Le syndicat des employés municipaux de la Ville de Saguenay: acceptation à 83 % de l’offre globale et finale de la ville

Réunis en assemblée générale hier à Chicoutimi, plus de 350 travailleurs cols bleus et membres du Syndicat des employés municipaux de la Ville de Saguenay (CSN) ont voté sur l’offre globale et finale déposée par la Ville la semaine passée.

En négociation depuis près d’un an et demi, les parties ont décidé, il y a quelques mois, de faire appel à un conciliateur et, il y a quelques semaines, d’entreprendre un blitz de négociation. Le syndicat a fait des gains concernant les clauses sur l’attribution du temps supplémentaire, la date d’ancienneté et sur d’autres clauses normatives.

« Au cours de l’année et demie où nous avons été en négociation, nous avons obtenu plusieurs choses, mais après plusieurs rencontres de blitz de négociation, rencontres qui se sont passées en mars et en avril derniers, nous nous sommes vite rendus à l’évidence que nous ne pourrions en arriver à une entente de principe, nos positions demeurant différentes de part et d’autre; la Ville a donc pris la décision de déposer une offre globale et finale la semaine dernière. Nous avons fait confiance à nos vis-à-vis, car ils nous avaient fait comprendre qu’en blitz de négociation avec un comité restreint, les choses allaient avancer plus vite. Nous avons choisi de procéder de la sorte, mais l’employeur a fait des offres conditionnelles à des compromis syndicaux ! » de déplorer monsieur Claude Dion, président du Syndicat des employés municipaux de la Ville de Saguenay (CSN).

«L’employeur tenait à obtenir, selon ses propos, la flexibilité des employés affectés aux travaux publics et en échange, il a bonifié les primes, les repas, améliorations des conditions de travail pour les temporaires de longue date et autres. Les demandes patronales étaient notamment justifiées par la restructuration qu’il dit vouloir entreprendre en 2015 et qui devrait toucher la plupart des groupes des employés de la Ville. Nous avons démontré notre bonne foi et nous avons fait un choix de raison et non de cœur en acceptant cette offre finale, mais sachez qu’en 2015 nous ramènerons les demandes sur lesquelles nous n’avons pas pu discuter » d’affirmer monsieur Dion.

Bien que le résultat soit de 83 % pour l’acceptation de cette offre finale, les membres se sont exprimés haut et fort contre le comportement de l’employeur pendant cette négociation et sur le fait que plusieurs cadres ont fait planer des rumeurs de non-rappel au travail pour l’été si le contrat n’était pas accepté. « Nous n’avons pas eu peur de ces menaces; par contre, nous ne pouvions les balayer de la main et par souci de transparence, nos membres devaient être au courant de ces menaces faites par l’employeur » d’expliquer monsieur Dion. « Cependant, la prochaine ronde de négociation est pour très bientôt et il faut que l’employeur sache que nos membres sont prêts et que l’exécutif se rappellera de la façon dont cette négociation-ci s’est passée » de conclure le président du syndicat.

Le Syndicat des employés municipaux de la Ville de Saguenay (CSN) est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics – CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean compte plus de 16 600 membres. La CSN représente plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

Harper se « fish » toujours de nos problèmes

À l’occasion du 2e anniversaire de l’annonce par le gouvernement Harper de la réforme de l’assurance-emploi, des militantes et militants de la Coalition contre la réforme de l’assurance-emploi ont manifesté devant le bureau de Denis Lebel à Roberval. Sur la thématique «Vos problèmes, j’m’en fish», des poissons à l’effigie de Stephen Harper et de Denis Lebel ont été collés sur la vitrine du bureau.

Obligation d’accepter un emploi allant jusqu’à 70% du salaire régulier, abolition du minimum de base du revenu de travail, abolition des conseils arbitraux et abolition du projet pilote prolongeant la période de prestation dans certaines régions, ne sont là que quelques éléments qui ont été à nouveau dénoncés par la Coalition. « Nous nous répétons depuis maintenant deux ans et rien ne change ! Stephen Harper, aidé dans la région par son valet Denis Lebel, ne fait qu’imposer à la population son idéologie destructrice. Le tout, sans égard à l’appauvrissement que ces mesures entraînent pour les travailleuses et travailleurs les plus précaires! » déclare Engelbert Cottenoir, président du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean – CSN.

La coalition formée d’organismes communautaires, de syndicats et d’associations étudiantes entend bien poursuivre la lutte qui l’anime depuis l’annonce de la réforme il y a maintenant deux ans et l’application de celle-ci l’année suivante. « Cette réforme est tout à fait inacceptable puisqu’elle constitue une attaque directe et brutale envers tous les salariés. En effet, les changements apportés constituent une grave atteinte au droit à la liberté de choisir librement son travail et au droit à une protection en cas de chômage; droits reconnus internationalement par la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Nous voulions le rappeler aujourd’hui : tout cela n’est pas un poisson d’avril ! » conclut Sylvain Bergeron, coordonnateur de Lieu d’Actions et de Services dans l’Unité avec les Sans Emploi (L.A.S.T.U.S.E).

À propos de la coalition régionale

La Coalition régionale contre la réforme de l’assurance-emploi regroupe la Confédération des syndicats nationaux (CSN), l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), le Mouvement des Associations générales étudiantes de l’UQAC (MAGE-UQAC), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), le Mouvement action chômage (MAC) Lac-St-Jean Est, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le Lieu d’Actions et de Services dans l’Unité avec les Sans Emploi (L.A.S.T.U.S.E.) du Saguenay. Elle vise l’abrogation de la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement Harper et la tenue d’une consultation publique sur l’amélioration du programme.

Appui du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Nutrinor (CSN)

C’est pour réitérer leur appui aux lockouté-es des garages des concessionnaires automobiles de la région que des représentants du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Nutrinor (CSN) se sont déplacés sur les lignes de piquetage d’Alma aujourd’hui. Ils ont aussi profité de l’occasion pour leur remettre un chèque de 500 $. « Dans moins de deux semaines, ça fera un an que plus de 400 travailleuses et travailleurs ont été mis à la rue par leur employeur. Cette situation est tout à fait inacceptable et c’est pourquoi les membres de notre syndicat ont décidé de se solidariser avec le Syndicat des employé-es de garage du Saguenay – Lac St-Jean. La solidarité syndicale est de mise dans de telles situations et le message doit être clair : la meilleure façon de soutenir cette lutte, est de respecter les lignes de piquetage! » déclare Éric Simard, président du STT de Nutrinor (CSN). Pour le STT de Nutrinor (CSN), le combat que mène présentement ces travailleuses et travailleurs touche l’ensemble du mouvement syndical.

«Depuis plusieurs années, certains employeurs tentent d’augmenter leurs profits en diminuant nos conditions de travail. Que ce soit par la sous-traitance ou le recul sur nos avantages sociaux, ils s’attaquent à celles et ceux qui font vivre leurs entreprises. La lutte que les membres du SDEG vivent présentement est la lutte que plusieurs autres devront mener dans l’avenir. Nous sommes donc venus leur dire aujourd’hui que nous sommes toutes et tous derrière eux! » conclut monsieur Simard, tout en encourageant la partie patronale à faire preuve de bonne foi, de s’assoir à la table de négociation avec une délégation qui ne se limite pas à leur seule représentante. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Nutrinor (CSN) regroupe 200 membres salariés de différents établissements de Nutrinor partout au Saguenay – Lac St-Jean. Il est affilié au Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac St-Jean, à la Fédération du commerce (FC) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Après un refus du gouvernement, la FSSS prépare la riposte pour l’hiver!

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) rencontrait des représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux hier, notamment sur la question du plan de compressions budgétaires au Centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Malgré une présentation qui démontrait les impacts que ces coupures auront sur les services aux jeunes, le ministère n’a pas changé sa position. Déçue de ce refus du gouvernement, la FSSS prépare une riposte pour le retour janvier.

La FSSS–CSN rencontrait des représentants du ministère afin de s’assurer que les enfants et leur famille puissent continuer de recevoir les services que requiert leur situation. La FSSS demandait que l’on revienne sur la décision de privatiser le foyer de groupe de Roberval qui offre des services spécialisés et de fermer le bureau de la Baie. « Malgré le fait que nous avons démontré les impacts que la perte de ces services aura sur les enfants et leur famille, le ministère continue d’appuyer la décision de l’employeur. Nous fondions des espoirs dans cette rencontre et on ne peut faire autrement que d’être déçu du peu d’écoute que nous avons obtenu », explique Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS–CSN.

Mais la FSSS n’entend pas en rester là. « Nous prenons acte de l’appui du gouvernement à la décision insensée de l’employeur de couper des services à la population. Mais la partie n’est pas terminée. Dès le retour en janvier, nous lancerons une riposte car il n’est aucunement question d’accepté la fermeture de ces services. Un plan d’action sera présenté à nos membres, afin de forcer le gouvernement et l’employeur à revenir sur leur décision. Nous nous mobiliserons afin que la population de la région ne perde pas des services dont elle a tant besoin », de conclure Nancy Poulin, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre jeunesse du Saguenay Lac-St-Jean – CSN .

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS représente la majorité des travailleuses et de travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

La FSSS consternée d’apprendre la décision du C.A.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est consternée d’apprendre que le conseil d’administration du Centre jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean s’est entêté à adopter son plan de compressions budgétaires, alors que des discussions politiques sont toujours en cours. Cette décision est d’autant plus choquante que les interventions de la FSSS dans ce dossier se poursuivent et que la Fédération a bon espoir de parvenir à une solution qui ne limitera pas les services aux enfants et à leurs familles de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le C.A. du Centre jeunesse a décidé hier, lors d’une séance spéciale, d’adopter son plan de compressions budgétaires, faisant ainsi fi des discussions en cours avec le ministre responsable de la région, Monsieur Stéphane Bédard. Cette décision met en péril notamment deux services importants, soit l’unité la Parenthèse au Centre de réadaptation St-Georges et le Foyer de groupe à Roberval, lesquels donnent des services à des enfants âgés entre 6 et 13 ans parmi les plus vulnérables de notre région. « Pendant que nous sommes au front pour discuter avec le bureau du ministre, et tenter de trouver une solution, tout ce que le C.A. trouve à faire est de s’entêter avec sa décision de couper des services spécialisés pour atteindre l’équilibre budgétaire. Il faut absolument mettre la question des services aux enfants et à leurs familles en priorité et trouver une solution», explique Nancy Poulin, présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre jeunesse du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Rappelons que la FSSS et le syndicat du Centre jeunesse sont intervenus maintes fois dans ce dossier, notamment lors du C.A. du Centre jeunesse du 6 novembre dernier et lors du C.A. de l’Agence de la santé et des services sociaux le 7 novembre. À ces deux occasions, nombre de travailleuses et travailleurs sont venus expliquer les impacts des compressions budgétaires sur les services. « Malgré cette décision injustifiée du C.A. du Centre jeunesse, nous poursuivrons nos interventions pour assurer le bassin de services offerts aux jeunes et à leurs familles. Nous continuons de revendiquer un budget pour combler le manque à gagner que vit actuellement le Centre jeunesse. Nous avons bon espoir de pouvoir trouver une solution qui ne limitera pas les services aux jeunes », de conclure Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS–CSN.

Les deux représentants syndicaux, Nancy Poulin et Gaston Langevin, se questionnent à savoir si c’est l’argent ou les enfants qui sont au cœur des préoccupations des dirigeants du Centre jeunesse ?

À propos de la FSSS–CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privés et public. La FSSS représente la majorité des travailleuses et de travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau régional que national.

Entente chez Laurent Lapointe

Réunis en assemblée générale, les travailleuses et travailleurs de la quincaillerie Laurent Lapointe se sont prononcés, le 16 octobre 2013, à l’unanimité en faveur de l’entente de principe intervenue le 1er octobre dernier.

D’une durée de 5 ans, le contrat de travail de ces 60 syndiqué-es, membres du Syndicat des employé(e)s de Laurent Lapointe, affilié à la CSN, prévoit des augmentations de salaire totalisant 12%.

Autres gains

Les travailleurs enregistrent également des gains aux chapitres suivants : du régime de vacances, des primes de responsabilités, de la formation, des congés sociaux, des congés mobiles, protection des emplois ainsi qu’au plan des équipements de sécurité.

Vacances

Les syndiqué-es ont aussi obtenu des gains au chapitre des vacances. Désormais, ils jouiront de la 3e, 4e et 5e semaine de vacances après 4, 8 et 18 années de service. Avant l’entente, ces vacances n’étaient pas accordées avant 5, 9 et 20 années de service.

Les syndiqués obtiennent par ailleurs un 5e congé mobile, une période de formation obligatoire lors de l’obtention d’un poste et finalement la mise en place d’un programme de réduction de la semaine normale de travail pour les salarié-es désirant se prévaloir d’une préretraite.

L’employeur et le syndicat n’ont pas eu besoin de recourir à leur droit de lock-out ou de grève pour en arriver à un règlement.

Nouvelle convention pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs du MAGE–UQAC–CSN

Réunis en assemblée générale samedi soir dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du MAGE-UQAC-CSN, qui regroupe 80 personnes, ont adopté leur nouveau contrat de travail à l’unanimité.

Il s’agissait pour ce syndicat d’une première négociation depuis son arrivée à la CSN. Des gains appréciables ont été obtenus : amélioration des congés sociaux, réduction de la période de probation, amélioration des droits syndicaux et un meilleur encadrement de la clause de non-concurrence. Un des gains majeurs de cette négociation est la mise en place d’un programme de fidélisation-reconnaissance pour tous les salariés syndiqués. Cette convention collective à une durée de 60 mois.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du MAGE-UQAC-CSN est affilié à la Fédération du commerce.