. Le rassemblement réunissait les salarié-es du chantier, leurs syndicats, les cadres, le personnel de direction ainsi que des membres de la communauté.

« Grâce à notre mobilisation, tant sur le plan local, régional que national, avec l’appui de la CSN, nous avons obtenu quelques engagements qui nous ont permis d’éviter une fermeture complète du chantier. On a encore beaucoup de pain sur la planche pour s’assurer d’une véritable pérennité du chantier. Au nom des syndicats CSN du chantier et de tous les travailleurs, je tiens à remercier toute la communauté pour son appui extraordinaire », se réjouit le président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN), Régent Guay.

« Le Canada a besoin plus que jamais de son plus grand chantier naval, Chantier Davie. Le gouvernement le reconnaît dans ses propres rapports de manière catégorique : la flotte fédérale rouille plus vite qu’elle ne peut être remplacée. Où les autres ont échoué, Davie a prouvé sa capacité à réaliser les programmes dans les délais fixés et selon le budget prévu », poursuit le président et chef de la finance de Davie, James Davies.

« On attend davantage du gouvernement Trudeau, enchaîne le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau. Le gouvernement a la responsabilité d’assurer un partage équitable des retombées économiques des contrats qu’il octroie lui-même. En excluant le plus gros chantier maritime du Canada de sa stratégie maritime, le gouvernement nuit énormément au développement économique de toute la région. Un changement de cap s’impose. »

Pour Louis Bégin, président de la FIM–CSN, à laquelle sont affiliés les trois syndicats du chantier naval, la mobilisation de tous les acteurs doit se poursuivre jusqu’à ce qu’on obtienne des annonces véritablement structurantes assurant l’avenir de la Davie. « Le Canada doit soutenir ses industries de pointe et la première façon de le faire est de s’assurer que les contrats qu’il octroie lui-même aient des retombées positives pour toute la population. Si ce chantier ferme par manque de travail, c’est une perte nette d’expertise pour l’entreprise, car ces travailleurs qualifiés vont se replacer ailleurs et la relance sera encore plus difficile. Comme plus grand donneur de contrats dans le domaine, il est important que le gouvernement planifie ses décisions de façon à jouer un rôle de levier pour consolider l’industrie et les emplois. »

La présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras, était également présente lors de ce rassemblement. « Nous allons continuer de frapper à toutes les portes pour que le gouvernement fédéral agisse afin de corriger l’incroyable injustice qui règne depuis sept ans maintenant dans notre région. Les députés et les ministres fédéraux n’ont pas fini de nous voir et de nous entendre. Nous maintiendrons la pression tant que Davie n’obtiendra pas sa juste part des contrats fédéraux qui est bien au-delà du maigre 1% des contrats octroyé à date, particulièrement en cette année pré-électorale qui débutera prochainement. »

Le premier ministre Trudeau ne peut plus nous ignorer

Des centaines de personnes ont pris part à une marche de solidarité avec les travailleuses et les travailleurs du chantier naval Davie, dimanche à Lévis. De nombreuses personnalités politiques, dont le premier ministre du Québec et le maire de Lévis, participaient également à la marche. « Le premier ministre Trudeau ne peut plus nous ignorer », s’est exclamée Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) qui organisait la marche en collaboration avec la compagnie. Les syndiqué-es porteront leur cause à Ottawa, dès lundi.

Photo : Nicolas Lefebvre Legault

Régent Guay, président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon inc., était ému de l’ampleur de la mobilisation. « Au nom des 800 personnes qui vont perdre leur emploi, si le gouvernement fédéral ne bouge pas rapidement, je veux vous remercier de vous être déplacé en si grand nombre, vous êtes la preuve que la population est attachée au chantier de la Davie et qu’elle en est fière », a-t-il déclaré.

Un front commun politique inédit
De nombreuses personnalités politiques se sont déplacées pour appuyer la cause des travailleuses et des travailleurs de la Davie démontrant ainsi l’ampleur du consensus politique au Québec, une première pour le chantier de Lévis. Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, qui avait annoncé sa présence la veille, a rencontré les responsables syndicaux en avant-midi et participé à la marche de solidarité. Le maire de Lévis, Gilles Lehouiller, un appui indéfectible au chantier, était également présent tout comme de nombreux maires de la rive-sud ainsi que le député de Lévis, François Paradis, le député de Bellechasse-Etchemins-Lévis, Steven Blaney, Martine Ouellette, chef du Bloc Québécois. Des délégations du NPD, du Parti Québécois et de Québec solidaire étaient également présentes.

Photo : Clément Allard

Traitement équitable
Pour le président de la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN, Louis Bégin, les gouvernements ont un rôle à jouer dans le développement d’une politique industrielle qui assure la création et le maintien de bons emplois. « En ce qui concerne la construction navale, il y a trois grands chantiers maritimes au Canada, dont Davie est le plus grand, on ne peut pas passer à côté », a-t-il déclaré. « On ne demande pas la charité, on exige un traitement équitable pour le Québec et notre juste part des contrats fédéraux pour la Davie, c’est une question de justice élémentaire. »

Ottawa interpellé
« Monsieur Trudeau, il est temps de corriger une injustice faite à la Davie », a une fois de plus martelé Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « c’est toute la population qui vous le dit aujourd’hui, vous ne pouvez plus nous ignorer ». Rappelons qu’en 2011 le gouvernement fédéral conservateur a octroyé pour 33 milliards de dollars aux chantiers Seaspan et Irving, ne laissant que des miettes pour le chantier de Lévis.

Ann Gingras annonce que la lutte se poursuit et que la CSN ne lâchera pas le morceau. « Dès lundi on va être à Ottawa pour interpeller le ministre de la Défense au sujet des contrats de la Marine royale canadienne », a-t-elle indiqué. En effet, des représentant-es des syndicats de la Davie ont été invités par Martine Ouellette, chef du Bloc Québécois à assister dans les tribunes aux débats en chambre alors que son parti interpellera le gouvernement à ce sujet.

À propos du syndicat
Le Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon inc. (CSN) a été fondé en 1949 et compte près de 1 000 membres au chantier Davie. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs au sein de 320 syndicats répartis partout au Québec, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) qui représente plus de 250 syndicats regroupant 45 000 syndiqué-es. Pour sa part, la CSN compte plus de 300 000 membres dans toute la province provenant tant des secteurs privés que publics.

« Monsieur Trudeau, il est temps de corriger une injustice! »

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) et Chantier Davie Canada Inc. s’associent pour inviter la population à une marche régionale de solidarité avec les travailleuses et les travailleurs du chantier naval de Lévis. Les organisateurs soulignent qu’il s’agit d’une marche familiale à laquelle toute la population est conviée. La marche aura lieu le dimanche 3 décembre. Le rassemblement est à 13 h, au Cégep de Lévis-Lauzon, 205, route Monseigneur-Bourget. Veuillez noter qu’un service de navette sera offert après l’événement pour le retour des marcheurs vers leurs véhicules stationnés au cégep.

Front commun inédit

« Il est inhabituel de nous associer à un employeur pour une mobilisation, mais la cause est trop importante, plus de 800 bons emplois sont en jeu », déclare Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). « Nous voulons passer un message clair au gouvernement fédéral, le chantier naval mérite sa juste part des contrats », explique Mme Gingras pour qui il s’agit d’un enjeu économique important pour la région.

La syndicaliste souligne que les appuis au chantier naval de Davie s’accumulent depuis plusieurs semaines. « On assiste à un véritable consensus régional regroupant syndicats, élu-es et gens d’affaires, le premier ministre Trudeau ne pourra pas nous ignorer éternellement. »

« Ce dimanche, nous marcherons unis en front commun pour envoyer un message clair à Ottawa. Assez, c’est assez. Il ne peut plus y avoir de mensonges et de dissimulations. Il est temps que le Québec soit traité de façon juste par le gouvernement fédéral », déclare Alex Vicefield, président de Chantier Davie Canada Inc.

Quoi :             Marche régionale de solidarité avec les travailleuses et les travailleurs de Davie
Quand :          Dimanche 3 décembre, 13 h
Où :                Cégep de Lévis-Lauzon, 205, route Monseigneur-Bourget

L’expertise des chantiers navals du Québec sur la voie de la reconnaissance ?

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) accueille favorablement la décision d’Ottawa de confier le contrat de radoub du brise-glace Pierre Radisson à un chantier naval du Québec. Rappelons qu’il s’agit d’un contrat de plus de 8 millions de dollars visant à réparer la coque du brise-glace de la Garde Côtière du Canada.

Un pas dans la bonne direction pour Ottawa
Pour la FIM–CSN, l’octroi du contrat au chantier naval Verreault navigation est la preuve que le Québec est bel et bien de retour dans la course. « Nous étions habitués à ce que les conservateurs ignorent les intérêts du Québec, ce qui a eu des conséquences bien réelles, notamment pour les chantiers navals du Québec et principalement pour celui de la Davie à Lévis. Serait-on face à un changement de cap à Ottawa ? Cela nous rassure pour l’avenir bien qu’il faudra en faire davantage pour rattraper le retard accumulé », affirme Alain Lampron, président de la FIM–CSN.

Un contrat important pour les emplois et pour la région
C’est évidemment avec enthousiasme que les travailleurs et les travailleuses de Verreault navigation se réjouissent de cette annonce. « On ne se cachera pas que cela est une très bonne nouvelle pour nous, nos emplois et nos familles. Une annonce comme celle là, c’est une façon de reconnaître notre expertise au Québec et ça fait changement de l’ambiance qui régnait il n’y a pas si longtemps », lance Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas Saint-Laurent (CCBSL–CSN), qui voit également d’un bon œil les retombées de cette décision sur la région. « Ce sont plus de 100 emplois qui seront ainsi consolidés, c’est toujours un élément dynamisant pour une région comme la nôtre », avance-t-elle.

Déception du côté du chantier de la Davie
Les salarié-es du chantier de la Davie, à Lévis, accueillent avec déception cette nouvelle. Pour Ann Gingras, présidente du conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, « cette annonce laisse un goût amer. Nous aurions souhaité que les salarié-es de la Davie puissent avoir un peu de reconnaissance particulièrement après les années fastes du régime conservateur qui les ont privés d’un partage équitable des contrats fédéraux. Malgré cela, nous n’allons pas jeter la serviette et nous allons retrousser les manches pour que la Davie obtienne les prochains contrats afin d’assurer ces emplois si importants pour notre région. Il est grand temps que notre propre gouvernement puisse reconnaître le chantier naval de Lévis en tant que meilleur chantier en Amérique du Nord tout comme Lloyd’s list l’a fait. D’autant plus que ce chantier, situé au Québec, est le plus grand au Canada. »

Les syndicats CSN rectifient le tir

Les syndicats CSN du chantier naval de la Davie tiennent à rectifier le tir quant une prétendue inaction syndicale concernant l’anglicisation des communications entre la direction anglophone et les travailleurs syndiqués de l’usine.

« Il est complètement faux de dire que le syndicat n’a rien fait pour contrecarrer la situation, souligne le président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon inc. (CSN), Gaétan Sergerie. Depuis plus d’un an, des actions ont été entreprises pour endiguer le problème. Les membres d’un comité réunissant les quatre syndicats de la compagnie se rencontrent d’ailleurs toutes les semaines à ce sujet », ajoute-t-il.

« Il aurait été intéressant que l’auteur de la plainte s’adresse à son syndicat au sujet de ses appréhensions, ajoute pour sa part le président du Syndicat des employés du corps de sécurité de Davie (CSN), Pierre Fortier. Il aurait constaté que nous avions pris tous les moyens nécessaires en fonction de la situation existante. »

Un plan de francisation dont l’application est progressive a d’ailleurs été mis en place au sein de l’entreprise. « Le gouvernement supervise la mise en œuvre de ce plan, qui est déjà entamée par des actions visibles et concrètes. L’employeur a jusqu’en 2015 pour s’y conformer », souligne le président de la Fédération de l’industrie manufacturière, Alain Lampron.

Rappelons que la CSN défend résolument le droit de travailler en français dans les entreprises au Québec. Elle prône notamment le renforcement des comités de francisation dans les entreprises et l’élargissement du rôle de l’Office québécois de la langue française afin qu’il puisse être plus proactif auprès de toutes les PME.