COVID-19 : État de la situation – 17 mars 2020

La situation entourant la pandémie du coronavirus évolue très rapidement. La CSN tient à informer son personnel, ses syndicats et ses membres de l’évolution de la situation. Toute question reliée aux problèmes rencontrés dans vos milieux de travail peut nous être acheminée à l’adresse coronavirus@csn.qc.ca.

Au Québec :
– 74 cas
– 3500 personnes en investigation ; 3700 personnes ont reçu un résultat négatif.

Au Canada :
– 472 cas
– 5 morts

Dans le monde :
– 190 535 cas
– 7519 morts

Billets médicaux
Les propos du premier ministre François Legault à l’attention des employeurs sont des plus clairs : « SVP, c’est pas le temps de demander des billets du médecin. Les médecins ont d’autres choses à faire que de signer des billets », a-t-il déclaré en point de presse aujourd’hui. Espérons que les employeurs auront compris.

Services de garde pour les services essentiels
Tous les services de garde à la petite enfance (CPE et RSG) sont ouverts afin d’offrir des services aux parents requis pour les services essentiels, et seulement pour eux. Pour les services de garde en milieu scolaire, les services d’urgence sont déployés autour des lieux névralgiques que sont les hôpitaux, les CHSLD et les CLSC.

Pour connaître la liste des travailleuses et des travailleurs admissibles ainsi que les modalités de fonctionnement de ces services, consultez cette nouvelle.

Programme d’appui temporaire aux travailleurs
Le gouvernement du Québec a annoncé hier la mise sur pied du Programme d’appui temporaire aux travailleurs (PATT). Le programme est destiné à offrir une aide financière pour répondre aux besoins des travailleuses et des travailleurs qui, en raison d’un isolement pour contrer la propagation du virus COVID-19, ne peuvent gagner en totalité leur revenu de travail et qui ne sont pas admissibles à un autre programme d’aide financière. Les prestations seront de 573 $ par semaine pour une période de 14 jours d’isolement. Si son état de santé le justifie, la période de couverture de la personne admissible peut être prolongée jusqu’à un maximum de 28 jours.

En savoir plus.

Déclaration de revenus
Le gouvernement a annoncé aujourd’hui que les Québécoises et les Québécois auront jusqu’au 1er juin pour produire leur déclaration de revenus.

Assemblée nationale
Les travaux de l’Assemblée nationale sont suspendus jusqu’au 21 avril prochain.

Frontières
Les frontières canadiennes seront fermées ce soir à minuit :
– Pour les touristes et les autres visiteurs étrangers ;
– Seuls les équipages d’avions, les diplomates, les membres de la famille immédiate de citoyennes et de citoyens canadiens (qui ne seraient pas eux-mêmes citoyens) ainsi que les citoyennes et les citoyens américains seront exemptés de cette mesure ;
– Le gouvernement canadien met sur pied un programme de crédit d’urgence pouvant aller jusqu’à 5000 $ disponible pour aider à rapatrier les Canadiennes et les Canadiens à l’étranger et/ou pour subvenir aux besoins jusqu’au rapatriement ;
– Les gens sont invités à téléphoner au 613 996-8885 ou à écrire à sos@international.gc.ca ;
– Le gouvernement du Canada a annoncé que 10 milliards $ ont été débloqués pour permettre un soutien à l’emploi et pour aider les entreprises à contrer l’impact de la pandémie ;
– Le gouvernement fédéral annoncera demain, en conférence de presse, son plan économique pour faire face à la pandémie. Des mesures importantes suivront. 

Rappel des consignes

Il est primordial de :
– se laver les mains ;
– d’éternuer dans ses coudes ;
– d’éviter le plus possible les rassemblements ;
– de respecter les consignes de distanciation sociale ;
– de rester chez vous autant que possible ;
– de s’occuper de ses proches et des personnes vulnérables.

Toute l’information sur les dispositions prises par la CSN en lien avec le coronavirus :

Portail de la CSN
Facebook de la CSN
– Abonnez-vous à l’infolettre de la CSN
– Pour toute question : coronavirus@csn.qc.ca

Pour toute information concernant le coronavirus, veuillez consulter les sites gouvernementaux suivants :

Portail du gouvernement du Québec
Portail du gouvernement du Canada

Si vous présentez des symptômes, n’hésitez pas à appeler le 1 877 644-4545.

Services de garde pour les salarié-es des services essentiels

Tous les services de garde à la petite enfance (CPE et RSG) sont ouverts afin d’offrir des services aux parents requis pour les services essentiels, et seulement pour eux. Pour les services de garde en milieu scolaire, les services d’urgence sont déployés autour des lieux névralgiques que sont les hôpitaux, les CHSLD et les CLSC.

Ces services de garde sont offerts aux personnes suivantes :

  • Toutes les personnes travaillant dans le réseau de la santé et des services sociaux (centres hospitaliers, CHSLD, centres jeunesse, centres de réadaptation), y compris les personnes travaillant dans les cabinets privés de professionnel-les, les pharmacies communautaires, les ressources intermédiaires et de type familial et les résidences privées pour aînés
  • Pharmaciens
  • Employé-es des services préhospitaliers d’urgence (ambulanciers et répartiteurs)
  • Employé-es du 811 et du 911
  • Personnes offrant des services à domicile aux personnes âgées et qui sont à l’emploi des entreprises d’économie sociale en aide à domicile (EESAD)
  • Policiers
  • Pompiers et pompiers volontaires
  • Agents de services correctionnels et constables spéciaux
  • Personnel appelé à assurer le service de garde d’urgence
  • Personnel de l’approvisionnement et de la distribution des médicaments et des biens pharmaceutiques
  • Personnel de l’inspection des aliments
  • Personnel des services à domicile pour les aîné-es (allocation directe / chèque emploi-service)
  • Éboueurs / Collecte des déchets
  • Personnel des services sanitaires
  • Personnel des usines de traitement des eaux
  • Personnel des services aériens gouvernementaux
  • Personnel du ministère de la Sécurité publique (sécurité civile et coroners)
  • Personnel des centres de prévention du suicide
  • Personnel du centre de communication avec la clientèle du MTESS • Héma-Québec
  • Personnel de Transplant-Québec
  • Personnel de la Croix-Rouge
  • Personnel de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) • Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ)

Les procédures d’inscription seront communiquées aux parents occupant un emploi essentiel directement par l’entremise de leur employeur. Toute l’information sera également rendue publique sur le site www.québec.ca.

Les services de garde d’urgence sont offerts gratuitement du 16 au 27 mars 2020 inclusivement, et ce, du lundi au vendredi. Les services de garde éducatifs en CPE et RSG sont accessibles aux enfants de cinq ans et moins. Les services de garde du réseau scolaire sont accessibles aux enfants qui fréquentent la maternelle ou le primaire dans un établissement scolaire (public ou privé).

Les travailleuses et les travailleurs requis pour les services essentiels qui ont un ou des enfants fréquentant déjà un service de garde peuvent continuer de faire affaire avec leur service de garde habituel. S’ils ne sont pas déjà desservis par le réseau des services de garde et qu’ils en ont besoin, ils doivent écrire à descrp@mfa.gouv.qc.ca ou composer le 1 855 336-8568. Idéalement, les parents s’inscrivent à l’avance, en utilisant le formulaire en ligne. Si un problème devait survenir, les parents pourront également s’inscrire sur place, à l’aide d’un formulaire papier.

Les membres du personnel des services de garde qui ont des enfants de 12 ans et moins peuvent emmener leurs enfants au travail.

Le gardiennage d’entraide est aussi encouragé. Cependant, il faut éviter de recréer un modèle de garde familial contenant un grand nombre d’enfants.

Les subventions sont maintenues pour les CPE et les RSG. Les services sont totalement gratuits.

Les membres du personnel prévus à l’horaire doivent se présenter au travail, à moins d’un motif valable compromettant leur propre santé ou l’un de leurs proches, incluant la quarantaine. Selon le nombre d’enfants reçus, les employé-es pourraient être affectés à d’autres tâches reliées à leur titre d’emploi.

COVID-19 : document de référence de la CSN en matière de relations de travail et de santé et sécurité au travail

Afin de répondre aux multiples questions soulevées par la pandémie du coronavirus, le Service juridique de la CSN et le Service de santé-sécurité-environnement ont élaboré un document de référence à l’attention de l’ensemble de nos syndicats affiliés (mise à jour le 20 mars à 8h). Une version anglaise de ce document est également disponible

En fonction de l’évolution rapide des directives du gouvernement et de la Direction de la santé publique du Québec, ce document sera régulièrement mis à jour. La version actuelle a été produite en date du 20 mars 2020, à 8 h du matin. Des copies seront acheminées par la poste en version papier à l’ensemble de nos syndicats dans les meilleurs délais. Veuillez noter qu’une version anglaise sera aussi disponible dès mardi après-midi.

Pour toute question, nous recommandons fortement à l’ensemble des membres de la CSN de communiquer avec leurs représentantes et représentants syndicaux locaux.

Que ce soit pour les directives en matière de mise en quarantaine ou pour d’autres enjeux soulevés par la pandémie, nous constatons que les différents employeurs ont une compréhension très variable des consignes gouvernementales. Voilà pourquoi il est hautement conseillé aux travailleuses et aux travailleurs d’aviser leur employeur et leur syndicat de toute condition particulière.

Toute question en matière de relations de travail et de santé et sécurité du travail peut également nous être acheminée à l’adresse coronavirus@csn.qc.ca en nous indiquant votre titre d’emploi, le nom de votre syndicat ou de votre employeur ainsi qu’une façon de communiquer avec vous. Nous tâcherons d’y répondre dans les meilleurs délais. Nos équipes de conseillères et de conseillers syndicaux contacteront votre syndicat local à cet effet. Tous nos documents d’appui et nos bulletins d’information seront disponibles sur www.csn.qc.ca/coronavirus.

Pour toute information concernant le coronavirus, veuillez consulter les sites gouvernementaux suivants :

Portail du gouvernement du Québec

Portail du gouvernement du Canada

Si vous présentez des symptômes du coronavirus, n’hésitez pas à appeler le 1 877 644-4545.

Bulletin spécial de la CSN sur le coronavirus

La situation de la pandémie du coronavirus évolue excessivement rapidement. La CSN tient à aviser son personnel, ses syndicats affiliés et l’ensemble de ses membres qu’elle suit la situation de très près.

À cet effet, une équipe a été mise sur pied et se rencontre chaque jour pour faire le point. Nous sommes en contact avec les représentantes et les représentants du gouvernement et des différents organismes auxquels nous siégeons, et ce, afin d’assurer la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs que nous représentons et de contribuer, au meilleur de nos capacités, au bien-être de l’ensemble de la population.

Toute question peut nous être acheminée par courriel à l’adresse suivante : coronavirus@csn.qc.ca. Nous tenterons d’y répondre dans les meilleurs délais.

Nous entendons bien sûr participer à la recherche de solutions pour diminuer, autant que possible, les impacts des arrêts de travail et des mises en quarantaines qui pourraient affecter les travailleuses et les travailleurs. À ce sujet, la CSN salue la décision du gouvernement du Québec, lequel a annoncé aujourd’hui qu’il continuera à payer les employé-es de l’État qui seront mis en quarantaine à la suite d’un séjour à l’étranger.

Nous en sommes à finaliser un document juridique portant sur la santé et la sécurité au travail en période de pandémie. Il sera disponible sous peu sur le site Internet de la CSN.

Nous incitons les employeurs à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs.

Nous invitons l’ensemble de la population à se conformer aux dispositions prises par les différents organismes gouvernementaux, notamment en ce qui a trait à l’annulation de tout rassemblement de plus de 250 personnes.

Pour plus d’informations :  www.quebec.ca/coronavirus 

Enfin, la CSN tient à saluer l’immense travail accompli par le personnel des services publics du Québec et du Canada, particulièrement dans le réseau de la santé et des services sociaux.

La CSN réclame une réforme législative en profondeur de la Loi sur la santé et la sécurité du travail

Des membres de la CSN ont manifesté aujourd’hui devant les bureaux du ministère du Travail pour réclamer une réforme en profondeur des lois en matière de santé et de sécurité du travail. Après avoir été maintes fois annoncé, le dépôt du projet de loi visant à réformer la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) et la Loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles (LATMP) semble imminent.

« Les lois en matière de santé et de sécurité du travail n’ont pas fait l’objet de modifications en profondeur depuis leur adoption il y a une quarantaine d’années, rappelle le président de la CSN, Jacques Létourneau. Le monde du travail s’est transformé, les connaissances scientifiques ont évolué, mais nos législations ont fait du surplace, au détriment des travailleuses et des travailleurs victimes de lésions professionnelles. On est passé de la position de chef de file à celle, peu enviable, de dernier de classe. Cette situation doit cesser! »

Au nombre de ses revendications, la CSN exige l’élargissement à tous les milieux de travail de l’ensemble des mécanismes de prévention, auxquels seuls certains secteurs économiques sont actuellement assujettis. La centrale syndicale demande également une mise à jour complète des maladies professionnelles présumées par la loi.

« Alors que les problèmes de santé mentale occasionnés par le travail ne cessent d’augmenter, il est ahurissant de constater qu’aucune forme de maladie psychologique n’est reconnue par la loi », déplore Jacques Létourneau.

Dans le cadre d’une éventuelle réforme des lois en matière de santé et de sécurité du travail, la CSN demande également le maintien intégral du programme de maternité sans danger, une révision en profondeur du mode de financement du régime d’indemnisation de la CNESST ainsi que des mesures concrètes visant à déjudiciariser ce dernier.

« Il n’est pas normal qu’un travailleur ou une travailleuse victime d’une lésion professionnelle doive se battre pendant des mois pour obtenir réparation, souligne la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), Dominique Daigneault. Il n’est pas plus normal que les employeurs multiplient le nombre de contestations afin de réduire leur facture à la CNESST. Tout ce cirque doit cesser. »

Budget : « hormis l’environnement, rien de structurant »

La CSN salue la prise de conscience du gouvernement du Québec de l’importance d’allouer des ressources financières importantes à la décarbonisation de l’économie du Québec. La centrale syndicale estime toutefois qu’hormis l’environnement, que le budget prévoit trop peu de mesures structurantes visant l’amélioration des conditions de vie et de travail des Québécoises et des Québécois, malgré l’excellente posture économique du Québec et l’ampleur des surplus budgétaires. 

« Si on fait abstraction des mesures consacrées à la lutte aux changements climatiques, force est de constater que nous sommes devant le budget du statu quo », déplore le président de la CSN, Jacques Létourneau. Certes, les sommes prévues au Plan québécois des infrastructures en matière de transport collectif sont intéressantes, mais il est désolant de constater que les nouveaux investissements ne verront le jour qu’en 2022-2023. »

La CSN attend impatiemment les détails du Plan pour une économie verte que devrait déposer prochainement le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. « Nos attentes sont claires, souligne le président de la CSN. D’une part, ce programme devra prévoir explicitement des mesures pour accompagner les travailleuses et les travailleurs afin qu’ils ne fassent pas les frais de cette nécessaire transition énergétique. D’autre part, les projets de transport collectif prévus par le gouvernement devront favoriser les emplois au Québec. Il est inconcevable pour nous de répéter les erreurs commises dans les dossiers du REM et des trains de VIA Rail pour l’axe Québec-Windsor. »

Secteur public
Malgré le fait que les surplus du Québec atteignent des sommets, le présent budget du gouvernement ne répond en rien aux demandes des travailleuses et des travailleurs du secteur public dans le cadre du renouvellement de leurs conventions collectives.

« Ce n’est pas des farces, le budget vient confirmer, intégralement, les offres dérisoires du président du Conseil du trésor déposées en décembre dernier. La croissance des dépenses en santé et en éducation pour l’année à venir parviendra tout juste à contenir la hausse des coûts de système, sans parler du ralentissement déjà prévu par le ministre des Finances pour les années subséquentes. Aucune mesure particulière n’est envisagée pour améliorer les conditions de travail des salariés du secteur public. Force est de constater que le sérieux coup de barre que nous réclamons dans le cadre des présentes négociations a été complètement ignoré par le gouvernement.

Main-d’œuvre
Alors que les problèmes de pénurie et de rareté de main-d’œuvre touchent l’ensemble des secteurs économiques, le président de la CSN se désole du peu de ressources allouées en cette matière.

« Nous nous attendions à des mesures concrètes en matière de formation professionnelle qualifiante permettant aux travailleuses et aux travailleurs d’acquérir de nouvelles expertises, reconnait Jacques Létourneau. Devant la crise que nous vivons, le gouvernement ne peut se rabattre uniquement sur l’intégration des immigrants ou le retour sur le marché du travail des retraités. »

Le budget doit être à la hauteur des besoins pour éliminer les violences faites aux femmes

Les reportages et les émissions sur les violences faites aux femmes abondent ces jours-ci et mettent en relief le grave problème qui se pose. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes et à deux jours du budget, la CSN demande au gouvernement un plan d’action concret et du financement pour contrer les violences envers les femmes.

La CSN a récemment été saisie de l’histoire bouleversante d’une femme qui, en ce moment même, doit se cacher de son conjoint qui a proféré des menaces de mort envers elle et sa fille. L’histoire a été reprise dans certains quotidiens et illustre toute la tragédie que subissent de trop nombreuses femmes.

« Les maisons d’hébergement ont encaissé de plein fouet les compressions des politiques d’austérité et leur pouvoir d’action est de plus en plus limité. Elles débordent et peinent à offrir tous les services pour lesquels elles sont sollicitées. En 2018-2019, c’est 14 997 demandes d’hébergement qui ont dû être refusées. Cette situation est absolument inacceptable », souligne la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

Au Québec, 10 féminicides en moyenne se produisent chaque année. Depuis trois mois, sept Québécoises ont connu un tel sort. On ne peut plus attendre : il faut des mesures structurantes et l’injection de sommes importantes pour que les choses changent. « À quelques jours du dépôt du budget, le gouvernement ne peut faire la sourde oreille. Il a le devoir d’entendre le cri à l’aide des femmes et de protéger leur vie et leur sécurité », conclut Véronique De Sève.

Un 8 mars en action !

C’est sur le thème Féministes de toutes nos forces que le Collectif 8 mars souligne la Journée internationale des droits des femmes. Depuis plusieurs semaines, le Collectif 8 mars a lancé un appel à la mobilisation en donnant la parole aux femmes. Parmi les divers moyens mis en œuvre, il invite la communauté à s’engager par une campagne de partage de photos sur les réseaux sociaux et par l’envoi de cartes postales destinées à la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest.

Le visuel de cette année représente des femmes, main dans la main, en geste de victoire symbolisant l’union des combats féministes. « Ce visuel se rapporte à la notion de partage, à une libération qui peut s’accomplir seulement de façon plurielle et collective. L’affiche célèbre, de manière festive et à travers une palette de couleurs vives, l’aspect international et intersectionnel des luttes en cette année de Marche mondiale des femmes », souligne la porte-parole du Collectif et vice-présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Marlihan Lopez.

En appui à la Marche mondiale des femmes
Le Collectif 8 mars a choisi d’appuyer les féministes du monde entier au sein de la Marche mondiale des femmes dans leurs actions qui se dérouleront du 8 mars au 17 octobre 2020. Au Québec, le rassemblement de la Marche mondiale des femmes aura lieu le 17 octobre prochain dans la ville de Terrebonne. « Les Québécoises et les Québécois sont invités à marcher en appui aux revendications qui se déclinent sous cinq grands thèmes : pauvreté, violence, justice climatique, femmes immigrantes, migrantes et racisées, et femmes autochtones. Ce sont des enjeux fondamentaux qui méritent une forte mobilisation! », ajoute Marlihan Lopez.

En marche avec Femmes de diverses origines (FDO)
Le Collectif 8 mars lance également une invitation à participer à la manifestation organisée par Femmes de diverses origines (FDO), qui se tiendra le 8 mars à 13 h au Square Cabot, à Montréal, station de métro Atwater.

À propos du Collectif 8 mars
Le Collectif 8 mars représente 700 000 femmes au Québec provenant de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de Femmes de Diverses Origines (FDO), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Téléchargez le visuel du 8 mars.

Visitez la page Facebook de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes.

 

 

La CSN et la FTQ dénoncent l’annulation de circuits d’autobus scolaire par manque de conducteurs et de conductrices

L’incapacité de plusieurs transporteurs à recruter des conductrices et conducteurs d’autobus scolaire entraîne de nombreux retards à l’école. La situation devient intenable dans de nombreuses régions du Québec. Les parents des 500 000 élèves qui prennent l’autobus scolaire chaque jour ne peuvent plus compter sur un service constant.

Les deux centrales syndicales demandent donc la mise en place de primes d’attraction et de rétention comme le Comité de réflexion sur la pénurie de main-d’œuvre dans le transport scolaire l’a recommandé au ministre Jean-François Roberge.

« À la Commission scolaire des Samares (maintenant un centre de services scolaires), de quatre à cinq circuits d’élèves du primaire et du secondaire sont tout simplement annulés depuis plus d’une semaine, déplore le président de la CSN, Jacques Létourneau. À la Commission scolaire Marie-Victorin, des circuits sont interrompus et les parents sont avisés le matin même, à 8 h 15, que l’autobus scolaire ne passera pas. » Un tel avis émis le jour même affecte également les parents de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais.

« La situation va empirer de semaine en semaine si rien n’est fait pour attirer et retenir les conductrices et les conducteurs d’autobus scolaire. Horaires brisés, conditions d’exercice d’emploi déplorables ; Québec doit agir et a la responsabilité de régler le problème. Les parents doivent pouvoir se fier à un transport scolaire fiable et sécuritaire pour leurs enfants », souligne Daniel Boyer, président de la FTQ.

Les leaders syndicaux rappellent que le prochain budget du 10 mars doit contenir des mesures favorables afin d’éviter de vivre une autre année chaotique de service intermittent.

La CSN et la FTQ représentent près de 6 000 conducteurs et conductrices dans le transport scolaire à travers tout le Québec.

Grève nationale des responsables de service de garde de la CSN

Les responsables de service de garde (RSG) en milieu familial de la CSN tiennent aujourd’hui une demi-journée de grève (de 7 h à 12 h) à l’échelle nationale. Les RSG–CSN souhaitent interpeller le gouvernement et avertir la population de la précarité croissante d’un réseau qui assure quotidiennement des services à près de 92 000 enfants et leur famille.

Le manque de places pourrait s’aggraver
« Partout au Québec, les parents ont raison de s’inquiéter. Il y a un manque criant de places et le peu d’intérêt du gouvernement pour notre travail risque d’aggraver la situation. En l’espace de quelques années, plus de 20 % des RSG ont choisi de quitter la profession faute de conditions attrayantes. Pourtant, ce sont les RSG qui ont contribué à développer l’offre de services de garde au Québec et le gouvernement sait que nous pourrions très vite répondre à la demande. Mais pour y arriver, il doit commencer à reconnaître notre travail à sa juste valeur », affirme Karine Morisseau, porte-parole des RSG–CSN.

Les RSG–CSN sont actuellement en négociation avec le ministère de la Famille pour le renouvellement de leur entente collective. Après bientôt un an de rencontres, les offres proposées par le gouvernement n’ont rien de valorisant et se situent en deçà de ce qui est nécessaire pour assurer la pérennité du réseau de services de garde en milieu familial.

« Je dois saluer le courage de nos RSG, car elles sont en train de faire un travail extraordinaire afin d’alerter la population sur les difficultés que vit le réseau. Il s’agit certes d’une négociation, mais l’enjeu, comme pour beaucoup de nos services publics, dépasse largement la seule question des travailleuses et des travailleurs. Il s’agit ici d’un réseau qui a fait grandir le Québec et qui, aujourd’hui, est mis à mal par un gouvernement qui ne semble pas en mesurer la pleine valeur », estime Jacques Létourneau, président de la CSN.

Le désintérêt du gouvernement ne favorise pas la conciliation famille-travail-études
« Il faut que le message soit clair pour les parents : les RSG de la CSN enclenchent cette grève dans l’objectif d’assurer la survie d’un réseau qui contribue grandement à la conciliation famille-travail-études. Si le gouvernement est inquiet des répercussions de cette grève sur les familles, nous lui signalons qu’il devrait plutôt s’inquiéter des répercussions qu’aura son manque de vision et d’intérêt pour le réseau. Nous sommes convaincus que les parents qui bénéficient des services de garde en milieu familial tiennent à la pérennité du réseau. Cette survie passe par une reconnaissance réelle du travail accompli quotidiennement par les milliers de RSG du Québec », explique Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

Reconnaître le temps réel de travail
Bien que les RSG ne soient pas rémunérées à l’heure, elles revendiquent une reconnaissance réelle de leur temps de travail. « Nous travaillons 50, 55, 60 heures par semaine, car c’est le temps nécessaire pour offrir un service de qualité qui répond aux besoins des familles. Or, lorsqu’on tient compte du temps réel de travail, notre rémunération se situe sous le salaire minimum. Pour valoriser notre profession, le gouvernement nous propose donc une augmentation qui ne couvre même pas la hausse du coût de la vie ! En somme, il nous demande de nous appauvrir. On ne fait pas la grève pour demander des privilèges, on la fait pour exiger l’équité », ajoute Karine Morisseau.

« Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN)) appuie sans réserve les revendications des RSG–CSN. Il est plutôt inquiétant de voir que le manque de vision du gouvernement met en danger un réseau qui permet justement aux familles de concilier le travail et la famille. D’autant plus que le secteur des RSG est composé à 99 % de femmes ! Le gouvernement peut et doit faire mieux, c’est une question de respect et de survie du réseau », commente Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN.

Avec cette grève, les RSG–CSN espèrent interpeller le gouvernement et lui faire prendre conscience de l’importance de soutenir le réseau de service de garde en milieu familial. « Nous estimons que nous accomplissons un travail bénéfique pour l’ensemble de la société québécoise. Or, pour combien de temps encore pourrons-nous assurer le service ? Des milliers de femmes ont dû abandonner depuis quelques années, et ce, en raison des conditions de travail décourageantes. Le gouvernement doit changer d’attitude, sans quoi il risque d’aggraver la pénurie de places. À moins que cela soit sa volonté », conclut Karine Morisseau.

Les centrales syndicales pressent les élus à Ottawa de travailler ensemble

Dans le cadre du dépôt, par le Nouveau Parti démocratique du Canada (NPD), du projet de loi édictant la Loi canadienne sur l’assurance médicaments, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) invitent le gouvernement fédéral et l’ensemble des parlementaires à travailler sérieusement pour mettre en œuvre dès maintenant un véritable régime d’assurance médicaments public et universel.

« L’accès aux médicaments essentiels fait partie intégrante du droit à la santé, tel que reconnu par l’Organisation mondiale de la santé. Il est inconcevable que le Canada soit le seul pays ayant un système public de santé qui ne couvre pas le coût des médicaments. Près de 10 % de la population n’a toujours pas accès aux médicaments », déplore le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, rappelle aux parlementaires fédéraux que le Canada figure parmi les pays où le coût des médicaments est le plus élevé dans le monde. « La présence de centaines de régimes d’assurance différents nous prive d’un important levier de négociation devant les multinationales pharmaceutiques. Il est grand temps de les rappeler à l’ordre. Seul un régime d’assurance médicaments public et universel permettrait de réduire le fardeau financier qui pèse sur les travailleuses et les travailleurs, tout comme sur les employeurs. »

Une collaboration essentielle
De son côté, la présidente de la CSQ, Sonia Ethier, reconnaît que le gouvernement fédéral a besoin de la collaboration des provinces et des territoires pour aller de l’avant. « Nous savons également que le régime hybride québécois actuel – public/privé – est de plus en plus inéquitable et onéreux et qu’il doit être remplacé par un régime public universel. Or, peu importe les modalités de collaboration nécessaires pour l’atteinte de nos objectifs communs, nous demandons à Ottawa de prévoir un droit de retrait avec pleine compensation pour le Québec, à la condition qu’il mette sur pied un régime offrant une protection au moins équivalente à celle du futur régime pancanadien. »

Un appel à la bonne volonté
En terminant, les présidences des trois grandes centrales syndicales du Québec rappellent l’importance et l’urgence d’agir promptement afin d’assurer l’accès aux médicaments essentiels. Elles font appel au gros bon sens et à la bonne volonté de tous les partis politiques. Il en va tant de la santé de la population canadienne que de celle du Québec.

La CSN appelle à la prudence, mais craint les mises à pied

La CSN interpelle le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, les premiers ministres des provinces ainsi que les représentantes et les représentants des nations autochtones pour qu’ils trouvent une solution pacifique, rapide et durable à la multiplication des blocus à travers le pays, et ce, dans le respect des droits des nations autochtones, de l’environnement et du cadre juridique canadien.

Au cours des derniers jours, de nombreux syndicats affiliés à la CSN ont été informés par leur employeur de possibles mises à pied si la crise devait se poursuivre – certaines étant en vigueur depuis ce matin. Les secteurs des scieries et des papetières, des mines et des fonderies ainsi que de l’industrie manufacturière sont particulièrement touchés dans plusieurs régions du Québec.

La centrale syndicale est d’avis que la crise actuelle met en lumière les nombreuses contradictions du gouvernement fédéral en matière de dialogue avec les nations autochtones et de politique environnementale. L’ensemble des acteurs impliqués doit néanmoins faire preuve d’un leadership éclairé afin de régler la situation.

Fondée en 1921, la CSN regroupe 300 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

« Sans nous, les services publics sont HORS SERVICE »

C’est habitée par un réel sentiment d’urgence que la CSN lance aujourd’hui la campagne HORS SERVICE. « Après plusieurs séances de négociation, tant à la table centrale qu’aux tables sectorielles, il est maintenant on ne peut plus clair que le gouvernement de François Legault ne saisit pas l’ampleur de la crise qui sévit dans nos réseaux », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

Après avoir tenté par tous les moyens, et ce, depuis l’élection de la CAQ, de faire prendre conscience au gouvernement Legault que rien ne va plus dans les réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux ainsi que dans les organismes gouvernementaux, la CSN choisit maintenant de s’adresser directement aux Québécoises et aux Québécois qui sont plus d’un million et demi à utiliser, chaque jour, les services publics. « Notre message est simple : sans de meilleures conditions de travail, il n’y aura plus de travailleuses et de travailleurs. Et sans les travailleuses et les travailleurs, il n’y a pas de services publics. Nous ne sommes pas alarmistes, nous sommes réalistes », ajoute Mme Senneville. « Il manque de ressources, les charges de travail sont insoutenables, les cas d’épuisement professionnel se multiplient, alors il manque encore plus de ressources… Il faut à tout prix briser ce cercle vicieux. »

De plus, c’est avec une grande inquiétude que la CSN constate que le Conseil du trésor n’envoie pas de signaux positifs aux tables de négociation, comme en témoigne son refus d’hier à maintenir en place jusqu’à la conclusion de nouvelles ententes des primes d’attraction et de rétention ainsi que certains budgets de formation et d’encadrement. « Le gouvernement opte pour des économies de bouts de chandelle sur le dos des travailleuses et travailleurs au lieu de saisir la chance de valoriser le personnel. La CSN ne baissera pas les bras et les discussions se poursuivent afin de les maintenir au-delà du 30 mars. »

Puisque le gouvernement ne reconnait pas la nécessité de donner un sérieux coup de barre dès maintenant pour améliorer les conditions de travail et de pratique et les salaires dans les réseaux, les travailleuses et les travailleurs du secteur public de la CSN considèrent qu’il est aujourd’hui de leur devoir d’informer la population de l’état de la situation sur le terrain. « Les bris de services sont à nos portes. De nombreux secteurs et départements sont constamment en sous-effectifs, ce qui nuit grandement à l’accessibilité et à la qualité des services. »

La CSN rappelle que, depuis plus de deux mois, elle se présente aux tables de négociation avec des solutions concrètes qui répondent aux besoins des travailleuses et des travailleurs des réseaux; des solutions qui permettraient au secteur public de redevenir attractif et ainsi de réduire les problèmes de pénurie de main-d’œuvre qui aggravent actuellement la situation dans les établissements. « Pendant que nous mettons des propositions solides sur la table, le gouvernement, de son côté, ne semble pas vouloir travailler à améliorer les conditions de travail du personnel. De plus, il nous confirme à travers le budget qu’il souhaite appauvrir les travailleuses et les travailleurs du secteur public en offrant des hausses de salaire sous l’inflation. N’est-il pas indécent que le président du Conseil du trésor, millionnaire de surcroît, propose d’appauvrir celles et ceux qui se consacrent au quotidien à offrir des services à la population? »

Avec comme objectif de parler à l’ensemble de la population, la campagne HORS SERVICE se déploiera dans toutes les régions du Québec. Des actions sont prévues dès aujourd’hui dans plusieurs villes.

« Si rien n’est fait pour améliorer les conditions de travail du personnel des réseaux, il n’y aura plus de services publics. N’attendons pas que ça arrive! », conclut Caroline Senneville.

Grève générale illimitée à la Coop du Collège de Maisonneuve

Réunis en assemblée générale le 6 février dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve–CSN ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève générale illimitée après avoir rejeté l’offre globale qualifiée de « finale » par l’employeur, du jamais vu à la Coop du cégep Maisonneuve.

« Ce que tente de nous imposer l’employeur, c’est ni plus ni moins qu’un retour en arrière, avec des demandes de recul à tous les niveaux. C’est absolument inacceptable!, a déclaré le président du syndicat, Jean-Sébastien Provencher. En déclenchant la grève générale illimitée, notre message à la partie patronale est sans équivoque : pas question de négocier sur des bases régressives, que ce soit sur le plan de nos conditions de travail que sur celui de notre salaire! »

Négociation : deux visions qui s’opposent
Alors que le syndicat défend le modèle de gestion collaborative qui a prévalu pendant de nombreuses années à la Coop, la partie patronale prône plutôt une gestion verticale de la Coop, où l’employeur dicte unilatéralement la marche à suivre à ses employé-es. « En tentant de renverser le modèle de cogestion qui a longtemps fait ses preuves à la Coop du Collège de Maisonneuve, l’employeur ne fait que creuser l’écart qui s’était créé entre les parties lors de la dernière négociation en 2017. Plutôt que de s’entêter à imposer un cadre autoritaire à la Coop, celui-ci devrait plutôt revenir aux valeurs qui animent normalement les entreprises coopératives, telles que l’équité, la solidarité et la démocratie », a affirmé Alexandre Giguère, vice-président de la Fédération du commerce de la CSN.

Menace de fermeture du café étudiant
Lors de la dernière séance de négociation, l’employeur a menacé de fermer le café étudiant du Collège, géré par la Coop, où travaille plus de la moitié des quelque 30 membres du syndicat. Ce n’est pas la première fois que l’employeur menace de mettre la clé sous la porte en évoquant le café étudiant. Mais de l’avis de la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault, cette tactique s’apparente davantage à une méthode d’intimidation pour décourager les grévistes. « Face à l’attitude générale de l’employeur depuis le début de la négociation, on est en droit de se demander si la partie patronale n’essaie pas de faire peur à ses employé-es en brandissant la menace de fermeture du café étudiant. Dans tous les cas, le Conseil central du Montréal métropolitain demeurera aux côtés des employé-es de la Coop pour mener la lutte jusqu’au bout afin que l’ensemble des travailleuses et travailleurs puissent obtenir une convention collective juste, respectueuse et avantageuse, à la hauteur de ce qu’ils et elles méritent ».

Même si d’importants écueils subsistent à la table de négociation, le syndicat a réitéré son ouverture à discuter avec l’employeur pour que soient trouvées des solutions satisfaisantes pour toutes et tous. Deux dates de négociation sont d’ailleurs prévues en février.

La CSN dénonce le bâillon annoncé

Des centaines de syndiqué-es de la CSN ont manifesté aujourd’hui à Montréal pour exhorter le gouvernement du Québec à laisser le processus démocratique suivre son cours et à abandonner l’idée d’un bâillon qui mettrait un terme aux travaux parlementaires traitant du projet de loi 40 sur la gouvernance scolaire. Pour la centrale syndicale, il est inconcevable qu’un tel projet de réforme des structures de gouvernance de notre système d’éducation soit imposé par le gouvernement en coupant court au processus démocratique d’adoption des lois.

« Tout juste avant de recourir au bâillon, le gouvernement déposait lui-même 82 amendements! Ces modifications au projet de loi ne seront jamais étudiées par les parlementaires. Le gouvernement devrait avoir appris qu’il ne gagne rien à agir dans la précipitation. Il n’y a aucune urgence. Le risque est maintenant très élevé de se retrouver avec un projet de loi mal ficelé. Nous craignons que ce soit les employé-es, les élèves ainsi que leur famille qui en payent le prix », a déclaré Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

« Le ministre parle souvent de consulter ceux et celles qui connaissent les enfants par leur nom. C’est le cas de nos membres, le personnel de soutien solaire, qui travaillent dans plus de 1600 écoles du Québec tous les jours. L’adoption de ce projet de loi sous bâillon va ajouter l’insulte à l’injure après son dépôt sans aucune consultation large », soutient Annie Charland, présidente du secteur scolaire de la Fédération des employées et des employés de services publics (FEESP-CSN).

Centralisation
Le projet de loi 40 prévoit que le ministre de l’Éducation peut imposer des regroupements de service avec d’autres organisations, notamment avec le secteur privé ou entre les différents centres de services scolaires. Il pourra également imposer des fusions de territoires.

« Est-ce que différents services comme la paye ou les approvisionnements seront centralisés dans les grandes villes ou même à Québec », s’inquiète Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP-CSN. Si oui, cette centralisation des services ne pourrait que dévitaliser les régions et les priver d’expertise locale sans y gagner en termes d’efficacité. Elle rappelle qu’en ce qui concerne les fusions de territoires, le personnel de soutien en a amplement fait les frais en 1998 sans qu’il y ait amélioration des services aux élèves. Bref, ces mesures augmenteraient les disparités régionales.

La voix de Montréal assourdie
« À Montréal, comme dans toutes les régions, sans une légitimité démocratique auprès de l’ensemble de la population, comment sera-t-il possible de remettre en question les décisions prises dans les centres de services ou par le ministère ? Les futurs élu-es scolaires n’auront ni la liberté ni les moyens de le faire, ce qui sera une perte importante du point de vue démocratique. Il sera nettement plus difficile d’intervenir pour faire valoir les enjeux spécifiques à la région métropolitaine », souligne Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

Vaste consultation nécessaire
« Pour apporter une vraie solution à la crise actuelle et pour répondre aux besoins criants dans le réseau scolaire, nous réitérons notre demande de surseoir à ce projet de loi et de mettre à contribution tous les groupes concernés sur les enjeux en éducation », conclut Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

Les syndiqué-es de l’Université Concordia manifestent en appui aux employé-es des bibliothèques en grève

Les membres de plusieurs syndicats de l’Université Concordia se sont rassemblés sur la place Norman-Bethune mercredi pour démontrer leur soutien aux membres du Syndicat des employé-es des bibliothèques de l’Université Concordia (FEESP–CSN), qui ont fait la grève sur l’heure du dîner.

« Les négociations sont au point mort depuis le début de l’année, affirme le président du syndicat, Kent Cluff. On espère que ça va débloquer maintenant que la direction peut constater que toute la communauté de Concordia est derrière nous. »

« Je suis vraiment fière de voir tous ces gens qui se sont déplacés ici pour soutenir leurs camarades, s’est réjouie la vice-présidente de la CSN, Véronique de Sève. On voit encore une fois à quel point on se serre les coudes dans la grande famille de la CSN. »

C’est la deuxième fois en moins d’un mois que les employé-es des bibliothèques, dont le contrat de travail est expiré depuis presque deux ans et demi, font la grève. Ils avaient voté en faveur d’un mandat de grève de huit heures et de la création d’un fonds de soutien financier pour les grévistes en novembre dernier lors d’une assemblée générale.

« Ce n’est jamais facile quand une négociation s’étire sur une aussi longue période, explique Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). La solidarité est cruciale dans ces moments, car c’est souvent ce qui donne le courage de continuer à se battre. Il faut que les membres sachent qu’ils ont l’appui des autres syndicats de l’université et de la CSN. »

« Ça fait un an que les négociations stagnent en raison de l’entêtement de l’employeur, rappelle le vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Jean-Pierre Bourgault. Il est temps que l’employeur mette de l’eau dans son vin et démontre une réelle envie d’en venir à un accord. »

Consigne : Une modernisation très attendue

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La CSN accueille avec optimisme l’annonce du gouvernement du Québec quant à l’élargissement de la consigne. Réclamée de longue date, cette réforme ouvre la voie à une modernisation très attendue dans l’approche globale de récupération.

« Il était temps ! C’est une excellente nouvelle et nous sommes ravis de constater que nos décideurs politiques ont enfin pris acte de l’importance de s’attaquer à la question. C’est une décision qui, une fois bien implantée, aura comme résultat d’augmenter la valorisation de diverses matières », explique Jacques Létourneau, président de la CSN.

Une occasion de revoir certaines pratiques et approches
La CSN considère ainsi qu’il s’agit d’un premier pas intéressant et nécessaire afin de valoriser adéquatement des matières qui autrement contaminent le bac de recyclage, compliquent le travail des centres de tri et augmentent le taux de matières destinées à l’enfouissement.

« Bien que nous accueillions cette annonce avec optimisme, il n’en demeure pas moins que des efforts concertés devront être déployés afin de développer des marchés, pour le verre notamment, et s’assurer que cela soit conçu dans un esprit d’économie circulaire. Nous veillerons à faire les représentations en ce sens », ajoute Jacques Létourneau.

 La CSN invite d’ailleurs le gouvernement et les acteurs concernés à évaluer différentes propositions soumises par le passé, notamment pour la bouteille de bière brune. À grande valeur écologique, produite localement et réutilisée en moyenne 15 fois avant d’être recyclée, son utilisation est toutefois en décroissance dans l’industrie brassicole qui opte de plus en plus pour les contenants à remplissage unique (CRU), tels que les canettes et les bouteilles utilisées pour les bières importées.

Nous faisons donc valoir à nouveau l’intérêt de promouvoir l’utilisation de la bouteille de bière brune en harmonisant le coût de la consigne entre bouteilles et canettes et en réinstaurant la législation qui limite l’utilisation des CRU à 37,5 % du volume total de ventes annuelles.  

La SAQ devrait également être considérée dans l’équation pour les contenants consignés qui la concernent. Cela aurait des avantages pour les consommateurs en facilitant le retour des contenants et augmenterait assurément le taux de valorisation globale de ces matières.

« Le moment est opportun pour revoir nos approches et nos priorités en matière de recyclage et de valorisation des matières. Cette annonce ouvre la voie à une réflexion plus large et la CSN suivra de très près les travaux en la matière. Nous continuerons d’être proactifs dans le dossier », conclut Jacques Létourneau.

Enfin, la CSN rappelle que peu importe les nouvelles pratiques et méthodes mises en place avec l’élargissement de la consigne, la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs demeure un enjeu central. Le gouvernement doit tenir compte de cet aspect dès maintenant et s’assurer que des mesures de protection adéquates soient adoptées.

Une première journée de grève à la Coop du Collège de Maisonneuve

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve–CSN exerceront aujourd’hui leur première journée de grève à compter de 10 h. Les employé-es feront du piquetage devant les bureaux de la Coop, à l’intérieur du collège, de 10 h à 17 h. Un barbecue est également prévu à l’heure du midi, devant le cégep, sur la rue Sherbrooke.

« Nous invitons les étudiantes et étudiants du collège, de même que les professeur-es, à se joindre à nous pour témoigner de leur solidarité envers les employé-es de la Coop en grève aujourd’hui. Cette journée de débrayage vise à envoyer un message clair à notre employeur quant à notre volonté de combattre les demandes de recul qu’il souhaite nous imposer une fois de plus, tant sur le plan salarial que sur celui des conditions de travail », a affirmé le président du syndicat, Jean-Sébastien Provencher.

Cette situation n’est pas sans rappeler la dernière négociation qui remonte à 2017. « On dirait que l’employeur a la mémoire courte ! Il y a à peine deux ans, les travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve avaient dû exercer leur droit de grève pendant deux jours pour manifester leur mécontentement devant l’intransigeance de l’employeur. Cette année, les membres sont tout aussi déterminés à refuser ces demandes de recul et à se faire respecter une fois pour toutes ! », a ajouté David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce de la CSN.

En plus de l’appui de la Fédération du commerce–CSN, les quelque 40 employé-es de la Coop bénéficieront également du soutien du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « Tant qu’il le faudra, nous serons aux côtés des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve pour les appuyer dans leur lutte et leur mobilisation. Bravo pour votre détermination ! », a déclaré Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN.

La conciliatrice du ministère du Travail a convoqué les parties à quatre dates de négociation en février.

Rappelons que le 7 janvier dernier, les membres du Syndicat de la Coop du Collège de Maisonneuve, réunis en assemblée générale, se sont dotés d’une banque de 72 heures de grève à être utilisée au moment jugé opportun.

Fernand Daoust, un grand bâtisseur du Québec

C’est avec une grande tristesse que les membres de la CSN ont appris ce matin le décès du syndicaliste Fernand Daoust, secrétaire général de la FTQ de 1969 à 1991, puis président de 1991 à 1993. Militant syndical hors pair, M. Daoust fut de nombreuses luttes visant l’amélioration des conditions des travailleuses et des travailleurs du Québec.

« Les combats menés par Fernand Daoust ont grandement contribué à l’épanouissement de la société québécoise, a tenu à mentionner le président de la CSN, Jacques Létourneau. Tout au long de sa vie, Fernand Daoust s’est battu sans relâche pour la défense du français dans les milieux de travail, un combat que nous devrons poursuivre pour honorer sa mémoire. Sa défense de l’identité d’un syndicalisme bien québécois en Amérique du Nord aura également marqué l’ensemble du mouvement syndical du Québec. Nos pensées vont à sa famille, à ses proches et aux militantes et militantes de la FTQ. »

Quand l’État paie moins que le salaire minimum à un groupe de femmes

Les responsables des services de garde (RSG) en milieu familial de la CSN entament une tournée de votes de grève pour protester contre les offres inacceptables du gouvernement qui maintiennent des milliers de femmes en dessous du salaire minimum. Les RSG réunies en conseil sectoriel ont voté à l’unanimité pour recommander un mandat de grève qui sera exercé en fonction du plan de mobilisation national. De façon démocratique, ce sont maintenant tous les syndicats qui voteront sur cette recommandation dans les prochaines semaines.

Voici des explications claires sur le revenu des RSG, probablement les travailleuses les moins bien payées par l’État.

 

« Il n’est pas normal que le gouvernement ne s’assure pas de mieux traiter les 13 000 femmes qui éduquent environ 90 000 enfants chaque jour, sous prétexte que ce sont des travailleuses autonomes et non des salariées. Les normes minimales du travail devraient être un plancher absolu, peu importe le statut des travailleuses », affirme Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudières-Appalaches-CSN.

Des offres sous l’inflation

Non seulement les offres pilotées par le Conseil du trésor ne permettent pas de rattraper le salaire minimum, elles ne couvrent même pas l’inflation prévisible avec un maigre 6,5 % de plus sur cinq ans. C’est un appauvrissement ! « Je demande au ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, d’intervenir auprès de son collègue du trésor pour le bien des RSG du Québec et pour s’assurer que les conditions sont en places pour consolider les milieux familiaux régis et subventionnés et pour espérer faire grandir le réseau dans les prochains mois et années », soutient Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS-CSN et RSG depuis 26 ans.

Un effritement du réseau de services de garde éducatif du Québec

Si le gouvernement ne fait rien pour convaincre les RSG de rester en poste, une partie des 90 000 places qu’elles offrent chaque jour pourrait très bien disparaître. « Il était déjà difficile pour les femmes du Québec de trouver une place en service de garde éducatif subventionné, ça risque de devenir un stress encore plus grand pour celles qui terminent leur congé de maternité », affirme Karine Morisseau, représentante des RSG à la FSSS-CSN. « Monsieur Dubé, si votre intention est de traiter les RSG de façon équitable, il est grand temps d’envoyer un signal clair à vos négociateurs à la table des RSG. Sinon, la grève est au rendez-vous », conclut Karine Morisseau. Le retour du tarif unique dans les services de garde subventionnés était une bonne nouvelle pour les parents du Québec, ce pourrait bien devenir un mirage pour une majorité d’entre eux si rien n’est fait pour conserver le personnel en place et attirer la relève.