Il faut récupérer la certification afin de préserver nos emplois

La Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN lance une démarche de mobilisation et de concertation des acteurs impliqués dans la certification FSC de Produits Forestiers Résolu (PFR) afin de préserver cette certification et d’assurer le maintien des emplois dans les scieries et les usines papetières de l’entreprise.

La CSN estime qu’il faut cesser de voir la certification des produits forestiers FSC (Forest Stewardship Council) comme un frein aux emplois dans le secteur forestier. En fait, c’est exactement le contraire. La certification FSC est en effet exigée par quelque 1800 clients importants de produits forestiers comme Rona, Home Depot, Ikea, Best Buy, etc. Une majorité de consommateurs des produits finis souhaitent supporter une gestion responsable des usines et des forêts. Or, les distributeurs seront toujours extrêmement sensibles à l’avis de leurs clients. « Laisser tomber la certification est une décision à courte vue qui risque de coûter très cher en emplois lorsque les clients vont décider, un à un, d’abandonner Produits forestiers Résolu », explique Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

La CSN propose donc aujourd’hui à tous les groupes concernés de se retrousser les manches et de trouver une solution durable de retour à la certification FSC. « Nous travaillerons d’arrache-pied pour que les partenaires concernés (syndicats, PFR, autochtones, communautés locales, groupes environnementaux et gouvernement) s’assoient à une même table de façon à dégager un plan raisonnable de retour à la certification », propose Alain Lampron, qui invite d’ailleurs le ministre Laurent Lessard à mettre en place les conditions favorables à ce type de démarche. C’est le seul moyen pour les produits québécois de PFR de conserver leur part de marché et de continuer à se démarquer sur les marchés lucratifs. Les autres grands joueurs de l’industrie forestière québécoise ont d’ailleurs fait les choix nécessaires pour conserver la mention FSC dès que le certificateur exigeait des changements. S’obstiner ou faire des pressions publiques ne règlera rien, FSC est une organisation présente partout sur la planète qui ne va pas changer ses critères seulement pour PFR.

Certaines des 13 dérogations de PFR à la certification FSC pourraient trouver une solution avec l’aide du gouvernement qui pourrait, par exemple, en ajustant les redevances, rendre la coupe de bois plus avantageuse dans les forêts qui ne sont pas dans les zones sensibles. D’autres dérogations pourront se régler en discutant avec les autochtones afin de trouver des ententes stables. La CSN compte servir d’intermédiaire lors de ces pourparlers. La certification FSC vise autant à protéger la ressource à long terme qu’à tenir compte des droits des travailleurs et de la communauté. C’est un gage d’exploitation équilibrée. « Pour cette raison, nous croyons qu’une démarche de concertation comme celle que nous proposons aujourd’hui convaincra FSC d’accorder un sursis à PFR pour laisser le temps aux intervenants du milieu et à l’entreprise de proposer des pistes de solutions qui permettront de récupérer la certification », ajoute Alain Lampron.

« Il est normal que les gens de la région soient inquiets pour leurs emplois, mais il faut prendre une décision éclairée et qui soit véritablement profitable à long terme, pas seulement pour les résultats du prochain trimestre de la compagnie », affirme Engelbert Cottenoir, président du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay Lac St-Jean.

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. La FIM est présente dans l’ensemble du secteur forestier. Le conseil central des syndicats nationaux du Saguenay Lac St-Jean regroupe plus de 160 syndicats CSN de la région et représente 16 000 membres.

La CSI réclame le retour d’une « transition juste » pour les travailleurs

La Confédération syndicale internationale (CSI) est troublée par le manque de vision des délégations internationales présentes aux négociations du COP 20 au Lima. L’absence de toute référence au besoin pour une « Transition Juste » et à la création d’emplois de qualité durant le passage vers une économie à faible émission de carbone rend impossible la perspective d’un soutien réel pour les travailleuses et les travailleurs.

« Nous avons conscience que tous les emplois seront menacés s’il n’y a pas plus d’appétit pour la réduction des émissions », a remarqué Thierry Dedieu de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), « c’est pourquoi nous avons toujours appuyé le processus onusien. » Le principe que les accords sur le climat doivent considérer les inquiétudes des travailleuses et des travailleurs tout en s’assurant de leur prospérité a toujours été respecté par les gouvernements au cours des négociations antérieures du COP. Pourtant, les délégations à Lima font volte-face et refusent de prendre en compte la réalité du monde ouvrier durant ce cycle actuel de négociations. « Les ministres ont encore la chance de reprendre le contrôle du navire et de démontrer que c’est eux qui dirigent les négociations. Ce n’est pas aux techniciens de décider à quoi ressemble l’avenir du monde du travail », déplore Daniel Angelim de la Confédération syndicale des Amériques (CSA), ils doivent réagir, et au plus vite ! » La CSI représente 176 millions de travailleurs dans 161 pays et territoires, et a 324 affiliés nationaux.

Le ministère de la Famille forcé de se présenter à une médiation au ministère du Travail à la suite d’une demande de la CSN

Dans le but de relancer les négociations interrompues depuis le 19 novembre dernier, les représentantes de plus de 2000 responsables en service de garde (RSG) en milieu familial, membres de la CSN, entament aujourd’hui une série de rencontres de médiation au ministère du Travail. Les RSG souhaitent ainsi que cette démarche, sans précédent, puisse mettre fin à l’impasse avec le ministère de la Famille relativement à leurs demandes d’ordre monétaire.

Cette demande de médiation a été faite par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) début décembre. Prévue à la loi sur la reconnaissance des RSG et le régime de négociation, elle a été formulée après que les membres du comité de négociation des RSG eurent constaté que le ministère faisait la sourde oreille à leurs demandes de nature financière, déposées le 13 juin dernier. Le comité de négociation avait alors quitté la table des pourparlers, le 19 novembre. Rappelons que les RSG sont en négociation pour le renouvellement de leur entente collective, laquelle est échue depuis le 30 novembre 2013.

« Ce qu’on souhaite avec cette nouvelle démarche, c’est que le ministère prenne enfin en considération nos demandes qui sont légitimes, lance Lucie Longchamps, membre du comité de négociation des RSG à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Nous demandons simplement d’être traitées équitablement avec nos consœurs des centres de la petite enfance, alors que nous vivons une injustice depuis plusieurs années sur le plan de la rémunération globale. Or, jusqu’ici, on s’est butées à un véritable mur d’incompréhension de la part de nos vis-à-vis. Le ministère doit maintenant négocier de bonne foi. »

Les RSG réclament notamment la parité avec le titre d’emploi comparateur prévu à la loi, soit celui d’une éducatrice œuvrant en centre de la petite enfance, échelon 1. Celle-ci a en effet droit à 38 jours de congés payés par année, incluant les vacances et les jours fériés, comparativement à 25 jours pour la responsable en service de garde. Les RSG demandent donc un rattrapage de 5 % pour atteindre la parité avec leurs consœurs des CPE.

Les RSG demandent aussi le versement des mêmes pourcentages octroyés aux employé-es des secteurs public et parapublic, notamment 2 % déjà versés au 1er avril 2014 de même que 1 % à être versé le 31 mars 2015. Les RSG jugent qu’elles n’ont pas à être traitées différemment de l’ensemble du personnel des secteurs public et parapublic et de leurs consœurs des CPE qui ont tous eu droit à tous ces rajustements.

À propos des RSG et de la CSN Plus de 2000 RSG, regroupées dans 25 syndicats régionaux, sont syndiquées à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), qui compte plus de 130 000 membres issus des secteurs privé et public. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

Mouvement unanime d’opposition

Confrontés aux diverses déclarations du ministre de l’Éducation quant au sort qu’il entend réserver à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) dans son projet de restructuration, les cinq syndicats représentant le personnel de cette commission scolaire annoncent des actions concertées pour contrer le projet de démembrement de la CSDM.

Selon les scénarios envisagés à ce jour par le ministre, le redécoupage proposé de la carte scolaire entraînerait le transfert de plus de 30 % des élèves de la CSDM vers l’une ou l’autre des deux autres commissions scolaires francophones sur l’île de Montréal. « Son intention d’affaiblir la commission scolaire, déjà considérée comme la plus défavorisée au Québec, laisse des doutes quant à sa volonté réelle de tout mettre en œuvre pour soutenir l’école publique au cœur de Montréal. Pour l’instant, les différents scénarios présentés ainsi que les promesses faites à l’emporte-pièce ne rassurent pas le personnel, au contraire, ceux-ci ne font que contribuer à l’augmentation du sentiment d’insécurité et de colère dans les milieux », d’affirmer madame Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

Par ailleurs, un tel démembrement aurait, sans aucun doute, des effets négatifs sur l’accès aux services pour tous les élèves du territoire actuel de la CSDM en raison, entre autres, de sa politique d’accessibilité aux divers établissements, indépendamment des quartiers de résidence des élèves. Ainsi, des écoles et des centres ayant développé une expertise particulière, comme c’est le cas de l’école Marie-Anne pour raccrocheurs dans le quartier Ahuntsic, pourraient ne plus accueillir certains élèves. Des doutes subsistent aussi dans certains quartiers où la perte d’une école secondaire au profit d’une autre commission scolaire limiterait le nombre de places pour accueillir les élèves des écoles primaires environnantes, les forçant à allonger les trajets pour se rendre dans une école secondaire d’un autre quartier, sans qu’on puisse garantir qu’il y aura suffisamment de places pour les accueillir. On voudrait favoriser l’exode vers les écoles privées qu’on ne s’y prendrait pas mieux.

« Un tel bouleversement aurait aussi des effets néfastes au sujet du Programme de qualité de l’air intérieur. Nous avons pris des moyens depuis quelques années, avec la Coalition pour des écoles saines à la CSDM et le Comité de vigie pour s’attaquer et encadrer le déficit d’entretien de la commission scolaire », selon monsieur Normand Viau, président du Syndicat national des employées et employés. « Tout ce travail pourrait devoir être repris à zéro si des édifices sont transférés dans les autres commissions scolaires et de surcroît laisser plus longtemps le personnel et les élèves dans des bâtiments vétustes », d’ajouter monsieur Sylvain Paré, président de l’Association des concierges du district de Montréal.

Pour leur part, les membres du personnel administratif, technique et des services de garde de la CSDM déplorent que l’on prétende viser une amélioration des services aux élèves alors qu’il n’est question que de structures présentement dans l’espace public. Le président du syndicat, monsieur Charles Allen s’inquiète des effets sur les élèves, de l’instabilité qui serait ainsi engendrée par les mouvements massifs de personnel d’une école à l’autre. « Le ministre ne semble pas conscient de la fragilité de la dynamique scolaire, spécifiquement à Montréal, en raison des défis particulièrement exigeants que doit relever l’école publique. Le chambardement annoncé ne peut que nuire aux efforts concertés que nous faisons pour rehausser le taux de réussite scolaire. L’affectation de membres de personnel pour viser l’égalité des chances de réussite comme les éducatrices de service de garde ou les techniciens en éducation spécialisée est faite en fonction des besoins réels des élèves et non pas d’un simple calcul mathématique », d’ajouter monsieur Allen.

« L’instabilité se répercuterait sur l’ensemble du territoire de la CSDM, aussi bien que dans les deux autres commissions scolaires », explique le président du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (SPPMEM-CSQ), monsieur Michel Mayrand, qui s’exprime au nom des cinq syndicats d’employés. En effet, les dispositions relatives à l’ancienneté, inscrites dans les conventions collectives, pourraient inciter certains salariés à se désister de leur poste pour être mutés dans un autre établissement du territoire actuel afin de demeurer à la CSDM. D’autre part, ceux et celles qui seront transférés, par choix ou par obligation, pourraient supplanter les collègues de la commission scolaire qui les accueillera en raison de leur ancienneté.

Devant tant d’inconvénients, aucun des intervenants ne s’explique ce qui a pu faire germer une telle idée dans la tête du ministre. Craignant à leur tour que ce geste s’inscrive en représailles envers la CSDM en raison de son refus d’effectuer de nouvelles coupes budgétaires, une fois l’année scolaire commencée, les porte-parole, comme leurs membres qui envoient cette semaine des cartes postales à cet effet, pressent le ministre de clarifier ses intentions et de préciser les motifs de son projet ainsi que les résultats escomptés en termes de qualité ou d’accessibilité des services aux élèves et de réduction des coûts d’administration.

Enfin, tous ces artisans de l’école publique de la CSDM invitent les élus municipaux, tous partis confondus et dans tous les arrondissements, à grossir les rangs de leur mouvement pour préserver le territoire et l’expertise de cette commission scolaire.

Les employé-es syndiqués de la station de ski Stoneham se prononceront sur l’offre de l’employeur

Les employé-es syndiqués de la station de ski Stoneham ont décidé de tenir une assemblée générale extraordinaire mercredi le 17 décembre afin de procéder au vote sur les dernières offres patronales.

« Nous ne sommes pas surpris de constater les méthodes très discutables de l’employeur. Celui-ci tente de nous enlever de la crédibilité en sous-entendant que nous avons omis d’inviter tous les membres en assemblée pour le vote sur son offre finale et globale du 26 novembre qui précédait sa mise en lock-out. C’est tout à fait faux. Nous avions invité tous les membres par voie de convocation officielle et avions même procédé à une chaîne téléphonique », souligne le président du syndicat, M. Luc Forbeaux.

Vote à venir

En présentant son offre aujourd’hui, l’employeur a pris soin d’aviser les médias et a laissé planer la possibilité que les employé-es puissent être appelés à voter ce soir à l’assemblée d’information hebdomadaire. Or, aucun vote n’était planifié pour cette assemblée puisqu’aucune offre n’avait été présentée avant qu’elle ne soit convoquée. « Contrairement à ce que l’employeur tente de faire croire, nous avons toujours fait les choses dans les règles de l’art et dans la transparence. Pour permettre au plus grand nombre de membres de voter, ils pourront toutes et tous se prononcer mercredi soir en assemblée générale spéciale », a conclu Luc Forbeaux.

À propos du syndicat

Le syndicat des employé-es de la station de ski Stoneham est affilié à la Fédération du commerce de la CSN, qui compte plus de 360 syndicats représentant environ 32 500 travailleuses et travailleurs. Il est également membre du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches, qui réunit plus de 250 syndicats et 44 000 membres. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe pour sa part plus de 325 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

Les chargés de cours dénoncent les bonifications octroyées à l’équipe de direction

Réunis en assemblée générale le 12 décembre dernier, les chargées et chargés de cours de l’Université Laval ont dénoncé à l’unanimité les bonifications après-mandat octroyées récemment par le conseil d’administration à l’équipe de direction. Les chargées et chargés de cours demandent au conseil d’administration de réviser cette décision.

La divulgation, la semaine dernière, de la décision du conseil d’administration de l’Université Laval d’octroyer des bonifications après-mandat à son équipe de direction (recteur, vice-recteurs, vice-recteurs adjoints, secrétaire générale) pour une durée pouvant aller jusqu’à six ans, allongeant ainsi de trois ans une décision antérieure, a suscité un tollé dans l’ensemble de la communauté universitaire. Professeurs, chargés de cours, professionnels de recherche, responsables de formation pratique, auxiliaires administratifs, de recherche et d’enseignement, administrateurs et employés de soutien ont été stupéfaits qu’une telle décision puisse se prendre dans le contexte actuel de compressions budgétaires sans précédent.

En dépit des tentatives de justifications avancées par le président du conseil d’administration, M. John Porter, un malaise profond persiste. Comment, en effet, une telle décision a-t-elle pu être prise au moment où la haute direction exige de toute sa communauté des efforts hors du commun ? Minimisant l’impact de cette coïncidence, M. Porter a affirmé en ondes que cette décision aurait dû être prise il y a deux ans – autrement dit avant l’annonce des compressions -, que ces bonifications ne s’appliqueraient que dans deux ans, au moment où le gouvernement réinvestira dans les universités et qu’elles ont un effet nul sur la situation actuelle. Soit. Mais alors, comment comprendre cette décision du CA quand on l’examine sous l’angle du sous-financement chronique des universités dénoncé il n’y a pas si longtemps, en 2013, pendant le Sommet sur l’enseignement supérieur?

Dans deux ans, l’université sera-t-elle devenue assez riche pour se permettre d’offrir à deux équipes de 12 personnes, c’est-à-dire l’ancienne et la nouvelle direction, le salaire et les bonifications qui leur auront été octroyés ? Après avoir annulé des cours, fusionné des sections de cours, fermé des programmes, augmenté la charge de travail du corps enseignant et réduit les services aux étudiants ?

Une journée particulière

La séquence des évènements de la journée du 26 novembre 2014 pendant laquelle ce vote du CA a été pris laisse songeur. À 12 h 30, une manifestation intersyndicale avait lieu sur le campus pour dénoncer les compressions budgétaires de 42 millions $ imposées à l’Université Laval. À 14 h, se tenait l’Assemblée générale annuelle de l’Université au cours de laquelle le recteur, en réponse à des questions d’une assemblée inquiète de la situation, a déclaré que cette manifestation constituait un appui à sa cause devant le ministre de l’Éducation et a demandé qu’on lui fasse confiance. À 16 h, le conseil d’administration se réunissait pour voter, entre autres choses, ces bonifications après-mandat d’une hauteur sans précédent et qui n’auraient pas d’équivalent dans les autres universités du Québec (Le Soleil, 6 décembre 2014).

La haute administration de l’Université Laval est-elle à ce point coupée de sa communauté ? Face à l’ampleur de ces coupes qui frappent autant l’offre de cours que les services aux étudiants et qui augmentent la charge de travail du corps enseignant, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL) dénonce ces bonifications après-mandat ainsi que la dérive managériale qui les sous-tend, laquelle apparente les recteurs et leurs équipes à de hauts dirigeants d’entreprises ou de banques. Nous demandons à la haute administration d’être plus à l’écoute de leur communauté et de réviser cette maladroite décision.

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL) représente 1 900 chargés de cours en lien d’emploi, dont 945 sont sous contrat à la session d’automne 2014.

Des offres méprisantes pour les travailleuses et les travailleurs

C’est avec colère et indignation que les porte-parole du Front commun ont pris acte de la proposition du Conseil du trésor pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public. Les offres du gouvernement libéral, qui prévoient un gel salarial de deux ans et 1 % d’augmentation par année, pour les trois années suivantes, sont méprisantes à l’égard des 400 000 travailleuses et travailleurs qu’ils représentent, estiment les porte-parole du Front commun.

« Le message que nous recevons aujourd’hui c’est que le gouvernement du Québec n’a aucun respect pour le travail des femmes et des hommes œuvrant dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des services sociaux ainsi que de la fonction publique. Le Conseil du trésor ne nie pas l’existence d’un retard salarial, mais ne souhaite pas le réduire. Au contraire, le gel salarial que souhaite imposer le gouvernement aurait pour effet de doubler, après cinq ans, l’écart salarial déjà énorme entre les employés des services publics et les autres salariés québécois », déclare Louise Chabot, porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP).

« On est en droit de se questionner à savoir pour quelles raisons le gouvernement ignore l’ensemble de nos propositions pour l’amélioration des conditions de vie au travail et de gestion des services publics que nous lui avons soumises. La réduction de la précarité et de la sous-traitance, tout comme l’amélioration de notre autonomie professionnelle et des mesures de conciliation famille-travail-études sont restées lettres mortes à la poste. Le gouvernement fait la sourde oreille, tout comme pour les multiples propositions que nos organisations ont soumises au gouvernement pour le financement des services publics. Ce n’est pas par nécessité, mais pour des raisons idéologiques que le gouvernement met en place ces mesures d’austérité », critique Serge Cadieux, secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

« Rappelons que 75 % des salariés des services publics sont des femmes. Encore une fois, le gouvernement s’attaque à nous afin d’économiser sur notre dos pour atteindre le déficit zéro. Messieurs Couillard, Coiteux, Barrette et Bolduc s’attendent-ils à ce que nous acceptions des conditions de travail moindre que nos concitoyens? », s’interroge Francine Lévesque, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

« Nous avons déjà amplement fait notre part pour le redressement des finances publiques. Depuis le Plan de retour à l’équilibre budgétaire de 2009, l’évolution de nos salaires a été inférieure à celle des autres salariés du Québec. Ceci a non seulement contribué à accroître notre retard salarial, mais nous a aussi fait perdre, en moyenne, près de 10 500 $ par personne sur la période. Pour le gouvernement, ceci représente des économies de plus de 4 milliards de dollars, depuis 2009. Nous déplorons que le gouvernement n’ait pas le courage politique d’aller chercher l’argent là où il se trouve : dans les poches de leurs amis du boy’s club du 1 % », continue Francine Lévesque.

« On cherche à placer les travailleuses et les travailleurs des services publics devant un faux dilemme : gel salarial ou augmentation de la charge de travail. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, personne n’est payé à ne rien faire! Nous répondons plutôt que l’on doit offrir des conditions de travail décentes pour attirer et retenir une main-d’œuvre de qualité dans les services publics. C’est d’autant plus préoccupant alors que le gouvernement prévoit le départ à la retraite de 15 000 employés du secteur public annuellement, au cours des prochaines années », poursuit Serge Cadieux.

M. Cadieux déplore également les reculs exigés par le gouvernement au régime de retraite des employés de l’État. « Le gouvernement voudrait retarder l’âge de la retraite en fonction de l’évolution de l’espérance de vie, réduire le salaire moyen pour le calcul des rentes et retirer leur indexation. Des mesures complètement inacceptables! »

« Notre intention a toujours été de négocier sérieusement avec le gouvernement. Mais nous n’hésiterons pas à prendre les moyens qu’il faut pour lui faire entendre raison. S’il est incapable de comprendre autrement qu’avec la pression de la population dans la rue, c’est par milliers que nous y descendrons. Les travailleuses et les travailleurs des services publics ne se laisseront pas appauvrir pour financer l’atteinte du déficit zéro au profit d’une idéologie néolibérale. Au gel des salaires, le Front commun répliquera par un hiver chaud. Partout dans leurs circonscriptions, les députés libéraux nous trouveront sur leur chemin », conclut Louise Chabot.

À propos

Le Front commun regroupe la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l’APTS). Ensemble, ces organisations représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec. Les conventions collectives du secteur public viendront à échéance le 31 mars 2015.

Une semaine de protestations

Une semaine de protestations contre la réforme des commissions scolaires

Toutes allégeances syndicales confondues, les syndicats des travailleuses et des travailleurs œuvrant à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) tiennent une semaine d’actions contre la réforme des commissions scolaires qu’entend effectuer le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc. Plusieurs scénarios sont envisagés et on ne connaît pas encore quelle sera la piste d’atterrissage de la réorganisation. Pourquoi ? Quand ? Où ? Comment ? Personne ne le sait réellement, même le ministre n’est pas en mesure de fournir des explications sur son objectif recherché… Le rouleau compresseur du gouvernement Couillard poursuit quand même son avancée implacable, coûte que coûte.

Aujourd’hui s’amorce dans toutes les écoles de la CSDM une opération signature de carte postale, laquelle expose les menaces qui planent sur le réseau de l’éducation avec le plan Bolduc. Des milliers de cartes postales signées par les personnes œuvrant à la CSDM seront ainsi envoyées au ministre pour lui signifier l’opposition unanime que suscite sa restructuration.

Les syndicats de la CSDM croient que le projet du ministre aura pour effet de déstabiliser les écoles, de réduire les services, d’augmenter les coûts et d’exclure des élèves. Les membres de l’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN), de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (CSN), du Syndicat national des employé-es de la CSDM (CSN), de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal (FAE) et du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (CSQ) participent à cette opération.

Dénonciation publique et manifestation

L’opposition à la réforme Bolduc se poursuivra mardi, alors qu’une dénonciation publique intersyndicale s’effectuera tandis que jeudi, pendant que le ministre doit rencontrer la Fédération des commissions scolaires du Québec, une manifestation organisée par les trois syndicats de personnels de la CSDM affiliés à la CSN aura lieu devant les bureaux du ministère de l’Éducation à Montréal, rue Fullum.

Il s’agit d’un enjeu qui touche les élèves au premier chef. Il faut s’opposer à la réforme Bolduc pour des motifs de démocratie, d’efficacité et financiers.

La direction de Radio-Canada sacrifie les régions

Pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération nationale des communications (FNC-CSN) et le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC-CSN), la décision de la direction de Radio-Canada de réduire la durée des bulletins d’information dans les régions est en rupture avec le mandat et la mission même du producteur et du diffuseur public. Les trois organisations réclament à nouveau et, plus que jamais, un moratoire sur les compressions et une commission parlementaire publique sur l’avenir du diffuseur public.

« Le plan quinquennal de destruction de CBC/Radio-Canada de Hubert T. Lacroix se poursuit. Décidément, Radio-Canada sera méconnaissable lorsqu’il aura terminé son saccage. L’annonce de faire passer les bulletins d’information des stations régionales de 60 à 30 minutes n’est rien d’autre que le sacrifice d’une partie essentielle de la mission de notre service public, soit celle d’informer les citoyennes et les citoyens des régions sur leur réalité locale. Pire encore, le gouvernement conservateur laisse la haute direction mettre en œuvre une vision corporatiste sans que les véritables propriétaires aient été consultés, soit la population canadienne », de dénoncer M. Jacques Létourneau, président de la CSN.

« Alors que le monde des médias traverse de profonds bouleversements, particulièrement en ce qui concerne l’information régionale, le rôle de Radio-Canada dans la capacité des gens de savoir ce qui se passe chez eux demeure incontournable. Rien ne justifie la décision de la direction de miser aussi rapidement sur les plateformes numériques au détriment de la télévision, surtout à l’extérieur des grands centres. Se sont-ils donné la peine de vérifier si ce modèle répond véritablement aux besoins d’aujourd’hui et aux habitudes de consommation de l’information des communautés avant de prendre leur décision ? » de questionner Pascale St-Onge, secrétaire générale de la Fédération nationale des communications.

« Pourtant, une étude du CEFRIO* démontre qu’en 2014, la télévision est encore, pour 46 % de la population québécoise, la première source d’information consultée, contre à peine 26 % pour l’internet. Pour les adultes québécois qui citent la télévision dans leurs trois principales sources d’information, ce chiffre grimpe à 74 %. Rien n’indique donc que c’est un choix cohérent de diminuer le contenu d’information télévisuel pour l’augmenter sur le Web. Au contraire, Radio-Canada laisse tomber des pans complets de la population, dont les moins fortunés qui n’ont pas toujours accès à ces nouvelles technologies. Radio-Canada est un service public qui doit demeurer accessible à toutes et à tous ».

Pour Isabelle Montpetit, présidente du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC – CSN), cette décision aura des conséquences assurées sur les travailleuses et les travailleurs des stations régionales. « La direction de Radio-Canada continue de cacher la vérité en prétendant qu’elle effectue simplement une transition vers les plateformes numériques pour se mettre au goût du jour. Dans les faits, il s’agit de mettre en œuvre les orientations annoncées par Hubert T. Lacroix, en juin dernier, et qui visent à supprimer 1000 à 1500 postes partout au Canada d’ici quelques années. On ignore combien de postes seront touchés par les changements indiqués pour les régions ni comment Radio-Canada s’assurera que sa main-d’œuvre recevra la formation nécessaire pour effectuer cette transition. On ne sait pas non plus comment se fera la couverture des événements régionaux avec des effectifs réduits. Chose certaine, ces compressions, qui s’ajoutent à toutes celles subies depuis quelques décennies, auront un impact sur la qualité et la quantité d’informations destinées aux populations des régions. »

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. *Le CEFRIO est le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations, à l’aide des technologies de l’information. Le réseau regroupe près de 150 membres universitaires, gouvernementaux et du secteur privé ainsi que quelque 80 chercheurs associés et invités.

De fausses promesses

Quelques jours avant l’ouverture de la conférence de Lima sur le climat, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a exhorté le Canada à être plus ambitieux et plus visionnaire dans la lutte internationale contre les changements climatiques. « Les actions du gouvernement canadien à Lima ne nous rapprochent pas de cet objectif », ont dénoncé des organisations non gouvernementales et la CSN qui ont participé au Sommet.

En plus des commentaires faits par le premier ministre cette semaine, alors qu’il déclarait qu’il serait « fou » de réglementer les secteurs du pétrole et du gaz, la position canadienne sur le climat est considérée comme une farce, tant au Canada que sur la scène internationale à Lima. Alors qu’il a déjà été un leader, le Canada a désormais perdu sa pertinence dans les négociations internationales. En fait, il y a une explication au fait que le Canada n’a remporté aucun prix Fossile cette année (le « prix » remis aux pays les plus nuisibles aux négociations, à plusieurs reprises attribué au Canada dans le passé). « Ce n’est pas parce que la délégation d’Ottawa a une influence positive ici, mais parce que le rôle de notre pays dans ces négociations est de plus en plus inexistant, », a déclaré Alex Cool-Fergus de la Délégation jeunesse canadienne.

Dans les années précédentes, les pays du G8 et du G20 se sont engagés à éliminer les subventions aux énergies fossiles. Malgré son engagement à Varsovie l’année dernière, le gouvernement canadien a mis de côté la réglementation des secteurs du pétrole et du gaz. Même la cible peu ambitieuse du Canada à Copenhague est officiellement hors de portée sans réglementation des secteurs du pétrole et du gaz, selon un organisme de surveillance environnementale indépendant.

« Le Canada devrait s’engager à honorer sa promesse faite il y a un an à Varsovie et dévoiler sa contribution nationale de réduction des émissions de gaz à effet de serre (‘intended nationally determined contribution’, ou INDCs dans le langage onusien) d’ici la fin de mars 2015. Le gouvernement pourrait aussi contribuer à faire avancer les discussions sur le financement aux pays pauvres pour atteindre 100 milliards de dollars US par année dès 2020 comme l’ont promis les pays riches à Copenhague en 2009. Ottawa devrait aussi jouer un rôle positif dans les discussions entourant l’évaluation des engagements pris en vue de la prochaine grande conférence sur le climat à Paris l’an prochain, » a déclaré Christian Holz du Réseau action climat Canada. « De telles évaluations sont cruciales pour déterminer si tous les pays contribuent équitablement et si nous sommes, collectivement, sur la bonne voie pour éviter les pires impacts des changements climatiques, » a-t-il ajouté.

Comme le montre un récent sondage, près de neuf Canadiens sur dix souhaitent plus d’actions et d’efforts internationaux sur le climat. Ainsi, Catherine Gauthier d’ENvironnement JEUnesse conclut que « le gouvernement ne s’acquitte pas de son devoir de représenter la voix de ses citoyens au niveau international. En tant que membres de la société civile, nous avons vu les négociateurs canadiens prioriser les compagnies d’énergies fossiles plutôt que l’intérêt public à de maintes reprises, et cette fois encore à Lima. »

La présence et le dynamisme des délégations du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique montrent à quel niveau des mesures sont prises pour réduire les émissions à travers le pays. « Sur la scène internationale, ces gouvernements provinciaux représentent davantage les aspirations des Canadiens sur l’enjeu du climat que le gouvernement fédéral, » a ajouté Alain Brunel de l’AQLPA.

Ces négociations nous mèneront à Paris à la fin de 2015, alors que le Canada aura élu un nouveau gouvernement. « Bien que tous les partis d’opposition proposent actuellement une politique climatique plus ferme que le gouvernement actuel, les changements climatiques doivent demeurer une priorité durant la campagne électorale en 2015, et au-delà. S’agissant des ambitions des partis politiques concernant le climat, les Canadiens méritent une course au sommet, et nous espérons qu’un nouveau gouvernement changera la donne en ce qui a trait à la contribution internationale du Canada au processus et, de manière cruciale, aux actions domestiques. Le Canada ne peut pas espérer être un leader dans la diplomatie internationale s’il maintient le statu quo sur la question des énergies fossiles et des changements climatiques au niveau national et international, » a insisté Leehi Yona d’Adopt a Negotiator.

Le syndicat tient à rectifier le tir concernant de l’information erronée et désuète relative à ses demandes

Le syndicat de la Station de ski Stoneham tient à rétablir certains faits concernant de l’information erronée qui a circulé au sujet de ses demandes. « Les documents obtenues par une station de radio de Québec contenaient de l’information désuète qui a été présentée au tout début du processus de négociation et qui n’est plus d’actualité, souligne d’entrée de jeu Luc Forbeaux, le président du syndicat. Sur la question salariale, nous avons soumis un tout et consenti des concessions notables au fil des discussions, comme on peut s’y attendre dans toute négociation collective », ajoute-t-il.

Luc Forbeaux rappelle que les syndiqué-es sont payés entre 18 et 20 % de moins que la moyenne salariale des travailleurs dans les autres stations de ski du Québec syndiquées à la CSN. « Nous demandons un rattrapage salarial parce que nous pensons que les employé-es de Stoneham méritent une meilleure considération pour leur travail et leur dévouement, ajoute Luc Forbeaux. Il n’y a aucune raison pour qu’ils traînent de la patte par rapport à leurs homologues syndiqués dans les autres centres. »

Les travailleurs de la station voudraient aussi pouvoir bénéficier d’un régime de retraite simplifié, comme c’est le cas au Mont Sainte-Anne. « Il n’en coûterait rien à l’employeur pour le mettre en place puisqu’il n’aurait qu’à ajouter des participants au régime du Mont Sainte-Anne, dont il est propriétaire », souligne de son côté le vice-président de la Fédération du commerce de la CSN, Michel Valiquette.

La présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras, tient pour sa part à nuancer l’information selon laquelle le syndicat a choisi de tenir la ligne dure face à l’employeur. « Il faut se rappeler que c’est l’employeur qui a mis les travailleurs de la station en lock-out le 26 novembre dernier, alors que la négociation n’était pas terminée. C’est lui qui a choisi de présenter une offre globale et finale 20 minutes avant de déclencher le lock-out. C’était à prendre ou à laisser », explique-t-elle.

« Nous sommes très ouverts à négocier et prêts à se rassoir avec l’employeur à n’importe quel moment. Malheureusement, il a jusqu’à maintenant gardé la ligne dure et refusé de revenir discuter avec nous », conclut finalement Luc Forbeaux.

À propos du syndicat

Le syndicat des employé-es de la station de ski Stoneham est affilié à la Fédération du commerce de la CSN, qui compte plus de 360 syndicats représentant environ 32 500 travailleuses et travailleurs. Il est également membre du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches, qui réunit plus de 250 syndicats et 44 000 membres. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe pour sa part plus de 325 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

La CSN dénonce la hausse austère

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a dénoncé la hausse de 0,20 $ l’heure du salaire minimum annoncée par le ministre du Travail Sam Hamad, ce matin. « Cette hausse est à l’image des mesures présentées par le gouvernement de Philippe Couillard depuis la rentrée parlementaire à Québec : austère », a commenté le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Avec cette maigre augmentation, le salaire minimum au Québec passera de 10,35 à 10,55 $ l’heure le 1er mai 2015, Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. « Le salaire minimum continue d’être à un niveau trop bas pour permettre à ceux et à celles qui le reçoivent de vivre adéquatement, a poursuivi Jacques Létourneau. Et cette hausse ne leur procure qu’une très faible augmentation de leur pouvoir d’achat. »

La CSN rappelle que ce sont surtout des jeunes et des femmes qui sont payés au salaire minimum. Même en travaillant à temps complet, ces salarié-es continueront de voir leur revenu sous le seuil de faible revenu établi par Statistique Canada. « En sabrant dans la santé, les services sociaux et l’éducation, avec ses mesures d’austérité, le gouvernement Couillard privatisera des services et imposera des tarifs qui étrangleront une partie importante de la population qui n’aura plus accès à des services indispensables, a mentionné le président de la CSN. En outre, il est clair que la ponction de 300 millions $ aux municipalités entraînera des hausses de loyers, alors que le sous-financement des organismes communautaires, qui offrent leurs services en particulier aux personnes les plus vulnérables, menace leur existence. Cette hausse du salaire minimum est définitivement insuffisante. »

La SAQ doit rassurer ses employé-es de Québec

À la veille des Fêtes, plusieurs syndiqué-es de la SAQ sont très inquiets de rumeurs persistantes de centralisation complète des tâches administratives à Montréal.

« La perte de neuf postes dans les bureaux de Québec est vue comme un premier pas d’une rationalisation beaucoup plus importante par plusieurs de nos membres », indique Alexandre Joly, président du Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ CSN).

Cette crainte est d’ailleurs partagée par les membres du Syndicat du personnel technique et professionnel de la Société des alcools du Québec (SPTP-SAQ CSN) dont les membres composent maintenant l’essentiel de ce qui reste des employé-es des bureaux de Québec. « On refuse que les bureaux de Québec soient sacrifiés », lance Sandrine Thériault, présidente du SPTP-SAQ.

Les syndicats étaient pourtant prêts à faire certaines concessions et à consentir à un nombre limité d’abolition de postes par mesure d’économie. La SAQ reste toutefois sourde aux solutions qu’ils proposent. « On a de la difficulté à faire confiance à la SAQ quand elle dit que les bureaux de Québec ne fermeront pas. La société d’État avait déjà promis que le nombre d’agences privées (des concurrents des magasins) n’augmenterait plus et il a plus que doublé depuis », fait valoir Najwa Dutil, déléguée du SEMB pour les bureaux de Québec.

Appui de la population

En seulement deux fins de semaine, les travailleuses et les travailleurs de la SAQ ont obtenu l’appui de plus de 3 000 citoyens de Québec qui ont signé une pétition devant les magasins de Québec. « La grande majorité des gens signaient spontanément quand on les informait du risque de la fermeture des bureaux de Québec dans le but de réaliser des économies », affirme Alexandre Joly. Cette pétition sera maintenant déposée à l’Assemblée nationale par l’intermédiaire de la députée de Taschereau, Agnès Maltais. Les syndicats veulent maintenant que la SAQ s’engage publiquement à ne pas fermer ses bureaux de Québec.

« Comme société d’État, la SAQ ne doit pas seulement considérer des objectifs de rentabilité à court terme, elle a un rôle social à jouer dans toutes les régions du Québec et en particulier dans la région de la capitale. Plusieurs pertes d’emplois ont déjà été annoncées dans la grande région de la capitale nationale et il y a une limite à vider les régions pour tout centraliser dans la métropole. », insiste Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats qui regroupent plus de 325 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec. Le SEMB SAQ (CSN) compte plus de 5500 membres répartis dans toute la province, dans plus de 400 succursales et centres administratifs de la SAQ. Le SPTP-SAQ est un syndicat affilié à la CSN qui représente 700 membres dont les secrétaires, les agents de bureau, les techniciens et les analystes de la SAQ.

Un automne chaud qui annonce des mois animés, prédit la CSN

Si les dernières semaines ont démontré une forte mobilisation populaire contre les mesures d’austérité du gouvernement Couillard, l’hiver et le printemps qui viennent seront plus animés encore, prédit le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau. Les effets des coupes budgétaires annoncées à répétition depuis la rentrée parlementaire seront ressentis dans toutes les sphères de la société et les gens voudront défendre l’État social québécois.

Le président de la CSN a profité du conseil confédéral, qui se tient jusqu’à vendredi au Palais des congrès de Montréal, pour faire le bilan avec les 300 délégué-es syndicaux de la mobilisation des dernières semaines contre le plan de régression sociale du gouvernement Couillard. « Au lendemain de son élection, le 7 avril dernier, le premier ministre ne s’attendait certes pas à voir sa cote de popularité chuter ainsi ni à assister à autant de manifestations réunissant chaque fois des dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui refusent ses politiques d’austérité », a-t-il mentionné.

Au cours de l’automne, les occasions de s’opposer au plan des libéraux ont été nombreuses : le 20 septembre contre le projet de loi 3 sur les régimes de retraite des employé-es municipaux et des sociétés de transport ; le 31 octobre, contre l’austérité ; le 9 novembre pour le maintien de l’universalité des services de garde ; et plus récemment, le 29 novembre, à Montréal et à Québec, où plus de 125 000 personnes ont scandé « Refusons l’austérité ». « Durant tout ce temps, les syndicats de la CSN ont démontré à plusieurs reprises comment les services qu’ils donnent dans les hôpitaux, les centres jeunesse, les écoles, les cégeps, souffrent déjà des compressions passées, a poursuivi Jacques Létourneau. Par leur mobilisation, la population comprend de mieux en mieux les objectifs poursuivis par le gouvernement libéral, soit de démanteler l’État social québécois et d’imposer des privatisations et des tarifications. Des manifestations, il y en a eu des dizaines aux quatre coins du Québec. Mais les libéraux n’ont encore rien vu. »

Et maintenant ?

Au cours des derniers mois, les groupes communautaires, de femmes et environnementaux, les associations étudiantes et les organisations syndicales ont tissé des liens et marché ensemble contre l’austérité du gouvernement Couillard. Jacques Létourneau : « Une telle solidarité, ça ne s’est pas vu souvent au Québec. On la doit à cette volonté partagée par un nombre toujours grandissant de personnes de s’engager à défendre un Québec qui s’est construit depuis plus de 50 ans pour mieux redistribuer la richesse. Personne n’avait vu venir les libéraux. Aujourd’hui, personne n’est dupe de ses véritables intentions.

« Le premier ministre Couillard a beau refuser d’admettre que ses mesures d’austérité, ses politiques ont aussi eu un effet catastrophique sur l’emploi. C’est assez. »

Au cours de la journée, le conseil confédéral de la CSN débattra de la suite du plan d’action pour les prochains mois. Plusieurs rendez-vous de mobilisation sont prévisibles, dont la Journée internationale des femmes, le prochain budget québécois, la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. En outre, les effets des coupes se feront rudement ressentir partout, ce qui aura pour effet d’intensifier l’opposition aux intentions libérales :

• les comptes de taxes et les loyers augmenteront, du fait de la ponction de 300 millions de dollars aux municipalités ;

• des milliers de personnes, souvent démunies, ne pourront plus faire appel aux ressources communautaires qui se voient privées de pouvoir remplir leur mandat ;

• les organismes de soutien à l’emploi et à des projets locaux ou régionaux disparaîtront ;

• les impôts des familles qui bénéficient des services de garde gonfleront ;

• le prix des denrées produites au Québec risquent d’augmenter si le principal programme gouvernemental, visant à assurer un revenu décent aux agriculteurs, est transformé en un régime d’assurance particulier, comme le suggère la commission Robillard ;

• les compressions de 2 milliards de dollars dans la santé et les services sociaux diminueront la qualité et l’accessibilité des services, tout en accroissant les privatisations et de nouveaux tarifs ;

• le milieu de l’éducation, des écoles primaires aux universités, en passant par les cégeps, sera frappé de coupes qui affecteront la qualité de l’enseignement et accroîtront les coûts ;

• La négociation des conditions de travail et de salaire du Front commun, dans le secteur public, qui se déroulera dans ce contexte d’austérité.

« Le Parti libéral n’a pas été élu avec le mandat de saccager ce qui distingue le Québec de tous les États d’Amérique du Nord, a indiqué Jacques Létourneau. Nous avons l’intention de participer à tous les débats pour défendre notre État social, aux côtés de celles et de ceux qui veulent mener cette lutte. Les enjeux n’ont jamais été aussi considérables. »

Le regard vers l’avenir pour répondre aux besoins des usagers

C’est aujourd’hui que se tient le deuxième rendez-vous national sur l’avenir du système public de santé et de services sociaux. La grande majorité des composantes du réseau sont rassemblées pour mettre de l’avant des solutions pour assurer l’avenir du système public et répondre aux besoins des usagères et usagers. L’AQESSS, la CSN et l’INM interpellent le ministre Gaétan Barrette pour lui exposer les solutions mises de l’avant lors de cet événement.

Une participation démontrant la pertinence de l’événement

La participation à cet événement organisé par l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN), en collaboration avec l’Institut du Nouveau Monde (INM), est un signe de son succès. Plus de 400 participant-es provenant de plus de 100 organisations sont rassemblées pour réfléchir à des solutions pour le système public, et ce, malgré une conjoncture politique plus qu’incertaine. Ce deuxième rendez-vous national réunit des organisations syndicales et patronales, des fédérations médicales, des groupes communautaires, des associations d’usagers et des ordres professionnels.

« Les composantes du réseau de santé et de services sociaux se préoccupent de l’avenir du système public. Au-delà des débats sur les structures administratives, le message est clair aujourd’hui à l’effet qu’il faut améliorer la qualité et l’accès aux soins et services, sans quoi la population perdra confiance en notre réseau public. Le pari de ce deuxième rendez-vous est relevé! Les vraies solutions se mettront de l’avant avec les composantes du réseau et pas le contraire », explique Jacques Létourneau, président de la CSN.

En action pour améliorer l’accès et la qualité des soins et services

Parmi les solutions discutées lors de ce deuxième rendez-vous, plusieurs participant-es ont exprimé l’urgence d’améliorer les services de première ligne. Ce sont des services qui doivent devenir la réelle porte d’entrée dans le réseau de santé et de services sociaux.

« Il ressort de nos échanges une grande ouverture des composantes du réseau de santé et de services sociaux pour élaborer des solutions communes et porteuses. Pour développer des services qui répondent aux besoins des usagers, l’ensemble des composantes doit être mis à contribution. C’est par une collaboration et en comptant sur l’expertise de chacun que nous relèverons ce défi », déclare Diane Lavallée, directrice générale de l’AQESSS.

Il a de plus été question de l’action sur les déterminants sociaux de la santé, de la pertinence des soins favorisée par la mise en place d’une gouvernance clinique, de la concertation des acteurs du terrain pour une meilleure prise de décision ainsi que de la cohérence du financement avec les objectifs identifiés, notamment au regard du mode de rémunération médicale et du régime d’assurance médicaments. « Les délibérations de la journée démontrent l’importance de tenir un réel dialogue avec l’ensemble des composantes qui donnent les services à la population au quotidien. C’est la meilleure manière d’élaborer des solutions concrètes et durables », avance Michel Venne, directeur général de l’INM.

« Plusieurs solutions pour assurer l’avenir du système public sont connues et elles doivent maintenant devenir une priorité du gouvernement. C’est pourquoi nous souhaitons rencontrer le ministre Barrette pour lui présenter les priorités identifiées par les composantes du réseau. Enfin, nous entendons mettre sur pied un groupe de travail qui mobilisera les acteurs du réseau autour d’une vision commune et mettra de l’avant des initiatives pour améliorer l’accès aux services », de conclure les trois représentants.

À propos de l’AQESSS, de la CSN et de l’INM

• L’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux regroupe 125 membres, soit les 92 centres de santé et de services sociaux (CSSS), les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers affiliés, les instituts universitaires et des établissements et CHSLD à vocation unique.

• La CSN est l’organisation syndicale la plus représentative dans le secteur de la santé et des services sociaux. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

• L’Institut du Nouveau Monde est une organisation non partisane dont la mission est d’accroître la participation des citoyens à la vie démocratique. L’action de l’INM a pour effet d’encourager la participation citoyenne et de contribuer au développement des compétences civiques, au renforcement du lien social et à la valorisation des institutions démocratiques.

Les employé-es du Marché Guy Bergeron de Jonquière renouvellent leur convention collective

Réunis en assemblée générale hier soir, les travailleuses et les travailleurs du Marché Guy Bergeron de Jonquière se sont prononcés à 94,6% en faveur des termes d’une entente survenue tard pendant la nuit de vendredi dernier.

D’une durée de cinq ans, la convention collective des 120 membres du Syndicat employé-es du Marché Guy Bergeron à Jonquière (Fédération du commerce – CSN) prévoit des augmentations de salaire totalisant 17,2 %. De plus, les travailleuses et les travailleurs ont aussi droit à un montant rétroactif représentant plus ou moins 3 % du salaire gagné au courant de la dernière année.

Ces syndiqué-es négociaient sur une plateforme commune de revendications adoptée par quelque 23 syndicats FC-CSN faisant partie de la négociation coordonnée en alimentation. Ils ont également obtenu des gains aux chapitres suivants : congés, droits syndicaux, protection de l’emploi, régime de retraite et un pécule de vacances, entre autres.

Les employé-es avec cinq ans d’ancienneté et ayant fait un minimum de 1500 heures dans l’année de référence auront désormais un régime de retraite. En effet, la contribution de l’employeur à un REER sera de 2 % pour ceux-ci, et 3 % pour les travailleuses et travailleurs cumulant plus de 20 ans d’ancienneté.

Les syndiqué-es ont aussi obtenu des gains au chapitre des congés et des vacances. Les travailleuses et les travailleurs à temps plein voient leurs congés maladie augmentés de deux jours supplémentaires. De plus, les travailleuses et les travailleurs cumulant 20 ans d’ancienneté bénéficieront désormais d’une bonification de 1 % de leur paie de vacances.

« Nous avons atteint nos objectifs, c’est-à-dire un règlement à la hauteur de celui obtenu par nos camarades, et cela, grâce à la solidarité de nos membres », a déclaré  la présidente du syndicat, Marie-Ève Tremblay. « Nous avons raison d’être fiers des résultats de la négociation. »

Serge Fournier, le président de la Fédération du commerce, félicite le syndicat pour son entente qui s’ajoute à celles déjà obtenues par les syndicats de la ronde de négociation coordonnée de la fédération.

« Le travail commun par nos syndicats en alimentation donne des résultats aux membres », a-t-il commenté. « Les gains réalisés font en sorte que les employeurs auront un personnel stable et professionnel, et que leurs communautés seront économiquement plus fortes. Tout le monde gagne en négociant des conventions collectives décentes. »

Le syndicat, ayant en main un mandat de grève, avait donné comme limite le vendredi 5 décembre à minuit, avant le déclenchement d’un conflit de travail. À la suite de l’entente, tous les moyens de pression ont cessé.

 

Privatiser contre les intérêts de la région de Lanaudière

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre de santé et de services sociaux du Nord de Lanaudière (STTCSSSNL-CSN) a rencontré hier le cabinet du ministre Pierre Arcand, responsable de la région de Lanaudière, pour tenter de convaincre le gouvernement Couillard de ne pas privatiser la buanderie publique du Centre hospitalier régional de Lanaudière. Cette dernière était sur le point de concrétiser un important projet de modernisation autofinancé qui aurait permis de garantir à long terme l’offre d’un service de qualité à plusieurs établissements de santé, tout en conservant plus de 40 emplois qui ont des retombées économiques et sociales importantes dans une région déjà fortement touchée par les pertes d’emploi (Électrolux, scierie de Saint-Michel-des-Saints, etc.).

« Nous ne comprenons absolument pas pourquoi le gouvernement tient à tout prix à offrir au privé les contrats que nous effectuons déjà de façon efficace et compétitive à la satisfaction des conseils d’administration des établissements desservis. En plus, nous allions devenir encore plus performants si notre projet de modernisation n’avait pas été stoppé au dernier moment par le gouvernement en forçant l’agence régionale à considérer l’impartition au privé », soutient Gilles Savoie, président du STTCSSSNL. De fait, les conseils d’administration encore en place de quatre CSSS desservis (nord et sud de Lanaudière, Argenteuil, Saint-Jérôme) sont satisfaits du service de buanderie et veulent le conserver. Rappelons cependant qu’on peut craindre que la majorité du futur conseil d’administration du CISSS de Lanaudière, qui sera nommé par le ministre Barrette à Québec, soit moins à l’écoute des véritables intérêts régionaux.

« La buanderie publique de Lavérendière a démontré son efficacité par une augmentation de coût de seulement 9 % au cours des 11 dernières années », indique fièrement Élise Bouchard, chef d’équipe de la buanderie depuis plusieurs années. La nouvelle construction qui était prévue, pour laquelle les appels d’offres étaient lancés au printemps dernier, aurait permis d’augmenter la capacité et de réduire les coûts sans jamais inclure de profits dans la facture. En plus, ce projet n’aurait rien coûté au ministère puisqu’il était autofinancé tant pour la partie construction que pour les équipements. Un plan d’affaires solide, confectionné avec les responsables du ministère de la Santé, de l’Agence de la santé de Lanaudière et du CSSS du Nord de Lanaudière, avait été préparé pour justifier l’investissement de près de 20 M$. Ce plan avait été accepté par l’ancien ministre Réjean Hébert.

« La fermeture de la buanderie publique Lavérendière signifierait une perte définitive de l’expertise dans ce domaine pour le secteur public et placerait les établissements de santé de la région à la merci d’éventuelles hausses de coût par le privé. La création d’un monopole privé dans Laurentides et Lanaudière est en effet hautement probable si le contrat est confié à une entreprise », craint le président. C’est sans compter que le privé possède une fâcheuse tendance à faire gonfler les factures à coup d’extras qui s’ajoutent au contrat initial.

Le STTCSSSNL (CSN) fait signer une pétition qui sera bientôt hébergée par le site de l’Assemblée nationale et travaille à sensibiliser la population à l’importance de conserver ce service et ces emplois dans Lanaudière. Le Syndicat attend toujours une date de rencontre avec le ministre Pierre Arcand afin de lui exposer la situation en personne.

À propos du STTCSSSNL (CSN)

Le STTCSSSNL représente 2300 membres qui font partie de la catégorie 2 (paratechniques, services auxiliaires et de métier) et de la catégorie 3 (le personnel de bureau, des techniciens et professionnels de l’administration) du CSSS du Nord de Lanaudière.

Des fermetures, pas de vision

Encore une fois, Produits forestiers Résolu (PFR) ferme des machines à papier au Québec : une à Clermont et une à Baie-Comeau. C’est 120 emplois de moins au Québec et 300 au total si on inclut la fermeture complète de l’usine d’Iroquois Falls en Ontario.

Pour tenter de se justifier, PFR accuse tour à tour la conjoncture dans le marché mondial du papier, le prix élevé de la fibre et les attaques des écologistes, mais est-ce que cette multinationale a fait tous ses devoirs ?

Avec la baisse du dollar canadien et la reprise économique aux États-Unis, il n’y a cependant aucune raison pour que les usines de papier du Québec ne soient pas alimentées en copeaux de façon suffisante par les scieries. On parlait même encore récemment d’un surplus de copeaux probable avec les fermetures de plusieurs machines à papier dans les années passées au Québec.

« Pour le moment, on constate surtout que plusieurs grands joueurs de l’industrie font pression sur le gouvernement parce qu’ils aimeraient pouvoir compter sur une garantie d’approvisionnement plus importante à un prix très bas, sans devoir se procurer du bois sur les enchères de la forêt publique (BMMB) ou auprès des producteurs en forêt privée », explique Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM CSN). Ce dernier note par ailleurs que PFR ferme également une usine ontarienne qui n’est pourtant pas aux prises avec le nouveau régime forestier québécois.

D’autres causes doivent aussi être prises en compte pour expliquer le gâchis actuel. « PFR doit aussi se regarder dans le miroir et constater un manque chronique d’investissement dans ses usines depuis des années », déplore Jérôme Tremblay, président du Syndicat des travailleurs et des travailleuses du papier de Clermont (CSN). La députée libérale Caroline Simard tente justement de convaincre son propre gouvernement d’aider à moderniser l’usine de Clermont et de l’amener vers des projets de nanocellulose, bioplastique ou biocarburant.

La région de Charlevoix perd encore des emplois de qualité

« Il est inadmissible que le gouvernement du Québec ne tente pas de trouver une solution pour relancer l’industrie forestière sur une base plus solide, tant dans Charlevoix que dans le reste du Québec. La forêt fait partie intégrante de notre région et du Québec », lance Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches. Cette dernière rappelle que la région de Charlevoix-Est avait déjà perdu près de 200 emplois dans les six derniers mois avant l’annonce de PFR. « Le resserrement des règles à l’assurance-emploi du gouvernement Harper risque de forcer plusieurs personnes à quitter Charlevoix », estime Ann Gingras.

Le gouvernement doit agir rapidement

« Le ministre des Forêts, Laurent Lessard, doit sortir de sa torpeur. La CSN estime qu’il est grand temps que le gouvernement du Québec se penche sérieusement sur les causes du problème d’approvisionnement en copeaux, sur la modernisation et la diversification des usines et sur une réelle vision d’avenir pour les régions forestières du Québec. Investir dans le Plan Nord ne devrait pas être le seul projet de développement économique de ce gouvernement », de conclure Jean Lacharité, vice-président de la CSN. La scierie de Saint-Hilarion, qui approvisionne normalement l’usine de Clermont, a d’ailleurs obtenu un ajout de 100 000 mètres cubes d’approvisionnement en bois en juin dernier, mais cette addition tarde à se concrétiser complètement.

Jean Lacharité rappelle que l’accès au bois de la forêt publique, à l’énergie en provenance des barrages qui alimentent plusieurs entreprises forestières ou aux contrats d’achats de l’électricité des usines de cogénération devraient être des privilèges accordés à l’industrie en échange de retombées régionales conséquentes en matière d’emplois et d’investissements.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. La FIM est présente dans l’ensemble du secteur forestier. Le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CSN) a été fondé en 1918, il regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région Chaudière-Appalaches. Il représente 240 syndicats et plus de 45 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

La vice-présidente de la CSN Véronique De Sève participe à la vigile pour les 25 ans de Polytechnique

Il y a 25 ans aujourd’hui, quatorze jeunes femmes étaient assassinées à l’École polytechnique de Montréal, tout simplement parce qu’elles étaient des femmes. Pour commémorer ce tragique évènement, la vice-présidente de la CSN responsable du dossier de la condition féminine, Véronique De Sève, participe aujourd’hui à 15 h à la vigile Se souvenir pour elles à la Place du 6 décembre. L’évocation du drame, année après année, vient garder bien vivant ce souvenir douloureux dans une perspective de lutte contre toutes les violences faites aux femmes, peu importe la nature. Pour Véronique De Sève, « aucune forme de violence envers les femmes n’est acceptable. Redoublons d’ardeur, montrons notre soutien pour les aider à s’en affranchir et affichons notre ruban en guise de solidarité. » « Cet anniversaire constitue l’occasion de rappeler qu’un trop grand nombre de femmes dans toutes les sociétés, y compris au Québec, vivent de la violence et qu’il faut prendre tous les moyens pour y mettre un terme », a aussi tenu à souligner Véronique De Sève. Nous devons faire reculer cette violence et continuer à lutter fermement contre toutes ses formes », a-t-elle conclu.

Un registre efficace pour le Québec

La vice-présidente de la CSN estime que cette résistance devra notamment passer par un meilleur financement des groupes de femmes, par la dénonciation du projet de loi fédéral C-42 qui vise à faciliter l’accès aux armes à feu et par le maintien du registre des armes à feu au Québec. « Philippe Couillard soutient que Québec est prêt à constituer un registre des armes à feu, mais à la hauteur de la capacité de payer des Québécois. Il est troublant de l’entendre ainsi parler de conditions financières pour le mettre en place. N’oublions jamais la facilité pour un simple détenteur de permis, sans un tel registre, de se procurer un fusil semi-automatique comme celui qu’a utilisé Marc Lépine sans avoir besoin d’en informer les autorités. Tout doit être fait pour un registre des armes à feu efficace au Québec », a-t-elle conclu.

À propos

La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’austérité frappe encore : l’environnement est dans la mire du gouvernement Couillard

La vague d’austérité qui déferle sur le Québec a aussi des impacts en environnement. Groupes environnementaux, syndicats et membres de la société civile lancent un cri du cœur pour demander au gouvernement de ne pas couper le financement de plusieurs organismes communautaires environnementaux. D’une seule voix, ils lui demandent de faire mieux que le gouvernement fédéral en matière d’environnement.

Le financement en jeu relève d’ententes issues de la politique gouvernementale sur l’action communautaire (2001), qui encadre l’engagement des différents ministères à soutenir l’action communautaire pour plus de 5000 organismes répartis dans une vingtaine de secteurs, dont celui de l’environnement. À ce jour, dix (10) groupes communautaires environnementaux ont cessé de recevoir le soutien annuel que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre changements climatiques (MDDELCC) leur verse pourtant depuis 2006, dont:

  • Association québécoise de l’éducation relative à l’environnement (AQPERE)
  • Environnement Jeunesse (ENJEU)
  • Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED)
  • Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)
  • Coalition Eau Secours!
  • Cyclo Nord-Sud
  • Nature Québec
  • Fondation québécoise en environnement
  • Vivre en ville

« À moins que le gouvernement revienne sur sa décision, ces coupures s’avéreront désastreuses », témoigne Maude Prud’homme du RQGE. « Elles amputeront sérieusement les groupes concernés, ce qui portera atteinte à leur capacité de protéger les écosystèmes québécois et privera l’ensemble de la population de précieux leviers démocratiques pour veiller sur l’environnement. Tout cela à un moment où de nombreux projets potentiellement dévastateurs s’annoncent, par exemple de transport d’hydrocarbure non conventionnel et de fracturation. »

Pour Jérôme Normand d’Environnement Jeunesse, « la vraie richesse, c’est la qualité de l’environnement! Les groupes oeuvrant en environnement sont essentiels pour veiller à la sensibilisation, à la promotion d’alternatives et la défense collective des droits. Il s’agit d’un investissement en faveur des générations futures qui devrait intéresser n’importe quel gouvernement responsable. »

« Le gouvernement ne fera pas d’économies ici, » affirme Martine Chatelain de la Coalition Eau Secours!. « Au contraire, c’est en protégeant l’environnement qu’on fait des épargnes, par exemple en réduisant la pollution et le gaspillage énergétique. Nous faisons partie de la solution mais le gouvernement n’en tient pas compte. » À cet effet, Glenn Rubenstein de Cyclo Nord-Sud renchérit, « Le fait que le gouvernement investisse dans l’extraction ou dans la construction d’autoroutes, et menace de couper les quelques vivres qui restent à des organisations qui défendent le bien commun, ça en dit long sur ses priorités. »

Le bilan du gouvernement Harper en matière d’environnement est désastreux. En plus de mener une chasse éhontée contre les groupes écologistes, il force ceux-ci à se tourner vers les provinces pour une reconnaissance et un soutien. Or, au Québec, plus de soixante-quinze (75) groupes d’action communautaire autonome environnementaux restent sans financement à la mission. Quatre ministères en lien avec l’environnement ne se sont jamais conformés à la politique gouvernementale d’action communautaire : le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN), le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP) et le ministère des Transports du Québec (MTQ).

Signataires

Groupes écologistes

Action Boréale (ABAT)

Action Re-buts

Ambioterra

AmiEs de la Terre de Québec (ATQ)

Archibio

Association pour la protection des Hautes-Laurentides (APEHL)

Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)

Association québécoise pour la promotion de l’éducation relative à l’environnement (AQPERE)

Centre d’intendance écologique Latreille (CIEL)

Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM)

Centr’ERE

Citoyens au courant

Coalition Eau Secours!

Coalition Québec meilleure mine

Collectif éducatif Éco-Naître

Comité de vigilance de Malartic

Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL)

Corporation pour la mise en valeur du Bois de l’Équerre

Craque-Bitume

Cyclo Nord-Sud

Écohabitation

Ecovigilance Baie des Chaleurs

Enviro Éduc-Action

Environnement Jeunesse (ENJEU)

Environnement Vert-Plus

Établissement verts Brundtland (EVB-CSQ)

Fondation Rivières

Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED)

GaïaPresse

Greenpeace

Groupe de recherche d’intérêt public du Québec à l’UQAM (GRIP-UQAM)

Guilde des herboristes

Habitat Multi Générations (HMG)

Héritage Saint-Bernard

Justice transnationales extractives (JUSTE)

La petite boutique d’Amos

Ligue des droits et libertés

Mouvement écologique mathalois

Nature Québec

Projet accompagnement solidarité Colombie (PASC)

Projet ÉCOSPHÈRE

Regroupement écologique de Val-d’Or et des environs (REVE)

Réseau québécois des femmes en environnement (RQFE)

Sauvons nos trios grandes îles de la rivière des Mille Îles

Sept-Îles sans uranium (SISUR)

Société pour vaincre la pollution (SVP)

SOS Levasseur

Tache d’huile

Uniterre Conférences

Vigilance OGM

Syndicats

Centrale des syndicats démocratiques (CSD)

Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Fédération autonome de l’enseignement (FAE)

Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)

Regroupements communautaires

Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ)

Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires (CTROC)

Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)

Fédération des centres d’action bénévole du Québec (FCABQ)

Fédération des femmes du Québec (FFQ)

Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ)

Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE)

Regroupement comités logements et associations de locataires du Québec (RCLALQ)

Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA)

Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (TRPOCB)

Union des consommateurs