Une autre lubie centralisatrice du Dr Barrette

La CSN craint que la réorganisation des laboratoires médicaux en Montérégie entraîne plus d’erreurs et de délais et qu’elle nuise à l’économie de la région. En ce qui a trait à la défense des droits et de la pratique professionnelle des technologistes médicales qui seraient touchées, la CSN veillera au grain, notamment par l’entremise d’un comité patronal–syndical prévu à la convention collective, portant sur les enjeux de main-d’œuvre en technologies médicales.

 Le projet « Optilab » reconfigure la carte des laboratoires médicaux au Québec en centralisant la plupart des analyses dans quelques laboratoires des grandes villes. Ainsi, les huit laboratoires médicaux publics de la Montérégie, dont celui de l’Hôpital Honoré-Mercier, verraient la majeure partie de leurs activités être transférées vers celui de l’Hôpital Charles-Lemoyne, à Longueuil. Le transport des échantillons prélevés à l’hôpital, dans les CLSC, les cliniques, les centres d’hébergement et les pharmacies de Saint-Hyacinthe et des alentours, serait assuré par le secteur privé.

« Conserver notre laboratoire médical à Honoré-Mercier est vital pour toute la population, explique la présidente du Syndicat des technicien-nes et des professionnel-les du CSSS Richelieu–Yamaska (FSSS–CSN), Lucy Mousseau, à l’occasion d’une manifestation tenue aujourd’hui devant l’hôpital. Ce sont nos patients de la région qui subiront des délais plus longs, ce sont tous les résidents de Saint-Hyacinthe et des environs qui seront perdants si on concentre toute l’expertise à 50 kilomètres d’ici. »

Craintes                  

La CSN craint qu’en multipliant les transports et la manutention, on assiste à un nombre accru de pertes et de dégradations des échantillons. Par conséquent, les délais quant au traitement des analyses, à la transmission des résultats, au suivi diagnostique et à l’amorce du traitement d’un patient seront plus longs. En cas de perte ou de détérioration de spécimens, des patients pourraient, par exemple, être obligés de se soumettre à une nouvelle biopsie ou autre intervention nécessitant une chirurgie. Pour les premières années du projet, les systèmes informatiques et de communication entre les intervenants ne seront prêts pour une telle centralisation. Par ailleurs, cette perte de services de proximité pourrait amener des technologistes médicales ainsi que des médecins et des cliniques spécialisées à déménager vers les centres où l’expertise sera concentrée.

« Pour nous, un laboratoire médical, c’est essentiel pour un centre de santé, ça fait partie intégrante de sa mission, renchérit la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Mélissa Gaouette. Cette réforme est précipitée et nous pensons que toutes les conséquences n’ont pas été analysées adéquatement. Le CISSS forme un tout : un tel changement dans les laboratoires peut avoir des conséquences importantes sur les autres secteurs ou sur la population » La CSN revendique un moratoire sur le déploiement d’« Optilab » afin de mieux étudier le projet et d’associer les travailleuses et les travailleurs dans la recherche d’une alternative. « On nous dit que ça va permettre des économies mais nous sommes sceptiques car s’il y a plus d’erreurs, il faudra reprendre plus de tests et il y a tous les coûts de transport et de manutention qui doivent être pris en compte, et ce, sans compter l’allongement des périodes d’hospitalisations pour les patients qui en découlera. »

Coup dur pour l’économie

La réduction des activités au laboratoire médical de l’Hôpital de Saint-Hyacinthe signifie la perte de bons emplois pour l’agglomération. Seuls les tests jugés urgents continueront d’y être effectués, soit environ 30 % du volume actuel. « Le secteur public a toujours joué un rôle structurant et stabilisateur dans l’économie régionale, rappelle la présidente du Conseil central de la Montérégie CSN, Annette Herbeuval. Avec la fusion des établissements, et maintenant la centralisation des laboratoires, plusieurs emplois disparaîtront ou migreront vers Longueuil. C’est une perte nette pour la région et personne ne peut prétendre que les citoyennes et les citoyens de Saint-Hyacinthe en retireront de meilleurs services, au contraire. »

Un comité national patronal–syndical

Les transferts d’activités vers les laboratoires « serveurs », comme celui de Charles-Lemoyne, s’effectueront d’ici le printemps 2017. Il est difficile pour les syndicats d’avoir un portrait précis des changements qui s’opèrent ainsi que des travailleuses qui seront touchées. Il faudra notamment s’assurer que les techniciennes en laboratoire de Saint-Hyacinthe pourront joindre l’équipe de Longueuil et qu’elles pourront recevoir toute la formation nécessaire à l’utilisation des nouveaux appareils. C’est en partie pour pallier ce manque d’information que la CSN a obtenu des représentants patronaux la mise en place d’un comité national paritaire afin d’échanger de l’information et surtout d’aborder différents enjeux posés par « Optilab ».

Rappelons que la CSN mène campagne actuellement pour la défense du réseau public de santé et de services sociaux sous le thème, Ma place en santé, j’y tiens. Le maintien de laboratoires médicaux dans les communautés fait partie des enjeux de cette campagne.

Les employés de soutien des commissions scolaires signent leur nouvelle convention collective

Les employé-es de soutien des commissions scolaires affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) ont signé leurs nouvelles conventions collectives. Alors que ceux des commissions scolaires anglophones l’ont fait hier, c’était au tour de ceux des commissions scolaires francophones aujourd’hui.

Le personnel de soutien pourra désormais bénéficier d’un meilleur aménagement d’horaire pour motif de conciliation famille-travail-études. Aussi, lorsque possible, les commissions scolaires devront favoriser la fusion de postes à temps partiel de façon à lutter contre la précarité d’emploi en créant des postes comportant davantage d’heures. La contribution de l’employeur au régime d’assurance collective a également pu être bonifiée. Les ouvriers spécialisés pourront dorénavant bénéficier d’une prime de rétention de 10 % pour chaque heure travaillée.

L’ensemble des salarié-es de soutien des commissions scolaires bénéficieront de hausses salariales de 1,5 %, 1,75 % et 2 %, en 2016, 2017 et 2018, ainsi que de montants forfaitaires de 0,30 $ pour chaque heure travaillée en 2015 et de 0,16 $ l’heure en 2019. En 2019, dans le cadre des relativités salariales, les hausses seront de 2,4 % en moyenne. La convention collective viendra à échéance le 31 mars 2020.

Au plus tard en septembre, les employé-es de soutien affiliés à la FEESP–CSN pourront toucher l’ensemble des sommes rétroactives au 1er avril 2015.

« Au cours de cette négociation, nous sommes parvenus à amener le gouvernement à discuter de nos priorités et à abandonner sa volonté de charcuter des pans entiers de nos conventions collectives, affirme Danielle Beaulieu, présidente du secteur scolaire à la FEESP–CSN. Le gouvernement voulait nous ramener des années en arrière en mettant en péril des balises importantes de nos conventions collectives. Non seulement nous avons pu préserver nos acquis, mais nous avons également obtenu des gains importants pour nos membres, ce qui n’aurait été possible sans la grande détermination dont ils ont fait preuve tout au long de cette négociation. »

À propos

Le secteur scolaire regroupe 37 syndicats, affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN ), représentant environ 30 000 employés-es de soutien présents dans 31 commissions scolaires francophones et deux commissions scolaires anglophones.

 

 

Les régimes publics de retraite, un outil de répartition de la richesse aux retombées économiques importantes

La CSN désire rappeler que les régimes publics de retraite sont des outils collectifs de répartition de la richesse qui doivent permettre à une majorité de la population de vivre avec des revenus décents au moment de la retraite. Profitant de la rencontre des ministres des Finances du Canada, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) s’est encore une fois illustrée par une nouvelle salve antisyndicale, prétendant que les RPC/RRQ ne profitent, dans les faits, qu’aux syndiqué-es de la fonction publique.

Les solutions mises de l’avant par les porte-parole de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante concernent les plus favorisés de la société, alors que les travailleurs et les travailleuses précaires n’ont souvent pas les moyens de financer leur retraite avec les outils privés. D’ailleurs, la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, s’étonne des données utilisées par la FCEI : « Je m’explique mal d’où sort ce 15 % de ménages en difficulté. Selon les chiffres actuels, on parle de 50 % des travailleuses et des travailleurs qui dépendent entièrement des régimes publics, ce qui ne leur permet pas de subvenir à l’ensemble de leurs besoins, et c’est sans compter ceux et celles qui ont accès à un régime complémentaire insuffisant. Les régimes publics de retraite sont un choix de société, tout le monde cotise afin de permettre à toutes et à tous de vivre avec un revenu décent. Augmenter la cotisation n’empêche pas ceux et celles qui ont plus de revenu d’investir dans d’autres outils leur permettant d’accroître leur revenu de retraite », explique-t-elle.

La CSN, avec plusieurs partenaires, revendique de hausser de manière significative le taux de remplacement du revenu d’avant la retraite, et d’augmenter de façon substantielle le maximum des gains admissibles. « Ces deux actions permettraient, à terme, d’assurer une retraite décente aux personnes à faible revenu, tout en bonifiant celle de la classe moyenne. Tout le monde en sortirait gagnant », conclut Francine Lévesque.

Les salarié-es des CPE font connaître leurs demandes à la table centrale

C’est aujourd’hui que les travailleuses et les travailleurs des CPE feront connaître leurs demandes à la nouvelle table centrale dans le cadre des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective échue depuis le 31 mars 2015. Les syndiqué-es des CPE membres de la CSN ont obtenu du ministère de la Famille la mise en place d’une table centrale qui regroupe également la majorité des associations patronales régionales, après plusieurs mois de pourparlers.

Il était important pour les salarié-es des CPE que le Ministère crée cette table nationale, afin que l’ensemble des travailleuses et des travailleurs du réseau obtiennent les mêmes conditions de travail, peu importe la région d’où elles proviennent. « Les CPE forment un réseau, il est important pour nous d’avoir les même conditions de travail peu importe notre provenance. Bien sûr, il existe des particularités régionales, c’est pour cela que certaines matières seront discutées au niveau local et régional », explique Louise Labrie, représentante du secteur des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

Profitant de la première rencontre de cette table centrale, le comité de négociation syndical a convenu avec les représentants de la partie patronale de faire connaître l’ensemble de leurs demandes qui ont été établies par l’ensemble des membres lors de tournées d’assemblées générales. « Les demandes ont été longuement réfléchies et débattues au sein de nos instances. Elles sont le fruit de consultations et de discussions où les membres ont pu se prononcer sur les conditions dans lesquelles la prestation de travail s’effectue. Nous espérons que la partie patronale saura y donner suite avec toute la considération que nous méritons », affirme Louise Labrie.

Pour la FSSS–CSN, il est clair que le gouvernement a l’occasion d’envoyer un signal positif aux travailleuses et aux travailleurs du réseau des CPE qui vivent les contrecoups des mesures d’austérité. Dany Lacasse, vice-président de la FSSS–CSN, pense que le gouvernement doit profiter des négociations actuelles pour montrer qu’il reconnaît le travail de ces salarié-es. « Les services de garde éducatifs, en particulier les CPE, ont vécu des mois difficiles et c’est l’ensemble du personnel qui subit la pression et le stress, le gouvernement doit maintenant profiter de l’occasion et régler rapidemment en répondant favorablement aux demandes des syndiqué-es », plaide-t-il.

Une nouvelle convention collective pour les employés de soutien des cégeps

Les représentantes et les représentants du Secteur soutien cégeps de la FEESP–CSN ont signé, hier à Montréal, leur nouvelle convention collective issue de l’entente de principe intervenue en décembre dernier avec le Comité patronal de négociation des collèges.

En plus de contrer l’ensemble des reculs demandés par la partie patronale, les employé-es de soutien des cégeps ont obtenu des gains concrets. La contribution de l’employeur au régime d’assurance collective a ainsi pu être bonifiée. Les ouvriers spécialisés pourront dorénavant bénéficier d’une prime de rétention de 10 % pour chaque heure travaillée. Les postes précaires, issus de projets spécifiques, seront également limités dans le temps afin de favoriser la sécurité d’emploi.

L’ensemble des salariés de soutien des cégeps bénéficieront de hausses salariales de 1,5 %, 1,75 % et 2 %, en 2016, 2017 et 2018, ainsi que de montants forfaitaires de 0,30 $ pour chaque heure travaillée en 2015 et de 0,16 $ l’heure en 2019. En 2019, dans le cadre des relativités salariales, les hausses seront de 2,4 % en moyenne. La convention collective viendra à échéance le 31 mars 2020.

Au plus tard le 15 septembre prochain, les employé-es de soutien affiliés à la FEESP–CSN pourront toucher l’ensemble des sommes rétroactives au 1er avril 2015.

« Nous sommes très fiers d’avoir pu enfin conclure cette ronde de négociation, indique la présidente du Secteur soutien cégeps de la FEESP–CSN, Johanne Cadieux. Le gouvernement avait entamé ces négociations avec l’objectif de revoir l’ensemble des dispositions de notre convention collective en attaquant notre sécurité d’emploi, notre organisation du travail, l’accessibilité à l’assurance salaire et en chamboulant nos horaires de travail. Nous avons non seulement pu préserver nos acquis, mais nous avons également obtenu des gains tangibles, et ce, grâce à la mobilisation et la détermination de nos membres. »

À propos

Le Secteur soutien cégeps représente plus du deux-tiers du personnel de soutien du réseau collégial. Il regroupe 40 syndicats, affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), représentant environ 4 000 employés-es de soutien des cégeps. Parmi ses membres, on retrouve notamment des techniciennes en travaux pratiques, des agentes de soutien administratif et des ouvriers spécialisés.

Mises à pied au Chantier naval Davie

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) trouve inacceptable la suppression de 134 postes annoncée aujourd’hui au Chantier naval Davie. Les travailleuses et les travailleurs font une fois de plus les frais d’un litige inqualifiable. La CSN demande au ministère des Transports d’intervenir dans le litige entre le Chantier et la Société des traversiers du Québec (STQ) qui actuellement ne trouve aucune issue.

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Photo : Pascal Ratthé

« C’est encore une fois les travailleuses et les travailleurs qui font les frais des démêlées entre la Davie et la STQ. C’est désolant de voir l’employeur se comporter de cette façon sans aviser le syndicat des mises à pied », a dénoncé le président du syndicat des travailleurs du Chantier naval de Lauzon inc. (FIM–CSN), Raphaël Jobin.

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Raphaël Jobin, président du syndicat des travailleurs du Chantier naval de Lauzon inc. | Photo : Pascal Ratthé

« Nous tentons depuis de nombreuses semaines de participer aux échanges entre les parties, sans résultat. Il est bien difficile dans cette situation de démêler le vrai du faux » a souligné le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–­CSN), Alain Lampron.

« À force de faire des réembauches et des mises à pied répétitives, nous allons perdre l’expertise qui se tournera vers d’autres entreprises plus stables. C’est sans compter l’insécurité qui est causée dans les familles touchées. Est-ce que c’est le but que le gouvernement du Québec cherche à atteindre ? », conclut la présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), Ann Gingras.

Une proposition d’appui au Syndicat, en marge du congrès du CCQCA–CSN a été adoptée à l’unanimité par l’ensemble des syndicats de la région : « Que le congrès du CCQCA dénonce les 134 mises à pied que Davie Canada vient d’effectuer et réitère son entier appui au Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon dans sa lutte pour l’emploi et l’amélioration des conditions de travail des travailleuses et des travailleurs. »

Pour des conditions dignes dans nos CHSLD

Blogue de Jean Lacharité

La semaine dernière, la Commission de la santé et des services sociaux de l’Assemblée nationale a déposé un rapport fort éclairant sur les conditions de vie des adultes hébergés en centre d’hébergement et de soins de longue durée, à l’issue d’un long travail de consultation méticuleux auquel la CSN a bien entendu participé. Voilà une excellente démarche non partisane comme on aimerait en voir beaucoup plus souvent dans notre démocratie !

À la CSN, nous représentons la majorité des travailleuses et des travailleurs offrant des services aux aîné-es. Nous accueillons avec beaucoup d’ouverture les conclusions de ce rapport ainsi que ses recommandations. Entre autres, les parlementaires des différents partis recommandent de revoir la façon dont sont établis les ratios de personnel dans les établissements, et ce afin d’assurer une prestation adéquate de services aux personnes hébergées, selon leurs besoins individuels. Ils souhaitent également que plus d’efforts, matériels et humains, soient consentis aux soins d’hygiène et à l’alimentation. Ils proposent de valoriser davantage les professions œuvrant dans nos CHSLD, notamment les préposé-es aux bénéficiaires, et d’en faire davantage au niveau de la formation du personnel. Ils s’attaquent également à différents aspects ayant un impact concret sur la qualité de vie des résident, notamment qu’on limite le fort roulement de personnel, et proposent qu’on privilégie davantage la proximité géographique d’un milieu de vie et qu’on évite de séparer des couples lorsque les deux ont besoin d’être hébergés en CHSLD.

Ces recommandations, nous apparaissent viser juste, pour l’essentiel. Nous sommes d’avis que la situation actuelle découle d’une très longue période de laisser-aller au cours de laquelle, les conditions de vie des aîné-es se sont détériorées. Nous invitons le gouvernement à saisir l’occasion qui lui est offerte par ce consensus entre les députés des différentes formations politiques afin de proposer sans tarder des changements importants, nécessaires pour assurer à tous les aîné-es le droit de vivre dans la dignité.

Si le gouvernement souhaite améliorer les choses dans les centres d’hébergement et les CHSLD, dans le respect des travailleuses et des travailleurs, il trouvera en la CSN et les travailleuses et les travailleurs, son meilleur allié

Les ouvriers de la CSDM dénoncent les abolitions de poste

Plusieurs dizaines d’ouvriers, membres du Syndicat national des employées et employés de la Commission scolaire de Montréal (FEESP–CSN), manifestent présentement devant les bureaux administratifs de la CSDM où se tient ce soir le Conseil des commissaires. Ils dénoncent les abolitions de neuf postes de peintre et d’un poste d’ouvrier certifié d’entretien confirmées dans le plan d’effectifs adopté le 11 mai dernier.

À la suite de l’annonce des dix postes abolis, le syndicat a appris que la CSDM ouvrirait cinq nouveaux postes de peintre avec des horaires de soir, ce qui va à l’encontre de la convention collective. Le syndicat s’interroge sur les réelles motivations des gestionnaires et s’inquiète aussi de voir cette pratique s’étendre à l’ensemble des ouvriers du Service des ressources matérielles. « Encore une fois, alors que nous sommes en discussion avec eux, la CSDM se retourne et prend des décisions unilatérales. Avec l’état actuel des écoles, il faut plus que jamais ajouter des ressources et non en enlever. Nous le répétons une fois de plus : nous sommes celles et ceux qui connaissons le mieux les bâtiments fréquentés par nos enfants quotidiennement et nous avons des pistes de solution », a affirmé Rémi Desrosiers, président du SNEE (FEESP–CSN).

À l’ouverture de la rencontre de ce soir, les ouvriers remettront aux commissaires une pétition signée par plus de 150 membres du syndicat. Cette pétition demande notamment que la CSDM change sa décision d’affecter des ouvriers sur des plages horaires de soir et que la CSDM respecte sa politique de conciliation travail-famille.

À propos

Le Syndicat national des employées et employés de la Commission scolaire de Montréal | SNEE (FEESP–CSN) représente près de 800 travailleuses et travailleurs des services d’entretien ménager et d’entretien physique, du transport et des cafétérias de la CSDM. .

Le syndicat atteint ses objectifs

Réunis hier soir en assemblée générale extraordinaire, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus Sainte-Cécile-de-Milton-CSN (STTASCM) ont adopté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le 8 juin dernier en conciliation entre le syndicat et l’employeur.

« Pour nous, il s’agissait d’une question d’équité. Nous avons demandé la parité salariale avec nos collègues d’Autobus Granby, également propriété de SOGESCO, avec qui nous partageons le même garage. Notre nouvelle convention collective prévoit des salaires rétroactifs de 18,80 $ au 1er juillet 2015, de 19,51 $ applicable au 1er juillet 2016 et de 20,29 $ au 1er juillet 2017, ce qui nous donne la parité avec nos collègues. Nous demandions également quatre jours de congés familiaux et de maladie rémunérés, qui sont désormais inscrits dans notre convention collective, à l’image des salarié-es d’Autobus Granby », de souligner Alain Grenier, président du STTASCM.

« Nous avons également majoré nos indemnités de vacances comparativement à ce que nous touchions auparavant. Les salarié-es recevront donc 8 % en indemnité de congé dès leur neuvième année d’ancienneté au lieu de la 15e année tel que prévu dans la dernière convention collective. À ces gains, ajoutons une banque de trois congés de maladie et, si aucun de ceux-ci n’est pris, l’employeur nous rembourse quatre jours au 1er mai suivant. Nous sommes finalement heureux des gains que nous avons obtenus », de conclure le président du syndicat.

Rappelons que les salarié-es étaient sans convention collective depuis le 31 janvier 2015, et que ceux-ci disposaient d’un mandat de deux jours de grève, dont la première journée était prévue le 9 juin dernier. Le nouveau contrat de travail arrivera à échéance le 1er juillet 2018.

Le STTASCM regroupe une quinzaine d’employé-es affiliés à la FEESP-CSN. Le Conseil central de la Montérégie–CSN compte environ 33 000 membres dans 220 syndicats. Fondée en 1947, la FEESP-CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

La CSN dénonce une tentative de détruire le rapport de force des employé-es municipaux

Le gouvernement du Québec tente, une fois de plus, de bafouer le droit fondamental à la négociation libre en déposant, ce matin, un projet de loi nébuleux qui apparaît être une porte ouverte à l’adoption de lois spéciales pour décréter les conditions de travail des salarié-es syndiqués du secteur municipal.

Le ministre des Affaires municipales Martin Coiteux, avec son projet de loi 110, Loi concernant le régime de négociation des conventions collectives et de règlement des différends dans le secteur municipal, mettra fin à la paix sociale qui règne à l’heure actuelle. Depuis 2000, plus de 96 % des négociations entre les municipalités au Québec et les syndicats de travailleurs municipaux ont été réglés sans conflit de travail.

Sous le couvert de créer un régime de règlement des différends, le projet de loi 110 pave une voie de contournement au droit de libre négociation en donnant la possibilité de nommer un mandataire spécial qui pourrait recommander au gouvernement l’adoption de conditions de travail par le biais d’un rapport, estime Denis Marcoux, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

« Les nouveaux paramètres dans lesquels devront s’inscrire les négociations ainsi que le temps laissé aux parties pour convenir des conditions de travail viennent brimer une fois de plus la libre négociation, aspect fondamental du droit d’association », déclare Denis Marcoux.

Entre autres, le projet de loi prévoit :

  • La nomination d’un mandataire spécial à la demande d’une des parties « si des circonstances exceptionnelles le justifient », ce qui suspendrait le droit à l’arbitrage;
  • Que le rapport du mandataire spécial tienne compte de la politique de rémunération dans la fonction publique du Québec, des conditions économiques locales et des « exigences relatives à la saine gestion des finances publiques », entre autres;
  • Des conventions collectives d’une durée d’au moins cinq ans, alors que le Code du travail prévoit actuellement une durée maximale de trois ans dans le cas d’une première négociation;
  • Si le mandataire estime qu’il est peu probable que les deux parties en arrivent à une entente, il soumettra au ministre une proposition de règlement, après quoi le gouvernement aurait le pouvoir de décréter les conditions de travail des employé-es.

Pour Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN, le projet de loi 110 doit être vu comme une autre pièce dans un ensemble d’attaques contre le mouvement syndical.

« Avec l’existence actuelle de la Loi 15, qui force la restructuration des régimes de retraite, c’est la capacité de négocier toutes les conditions de travail qui est menacée. Une fois de plus le gouvernement de Philippe Couillard s’attaque au droit d’association des travailleurs syndiqués du secteur municipal », conclut Francine Lévesque.

Un autre projet de loi controversé sur la gouvernance des commissions scolaires

Le nouveau projet de loi 105 modifiant la Loi sur l’instruction publique déposé par le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx à l’Assemblée nationale, hier, reprend plusieurs éléments du projet de loi 86. Des orientations qui ne faisaient pas consensus et pour lesquelles la CSN avait demandé le rejet du projet de loi.

Comme dans le défunt projet de loi 86 qu’il remplace, il y a une attribution de pouvoirs accrus au ministre, qui légitimeront son ingérence dans le fonctionnement des commissions scolaires. Le ministre pourra émettre des directives à une commission scolaire sur son administration et l’obliger à modifier des règles budgétaires en cours d’année scolaire. Le ministre serait également en mesure d’ordonner à une commission scolaire de se soumettre à une surveillance ou un accompagnement par le ministère, et d’y imposer des mesures correctrices. « L’analogie avec la récente réforme du réseau de la santé et des services sociaux s’impose à l’esprit. Or, il importe d’en tirer des leçons afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs dans le secteur de l’éducation », déclare Madame de Sève, vice-présidente de la CSN.

La CSN appuie le rôle de soutien que les commissions scolaires apportent aux établissements. Toutefois, la notion de principe de subsidiarité ajoutée à la mission des commissions scolaires est inquiétante. « Nous redoutons que cet ajout puisse servir de levier à ceux qui, à défaut d’obtenir l’abolition des commissions scolaires, exigent une réduction importante de leurs responsabilités », commente Sylvie Tremblay, vice-présidente trésorière de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

La création d’un comité de répartition des ressources demeure problématique. Si certaines précisions ont été amenées sur la composition de ce comité, son pouvoir a également été amplifié. Il faudra l’accord d’au moins les deux tiers des membres du conseil des commissaires pour renverser une recommandation du comité.

Au cours des années, les établissements scolaires se sont vus imposer divers mécanismes d’évaluation, des cibles de performance et des processus de reddition de comptes. Malgré une ouverture du gouvernement pour alléger et simplifier les exigences bureaucratique, l’idéologie de la nouvelle gestion publique demeure bien présente dans ce nouveau projet de loi.

En terminant, Véronique de Sève demande au gouvernement de consulter les partenaires de l’éducation sur des éléments d’une future politique nationale sur la réussite éducative plutôt que de perdre du temps sur nouvel exercice de brassage de structures.

Les syndiqué-es du Bas-Saint-Laurent règlent l’ensemble de leurs conventions collectives

Les travailleuses et les travailleurs des centres d’hébergement privés pour aîné-es, Investissement GL et la résidence Saint-Louis, ont adopté respectivement à 96 % et à 92 % leur entente de principe. Ces deux ententes respectent les quatre demandes communes de la négociation coordonnée.

« Les salarié-es ont tenu leur bout, a souligné d’entrée de jeu le président du syndicat, René Dextraze. En plus d’obtenir 1,50 $ de l’heure sur trois ans, l’échéance de la convention collective au 31 mars 2018, la formation systématique et un comité de relations de travail fonctionnel, ils sont aussi allés chercher des gains supplémentaires qui vont améliorer leur vie au travail. »

À ce titre, les employé-es d’Investissement GL ont aussi obtenu des gains sur le plan des congés de maladie, des congés sociaux et des congés fériés. Ceux de la résidence Saint-Louis ont pour leur part réalisé des avancées en ce qui a trait au cumul de l’ancienneté lors d’absence pour maladie et de mise à pied et sur la question du fractionnement des vacances.

C’est réglé au Bas-Saint-Laurent
Ces deux règlements viennent conclure la négociation dans les quatre résidences du Bas-Saint-Laurent qui participaient à la négociation coordonnée de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

« Je lève mon chapeau aux travailleuses et aux travailleurs des résidences privées de la région. Leurs revendications ont porté fruit. Ces ententes illustrent à quel point l’union des forces au sein d’une négociation coordonnée fonctionne bien », a enchaîné la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, Nancy Legendre.

« Les syndiqué-es des centres d’hébergement privés de la FSSS–CSN ont décidé, collectivement, qu’ils allaient améliorer leur sort, et ils y sont parvenus. Ces ententes auront des incidences concrètes sur leur vie de tous les jours », a aussi ajouté le vice-président régional de la FSSS–CSN, Daniel Charette.

« C’est une victoire. Nous allons maintenant nous assurer que l’ensemble des syndiqué-es qui prennent part à la négociation coordonnée règlent leur entente en tout respect de nos revendications communes. On s’en fait un point d’honneur », a conclu le représentant du secteur des centres d’hébergement privés de la FSSS–CSN, Gilles Gagné.

À propos de la FSSS–CSN
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Dans la région, le Conseil central du Bas-Saint-Laurent rassemble environ 10 000 syndiqué-es issus des secteurs public et privé, dont environ 130 membres dans le secteur des centres d’hébergement privés.

La demande de moratoire rallie de plus en plus de gens

La Confédération des syndicats nationaux présente aujourd’hui à l’Assemblée nationale une pétition signée par près de 10 000 personnes en quelques semaines, réclamant un moratoire immédiat sur les transferts de professionnel-les des CLSC vers les Groupes de médecine de famille (GMF), des entités à but lucratif. Pour la CSN, ces transferts mettent à mal les CLSC et nous éloignent de l’objectif que tout le monde devrait partager, soit d’assurer à toute la population un accès universel à des services sociaux de qualité dans leur communauté.

« De plus en plus de voix s’élèvent contre cette mauvaise idée, indique le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Ce ne sont plus seulement les travailleuses et les travailleurs qui sont aux premières loges des services à la population qui sont inquiets, mais aussi des ordres professionnel-les, des chercheurs, des groupes communautaires qui travaillent avec des clientèles vulnérables, pour ne nommer que quelques exemples. On voit maintenant des établissements reconnaître publiquement que ces transferts sont précipités et qu’il faut se donner plus de temps pour en évaluer les conséquences négatives pour la population qui a droit aux services comme pour le personnel touché. Il serait sage que le Dr Barrette arrête de banaliser ces inquiétudes légitimes et qu’il ordonne un moratoire immédiat sur ces transferts mal avisés ».

Ces transferts constituent un drainage de ressources humaines et financières du secteur public vers le secteur privé car le gouvernement paiera non seulement les salaires de professionnel-les à l’emploi des GMF mais en plus il financera l’aménagement de nouveaux locaux dans ces cliniques privées à but lucratif.

La CSN craint par ailleurs des problèmes d’accès aux services pour la population, en particulier les plus vulnérables qui n’ont pas accès aux GMF. De plus le modèle d’interdisciplinarité des CLSC qui repose sur l’autonomie professionnelle des salarié-es a fait ses preuves. Or dans les GMF, ces professionnel-les seront au service des médecins. Enfin, les travailleuses sociales et autres professionnel-les que le Dr Barrette entend transférer ne seront pas remplacés dans les CLSC, ce qui n’aidera certainement pas les professionnel-les qui demeureront au public à faire face à des listes d’attente qui s’allongent sans cesse.

Mobilisation
« Notre mobilisation porte tranquillement ses fruits, se réjouit tout de même la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Nancy Corriveau. Nous continuerons à tout mettre en œuvre pour garder ce dossier dans l’espace public tant qu’un moratoire complet ne sera pas déclaré. De nouvelles opérations de visibilité et de sensibilisation débutent aujourd’hui même devant le CLSC La source, à Québec, et se transporteront dans toutes les régions du Québec dès la semaine prochaine. Nous participerons aux séances publiques des conseils d’administration des établissements afin d’obtenir des engagements pour qu’aucun nouveau transfert de ressources n’intervienne dans ces conditions ».

Pour la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux, Mélissa Gaouette, un moratoire doit servir à étudier des alternatives comme le renforcement des CLSC. « La méthode Barrette, c’est d’imposer une vision du haut vers le bas sans égard aux idées de ceux et de celles qui travaillent sur le terrain. C’est bien dommage parce que des moyens d’améliorer l’accessibilité pour la population, les travailleuses et les travailleurs en connaissent plusieurs. Dans bien des cas, ces solutions permettraient de mieux utiliser les ressources disponibles afin de permettre un réinvestissement là où c’est nécessaire. Quand le ministre de la Santé et des Services sociaux va-t-il comprendre que les meilleurs allié-es dans la défense du droit à la santé pour toutes et tous sont les travailleuses et les travailleurs du réseau qui sont confrontés quotidiennement à la détresse de la population et qui vivent quotidiennement les impacts de ces décisions ? »

Journée du personnel des services auxiliaires et de métiers

La CSN a toujours été au cœur des luttes pour le maintien et le développement des services auxiliaires dans les établissements publics de santé et de services sociaux. C’est par sa détermination et par l’appui incontestable des syndicats qu’elle est parvenue,au fil des ans, à mettre en échec des tentatives de privatisation et ainsi conserver des emplois et une expertise dans le secteur public.

 

 

Plus forts ensemble à Concordia !

Les présidences de cinq syndicats CSN de l’Université Concordia – et d’un sixième, qui sera affilié officiellement à la centrale plus tard en juin – se sont rassemblés avec leurs membres sous le soleil vendredi passé au carré Bethune sur le campus du centre-ville.

De gauche à droite : Alex Macpherson (Syndicat des employé-es de soutien de l’Université Concordia – secteur technique), Kent Cluff (Syndicat des employé-es des bibliothèques de l’Université Concordia), Marylee Wholey (Syndicat des Chargé-es de cours à l’éducation aux adultes de l’Université Concordia), Daniel Rodriguez (syndicat des cols bleus ; le nom officiel n’est pas encore établi), François Carrière (Syndicat des employé-es de soutien de l’Université Concordia), et Danièle Berthiaume (Syndicat employé-es professionnels de Concordia). Photo : Michel Giroux

Ils mènent une campagne pour défendre le droit de négocier leurs régimes de retraite, un droit menacé par le projet de loi 75 actuellement à l’étude devant l’Assemblée Nationale. Ce projet de loi renforce le pouvoir des administrations universitaires de restructurer unilatéralement des régimes de retraite. Les membres des six syndicats s’associent afin de limiter au maximum les dégâts potentiels.

La CSN participe à l’édition 2016 du concours Chapeau les filles!

La CSN est fière d’avoir pu à nouveau collaborer en tant que partenaire au concours Chapeau, les filles! et son volet Excelle Science, et d’avoir eu la chance de décerner aujourd’hui trois bourses de 2000 $ à trois étudiantes qui se sont illustrées dans le cadre de ce concours.

Ce concours encourage les jeunes femmes à poursuivre des études en formation professionnelle et technique, en sciences ou en génie, qui mèneront à l’exercice d’une profession ou d’un métier traditionnellement masculin. Rappelons que les bourses CSN sont offertes à des jeunes filles des communautés ethnoculturelles et autochtones.

« Il faut donner aux femmes la possibilité d’effectuer des choix de carrière qui correspondent à leurs intérêts véritables et non au rôle traditionnel qu’on leur a longtemps assigné. L’accès à des emplois traditionnellement masculins peut souvent signifier un meilleur salaire. Il faut agir dès l’école primaire pour combattre les stéréotypes voulant que les emplois aient un sexe ! Et il faut une stratégie d’action qui tienne compte des obstacles particuliers que rencontrent les femmes sur le marché du travail », de déclarer Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

Les trois bourses ont été remises par la CSN, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) à Madame Stephanie Cain, étudiante en Plomberie et chauffage (DEP) au Pearson Electrotechnology Centre de la Commission scolaire Lester B. Pearson, à Madame Cylène Debray, étudiante en Techniques de l’informatique (DEC) au Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu et à Madame Elizabeth Aleman, étudiante en Génie géomatique à l’Université Laval.

Il faut saluer la persévérance et la détermination des jeunes lauréates à poursuivre des études dans des métiers et des professions traditionnellement occupés par des hommes.

Chapeau les filles! et son volet Excelle Science, est une initiative qui devra se poursuivre, car les données récentes montrent que les choses tardent à changer au chapitre des choix de carrière pour les femmes.

Rappelons que, en 2015, le gouvernement libéral avait tenté d’interrompre la tenue de Chapeau les filles! Sous les pressions, il a décidé de maintenir le volet national du concours. Le gouvernement doit reconnaître l’importance de ce concours et rétablir son volet régional qui assurait une visibilité accrue à l’évènement et une meilleure participation.

De plus, en vue de mettre fin à la discrimination systémique que vivent les femmes en emploi, le gouvernement doit renouveler la Stratégie d’intervention à l’égard de la main-d’œuvre féminine d’Emploi-Québec, un outil essentiel dans l’atteinte de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

 

Entente de principe adoptée chez Sucre Lantic

Les travailleuses et les travailleurs de la compagnie Sucre Lantic sont retournés au travail après avoir adopté dimanche soir une entente de principe par voie de scrutin secret.

« Les salarié-es ont tenu leur bout et ont refusé tous les reculs que voulait imposer l’employeur », a d’abord commenté le vice-président et représentant du secteur agroalimentaire de la Fédération du commerce (FC–CSN), David Bergeron-Cyr.

Les gains

Les employé-es conservent donc leur régime à prestation déterminée et ont réussi à maintenir à 4 % leur taux de cotisation. Ils ont également obtenu une augmentation de salaire de 11,3 % sur cinq ans qui se détaille à 2,2 % pour chacune des quatre premières années et à 2,5 % pour la dernière. « Il était hors de question d’accepter à quelque niveau que ce soit des disparités de traitement entre les nouveaux salarié-es et les plus anciens », a enchaîné le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic (FC–CSN), Marc L’Heureux.

Rappelons que Sucre Lantic voulait créer deux classes de salarié-es en obligeant les nouvelles personnes embauchées à devoir attendre huit ans avant d’atteindre le dernier échelon salarial. L’employeur voulait également imposer le régime de retraite à cotisation déterminée aux nouveaux employés, et faciliter l’usage de la sous-traitance.

Le syndicat a amélioré un peu les mécanismes de protection des emplois, a obtenu la création de quelques postes et un réaménagement des horaires qui donne plus de latitude aux syndiqué-es.

À propos
La Fédération du commerce (FC–CSN) compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.