Investissement de 5,7 millions $ pour LM Wind Power rendu possible grâce aux salarié-es

La FIM–CSN accueille favorablement le nouvel investissement de 5,7 millions $ du gouvernement du Québec, annoncé le vendredi 13 janvier, qui aura pour résultat la création de plus de 265 nouveaux emplois chez LM Wind Power. La compagnie du secteur éolien deviendra ainsi le plus grand employeur privé de la Gaspésie, avec près de 450 emplois.

La FIM–CSN rappelle que les travailleuses et les travailleurs sont au cœur de cette réussite après avoir accepté d’importantes modifications à leur convention collective. « Le syndicat, appuyé activement par la fédération, a mené une négociation avec l’employeur qui a culminé par une entente acceptée par les salarié-es. C’était une étape nécessaire pour l’obtention d’un important contrat et, ultimement, pour l’octroi de l’investissement du gouvernement », estime Alain Lampron, président de la FIM–CSN.

« Nous avons fait des concessions importantes à nos yeux, notamment en acceptant de passer d’une semaine de cinq jours à une semaine de sept jours. Aujourd’hui, nous constatons que nos choix ont rapporté, car non seulement nos emplois sont garantis pour de nombreuses années, mais en plus, nous allons plus que doubler le nombre de salarié-es », affirme Sylvain Denis, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de L.M. Wind Power.

Au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), la nouvelle est chaudement accueillie. « Un investissement comme celui annoncé aujourd’hui, générateur d’autant de nouveaux emplois stables, à temps plein et syndiqués, c’est rare pour une région comme la nôtre. À la CSN, nous sommes heureux d’y avoir joué un rôle et nous resterons présents pour ces travailleurs et ces travailleuses », lance Jacques Mimeault, président du CCGIM-CSN.

Bien que la FIM–CSN salue cette annonce, elle rappelle du même coup que le gouvernement du Québec n’a toujours pas de politique concrète et efficace en matière d’énergie éolienne : « Encore une fois, on ne le dira pas assez, le Québec a besoin d’une politique industrielle globale qui inclut l’énergie éolienne. Cela permettrait de soutenir activement le développement de ce créneau d’excellence », conclut Alain Lampron.

D’autres journées de grève au Manoir Sully

À compter de cet après-midi, 16 h 15, et ce jusqu’au 15 janvier 17 h, les travailleuses et les travailleurs du Manoir Sully tiendront de nouvelles journées de grève pour dénoncer l’attitude de fermeture de l’employeur à la table de négociation. Celles-ci s’ajoutent à une série de grèves perlées qui se sont tenues le 25 novembre ainsi que les 8 et 9 décembre.

« Les 23, 24 et 25 décembre derniers, le syndicat a choisi de suspendre les trois jours de grève qui étaient prévus, en signe de bonne foi et pour donner une chance à la négociation en 2017. Aujourd’hui, on constate que l’employeur n’a aucune intention de modifier sa position. Il va nous trouver lassants, parce qu’on a la ferme intention d’améliorer notre sort et qu’on va tout faire dans ce sens-là », souligne le représentant du secteur des centres d’hébergement privés pour aîné-es, (FSSS–CSN), Gilles Gagné.

« Trouvez-vous ça raisonnable vous autres que des serveuses, des préposé-es au ménage, des aides-cuisiniers soient payés 12,07 $ l’heure après 15 ans de service ? C’est le cas au Manoir Sully, et non, ce n’est pas normal. On va donc se battre jusqu’au bout pour que des travailleuses et des travailleurs qui ont amplement démontré leurs compétences et leur dévouement durant de nombreuses années soient enfin respectés », renchérit le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Denis Bertrand.

Rappelons que les plus bas salarié-es du Manoir Sully ne demandent que 13,20 $ l’heure d’ici 2018. C’est également dans cette résidence que le représentant patronal à la table des négociations, Marc-André Boivin, a agi comme briseur de grève et bousculé un conseiller syndical qui l’a pris sur le fait.

« Malgré le fait que d’autres résidences se soient dissociées des gestes de Marc-André Boivin, le Manoir Sully et les Bâtisseurs continuent à accorder encore leur confiance à cette personne. L’employeur semble vouloir conserver la ligne dure et refuse de mettre de l’eau dans son vin », dénonce pour sa part la présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras.

« Le Groupe des Bâtisseurs vient d’annoncer un chantier de six millions de dollars pour agrandir la résidence. Il a les moyens de mieux rémunérer ses employé-es. Il devrait prendre l’exemple sur plusieurs résidences indépendantes qui, elles, ont choisi de s’entendre avec leurs travailleuses et leurs travailleurs syndiqués. Mais il préfère l’option du cheap labor. Inutile de vous dire qu’à la CSN, ça ne passe pas. On va être derrière ces salarié-es tout au long de cette bataille », conclut-elle.

 

 

Les techniciennes en laboratoire de Sainte-Justine lancent leur offensive de campagne

Les techniciennes et techniciens en laboratoire de l’Hôpital Sainte-Justine organisent la riposte face à la méga-centralisation des laboratoires à laquelle se prête le ministre Barrette par le projet Optilab, qui affecte directement les services à la population.

Dans le cadre de la campagne Mon laboratoire médical, j’y tiens, ils procéderont dès le 12 janvier à de l’affichage à l’intérieur de l’établissement. Celui-ci prendra la forme de mosaïques d’employé-es interpellant le public, pancartes à la main, par des questions directes et très légitimes, notamment : Et l’impact sur les patients ? Et mon expertise avec les enfants ? Et les horaires intenables ? Et l’inquiétude des parents ?

Ce volet de campagne se déploiera également sur les réseaux sociaux. Les employé-es de Sainte-Justine comptent ainsi montrer leur détermination à lutter contre le démantèlement en règle des services de laboratoires médicaux au Québec. On se demande bien quelles répliques le gouvernement pourrait leur donner. Parce que rien ne justifie le projet Optilab!

Un manque de préparation qui inquiète

À la suite d’une rencontre avec le ministère de la Santé et des Services sociaux sur l’implantation du projet Optilab, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) se dit inquiète face à l’absence de réponse concernant des éléments majeurs dans le déploiement du controversé projet. Selon la centrale, la question du transport et de la main-d’œuvre constituent des illustrations flagrantes de l’improvisation dans le dossier. « On laisse planer le mystère sur la nature publique ou privée de la gestion du transport des échantillons en évoquant la possibilité que le choix relève des 11 laboratoires serveurs. De plus, le moyen d’assurer la traçabilité des échantillons n’a toujours pas été identifié. Or, une standardisation s’impose pour garantir l’efficience dans les transferts des échantillons et dans la conservation de leur intégrité, partout au Québec. Seul le système public peut l’assurer », plaide d’entrée de jeu le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

« Tout est très préliminaire concernant le transport des échantillons. À ce stade-ci, le gouvernement est encore en train d’analyser ce qui se fait à Héma Québec! Pourtant, il a mis le pied sur l’accélérateur pour implanter Optilab et multiplier les transferts d’échantillons. Mais le système de transport n’est toujours pas adapté, malgré les grandes distances parcourues! Cela présente un risque pour la santé de la population dont le gouvernement devrait se préoccuper », lance également le vice-président de la CSN.

« Le ministère affirme que les employé-es sont le volet clé du projet Optilab. Mais on a plutôt l’impression du contraire avec le transfert de personnel et les abolitions de postes annoncées. Ce que dit le gouvernement ne se concrétise pas dans les faits et suscite plusieurs questionnements », souligne la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), Nancy Corriveau.

« Le ministre Barrette est en train de créer le chaos, s’inquiète la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Mélissa Gaouette. Nous le répétons : un moratoire s’impose sur le déploiement du projet dans l’ensemble du territoire, le temps de procéder aux travaux et aux consultations requises. Il faut absolument s’assurer que le projet dans sa forme actuelle soit viable, ce dont on doute fortement. Sa mise en œuvre doit se faire en toute sécurité et en tout respect pour la population et les salariés des laboratoires. »

Jean Lacharité rappelle finalement que la CSN est la seule organisation à avoir négocié la lettre d’entente numéro 7 établissant un comité paritaire syndical-patronal sur lequel siègent notamment trois technologistes. La centrale est également la seule à s’être dotée d’une structure élargie permettant aux employé-es du terrain de faire entendre leur voix. « À la CSN, nous tenons à ce que les personnes directement concernées par Optilab puissent participer activement aux discussions. Il faut éviter que tout ne soit concentré entre les mains des médecins, comme le souhaite le ministre Barrette », conclut-il.

 

 

La CSN dénonce l’intransigeance de la direction du CISSSO

La CSN dénonce le refus du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) de revenir sur sa décision en ce qui a trait à des mesures disciplinaires qui ont coûté six et trois mois de suspension à deux employés. Ceux-ci avaient fait appel aux médias pour alerter la population concernant l’inutilisation d’un laboratoire médical nouvellement construit qui a coûté plusieurs centaines de milliers de dollars provenant des coffres de l’État.

« Deux citoyens ont agi en leur âme et conscience dans cette affaire et ont jugé qu’il était nécessaire d’alerter la population sur ce qui se passe dans le réseau. Avec ses compressions de plusieurs milliards dans le système de santé, le gouvernement a mis à mal de nombreux services tout en engrangeant des surplus faramineux. Dans ce contexte, il est complètement inadmissible de laisser dormir des installations qui pourraient servir à des gens qui en ont besoin », s’est indigné le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CSN), Michel Quijada.

« Nous enjoignons à nouveau l’employeur de renoncer à ses mesures disciplinaires, a renchéri le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Christian Meilleur. Nous allons poursuivre la pression jusqu’à ce qu’il entende raison, d’autant plus qu’il est lui-même incapable d’expliquer à la population les mesures complètement injustifiées qu’il a prises envers deux personnes qui ont exercé leur devoir de citoyens. »

La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé de Gatineau – CSN, Josée McMillan, reproche par ailleurs au CISSSO la réduction de quatre rencontres mensuelles à une seule pour le règlement des mésententes. « À l’heure actuelle, plusieurs griefs sont pendants entre l’employeur et des employé-es. Pour un meilleur climat et des relations de travail plus harmonieuses, il est absolument nécessaire que les parties puissent se rencontrer sur une base régulière afin de tenter de régler les litiges ; mais voilà que l’employeur réduit cette possibilité. Ce n’est pas digne de ses responsabilités envers les syndiqué-es auxquels il est lié par la convention collective. »

« La décision de l’employeur de suspendre deux personnes alors qu’elles ont toujours eu un comportement exemplaire a soulevé l’indignation dans la région et partout au Québec, a conclu le président de la CSN, Jacques Létourneau. Les gens se sont élevés contre le traitement qui leur a été réservé, car ce genre d’action est essentiel à toute démocratie. La CSN va les appuyer inconditionnellement dans cette affaire, car nous défendons coûte que coûte le droit du public à être informé, qui plus est dans un contexte où le projet Optilab du gouvernement met en péril la qualité des soins aux patients. »

 

 

Gouvernement Couillard : un bilan lamentable

L’année qui commence sera particulièrement animée pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN) avec la tenue de son 65e Congrès, en juin à Montréal, et la négociation des conventions collectives de quelque 600 syndicats et sections. « Mais une action soutenue sur le front social et politique demeure essentielle, a précisé le président Jacques Létourneau, car nous avons devant nous un gouvernement pro-patronal, loin du monde ordinaire. Il n’est donc pas surprenant que son bilan soit lamentable. »

Le porte-parole syndical estime que le début de 2017 sera déterminant et conditionnera la fin du mandat du gouvernement Couillard. Lorsqu’il a été élu, en avril 2014, Philippe Couillard s’était engagé à devenir « le premier ministre de tous les Québécois ». « Il doit maintenant s’activer à le démontrer, a déclaré le président de la CSN. Ses priorités doivent être de profiter du prochain budget pour réinvestir massivement dans les programmes de l’État, de relever substantiellement le salaire minimum et de permettre un développement économique créateur d’emplois de qualité et respectueux de l’environnement. C’est ce qui nous animera en 2017. »

Un réinvestissement massif nécessaire

Après deux ans et demi d’austérité, le temps est venu de réinvestir massivement dans les services publics et les programmes sociaux. La réforme Barrette dans la santé et les services sociaux a durement atteint l’accessibilité et la qualité des services, tout en détériorant les conditions de travail de celles et de ceux qui les donnent. Décriée de toutes parts, des syndicats aux gestionnaires en passant par des médecins et même la commissaire à l’éthique par intérim, Anne Robitaille, cette réforme ouvre la voie à des privatisations et centralise à l’extrême les pouvoirs entre les mains du ministre.

Entrevue : Jacques Létourneau dresse le bilan du gouvernement Couillard à Radio Canada

« La situation dans les CHSLD et dans les centres jeunesse n’a jamais été aussi dramatique, a dénoncé Jacques Létourneau. Les transferts des CLSC vers les GMF ont dénaturé les services sociaux et privé la population de services essentiels. La centralisation des laboratoires, avec le projet Optilab, connaît déjà des ratées troublantes, comme le rapportent certains médias. La manipulation et le transport d’échantillons sur de grandes distances par des entreprises du secteur privé comportent des risques d’erreurs et des enjeux de sécurité que nous devons dénoncer. Avec notre campagne Ma place en santé, j’y tiens !, nos membres continuent à se mobiliser pour dénoncer les effets de cette réforme austère et revendiquer un réinvestissement majeur dans le réseau. »

Avec le surplus de 1,7 milliard de dollars constaté par le ministre Leitão, au début décembre, sans compter celui de 3,7 milliards atteint l’an dernier, la CSN estime qu’il est maintenant temps de réinvestir massivement dans les programmes qui ont été décimés par les mesures d’austérité, en suspendant les versements au Fonds des générations : la santé et les services sociaux, l’éducation, les services de garde éducatifs, l’aide sociale, la protection de l’environnement et de la faune, l’application de la charte de la langue française, et le financement des groupes communautaires.

« Nous avons proposé au gouvernement qu’il accroisse les revenus de l’État, a rappelé Jacques Létourneau. La lutte à l’évitement fiscal et aux paradis fiscaux, l’instauration d’un impôt minimum pour les entreprises, l’ajout de paliers d’imposition pour les particuliers les plus fortunés seraient de bons moyens. Il doit aussi s’attaquer aux deux principales causes de la hausse des dépenses du réseau de santé, soit la rémunération des médecins, qui doit être revue, et les prix des médicaments, en instaurant un régime public d’assurance médicaments. L’équilibre budgétaire ne doit plus être maintenu par des coupes dans les programmes. »

Une hausse significative du salaire minimum

Pour la CSN, membre de la coalition 5-10-15 qui milite pour réformer les normes du travail et pour hausser le salaire minimum à 15 $ le plus tôt possible, le gouvernement doit donner le ton en annonçant une augmentation significative du salaire minimum pour le 1er mai. « La ministre Vien ne doit pas céder au chant des sirènes patronales qui évoquent les pires scénarios découlant d’une telle hausse, a poursuivi Jacques Létourneau. Elle doit aller beaucoup plus loin que ses prédécesseurs qui avaient augmenté de 0,50 $ l’heure par année le salaire minimum entre 2008 et 2010.

« Il n’est pas normal qu’une personne vive dans la pauvreté en travaillant à temps plein. Contrairement à ce que plaident les patrons, les mesures fiscales sont des compléments utiles au salaire minimum, dans des politiques de lutte à la pauvreté. Elles ne doivent pas se substituer à leur responsabilité de verser un salaire décent à leurs employé-es, surtout dans un contexte où les charges fiscales des employeurs ne cessent de diminuer. Agir ainsi équivaudrait à subventionner, avec les impôts des contribuables, les emplois à bas salaire. »

Peu avant les Fêtes, les libéraux avaient fièrement annoncé la réduction de la contribution patronale à la Loi sur les normes du travail, une mesure qui s’ajoute à toutes les autres qui ont diminué le fardeau fiscal des entreprises, dont le taux effectif marginal d’imposition sur l’investissement est passé de 34,5 % en 1998, à 24,1 % en 2008, puis à 18,8 % en 2012.

Emplois : absence de vision

Au regard du développement économique, le bilan du gouvernement Couillard n’est guère élogieux. « Il aurait dû suivre l’exemple de son homologue au fédéral en investissant pour soutenir la création d’emplois, a réagi le président de la CSN. Au rythme où vont les choses, il n’atteindra jamais son engagement de créer 250 000 emplois et encore faudrait-il que ceux qui sont créés soient de qualité et non atypiques, comme le démontre la tendance des dernières années. »

La formation du Conseil consultatif sur l’économie et l’innovation, composé essentiellement de figures patronales, et le ton qu’il donne aux Rendez-vous de la main-d’œuvre en voulant orienter l’enseignement post-secondaire vers les seuls intérêts des entreprises, sont d’autres exemples du parti pris patronal de ce gouvernement.

En route vers le 65e Congrès

Depuis octobre, les syndicats affiliés sont consultés sur de grandes revendications devant mener à la rédaction d’un manifeste qui sera présenté au 65e Congrès de la CSN, qui se tiendra en juin à Montréal. L’instance permettra aux quelque 2000 délégué-es syndicaux d’élaborer un plan d’action porteur d’un projet social pour contrecarrer le néoconservatisme qui domine dans les officines du pouvoir au Québec.

« L’échéance est le prochain scrutin québécois où nous interviendrons pour que les partis s’engagent sur des éléments d’un projet progressiste pour le Québec », a conclu le président de la CSN.

Plus de 600 syndicats de la CSN en négociation en 2017

L’année qui commence sera fort active pour quelque 600 syndicats affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui renouvelleront leurs conventions collectives en 2017. Autant dans le secteur privé que dans le secteur parapublic, des dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs bénéficieront de l’appui de la CSN pour améliorer leurs conditions de travail et leurs salaires.

C’est le cas de plus de 21 000 membres de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), dont les membres d’une cinquantaine de syndicats ou de sections du transport scolaire et de transport urbain, et de près de 90 syndicats ou sections dans les municipalités, de même que les membres du Réseau de transport de la capitale (personnel d’entretien et conductrices et conducteurs), de la Société de transport de Montréal (entretien), de la Société de transport de la Rive-Sud (personnel d’entretien et conductrices et conducteurs), de Loto-Québec, les 5400 employé-es de bureaux et de magasins de la SAQ (SEMB-SAQ-CSN), les employé-es de Gaz Métro, les quelque 2000 membres des casinos de Montréal, de Gatineau, de Charlevoix et de Mont-Tremblant et de plus de 700 employé-es de soutien dans l’éducation post-secondaire, dont celles et ceux de Concordia.

En outre, les 2800 membres du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (CSN), sans contrat de travail depuis le 1er avril 2015, et en bute à un sous-financement chronique qui affecte leurs conditions de travail et les services qu’ils rendent, poursuivront leurs négociations.

Pas moins de 33 syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) renouvelleront leurs conventions collectives en 2017, soit 23 du regroupement des établissements d’enseignement privé représentant près de 2000 salarié-es ainsi que 7900 chargées et chargés de cours, tutrices et tuteurs en provenance de 10 universités. Outre l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’UQAM, dont les chargé-es de cours ont un mandat de grève en poche, c’est l’ensemble des composantes du réseau des universités du Québec qui seront en négociation.

Les 250 professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO–CSN) poursuivront aussi leur négociation. Ces derniers sont affiliés à la Fédération des professionnèles (FP–CSN), tout comme les 166 sages-femmes du Québec, qui tenteront d’obtenir une entente en 2017.

Les 7400 membres d’UCCO-SACC-CSN, qui regroupe toutes les agentes et tous les agents correctionnels des pénitenciers fédéraux, poursuivront pour leur part les discussions avec le gouvernement Trudeau. Les négociations ont commencé il y a deux ans.

À la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), 91 syndicats regroupant près de 4000 membres entreprendront des pourparlers au cours des prochaines semaines, dont ceux de Soucy International et des Industries Mailhot, qui en seront à leur première négociation à la CSN. En outre, les syndiqué-es d’Orica, de General Dynamics Produits de défense et Systèmes tactiques de Saint-Augustin, d’Acier Leroux de Boucherville, de Pharmetics, de MDA Espace, de la SOPFEU et ceux des syndicats au sein de 18 concessionnaires automobiles tenteront d’obtenir une nouvelle convention collective en 2017.

Soixante-deux syndicats de la Fédération du commerce (FC–CSN) négocieront aussi leurs contrats de travail au cours des prochaines semaines. De ce nombre, huit participent à la négociation coordonnée dans l’hôtellerie, dont celui de Gouverneur Place Dupuis, à Montréal, en lock-out depuis le 14 décembre. Dans le commerce de détail, l’entrepôt RONA, BMR, et le Métro-Richelieu de Newton, l’un des plus vieux syndicats de la fédération, seront aussi en discussion sur leurs conditions de travail et leurs salaires. Le secteur agroalimentaire sera aussi actif avec 11 négociations, dont Olymel, à Sainte-Rosalie. Dix-sept conventions collectives du secteur de la finance, incluant plusieurs caisses Desjardins, et 13 dans le secteur du tourisme, dont celle au Zoo de Granby, seront aussi en discussion.

Quelque 25 syndicats affiliés à la Fédération nationale des communications (FNC–CSN) entameront ou poursuivront leurs négociations, dont les quatre de La Presse, celui des 3200 travailleuses et travailleurs de Radio-Canada, et celui représentant Transcontinental.

À la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), les syndicats présents dans plus de 360 centres de la petite enfance à travers le Québec poursuivront leurs négociations coordonnées et locales, le cas échéant, au cours de l’année qui commence. Les quelque 3600 membres des 46 accréditations syndicales représentant le secteur ambulancier (paramédics, répartitrices, répartiteurs et employé-es de soutien) poursuivront aussi les pourparlers. Il en est de même d’une vingtaine de centres d’hébergement privés (CHP), réunis dans des négociations coordonnées et de 53 autres établissements communautaires ou de résidences privées de personnes âgées.

Pour leur part, les 12 000 membres de la CSN–Construction négocieront leurs conditions de travail aux côtés de leurs camarades des 4 autres organisations syndicales représentatives de l’industrie de la construction, comme le prévoit la loi.

Entre le 4 décembre 2015 et le 1er décembre 2016, la CSN a accueilli 2317 nouveaux membres regroupés dans 72 nouvelles accréditations syndicales.

L’entente de principe adoptée à 96 %

Lors d’une première assemblée générale tenue le 27 décembre 2016, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN (STTHC) avaient rejeté à 64 % l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 23 décembre dernier. Les pourparlers ont repris dès le lendemain et une seconde entente de principe est intervenue hier, en fin de matinée. Les membres ont été convoqués en assemblée générale extraordinaire le jour même et ont adopté la nouvelle entente de principe à 96 %. L’acceptation de ce nouveau contrat de travail par voie de scrutin secret met un terme à un conflit de travail débuté le 21 septembre dernier.

« Alors que l’employeur refusait catégoriquement que nous ayons toutes et tous les mêmes conditions de travail, nous avons désormais un seul contrat de travail couvrant tous les salarié-es de l’établissement. Nous avons obtenu une augmentation de nos salaires de 2 % au 1er juin 2015 pour les salarié-es de l’unité générale et une rétroactivité de 2 % au 1er aout 2016 pour les salarié-es de la réception. À la signature, nos salaires seront majorés de 3 %, puis de 3 % au 1er novembre 2017 et au 1er novembre 2018, de souligner Martine Harvey, présidente du STTHC. L’introduction de clauses touchant aux abolitions de classifications et aux indemnités de départ fait également partie de nos avancées, ainsi que la bonification de 0,5 % par semaine de vacances. »

Leur nouveau contrat de travail arrivera à échéance le 31 octobre 2019. Il inclut désormais une assurance collective pour les salarié-es à temps plein à partir du 1er juillet 2017 et une augmentation de l’employeur au régime de retraite de 2 % qui passera graduellement à 4 % à terme.

« Les travailleuses et les travailleurs du Classique peuvent être fiers des gains qu’ils ont réalisés. Leur lutte pour obtenir le respect de leur employeur a porté ses fruits et ils sortent de ce conflit avec des avancées importantes dans leurs conditions de travail, de préciser Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN. Ils ont réussi à obtenir des demandes qui faisaient partie de notre plateforme commune de revendications, ce qui prouve encore une fois la légitimité et la justesse de notre démarche de négociation coordonnée qui fait ses preuves depuis une trentaine d’années. »

« La lutte exemplaire menée par les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel Classique nous démontre, hors de tout doute, que celles et ceux qui décident de se tenir unis face à leur employeur peuvent obtenir gain de cause. Vivre un conflit de travail n’est jamais facile et les trois derniers mois peuvent en témoigner. Mais c’est la tête haute que les salarié-es sont retournés au travail aujourd’hui même, de conclure Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches–CSN.

Affilié à la FC–CSN, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN compte environ 65 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

La résidence St-Eustache conclut une entente alors que Chartwell Les Monarques se fait tirer l’oreille

Les travailleuses et les travailleurs de la résidence St-Eustache syndiqués à la CSN se réjouissent de l’entente qu’ils ont adoptée à l’unanimité. « Il s’agit d’une autre entente qui respecte en tout point les éléments de la négociation coordonnée dans les centres d’hébergement privés (CHP). L’employeur a accordé une oreille attentive à nos demandes et a reconnu qu’elles étaient fondées », souligne d’entrée de jeu le représentant du secteur des centres d’hébergement privés (FSSS–CSN), Gilles Gagné.

À cet effet, les employé-es ont obtenu l’augmentation salariale demandée – soit 1,50 $ l’heure sur trois ans ajustée au prorata de la durée de la convention. Ils ont également gagné la date d’échéance commune de leur convention collective au 31 mars 2018, la formation pour leur permettre de bien exécuter leurs tâches et la mise sur pied d’un comité de relations de travail en bonne et due forme où ils pourront discuter des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. « On a ici une preuve de plus qui démontre une chose : s’unir pour négocier est concrètement profitable pour tous les
syndiqué-es », enchaîne le représentant du secteur.

L’entente ne fait pas que répondre positivement à tous les éléments de la plateforme de négociation coordonnée. « Le syndicat a localement obtenu des gains majeurs comme l’introduction d’une prime de soir et la bonification d’une prime de nuit, une prime de responsabilité pour les préposées aux bénéficiaires de la résidence qui doivent effectuer des actes médicaux délégués, un congé de maladie supplémentaire et une plus grande souplesse relativement à l’assurance collective. Les travailleuses et travailleurs de la résidence ont de quoi célébrer durant le temps des Fêtes », renchérit le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), David Deschatelets.

Un employeur injuste et entêté : Chartwell Les Monarques
Alors qu’une telle entente est intervenue à la résidence St-Eustache, un autre établissement, Chartwell Les Monarques, fait piètre figure dans cette négociation coordonnée qui réunit 42 résidences syndiquées CSN à travers le Québec. « C’est à n’y rien comprendre. La résidence St-Eustache, une indépendante, conclut avec le syndicat une très bonne entente alors qu’une autre qui appartient à une multinationale se fait tirer l’oreille. Sept rencontres ont eu lieu à ce jour et on ne fait que piétiner. Non seulement l’employeur demeure complètement fermé à nos demandes tout à fait légitimes, mais il veut nous faire reculer sur plusieurs plans. Et on n’a pas encore abordé l’aspect monétaire. C’est vraiment regrettable », ajoute Marie-Christine Delsart, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement de la région des Laurentides – CSN, lequel a réglé dernièrement trois conventions collectives dans cette région.

« Le groupe Chartwell ne viendra pas nous faire pleurer sur son sort. Il représente le plus important gestionnaire de résidences pour retraités à l’échelle du Canada et poursuit sa croissance de façon fulgurante. En 2015, il a lancé dans la région la construction de la résidence Chartwell L’Unique, à Sainte-Eustache, un projet de quelque 15 millions de dollars. Le consortium Chartwell et EMD/Bâtimo a d’ailleurs réalisé plus de 220 M$ de projets au cours des huit dernières années dans tout le Québec. Quand une entreprise, ou plutôt une multinationale a les moyens d’investir de la sorte, elle est en mesure d’accorder à ses employé-es un salaire décent, laissez-moi vous le dire. La CSN va les appuyer jusqu’à ce qu’ils obtiennent ce qu’ils veulent », a conclu la présidente du conseil central des Laurentides (CSN), Chantal Maillé.

2017: l’année de toutes les solidarités

Plus que jamais, l’action collective, l’action syndicale, l’égalité, l’équité et la protection des droits démocratiques sont essentielles pour une plus grande justice sociale. Le comité exécutif de la CSN vous offre ses meilleurs voeux à l’occasion du temps des Fêtes et vous souhaite une très belle année 2017.

Nous vous invitons à contribuer à la campagne des paniers de Noël de la CSN en solidarité avec les travailleuses et les travailleurs en grève, en lock-out ou qui ont été congédiés pour activités syndicales.

Entente de principe à l’Hôtel Classique

Aujourd’hui, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN et l’employeur. Obtenue après un blitz de négociation intense de 36 heures, celle-ci sera présentée aux membres en assemblée générale, le mardi 27 décembre prochain. L’acceptation de ce nouveau contrat de travail par les membres du syndicat mettrait un terme à un conflit de travail d’un peu plus de trois mois, débuté le 21 septembre dernier. Aucun commentaire ne sera émis d’ici là.

Affilié à la FC–CSN, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN compte environ 65 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Un pas dans la bonne direction pour l’assurance-emploi, mais il faut faire plus

La diminution du délai de carence de deux semaines à une seule est un pas dans la bonne direction pour les chômeuses et les chômeurs, estime la CSN. Cependant, elle invite le gouvernement à faire beaucoup plus pour répondre à leurs besoins.

« L’élimination complète du délai de carence constitue une nécessite en soi. L’assurance-emploi doit servir à donner une aide concrète aux personnes qui perdent leur emploi et éviter qu’ils ne vivent une période sans revenus, aussi courte soit-elle », souligne le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

À terme, c’est une réforme en profondeur du régime d’assurance-emploi que demande la CSN pour redonner au régime la vocation pour laquelle il a été créé, c’est-à-dire un soutien fiable et efficace aux travailleuses et aux travailleurs qui perdent leur emploi.

« Tous les gouvernements qui se sont succédé depuis le milieu des années 80 se sont donné le mot pour affaiblir le régime. Nous avons toujours lutté contre ces attaques. À ce titre, on ne peut que saluer les efforts des libéraux pour rétablir les choses, mais il faut faire plus », enchaîne Jean Lacharité.

Selon le vice-président de la CSN, il faut de toute urgence régler le problème du trou noir, qui affecte des milliers de travailleuses et travailleurs du Québec et qui les prive de source de revenus durant la période de fin des prestations et la reprise de l’emploi. Le gouvernement doit aussi s’engager à hausser davantage l’accessibilité, à augmenter le taux de remplacement de revenu et à établir une véritable caisse autonome d’assurance-emploi, estime aussi Jean Lacharité.

Et bien sûr, l’accès à la justice doit être rétabli. « Pas plus tard que la semaine dernière, nous avons dénoncé le mauvais accès à la justice, qui a été considérablement réduit et malmené par le gouvernement précédent. Ça n’a pas de bon sens de devoir attendre plus d’un an pour qu’un tribunal détermine si une personne a droit à des prestations d’assurance-emploi. Pendant ce temps-là, les chômeurs n’ont accès à aucune source de revenus. Il faut régler cette situation, ça presse », conclut-il.

Le SPUQO salue la nomination de Denis Harrisson

Le Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO) salue la nomination de Denis Harrisson, recteur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), au poste de président de l’Alliance pour la cause de l’enseignement supérieur en Outaouais (ACESO).

« Dans son communiqué de presse du 15 décembre, monsieur Harrisson précise qu’il compte bien poursuivre le travail avec les membres de l’ACESO et tous [ses] partenaires afin de concrétiser le plan de rattrapage découlant du statut particulier octroyé par le gouvernement, de souligner Louise Briand, présidente du SPUQO. Il ajoute que, pour que notre région se développe à son plein potentiel, il est impératif que l’Outaouais dispose enfin d’une offre de programmes d’enseignement supérieur comparable à celle des autres régions du Québec, et ce, tant au niveau collégial qu’au niveau universitaire. »

« Nous tenons à souligner notre entier appui à ce sujet au nouveau président de L’ACESO. À cet égard, nous le rencontrons justement à 13 h 30 aujourd’hui et nous sommes vraiment impatients de pouvoir travailler avec lui en ce sens, à titre de partenaire incontournable et privilégié. Puisque les professeurs de l’UQO développent et conçoivent tous les programmes universitaires qui sont offerts dans leur institution, il va de soi que nous sommes à même de pouvoir soutenir ces nobles objectifs que nous partageons depuis toujours », de conclure la présidente du SPUQO.

L’ACESO a été créée en 2011 par la Table Éducation Outaouais. Sa mission : combler le retard de développement constaté en Outaouais, notamment en ce qui concerne l’offre de programmes d’enseignement supérieur, leur financement et leurs infrastructures. L’ACESO est un mouvement de mobilisation régional endossé par une centaine de partenaires locaux et régionaux, représentant plusieurs dizaines de milliers de personnes des milieux éducatif, économique, politique, social, culturel, sportif, associatif, fédératif et syndical.

Affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN), le SPUQO compte environ 250 membres.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Le syndicat somme l’employeur de revenir sur sa décision

Le syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé de Gatineau (CSN) a déposé des griefs à la suite de la suspension injustifiée de deux employé-es du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), qui ont fait appel aux médias pour alerter la population sur une aberration entourant la construction d’un laboratoire médical.

« L’employeur a voulu museler des personnes qui jugent inadmissible l’inutilisation d’un laboratoire médical alors que plusieurs centaines de milliers de dollars provenant des coffres de l’État ont servi à sa construction. Nous avons bien entendu contesté ces mesures disciplinaires complètement exagérées ; nous exigeons ni plus ni moins que la réintégration des deux travailleurs », a d’abord commenté la présidente du syndicat, Josée McMilen.

« L’employeur dispose de quatre jours civils à partir du dépôt de nos griefs pour réagir, ce qui nous conduit à jeudi. Sur certaines tribunes, il a fait planer le flou quant au sort des deux travailleurs. Nous l’enjoignons à faire marche arrière dès maintenant et à renoncer aux mesures disciplinaires qui pèsent injustement contre les employé-es concernés », a ajouté le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux, Christian Meilleur.

« L’indignation dans la région et partout au Québec est palpable : les gens sont outrés du traitement réservé à ces deux travailleurs qui ont voulu informer la population dans un esprit de libre démocratie. La population a le droit de savoir ce qu’il advient des impôts qu’elle paie, qui plus est dans un contexte où le projet Optilab du gouvernement met en péril la qualité des soins aux patients », a poursuivi le président du conseil central de l’Outaouais (CSN), Michel Quijada.

« Il est clair que les réactions vont fuser de toutes parts si le CISSSO n’agit pas dans le sens d’une réintégration en bonne et due forme. Nous nous attendons à ce qu’il entende raison ; de toute façon, il n’arrive pas lui-même à soutenir le bien-fondé de sa décision », a conclu la présidente du syndicat.

Québec rate une fois de plus la cible et nous montre son vrai visage : celui de l’austérité

La Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) sont extrêmement préoccupées par les orientations que le gouvernement libéral est en train de prendre sur l’avenir du Régime de rentes du Québec (RRQ). Les dés de cette consultation semblent en effet pipés : avec les hausses dérisoires qui sont proposées, les libéraux vont carrément asphyxier la pension de retraite et s’éloignent encore de l’objectif d’une retraite décente pour tous.

Avec le dépôt du document de consultation sur l’avenir du Régime de rentes du Québec, ce gouvernement montre encore une fois son vrai visage : hausse anémique de la pension de retraite, augmentation de l’âge de la retraite, diminution de l’indexation, réduction de la rente au conjoint survivant, etc. « C’est complètement surréaliste de penser que le gouvernement peut proposer aux futurs retraités québécois moins que ceux du reste du Canada. Le gouvernement libéral est déconnecté de sa population. Il est temps d’agir. Il est urgent pour nos futurs retraités de bonifier le Régime de rentes du Québec. Ce gouvernement gouverne uniquement avec le lobby patronal. Après avoir fait une job de bras avec les maires dans le dossier des régimes de retraites municipaux, il fait une job de bras à ceux qui n’ont même pas de régime de retraite autre que le RRQ », déclare le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

Actuellement, le RPC et le RRQ sont pratiquement identiques. Il est inacceptable qu’une amélioration au RPC n’ait pas son équivalence au Québec. Nous nous opposerons donc à toute proposition qui ira en deçà de l’entente conclue entre les provinces et le fédéral à Vancouver. Par ailleurs, le gouvernement mise sur les régimes volontaires d’épargne-retraite (RVER) pour assurer une sécurité financière à la retraite, mais cette mesure ne fonctionne pas. « Ce n’est pas un exercice de consultation que lance le gouvernement, mais plutôt un exercice de marketing. Les RVER ne sont pas une bonne solution, car les employeurs ont tout le contrôle sur le choix de l’institution financière et des placements, même s’ils n’ont aucune obligation d’y cotiser. Les RVER ne sont en fait que des regroupements de comptes individuels sans aucun partage de risques. Ce n’est pas équitable », déplore la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, qui dénonce, par ailleurs, la volonté du gouvernement de réduire la prestation pour les conjoints survivants. « Les libéraux prétendent que cette rente est moins justifiée à cause de l’intégration des femmes sur le marché du travail. Or, c’est complètement nier la réalité, car les femmes gagnent encore en général des salaires inférieurs à ceux des hommes. Diminuer cette rente contribuerait à les pénaliser encore plus à la retraite », ajoute-t-elle.

La proposition du gouvernement dans son document de consultation repose sur une analyse purement comptable et rate la cible en s’attaquant aux personnes les plus vulnérables de notre société. Si le gouvernement va de l’avant avec ses recommandations, le Québec offrirait le régime le moins généreux du Canada. « Les Québécois et Québécoises seraient donc considérés comme des retraités de deuxième ordre. C’est inadmissible. Par le fait même, dans la prémisse de sa consultation, le gouvernement rate déjà la cible en s’attaquant aux personnes les plus vulnérables de notre société. L’objectif d’une retraite décente n’est pas au cœur des réflexions et encore une fois ce sont principalement les femmes qui écoperont. C’est tout à fait inacceptable. Encore aujourd’hui, les femmes ont des revenus de l’ordre de 40 % inférieurs aux hommes à la retraite et les régimes publics font en sorte de réduire ces écarts. Les travailleurs et les travailleuses doivent pouvoir compter sur une sécurité financière décente à la retraite, c’est primordial », explique la présidente de la CSQ, Louise Chabot.

« Nos organisations invitent le gouvernement libéral à se ressaisir au plus vite. Les Québécois et Québécoises sont à la recherche d’un gouvernement qui mettra fin aux inégalités, particulièrement à l’endroit des femmes qui, pour bon nombre, sont dans une situation précaire au moment de la retraite. L’austérité doit avoir une fin », concluent les leaders syndicaux.

Des mesures qui s’apparentent au bâillon

La CSN dénonce les suspensions de six mois et trois mois sans solde de deux employé-es du centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) qui ont interpelé un média de la région au sujet du gaspillage de fonds publics pour la construction d’un laboratoire médical inutilisé.

« Les employé-es ont fait ce que tout citoyen juste et raisonnable aurait fait dans une telle situation. Ils ont alerté la population sur le fait qu’elle est privée des services pour lesquels elle paie. Ils ont agi en leur âme et conscience dans un contexte où la question de la centralisation des laboratoires médicaux suscite la controverse en raison de la diminution de services et des risques pour la qualité et la perte des échantillons », a souligné d’entrée de jeu le président du Conseil central de l’Outaouais (CSN), Michel Quijada.

« Les suspensions de six et trois mois mois sans solde de l’employeur sont complètement injustifiées, a poursuivi la présidente du syndicat, Josée McMallen. Ce faisant, il cherche à museler les employé-es qui constatent des aberrations dans le système public et qui veulent informer la population. Nous n’allons pas en rester là. Nous allons contester cette mesure abusive. »

« Ces mesures disciplinaires s’apparentent au bâillon, a soutenu pour sa part le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Christian Meilleur. La liberté d’expression, ça veut dire quelque chose. Quand les deniers publics sont en jeu, les gens ont le droit de savoir. »

« De concert avec l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ), nous demandons au CISSSO de revoir sa décision, car elle est complètement déraisonnable. Elle décourage toutes les personnes qui sont témoins de situations inadmissibles de parler. La population mérite mieux », conclut le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

 

 

La grève du préhospitalier entraînera une diminution des services

Devant le refus des employeurs de reconduire le cadre de la grève telle qu’exercée en 2012, les syndicats du secteur préhospitalier de la CSN se préparent à une grève qui aura pour conséquence de diminuer le niveau des services.

« Notre première intention était de convenir d’une entente avec les employeurs pour arrêter certaines tâches précises tout en maintenant un niveau d’effectifs à 100 %, remplacés à 100 %, explique le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Dany Lacasse. C’est ce que nous avions fait en 2012, une grève exemplaire qui n’a pas touché aux services à la population. En refusant de reconduire ce modèle, les employeurs ne nous donnent pas d’autre choix que de recourir à une véritable grève, comme on l’entend traditionnellement, avec une diminution des services. »

« D’un côté, les employeurs nous disent avoir besoin de mandats clairs de la part du ministère de la Santé et des Services sociaux et de l’autre, ils nous mettent des bâtons dans les roues et refusent de convenir d’une entente sur les services essentiels alors que nous voulons nous déployer stratégiquement, sans toucher aux services, pour forcer le gouvernement à se commettre. Ils parlent des deux côtés de la bouche », poursuit Dany Lacasse.

Dans cette optique, l’ensemble des syndicats représentant quelque 3600 salarié-es du secteur –paramédics, répartitrices, répartiteurs et employé-es de soutien – tiendront une nouvelle consultation auprès de leurs membres afin d’obtenir un mandat en ce sens, au cours des prochaines semaines. Si les travailleuses et les travailleurs octroient ces mandats au comité provincial de négociation, de premières réductions de services pourraient intervenir dès les premières semaines de 2017.

Blocage

« Nous faisons face à un véritable blocage aux tables de négociation, enchaîne le représentant du secteur préhospitalier de la FSSS–CSN, Jean Gagnon. En refusant de dégager des mandats véritables, en refusant de discuter directement avec nous, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, voudrait nous entraîner dans un cul-de-sac. Il n’est pas question que nous renoncions à notre droit à une véritable négociation, c’est une question de respect. Nous sommes sans contrat de travail depuis mars 2015, assez, c’est assez ! Nous sommes conscients qu’une vraie grève générale dans le secteur sera inconfortable pour tout le monde mais si on doit se rendre là, le ministre en sera le seul responsable ».

À ce jour, les employeurs n’ont même pas été en mesure d’offrir les augmentations salariales négociées avec le Front commun l’an dernier. Ils demandent de conclure un contrat de travail d’une durée de cinq ans sans toutefois s’engager à quelque augmentation que ce soit pour les années 2017, 2018 et 2019.

Outre les augmentations salariales, les membres des syndicats CSN du secteur préhospitalier revendiquent notamment des mesures en santé et sécurité du travail et l’accès à la retraite progressive. Par ailleurs, au sommet de leurs préoccupations, se retrouve l’enjeu des conditions d’exercice de leur profession. Pour la FSSS–CSN, cette négociation devra impérativement mener à des solutions quant à la surcharge de travail et les horaires de travail désuets, comme les horaires de faction (7 jours de travail en continu sur une période de 14 jours).

 

 

Le syndicat vote la grève générale illimitée à 99 %

Ce matin, lors d’une assemblée générale tenue au Centre Saint-Pierre, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Gouverneur Place Dupuis–CSN (STTHGPD) ont voté à 99 % pour la grève générale illimitée, par voie de scrutin secret.

Ce vote a été tenu un peu plus de 24 heures après le déclenchement d’un lockout par leur employeur, quelques jours avant les vacances des fêtes. « Notre message envers l’employeur est clair : nous retournerons au travail seulement lorsque nous obtiendrons une entente de principe satisfaisante pour tout le monde », de déclarer Yvon Therrien, président du STTHGPD.

En négociation depuis le mois de mai dernier, les membres du STTHGPD participent à la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Puisque le syndicat s’attendait à une négociation difficile, la conciliation a rapidement été demandée.

Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres réunis au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN demande au ministre Barrette de prendre ses responsabilités

Alors que les conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2015 dans le secteur préhospitalier, les négociations piétinent car les employeurs sont incapables de répondre aux principales préoccupations du personnel. À l’occasion d’une manifestation tenue ce midi devant l’Assemblée nationale, les paramédics, répartitrices, répartiteurs et employé-es de soutien du préhospitalier ont reçu l’appui des délégué-es de tous les syndicats CSN réunis actuellement à Québec à l’occasion du Conseil confédéral de l’organisation.

 « Tous les travailleurs et les travailleuses vous appuient. Votre travail est primordial. Vous sauvez des vies chaque jour et cela mérite une pleine reconnaissance, lance le président de la CSN, Jacques Létourneau. L’attitude du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, qui refuse de négocier avec vous, est inacceptable car c’est lui seul qui dispose de la clé permettant de dénouer l’impasse. »

Photo : Clément Allard

Les priorités défendues par le personnel du préhospitalier interpellent directement le gouvernement car elles ont un impact financier, et elles visent une amélioration des services, notamment une diminution des temps de réponse aux appels d’urgence. Par exemple, une préoccupation majeure des salarié-es est d’abolir les horaires de faction (7/14) qui entraînent des délais d’intervention supplémentaires par rapport aux horaires avec quart de travail. De même la surcharge de travail dans plusieurs régions fait en sorte que les paramédics peinent à assurer le service auquel toute la population a droit. Ces enjeux ne peuvent être réglés sans la participation du ministère.

Photo : Clément Allard

En ce qui a trait aux salaires, les employeurs sont incapables de présenter une offre au-delà d’avril 2017 car le gouvernement ne leur en a pas donné le mandat. Il en va de même de l’amélioration des dispositions sur la progression dans l’échelle salariale, sur la retraite progressive ou encore sur la santé et la sécurité du travail.

Les syndicats représentant quelque 3600 travailleuses et travailleurs du préhospitalier sont réunis aujourd’hui à Québec afin de plancher sur de nouveaux moyens de pression qui seront déployés dès les prochaines heures, de même que sur le déclenchement prochain d’une grève dans l’ensemble du secteur.

 

L’entente de principe adoptée à l’unanimité

Hier, lors d’une assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel le Concorde–CSN (STTHC) ont adopté à 100 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le 17 novembre dernier avec leur employeur.

« Pour nous, il s’agit d’un excellent règlement dans le cadre d’une négociation qui s’est vraiment bien déroulée. Alors que des rumeurs de changement de vocation de notre hôtel planaient à nouveau, nous avons obtenu l’assurance, inscrite dans notre nouvelle convention, que notre établissement allait poursuivre ses opérations hôtelières pour les huit prochaines années. Nous avons également préservé nos clauses normatives, incluant la protection des emplois et les indemnités de départ », de souligner Robert Lejeune, président du STTHC.

D’une durée de huit ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 3 % les trois premières années, de 4 %, les trois suivantes et de 5 %, les deux dernières années du contrat de travail.

« Nous sommes évidemment heureux de cette nouvelle entente qui vient consolider la relance de cet important hôtel de Québec. Celle-ci a permis aux travailleuses et aux travailleurs de rattraper les concessions salariales qui avaient été consenties lors de la saga qui avait entouré le dernier changement de vocation de leur hôtel », de souligner Serge Fournier, président de la Fédération du commerce–CSN.

Affilié à la FC–CSN, le STTHC compte environ 120 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.