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Des syndicats de la STM outrés d’être exclus de la liste des travailleurs essentiels

Le Syndicat de la STM–CSN et la Fraternité des constables et agents de la paix STM–CSN dénoncent fermement la décision du gouvernement d’exclure l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de la STM des groupes prioritaires pour le processus de vaccination qui vient de débuter.

« C’est inacceptable, laisse tomber d’entrée de jeu le président du syndicat, Gleason Frenette. Bien des gens parmi les employé-es de soutien sont en contact direct avec la clientèle, comme les préposé-es en station qui s’occupent de la désinfection des lieux, entre autres », explique-t-il.

« Nous assurons la sécurité dans le métro et nous sommes appelés à intervenir auprès de la clientèle et de tous les autres employé-es en cas d’incident. Il est absolument essentiel pour nous de recevoir ce vaccin dès maintenant », indique pour sa part Kevin Grenier, président de la Fraternité des constables et agents de la paix de la STM–CSN.

« Des endroits comme les abattoirs et les mines sont classés essentiels, et c’est bien tant mieux pour les employé-es qui y travaillent. Mais pourquoi le gouvernement refuse-t-il de nous vacciner alors que les raisons pour que nous le soyons crèvent les yeux ? Il faut agir pour éviter des tragédies, comme cet agent de station qui est mort de la COVID au début de 2021 », enchaîne Gleason Frenette.

Kevin Grenier, le président de la Fraternité, renchérit : « Nous assurons la sécurité dans le réseau de la STM et nous sommes appelés à intervenir étroitement auprès de la clientèle, notamment auprès des personnes vulnérables. Il est absolument essentiel pour nous de recevoir ce vaccin sans plus attendre. »

Notons à ce titre que le nombre d’interventions a augmenté malgré la pandémie, s’élevant à 31 000 interventions en 2020 comparativement à 26 000 en 2019. Rappelons également que le taux d’achalandage a chuté de 30 % en 2020. En tout et pour tout, la STM recense à ce jour 600 cas d’infections à la COVID. Une clinique de dépistage mobile a même été installée aujourd’hui au centre de transport Anjou, car une éclosion du variant est en cours en ce moment.

« Les personnes qui travaillent à la STM sont au front au quotidien pour participer à l’effort nécessaire afin d’assurer les déplacements en cette période de pandémie. Grâce à elles, les fameux anges gardiens, comme se plaisait à les nommer le premier ministre, peuvent aller travailler à combattre la COVID dans les hôpitaux. Ça n’a aucun sens qu’elles ne figurent pas sur la liste des travailleurs essentiels et qu’elles ne puissent recevoir le vaccin tout de suite! », ajoute la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Dominique Daigneault.

Pour la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics FEESP–CSN, Nathalie Arguin, la situation est d’autant plus ironique que les services donnés par les travailleuses et les travailleurs de la STM à la population en temps de grève sont assujettis par décret aux services essentiels.

« Quand il s’agit de limiter leurs droits fondamentaux de faire la grève, le gouvernement est au rendez-vous, mais pour protéger la santé de ces mêmes travailleuses et travailleurs, il s’éclipse. C’est insensé. Nous demandons à François Legault de corriger immédiatement le tir et d’intégrer sans se faire prier plus longtemps tous les travailleurs et travailleuses de la STM à la liste des groupes prioritaires », conclut-elle.

Le syndicat du transport de Montréal dénonce le non-respect des directives de la santé publique

Le Syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) dénonce de graves lacunes dans l’application des consignes de la direction de la santé publique, notamment en ce qui a trait aux mesures sanitaires et aux travailleurs considérés comme essentiels. Celui-ci invite la STM à mettre en place dès maintenant des mesures de rotation des employé-es jugés essentiels dans les quarts de travail et des directives sanitaires plus strictes.

« Pour l’instant, aucune réduction des effectifs n’a été mise en place, alors que comme le stipulent les directives gouvernementales, nous devrions nous en tenir strictement aux services dits essentiels, d’autant plus que l’achalandage a baissé de plus de 80 %. La STM profite donc de cette situation pour effectuer des tâches non essentielles afin de rattraper les retards accumulés dans certains travaux, comme l’entretien sur des véhicules immobiles », s’est exclamé le président du syndicat, Gleason Frenette. « En demandant à des dizaines d’employé-es non essentiels de se déplacer au travail, la STM augmente les risques de contamination et met à risque la sécurité des travailleuses et des travailleurs de la STM » de déclarer Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). « L’état d’urgence sanitaire a été déclaré à Montréal hier, nous nous attendons à ce que la STM ajuste ses opérations en conséquence », a ajouté Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal-métropolitain – CSN.

Parmi les 2485 membres que compte le syndicat, une soixantaine de cantonniers ont obtenu gain de cause en exerçant leur droit de refus auprès de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Un inspecteur qui s’est déplacé sur les lieux a émis une liste de recommandations et de dérogations à l’attention de la STM. « Ce n’est pas le temps d’engorger les services de la CNESST. On ne va tout de même pas régler les problèmes de l’entretien à la STM à coup de droits de refus, 60 personnes à la fois ! On s’attend donc à ce que la STM applique les recommandations de l’inspecteur et celles de la Santé publique à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de l’entretien et des mécaniciens », a renchéri M. Frenette.

Par ailleurs, le syndicat déplore le laxisme des gestionnaires quant à l’application des procédures de nettoyage des espaces publics. Il déplore également l’absence de mesures de contrôle dans les espaces communs tels que les cafétérias et les vestiaires ainsi que le refus de la STM d’appliquer à tous les secteurs de la STM les dérogations de la CNESST accordées aux cantonniers. Considérant que Montréal est actuellement la ville au Québec où il y a le plus de cas de COVID-19 et que le transport en commun est un environnement à haut risque, le syndicat estime que la STM se doit d’être proactive dans la prévention et l’application de mesures concrètes afin que tous ensemble, nous puissions ralentir au maximum la propagation du coronavirus.

À propos

Le syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) compte 2485 membres, dont les services d’entretien et les mécaniciens. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

La CSN déplore l’attitude de la Société de transport de Montréal

Le président du Syndicat du Transport de Montréal, Gleason Frenette, dénonce l’attitude provocatrice de la Société de Transport de Montréal (STM) et examine ses possibles recours légaux à la suite de la divulgation publique d’informations personnelles et confidentielles dont certaines proviennent de son dossier d’employé.

Le syndicat a tenu des activités de mobilisation dans la semaine du 20 janvier afin de dénoncer le fait que la STM avait recours au privé pour l’entretien d’autobus. Les membres du syndicat ont alors visité certains lieux de travail durant les heures de pause afin de faire connaître leur mécontentement.

Toutes ces activités se sont déroulées sans accrocs, sauf une lors de laquelle deux gestionnaires sont venus confronter les employé-es qui manifestaient. Une joute verbale est alors survenue entre M. Frenette et un de ces gestionnaires, qui a même initié un contact physique avec le président du syndicat.

« La STM m’a suspendu sans entendre ma version des faits, car la direction a refusé de reporter la rencontre disciplinaire et l’agent syndical mandaté pour me représenter n’était pas disponible à la date indiquée dans la convocation, car il témoignait en arbitrage », explique M. Frenette, qui déposera un grief pour contester sa suspension.

Ce dernier ajoute que ce n’est pas surprenant, car la STM procède continuellement à des avis disciplinaires, des suspensions et des congédiements en se fiant uniquement à la version des gestionnaires et sans même prendre la peine de parler aux salarié-es.

« Quand les plaintes visent des salarié-es, la STM est tellement pressée de sévir qu’elle bâcle les enquêtes, affirme-t-il. Pendant ce temps, des employé-es qui se plaignent de harcèlement de la part de gestionnaires doivent patienter des années avant que leur dossier ne soit réglé. »

Pour la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), Dominique Daigneault, cet épisode est symptomatique du climat de travail toxique qui règne à la STM depuis plusieurs années.

« La direction méprise les travailleuses et les travailleurs syndiqués et se range systématiquement du côté des gestionnaires en cas de différends et ça doit cesser rapidement », argue Mme Daigneault.

À la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), on trouve inacceptable qu’un organisme public se comporte avec aussi peu d’égards envers ses salarié-es.

« En tant qu’organisme financé en grande partie par des fonds publics, la STM doit rendre des comptes sur sa gestion devant les instances appropriées, rappelle Jean-Pierre Bourgault, vice-président et trésorier de la fédération. Il est temps que les acteurs politiques exigent de la direction de la STM qu’elle mette fin à cet acharnement envers les travailleurs et qu’elle s’efforce d’installer un climat de travail décent. »

Cafouillage informatique à la STM : 606 autobus sur la voie de garage

Les travailleuses et les travailleurs du Syndicat du transport de Montréal (STM-CSN) dénoncent le cafouillage causé par un nouveau programme informatique qui ralentit indûment les travaux de réparation ou d’entretien des véhicules et fait en sorte que 606 autobus étaient immobilisés la semaine dernière, en attente de réparation.

Le « projet vision », un nouveau système informatisé d’approvisionnement des pièces et de répartition des tâches, ne permet pas d’organiser le travail de façon efficace. Des problèmes d’approvisionnement des pièces mécaniques sont occasionnés, ce qui provoque des délais pour que les mécaniciens puissent faire leur travail et effectuer les réparations nécessaires des autobus. « Certains travailleurs sont payés en temps supplémentaire même s’il manque parfois de pièces pour faire les réparations », souligne Gleason Frenette. En temps normal, ceux qui réusinent les pièces travaillent plus d’heures en ce moment pour que les tablettes soient pleines quand le plus dur de l’hiver arrivera. Or, ce n’est pas le cas en ce moment. On attend plutôt que le système informatique donne les ordres.

« Les employé-es sont préoccupés par la sécurité du public et par le fait que de plus en plus de tâches sont confiées à l’externe », a déclaré Gleason Frenette, président du STM-CSN.

Ce dernier rappelle que dans le conflit de travail de l’an dernier, la STM avait traîné le syndicat devant le Tribunal administratif du travail en affirmant que les services essentiels n’étaient pas assurés. Plus de 600 autobus étaient alors en attente de réparation. « Pourquoi c’était urgent et essentiel de régler le problème en 2018 et que ce ne le serait pas maintenant », s’interroge Gleason Frenette, qui estime que le respect des services essentiels ne devrait pas être assuré seulement quand l’employeur en fait la demande lors d’un conflit de travail.

Travaux à l’externe
Une autre variable nuit à l’efficacité des travaux d’entretien : les rappels de service demandés par le constructeur sont effectués à Saint-Nicolas, près de Québec, ce qui fait perdre du temps en transport des autobus. Il serait pourtant possible de faire le travail à l’interne, à Montréal, comme cela s’est déjà fait dans le passé.

Une entente in extremis approuvée à 96,5 % !

Le chemin fut cahoteux, mais le trajet en valait la peine. Les 2400 employé-es d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) ont finalement obtenu une bonne entente. Intervenue à la suite d’une recommandation du médiateur du ministère du Travail, cette entente a été approuvée à 96,5 % en assemblée générale extraordinaire, le 10 mars dernier.

« On a livré toute une bataille », a lancé Gleason Frenette, président du STM–CSN, qui a rappelé la longue liste de reculs qui ont été évités, dont la privatisation de certaines tâches. Le président a été chaudement applaudi par environ 1600 membres présents à l’assemblée générale extraordinaire. Il aura donc fallu près de deux ans et 170 rencontres de négociation pour franchir la ligne d’arrivée.

Rien ne permettait de croire à cette conclusion favorable quand on se souvient du climat tendu avec l’employeur pendant la négociation. Ce dernier n’a pas hésité à judiciariser le conflit à maintes reprises devant différentes instances, comme le Tribunal administratif du travail (TAT) et la Cour supérieure. Ce fut notamment le cas lors d’un débrayage spontané de plus de 600 mécaniciens, le 15 novembre dernier, tout de suite après une entrevue du directeur général de la STM avec Mario Dumont. Les travailleuses et travailleurs n’avaient tout simplement pas accepté de prendre le blâme pour le nombre élevé d’autobus en réparation à ce moment-là, comme le prétendait le directeur général lors de l’entrevue. Le syndicat et son président ont martelé à plusieurs reprises les divers problèmes de fiabilité des autobus, notamment les nouveaux hybrides, l’hiver difficile que nous avons connu et le problème des pannes d’essence de certains autobus qui s’expliquent en partie par une restructuration des opérations qui avait été dénoncée par le syndicat à plusieurs reprises.

L’employeur avait même annoncé au syndicat qu’il allait se prévaloir des dispositions de la loi 24 adoptée en 2016. En bout de course, cette loi permet aux municipalités de demander la nomination d’un mandataire spécial au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation. Cette disposition est prévue lorsque « des circonstances exceptionnelles le justifient » et si « tous les moyens en vue de régler le différend ont été épuisés ». Il est important de noter que la nomination d’un mandataire spécial n’a encore jamais été utilisée par une municipalité ou une société de transport du Québec depuis l’adoption de la loi.

Le STT de la STM–CSN aura finalement échappé à cette possibilité en continuant à négocier et en s’entendant sur la base d’une recommandation de règlement soumise par le médiateur du ministère du Travail dans la dernière étape. L’entente est survenue vers 5 h du matin, le 28 février, après un marathon de trois jours et trois nuits d’intenses négociations.

Des gains intéressants
En ce qui concerne le salaire, les employé-es du STT de la STM–CSN auront droit à une augmentation de 2 % par année pendant sept ans. Pour les deux dernières années, 2023 et 2024, l’augmentation pourra dépasser 2 % en fonction de l’indice des prix à la consommation. Un plafond de 3 % d’augmentation est toutefois prévu si jamais l’IPC atteignait ce niveau, ce qui n’a pas été vu depuis plusieurs années.

L’entente prévoit aussi une bonification de plusieurs primes et la création de nouvelles. Ainsi, la prime de nuit passera à 1,95 $ l’heure, soit une hausse de 0,65 $, et la prime de soir sera de 1 $ l’heure, une hausse de 0,25 $. De nouvelles primes d’espace clos (0,75 $) et de travail avec des déchets biologiques (1 $) sont également introduites. Une prime de 15 % est nouvellement prévue pour le samedi.

Notons aussi un rattrapage salarial pour les gens de métier et une nouvelle prime de flexibilité. Le rattrapage salarial était au cœur des enjeux syndicaux, où certains métiers pouvaient accuser un retard salarial de 8 $ l’heure comparativement aux compétiteurs. Pour certains, l’augmentation pourrait donc atteindre 4,5 % la dernière année de la convention collective.

L’employeur a obtenu quelques gains aussi, notamment sur la possibilité de créer des quarts de soir et de nuit sur trois sites. Les primes de soir et de nuit ont par ailleurs été majorées pour faciliter la transition.

STM : une entente adoptée à très forte majorité

Après presque deux ans de négociation et 170 rencontres, les membres du Syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) ont approuvé à très forte majorité la nouvelle entente, basée sur une proposition du médiateur.

« On a livré toute une bataille », a lancé Gleason Frenette, président du STM–CSN, qui a rappelé la longue liste de reculs qui ont été évités, dont la privatisation de certaines tâches. Il a été chaudement applaudi par environ 1600 membres présents à l’assemblée générale spéciale pour le vote sur l’entente recommandée par le médiateur. Celle-ci a d’ailleurs été soumise aux membres du STM–CSN avant le vote.

L’entente de 7 ans prévoit notamment une augmentation de salaire de 2 % par année. Pour 2023 et 2024, l’augmentation pourrait toutefois être plus élevée que 2 %, en fonction de l’indice des prix à la consommation (IPC), mais avec un maximum de 3 %. L’entente prévoit aussi une majoration de certaines primes et un certain rattrapage salarial pour les gens de métier.

« Nous sommes satisfaits de l’entente sur la recommandation du médiateur, qui a fait un excellent travail pour rapprocher les parties. Nous sommes prêts à travailler avec la STM afin d’améliorer le service à la clientèle comme nous l’avons toujours fait », a lancé Gleason Frenette.

À propos du syndicat et de la CSN
Le Syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) représente 2400 salarié-es à la Société de transport de Montréal. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) qui regroupe plus de 60 000 syndiqué-es œuvrant dans le domaine des services public et parapublic. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 300 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité, tant public que privé.

Entente à la Société de transport de Montréal (STM)

À la suite d’une recommandation du médiateur, une entente est intervenue entre le Syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) et la STM.

La recommandation du médiateur est survenue vers 5 h ce matin après d’intenses négociations durant la semaine.

Le syndicat s’engage à soumettre la recommandation du médiateur à ses membres lors d’une assemblée générale dont le moment sera à déterminer.

Aucun commentaire ne sera émis avant la tenue de cette assemblée générale.

À propos du syndicat et de la CSN
Le Syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) représente 2400 salarié-es à la Société de transport de Montréal. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) qui regroupe plus de 60 000 syndiqué-es œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 325 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité, tant publics que privés.

 

 

Les travailleurs de la STM outrés des propos du directeur général

Les travailleuses et les travailleurs du Syndicat du transport de Montréal (STM-CSN) dénoncent les propos du directeur général de la Société de transport de Montréal à l’émission de Mario Dumont plus tôt aujourd’hui.

« Le directeur général met tous les problèmes de pannes sur le dos des employés, mais on n’a rien à voir là-dedans », a déclaré Gleason Frenette, président du STM-CSN. Ce dernier précise que le ravitaillement en essence des autobus est réalisé avec un système informatisé qui détermine automatiquement la quantité d’essence versée dans un autobus. Le préposé au ravitaillement ne fait que brancher un boyau avec raccord rapide et ne peut pas décider de la quantité d’essence versée.

De plus, le syndicat estime que la demande patronale d’augmenter les heures de travail des quarts de soir et de nuit, n’est pas la meilleure solution pour diminuer le nombre moyen de véhicules immobiles, estimé à environ 450 ces derniers mois. Il y a tellement d’autobus à réparer, qu’il est certainement possible de faire avancer le travail sur le quart de jour. Le syndicat a malgré tout proposé un horaire de soir et de nuit qui a reçu un écho favorable à la table de négociation. Par ailleurs, le nombre d’environ 125 vérins disponibles à la STM ralentit le rythme des réparations.

Le STM-CSN dénonce par ailleurs le geste d’un cadre de la STM qui a volontairement blessé un employé en tapant sur la trompette (outil) qui se trouvait dans sa bouche.

Les accusations de la direction ont déclenché un mécontentement généralisé dans plusieurs garages et ateliers de la STM, ce qui a affecté la prestation de travail. Nous affirmons cependant que le syndicat n’a jamais lancé de mot d’ordre aux travailleuses et aux travailleurs pour cet après-midi. Il s’agit d’un mouvement spontané. Le syndicat a demandé à ses membres de reprendre le travail normalement pour que les quarts de soir et de nuit se passent sans contretemps.

Le syndicat a demandé à l’employeur de faire un communiqué de rétractation sur les propos tenus par le directeur général à l’émission de Mario Dumont.

Les travailleurs de la STM outrés des propos du directeur général

Les travailleuses et les travailleurs du Syndicat du transport de Montréal (STM-CSN) dénoncent les propos du directeur général de la Société de transport de Montréal à l’émission de Mario Dumont plus tôt aujourd’hui.

« Le directeur général met tous les problèmes de pannes sur le dos des employés, mais on n’a rien à voir là-dedans », a déclaré Gleason Frenette, président du STM-CSN. Ce dernier précise que le ravitaillement en essence des autobus est réalisé avec un système informatisé qui détermine automatiquement la quantité d’essence versée dans un autobus. Le préposé au ravitaillement ne fait que brancher un boyau avec raccord rapide et ne peut pas décider de la quantité d’essence versée.

De plus, le syndicat estime que la demande patronale d’augmenter les heures de travail des quarts de soir et de nuit, n’est pas la meilleure solution pour diminuer le nombre moyen de véhicules immobiles, estimé à environ 450 ces derniers mois. Il y a tellement d’autobus à réparer, qu’il est certainement possible de faire avancer le travail sur le quart de jour. Le syndicat a malgré tout proposé un horaire de soir et de nuit qui a reçu un écho favorable à la table de négociation. Par ailleurs, le nombre d’environ 125 vérins disponibles à la STM ralentit le rythme des réparations.

Le STM-CSN dénonce par ailleurs le geste d’un cadre de la STM qui a volontairement blessé un employé en tapant sur la trompette (outil) qui se trouvait dans sa bouche.

Les accusations de la direction ont déclenché un mécontentement généralisé dans plusieurs garages et ateliers de la STM, ce qui a affecté la prestation de travail. Nous affirmons cependant que le syndicat n’a jamais lancé de mot d’ordre aux travailleuses et aux travailleurs pour cet après-midi. Il s’agit d’un mouvement spontané. Le syndicat a demandé à ses membres de reprendre le travail normalement pour que les quarts de soir et de nuit se passent sans contretemps.

Le syndicat a demandé à l’employeur de faire un communiqué de rétractation sur les propos tenus par le directeur général à l’émission de Mario Dumont.

Le Syndicat du transport de Montréal réagit aux allégations de la STM

Le Syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) réagit à la sortie de la Société de transport de Montréal (STM) qui rejette sur le dos des travailleuses et des travailleurs de la société de transport la perturbation des services pour la rentrée 2018.

« La STM nous accuse de réduire le nombre d’autobus sur les routes, s’exclame le président du syndicat, Gleason Frenette. Or, nos membres n’ont pas fait de moyens de pression cet été. La STM n’a qu’à s’en prendre à elle-même si elle n’arrive pas à donner les services à la population, d’autant plus qu’elle a récemment augmenté le nombre de lignes d’autobus sur les routes sans accroître le nombre de véhicules pour répondre à la clientèle », a-t-il ajouté.

« La STM nous demande plus de flexibilité dans les horaires et prétend qu’elle ne peut pas réparer les autobus durant le jour, puisqu’ils sont sur les routes. C’est faux. À l’heure actuelle, le nombre d’autobus immobilisés pour bris est de plus de près 530, ce qui est énorme. Il s’élevait à 561 à la mi-juillet. Pourtant, l’équipement est disponible le jour pour les réparer », explique-t-il.

« Le manque de véhicules sur les routes relève plutôt de certaines décisions de gestion et non des salarié-es, contrairement à la responsabilité que tente de leur prêter la STM », enchaîne la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Nathalie Arguin. Celle-ci rappelle à ce titre le gel d’embauche de 2014 à 2017, combiné au nombre d’employés d’entretien qui n’a pas suivi l’augmentation de la flotte d’autobus. « Avant de demander aux travailleuses et aux travailleurs d’augmenter leurs disponibilités et de modifier leur horaire, que la STM commence donc par combler les postes actuellement vacants sur les trois quarts de travail pour maximiser la productivité ! Depuis plus de 15 ans le nombre d’autobus immobiles à la STM varie entre 20 % et 25 % de leur flotte. Comme vous pouvez le constater, les perturbations de la rentrée ne sont pas causées par les moyens de pression ».

Nathalie Arguin et Gleason Frenette déplorent également la récente décision du Tribunal administratif du travail, qui a la responsabilité de statuer sur les services essentiels. Le tribunal demandait au syndicat de faire plus que ce que l’employeur peut faire en temps normal. « Cela limite de façon injustifiée les droits des travailleurs », affirment-ils.

98 % des employé-es d’entretien pour la grève

Deux semaines après avoir exercé une première grève des heures supplémentaires, le Syndicat du transport de Montréal est forcé de constater que l’employeur continue de faire piétiner les négociations. Devant faire face à un employeur borné qui cherche à faire reculer les conditions de travail sur tous les plans, les employé-es n’ont eu d’autre choix que de se réunir aujourd’hui en assemblée générale pour voter à 98 % un mandat de grève générale illimitée à exercer au moment jugé opportun.

« Depuis le début, la STM dit ne pas vouloir négocier sur la place publique, lance Gleason Frenette, président du Syndicat du transport de Montréal. Mais on voit bien que depuis près de deux mois, elle ne se gêne pas pour étaler ses positions et ses petits malheurs dans les médias. Elle répète à qui veut l’entendre que ça n’avance pas. C’est sûr que ça n’avance pas, la STM est arrivée à la table avec un cahier de demandes surchargé, dont la majeure partie porte sur des reculs. Le syndicat aurait fait la même chose et on se serait fait demander de retourner faire nos devoirs. Aujourd’hui, c’est ce que nos membres lancent comme message : “retournez faire vos devoirs” ».

Le syndicat rappelle que le cœur du problème reste les heures supplémentaires et la privatisation de certaines activités présentement réalisées à l’interne. Or, pendant que la STM cherche à « assouplir » les horaires en demandant de déplacer des travailleurs sur des horaires de travail atypiques et de privatiser les emplois, le syndicat continue de revendiquer plus que jamais qu’il faut garder le travail à l’interne et embaucher, car il y a un manque criant d’effectifs.

« On est déjà surchargés, poursuit Gleason Frenette. Et même si les heures supplémentaires peuvent être intéressantes pour certains, le message qu’on entend de nos membres, surtout des jeunes, c’est qu’il faut plus de conciliation famille-travail. Bien que plusieurs de nos salarié-es assurent déjà une couverture 24/7 dans plusieurs secteurs de l’entreprise, la STM mise beaucoup trop sur les heures supplémentaires. À preuve, on arrête d’en faire une semaine et, selon elle, ça aura des impacts jusqu’à l’automne. Elle peut essayer de nous faire porter le blâme, mais ce n’est pas nous qui nous attribuons ces heures, ce n’est pas nous qui décidons que 10 % à 15 % du travail se fait en heures supplémentaires. La STM veut régler le problème? La solution est simple, qu’elle ouvre les embauches. »

« Ce qu’on a voté aujourd’hui, c’est un message. On a l’appui de nos membres, on est prêts à partir en grève générale illimitée. On souhaite toujours en arriver à une entente négociée de bonne foi, mais l’employeur devra définitivement mettre de l’eau dans son vin si on veut que ça avance », conclut Gleason Frenette.

Six jours de grève d’heures supplémentaires pour les employé-es des services d’entretien

Face aux demandes de reculs importants souhaités par la Société de transport de Montréal (STM) dans le cadre du renouvellement de la convention collective, les membres du Syndicat du transport de Montréal–CSN augmenteront la pression en lançant une grève d’heures supplémentaires. Pour six jours consécutifs, du 7 mai 2018 à minuit au 12 mai 2018 à minuit, les travailleuses et les travailleurs des services d’entretien de la STM n’effectueront aucune heure supplémentaire, n’accepteront aucune demande de cumul d’heures (heures de travail reportées) et refuseront les changements temporaires de poste, et ce, en fonction d’un horaire de travail préétabli selon les heures de pointe. En bref, pour six jours, il n’y aura aucune forme de travail en dehors des heures régulières prévues, sauf en cas d’urgence.

« Ça n’a pas de bon sens de traiter les travailleuses et les travailleurs comme cela, s’insurge Gleason Frenette, président du syndicat. Les employés du transport en commun ont été attaqués de toutes parts depuis plusieurs années. En 2014, la loi 15 a été adoptée, ce qui a permis à notre employeur de renier les ententes dans les régimes de retraite. Ensuite, la loi 24 est entrée en vigueur à la fin de 2016, attaquant nos droits fondamentaux de négocier. Finalement, la STM a déposé ses demandes contenant plus d’une centaine de reculs en lien avec notre convention collective. Ça fait déjà un an qu’on est en discussion avec la partie patronale et après toutes ces séances de négociation, ils maintiennent des propositions qui viendraient changer totalement nos conditions de travail. Là, ça va faire, les membres sont écoeurés, on n’a plus le choix si on veut se faire respecter, c’est la grève. »

« C’est une question de conditions de travail, oui, mais c’est avant tout une question de qualité de vie, poursuit Gleason Frenette, ça aura entre autres des impacts sur la conciliation famille-travail pour plusieurs de nos membres. Il faut rappeler que le problème a d’abord été causé par un gel d’embauche à la suite des coupes budgétaires de la ville de Montréal. La STM a trouvé comme solution d’augmenter l’offre d’heures supplémentaires. Évidemment, au syndicat, on ne souhaite jamais ça. Nous, on le dit depuis longtemps, le problème, c’est qu’il manque de monde. L’embauche est la solution logique afin d’améliorer l’expérience client que nous voulons tous. »

« La négociation, ça se joue à deux, lance Denis Marcoux, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). À beaucoup d’égards, la STM a des demandes incompatibles avec celles du syndicat. La “souplesse” qu’elle exige n’est qu’un synonyme de détérioration des conditions de travail pour nos membres et on ne peut pas laisser passer ça. »

« Il ne faut pas oublier que ce sont des milliers de bons emplois dans la région de Montréal dont il est question ici, ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). C’est un message très négatif que la STM envoie aux Montréalaises et aux Montréalais en ne reconnaissant pas à sa juste valeur le travail de ses employé-es de services d’entretien qui travaillent fort pour offrir un bon service à la population. »

« Comment voulez-vous que les membres du syndicat acceptent des ouvertures à la sous-traitance ou au recours aux agences? Ça serait complètement irresponsable de la part du syndicat d’aller dans cette direction. La CSN est derrière toutes les travailleuses et tous les travailleurs des services d’entretien de la STM et nous appuierons leur lutte », conclut Véronique De Sève, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux.

Le syndicat confirme que la négociation se poursuit, mais insiste sur l’importance de trouver des solutions qui répondront aux attentes des deux parties.