La stratégie d’Alcoa ajoute à l’insécurité des 900 travailleurs de l’usine de Baie-Comeau, dénonce le syndicat CSN

Le Syndicat national des employés de l’aluminium de Baie-Comeau, affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central Côte-Nord (CSN), dénonce la stratégie de négociation des tarifs d’électricité sur la place publique par l’Aluminerie Alcoa. « Avec le report, à deux reprises, du projet de modernisation de l’usine attendu depuis 10 ans, l’inquiétude est toujours présente chez les 900 ouvriers et leurs familles, a mentionné le président du syndicat Michel Desbiens. L’annonce faite hier par la compagnie a rendu cette inquiétude à son comble. Nous n’avons pas besoin de ça! »

Même si ces déclarations s’inscrivaient dans une stratégie de négociation pour maintenir les coûts d’électricité au plus bas, le représentant syndical prend évidemment cette menace au sérieux, d’autant plus que l’usine de Baie-Comeau traverse déjà des difficultés. Vieille de plus de 50 ans, elle a grandement besoin d’être modernisée et le syndicat a multiplié les démarches auprès du gouvernement du Québec et des autres intervenants de la région pour que cela se réalise dans les meilleurs délais. « Les représentants d’Alcoa nous ont mentionné à maintes reprises leurs préoccupations sur une éventuelle hausse des tarifs d’électricité, a mentionné Michel Desbiens. Avec cette annonce, il est évident qu’elle souhaite exercer une plus grande pression sur le gouvernement. »

Pour le porte-parole syndical, le gouvernement du Québec et Alcoa doivent poursuivre les discussions sur les tarifs d’électricité. « C’est l’avenir de la région qui est enjeu, a pour sa part poursuivi le président du Conseil central Côte-Nord (CSN), Guillaume Tremblay. L’impact de la perte de 900 emplois serait catastrophique pour Baie-Comeau, une ville de quelque 22 000 habitants. Avec les emplois indirects qui disparaitraient du même souffle, on peut légitimement se demander si la région immédiate s’en relèverait. »

Le syndicat avertit toutefois qu’il veut être impliqué dans toutes les discussions qui concernent l’avenir de l’entreprise. « Depuis l’arrivée d’Alcoa à Baie-Comeau, en 2000, elle a demandé à plusieurs reprises au syndicat de faire des concessions pour maintenir productive l’aluminerie. Ce sont nos conditions de travail, mais surtout nos emplois qui sont en jeu. Nous sommes concernés au premier chef. Pas question d’être exclus », a prévenu Michel Desbiens.

À cette époque, l’usine comptait plus de 2300 travailleurs. La convention collective a été rouverte plus d’une fois, dont l’été dernier où des aménagements ont été acceptés par les syndiqués pour ouvrir plus grand la porte à la sous-traitance, toujours dans le but de maintenir l’aluminerie en activité. Une fronde

Le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Alain Lampron, a vivement réagi à l’annonce de l’aluminerie Alcoa : « Il s’agit d’une fronde à la politique industrielle de la ministre Zakaïb, a-t-il mentionné. Le maintien des alumineries au Québec s’inscrit définitivement dans une telle politique. Comment créer des emplois dans les deuxième et troisième transformations, si on ne peut maintenir ceux des alumineries, un secteur qui génère au demeurant une énergie propre, au contraire de plusieurs autres usines au Québec et ailleurs dans le monde ? »

Le syndicat, la fédération et le Conseil central Côte-Nord (CSN) continueront d’être actifs pour assurer la pérennité des emplois dans la région et faire en sorte que le projet de modernisation de l’aluminerie se réalise enfin.

 

La ministre de l’Éducation doit agir dès maintenant

Ce midi, les délégué-es du Secteur transport scolaire (STS) ont manifesté à grand bruit dans les rues de Québec, passant devant l’Assemblée nationale, pour se retrouver devant l’édifice Marie-Guyart. Leur action visait à exprimer leur impatience face à la nomination d’une nouvelle présidence qui doit piloter les travaux de la table chargée d’évaluer leur emploi. « Quatre rencontres du comité ont eu lieu et les travaux avançaient bien», de préciser Jacques Forgues, président du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). En mai 2013, le départ inattendu du président a tôt fait de mettre tout sur la glace. « Nous avons alors tenté à plusieurs reprises de sensibiliser l’actuel gouvernement à cette nomination qui est très importante pour nous. Or, nous attendons toujours que la ministre agisse », de conclure monsieur Forgues.

Rappelons qu’au mois de novembre 2012, la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), madame Marie Malavoy, a mis sur pied un comité de travail qui a pour mandat de réaliser un exercice complet d’évaluation de l’emploi de conductrice et de conducteur d’autobus scolaire sur la base d’emplois comparables. Ce comité est composé de représentantes et de représentants des transporteurs scolaires, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) et du gouvernement. Les conductrices et les conducteurs exigent donc que la ministre nomme dès maintenant une personne à la présidence de ce comité afin que des conditions de travail décentes soient enfin reconnues. « Ça fait maintenant près de sept mois que les travaux du comité n’avancent plus. Pendant ce temps-là, le gouvernement laisse les conductrices et les conducteurs travailler dans des conditions qui ne sont pas à la hauteur de celles et de ceux qui portent la responsabilité de transporter nos enfants chaque matin », d’ajouter Yvon Godin, vice-président de la FEESP et responsable du secteur transport scolaire. Rappelons que plus de 575 000 écoliers, soit un peu moins que 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et de travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Sages-femmes en colère

Les sages-femmes du Québec, accompagnées par des centaines de manifestants et de manifestantes, se sont réunies, ce midi, devant les bureaux la première ministre Pauline Marois. En colère, elles lui ont demandé de trouver une solution rapide et équitable à l’impasse qui perdure dans les négociations entre les sages-femmes et le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Négociation qui traîne

Pour le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ), il est inconcevable que cette négociation traîne toujours, malgré plus d’une trentaine de rencontres avec le MSSS. « Comment se fait-il que deux ans plus tard nous devions encore sortir dans la rue et manifester ? » a demandé la présidente du RSFQ, Claudia Faille. Les demandes des sages-femmes ne représentent qu’une infime portion du budget du gouvernement. « Nous ne sommes que 159; et la majorité des sages-femmes ont des horaires réduits. Tous les ministres à qui nous avons parlé nous ont assurées de la volonté du gouvernement de dénouer l’impasse. Pourtant cette volonté ne se reflète pas à la table de négociation, a précisé la présidente. Nous nous sommes pourtant rendues disponibles afin de négocier efficacement avec le MSSS. Et malgré des offres qui frôlaient l’insulte, nous n’avons jamais quitté la table de négociation. Aujourd’hui, les sages-femmes sont exaspérées, mais elles ne se contenteront pas du peu qui leur est présentement offert », a lancé Claudia Faille.

Corriger l’injustice

Le RSFQ, l’association professionnelle des sages-femmes, négocie depuis plus de deux ans l’entente qui le lie au MSSS. Celle-ci, qui a été signée en 2004 et n’a pas été renégociée depuis bientôt dix ans – elle a été prolongée par un décret en décembre 2005 -, nécessite un redressement majeur. Pour Claudia Faille, présidente du RSFQ, il est évident que l’entente qui est négociée actuellement devra corriger l’injustice que subissent les sages-femmes. « Nous sommes payées un dollar l’heure pour être de garde et nous ne recevons aucune prime pour horaires défavorables, contrairement à tous les autres professionnel-les de la santé. Nos demandes sont raisonnables et nous exigeons simplement un traitement équitable, rien de plus. » Le RSFQ en appelle donc au sens de la justice de la première ministre. « Nous lui demandons de redresser la situation et de permettre ainsi aux professionnelles que nous sommes d’être enfin traitées équitablement », a précisé Claudia Faille.

Appui des femmes

Au cours des dernières semaines, le RSFQ a reçu l’appui de près de 80 groupes issus des milieux féministes et communautaires ayant à cœur le sort des sages-femmes. « La Coalition pour la pratique sage-femme a sollicité le soutien de ses membres, dont la Fédération des femmes du Québec, ainsi que celui d’autres organisations. Elles nous ont appuyées sans réserve et plusieurs d’entre elles ont même contacté la première ministre afin de l’inviter à résoudre l’impasse, a déclaré Claudia Faille. Notre bataille est aussi celle des femmes qui sont nombreuses à choisir d’accoucher avec une sage-femme, en maison de naissance, à domicile ou en centre hospitalier. »

À propos

Le RSFQ est l’association professionnelle des sages-femmes depuis 1995. Il représente environ 150 sages-femmes qui œuvrent au Québec. Le RSFQ est en entente de service avec la Fédération des professionnèles de la CSN depuis 2009.

La Fédération des professionnèles (FP) représente plus de 8000 professionnel-les, techniciennes et techniciens, œuvrant dans différents secteurs d’activité.

Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN demande un financement public exclusif

La CSN présentera ce soir à 19 h 30, à l’Assemblée nationale, un mémoire dans lequel elle réagit au livre blanc du ministre Réjean Hébert, L’autonomie pour tous. Celui-ci fait état de la création éventuelle d’une assurance autonomie qui permettrait d’offrir aux personnes dans le besoin des services de soutien à domicile. « Le projet serait intéressant en soi s’il était financé par des fonds publics exclusifs. Or le ministre ne semble pas emprunter cette voie », a souligné d’entrée de jeu le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Pour visionner la présentation lors de la commission parlementaire, cliquer ici.

Fonctionnement de l’assurance autonomie

À l’heure actuelle, les individus en perte d’autonomie sont censés recevoir gratuitement des services d’hygiène dispensés par des auxiliaires familiales et sociales. Or, d’après le livre blanc, ces services reliés aux activités de la vie quotidienne (AVQ) seraient dorénavant prodigués par les entreprises d’économie sociale en aide domestique (EESAD) ou par des organismes privés (résidences privées pour aînés). Ce n’est qu’exceptionnellement que les CSSS dispenseraient ces services. « Une pression est exercée sur ces entreprises afin qu’elles offrent un plus large éventail de services. Le problème, c’est que ceux et celles qui y travaillent seront payés près du salaire minimum, et ce sont surtout des femmes ! » s’est aussi exclamé Jean Lacharité. En plus de réaliser des économies sur leur dos, ajoute le vice-président de la CSN, le projet compromet la qualité des services : difficulté à maintenir des suivis adéquats avec l’équipe du CSSS ; impossibilité de garantir la stabilité des soins ; manque de formation des travailleurs et des travailleuses. « Il est nécessaire de prendre un virage en faveur des soins à domicile, explique-t-il, mais jamais au détriment des services publics. Rien ne justifie que les AVQ soient ainsi sous-traitées. L’État cherche à se déresponsabiliser de ses obligations envers la population. C’est le dogme du déficit zéro qui teinte la réforme des soins à domicile proposée par le ministre», a-t-il ajouté.

Financement du régime

À court terme, le montant annuel consacré aux soins de longue durée serait composé d’un fonds protégé incluant les sommes allouées aux soins à domicile et des 500 millions promis par le gouvernement jusqu’en 2017-2018. Le ministre affirme qu’à partir de 2018, il faudra trouver les moyens de financer cette assurance. Par ailleurs, le régime serait aussi financé par une contribution personnelle fixée en fonction du revenu des personnes qui demanderaient de l’aide pour les activités de la vie quotidienne : l’allocation à l’autonomie (ASA) serait effectivement évaluée selon leurs besoins, leur environnement et les ressources dont elles disposent. « Qu’on soit bien clairs : la CSN n’appuiera pas la création d’une telle assurance si celle-ci est sous-financée, si elle viole les principes de solidarité et d’universalité qui régissent notre système de santé en obligeant l’usager à payer une contribution personnelle et si elle est adoptée dans une logique de privatisation et de marchandisation des services. Le gouvernement doit faire preuve de courage politique et profiter de la création de la caisse d’assurance autonomie pour aller chercher, sur la base d’une plus grande équité et progressivité du système fiscal, de nouveaux revenus pour financer le soutien à domicile », a conclu Jean Lacharité. Lors de la présentation du mémoire, ce soir, le vice-président de la CSN sera accompagné du vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN), Guy Laurion, et de la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (CSN), Ginette Langlois.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Composée de près de 2000 syndicats, elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les grévistes soulignent le premier anniversaire du conflit de travail

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses de l‘Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe – CSN (STT-HS) a souligné, aujourd’hui, le premier anniversaire du conflit. Ils ont profité de cette journée de solidarité pour dénoncer l’impasse et crier haut et fort leur indignation devant une mort annoncée d’une partie de l’économie touristique et d’affaires maskoutaine par la fermeture imminente de l’Hôtel des Seigneurs et de son Centre des congrès.

« Nous sommes inquiets pour notre ville, pour le rayonnement de la région maskoutaine », a d’entrée de jeu déclaré Robin St-Pierre, président du STT-HS. « Nous souhaitons faire appel à la solidarité des Maskoutains dans le conflit pour éviter la fermeture et ses conséquences socioéconomiques désastreuses pour la Ville, ses habitants, ses entreprises. Plus de 300 000 personnes par année passaient par Saint-Hyacinthe, notamment pour la tenue de congrès nationaux et internationaux d’envergure. C’est inacceptable que Silverbirch, propriétaire détenteur de l’hôtel, joue avec l’avenir de la région comme ça, nous ne le laisserons pas faire ! » a martelé par la suite le président.

« Sans vouloir verser dans le scénario catastrophe, fermer cet hôtel, c’est dire non à 300 000 personnes qui passent annuellement par la région, ce qui donne 250 emplois directs et indirects et surtout maintient le pôle d’influence maskoutain en Montérégie… c’est très inquiétant ! La population maskoutaine doit se mobiliser avec nous ! » a lancé Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie – CSN.

« La sécurité d’emploi demeure au centre du litige, l’employeur refuse d’encadrer, dans la convention collective, les programmes de service réduit d’entretien des chambres. Ces programmes lui permettraient d’augmenter ses bénéfices, tout en réduisant sérieusement le nombre d’heures travaillées par les préposé-es aux chambres. L’obstination de la direction de l’hôtel des Seigneurs démontre clairement le bien-fondé de nos demandes communes relatives à la protection de nos emplois, » explique Michel Valiquette, trésorier et porte-parole du secteur Hôtellerie de la FC–CSN.

« Les retombées économiques du tourisme d’affaires pour la région s’élèvent annuellement à 20 M$ et sont en grande partie reliées à l’exploitation de l’hôtel et de son Centre des congrès. La menace de la fermeture est d’une grossièreté indécente pour le développement économique et social de la Ville et c’est encore plus vrai pour les travailleuses et pour les travailleurs de l’hôtel, dont certains ont consacré une partie de leur vie à transmettre l’amour de leur métier et de leur région », de conclure Jean Lortie, secrétaire général de la CSN.

À propos du Conseil central de la Montérégie, de la Fédération du commerce et de la CSN

Le Conseil central de la Montérégie-CSN regroupe quelque 34 000 membres dans plus de 210 syndicats de la grande région de la Montérégie. La Fédération du commerce (CSN) rassemble 32 500 syndiqué-es dans différents secteurs d’activité. Elle compte 11 000 membres travaillant dans le secteur du tourisme, dont 6500 dans l’hôtellerie.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe en main, la CSN est heureuse du dénouement

Après avoir déployé ses ressources pour la syndicalisation des salarié-es de Couche-Tard, la CSN peut annoncer aujourd’hui qu’elle est parvenue à convenir d’une entente de principe avec la direction de Couche-Tard portant à la fois sur des conventions collectives pour les quelque 70 travailleuses et travailleurs des six Couche-Tard syndiqués et sur une contrepartie satisfaisante pour les 24 salarié-es des deux Couche-Tard qui, malheureusement, ont été fermés. C’est à l’unanimité que celle-ci a été entérinée.

« Nous l’avons dit sur tous les tons : malgré les lois québécoises, le processus de syndicalisation au Québec est ardu. Les embûches rencontrées ont été nombreuses pour parvenir à syndiquer des travailleuses et des travailleurs de Couche-Tard qui le souhaitaient ardemment. Nous n’avons pas dérogé de notre plan de travail. Et aujourd’hui, nous pouvons dire que ces employé-es de Couche-Tard en retirent les fruits. Entente de principe en main, nous pouvons affirmer que nous sommes heureux du dénouement positif que trouve enfin ce dossier », d’affirmer Jacques Létourneau, président de la CSN.

Faits saillants de l’entente

Les salarié-es des deux Couche-Tard qui ont été fermés, soit ceux à l’angle des rues Saint-Denis et Beaubien puis D’Iberville et Jean-Talon, profiteront d’une contrepartie satisfaisante.

Pour ce qui est de la première convention collective des travailleuses et des travailleurs de Couche-Tard, elle repose principalement sur quatre volets : santé et sécurité au travail, salaires, organisation du travail ainsi que reconnaissance et vie syndicales.

« On le sait, la question de la santé et de la sécurité des travailleurs était depuis le début au cœur de nos revendications. Notamment la nuit, nous avons à faire face à des dangers d’agression. La convention comporte une série de mesures qui contribueront à assurer la sécurité du personnel, mais aussi des clients », de déclarer Kassandra Lanteigne, vice-présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Couche-Tard de la Montérégie-CSN.

Au plan des salaires, une échelle a été établie et les salariés l’intégreront à l’échelon représentant leur ancienneté. Tous les ans, à la date anniversaire de la convention, une augmentation de salaire de 2 % sera automatiquement octroyée à ceux qui se trouvent au maximum de l’échelle salariale. Évidemment, la constitution de celle-ci permet également d’accélérer les augmentations salariales des autres salarié-es. De plus, celles et ceux qui étaient à l’emploi de Couche-Tard ou d’un des franchisés entre la date d’accréditation et celle de la signature de la convention recevront un montant forfaitaire de 0,25 $ l’heure travaillée.

La convention comporte aussi des avancées sur l’attribution des horaires, la durée et l’octroi des vacances, et ce, selon le principe d’ancienneté, le nombre de jours de congé, la surveillance électronique et l’assurance collective.

« La syndicalisation des salarié-es de ces dépanneurs et l’obtention d’une convention collective dans ce secteur est une première en Amérique du Nord. Nous en sommes fiers ! Nous souhaitons collaborer avec l’employeur afin qu’ensemble nous fassions une réussite de cette syndicalisation. Voilà pourquoi, nous avons aussi demandé au ministère du Travail d’accompagner les parties dans le suivi de l’application de la convention collective. Nous croyons que la contribution du ministère sera un atout pour faire en sorte d’introduire chez Couche-Tard une culture différente de relations de travail », de soutenir Serge Fournier, président de la Fédération du commerce (FC–CSN). « Une page est tournée, il faut aller de l’avant. Si la direction de Couche-Tard a su développer ses initiatives entrepreneuriales, nous sommes convaincus qu’elle peut travailler de concert avec nous afin de favoriser un bon climat de travail et de faire de son entreprise un exemple en matière de responsabilité sociale », d’ajouter le président de la CSN.

« Nous avons voulu nous syndiquer pour améliorer notre sort, obtenir le respect et la reconnaissance et faire en sorte que l’entreprise pour laquelle nous œuvrons redistribue plus équitablement à ses employé-es la richesse que nous contribuons également à produire. Aujourd’hui, nous savons que nous avons fait le bon choix », de conclure Luis Salvator Donis Ramirez, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Couche-Tard de Montréal et Laval–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le syndicat mettra tout en œuvre pour favoriser le reclassement des travailleurs

C’est avec stupéfaction que le syndicat des 125 travailleuses et travailleurs de BlueWater Seafoods, affilié à la Fédération du commerce de la CSN, a appris hier la fermeture de l’entreprise de Lachine en juin 2014. Dans la communication transmise hier par l’employeur, il est fait état d’un plan de transition mis en œuvre dès aujourd’hui et du soutien nécessaire pour le reclassement des salariés touchés. Une majorité de travailleuses et de travailleurs ne se qualifient pas actuellement pour la retraite, mais sont âgés d’autour de 50 ans, un âge où il peut être difficile de se dénicher un nouvel emploi.

C’est face à cette situation que l’employeur a assuré le syndicat qu’il mettra tout en œuvre pour favoriser le reclassement des employés. La direction a indiqué qu’elle les rencontrerait à compter d’aujourd’hui pour expliquer les prochaines étapes, dont le soutien au reclassement. Depuis un certain temps, les employés avaient vu des produits traditionnellement transformés à l’usine de Lachine être transférés vers d’autres filiales de l’entreprise américaine Gorton’s. Cette dernière ferait face à des difficultés qui l’obligeraient à « consolider ses activités manufacturières en Amérique du Nord afin d’affronter la forte concurrence dans le marché des produits de poisson congelé », lit-on sur le communiqué émis par l’entreprise. C’est ainsi que la transformation à Lachine de poisson et de fruits de mer, qui proviennent essentiellement des États-Unis, sera dorénavant transférée au Massachusetts. «

C’est un coup dur pour de nombreuses familles, a réagi le président de la Fédération du commerce de la CSN, Serge Fournier. Nous accompagnerons nos membres dans ce moment difficile et les appuierons pour faire respecter leurs droits et s’assurer que tout est fait pour favoriser leur reclassement. »

Inévitablement, les élèves écoperont

La Fédération des employées et des employés de services publics (FEESP–CSN) dénonce l’attitude du gouvernement actuel qui entend priver les commissions scolaires d’environ 100 millions de dollars supplémentaires. La FEESP s’inquiète des impacts de cette décision et soutient que ces attaques répétées ne font qu’envenimer le débat sur le financement des commissions scolaires.

« Dans les établissements, nos salarié-es font déjà beaucoup avec peu. Avec l’abandon du programme de péréquation dans le dernier budget Marceau et les coupures additionnelles annoncées en avril dernier, c’est plus de 200 millions de dollars qui seront retranchés au budget des commissions scolaires. Inévitablement, ce sont les services directs aux élèves qui seront touchés » affirme Denis Marcoux, président de la FEESP. « Le transport scolaire et l’entretien des édifices, par exemple, sont déjà dans la mire. Les enveloppes allouées à ces services fondent comme neige au soleil. Au final, ce sont les élèves et leurs parents qui écoperont. »

Dans les corridors des établissements scolaires, le temps n’est pas aux réjouissances. Les employé-es travaillent avec la menace constante de subir les contrecoups des compressions. Certains secteurs vivent déjà des réaménagements qui alourdissent la tâche, conséquence directe des dernières décisions gouvernementales.

« Pendant que les édifices qui abritent nos écoles se détériorent à la vitesse grand V, on coupe dans les budgets alloués à l’entretien quotidien. En se joignant à la Coalition pour des écoles saines, en février dernier, la FEESP s’est engagée à exiger du gouvernement qu’il intervienne rapidement et investisse adéquatement pour régler les problèmes de qualité de l’air dans plusieurs établissements. Dans ce contexte, il semble évident que l’entretien quotidien doit être maintenu et même intensifié », conclut Marjolaine Côté, vice-présidente de la FEESP.

La FEESP–CSN représente près de 30 000 membres dans 35 commissions scolaires. Ces travailleuses et travailleurs oeuvrent dans trois secteurs d’activité distincts, soient les secteurs administratif, technique et ouvrier.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) regroupe 425 syndicats affiliés représentant plus de 56 000 syndiqué-es travaillant dans les secteurs public et parapublic. Quant à la CSN, elle compte plus de 300 000 membres de tous les secteurs d’activité.

Les deux fonds québécois ont déposé une offre raisonnable

C’est avec surprise et déception que le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction CSN ont appris au cours des derniers jours que le gouvernement conservateur n’a rien changé de sa proposition, contenue dans le budget de mars dernier, d’éliminer graduellement le crédit d’impôt fédéral pour les contributions aux fonds de travailleurs, malgré les représentations et les propositions mises sur la table.

Au cours des dernières semaines, et suite à plusieurs rencontres avec les fonctionnaires fédéraux, les deux fonds québécois ont présenté une offre raisonnable qui répondait à toutes les préoccupations émises par le gouvernement fédéral. Cette offre propose en effet un partenariat bonifié à l’intérieur duquel les deux fonds participeraient de façon importante au Plan d’action sur le capital de risque du fédéral.

Conscient notamment que le gouvernement fédéral est aux prises avec des enjeux budgétaires, les fonds de travailleurs lui ont présenté une proposition raisonnable sur les grandes lignes suivantes :

o diminution de la dépense fiscale du tiers (environ 300 millions de dollars sur 10 ans), par exemple en limitant les entrées de fonds;

o investissement des deux fonds de travailleurs de 2 $ en capital de risque pour chaque dollar de crédit d’impôt pour la durée du Plan d’action sur le capital de risque du fédéral: o 550 millions seraient investis dans des fonds privés au Québec ayant la possibilité d’investir partout au Canada;

o 400 millions seraient investis dans des fonds privés hors du Québec, incluant 120 millions dans les deux fonds de fonds nationaux prévus dans le Plan d’action sur le capital de risque fédéral;

o 1,05 milliard de dollars seraient investis directement dans des entreprises en complémentarité avec l’intervention de ces fonds au cours des dix ans du Plan d’action sur le capital de risque fédéral.

Au total, ce serait donc 2 milliards de dollars que les fonds de travailleurs du Québec investiraient en capital de risque sur la durée du Plan d’action sur le capital de risque, en plus des 4 milliards qui seraient investis en capital de développement pendant la même période.

Au cours des derniers mois, de très nombreux acteurs socio-économiques de tous les horizons ont signifié leur appui pour le maintien du crédit d’impôt fédéral accordé aux personnes qui souscrivent aux fonds de travailleurs québécois, notamment dans le cadre de consultations organisées par le gouvernement fédéral lui-même.

Même si l’élimination du crédit d’impôt fédéral n’aurait pas d’impact sur le rendement aux actionnaires et la capacité des fonds de procéder aux rachats des actions même à long terme, il n’en demeure pas moins que la mesure proposée représentera en 2017 une hausse d’impôt net annuelle de plusieurs centaines de dollars par année pour l’épargnant moyen. Il est important de noter que le crédit d’impôt fédéral demeurerait inchangé à 15 % jusqu’au 2 mars 2015 et que le crédit d’impôt du Québec demeure quant à lui inchangé.

Par contre, la mesure fédérale aurait pour effet de réduire substantiellement le capital de risque disponible pour les PME québécoises.

Nous invitons le milieu des affaires, comme il l’a fait au printemps dernier, à s’opposer à l’élimination graduelle du crédit d’impôt fédéral dans le cadre du processus parlementaire à venir, tout comme les fonds de travailleurs québécois entendent le faire afin de convaincre le gouvernement de modifier son projet de loi.

À propos du Fonds de solidarité FTQ

Créé en 1983, le Fonds de solidarité FTQ fait tourner l’économie d’ici depuis 30 ans. Avec un actif net de 9,3 milliards de dollars au 31 mai 2013, ce fonds d’investissement en capital de développement fait appel à l’épargne des Québécoises et des Québécois. Ses investissements, dans tous les secteurs de l’économie, contribuent à la création et au maintien d’emplois dans les entreprises et favorisent le développement du Québec. Le Fonds de solidarité FTQ est partenaire, directement ou par l’intermédiaire de l’un des membres de son réseau, de 2 395 entreprises. Avec 615 664 actionnaires-épargnants, il participe à la création, au maintien et à la sauvegarde de 170 915 emplois. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.FondsFTQ.com.

À propos de Fondaction CSN

Fondaction investit auprès des PME québécoises afin de contribuer au maintien et à la création d’emplois au Québec, dans une perspective de développement durable. Il gère un actif de 1,03 milliard de dollars provenant de l’épargne-retraite recueillie auprès de plus de 120 000 actionnaires. Il est le partenaire financier d’une centaine d’entreprises et de fonds partenaires ou spécialisés de tous les secteurs d’activité ainsi que de l’économie sociale. www.fondaction.com

Trente syndicats des magasins d’alimentation FC–CSN manifestent avec les lock-outés et les grévistes de Loblaw

Aujourd’hui, les délégué-es de trente syndicats des magasins d’alimentation, affiliés la Fédération du commerce – CSN, sont venus donner leur appui aux travailleuses et aux travailleurs en lock-out et en grève aux magasins Loblaws, Maxi de Rouyn-Noranda et au Provigo de Témiscaming. Ceux-ci manifestaient devant le magasin Loblaw à Charlesbourg, afin de souligner le refus de Loblaw Companies ltd de négocier de bonne foi. Le plus gros détaillant alimentaire au Canada, Loblaw, provoque des arrêts de travail un peu partout au pays dans le but de sabrer les salaires de ses employé-es les plus expérimentés. Les plus longs conflits de travail perdurent depuis des périodes allant jusqu’à 14 mois dans trois de ses magasins dans le nord-ouest du Québec.

Rappel des faits

Les travailleuses et les travailleurs de trois épiceries Loblaw de la région d’Abitibi-Témiscamingue – les magasins Maxi et Loblaws de Rouyn-Noranda ainsi que le Provigo de Témiscaming – sont en lock-out ou en grève depuis trop longtemps, parfois jusqu’à 14 mois. En juin dernier, la Commission des relations du travail du Québec a imposé une amende de 5000 $ à Loblaw, entre autres mesures, pour avoir entravé les activités du syndicat, avoir négocié de mauvaise foi et avoir porté atteinte à la liberté d’association. Le syndicat y a déclenché une grève légale le 10 juin.

À Témiscaming, la population est privée de la seule épicerie de la ville depuis l’imposition d’un lock-out en décembre dernier. Au magasin Maxi de Rouyn-Noranda, Loblaw a mis ses employé-es en lock-out en août 2012.

À propos de la Fédération du commerce et de la CSN

La Fédération du commerce de la CSN compte plus de 32 000 membres regroupés dans 400 syndicats locaux présents dans les secteurs de la vente de gros et de détail, de l’agro-alimentaire, des finances et du tourisme. Fondée en 1921, la CSN rassemble 300 000 membres, et ce, tant dans les secteurs public que privé.

Les syndicats poursuivront la mobilisation et exigent la démission du président du Conseil d’administration

Plus de 200 travailleurs et travailleuses du CSSS des Îles affilié-e-s à la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN se sont réunis hier en assemblée générale spéciale afin de prendre position sur les récents développements entourant le plan de redressement budgétaire. Les résultats des votes pris lors de cette assemblée ne peuvent être plus clairs : les travailleurs et travailleuses ne reculeront pas devant l’entêtement du comité de direction et du conseil d’administration du CSSS des Îles.

On se rappellera que les syndicats avaient obligé la direction à s’asseoir à une table de discussion paritaire dans le but de revoir le plan de redressement budgétaire. Malheureusement, les dernières rencontres qui ont eu lieu aux mois de septembre et d’octobre n’ont pas porté fruit. Malgré tous les efforts d’explication et l’acceptation par les syndicats de 7 des 11 mesures prévus au plan de redressement, le comité de direction n’a montré aucune ouverture sur les coupures budgétaires. En effet, l’opposition principale des syndicats visaient 4 mesures, soit le CHSLD, l’unité multiclientèle et la psychiatrie, le stationnement payant et les ressources humaines. La direction est restée campée sur ses positions et continuent de dire que le plan de redressement budgétaire n’affectera ni la population, ni les travailleurs et travailleuses.

Devant cette situation, les travailleurs et travailleuses ont voté hier en faveur de la poursuite des moyens de pression et de la mobilisation. « Nous continuerons de faire valoir notre point de vue. Un comité de mobilisation se réunira sous peu afin d’entreprendre avec les membres une réflexion sur le type de moyens de pression que nous voulons exercer. Et une chose est certaine, la nouvelle directrice générale sera interpellée très prochainement et aurait avantage à écouter ce que nous avons à dire si elle ne veut pas que le climat de travail se détériore », déclare Gaétan Leblanc, président du Syndicat des techniciens et professionnels.

Pour sa part, Linda Lapierre, présidente du Syndicat des employé-es du CSSS des Îles, estime qu’il est complètement irréaliste de penser réduire le nombre de lits et de personnel en CHSLD. « À l’heure où on se parle, tous les lits en CHSLD sont occupés et le personnel a du pain sur la planche compte tenu des cas de plus en plus lourds qui nous arrivent. Nous tenons à offrir la meilleure qualité de soins aux patients qui entrent et ce que nous dit la direction, c’est que nous devrions passer moins de temps par usager. C’est complètement inhumain de réfléchir d’une telle façon ».

Enfin, les travailleurs et travailleuses ont également fait savoir qu’ils n’en peuvent plus d’entendre le président du Conseil d’administration du CSSS des Îles, M. Gaston Bourque, appuyer sans vergogne le plan de redressement budgétaire. Ils ont voté de manière quasi unanime en faveur d’exiger sa démission. Nicole Richard, présidente du Syndicat en soins infirmiers et cardio-respiratoires, explique ceci : « Nous avons actuellement entre nos mains une pétition signée par plus de 1500 personnes qui demandent entre autres la démission du président du C.A. et nous allons la déposer prochainement. Le président du C.A s’est rendu complice des coupes qui affecteront les services à la population et mettent une énorme pression physique et psychologique sur les travailleurs et travailleuses. Il n’a d’autre choix que de partir, faute d’avoir rempli son mandat de veiller au bien-être de la population et de respecter le personnel du CSSS des Îles ».

À propos de la FSSS-CSN

Les 521 travailleurs et travailleuses du CSSS des Îles sont représentés par trois syndicats, le Syndicat en soins infirmiers et cardio-respiratoires, le Syndicat des employés et le Syndicat des techniciens et professionnels. La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public. La FSSS est la plus grande organisation syndicale du secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

C’est complètement inacceptable

La CSN est outrée de la nouvelle mesure prise par Ottawa pour tenter une fois de plus de mettre des bâtons dans les roues aux chômeuses et aux chômeurs qui tentent tout simplement de toucher les prestations pour lesquelles ils ont payé des cotisations. En effet, Le Devoir nous apprend ce matin que les chômeurs devront recourir à la Loi d’accès à l’information pour obtenir leur dossier personnel s’ils désirent le consulter avant de demander la révision d’une décision négative.

« Le gouvernement canadien fait tout pour empêcher les personnes en perte d’emploi, des gens vulnérables, de faire valoir leurs droits, c’est tout simplement odieux », s’est exclamé le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

La révision d’une décision donne en principe au chômeur la possibilité de fournir de nouveaux renseignements pour convaincre la Commission de lui accorder ses prestations. Si cette décision est maintenue, il a la possibilité d’en appeler devant le Tribunal de la sécurité sociale (TSS).

« Les délais pour une demande d’accès peuvent aller jusqu’à 60 jours, souligne Jean Lacharité. C’est considérable, 60 jours, dans la vie d’une personne qui a vu sa demande de remplacement de revenu refusée. Et c’est suffisant pour la décourager de faire réviser la décision. »

Dans ce contexte, les chômeurs seront réduits à fournir des arguments pour contester la décision sans connaître les raisons qui ont entraîné le refus de leur demande de prestations.

« C’est aberrant. Il s’agit là d’une mesure complètement antidémocratique des conservateurs – une autre – qui contrevient au droit à une défense pleine et entière. Encore une fois, ils s’en prennent aux chômeurs pour les empêcher de vivre décemment une étape difficile : une perte d’emploi. C’est indigne d’un gouvernement qui, doit-on le rappeler, ne met pas un sou pour le financement du régime. Nous ne laisserons pas faire cette terrible injustice », a conclu Jean Lacharité.

Plus de cadres, moins de services – Les effets de la nouvelle gestion publique

C’est sans grande surprise que le milieu syndical a pris connaissance, lundi, des données révélées par le ministère de l’Éducation quant à l’augmentation du nombre de cadres dans les commissions scolaires, entre 2006 et 2012.

Il faut d’abord remettre en contexte la révélation de ces données, celui d’une dure négociation entre la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) et le gouvernement québécois, à la suite des compressions budgétaires imposées par Québec au cours de la dernière année. Nous avons dénoncé ces coupes draconiennes qui ont mis en péril les services directs aux élèves. Comme le souligne la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard, c’est en partie en raison des nouvelles exigences de reddition de compte du ministère que le nombre de cadres s’est accru. Mais dans la réalité, c’est le personnel de soutien qui est affecté par des centaines d’abolitions de poste.

Nous sommes d’avis que l’augmentation du personnel-cadre dans les commissions scolaires est révélatrice d’une tendance qui s’est accentuée au cours des dix dernières années, soit l’imposition de la nouvelle gestion publique (new public management) dans les réseaux de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la santé et des services sociaux. Celle-ci a entrainé d’importants changements de structure (fusion d’établissements, création de méga-structures), mais aussi dans les modes de reddition de compte imposés aux établissements, au personnel-cadre et aux personnes salariées.

L’exemple le plus éloquent demeure la création, depuis 2003, des centres de santé et de services sociaux (CSSS). La fusion des CLSC, des CHSLD et des centres hospitaliers devait mener, selon le gouvernement de l’époque, à d’importantes économies d’échelle. Or, lorsqu’on analyse les données du ministère de la Santé et des Services sociaux, on constate une augmentation de 25 % du nombre d’emplois occupés par des cadres, entre 2004 et 2012. La hausse de la demande en services ne peut expliquer à elle seule cette hausse considérable, puisque la hausse du nombre d’emplois occupés par des salariés n’a été que de 11 % au cours de la même période. Pour le personnel infirmier, la hausse a été aussi basse que 7 % .

La CSN représente 170 000 personnes du secteur public québécois, principalement dans les réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux. Jour après jour, celles-ci constatent des changements notables dans la façon dont elles doivent accomplir leur travail. Les modes de reddition de compte s’alourdissent : nos membres doivent consacrer une part de plus en plus importante à remplir des rapports, à élaborer des statistiques et à justifier leur approche clinique ou pédagogique. De moins en moins de temps est accordé à la raison première de leur emploi, soit celle de donner des services aux clientèles qu’ils et elles doivent desservir.

Les mêmes enjeux se dessinent dans le domaine de l’enseignement supérieur, particulièrement dans les cégeps. L’assurance-qualité que souhaite imposer la Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial (CEEC) aura des répercussions directes sur l’organisation du travail en milieu collégial. On détournerait ainsi les activités de nos enseignants vers des projets de nature administrative et bureaucratique. L’implantation de l’assurance-qualité, dans le milieu collégial, donnera inévitablement naissance à une multitude d’indicateurs quantitatifs qui devront dorénavant… être calculés et analysés ! Nous risquons ainsi d’assister à une multiplication du nombre de cadres payés pour traiter ces nouvelles données. Autant de ressources financières qui n’iront ni dans le personnel enseignant, ni dans le personnel de soutien du réseau collégial. Un renforcement de la bureaucratie qui ne se traduira pas par une augmentation des services aux étudiants.

Ce renforcement des appareils bureaucratiques dans les services publics québécois n’est pas étranger au sentiment de dévalorisation et de morosité au travail. On empiète directement dans l’autonomie professionnelle de gens instruits, formés et compétents dans leur tâche.

Dans environ un an, les organisations syndicales et le gouvernement entreprendront les négociations en vue du renouvellement des conventions collectives du secteur public. Nous aurons là l’occasion de repenser l’organisation du travail afin de valoriser l’autonomie professionnelle des salariés et de revoir les modes de reddition de compte au sein de nos réseaux publics. Le gouvernement fait fausse route s’il croit que la qualité de nos services publics se résume à la compilation d’indicateurs quantitatifs et à l’explosion des structures d’encadrement. La CSN est plutôt d’avis que nous devons replacer les personnes qui interviennent directement auprès de la population au cœur de nos démarches d’organisation du travail.

 

Faire avancer la santé et la sécurité du travail

Du 20 au 26 octobre 2013, la CSN soulignera la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail. Cette période sera l’occasion de réitérer l’importance de la prévention en soulignant, entre autres, les bons coups réalisés par les travailleurs et les travailleuses œuvrant partout au Québec.

Sur le thème Faisons avancer la santé et la sécurité du travail, cette semaine permettra aussi de réaffirmer les revendications portées par la CSN. « Les syndicats seront encouragés à créer un comité paritaire de santé et de sécurité, à négocier du temps de libération dédié à la question de la santé et de la sécurité du travail et à établir un véritable programme de prévention », précise Jean Lacharité, vice-président de la CSN et responsable du dossier.

La CSN souhaite aussi profiter de l’occasion pour rappeler au gouvernement qu’il a lui aussi une responsabilité en regard de la santé et de la sécurité du travail. En effet, c’est au gouvernement qu’il revient d’offrir un encadrement légal qui favorise la santé et la sécurité du travail. Or, il serait grand temps que la loi soit modifiée pour obliger tous les employeurs à se doter de mécanismes de prévention. De même, « pour nous, il est clair que les procédures doivent être revues, le médecin traitant doit avoir plus qu’une place prépondérante et rien ne justifie de maintenir le Bureau d’évaluation médicale » a tenu à rappeler monsieur Jean Lacharité.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Composée de près de 2000 syndicats, elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les conservateurs bafoueraient le choix démocratique des Québécois

La CSN dénonce vigoureusement la manœuvre des conservateurs qui, en douce, ont déposé une requête en intervention pour se faire entendre dans une cause pilotée par l’ancien chef du Parti égalité, Keith Henderson. Cette contestation, déposée en 2000, vise à faire invalider la loi 99 qui accorde aux Québécoises et Québécois le droit de décider seuls de se séparer du Canada.

« Stephen Harper a profité des projecteurs tournés vers le discours du Trône pour passer sous silence la démarche de son parti, dénonce le trésorier de la CSN, Pierre Patry. On perçoit là toute l’hypocrisie de son discours alors qu’il a lui-même fait adopter en 2006 par la Chambre des communes une motion reconnaissant que les Québécois forment une nation. Sept ans plus tard, on constate que cette reconnaissance n’était qu’une fumisterie politique », ajoute-t-il.

La loi 99 a été adoptée en guise de réponse à la Loi sur la clarté référendaire votée par le gouvernement libéral à la suite du référendum de 1995. Elle consacre notamment à 50 % des voix plus une la majorité nécessaire à la victoire lors d’une consultation par référendum.

Pour le trésorier de la CSN, les conservateurs font ainsi la démonstration qu’ils n’hésiteraient pas à relancer les hostilités dans le contexte d’un référendum où le Oui l’emporterait selon les règles démocratiques reconnues internationalement.

« Comme leurs prédécesseurs, les conservateurs n’ont aucunement l’intention de respecter le choix des Québécois s’ils devaient voter majoritairement pour que le Québec devienne un pays. Pourtant, le gouvernement fédéral avait reconnu cette règle démocratique dans le cadre du référendum de Charlottetown. Il avait aussi accepté la règle du 50 % plus un lors du dernier référendum qui, faut-il le rappeler, donnait une très courte longueur d’avance au Non. Comme il sait qu’il pourrait perdre, il veut lui aussi, à présent, changer les règles du jeu », déplore Pierre Patry.

« Nous savons désormais exactement où loge Stephen Harper au sujet de la souveraineté du Québec : il fera tout pour empêcher les Québécois de la réaliser et pour faire entrave à l’exercice démocratique d’un référendum sur la question », conclut Pierre Patry.

Les sages-femmes s’imposent

Malgré un ciel menaçant, les sages-femmes du Québec ont rendu visite, ce matin, à la ministre péquiste Diane De Courcy. Elles lui ont demandé d’intervenir auprès de Réjean Hébert, ministre de la Santé et des Services sociaux, afin de régler l’impasse qui perdure dans leur négociation.

Les sages-femmes ont rappelé à madame De Courcy qu’elles négocient depuis maintenant plus de deux ans avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, sans résultats.

Les sages-femmes du Québec reçoivent 1 $ de l’heure de garde et ne bénéficient d’aucune prime pour horaires défavorables. Tous les professionnels de la santé reçoivent une heure de salaire pour huit heures de garde, en plus d’une prime pour horaires défavorables, c’est-à-dire pour les soirs, les nuits et les fins de semaine.

Elles exigent un traitement juste et équitable.

À propos

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) est l’association professionnelle des sages-femmes. Il représente les sages-femmes qui œuvrent au Québec depuis 1995. Le RSFQ est en entente de service avec la Fédération des professionnèles de la CSN depuis 2009.

Le Québec doit mener des consultations

Réagissant à l’annonce de la signature par le Canada de l’Accord économique et commercial global (AECG), la CSN réclame un débat public sur cette question. Le gouvernement du Québec doit mener une large consultation sur l’AECG. Ce dernier ne sera pas sans avoir des impacts majeurs sur notre économie ainsi que sur notre capacité à maintenir notre autonomie au plan des prises de décisions gouvernementales en certaines matières.

« Nous déplorons depuis longtemps le secret entourant ces négociations. Maintenant, tous les textes doivent rapidement être rendus accessibles. Nous nourrissons des craintes légitimes, par exemple sur les impacts de l’accès des compagnies européennes à nos marchés publics ; pensons seulement aux grands chantiers concernant nos hôpitaux, nos écoles, aux services municipaux et au développement des transports collectifs. Est-ce que des concessions ont été accordées concernant nos sociétés d’État, comme la SAQ ou Hydro-Québec ? Et que dire de l’exploitation de nos ressources naturelles ? d’exprimer le président de la CSN, Jacques Létourneau. On ne parle pas de binerie ici. Le Canada fait actuellement face à une poursuite de 250 millions de dollars de Lone Pine Ressources pour le moratoire québécois sur les gaz de schiste en vertu de l’ALENA. Il est primordial que le gouvernement du Québec fasse un débat public autour des enjeux soulevés par cet accord. Et, c’est le signal qu’il doit envoyer à la population dès aujourd’hui. »

Renforcer la démocratie

Pour la CSN, le gouvernement doit profiter de cette occasion pour renforcer la démocratie en permettant à tous de se réapproprier le débat sur la finalité de l’AECG. « Il ne faut pas minimiser la portée de cet accord et, dans ce dossier, le premier devoir du gouvernement est d’informer et de débattre, ce que le gouvernement canadien a refusé de faire depuis le début des discussions avec les Européens », de conclure le président de la CSN.

Dans le cadre de sa campagne automnale Et si on avançait, le progrès social dépend de nous, la CSN entend justement discuter de la question du renforcement de la démocratie et de la participation citoyenne ainsi que du développement économique et durable.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les nouvelles compressions annoncées dans le discours du Trône sont inacceptables

La CSN dénonce l’attitude du gouvernement conservateur qui a ni plus ni moins annoncé dans son discours du Trône vouloir continuer à sabrer les services publics et s’en prendre aux conditions des travailleuses et des travailleurs pour arriver à l’équilibre budgétaire.

« Le gouvernement tente de courtiser la population avec des mesures de protection pour les consommateurs, mais s’en prend sans merci aux travailleurs et aux services publics. Par la bouche de son lieutenant-gouverneur, il affirme aspirer à une fonction publique allégée et avoir l’intention de procéder à des coupes en matière de congés de maladie et d’indemnités. Il a également annoncé des compressions supplémentaires dans les services. Ce sont des sociétés d’État comme Radio-Canada et, au bout du compte, l’ensemble des Québécois et des Canadiens qui vont encore y goûter », a souligné le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Celui-ci se désole aussi de voir les conservateurs tenter de redorer leur blason en révisant les mesures de sécurité pour le transport ferroviaire. « Il faut se rappeler que c’est à ce même gouvernement qu’on doit la déréglementation dans ce secteur, laquelle a certainement sa part de responsabilité dans la catastrophe de Lac-Mégantic », souligne-t-il.

La CSN déplore par ailleurs le silence complet du gouvernement concernant le régime d’assurance-emploi. « Les conséquences de la réforme de l’assurance-emploi des conservateurs ont été décriées à de nombreuses occasions, a aussi souligné Jacques Létourneau. Par son silence, le gouvernement signifie qu’il entend aller de l’avant en s’attaquant aux chômeuses et aux chômeurs au lieu de s’en prendre au chômage. Stephen Harper n’a donc pas renoncé à son intention de limiter l’accès à l’assurance-emploi pour des milliers de personnes. J’ai une petite nouvelle pour lui, nous n’avons pas renoncé nous non plus à nous faire entendre. Nous n’avalerons pas ces couleuvres », a-t-il ajouté.

« Les forces progressistes sont déjà bien organisées et vont demeurer sur le pied d’alerte pour faire obstacle à ces mesures de droite qui mettent à mal notre économie et notre filet social. Notre solidarité est importante plus que jamais », a finalement laissé tomber Jacques Létourneau.

Les infirmières de Sainte-Justine déclenchaient une grève historique

Il y a cinquante ans aujourd’hui, le 16 octobre 1963, quelque 250 infirmières de l’Hôpital Sainte-Justine déclenchaient une grève historique qui allait paver la voie à l’amélioration des services et des conditions de travail dans tout le réseau québécois de la santé et des services sociaux. Portant à leur tour bien haut le flambeau, les représentantes et les représentants de plus de 7000 professionnelles en soins infirmiers de la FSSS-CSN se réunissent aujourd’hui même, à Laval, pour débattre de quelques enjeux d’avenir pour leur profession. « À l’origine de cette grève, il y avait l’absence de reconnaissance du rôle fondamental des infirmières dans les établissements, rappelle la vice-présidente de la FSSS–CSN, Nadine Lambert. Après avoir tenté par tous les moyens d’obtenir plus d’emprise sur l’organisation du travail et des services, les « douces », comme on les avait baptisées à l’époque, ont décidé de prendre les grands moyens pour se faire respecter de leur employeur et du gouvernement. Elles ont eu raison de le faire, puisqu’à l’issue de cette grève, elles ont obtenu des changements majeurs qui structurent le réseau encore aujourd’hui. » Parmi ces gains, notons un comité paritaire permanent au sein duquel l’employeur et le syndicat peuvent maintenir un dialogue pour régler divers problèmes, par exemple les questions d’organisation du travail et de fardeau de tâche. De même, la reconnaissance syndicale et l’affichage des postes, aujourd’hui tenus pour acquis, sont directement issus de cette lutte.

Pour Nadine Lambert, cette lutte s’est transformée, mais elle est toujours d’actualité. « Cinquante ans plus tard, nous devons encore trop souvent, malheureusement, nous battre pour avoir une voix réelle dans l’organisation du travail et des services. Le rôle des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires est plus vital que jamais, il faut le reconnaître, de même que celui de leurs syndicats et de la FSSS–CSN ! ».

D’hier à aujourd’hui D’ailleurs, réunis aujourd’hui en conseil sectoriel, les syndicats FSSS–CSN représentant les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes feront le point sur plusieurs dossiers qui auront un impact majeur au cours des prochaines années, notamment en ce qui a trait à la formation et à l’accès à la profession.

En ce qui a trait aux infirmières, les discussions se poursuivent au sein d’un groupe de travail formé par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, à la suite d’une proposition formulée par l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ). L’ordre souhaite que le baccalauréat devienne l’unique porte d’entrée pour les infirmières dans le réseau. La FSSS étudie cette question depuis 2009. Ce comité est censé se réunir une dernière fois dans quelques semaines pour ensuite faire des recommandations au ministre. La FSSS est d’avis que la formation doit être rehaussée, notamment pour s’assurer que la relève infirmière puisse jouer son rôle central dès son entrée sur le marché du travail, alors que le renouvellement de main-d’œuvre bat son plein. La fédération pose cependant plusieurs conditions visant, entre autres, à défendre les droits du personnel actuel et l’accessibilité à la formation pour les étudiantes et les étudiants en misant sur la complémentarité des réseaux collégial et universitaire. Par ailleurs, la FSSS-CSN désire qu’une solution soit trouvée afin de maintenir le caractère qualifiant du diplôme d’études collégiales (DEC) pour permettre l’entrée sur le marché du travail après trois ans d’études.

Les délégué-es étudieront par ailleurs un rapport ad hoc sur la réintroduction d’un examen d’accès à la profession d’inhalothérapeute. Cette réflexion a été engagée par la fédération à la suite d’une demande de l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes. La fédération a mis sur pied un comité de réflexion composé notamment d’inhalothérapeutes sur cette question et c’est sur la base de leurs travaux que les délégué-es prendront position sur la question. La formation des infirmières auxiliaires fera également partie des discussions.

Objectif 2015

Dès demain, les représentants du personnel infirmier et cardiorespiratoire se réuniront avec les délégué-es de tous les autres syndicats affiliés à la FSSS–CSN, afin d’échanger sur la conjoncture actuelle et prévisible en vue des prochaines négociations du secteur public. Ce sera en quelque sorte le coup d’envoi des travaux qui mèneront à cette importante étape. Rappelons que les conventions collectives du secteur public viendront à échéance en mars 2015 et que ces négociations seront cruciales, entre autres, parce que les prochaines années seront marquées par le plus important renouvellement de la main-d’œuvre de l’histoire. Pour ces négociations, la FSSS–CSN se coordonne avec les trois autres fédérations CSN représentant des salarié-es de l’État.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public. La FSSS est la plus grande organisation syndicale du secteur de la santé et des services sociaux. Elle agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire. Elle est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle, dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN appelle le gouvernement à faire du Québec un leader mondial d’une révolution écologique

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a présenté aujourd’hui son mémoire dans le cadre des consultations publiques du ministère des Ressources naturelles (MRN) afin que le Québec se dote d’une politique énergétique en bonne et due forme. Pour la CSN, il est impératif que ces consultations permettent de positionner le Québec sur une voie véritablement progressiste et que le développement des filières énergétique se fasse avec la plus faible empreinte écologique possible, avec la plus grande prospérité économique souhaitée et surtout, avec un maximum d’équité pour l’ensemble des Québécoises et des Québécois. La CSN salue plusieurs orientations encourageantes du MRN tout en mettant en lumière certaines autres dont il faudra impérativement corriger le tir si nous voulons une indépendance énergétique réellement durable, qui prend en compte les spécificités géographiques, économiques et institutionnelles des territoires du Québec. « Plusieurs éléments intéressants se retrouvent dans les orientations proposées par le MRN et nous nous en réjouissons , s’est exprimé le trésorier de la CSN et responsable politique du dossier de l’environnement, monsieur Pierre Patry. Les objectifs de réduction des GES, d’appui plus rigoureux à l’efficacité énergétique, à la filière hydroélectrique de même que les initiatives d’électrification du transport, notamment le monorail haute-vitesse, sont des éléments que nous encourageons fortement et pour lesquels le gouvernement, pour autant qu’il s’y engage avec des moyens à la hauteur de ses ambitions, peut compter sur notre appui. ».

Par ailleurs, pour la CSN, il est impératif de renforcer les arrimages entre les différentes politiques gouvernementales (industrielle, mobilité durable, territoriale, etc.) pour se doter d’une vision cohérente et stratégique en matière énergétique. Il est aussi nécessaire de réfléchir sérieusement au développement des différentes filières telle que l’éolien. « Il est essentiel que le Québec touche sa juste part du développement énergétique projeté. Pour nous, ça passe par des retombées concrètes : emplois de qualité, développement de filières industrielles à part entière et renforcement de nos régions en matière de formation qualifiante, de perfectionnement et de recherche et développement », a insisté monsieur Patry. La CSN insiste aussi sur le fait que tous les projets de développement énergétique fassent l’objet d’études d’impact et de faisabilité, par le biais d’une évaluation environnementale stratégique ou par des audiences devant le BAPE, et ce, dès le tout début de tout projet. Qui plus est, la gouvernance et la démocratie doivent être renforcées à toutes les étapes des projets par la mise en œuvre de mécanismes de consultation et d’acceptabilité sociale.

« Finalement, nous réitérons l’importance d’un moratoire complet sur l’exploitation et l’exploration des hydrocarbures à l’île d’Anticosti, dans le golfe Saint-Laurent et en Gaspésie, de même que sur l’exploitation des gaz de schiste. Le MRN n’a pas réussi à nous convaincre de la cohérence de sa vision en cette matière… Où sont les études ? Quel règlement s’appliquera ? Quelles garanties pour la sécurité des écosystèmes nous donne le gouvernement ? Voilà autant de questions à répondre préalablement à la signature d’un chèque en blanc ! » a martelé monsieur Patry.

Veuillez noter que monsieur Pierre Patry sera sur place à Québec pour toute demande d’entrevue.