Les travailleuses et les travailleurs prêts à contribuer à la relance des activités hôtelières

Devant l’annonce de l’acquisition de l’Hôtel des Seigneurs et de son Centre des Congrès par la compagnie sœur de Centre d’achats Beauward ltée, la Fédération du commerce de la CSN (FC-CSN) a décidé d’appuyer le Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe – CSN (STT-HS), en grève depuis le 28 octobre 2012. Le syndicat est ouvert à rencontrer les nouveaux acquéreurs lorsque la transaction sera conclue.

« Nous saluons le fait que Centre d’achats Beauward ltée est une entreprise québécoise, qui œuvre dans la communauté maskoutaine depuis 40 ans », indique d’entrée de jeu le trésorier et porte-parole du secteur hôtellerie de la Fédération du commerce, Michel Valiquette

« Mieux encore, nous nous réjouissons que le directeur général de Centre d’achats Beauward Ltée, monsieur André Brochu, soit intervenu en faveur du changement au règlement de zonage proposé par la Ville de Saint-Hyacinthe lors d’une réunion du conseil de ville, tel qu’il appert au procès-verbal le 6 juin 2013 dernier. Ce règlement limite les usages autorisés à l’égard de l’Hôtel des Seigneurs et de son Centre des Congrès, », rappelle monsieur Valiquette.

Les retombées économiques du tourisme d’affaires pour la région maskoutaine s’élèvent annuellement à 20 M$ et sont en grande partie reliées à l’exploitation de l’hôtel et de son centre des congrès. Leur fermeture est donc désastreuse pour le développement économique et social de la ville tout entière, mais plus particulièrement pour les 180 travailleuses et travailleurs de l’hôtel, qui ont consacré temps et amour à cet emblème régional.

Les écoles tombent en ruine, les élèves et le personnel sont malades et peu de candidates et candidats s’en préoccupent!

La Coalition pour des écoles saines à la CSDM s’inquiète du manque d’intérêt des candidates et candidats des circonscriptions montréalaises pour le dossier de la qualité de l’air dans les écoles de la CSDM et de ses effets sur la santé des élèves et du personnel et sur la pérennité des infrastructures scolaires.

La coalition a écrit aux chefs des cinq principaux partis politiques ainsi qu’aux candidates et candidats des circonscriptions d’Anjou-Louis-Riel, D’Arcy-McGee Hochelaga-Maisonneuve, Laurier-Dorion, Mont-Royal, Notre-Dame-de-Grâce, Rosemont, Saint-Henri-Sainte-Anne, Sainte-Marie-Saint-Jacques et Viau pour leur poser une série de questions relatives aux huit écoles fermées et à une dizaine d’autres affectées par une mauvaise qualité de l’air qui nécessiteront des travaux de reconstruction ou des rénovations majeures immédiates. « À ce jour, seulement trois chefs de parti et les candidats de deux partis ont daigné répondre à nos questions. De plus, aucun n’a voulu se commettre sous une forme ou sous une autre à garantir le financement requis pour reconstruire ou rénover les écoles, sans non plus s’engager à faire pression sur les autorités de la ville et des arrondissements de Montréal pour accélérer l’octroi des permis de démolition, de construction ou de rénovation. Certaines écoles sont fermées depuis trois ans et on ne peut pas prédire le moment de leur réouverture, faute de garantie financière du gouvernement et d’octroi de permis de la ville de Montréal », d’affirmer monsieur Jacques Dionne du Comité central des parents de la CSDM.

À ce jour, seules les écoles Saint-Gérard dans Villeray (Laurier-Dorion) et Baril dans Hochelaga-Maisonneuve, sur les huit écoles de la CSDM fermées à cause de la moisissure ont reçu la garantie de financement. Malgré les 10 millions sur un projet de 16 millions accordés pour l’école Saint-Gérard en janvier 2013 et 19 millions de dollars consentis pour la démolition et la reconstruction de l’école Baril en octobre 2013, les travaux n’ont toujours pas commencé. « Les élèves et le personnel sont déplacés comme des réfugiés dans des installations temporaires d’une école secondaire depuis près de deux ans. Les plans et devis sont prêts, le financement est assuré, mais les permis de démolition et de construction tardent à être accordés puisque ces deux écoles sont considérées comme des édifices patrimoniaux. Il est urgent d’agir pour que les communautés de ces écoles puissent compter sur des conditions d’apprentissage, d’enseignement et de travail facilitant la réussite éducative. Celles et ceux qui aspirent à former le prochain gouvernement ont le devoir de s’engager et de proposer dès maintenant des solutions durables et efficaces pour reconstruire les écoles fermées et rénover celles qui affectent la santé des élèves et du personnel », d’ajouter madame Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

Outre les problèmes de reconstruction et de rénovation de la vingtaine d’écoles identifiées dans cette opération, le parc immobilier dans son ensemble a besoin d’un réinvestissement important. « Les futurs députés ont aussi le devoir de s’assurer que le problème récurrent du déficit d’entretien des édifices à la CSDM soit réglé une fois pour toutes. Le rapport Foucault/Maestro évalue à près de 1,3 milliard de dollars le déficit d’entretien à la CSDM. La coalition réclame 100 millions de dollars de réinvestissement par année pour les 10 prochaines années afin de résorber le déficit et les problèmes de qualité de l’air dans les écoles de la CSDM. Chaque semaine perdue à la résolution de ces problèmes ne fait qu’aggraver la situation. L’entretien ménager est plus compliqué avec l’arrivée des élèves et du personnel des écoles primaires dans les écoles secondaires. Les installations sont inadéquates pour les éducatrices de service de garde ou les surveillants de dîner. Les coûts de transport scolaires s’ajoutent à ces dépenses imprévues. Les travaux doivent commencer au plus vite pour que les élèves et le personnel des écoles primaires réfugiés dans des écoles secondaires reviennent dans leur école de quartier », de conclure monsieur Richard Gagnon de l’APPA.

Les questions et les réponses des candidates et candidats des circonscriptions ciblées seront disponibles sur le site www.ecolessaines.com.

La Coalition pour des écoles saines à la CSDM fondée en février 2013 par le Comité central des parents de la CSDM et les cinq syndicats représentant le personnel de la CSDM regroupe maintenant 75 organismes préoccupés par la qualité de l’air dans les écoles de la CSDM. Une pétition réclamant l’intervention urgente du gouvernement a déjà recueilli plus de 10 000 signatures.

Travailleuses et parents dénoncent la fermeture arbitraire et exigent un moratoire

Consterné par une décision annonçant la fermeture par attrition de six des sept garderies que compte la CSDM, appelées « petites garderies », le personnel de ces services de garde, membres de l’Association professionnelle du personnel administratif de la CSDM (APPA-CSN), et les parents, seront présents en grand nombre ce soir lors de l’assemblée du Conseil des commissaires. Ils s’opposent à cette décision de fermeture qui sera effective dès juillet prochain pour deux d’entre elles, décision prise de manière arbitraire, sans consulter les gens concernés et sans considérer de solutions de remplacement pour préserver ce modèle de garderie publique de quartier, unique et très populaire. Ils dénoncent également les raisons évoquées par les commissaires, soit le manque de locaux et la soi-disant absence de rôle qu’aurait la CSDM à l’égard de la petite enfance. Ils exigent que les commissaires sursoient à leur décision par un moratoire sur les fermetures annoncées, qui seraient de même durée que les permis actuels qui ont été renouvelés en 2013 et qui viendront à échéance en 2018.

« Comment les commissaires peuvent-ils décider unilatéralement de mettre la clé dans ces installations fréquentées et courues, alors que les places dans les CPE de quartiers ou les garderies privées subventionnées, qui sont déjà bondées, sont denrées extrêmement rares ? », s’insurge Julie Wagner, présidente du comité de parents de la Gard’école, l’une des six installations visées par la fermeture. « Nous n’acceptons pas de nous faire mettre devant un fait accompli qui bouleverse la vie de tous. Réalisent-ils qu’ils contraignent les parents à accepter une place qui ne répondra peut-être pas à leurs besoins ? » poursuit-elle.

« C’est avec consternation que nous apprenions, le 20 février dernier, que le Conseil des commissaires avait entériné, la veille, leur fermeture par attrition. Cette stupéfaction était d’autant plus grande que nous apprenions cet avis de fermeture par le biais d’une technicienne de l’une garderies et non pas par nos vis-à-vis patronaux » affirme Michel Picard, premier vice-président de l’APPA-CSN. « Avant de prendre la décision de fermer les petites garderies, a-t-on pris le temps de faire un pas de recul afin d’évaluer les impacts et les bienfaits de l’entrée en bas âge des enfants en milieu scolaire ? », rajoute-t-il.

Les membres de l’APPA-CSN et les parents entendent poursuivre leur pression auprès de l’opinion publique, du gouvernement et des commissaires sur l’importance et la raison d’être des petites garderies en milieu scolaire. Ce type de garderie permet de dépister des troubles d’apprentissage qui pourraient affecter le parcours scolaire de certains enfants. Ces derniers ont alors droit à des services dès leur entrée au primaire. Cette opportunité unique dans le secteur scolaire du Québec sera donc sabordée sans qu’on en étudie les avantages ?

Les membres de l’APPA-CSN et les parents exigent donc un moratoire quant aux fermetures annoncées. Ce laps de temps additionnel permettra à tous les acteurs en lien avec ces services de se faire entendre et de proposer des solutions de rechange en lieu et place des fermetures effectuées sans consultations.

À propos de l’APPA-CSN

L’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN) a pour mission l’étude, la défense et le développement des intérêts professionnels, économiques et sociaux des salariés du soutien scolaire de la Commission scolaire de Montréal et de la Commission scolaire English-Montréal, pour les catégories d’emplois administratifs, techniques, para techniques, d’adaptation scolaire, des services de garde et de surveillance de dîner.

Le libre-échange, faut y voir !

Le 18 octobre dernier, on annonçait une entente de principe sur l’Accord économique et commercial global (AECG) entre l’Europe et le Canada. Comme les textes ne sont pas encore publics, malgré nos demandes répétées, nous devons compter sur des fuites et certaines révélations pour nous en faire une idée. Mais ce que nous savons déjà de cet accord, et d’autres ententes semblables, est suffisamment inquiétant pour réclamer un débat public sur l’AECG, notamment par des consultations publiques élargies et une commission parlementaire. Voici un résumé des principaux enjeux et des exemples de questions à soulever pour susciter des débats sur la question.

Des « droits » pour les investisseurs et les multinationales

C’est avec l’ALENA que l’on a pour la première fois accordé de nouveaux « droits » aux investisseurs afin qu’ils puissent poursuivre les États lorsque ces derniers votent des lois ou des politiques qui affectent les profits potentiels liés à leurs investissements. Nous savons que ce dispositif se retrouvera dans l’AECG.

C’est le mécanisme qu’utilise l’entreprise Lone Pine. Cette dernière poursuit actuellement le gouvernement canadien en raison de la décision du gouvernement du Québec qui, à la suite d’une évaluation environne-mentale rigoureuse, a interdit de façon permanente le forage pour trouver du pétrole ou du gaz naturel dans l’estuaire du Saint-Laurent. Pour Lone Pine, cette décision est « capricieuse ». L’entre-prise exige un dédommagement de 250 millions de dollars.

Cette situation n’a pas que des conséquences environnementales. Vingt ans d’ALENA nous ont montré que le Canada n’est pas combatif face aux multinationales et qu’il a abdiqué devant des poursuites qu’il aurait pu gagner, comme dans le cas de la poursuite d’Abitibi Bowater. Cette dernière a été dédommagée pour la perte du droit de coupe et de l’accès à l’eau… à la suite de la fermeture de sa dernière usine de pâte et papier à Terre-Neuve !

Quel est l’impact sur le travail des élus qui cherchent à mettre en place une réglementation pour protéger l’environnement ou améliorer les conditions de travail ? Craindront-ils d’être poursuivis ?

Quelles sont les obligations dont doivent s’acquitter les investisseurs pour jouir d’un tel privilège ?

Pourquoi ne pas imiter l’Afrique du Sud, l’Équateur ou la Bolivie, qui renégocient actuellement leurs traités pour ne plus avoir à se soumettre à de telles poursuites ?

Les médicaments coûteront beaucoup plus cher

Le Centre canadien des politiques alternatives 1 estime que l’AECG entraînera une augmentation du coût des médicaments de 850 millions à 1,65 milliard de dollars annuellement, soit directement à l’achat par les individus, soit dans le coût des assurances, soit à même les budgets provinciaux. Les primes que paieront les assurés seront donc haussées. Le gouvernement canadien a annoncé qu’il ne compenserait pas les individus, mais seulement les provinces. N’en doutons pas, la facture nous sera éventuellement refilée dans nos taxes et nos impôts.

Tout cela pour permettre aux multinationales pharmaceutiques de s’enrichir encore davantage en profitant de brevets plus longs et en retardant l’arrivée de médicaments génériques beaucoup moins chers. L’industrie prétend que cela lui permettra de faire plus d’investissements et de créer des emplois, mais l’AECG ne prévoit aucune obligation du genre.

Lorsqu’Ottawa a étendu la protection des brevets en 1987, les industries s’étaient engagées à investir 10 % de leurs ventes. Cet engagement n’est plus respecté depuis 2003 et elles n’ont investi que 6,6 % en 2012.

Quel est l’avantage pour les populations ?

Quel sera l’impact sur les finances publiques ?

1. Joel Lexchin et Marc-André Gagnon, CETA and Pharmaceuticals, Centre canadien des politiques alternatives, 2013.

Nos emplois en danger

Les estimations des retombées économiques de l’AECG menées conjointement par le Canada et l’Union européenne supposent a priori que les marchés s’ajusteront naturellement. Le modèle théorique utilisé dans cette étude repose notamment sur la présomption que le plein-emploi existe et sera maintenu à la suite de la mise en œuvre de l’Accord (ce qui n’est pas vérifié dans la réalité). Malgré ces partis pris, l’étude prévoit un affaiblissement important de notre balance commerciale avec l’Europe. Une autre étude, aux hypothèses plus réalistes, prévoit la perte de 28 000 à 47 000 emplois au Canada en raison de la détérioration de notre balance commerciale 2.

L’AECG permettra l’entrée de 17 700 tonnes de fromages européens supplémentaires, qui pourraient accaparer jusqu’à 30 % du marché des fromages fins canadiens, remplaçant ainsi les produits locaux. Cela représente 180 millions de litres de lait en moins, soit un manque à gagner de 150 millions de dollars pour les producteurs de lait et de 300 millions  pour l’industrie du fromage. C’est sans compter l’effet négatif sur la trajectoire de croissance à long terme d’une industrie des fromages fins qui est en émergence, mais qui demeure fragile.

Quels impacts cela aura-t-il sur les nombreuses régions du Québec pour qui la filière lait et fromage compte pour beaucoup dans le tissu économique ?

Pourquoi les gouvernements n’ont-ils pas tenté d’identifier les secteurs dont l’emploi serait affecté négativement par l’AECG ? Des études d’impact seront-elles réalisées ?

Quel sort nos gouvernements réservent-ils à ces travailleuses et à ces travailleurs affectés par cette nouvelle politique, alors qu’aucune mesure de compensation ne leur est offerte ?

2. Jim Standford, Out of Equilibrium, Centre canadien des politiques alternatives, 2010.

Les services publics menacés

Les règles qui régissent les marchés publics et les droits des investisseurs compromettraient sérieusement la capacité des municipalités et des gouvernements de reprendre des services publics ayant été confiés au privé, autant à l’égard des privatisations complètes que des partenariats publics privés (PPP). Par exemple, la Slovénie a été poursuivie lorsqu’elle a tenté de revenir sur des réformes qui avaient introduit le privé dans le système d’assurance maladie.

Alors que les privatisations qui ont eu lieu dans plusieurs pays d’Europe depuis les années 1980 sont remises en question, notamment dans les secteurs de l’eau, de la gestion des déchets, de l’énergie et des télécommunications, les multinationales européennes comme Suez ou Veolia ont non seulement l’intention d’y protéger leur position, mais elles veulent également développer de nouveaux « marchés » de ce côté-ci de l’Atlantique. Si elles réussissent leur pari, il sera extrêmement difficile de revenir en arrière compte tenu des dispositions projetées de l’AECG.

L’AECG découragera-t-il nos gouvernements de reprendre en main des PPP, si ceux-ci échouent à répondre à nos aspirations ?

Dans des secteurs où le privé coexiste avec le public, la capacité de l’État à réguler ces secteurs sera-t-elle réduite ou remise en question ?

Pourrons-nous développer des services publics dans le futur pour répondre à de nouveaux besoins sociaux ?

Dangers pour la culture !

Plutôt que de l’exclure des négociations, comme l’indique la convention de l’UNESCO sur la diversité culturelle, la culture a été négociée à la pièce, chapitre par chapitre, et seules les industries culturelles en sont exclues (sans qu’elles soient définies). Le risque, c’est que l’un des chapitres n’exclue pas la culture, ou que l’un des secteurs de l’industrie culturelle ne soit pas protégé. Quels secteurs de la culture seront ouverts à la concurrence ?

Des obstacles pour le développement économiques et territorial

Les marchés publics, c’est-à-dire l’approvisionnement des gouvernements en biens et services, ont longtemps été un outil de développement économique important. Pensons à l’attribution du contrat de fabrication des métros de Montréal dans les années 1960 à l’usine Bombardier de La Pocatière, à la fabrication d’éoliennes en Gaspésie ou à l’attribution des contrats de lait du réseau de la santé du Saguenay-Lac-Saint-Jean à une coopérative régionale. Ces initiatives ont des effets structurants, souvent à long terme, pour nombre de secteurs et de régions.

Or, l’AECG s’apprête à ouvrir les marchés publics provinciaux et municipaux comme jamais auparavant. Les organismes publics se verraient interdire le recours à « toute condition ou tout engagement qui encourage le développement local » 3.

Quels seront les impacts de l’AECG sur la capacité des gouvernements et des municipalités d’utiliser les marchés publics comme levier de développement économique et régional ?

Jusqu’où pourront aller les politiques d’achat responsable des organismes publics ?

3. Traduction libre des textes préliminaires de l’accord. Certains organismes publics ou secteurs pourraient être exclus de l’ouverture des marchés publics, mais les « réserves » restent à être rendues publiques.

Un Québec moins souverain

Préséance des droits des investisseurs sur les droits de la personne et les décisions démocratiques, perte de leviers fondamentaux de développement territorial, incertitudes concernant la protection de la culture : autant de facteurs qui affaibliront la souveraineté du Québec et sa capacité à orienter son développement.

Il est incroyable que l’on en sache encore si peu sur l’AECG alors que le Québec et le Canada ont donné leur accord de principe à cette entente. Et pour la suite ? La loi québécoise stipule qu’un débat de deux heures doit avoir lieu à l’Assemblée nationale. Au fédéral, il est prévu que le projet sera déposé au Parlement canadien durant 21 jours, sans possibilité de l’amender.

Les députés auront-ils l’information nécessaire pour faire un choix éclairé ?

Pourquoi éviter la consultation publique si l’accord est si « formidable » ?

Pourquoi ne pas divulguer immédiatement les textes et les documents d’analyse relatifs à l’AECG ?

À la CSN, nous estimons qu’un débat public, ouvert et inclusif doit se tenir sur l’AECG, notamment par des consultations publiques élargies et par une commission parlementaire. L’accès aux textes et aux documents liés à l’accord est donc essentiel.

La CSN, inquiète, exige une action immédiate de la part de l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal

Très inquiète des révélations de La Presse à propos des plaintes relatives à la présence de moisissures et d’une potentielle exposition à la poussière d’amiante, la CSN somme les autorités de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal (ASSS de Montréal) de prendre toutes les mesures et les précautions nécessaires pour protéger la santé des quelque 250 travailleuses et travailleurs qui oeuvrent dans le pavillon Lafontaine, sans compter celle des enfants et des travailleuses d’une garderie installée au premier étage. « L’état de désuétude des établissements publics est un scandale, on ne peut exiger des gens qu’ils travaillent et vivent quotidiennement dans de telles conditions » a déploré Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

« Est-ce qu’il y aura un plan d’action et une stratégie préventive à la suite des évènements révélés dans les rapports de la CSST, avec des solutions permanentes pour enfin assurer un milieu de travail sain et sécuritaire au pavillon Lafontaine ? », se questionne, exaspéré, Guy Laurion, vice-président santé sécurité au travail à la FSSS-CSN. Pour le leader syndical, il est essentiel que l’ASSS de Montréal fasse connaître ce plan et le mette en application sans plus tarder.

« Rappelons à l’employeur ses obligations légales : il doit informer par avis les personnes se trouvant dans les zones contaminées, doit donner une description des travaux prévus avec un échéancier et fournir les noms du responsable et de la compagnie », précise Michel Tremblay, le président de la FP-CSN.

Plus encore, les leaders syndicaux s’inquiètent et se demandent si des travailleurs n’ont pas vu leur santé déjà affectée par les conditions dans lesquelles ils ont dû exercer leur travail. Pour eux, les rapports de la CSST émis à propos de la problématique reliée aux moisissures et à la poussière d’amiante dénoncent un état de fait très préoccupant.

« À quelle hauteur le budget pour le suivi de la qualité de l’air s’élève ? », s’interrogent les leaders syndicaux. Ils rappellent qu’idéalement, des prises d’échantillons devraient être faites chaque saison et dans tous les bâtiments de la Direction de la santé publique, du moins dans ceux qui ont subi des dégâts d’eau. Un suivi sur plusieurs années devrait et aurait dû être fait.

Les trois leaders exigent donc que l’ASSS de Montréal convoque d’urgence une réunion dans les prochains jours avec l’ensemble des groupes concernés, incluant les syndicats représentants les travailleurs impliqués. Ils préviennent également l’agence qu’elle ne peut se cacher derrière le fait que la ville de Montréal est propriétaire de l’édifice du pavillon Lafontaine. Sur la question de la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs, aucun compromis n’est acceptable.

À propos de la CSN, de la FSSS-CSN et de la FP-CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. La Fédération de la santé et des services sociaux, la FSSS-CSN, représente près de 130 000 membres dans le secteur public et les secteurs privés de la santé et des services sociaux, provenant de toutes les catégories d’emplois. La Fédération des professionnèles, la FP-CSN représente environ 7 500 membres et regroupe des syndicats professionnels de professionnels et de techniciens dans le secteur de la santé et des services sociaux.

Le deuxième anniversaire de la réforme de l’assurance-emploi sera souligné à plusieurs endroits au Québec

Du 27 mars au 3 avril 2014, différentes activités de mobilisation se tiendront dans plusieurs régions du Québec afin de souligner le deuxième anniversaire de l’odieuse réforme de l’assurance-emploi, annoncée le 29 mars 2012.

Une manifestation « Harper s’en fish » à Roberval (devant le bureau du député conservateur Denis Lebel), des guignolées de la solidarité à Gaspé, Chandler, Bonaventure et Ste-Anne-des-Monts ainsi que des actions surprises à Montréal et à Trois-Rivières font partie des activités de la semaine.

La population pourra prendre connaissance de ces diverses opérations de mobilisation sur le site www.nonausaccage.com, ou en se rendant sur la page Facebook Non au saccage de l’assurance-emploi. « Ces activités illustreront par le concret que nous ne baissons pas les bras et que la lutte se poursuit », ont souligné les membres de la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi.

Rencontre des coalitions régionales Les 5 et 6 mars derniers, plusieurs représentants et représentantes de la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi se réunissaient à Ottawa avec leurs homologues des autres provinces canadiennes afin d’intensifier et d’étendre leur lutte à la grandeur du Canada. Le 29 mars prochain sera l’occasion d’organiser les suites de la mobilisation à l’échelle québécoise alors que les différentes coalitions régionales contre la réforme de l’assurance-emploi se réuniront pour la première fois à Québec.

« Si Stephen Harper pensait qu’on allait finir par se taire, nous avons de petites nouvelles pour lui, ont finalement souligné les membres de la Coalition. Nous protesterons tant qu’il n’aura pas reculé. Il va entendre parler de nous d’ici les prochaines élections fédérales, on lui en passe un papier », ont-ils conclu.

À propos de la coalition

La Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi est composée de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), de l’Union des producteurs agricoles (UPA), de Solidarité rurale du Québec (SRQ), de la Coalition de l’Est, de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) (CPQMC-I), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), l’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS), de l’Union des artistes (UDA), de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) et du Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC). Ensemble, ces organisations regroupent plus de 1,3 million de travailleuses et de travailleurs, environ 250 000 étudiantes et étudiants, quelque 43 000 productrices et producteurs agricoles, plus de 1300 municipalités et MRC du Québec, des dizaines d’organisations de développement économique et sociocommunautaires du territoire québécois, telles que des centres locaux de développement (CLD) et des chambres de commerce ainsi que la plupart des groupes de défense des droits des chômeuses et des chômeurs.

Que faites-vous pour favoriser le français au boulot ?

Le français est-il en recul dans nos milieux de travail ? Le bilinguisme est-il en train de devenir la norme, au détriment du français, particulièrement à Montréal?

Quelques 150 personnes, des syndicats CSN, conseils centraux et fédérations se sont réunies au Quai Jacques-Cartier dans le Vieux-Port de Montréal pour aborder ces enjeux, dans le cadre de la semaine de la Francophonie.

Ils ont d’abord regardé un condensé du documentaire «La langue à terre» des réalisateurs Jean-Pierre Roy et Michel Breton. Le film soulève des questions inquiétantes sur la bilinguisation de la métropole et de la jeunesse québécoise. «La loi 101 devait produire des Québécois qui parlent français, qui parlent bien le français. Elle a plutôt produit des Canadiens bilingues», analyse le journaliste du Devoir, Christian Rioux dans le film. Le ton de la vidéo était donné. Des conférenciers ont également échangé avec le groupe. Éric Bouchard, de la coalition Partenaires pour un Québec français (dont la CSN fait partie) s’est inquiété du poids démographique et politique en décroissance des francophones du Québec. L’avocat Éric Poirier, lui, a rappelé les limites de la loi 101 pour imposer le français.

En équipe puis en plénière, les participants ont pu discuter de leur réalité linguistique au travail et de son évolution au fil des ans, ainsi que des perspectives d’avenir. Aussi, les syndiqués ont partagé leurs bons coups pour valoriser le français dans les milieux de travail.

La journée s’est terminée sous le signe de l’humour grâce à un monologue de Nabila Ben Youssef, Québécoise d’adoption et Tunisienne d’origine, «Québésienne», comme elle se plaît à en rire. Au menu : immigration, intégration, religion, langue et folklore. «Après 20 ans, je suis pleinement intégrée. Je rêve aussi que le Canadien gagne la coupe Stanley. Vous voyez que je ne suis pas croyante ! »

Que ferez-vous pour améliorer la qualité de l’air dans les écoles de la CSDM?

La Coalition pour des écoles saines à la CSDM, qui regroupe 75 organismes préoccupés par la qualité de l’air dans les écoles de la CSDM, interpelle les chefs des cinq partis politiques ainsi que les candidates et candidats de dix circonscriptions de Montréal pour connaître les mesures qu’ils entendent mettre de l’avant pour résoudre les problèmes de qualité de l’air dans de nombreuses écoles de la CSDM.

À ce jour, sept écoles sont fermées, car la contamination fongique compromettait la santé de milliers d’élèves et de centaines de membres du personnel. Une huitième école fermera en juin pour les mêmes raisons et de nombreux autres établissements font l’objet de travaux importants puisque plusieurs personnes présentent des symptômes reliés à la mauvaise qualité de l’air.

« Des huit écoles fermées, seules les écoles Saint Gérard dans Villeray et Baril dans Hochelaga-Maisonneuve ont reçu une garantie de financement du ministère de l’Éducation (MELS) respectivement de 10 et 19 millions. Les autres écoles sont sans nouvelles du MELS depuis plusieurs mois autant pour le financement que pour les travaux de rénovation ou de reconstruction. Pendant ce temps, près de 2 000 élèves n’ont plus d’école de quartier et doivent voyager en autobus pour fréquenter des écoles d’autres quartiers sans bénéficier de toutes les installations requises pour leur apprentissage. Nous attendons des décisions depuis plus de deux ans. Nous voulons des réponses de celles et ceux qui comptent représenter les citoyennes et citoyens des quartiers où les écoles sont fermées », d’affirmer madame Eve Kirlin, porte-parole de la coalition, représentante du Comité central des parents de la CSDM et mère de trois enfants qui fréquentent l’école Saint-Nom-de-Jésus fermée depuis octobre 2012.

À ces huit écoles fermées, s’ajoutent d’autres écoles où la santé des élèves et du personnel est affectée. « Bien que les inspections et les travaux dans ces écoles ne soient pas complétés, la probabilité que ces milieux soient contaminés est très élevée. Il faut donc des interventions à très court terme pour éviter que la liste des personnes victimes de la mauvaise qualité de l’air et celle des écoles fermées pour cette raison s’allongent. Celles et ceux qui aspirent à former le nouveau gouvernement doivent rendre des comptes à la population et s’assurer que le financement des services éducatifs et d’entretien des édifices soit suffisant. Nous demandons donc aux candidates et candidats et aux partis politiques de répondre à la demande d’un budget supplémentaire et extraordinaire de 100 millions de dollars par année pour les 10 prochaines années afin de régler cette situation de crise et de financer adéquatement les travaux et l’entretien du parc immobilier de la CSDM dont la moyenne d’âge des édifices est de loin la plus élevée de toutes les commissions scolaires », d’ajouter madame Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal et porte-parole de la coalition.

Enfin, les candidates et candidats sont également interpellés au sujet des délais indus pour accorder les permis de démolition, de construction et de rénovation pour les écoles visées à la CSDM ainsi que sur le financement à accorder aux écoles qui accueillent la clientèle réfugiée des écoles fermées à cause de la moisissure. « Ces écoles voient le nombre d’élèves et de membres du personnel augmenter considérablement. L’entretien ménager est plus compliqué quand l’école accueille 300 ou 400 personnes de plus quotidiennement. De plus, la plupart des écoles qui accueillent les clientèles réfugiées sont des écoles secondaires, qui n’ont pas d’installations pour les services de garde ou suffisamment de plateaux pour l’éducation physique ou une bibliothèque conçue pour des élèves du primaire. Cette situation provoque des surplus de dépenses qui perdurent parce que le gouvernement tarde à confirmer le financement des travaux des écoles fermées. Dites-nous ce que vous avez l’intention de faire avant qu’on aille voter », de conclure Richard Gagnon, porte-parole de la coalition et vice-président de l’Association professionnelle du personnel administratif de la CSDM.

Les questions posées aux candidates et candidats ainsi que leurs réponses seront publiées sur le www.ecolessaines.com. Les candidates et candidats n’ayant pas répondu au questionnaire avant le 26 mars seront également affichés sur le site en précisant que la qualité de l’air dans les écoles de la CSDM ne fait pas partie de leurs priorités.

La Coalition pour des écoles saines à la CSDM regroupe 75 organismes préoccupés par la qualité de l’air dans les écoles de la CSDM, dont le Comité central des parents de la CSDM, les cinq syndicats représentant le personnel de la CSDM, des conseils d’établissement et autres organismes. La pétition de la coalition qui circule dans les écoles de la CSDM a recueilli plus de 10 000 signatures jusqu’à maintenant. On peut consulter les revendications de la coalition et le texte de la pétition au www.ecolessaines.com.

Des services publics laminés, dénonce la CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a vivement réagi à l’annonce du chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, dont la proposition de cadre financier fragiliserait davantage les services publics et les programmes sociaux. « Il s’agit d’un plan pour littéralement laminer la mission de l’État, a dénoncé le président de la CSN, Jacques Létourneau. La solution de rechange du PLQ aux politiques d’austérité du Parti québécois s’avère être encore plus austère. Ce n’est vraiment pas ce dont la population du Québec a besoin. »

À ce chapitre, les positions du PLQ sont calquées sur celles de la CAQ, qui veut diminuer le nombre de travailleuses et de travailleurs des services publics par une soi-disant « réduction de la bureaucratie ». « On ne peut plus réduire davantage les services de santé et d’éducation ni en demander plus aux employé-es de l’État, a poursuivi Jacques Létourneau. Et qu’entend-il au juste par des compressions non identifiées de 1,3 milliard de dollars? C’est insensé. Ce qu’il faut faire est exactement le contraire de ce que Philippe Couillard propose : donner de l’oxygène aux services publics en retardant le versement au Fonds des générations. »

Pour la CSN, il faut programmer le retour au déficit zéro sur une période plus longue, et non tenter de l’atteindre pour 2015-2016, comme le suggère le PLQ.  « Nous estimons qu’un large débat public sur l’ensemble des questions touchant aux services publics, aux programmes sociaux et à la situation financière du gouvernement est essentiel, a mentionné le président de la CSN. Cela fait plus de vingt ans qu’une telle consultation publique sérieuse n’a pas été menée. Ce sera l’occasion pour tous de s’exprimer sur leur vision des services et des programmes dans l’ensemble des régions du Québec. »

Eddy Savoie invité à respecter le consensus politique et économique

Le Conseil central Québec Chaudière-Appalaches (CSN), la Fédération du commerce (CSN) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) tiennent à mettre en garde le magnat des résidences pour personnes âgées Eddy Savoie, qui a annoncé aujourd’hui avoir acheté l’immeuble du Loews Le Concorde, un peu plus d’un mois après sa fermeture. Le maintien de la vocation hôtelière est la seule option viable et à valeur ajoutée pour l’immeuble iconique du centre-ville de Québec : le tourisme d’affaires, le tourisme de loisir, le développement commercial et l’emploi s’en trouvent directement affectés. Les acteurs socioéconomiques et politiques de Québec, le maire en tête, tiennent absolument à cette vocation et la CSN les encourage à continuer de viser cet objectif essentiel.

« Nous l’avons dit maintes fois et nous le répétons : la ville de Québec ne peut pas se permettre de perdre cet hôtel. Le maire, tout comme une série d’acteurs socioéconomiques, abonde dans le même sens et ne désire pas changer le zonage nécessaire au projet de monsieur Savoie. D’ailleurs, on voit bien que la vitalité économique du centre-ville de Québec est le moindre de ses soucis. Alors que la ville a décidé de procéder à une étude sur les impacts qu’aurait un changement de zonage, Eddy Savoie décide d’en passer outre les résultats pour imposer sa seule vision, en se plaçant comme intermédiaire. Dorénavant, lui seul contrôle le message sur l’avenir de cet immeuble », a déploré madame Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches.

La Fédération du commerce (CSN), de son côté, indique que cette annonce d’achat survient à un bien drôle de moment, alors que les démarches de concertation avec des acquéreurs potentiels entamées avant la fermeture s’étaient maintenues et poursuivies. « Nous ne sommes pas en mesure d’évaluer l’impact de cet achat pour le moment, mais, chose certaine, si Eddy Savoie désire devenir propriétaire et maintenir la vocation hôtelière de l’immeuble, on lui offre toute notre collaboration, à cette seule et unique condition, comme pour n’importe quel acquéreur d’ailleurs. Chose certaine, nous serons à pied d’œuvre pour protéger les droits des travailleuses et des travailleurs du Loews Le Concorde dans tous les scénarios possibles», a pour sa part affirmé monsieur Michel Valiquette, trésorier et porte-parole du secteur hôtellerie de la Fédération du commerce.

La vice-présidente de la CSN, madame Denise Boucher, invite monsieur Eddy Savoie, président et porte-parole des Résidences Soleil, à observer scrupuleusement le consensus politique et économique à l’égard de l’immeuble au restaurant tournant. « Monsieur Savoie ne doit pas chercher à promouvoir ses intérêts personnels, alors qu’un consensus politique et économique des acteurs de la ville de Québec et du gouvernement se dégage clairement du côté de la vocation hôtelière du 1225, Cours du Général de Montcalm. C’est un consensus qui vise le bien de la communauté dans une ville où l’industrie touristique est un moteur économique important. Des organismes comme l’Office du tourisme de Québec et l’Association des commerçants de la Grande Allée, ainsi que le maire de Québec, monsieur Régis Labeaume, la ministre responsable de la Capitale nationale, madame Agnès Maltais et le ministre délégué au Tourisme, monsieur Pascal Bérubé, ont abondé en ce sens », rappelle la leader syndicale.

La CAQ et le vote à scrutin secret: une ouverture aux tactiques antisyndicales

Mardi, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, y est allé de propositions, faisant preuve d’antisyndicalisme, pour « moderniser » le fonctionnement des organisations syndicales. En fait, suivant ses propositions, il s’agirait d’un retour à une époque où les travailleuses et les travailleurs disposaient de trop peu de moyens pour améliorer leur sort. Il reprend à cet égard, les propositions du très conservateur Institut économique de Montréal et des positions du gouvernement de Stephen Harper, qui trouvent très peu d’échos au Québec, comme l’a bien démontré le dernier scrutin fédéral.

Disons-le franchement, le but avoué de ces propositions vise surtout à réduire au minimum la mise sur pied de syndicats, à l’avantage des patrons.

La démocratie syndicale et le vote à scrutin secret

Pourquoi les législateurs provincial et fédéral ont-ils réglementé, dans leur Code du travail respectif, pour que le choix d’un syndicat soit déterminé par signature de carte d’adhésion plutôt que par vote secret ? Pour éviter l’ingérence et l’intimidation exercées par les employeurs auprès de leurs salariés afin de les inciter à renoncer à la formation d’un syndicat.

Sinon, comment un syndicat en formation pourrait-il disposer de moyens aussi efficaces que ceux d’un employeur ou d’un groupe de salariés appuyés par l’employeur lui permettant de gagner le vote ?

Par ailleurs, comme la préparation d’un scrutin secret suppose au préalable la tenue d’une campagne visant à promouvoir les points de vue opposés, les salariés qui militeront ouvertement en faveur de l’accréditation s’exposeront au pire, surtout en cas de résultat négatif. En effet, ils seront identifiés par l’employeur comme des trouble-fêtes et risqueront des représailles de sa part, et ce, en l’absence de toute la protection que procure généralement la présence d’un syndicat et la conclusion d’une convention collective.

Ces salariés pourront-ils faire leur propagande sur les lieux de travail sans risque de sanction ? Il est évident que ceux plus près des patrons bénéficieront, eux, de l’appui ou du moins d’une bienveillante tolérance de la part de leur employeur. En somme, une véritable campagne précédant le vote ne peut être menée à armes égales et son résultat ne peut représenter véritablement le choix individuel de chaque salarié impliqué.

Voici ce qu’écrivait dans Le Devoir du 16 mai 2005, Me Louis Morin, ex-juge au Tribunal du travail et ancien président de la Commission des relations du travail du Québec :

«Dans toute ma carrière, je n’ai pas rencontré un seul employeur qui ait bien pris la nouvelle lorsqu’un syndicat montrait le bout du nez. Parfois les réactions sont virulentes. Est-ce plus démocratique de voter contre la syndicalisation après que l’employeur eut menacé les salariés de fermeture, de perte de droits, etc., que d’avoir signé une carte d’adhésion même si c’est avec persistance qu’on a demandé de le faire?»

D’ailleurs, le caractère représentatif de l’accréditation est vérifié par un agent de la Commission des relations du travail qui examine les formules d’adhésion et qui enquête auprès d’un échantillon plus ou moins grand, selon le cas, de salariés pour vérifier si leur adhésion est conforme. S’il découvre des irrégularités concernant le caractère libre et volontaire de certaines adhésions, il l’indiquera à son rapport et le commissaire chargé du dossier pourra, en vertu du Code du travail, ordonner la tenue d’un scrutin secret. À notre avis, ce processus de vérification est un gage clair du respect de la volonté des travailleuses et des travailleurs.

Le Canada et la syndicalisation

La recherche pancanadienne effectuée en 2002 par l’auteure Susan Johnson intitulée : Card. Check or Mandatory Representation Vote? How the Type of Union Recognition Procedure Affects Union Certification Success (1) indique que l’adoption d’une procédure de vote obligatoire réduit le taux de réussite d’une requête en accréditation d’approximativement 9 %.

Par ailleurs, l’étude canadienne menée en 2002 par la professeure Karen J. Bentham et intitulée : Employer Resistance to Union Certification : A Studio of Eight Canadian Juridictions (2) révèle que l’opposition à l’accréditation prend diverses formes.

L’auteure relève les différentes ingérences et intimidations:

  • 88 % des employeurs ont posé des gestes visant à restreindre l’accès du syndicat aux employés ;
  • 68 % d’entre eux s’étaient adressés directement aux travailleurs pour contrer la campagne de syndicalisation ;
  • 29 % ont entrepris diverses mesures de représailles et de restriction des règles d’atelier fermé ;
  • 12 % ont admis ouvertement avoir eu recours à des pratiques déloyales ;
  • De plus, 32 % d’entre eux avaient entraîné leurs cadres pour qu’ils puissent déceler et réagir à une campagne d’accréditation, etc.

Mises en relation, ces études permettent d’inférer que la baisse du taux de syndicalisation au Canada, au cours des dernières années, est en lien direct avec les juridictions provinciales qui ont adopté la procédure par vote obligatoire et que cette procédure de vote permet une intrusion et une intimidation accrue des employeurs dans le processus d’accréditation.

Un cas de figure illustre bien ce lien avec l’exemple de la Colombie-Britannique. Ainsi de 1978 à 1998, cette province est successivement passée d’un système basé sur l’accréditation sur carte, pour se voir imposer en 1984 l’introduction du vote obligatoire dans les dix jours du dépôt de la requête. Finalement, en 1993, le système d’accréditation sur carte était réintroduit.

C’est cette période que l’auteur Ridell a étudiée afin de déterminer l’impact de l’introduction du vote obligatoire. Ainsi, il constate que si pratiquement aucune différence significative ne peut être dénotée entre les deux périodes d’adhésion sur carte (avant 1984 et après 1992), le vote obligatoire peut être considéré comme responsable de la diminution de 19 % du taux de succès des campagnes d’accréditation dans le secteur privé subie entre 1984 et 1992. L’auteur dénote que les pratiques déloyales des employeurs ont augmenté de 160 % durant la période de vote obligatoire et que ces pratiques déloyales auraient été responsables de 25 % de la diminution du taux de succès des campagnes d’accréditation.

Le droit d’association, que cela plaise ou non à François Legault, est un droit reconnu sur le plan international par les différentes conventions et au Canada et au Québec par les chartes des droits et libertés.

Les propositions de la CAQ à cet égard sont non seulement dépassées, mais elles n’ont pas leur place sur le plan des relations de travail et dans le Québec d’aujourd’hui. Nous invitons d’ailleurs les autres formations politiques à prendre position contre elles.

(1) JOHNSON, Susan, Card. Check or Mandatory Representation Vote? How the Type of Union Recognition Procedure Affects Union Certification Success, Economic Journal, Vol. 112, pp. 344-361, 2002.
(2) BENTHAM, Karen J, Employer Resistance to Union Certification : A studio of Eight Canadian Juridictions, Queen’s University, 2002.

Pas de changement sans financement

La CSN dénonce vigoureusement la volonté gouvernementale de lancer un virage majeur vers l’assurance-autonomie sans que l’argent nécessaire ne suive. Les établissements de santé devront en effet se contenter du 3 % d’augmentation prévue dans le dernier budget pour mettre en place une hausse des services à domicile et n’auront même pas accès au 110 M$ d’argent neuf par an qui avait été promis pour ce virage. Or, cette hausse de 3 % du budget global de la santé ne suffira même pas à couvrir les hausses de coût prévisible des soins et services en place.

« Il faudrait 500 M$ par an dès la première année pour faire passer la part des services à domicile de 16 % à 40 % des besoins », affirme Jean Lacharité, vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Ce dernier ne comprend d’ailleurs pas le changement de vision du ministre Réjean Hébert sur ce sujet. « Avant d’être ministre, en 2008, il estimait qu’il faudrait 500 M$ pour toujours dans le système pour assurer le maintien à domicile », souligne Jean Lacharité, qui se demande si le ministre suivra son propre conseil. « Il est impensable d’effectuer des compressions ailleurs dans le système pour financer l’assurance-autonomie sans un délestage d’autres services», estime Jean Lacharité.

Les besoins grandissants de la population et la hausse des dépenses en médicaments entraînent en effet déjà une pression très élevée sur les soins et services existants. Les compressions des services déjà en cours dans le système sont par ailleurs dénoncées par des syndicats, des groupes d’usagers, par le Protecteur du citoyen et par l’Association québécoise des établissements en santé et services sociaux (AQESSS). « Cette situation va forcément accentuer la privatisation des soins et services », estime par ailleurs Jean Lacharité, qui entrevoit que l’absence de financement suffisant va déboucher vers une tarification auprès des personnes âgées ou handicapées qui ont les moyens.

Fiscalité

« Ultimement, un débat sur la fiscalité devra être entrepris si on veut offrir des soins et des services décents à nos personnes âgées », ajoute Jean Lacharité. Mettre fin aux ententes qui légalisent l’accès aux paradis fiscaux serait une des approches qui permettrait de renflouer les coffres de l’État.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les travailleurs manuels de Terrebonne s’invitent à la séance du comité métropolitain de Montréal

Les cols bleus et les concierges de Terrebonne ont manifesté leur présence lors de la séance du conseil de la Communauté métropolitaine de Montréal à laquelle participait le maire Jean-Marc Robitaille en tant que membre de l’exécutif. Les travailleuses et travailleurs manuels cherchaient par cette action à rappeler au maire de Terrebonne l’urgence de régler le conflit et la négociation qui traînent en longueur.

« Le maire s’allie à d’autres partenaires et prend position contre des projets qui touchent sa ville, comme Enbridge, mais ne cherche aucunement à régler le conflit qui perdure depuis juillet avec les concierges et à conclure enfin la négociation avec les cols bleus, qui traîne depuis deux ans. La population et tous les travailleurs sont grandement affectés par l’entêtement du maire, et c’est ce que nous avons cherché à lui rappeler », souligne Denis Renaud, président du Syndicat des travailleurs manuels de Terrebonne.

Denis Renaud a renchéri : « Nous ne savons plus comment le dire pour que le maire aborde enfin la question de front afin de régler les choses une fois pour toutes. Pour ce faire, il devra cesser de se défiler devant la nécessité d’aborder la question des chiffres que nous lui avons fournis concernant nos demandes. Aucune discussion ne sera possible s’il s’entête à dire dans les médias que nos chiffres ne tiennent pas la route, mais qu’il refuse d’en discuter à la table de négociation. Comment voulez-vous que ça se règle ! »

Impacts directs

Les conséquences de cette situation sur la population sont nombreuses : atteintes à la santé et à la sécurité, propreté laissant à désirer, dépenses inutiles engendrées par le déplacement d’activités ainsi que judiciarisation du conflit et recours quasi-systématique au service de police qui entraînent des coûts astronomiques. « Le printemps approche, et les camps de jour, dont s’occupent les concierges, sont menacés. Je suis inquiet pour les familles de Terrebonne. Il faut que le conflit se règle au plus tôt, pour le bien de toutes et de tous ! » a conclu le vice-président de la Fédération des employées et employés des services publics, Yvon Godin.

À propos de la FEESP-CSN

La Fédération des employées et employés de services publics-CSN compte plus de 400 syndicats affiliés représentant environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Elle est affiliée à la CSN, elle-même composée de 2000 syndicats et regroupant plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Sauvegarder le programme pour les femmes enceintes

Plusieurs syndicats, groupes et individus, dont la CSN ont cosigné la lettre Capricieuse, les femmes enceintes? pour la défense et le maintien du programme « Pour une maternité sans danger ».

Voici la teneur de la lettre a été publiée dans le journal Le Devoir du 26 février :

Programme «Pour une maternité sans danger» Capricieuses, les femmes enceintes?

Tel un grondement sourd, quelques voix s’élèvent pour mettre en cause le programme « Pour une maternité sans danger » de la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Qui les associations patronales, qui un journaliste, qui une chercheuse se passent le relais pour dénigrer ce programme, laissant entendre au passage que les femmes sont capricieuses. Si l’on appelle « caprice » la volonté ferme de nos mères, de nos soeurs, de nos filles et de nos amies de pouvoir vivre une maternité sans risque pour leur enfant à naître et pour elles, non seulement nous en sommes, mais nous le revendiquons ! Avec des titres d’articles racoleurs et des affirmations à l’emporte-pièce, on cherche à faire sensation et à noyer le poisson : « La CSST a perdu le contrôle : 220 millions pour une maternité sans danger » ; « Retrait préventif des femmes enceintes : la CSST a abdiqué sa juridiction ».

Avec ces soi-disant vérités, une seule conclusion s’impose : il faut renforcer les contrôles et définir les véritables risques. Pourtant, il n’y a pas d’incompatibilité entre une grossesse sécuritaire et le désir des femmes de conserver leur emploi. Contrairement à ce que d’aucuns voudraient nous faire croire, ce programme n’est pas une tombola à laquelle il suffit de s’inscrire pour obtenir quelques semaines de vacances aux frais des employeurs. Il s’agit d’un outil de prévention en santé et sécurité du travail reconnu par la loi et non d’un congé ! Le médecin traitant, qui agit selon le code de déontologie de sa profession, doit examiner la situation et déterminer si les conditions de travail mettent en péril la santé de la travailleuse ou de l’enfant à naître. Celui-ci agit de concert avec le médecin de la santé publique afin de voir si les conditions de travail ou les tâches doivent être modifiées.

La santé publique du Québec a publié plus de 25 guides et avis sur la question de la grossesse et du travail. Résultats de consensus entre des professionnels de la santé publique, ces publications balisent la prise de décision concernant le retrait préventif. Voilà des contrôles, voilà des risques déterminés ! Depuis l’adoption de cet important programme de prévention, il appartient aux employeurs de trouver les aménagements pour que le travail soit sécuritaire pour la travailleuse enceinte ou qui allaite. Si l’employeur ne peut éliminer les dangers à la source et réaffecter la travailleuse à un travail sécuritaire (plusieurs le font déjà), elle peut exercer son droit au retrait préventif. Qui pourrait vouloir qu’il en soit autrement ? Signalons que l’augmentation des coûts de ce programme s’explique, sans contredit, par la forte progression des femmes sur le marché du travail au cours des dernières décennies et, aussi, par l’incurie de certains employeurs pour rendre les milieux de travail sains et sécuritaires.

De la première dame du Québec, des ministres et de tous les députés, hommes ou femmes, nous n’attendons rien de moins qu’un engagement sans équivoque quant au maintien de ce programme. Nous leur demandons d’être aussi exigeants que nous et de tout mettre en oeuvre pour que les femmes puissent vivre leur grossesse sans risque tant pour elles que pour leur enfant.

Serge Cadieux (secrétaire général, FTQ), Louise Chabot (présidente, CSQ), Alexa Conradi (présidente, Fédération des femmes du Québec), Carole Dubé (présidente, APTS), Claude Faucher (vice-président, CSD), Carole Henry (Au bas de l’échelle), Jean Lacharité (vice-président, CSN), Katherine Lippel (professeure, Université d’Ottawa), Romaine Malenfant (professeure, Université du Québec en Outaouais), Lucie Martineau (présidente, SFPQ), Karen Messing (professeure émérite, UQAM), Raphaëlle Petitjean (regroupement Les Sages-femmes du Québec)

Une entente qui permet de maintenir les emplois

Bien que la modernisation complète de l’usine ne soit pas prévue, la CSN perçoit positivement le maintien des emplois et des activités dans les alumineries d’Alcoa annoncé hier par le gouvernement du Québec. « De lier l’accès à notre énergie électrique à des investissements et à des emplois est une approche que nous saluons et nous souhaitons même que ce modèle serve d’exemple », affirme Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), qui rappelle que les surplus d’électricité d’Hydro-Québec permettraient de multiplier ce type d’accord dans les usines québécoises.

La menace de fermeture semble maintenant écartée à Baie-Comeau. « La garantie des emplois pour au moins 15 ans est un soulagement pour nous », lance Michel Desbiens, président du Syndicat national des employé-es de l’aluminium de Baie-Comeau (CSN), qui regroupe 750 membres. « Nous aurions cependant préféré une modernisation complète de l’usine. Nous serons donc très vigilants pour que les garanties comprises dans l’entente soit bel et bien respectées », ajoute Michel Desbiens. L’entente prévoit en effet que les emplois actuels seront garantis pour au moins 15 ou même 21 ans. Cette durée correspond à celle du contrat d’approvisionnement en électricité à un tarif avantageux basé sur le partage du risque qui fait également partie de l’accord.

La FIM note également l’investissement de 150 M$ prévu par Alcoa à Baie-Comeau. « La modification du centre de coulée permettra de profiter d’un marché prometteur du secteur automobile, notamment avec Ford », soutient Alain Lampron, président de la Fédération. Ce dernier se réjouit également de l’étude de faisabilité pour la construction éventuelle de batteries pour les véhicules électriques avec des composantes en aluminium. Si ce projet va de l’avant, Alcoa se lancerait donc dans une deuxième transformation, ce qui est conséquent avec la politique industrielle du Québec. « Je souhaite que l’usine de Baie-Comeau puisse enfin connaître la stabilité, ce qui pourrait rassurer une fois pour toute les syndiqué-es, tout comme le reste de la population de la ville », affirme Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord (CSN), qui a été présent depuis le début dans cette longue négociation.

À propos de la FIM

La fédération représente plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le Colloque sur les expertises médicales contradictoires en santé et en sécurité au travail fait salle comble

Dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail, les expertises médicales contradictoires sont fréquentes et causent de nombreux préjudices aux travailleuses et travailleurs concernés. Malheureusement, ceux-ci se trouvent souvent profondément atteints dans leur dignité et peinent à être défendus par un système pourtant censé les protéger.

Le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches a organisé un colloque sur la question devant une salle comble et un auditoire captivé par la question. Le Dr Yves Robert, secrétaire du Collège des médecins du Québec, Robert Tétrault, professeur de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, et le Dr Alain Vadeboncoeur ont entretenu l’assistance sur cette épineuse question. Le vice-président de la CSN, M. Jean Lacharité, a également contribué aux échanges, qui ont été nombreux.

Pénurie

« Les expertises médicales contradictoires ont un impact sur la pénurie de médecins dans la région, souligne la présidente du conseil central, Ann Gingras. Quand ils sont sollicités afin de contre-évaluer des patients pour des cas de maladies ou d’accidents professionnels, ils doivent produire des rapports, se présenter en audience et, par le fait même, s’absenter de leur cabinet. Pendant ce temps-là, ils ne soignent pas leurs patients. Les expertises médicales contradictoires se trouvent donc à accaparer un grand nombre de médecins et à priver trop de patients des soins auxquels ils ont droit. »

Ann Gingras déplore également que de plus en plus de médecins se tournent vers l’expertise médicale et abandonnent complètement la pratique. « C’est bien connu, faire de l’expertise est payant. Ce n’est donc plus le bien commun qui guide le médecin, mais la rémunération que rapporte une expertise. Leur science n’est plus au service de la population et leurs connaissances de terrain faiblissent puisqu’ils ne soignent plus directement les patients. Ce sont là encore des coûts pour la société. »

« On assiste actuellement à une inflation des expertises produites qui coûtent cher à tout le monde, conclut pour sa part Jean Lacharité. Les premières victimes du système actuel sont les patients, alors que les vrais gagnants sont ceux qui font fonctionner le système dont ils dépendent. Il faudra changer les lois sociales en santé et en sécurité pour diminuer cette inflation. Le décideur veut une opinion absolue du médecin expert, mais celui-ci travaille avec du relatif et ne devrait pas avoir à décider qui sera indemnisé. Les façons de faire doivent être revues pour que l’accent soit mis sur la prévention. Il faut préciser les rôles de chacun afin qu’il y ait moins de judiciarisation et, de ce fait, moins de coûts pour toutes et tous. Des moyens concrets doivent être pris pour mieux protéger les travailleuses et les travailleurs, syndiqués ou non », conclut-il.

Un appui sans réserve de la CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) salue l’annonce faite hier par le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, sur le projet de créer une Agence québécoise de solidarité internationale (AQSI), tel qu’il a été proposé dans le rapport du comité qui a été mis sur pied à cet égard au printemps dernier. « Nous appuyons sans réserve la création d’une telle agence, a réagi le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Le gouvernement Harper a radicalement dénaturé la coopération canadienne sur la scène internationale. Il y avait urgence à agir et, dans ce sens, nous tenons à féliciter le ministre de son engagement à inscrire l’initiative dans une démarche non partisane avec le dépôt d’un projet de loi dès ce printemps. Nous invitons tous les partis politiques à l’Assemblée nationale à soutenir cette importante initiative. » L’excellente qualité des travaux du comité a aussi été soulignée par l’organisation syndicale. « Selon nous, le ministère a visé juste en travaillant de concert avec l’ Association québécoise des organismes de coopération internationale pour mener cette réflexion », a indiqué le porte-parole. La CSN se réjouit particulièrement que les droits de la personne soient identifiés comme l’un des secteurs prioritaires d’intervention, dont l’égalité entre les femmes et les hommes, le renforcement de la société civile, le développement durable et l’autonomisation des populations locales. « Avec la dissolution de l’ACDI, une autre réforme des conservateurs, les organisations religieuses et les intervenants liés aux entreprises privées ont pris la pôle de la coopération internationale canadienne, a poursuivi Jacques Létourneau.

Il s’agit d’un détournement du sens et du financement de la coopération pour servir des intérêts qui n’ont rien à voir avec une véritable aide internationale. Ces réformes idéologiques visent essentiellement à plaire aux entreprises, dont les minières canadiennes. » La volonté d’inclure les représentantes et les représentants de la société civile, dont les syndicats, dans un conseil consultatif afin de conseiller l’AQSI et d’animer la réflexion sur la solidarité internationale au Québec est aussi saluée par la CSN ! À ce titre, l’engagement du ministre Lisée d’accroître les fonds disponibles pour la solidarité internationale à court, moyen et long terme et la reconnaissance de l’expertise des organisations québécoises qui œuvrent en solidarité internationale, de même que la place centrale qu’occuperont les partenaires du Sud dans l’élaboration, la réalisation et le suivi des initiatives qui seront appuyées sont essentielles. La CSN, conjointement avec la CSQ et la FTQ, a eu la chance de contribuer aux travaux menés par le Comité sur la création d’une agence québécoise de solidarité internationale. Un avis des organisations syndicales avait d’ailleurs été déposé en juin 2013. En septembre dernier, elles avaient rencontré des syndicats africains et le ministre Lisée. Ce dernier a ainsi pu constater la réalité dans laquelle œuvre la majorité des travailleuses et des travailleurs dans le secteur informel : absence de protection sociale, salaires en dessous du seuil de pauvreté, déficit sévère d’accès à l’éducation et à la santé, santé et sécurité du travail déficiente, etc. La CSN, très active en solidarité internationale, a créé en 1986 le fonds Alliance syndicats et tiers-monde (ASTM) pour canaliser les efforts des syndicats affiliés en matière de solidarité internationale. Depuis sa création, l’ASTM a soutenu des dizaines de projets dans une vingtaine de pays. Il s’agit de projets de coopération au développement, de renforcement des capacités des organisations syndicales, de souveraineté alimentaire et de défense des droits.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN représente en outre les travailleuses et les travailleurs des ONG suivantes : Jeunesse Canada monde, Oxfam, Alternatives, Développement et Paix, SUCO et le Syndicat des employé-es d’organismes sans but lucratif de l’Estrie, qui regroupe les travailleuses et travailleurs du Carrefour de solidarité internationale de l’Estrie.

Le syndicat accepte la recommandation de la conciliatrice

Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-Saint-François-CSN ont finalement accepté, au scrutin secret, dans une proportion de 74 % l’offre proposée par la conciliatrice. Rappelons qu’une semaine plus tôt, ils avaient rejeté la même offre à 63 %. Ils obtiennent des augmentations de 11,5 % réparties sur les six années de leur nouveau contrat de travail.

« Le 17 février dernier, lors de leur dernière assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs avaient jugé la dernière offre insuffisante, et ce, malgré la recommandation favorable du comité de négociation. De retour devant la conciliatrice, l’employeur a maintenu la même offre tout en brandissant la menace d’une fermeture indéterminée de l’établissement effective le 24 février prochain. Dans le même souci de démocratie et de transparence qui l’a toujours animé, le syndicat a convoqué une nouvelle assemblée qui, cette fois-ci, a décidé d’accepter la proposition », de préciser Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN). Durant l’assemblée générale, les salarié-es ont toutefois exprimé leur colère envers l’employeur puisque celui-ci tente de leur faire porter le poids d’une série de mauvaises décisions de gestion, en plus de faire les frais de cette situation.

« Il y a six ans, l’employeur a présenté un vaste projet à la population qui devait créer de 300 à 400 postes supplémentaires, et ce, dès 2013-2014. Or, aujourd’hui, non seulement le projet ne s’est pas concrétisé, mais, artisan de son propre malheur, l’employeur multiplie les coupes de services et la fermeture d’installations, en plus de réduire les effectifs, ce qui affecte directement la clientèle. Un conflit a été évité, certes, mais les attentes des travailleuses et des travailleurs envers l’employeur demeurent grandes et inchangées », de conclure madame Gingras.

À propos du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches

Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. Il représente 240 syndicats et plus de 44 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

La mine Arnaud doit refaire ses devoirs

Le Conseil central Côte-Nord CSN (CCCN-CSN) salue les conclusions du récent rapport du BAPE et estime que plusieurs éléments se doivent d’être précisés avant que le projet de Mine Arnaud à Sept-Îles puisse aller de l’avant. « Le gouvernement doit exiger les études environnementales réclamées par le BAPE », soutient Guillaume Tremblay, président du conseil central. Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) estime en effet que quatre éléments doivent faire l’objet d’un examen plus approfondi : l’impact sur la qualité de l’eau de surface et celle de l’eau souterraine, notamment à la baie de Sept-Îles et dans le ruisseau Clet, ainsi que le risque de tassement du sol et de glissement de terrain. Le site minier est en effet situé à proximité de la baie de Sept-Îles et on retrouve la route 138 et une pente entre les deux.

Population divisée

Par ailleurs, le CCCN-CSN salue la proposition plus large du BAPE qui recommande la création d’un groupe de réflexion pour mettre au point des règles obligatoires pour encadrer les étapes nécessaires pour atteindre l’acceptabilité sociale des projets industriels d’importance au Québec. « Le projet de Mine Arnaud a divisé la population de Sept-Îles et des balises plus claires sur la façon de rendre ce type de projet plus acceptable socialement auraient été très utiles », indique Guillaume Tremblay. Le conseil central proposait d’ailleurs une approche similaire dans son mémoire déposé en 2013.

La recommandation du rapport du BAPE sur ce sujet permettrait d’éviter une partie du dialogue de sourds qui s’installe trop souvent dans ce contexte. Le cas du projet d’Osisko à Malartic est un autre exemple récent où une mine à ciel ouvert en milieu urbain a provoqué beaucoup d’inquiétudes et d’opposition. Guillaume Tremblay s’interroge par ailleurs, tout comme le BAPE, sur la rentabilité du projet de mine de roche phosphatée (apatite). Le marché du phosphate, un fertilisant essentiel pour l’agriculture, ne va pas très bien ces derniers temps et le prix à la tonne se situe sous le seuil de rentabilité fixé par les promoteurs eux-mêmes. Le nombre d’autres projets en cours, au Saguenay et ailleurs dans le monde, ne laisse pas croire que le prix va remonter significativement dans un avenir prévisible. Le promoteur affirme toutefois que la qualité du minerai de Sept-Îles commanderait une prime, mais cette dernière n’a jamais été précisée publiquement. « On ne voudrait pas subir les inconvénients de la mise en place de la mine sans pouvoir profiter de toutes les retombées promises par le promoteur pour les 30 prochaines années », précise le président du CCCN-CSN.

Retombées régionales

« Nous souhaiterions que Mine Arnaud s’ouvre davantage aux fournisseurs locaux », ajoute le président du conseil central, qui estime que certaines entreprises québécoises pourraient bénéficier des contrats avec la mine pour se consolider et même pour accélérer la recherche et le développement. La multinationale Yara ne compte pas transformer le minerai au Québec, mais une grande ouverture aux fournisseurs permettrait malgré tout de maximiser les retombées régionales du projet tout en permettant une diversification de l’économie.

À propos du Conseil central Côte Nord

Le Conseil central Côte-Nord regroupe plus de 50 syndicats représentant quelque 5500 membres sur un territoire qui s’étend de Tadoussac à Blanc-Sablon en passant par Anticosti et Fermont.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La baisse de services pour la clientèle est une décision de la direction

Le Syndicat des salarié-es du Massif (CSN) et le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches tiennent à faire une mise au point importante : ce sont les décisions de la direction du Groupe Massif de réduire les services qui ont entraîné la baisse de qualité de l’expérience-skieur et non pas les négociations en cours avec ses employé-es !

« Nous l’avons maintes fois répété à qui veut l’entendre : lors de l’annonce des compressions budgétaires par le Groupe Massif, l’automne dernier, nous appréhendions l’impact sur la qualité des services que ressentirait la clientèle », tient à préciser Sylvain Guay, le président du syndicat.

« Au quotidien, les travailleuses et les travailleurs reçoivent bon nombre de plaintes de la part de clients insatisfaits, notamment en raison de files d’attente interminables ou encore en raison d’un manque d’aires de repos – à cause entre autres de la fermeture d’un chalet à la base. Aujourd’hui, la direction tente de faire de la diversion en associant cette insatisfaction de la clientèle, que nous comprenons, aux négociations en cours! Quelle mascarade, alors que cette insatisfaction est due aux services qui ne sont pas à la hauteur de ce que les clients déboursent. Jamais nous n’accepterons que les travailleuses et les travailleurs du Massif soient pris comme boucs émissaires pour camoufler les compressions décidées par le Groupe le Massif », souligne Ann Gingras, la présidente du conseil central.

Le comité exécutif syndical est extrêmement déçu de la façon de faire de la direction, mais a tout de même convoqué pour demain ses 200 membres en assemblée générale. Il leur présentera la même proposition qui avait été refusée plus tôt cette semaine, avec l’ajout de la menace de fermeture en cas de refus.

À propos du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. Il représente 240 syndicats et plus de 44 000 membres dans tous les secteurs d’activité.