La CSN propose un décret pour améliorer le sort des sylviculteurs

Lors du Rendez-vous national de la forêt québécoise, le président de la CSN, Jacques Létourneau, a évoqué la possibilité d’un décret pour améliorer les conditions de travail des sylviculteurs et sylvicultrices.

« S’il y a une bonification des enveloppes pour la sylviculture, il faut que cela se traduise dans les conditions des sylviculteurs », a soutenu le président devant la première ministre, Pauline Marois, et de nombreux représentants du gouvernement et de la filière du bois au Québec. Le président a par la suite soutenu l’idée d’un décret afin de réaliser cet objectif.

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a immédiatement répondu qu’elle voulait bien remettre en question les conditions des appels d’offres pour les travaux sylvicoles en évaluant leur impact sur les travailleurs. La ministre a aussi réitéré la nécessité de la « prévisibilité » des budgets consacrés à la forêt.

Le président de la CSN a également insisté sur les contrecoups encaissés par les travailleurs du secteur du bois et de la forêt lors des récentes crises. « Les syndicats ont accepté de négocier », a-t-il indiqué, en parlant d’importantes concessions consenties afin de préserver des emplois. Il a aussi rappelé que leurs conditions de travail ne cessent de se détériorer actuellement.

Pour toutes ces raisons, la CSN demande d’être au cœur des débats qui s’amorcent. Le Rendez-vous national de la forêt aura en effet des suites lors de prochains comités et chantiers.

Il faudra sans doute surveiller le gouvernement de près puisque sa priorité ne semble pas être l’emploi. « Notre premier objectif n’est pas de créer des emplois sur une base artificielle », a soutenu la première ministre Pauline Marois, en ajoutant que le premier objectif du gouvernement était de redonner de la vigueur au secteur forestier.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) compte près de 30 000 membres répartis dans 320 syndicats. De ce nombre, la FIM regroupe plus de 7000 syndiqués du secteur du bois et de la forêt, dont plus de 800 en sylviculture.

La CSN salue la décision de la Cour suprême du Canada

La CSN accueille très favorablement la décision de la Cour suprême du Canada, qui accepte d’entendre l’appel du gouvernement du Québec visant la protection des données du registre fédéral des armes d’épaule, ou armes de chasse.

Les données concernant ces armes ont été détruites dans le reste du Canada. Au Québec, elles ont été préservées le temps que le litige trouve une issue et représentent environ 1,6 des 1,7 million d’armes enregistrées.

L’article Les dangers de détruire les données du registre des armes à feu publié dans La Presse aujourd’hui même insiste d’ailleurs sur le fait que les armes d’épaule ne sont pas toutes utilisées pour la chasse aux canards, comme le martèle Ottawa ces dernières années.

« Je suis extrêmement soulagée que la Cour suprême accepte d’entendre l’appel de Québec. Un refus de sa part aurait signifié que dès aujourd’hui, un détenteur de permis aurait pu acquérir une arme comme le fusil semi-automatique utilisé par Marc Lépine lors de la tuerie à l’École polytechnique ou par Anders Breivik pour son massacre en Norvège sans avoir besoin d’en informer les autorités. Un tel refus nous aurait aussi enlevé toute possibilité de savoir qui possède ce genre d’arme et leur nombre en circulation », souligne la vice-présidente de la CSN, Denise Boucher.

Si Ottawa gagne sa cause, il deviendra donc impossible de repérer un nombre incalculable d’armes. « On ne peut accepter que des individus puissent se procurer des armes ultra-puissantes sans laisser de traces. C’est la sécurité publique qui est en jeu et il faut en tant que société se donner les moyens de la protéger », a conclu Denise Boucher.

À propos de la CSN

La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle.

Des nouvelles de la conférence mondiale des femmes à Dakar

La 2e Conférence mondiale des femmes vient de se terminer à Dakar. Sur le thème Changer l’agenda mondial par la syndicalisation des femmes, ce forum organisé par la Confédération syndicale internationale (CSI) regroupait plus de 300 militantes d’une centaine de pays. Affiliée à la CSI, la CSN participe à cet événement d’envergure qui a débuté le 19 novembre. La responsable des relations internationales de la CSN, Nathalie Guay, était sur place et nous livre ici un compte-rendu des ateliers et conférences auxquels elle a participé.

La violence contre les femmes au travail

L’un des enjeux majeurs pour les femmes au travail est la violence dont elles sont victimes. La CSI lance une campagne pour enfin faire adopter une convention de l’Organisation internationale du travail ( OIT) contre la violence envers les femmes au travail.

Selon les statistiques de l’ONU, une femme sur trois sera victime de violence au cours de sa vie. La violence à l’égard des femmes constitue d’ailleurs la violation des droits humains la plus répandue et la plus tolérée par la société.

Les organisations syndicales affiliées à la CSI exerceront des pressions sur les gouvernements pour qu’ils soutiennent cette convention et les efforts en ce sens. Les membres de la CSN seront tenus informés des démarches qui seront entreprises.

Les femmes dans la société : violence, discrimination, exclusion

Une syndicaliste égyptienne est intervenue pour souligner la contribution des femmes à ce qui est désormais connu comme le printemps arabe. Le processus conduisant au mouvement a été très nourri par les mobilisations des travailleuses avant qu’éclate cette violence avec plus d’ampleur. Encore aujourd’hui, les femmes continuent de multiplier les actions de mobilisation, dont la préparation de la Journée internationale des femmes, le 8 mars. Cependant, plusieurs ont dénoncé avec raison la violence dont elles ont été victimes : des femmes attaquées ou tuées (on présente une photo d’un Frère musulman qui met sa main sur la bouche d’une femme qui proteste).

Les femmes égyptiennes revendiquent un salaire minimum et un maximum, un salaire égal, l’inclusion de toutes les femmes (dont les travailleuses domestiques et agricoles) dans les lois du travail, un congé de maternité, un réseau de garderies, etc. Elles veulent aussi que l’on rende visible la participation économique des femmes dans les statistiques, une protection contre le harcèlement sexuel, qui est très répandu, mais non dénoncé en raison des craintes légitimes de perdre leur emploi. Les militantes ont souligné la nécessité de tisser des liens de solidarité avec les autres organisations. Le 8 mars est une excellente occasion pour ce faire.

Pour une syndicaliste algérienne, les femmes arabo-musulmanes sont toujours les premières à se mobiliser. Bien qu’elles demeurent à l’avant-garde des processus de transformation, elles n’en profitent jamais, étant continuellement mises de côté. Le dernier congrès de l’Union générale tunisienne de travail (UGTT) dans une Tunisie secouée par un mouvement de transformations, n’a élu aucune femme, causant une immense déception.

Plusieurs sont intervenues pour dénoncer la violence subie au quotidien par les femmes musulmanes. Vivant dans des sociétés misogynes, victimes d’une violence qui est à la racine des inégalités, ces femmes doivent recevoir l’appui solidaire de la 2e Conférence mondiale qui doit adopter une résolution ferme.

Enfin, pour les syndicalistes canadiennes, l’un des enjeux majeurs pour les travailleuses est l’accès à un réseau universel de garderies, ce qui manque toujours, sauf au Québec où l’on dénote toujours des lacunes. Au Canada, il en coûte très cher d’envoyer ses enfants dans une garderie, parfois autant qu’une hypothèque. Elles lancent une campagne Rethink childcare qui dressera un portrait de la situation, proposera d’autre choix possibles en terme de garderies, mais aussi de mesures de conciliation entre le travail et la vie personnelle. Les syndicalistes canadiennes souhaitent aussi qu’un réseau de garderies accessibles devienne un enjeu lors de la prochaine campagne électorale fédérale.

Les travailleuses dans le secteur de l’économie informelle

Actuellement, 40 % des emplois de l’économie globale sont dans le secteur dit informel. Cette réalité existe aussi dans les pays du G20, où ce sont surtout des femmes jeunes, migrantes, qui œuvrent notamment dans le secteur domestique. Une militante italienne a souligné que les travailleuses de son pays doivent être solidaires de celles qui œuvrent dans le secteur domestiques. Il importe de leur permettre de travailler décemment, de défendre le droit qu’elles ont à la famille et de continuer de militer pour faire adopter la Convention 189 de l’OIT sur le travail décent.

La crise mondiale a un impact aggravant, en Inde notamment. Cette année l’OIT va se pencher sur la question du travail informel lors de la conférence internationale qu’elle tiendra en juin 2014. L’objectif étant la création d’une recommandation axée sur une transition de l’économie informelle vers l’économie formelle.

Les femmes dans les directions syndicales

es débats de cette 2e Conférence mondiale des femmes ont touché aux moyens visant à accroître la présence des femmes au sein des directions syndicales. Il a notamment été question de la campagne de la CSI Comptez avec nous qui vise à ce que 100 organisations affiliées à la CSI adhèrent à la campagne, que 80 % des membres du conseil général comptent au moins 30 % de femmes dans leurs instances de prise de décision d’ici le 4e congrès de la CSI en 2018, et que les organisations syndicales participantes augmentent de 5 % le nombre de femmes membres d’ici la même échéance.

Des femmes se sont dites excédées de donner tant à leurs organisations, alors que ces dernières refusent toujours qu’elles prennent leur place dans les fonctions de direction. Souvent les époux empêchent la femme de participer aux activités du syndicat, ou iront même jusqu’à l’accompagner. Plusieurs considèrent que des quotas sont essentiels pour assurer une présence conséquente des femmes, mais dans tous les cas, des stratégies doivent être développées et accompagnées de plan d’action : il faut que les efforts soient soutenus et constants, et cela ne doit pas se faire en dressant des femmes les unes contre les autres. Le militantisme doit aussi tendre à préserver son rôle politique.

Cette nécessité d’augmenter la présence des femmes au sein des organisations syndicales exige des ressources pour la formation. Il importe aussi de soutenir les conditions qui font que les femmes accroissent leur confiance en elles. Enfin, un bilan de la situation doit être dressé et il faut démasquer les stéréotypes qui empêchent les femmes d’avancer. Évidemment, on facilitera la participation syndicale des femmes si des mesures de conciliation sont en place pour favoriser le travail des femmes : congés de maternité et parentaux, garderies, revenu égal.

Il ne faut pas non plus réduire l’intégration des femmes à un retour sur investissement, cela est une autre manifestation de la marchandisation des femmes.

Une proposition concrète a été déposée par la secrétaire générale de la FGTB (Belgique), Anne Demelenne : que 50 % des projets de coopération syndicale mis de l’avant visent l’émancipation des femmes, leur embauche, avec des femmes comme gestionnaires de ces projets dans toutes les organisations participantes.

Selon certaines, il y aurait des limites à vouloir la parité : nous sommes dans la phase de la militarisation de la mondialisation, comme dernière étape de la mainmise des pays occidentaux sur les ressources des pays dominés, soit la convoitise des richesses des économies subsahariennes alors que les vieilles économies (celle des pays occidentaux) sont en crise. Si cette guerre économique contre le mouvement ouvrier ne fait pas de cadeaux aux femmes, elle frappe aussi les hommes qui peinent à se trouver des emplois.

Pour d’autres, c’est la vision du leadership elle-même qui est problématique, en particulier sa définition très hiérarchique. Une nouvelle vision d’un leadership partagé doit nous guider pour créer de véritables espaces de discussions.

Des campagnes Diverses campagnes ont été présentées, à la fois pour les secteurs formel et informel.

Celle de L’ ITF (fédération internationale des transports) qui mène une campagne de syndicalisation depuis 2011 sur l’ensemble de la chaîne de valeur de la pêche, du pêcheur à la tablette d’épicerie, en passant par le transport et la transformation. Elle touche quelque 160 millions de travailleurs, environ 117 000 syndiqués, et recherche l’adoption de la Convention 188 de l’OIT. Plusieurs enjeux en découlent : des femmes victimes de harcèlement sexuel ; un taux de mortalité annuel très élevé ; des conditions de quasi-esclavagisme ; une santé-sécurité déplorable, par exemple des sacs de plastique sur la tête comme seul équipement ; des personnes vivant plus de 21 mois en mer sans contacts ; des travailleuses qui doivent payer pour leur équipement de sécurité.

Le SEWA, un syndicat indien qui regroupe 1,7 million de femmes, organise des femmes qui travaillent à la maison. En Inde, 93 % des emplois sont dans le secteur de l’économie informelle, représentant la moitié du PIB et 39 % des exportations. Le travail des enfants est aussi très important en Inde. Les travailleuses du secteur de l’économie informelle manquent de visibilité et de reconnaissance. Il n’y a aucune données, pas de protection ni d’accès au marché ou à l’information. Les stratégies de SEWA sont basées sur les besoins des travailleuses et visent à ce qu’elle se reconnaissent comme telles : décentralisation, contacts porte-à-porte, formation de coopératives, liens avec la sécurité sociale. À court terme, le SEWA cherche à obtenir la parité salariale avec les travailleurs, des augmentations de salaire et des clauses de protection sociale. À long terme, on vise la ratification de C177, un système de sécurité sociale nationale.

Dans les Amériques, on a insisté sur une campagne sur la ratification de la convention 189 de l’OIT sur les travailleuses domestiques, qui a été adoptée en 2011. Jusqu’à maintenant, 14 pays l’ont ratifiée, dont 9 dans les Amériques.

Aux États-Unis, l’ AFL-CIO a modifié ses structures et déploie des campagnes pour rejoindre les travailleurs plus précaires, comme ceux œuvrant chez Walmart. Les femmes qui y travaillent doivent détenir deux ou trois emplois pour survivre et elles reçoivent un salaire moindre que celui des hommes, soit 5220 $ par an. Des grèves ont été déclenchées dans des centaines de magasins l’an passé, et ils recommenceront cette année.

Les Workers centre peuvent maintenant affilier des membres. Des ressources sont dédiées à la recherche et à la mise en œuvre de campagnes stratégiques. Ils recrutent et forment des organisateurs immigrants. Une nouvelle forme d’adhésion individuelle est disponible : Working america  Ils vont développer des partenariats avec les Fédérations internationales syndicales pour l’action dans les entreprises multinationales. Ils ont syndiqué plus 10 000 travailleuses domestiques.

Au Congo, en collaboration avec la CSI, les syndicats ont réussi à mener une campagne et faire adopter une loi pénalisant la violence contre les femmes, prévoyant une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement.

La FSSS–CSN lance un appel au dialogue

Réagissant à une nouvelle étude documentant des situations de détresse vécues par les infirmières et les infirmiers œuvrant aux soins intensifs dont faisait état récemment le Journal de Montréal, la vice-présidente de la FSSS–CSN, Nadine Lambert, demande à tous les acteurs du milieu de se concentrer sur la recherche de solutions.

« Les défis que nous avons à relever, maintenant et au cours des prochaines années, sont nombreux. Le renouvellement de la main-d’œuvre dans les soins infirmiers et cardiorespiratoires bat son plein actuellement. Il s’agit du plus important renouvellement de l’histoire de notre réseau public de santé et de services sociaux. Nous croyons que les enjeux que cela soulève commandent à tous les intervenants de travailler avec ouverture à la recherche de solutions au bénéfice de toutes et de tous. Nous avons une obligation de résultat, tant pour les membres que nous représentons que pour le renforcement du réseau public et pour la relève qui vient », plaide Nadine Lambert.

Pour la FSSS–CSN, la population ne doit pas craindre pour la qualité des services offerts par les infirmières et les infirmiers à l’emploi du réseau puisqu’ils sont de haute qualité. La FSSS–CSN plaide pour le rehaussement de la formation à l’entrée de la profession d’infirmière, comme elle le fait pour plusieurs autres titres d’emploi. La plupart des intervenants reconnaissent d’ailleurs qu’un rehaussement de la formation permettra à la relève infirmière d’être mieux préparée à la complexité du travail, notamment dans les soins intensifs. Alors que les plus expérimentées partent en grand nombre, les nouvelles infirmières peuvent de moins en moins compter sur le soutien de leurs collègues, elles-mêmes essoufflées par une surcharge de travail inadmissible et une organisation du travail désuète.

Pour la FSSS–CSN, la question de la formation à l’entrée n’est qu’un des aspects qui doivent être débattus. Entre autres, l’organisation du travail, le rôle central de l’infirmière, l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre sont autant de leviers à utiliser pour améliorer les conditions de travail, mais également la façon dont sont organisés les services à la population.

« Nous souhaitons vivement que ce débat puisse se faire de façon constructive, et ce, à tous les niveaux, que ce soit au sein du comité de travail sur la formation des infirmières, au sein du mouvement syndical, dans les comités existants dans les établissements ou encore lors de la prochaine ronde de négociations du secteur public », ajoute Nadine Lambert.

Les syndicats de la FSSS–CSN qui représente 130 000 travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux, dont 8000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires, sont réunis toute la semaine à Sherbrooke, à l’occasion du conseil fédéral.

Les 320 travailleuses et travailleurs acceptent l’entente de principe

Les travailleuses et les travailleurs de Kronos Canada (CSN) ont accepté à 70,8 % l’entente de principe intervenue la nuit dernière avec la direction de Kronos Worldwide, après un blitz de négociation amorcé le 13 novembre. Cela met fin à un conflit de travail qui aura duré près de six mois à la suite d’un lock-out décrété par Kronos Canada, le 13 juin, deux jours avant l’échéance de leur convention collective. Pour François Morin, porte-parole du Syndicat national des employé(e)s de Kronos Canada (CSN) : « Le blitz de négociation et l’entente d’aujourd’hui viennent confirmer ce que nous avons soutenu depuis le début de ce lock-out inutile et coûteux sur les plans humains et financiers, soit qu’un accord ne pouvait être obtenu sans une réelle volonté de la direction de Kronos d’y arriver. La détermination et les pressions de nos membres, l’appui de tous les syndicats affiliés à la CSN, de la confédération et d’organisations syndicales internationales sont à la base de ce combat qui restera gravé à jamais dans nos mémoires ! »

Objectifs de négociation atteints

Le nouveau contrat de travail, en vigueur jusqu’au 15 juin 2018, permettra de résoudre plusieurs litiges survenus au fil des derniers mois. Au chapitre de la sous-traitance, les syndiqué-es obtiennent la pleine garantie d’emploi. Ainsi, le recours à des sous-traitants dans certains départements ne pourra avoir pour effet d’entraîner des mises à pied. Quant à la portée de l’unité d’accréditation, aussi un enjeu, elle est maintenue intégralement, renforçant d’autant la capacité du syndicat à protéger les emplois. Les syndiqué-es conservent leurs acquis sur le plan des horaires de travail et du temps travaillé en heures supplémentaires. En outre, ils obtiennent la mise en place d’un programme de formation pour permettre aux salarié-es qui le désirent d’occuper d’autres postes ou fonctions dans l’usine. Enfin, la liberté d’action syndicale, une pierre d’achoppement dans les relations de travail, sera respectée totalement pour donner aux représentants syndicaux toute la latitude nécessaire pour assurer la défense et la promotion des droits des salarié-es. Au plan pécuniaire, les syndiqué-es auront droit, la première année, à une hausse rétroactive équivalente à l’indice des prix à la consommation (IPC), assortie d’un montant forfaitaire de 1000 $. Pour les quatre années restantes, les hausses atteindront l’IPC auxquels s’ajoutera 0,5 % pour chacune des années. Quant au régime de retraite à prestations déterminées, il sera graduellement remplacé par un régime à cotisation déterminée. D’ici la fin de l’ancien régime, la part de l’employeur passera de 8 % à 11 %, avant d’être transformé en un régime à cotisation déterminée avant l’échéance de la convention collective. Au terme de celle-ci, la part de l’employeur s’établira à 7,5 %. Enfin, le régime d’assurance collective et d’assurance-vie des salarié-es actifs et des retraités, un autre enjeu, est maintenu dans sa totalité, l’employeur augmentant même sa contribution.

Protocole de retour au travail

Le protocole de retour au travail convenu entre le comité de négociation et la partie patronale prévoit la mise en place d’un programme de départs anticipés, assorti de primes de séparation. Seule ombre au tableau, le délai de reprise des activités de l’usine s’étalera sur plusieurs semaines, soit à compter du 13 décembre jusqu’au début de février 2014.

À propos du syndicat et de la CSN

Le Syndicat national des employé(e)s de Kronos (CSN) est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui compte près de 30 000 membres répartis dans 320 syndicats, ainsi qu’au Conseil central de la Montérégie, qui regroupe environ 35 000 syndiqué-es sur une base régionale. Le syndicat est également affilié à la CSN, forte de près de 2000 syndicats regroupant plus de 300 000 travailleuses et travailleurs présents dans tous les secteurs d’activité.

La relance du secteur forestier passe aussi par les travailleurs, estime la CSN

Pour que la relance de l’industrie forestière ait un sens, il faut que les travailleurs et les travailleuses des régions du Québec puissent en voir les effets bénéfiques. La forêt publique doit profiter aux Québécois.

Le Rendez-vous national de la forêt dit vouloir mettre l’accent sur la sylviculture. Il s’agit en effet d’un maillon essentiel sans lequel il n’y aurait plus d’industrie forestière à plus ou moins long terme.

Or les budgets consacrés à la sylviculture stagnent. Pire, les sommes consacrées à certaines étapes comme la préparation du terrain ou le reboisement étaient même en légère baisse en 2013. « Il faut absolument des budgets prévisibles si on veut assurer de meilleures conditions aux travailleurs », a déclaré Jacques Létourneau, le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

En attendant une approche plus constructive de la part du gouvernement, les travailleurs sylvicoles doivent composer avec des conditions de travail difficiles (froid, moustiques, terrains en pente) et sont toujours parmi les moins bien payés de l’industrie forestière et les seuls à travailler à forfait. De plus, il s’agit d’un travail saisonnier. La réforme de l’assurance-emploi pourrait donc décourager plusieurs sylviculteurs de continuer leur travail et même de demeurer dans leur région. « Si rien n’est fait, ce secteur sera tout simplement incapable de retenir et encore moins d’attirer de la main-d’œuvre », a soutenu Michel Tétreault, 1er vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

Lier l’aide aux emplois

La récente mise en place d’enchères pour la vente du bois des forêts publiques a fait augmenter le prix de la matière première pour les scieries et les usines de pâtes et papier. L’industrie forestière réclame donc depuis peu un tarif d’électricité plus avantageux afin de pouvoir faire face à la concurrence.

« Le gouvernement ne doit pas céder aveuglément aux demandes de l’industrie. Toute aide gouvernementale doit impliquer des investissements de la part des entreprises ainsi que la création d’emplois de qualité », a déclaré le président Jacques Létourneau. Il n’est pas clair par ailleurs qu’un éventuel avantage tarifaire serait contesté par l’industrie américaine du bois d’œuvre.

Le gouvernement pourrait aussi donner une impulsion au secteur en donnant l’exemple. Il pourrait favoriser encore plus l’emploi du bois dans toutes ses constructions et utiliser la biomasse forestière pour chauffer les institutions publiques. Remplacer le mazout par des énergies renouvelables permet en prime de diminuer les gaz à effet de serre de même que la dépendance du Québec au pétrole.

Le président de la CSN au Rendez-vous

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, sera présent au Rendez-vous national de la forêt québécoise les 21 et 22 novembre à Saint-Félicien. Il sera disponible pour des entrevues. Il sera notamment accompagné de Michel Tétreault, 1er vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM) et responsable du secteur des industries de produits forestiers.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) compte près de 30 000 membres répartis dans 320 syndicats.

L’Hôtel-Dieu n’est pas excédentaire et répond aux besoins de la population

La Coalition Sauvons l’Hôtel-Dieu réagit à l’annonce de la création du groupe d’experts que le gouvernement a mis en place pour étudier l’avenir des bâtiments hospitaliers montréalais. Pour la Coalition, l’Hôtel-Dieu de Montréal est loin d’être un site excédentaire puisqu’il répond aux besoins de la population. La Coalition en profite pour inviter le gouvernement à lancer une réelle consultation publique sur cette question prioritaire. Pour sa part, elle maintient qu’il faut concevoir un projet concerté en santé et logements sociaux.

Le gouvernement annonçait récemment la création d’un groupe d’experts ayant pour mandat d’étudier l’avenir des bâtiments hospitaliers qui se videront avec le transfert vers les futurs CHU en PPP. « En présentant d’emblée ces bâtiments comme excédentaires pour le réseau de la santé, le gouvernement pipe les dés au tout début du processus. Pourtant, nous avons fait la démonstration que la population sera perdante avec le transfert vers les CHU en PPP, alors qu’il y aura un déficit de lits de courte durée. Comment peut-on alors parler de l’Hôtel-Dieu comme d’un bâtiment excédentaire, d’autant plus quand on sait que nous avons récemment investi des millions de dollars de fonds publics pour le rénover ? Rappelons qu’il s’agit du seul hôpital francophone dans cette partie de la métropole et que la population est attachée à cette institution », avance le docteur Michel Bergeron, co-porte-parole de la Coalition.

L’empressement du gouvernement dans ce dossier est plus que critiquable. Le groupe d’experts doit rendre un rapport préliminaire au gouvernement le 15 décembre prochain. « Comment pourrons-nous faire entendre notre voix dans ce contexte? Nous voulons qu’une réelle consultation publique soit mise en place, afin que la population puisse s’entendre sur l’avenir de l’Hôtel-Dieu. Nous sommes hautement préoccupés quant à la possibilité qu’y soit construit des condos de luxe. Cela aurait un impact désastreux sur le quartier, notamment sur les locataires qui subissent déjà une pression importante. Pour la Coalition, il faut plutôt miser sur un projet qui allierait une vocation santé et des logements sociaux », de conclure Sophie Sénécal, co-porte-parole de la Coalition Sauvons l’Hôtel-Dieu.

À propos de la Coalition Sauvons l’Hôtel-Dieu

La Coalition Sauvons l’Hôtel-Dieu regroupe plusieurs organisations communautaires et syndicales préoccupées par l’avenir de l’Hôtel-Dieu et revendiquant le développement d’un projet concerté en matière de santé et de logements sociaux.

La CSN participe à la 2e Conférence mondiale des femmes à Dakar

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) participera à la 2e Conférence mondiale des femmes qui se tient à compter d’aujourd’hui à Dakar, au Sénégal. Jusqu’à jeudi, des militantes syndicales de partout dans le monde entendront des conférencières et échangeront sur différents thèmes liés à la syndicalisation des travailleuses. C’est la responsable des relations internationales de la CSN, Nathalie Guay, qui participera à cet important rendez-vous tenu sous l’égide de la Confédération syndicale internationale (CSI), à laquelle est affiliée la CSN.

Pour la CSI, il faut remédier aux inégalités et aux injustices entre les hommes et les femmes dans le monde du travail. Les syndicats doivent ainsi regrouper les femmes en tenant compte de leurs priorités et de leurs aspirations, en les encourageant à occuper des postes de direction et en recrutant beaucoup plus de jeunes femmes. Les travailleuses du monde entier sont désavantagées sur le marché du travail et doivent assumer une part inégale des responsabilités familiales. Toutes les recherches et les études convergent : de manière générale, les femmes ont moins de possibilités de participer au marché du travail et lorsqu’elles ont un emploi, il est plus probable que celui-ci soit précaire ou informel et moins bien payé. Cet écart, estimé à environ 20 % au niveau mondial, est en outre plus important pour les femmes qui ont des enfants.

Dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), une majorité de femmes travaillent à temps partiel, impliquant souvent une moindre protection et des droits réduits. Ainsi, malgré des avancées importantes au Québec et au Canada, les inégalités de rémunération persistent alors que des menaces aux droits des femmes surgissent de cette nouvelle droite qui aimerait voir les femmes reprendre un rôle traditionnel, pensons aux attaques aux droits à l’avortement et même au travail. Dans les pays en développement, elles sont les plus pauvres des travailleurs de l’économie informelle. La crise mondiale et les mesures d’austérité ont empiré la situation pour les travailleuses. Alors que le capitalisme financier est à l’origine de la crise, ce sont les travailleuses et les travailleurs que l’on sanctionne. L’élite devient plus riche, la faim s’installe parmi les pauvres et la démocratie est prise en otage. Il devient urgent de renforcer le pouvoir des travailleuses et travailleurs afin de changer cette situation mondiale, injuste et patriarcale. Le mouvement syndical doit organiser, occuper, protester, réclamer et exiger la justice sociale, partout.

C’est en soutenant leurs revendications par des campagnes de syndicalisation ciblant les femmes que les syndicats seront mieux à même de faire de la justice entre les hommes et les femmes au travail une réalité. Le programme des trois journées de la conférence est disponible en cliquant ici. Pour la CSN, il est essentiel de contribuer aux efforts qui sont déployés sur la planète pour changer les choses et de participer à sortir les travailleuses de leur condition. Cette solidarité doit aussi s’exprimer par le partage des expériences qui conduiront également à des campagnes de syndicalisation au Québec.

« C’est dans le sens de nos démarches », dit le syndicat des agents de la paix

Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ-CSN) réagit positivement aux déclarations du ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, à l’effet d’intervenir auprès du gouvernement fédéral pour que soient brouillées les ondes cellulaires dans les centres de détention.

« Cette intervention va dans le sens de nos démarches, car nous réclamons le brouillage des ondes cellulaires depuis longtemps pour rendre les établissements plus sécuritaires, a indiqué Stéphane Lemaire, président du syndicat.

«Au cours des dernières années, nous avons multiplié les démarches pour améliorer les conditions de travail des agents en services correctionnels et, ainsi, rendre les centres plus sécuritaires : centre de formation, interventions pour contrer la surpopulation carcérale, etc.»

Le syndicat ne fera aucune autre autre déclaration à ce sujet aujourd’hui.

Entente de principe pour les 320 travailleuses et travailleurs en lock-out

Une entente de principe est intervenue dans la nuit du 19 novembre entre le Syndicat des employé(e)s de Kronos Canada (CSN) et l’entreprise Kronos Worldwide. L’entente sera présentée aux 320 travailleuses et travailleurs lors d’une assemblée générale spéciale qui aura lieu en fin de journée le mercredi 20 novembre. Par respect des syndiqué-es qui doivent se prononcer sur l’acceptation ou non de cette entente, aucun commentaire ne sera émis par le syndicat.

À propos du syndicat et de la CSN

Le Syndicat national des employé(e)s de Kronos (CSN) est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui compte près de 30 000 membres répartis dans 320 syndicats, ainsi qu’au Conseil central de la Montérégie, qui regroupe environ 35 000 syndiqué-es sur une base régionale. Le syndicat est également affilié à la CSN, laquelle compte près de 2000 syndicats regroupant plus de 300 000 travailleuses et travailleurs.

Les femmes de la CSN applaudissent l’issue des travaux

La CSN tient à souligner le travail admirable de plusieurs centaines de femmes qui ont adopté, lors des États généraux de l’action et de l’analyse féministes qui viennent de se terminer, une série de propositions qui permettront au mouvement de femmes du Québec de se donner des plans d’action pour les 20 prochaines années. Une délégation d’une trentaine de femmes des fédérations et des conseils centraux de la confédération prenait part à l’événement, qui s’est déroulé du 14 au 17 novembre 2013.

Un vaste programme

La santé des femmes, leur façon de participer au monde du travail et au système économique, les stéréotypes, représentations et normes sociales qui leur sont associés ainsi que leur participation citoyenne et politique constituent quelques-uns des enjeux sur lesquels elles ont eu à se pencher.

« Ces États généraux ont réuni des femmes de tous les horizons pour discuter des réalités qui les concernent de près. Les propositions qui se sont dégagées des ateliers et qui ont été adoptées sont nombreuses et seront très porteuses pour l’avenir du mouvement », a souligné la vice-présidente de la CSN, Denise Boucher.

Parmi ces propositions, on peut noter la promotion d’une vision féministe globale de la santé et du bien-être des femmes, la mise sur pied d’une commission d’enquête nationale sur les femmes autochtones portées disparues ou assassinées, l’offre réelle et tangible de ressources pour les femmes qui veulent se sortir de la prostitution ou encore la lutte contre la pauvreté, notamment celle des femmes. « Cette lutte contre la pauvreté doit entre autres passer par l’augmentation de logements sociaux », a précisé Denise Boucher.

Violence envers des participantes

Les femmes présentes aux États généraux ont par ailleurs tenu à dénoncer publiquement et d’une seule voix la violence dont ont été victimes samedi soir un groupe de lesbiennes qui participaient à l’événement. Celles-ci ont été apostrophées par huit hommes qui les ont insultées au sujet de leur orientation sexuelle. Deux d’entre elles ont été frappées.

« Ces gestes condamnables démontrent à quel point la cause féministe a sa raison d’être. La violence à l’égard des femmes doit cesser, et nous continuerons à nous battre en ce sens, a dénoncé Denise Boucher. Les organisations et groupes féministes ont du pain sur la planche pour faire reconnaître les droits des femmes sur plusieurs questions dans les années à venir ; nous ne baisserons pas les bras pour défendre ces droits puisqu’on le voit bien, rien n’est jamais gagné », a-t-elle conclu.

Soupe populaire pour dénoncer le saccage de l’assurance-emploi

À l’heure du dîner aujourd’hui, pendant que Stephen Harper s’adressait aux membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain au sujet de l’Accord Canada – Union européenne, la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi invitait ses membres à participer à une soupe populaire symbolique au parc des Faubourgs à Montréal.

Depuis le 4 mars 2013, jour où l’on dévoilait la bannière géante au pied du pont Jacques-Cartier et annonçait la formation de la Coalition, des dizaines de manifestations ont eu lieu partout au Québec afin de dénoncer la réforme de l’assurance-emploi. Aujourd’hui, loin de s’essouffler, le mouvement prend de l’ampleur et compte sur l’appui d’organisations provenant de neuf provinces.

« La réforme telle qu’imposée par le gouvernement Harper est néfaste pour la vitalité des communautés rurales. Elle entraîne déjà des pertes de compétences par l’exode forcé des travailleurs de nos communautés. À l’échelle du pays, cela peut paraître anodin, mais du village, ce sera un citoyen de moins dans la communauté, des enfants de moins dans l’école, de l’argent en moins dans les commerces. Veut-on vraiment d’un pays dont la ruralité se désertifie », a lancé Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec.

« La précarité des emplois existe partout aujourd’hui, et en plus, le gouvernement envoie un message aux employeurs qu’ils pourront dorénavant trouver des salariés à bon marché, a renchéri Jean-François Sylvestre, président régional Montréal-Laval au SFPQ. Toutes les catégories de travailleurs sont touchées par cette réforme. »

De son côté, Jacques Beaudoin, du comité de coordination du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), a tenu à rappeler au gouvernement Harper qu’être sans emploi, ça ne plaît à personne. « Être chômeuse ou chômeur, ce n’est pas une maladie. C’est un état temporaire. Et justement, si on ne veut pas que les gens se rendent malade avec cet état temporaire, au lieu de les stresser, le programme d’assurance-emploi devrait plutôt leur venir en aide. »

Enfin, Jonathan Bouchard, vice-président aux affaires sociopolitiques à la FEUQ, s’est réjoui que de plus en plus de groupes s’intéresse au mouvement de contestation. « Il n’y a pas que les associations étudiantes du Québec qui protestent contre la réforme, la Fédération des étudiants et étudiantes du centre universitaire de Moncton et le Bureau ontarien de la Fédération canadienne des étudiants se sont joints au mouvement et d’autres sont en voie de s’ajouter aussi. La déclaration commune a maintenant 88 organisations signataires et, pas plus tard que mercredi, le Syndicat canadien de la fonction publique de l’Alberta l’a signée. Après avoir réussi à percer l’Alberta, cela démontre que nos démarches font l’unanimité et que nous devons les poursuivre jusqu’à la victoire! » Des actions de visibilité se tenaient au même moment en Ontario et au Nouveau-Brunswick.

À propos de la coalition

La Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi est composée de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), de l’Union des producteurs agricoles (UPA), de Solidarité rurale du Québec (SRQ), de la Coalition de l’Est, de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) (CPQMC-I), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), l’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS), de l’Union des artistes (UDA), de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) et du Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC). Ensemble, ces organisations regroupent plus de 1,3 million de travailleuses et de travailleurs, environ 250 000 étudiantes et étudiants, quelque 43 000 productrices et producteurs agricoles, plus de 1300 municipalités et MRC du Québec, des dizaines d’organisations de développement économique et sociocommunautaires du territoire québécois, telles que des centres locaux de développement (CLD) et des chambres de commerce ainsi que la plupart des groupes de défense des droits des chômeuses et des chômeurs.

Pétition pour un débat public et la divulgation des textes de l’AÉCG

La CSN invite ses membres à signer et à partager la pétition demandant au gouvernement du Québec de tenir un large débat public, comprenant une commission parlementaire, et de rendre publics les textes et les documents d’analyse touchant l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AÉCG). Le 18 octobre dernier, le gouvernement canadien annonçait la conclusion d’une telle entente de principe qui doit maintenant être ratifiée par les 28 pays signataires et les provinces canadiennes. La CSN et le Réseau québécois sur l’intégration continentale (RQIC) ont, à de nombreuses reprises, exigé des gouvernements du Québec et du Canada qu’ils exposent avec transparence les contenus de cet accord qui n’ont toujours pas été rendus publics et qu’ils permettent un débat public large et informé sur la question. Nous vous incitons donc à signer la pétition sur le site de l’Assemblée nationale et à la partager. Cette pétition exige :

  • de divulguer immédiatement les textes et les documents d’analyse relatifs à l’AÉCG ;
  • de créer les conditions qui rendront possible la tenue d’un débat public ouvert et inclusif, notamment par des consultations publiques élargies et une commission parlementaire.

« La CSN nourrit des craintes légitimes, par exemple sur les impacts de l’accès des compagnies européennes à nos marchés publics, a déclaré le président Jacques Létourneau dans un communiqué émis au moment de l’annonce de cet accord. Pensons seulement aux grands chantiers concernant nos hôpitaux, nos écoles, aux services municipaux et au développement des transports collectifs. Est-ce que des concessions ont été accordées concernant nos sociétés d’État, comme la SAQ ou Hydro-Québec ? Et que dire de l’exploitation de nos ressources naturelles ? On ne parle pas de binerie ici. Le Canada fait actuellement face à une poursuite de 250 millions de dollars de Lone Pine Ressources pour le moratoire québécois sur les gaz de schiste en vertu de l’ALENA. »

Voici d’ailleurs les communiqués diffusés par la CSN au sujet de la négociation conduisant à l’AÉCG :

https://www.csn.qc.ca/web/csn/lettre/-/ap/Comm28-10-13?p_p_state=maximized https://www.csn.qc.ca/web/csn/communique/-/ap/Comm2013-10-16b?p_p_state=maximized https://www.csn.qc.ca/web/csn/communique/-/ap/Comm18-10-2013a?p_p_state=maximized https://www.csn.qc.ca/web/csn/communique/-/ap/Comm12-06-2013?p_p_state=maximized https://www.csn.qc.ca/web/csn/communique/-/ap/Comm29-01-2013?p_p_state=maximized Comme on le constate dans ces communiqués, les textes rendus publics jusqu’à maintenant laisse planer des menaces sérieuses quant à notre capacité à adopter des lois afin de protéger l’intérêt public, à contribuer au développement régional et sectoriel via les marchés publics, à une hausse du coût des médicaments, etc. Le 16 octobre, le RQIC, dont est membre la CSN, envoyait une lettr eaux médias dénonçant le déficit démocratique du processus de négociation et réclamant un débat public informé.

La CSN juge que l’attitude de l’opposition est préoccupante

Pour la CSN, le retrait pur et simple du projet de loi 14 ne sera pas sans conséquences. « Le comportement des libéraux et des caquistes est tout à fait incompréhensible et des plus désolants. En empêchant l’adoption d’un projet majeur visant à moderniser la législation du français, notamment à l’égard de la langue de travail, ils encouragent son recul au lieu de le renforcer et de réaffirmer le caractère français du Québec, et ce, malgré les données alarmantes le concernant », d’affirmer Jacques Létourneau, président de la CSN.

Alors que la CSN plaidait pour que le message envoyé par les parlementaires ne laisse place à aucune interprétation afin que les directions d’entreprises, les commerces ainsi que les représentants de l’administration se sentent obligés de prendre leur responsabilité et d’agir, on retombe dans l’inertie la plus complète avec le statu quo. « Le Parti libéral a rempli sa promesse d’inertie et la CAQ celle de ne pas être contraignante pour les entreprises », de soutenir Jaques Létourneau.

La situation du français au travail préoccupe la CSN au plus haut point, car comme nous l’avons souligné dans notre mémoire portant sur le projet de loi 14 : on ne peut parler de langue commune sans parler de langue de travail. Une langue perd de sa vitalité et est condamnée à long terme à disparaître lorsqu’elle n’est plus utile pour gagner sa vie.

La CSN s’est engagée depuis plus de 40 ans à faire en sorte que le français devienne la seule langue d’usage au Québec et à faire échec à tout projet de bilinguisation institutionnel du Québec. « Cet engagement est aussi pertinent aujourd’hui, qu’il l’était hier. Il passe d’abord par une mobilisation pour conserver ce qui nous a permis à ce jour d’avancer et par une défense inconditionnelle de la Charte de la langue française. Pas question de se décourager malgré l’attitude préoccupante adoptée par les libéraux et les caquistes. Devant une telle situation, notre rôle sera de poursuivre nos actions pour que l’usage du français reprenne la place qui lui revient dans les milieux de travail », de conclure le président de la CSN.

Une section du site Web de la CSN est consacrée à la francisation des milieux de travail : https://www.csn.qc.ca/web/francisation.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Participation d’une délégation de la CSN

Une trentaine de représentantes de fédérations et de conseils centraux de la CSN prendront part aux États généraux de l’action et de l’analyse féministes, qui se tiendront à l’UQAM du 14 au 17 novembre. Cet événement, mis en œuvre ou organisé par la Fédération des femmes du Québec, rassemblera plus de 800 femmes qui viendront débattre entre elles afin d’adopter des propositions pour élaborer un projet féministe de société. Leurs réflexions permettront de définir des enlignements afin de favoriser notamment l’égalité, la justice et la solidarité envers les femmes.

« Le mouvement féministe est aujourd’hui très diversifié et s’incarne dans des actions et des groupes divers. Les femmes de la CSN sont fières de participer à cet important forum de réflexions. Elles s’exprimeront dans des ateliers et des séances plénières pour faire en sorte de dégager des perspectives d’avenir sur un ensemble de sujets cruciaux qui concernent directement les femmes », a souligné la vice-présidente de la CSN, Denise Boucher.

La santé des femmes et l’environnement, le travail et le système économique, les stéréotypes sexistes et le contrôle des femmes, la participation citoyenne et politique constituent quelques-uns des enjeux sur lesquels elles auront à se pencher.

« M. Bédard, reconnaissez notre appartenance à l’enseignement supérieur »

Des centaines de professeurs du collégial ont manifesté devant l’Assemblée nationale afin de réclamer une évaluation juste de leur profession par le Conseil du trésor. Cette action s’inscrit dans une escalade de moyens de pression entamée au mois d’octobre dernier, dans le cadre du processus de relativité salariale.

La présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) soutient que le Conseil du trésor ignore, dans son évaluation, les réalités d’un professeur au collégial. « Nous sommes ici pour demander au Conseil du trésor de reconnaître les tâches effectuées hors des salles de classe, qui sont pourtant nécessaires à l’enseignement. C’est dévalorisant de se faire traiter de la sorte par le Conseil du trésor », affirme Caroline Senneville.

La fédération a tenu à lancer un avertissement au Conseil du trésor. « Tant que nous n’aurons pas eu la reconnaissance de l’ensemble de notre travail, nous augmenterons la pression. Des activités ciblées hors classe, mais nécessaires à l’enseignement, sont présentement perturbées. Nous n’excluons pas un boycott général de l’ensemble de ces tâches », ajoute-t-elle.

Parmi les tâches non reconnues, les professeurs ont évoqué le choix de l’ensemble des disciplines qui feront partie des programmes d’étude, la gradation des apprentissages, les contenus des cours ainsi que ceux des laboratoires et des stages.

Pour la FNEEQ, il est primordial de reconnaître pleinement l’appartenance des professeurs de cégep à l’enseignement supérieur, notamment par la garantie de reconnaissance des diplômes de maîtrise et de doctorat. Il en va du maintien et du développement du réseau collégial. « La vitalité du réseau collégial passe aussi par la valorisation du travail des profs de cégep et par la reconnaissance de leur expertise », conclut Micheline Thibodeau, vice-présidente du regroupement cégep.

Cette mobilisation survient dans le cadre des travaux d’évaluation des catégories d’emploi mixtes des secteurs public et parapublic québécois. Ces travaux ont pour but de fixer le rangement des catégories d’emploi dans la structure salariale du secteur public. Si la proposition mise de l’avant par le Conseil du trésor est maintenue, les professeurs de cégep pourraient subir un gel de salaire équivalant à une réduction de 5 % de leur revenu à l’échéance de leur convention collective, en 2015.

La FNEEQ regroupe quelque 33 000 membres qui œuvrent dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés. Elle représente 85 % des professeurs au collégial.

La CSN lance un appel à la solidarité

La CSN invite ses syndicats affiliés à contribuer solidairement au fonds dédié à soutenir le peuple des Philippines, victime du plus violent typhon des 40 dernières années.

« Il y a urgence à agir devant la dévastation et les besoins criants d’une population privée de vivres, d’eau, de logis et menacée d’épidémies, a déclaré le président Jacques Létourneau. Nous lançons cet appel à nos membres et aux salarié-es du mouvement afin qu’ils soient solidaires de cette population et agissent maintenant. »

Le bureau confédéral de la CSN se réunira prochainement pour établir la contribution solidaire qu’elle versera pour répondre à l’appel lancé par la communauté internationale. Pour exprimer votre solidarité, cliquez ici.

En janvier 2010, la CSN appelait à la solidarité face à la désolation laissée par le tremblement de terre qui avait frappé Haïti. Elle avait aussi sollicité la solidarité de ses membres cet été lors de la tragédie survenue à Lac-Mégantic.

Conférence de l’ONU sur les changements climatiques

La CSN joint sa voix à celle de la Confédération syndicale internationale (CSI), à laquelle elle est affiliée, pour soutenir l’appel du gouvernement des Philippines lancé lors des négociations sur le climat des Nations Unies, qui se tiennent actuellement en Pologne, en faveur d’actions climatiques urgentes après le passage du terrible du typhon.

« Les avis des scientifiques sur le changement climatique convergent clairement et des événements catastrophiques comme le typhon Haiyan continueront de se multiplier tant que le monde ne prendra pas des mesures appropriées. Les citoyens paient de leur vie alors que le puissant mouvement contre les actions climatiques continue de bloquer l’adoption de solutions », a déclaré Sharan Burrow, la secrétaire générale de la CSI.

La CSN interpelle particulièrement le gouvernement canadien afin qu’il se conduise de façon responsable à la conférence de Varsovie et s’engage concrètement pour lutter contre les changements climatiques.

L’attaque des conservateurs contre les syndicats est contraire au bon sens et aurait des conséquences inattendues

Des mesures antisyndicales contenues dans un nouveau projet de loi omnibus et une série de propositions de politiques antidémocratiques présentées au congrès du Parti conservateur à Calgary ce week-end auraient des conséquences sérieuses pour les Canadiens si elles devenaient des lois fédérales.

Les dirigeants du Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN) et de la centrale syndicale à laquelle le syndicat est affilié, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ont lancé cet avertissement à l’occasion d’une conférence de presse ce matin, en invitant les délégués conservateurs à faire preuve de bon sens et à rejeter ces propositions.

Manifestement prévues comme un thème de la prochaine élection fédérale, les résolutions, ont-ils dit, représentent une attaque directe contre les fondements de la démocratie : le droit à la liberté d’expression et à la liberté d’association. De plus, dans un coup de force sans précédent du gouvernement conservateur, le projet de loi C-4, qui fait suite à l’implantation du budget, modifie unilatéralement les règles régissant les relations de travail dans la fonction publique fédérale.

« Stephen Harper veut museler notre liberté d’expression, et ensuite faire campagne contre nous pour être réélu pendant que l’on nous empêche de parler, a dit Jean Lortie, secrétaire général de la CSN. Mais la CSN ne se laissera pas faire. Nous nous opposerons, d’un océan à l’autre, contre ces attaques à la classe moyenne et à nos droits fondamentaux. »

Par exemple, le syndicat des agents correctionnels a construit une cellule de prison grandeur nature qui sera présentée dans une salle de conférence de l’hôtel Marriott à Calgary ce week-end, pour que les délégués et le public puissent constater par eux-mêmes les dangers que représente la double occupation des cellules dans les pénitenciers fédéraux.

« La double occupation des cellules expose clairement le public, nos membres et les détenus à des dangers, mais les propositions conservatrices visent à nous empêcher de parler de cette pratique, a dit le président national d’UCCO-SACC-CSN, Kevin Grabowsky. Nous avons besoin d’un débat public ouvert et honnête sur cette question et plusieurs autres, mais tout ce que veut Stephen Harper, c’est nous faire taire. »

Pas moins de huit résolutions de politiques distinctes présentées au congrès du Parti conservateur visent strictement à restreindre l’activité syndicale. Selon l’une d’elles, « les cotisations des travailleurs aux syndicats devraient être limitées aux coûts de la négociation collective et des avantages administrés par le syndicat ». Si une telle loi avait été en vigueur lorsque UCCO-SACC-CSN a été fondé en 2001, remarque M. Grabowsky, le syndicat aurait été incapable de mener à bien la campagne pour obtenir des vestes à l’épreuve des armes blanches, ou utiliser des menottes, ou être armé pour escorter dans des lieux publics les détenus dangereux qui sont souvent membres de puissantes organisations criminelles.

« Ces importantes luttes pour la sécurité profitent clairement à la population et à nos membres, mais elles ne sont pas régies par notre convention collective, a dit M. Grabowsky. Selon cette logique, nous devrions pouvoir retenir la portion de nos impôts attribuée à des programmes gouvernementaux que nous n’appuyons pas. »

Pour sa part, Jean Lortie mentionne que ces attaques contre le mouvement syndical canadien appauvriraient la classe moyenne et creuseraient davantage le fossé entre les mieux nantis et les pauvres. Il a évoqué une longue liste de programmes publics d’importance qui ont été obtenus ou améliorés grâce à l’activité politique syndicale : les soins de santé, les pensions, l’accès à l’éducation et à l’assurance emploi, pour ne nommer que ceux-là.

Des initiatives précédentes du gouvernement conservateur, entre autres, les projets de loi C-377 et C-525, refont surface, a ajouté M. Lortie. Ces lois révéleraient les détails de presque toute dépense syndicale et créeraient des obstacles à l’accréditation de nouveaux syndicats. « Ces efforts visent clairement à créer un terrain de jeu inégal en faveur des employeurs à la table de négociation, a-t-il ajouté. Nous ne voyons pas de mesures équivalentes de l’autre côté. Combien les employeurs paient-ils leurs conseillers juridiques surpayés? Combien dépensent-ils en campagnes de publicité trompeuses? »

Au bout du compte, a prévenu M. Lortie, le gouvernement Harper tente de détruire toute base d’opposition publique indépendante à leur campagne pour transformer le Canada d’une façon que seule une minorité de Canadiens appuie. « C’est pourquoi ils utilisent le pouvoir presque illimité du gouvernement pour réduire au silence la voix de la majorité : c’est le seul moyen d’abaisser le niveau de vie de la classe moyenne et de détruire notre filet de sécurité sociale. Nous ne l’accepterons jamais, et nous incitons les voix démocratiques au sein du Parti conservateur à s’opposer à ces initiatives. »

Finalement, M. Lortie a mentionné qu’un mouvement national s’amorce contre les politiques destructrices du gouvernement Harper. Il a invité les Canadiens de tous les milieux à participer à la préparation du Forum social des peuples prévu pour août 2014 à Ottawa, et à y assister.

Des centaines de salarié-es manifestent contre les « horreurs » du CHUM

Les salarié-es du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) ont profité de l’Halloween pour dénoncer le véritable festival des horreurs qui se déroule littéralement sous leurs yeux depuis les dernières années. Ils ont tenu des manifestations colorées devant les trois principaux établissements du méga-hôpital montréalais.

« C’est aberrant de voir que le ministère de la Santé et des Services sociaux continue de tolérer les gaspillages et les mauvais choix qui sont faits ici alors qu’on aurait pu s’attendre à un changement de cap avec ce nouveau gouvernement, déplore le président du Syndicat des employé-es du CHUM, Pierre Daoust. Le CHUM est devenu un musée des horreurs où les sorcières et leurs potions magiques de compression et de sous-traitance côtoient des cadres zombies qui laissent pourrir les problèmes de relations de travail, sans parler des vampires des PPP qui sucent sans gêne et sans relâche les fonds publics ».

Les travailleuses et les travailleurs du CHUM contestent de nombreuses décisions administratives et politiques qui ont un impact direct sur les services à la population et sur les conditions de travail du personnel. Entre autres, mentionnons :

• Les compressions budgétaires;

• Les coupes de postes et d’heures et les pertes d’emplois;

• Les surcharges de travail;

• Les coupes de services;

• La multiplication des postes de cadres;

• Les mauvaises relations de travail;

• La privatisation et la sous-traitance;

• Les contrats en partenariat public-privé;

• Le gaspillage.

Pour le vice-président de la FSSS–CSN, Guy Laurion, un virage est plus que nécessaire dans les pratiques de gestion au CHUM. « Les services à la population, ce sont les salarié-es qui les assurent. La qualité des services, l’expertise publique, ce sont les salarié-es qui, en définitive en sont garants. Il va falloir qu’on le reconnaisse clairement. Ajouter des postes de cadres pendant qu’on coupe des postes de salarié-es, ce n’est clairement pas ça la saine gestion. Il y a urgence de faire du bien commun la valeur primordiale guidant toutes les décisions au CHUM, comme partout ailleurs dans le réseau ».

De son côté, la vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, Suzanne Audette, déplore que le Parti québécois poursuive dans cette voie, et ce, malgré des dispositions prévues au contrat qui permettraient au secteur public de reprendre le contrôle de l’hôpital dès son ouverture.

« Nous nous expliquons mal l’entêtement du gouvernement à poursuivre dans la voie hasardeuse des PPP. Dans la santé et les services sociaux, tout ce que les PPP nous ont donné jusqu’à maintenant, ce sont des scandales de corruption, des problèmes liés à la qualité des services ainsi qu’une incroyable opacité dans la prise de décisions. Avec les PPP, le secteur public paie plus cher à long terme. Il y perd son expertise ainsi que sa capacité d’assurer l’imputabilité des gestionnaires. Il vaudrait mieux rapatrier ces établissements dans le secteur public, compte tenu des risques de dérapages financiers comme on le voit ailleurs dans le monde, notamment en Angleterre. La formule des PPP ne tient pas ses promesses. Plus on attend pour le faire, plus ça nous coûtera cher », plaide-t-elle.

À propos

Le SECHUM représente quelque 5000 employé-es. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, qui regroupe 125 000 travailleuses et travailleurs du secteur. Il fait également partie du Conseil central du Montréal métropolitain, qui réunit tous les syndicats CSN de la grande région métropolitaine. Enfin, il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) comptant 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux.

Des ajouts bénéfiques, mais…

Pour la CSN, les mesures de solidarité sociale annoncées aujourd’hui par le gouvernement, pour venir en aide aux plus mal pris de notre société, ne peuvent qu’être bénéfiques, mais les représentants de la centrale considèrent que nous avons l’obligation de trouver des solutions à long terme pour parvenir à de meilleurs résultats.

La CSN apprécie particulièrement les efforts qui seront faits pour franciser et intégrer les immigrants au marché du travail et la volonté du gouvernement de déposer un projet de loi concernant l’encadrement des conditions de travail des travailleuses domestiques ainsi que des mesures portant sur l’encadrement des agences de placement temporaire. « Nous mettons en avant de nombreuses revendications sur ces sujets depuis plusieurs années ; entre autres l’intégration des immigrants dans les milieux de travail et l’accessibilité pour tous à des conditions de travail décentes », de rappeler Jacques Létourneau, président de la CSN.

« Nous sommes fort heureux d’entendre que désormais tout projet mis en avant par le gouvernement devra être empreint de sa vision de la solidarité et qu’une meilleure coordination interministérielle sera assurée. L’intention est plus que louable et nous soutenons une telle vision. Mais, au-delà des intentions, c’est dans l’action que nous jugerons la conduite du gouvernement en cette matière », d’affirmer Jacques Létourneau.

De même, toute annonce bonifiant l’offre en service de garde comme les haltes-garderies communautaires et le soutien pour l’intégration des enfants handicapés en service de garde constitue une bonne nouvelle pour les parents.

Ceci dit, si la bonification de l’aide financière aux personnes seules qui sont prestataires de l’aide sociale contribuera à améliorer leurs conditions de vie, elle demeure nettement insuffisante pour les sortir de la pauvreté. À cet égard, la CSN déplore que le plan d’action du gouvernement annoncé aujourd’hui ne comporte pas une série de mesures visant à éradiquer la pauvreté, notamment une hausse substantielle du salaire minimum.

Par ailleurs, si la CSN a toujours soutenu la mission des organismes communautaires, elle réitère qu’il est primordial que l’État maintienne l’équilibre qui existe actuellement entre ces organismes et les services publics dans la prestation de services. « Les organismes communautaires ont effectivement besoin de plus de soutien de la part du gouvernement pour accomplir leur mission et aussi pour assurer à celles et à ceux qui y œuvrent des conditions de travail décentes. Mais l’ajout de ressources financières ne peut servir à détourner des services dispensés par le secteur public vers le secteur communautaire, comme semble vouloir le faire le ministre Hébert avec son assurance autonomie », de mettre en garde le président de la CSN.

Rien dans l’annonce d’aujourd’hui n’indique comment le gouvernement entend financer ces mesures. « Il va sans dire que tant qu’il dit maintenir sa cible concernant le déficit zéro, cela signifie qu’il devra procéder à de nouvelles coupes pour soutenir son plan. Jamais nous n’accepterons qu’il emprunte cette voie. Se pose donc la question du financement de nos politiques sociales. Nous revenons donc à ce que nous demandions lors du premier budget de ce gouvernement, soit que le Québec se donne les outils pour accroître ses revenus et assurer une plus grande progressivité du système fiscal, avec l’objectif de se doter d’un régime fiscal qui assure convenablement le financement de nos services publics et de nos programmes sociaux. Le gouvernement devrait convier la société québécoise à un large débat sur la fiscalité et les finalités de celle-ci. Ces questions sont d’ailleurs abordées dans la campagne automnale que la CSN mène dans toutes les régions du Québec sur le thème Et si on avançait, le progrès social dépend de nous », de conclure Jacques Létourneau.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.