Les offres du Conseil du trésor feraient doubler le retard salarial du secteur public, estime la CSN

Les offres du Conseil du trésor mèneraient les salarié-es du secteur public tout droit vers l’appauvrissement, estime la CSN. De plus, elles auraient pour effet de doubler le retard salarial qu’ils accusent par rapport aux autres travailleurs québécois. Réunis en instance de négociation, les 1200 délégué-es des quatre fédérations du secteur public délibèrent aujourd’hui sur une proposition de dénonciation des offres du Conseil du trésor et du mépris affiché par le gouvernement à l’endroit de ses salarié-es.

« Ce sont effectivement des offres très méprisantes, estime Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN et responsable des négociations du secteur public. Ce n’est pas avec un gel salarial de deux ans que les employés de l’État vont pouvoir faire face à l’augmentation du coût de la vie. Ce n’est pas comme ça non plus que nous règlerons le retard salarial qui s’est accentué au cours des dernières années. Des offres particulièrement insultantes pour les femmes, qui occupent 75 % des emplois du secteur public. »

En novembre dernier, l’Institut de la statistique du Québec situait à 7,6 % le retard salarial du secteur public, pour des emplois comparables et en tenant compte du régime de retraite et de l’ensemble des avantages sociaux. Selon les offres du Conseil du trésor, ce retard pourrait atteindre 15 % dès 2019. « Le secteur public rencontre actuellement des problèmes importants de pénuries de main-d’œuvre pour une panoplie de titres d’emploi, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec, souligne Mme Lévesque.

Ce n’est pas en laissant les conditions de travail s’y dégrader, en dévalorisant ainsi ses employés, que le gouvernement réussira à attirer une main-d’œuvre qualifiée et compétente nécessaire pour le bon fonctionnement de nos services publics. » « Le gouvernement voudrait également sabrer notre régime de retraite, alors que celui-ci, capitalisé à 96 %, est en très bonne santé financière, poursuit Francine Lévesque. Les modifications qu’il désire y apporter ne peuvent que nous appauvrir à notre retraite, alors que les rentes moyennes sont de l’ordre de 19 000 $ par année. C’est totalement inacceptable! »

Dépôts sectoriels : place aux structures mammouths

La CSN déplore également l’absence d’écoute des comités patronaux aux tables sectorielles de négociation. « Que ce soit en santé ou en éducation, nos demandes visaient à améliorer la qualité et l’accessibilité des services publics ainsi que l’amélioration des conditions d’exercice de nos professions, rappelle Francine Lévesque. Le gouvernement ne répond en rien aux problématiques que nous avons soulevées. Quand on met en parallèle les demandes sectorielles avec les chambardements de structures du réseau de la santé apportées par le projet de loi 10 et celles annoncées dans le secteur de l’éducation, on comprend la réelle volonté du gouvernement : mettre la table pour l’implantation de mégastructures ultras centralisées, détachées des besoins de la population et sans égard à nos compétences professionnelles. »

À propos

Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 325 000 travailleuses, dont 170 000 œuvrent dans les réseaux publics de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et des organismes gouvernementaux.

7700 personnes contre la privatisation des buanderies

Plus de 7700 personnes appuient les travailleuses et les travailleurs des buanderies publiques dans le secteur de la santé des régions de Québec et de Lanaudière. Les signataires de deux pétitions qui seront déposées aujourd’hui à l’Assemblée nationale demandent au gouvernement du Québec d’annuler sa décision d’aller en appel d’offres et de redonner le feu vert à leurs projets de modernisation. Ces projets avaient d’ailleurs été approuvés par toutes les instances concernées avant l’arrivée en poste du gouvernement libéral.

Deux pétitions ont circulé (Partagec et Buanderie Lavérendière) pour réclamer que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, aille de l’avant avec la modernisation des buanderies publiques en place et cesse de paver la voie au privé en santé. « L’histoire récente du Québec le montre, quand le privé obtient des contrats du secteur public, la facture tend à gonfler énormément, même si les promoteurs avaient soumissionné à bas prix au départ pour remporter la mise », soutient Jean Lacharité, qui ajoute que des clauses ascenseurs et les extras s’ajoutent en cours de route, ce qui fait en sorte que l’appel d’offres est habituellement loin de permettre un bon contrôle des coûts à moyen et à long terme. Dans le cas des centres hospitaliers universitaires de Montréal en PPP (CHUM et CUSM), on estime maintenant les dépassements de coût à près de 4 G$! À ce jour, il est par ailleurs loin d’être clair que les projets de buanderies privées devront se soumettre aux mêmes évaluations et aux mêmes exigences que les projets publics.

« Une fois les buanderies publiques fermées, il serait difficile de revenir en arrière et les établissements de santé n’auraient pas le choix d’accepter les hausses du privé », précise Guy Laurion, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Ce dernier ajoute que les buanderies publiques permettent au contraire un bon contrôle des coûts en éliminant la notion de profit, tout en ajoutant une plus grande flexibilité pour s’ajuster aux demandes des établissements au cours des contrats dont la durée prévue est de 20 ans. En dirigeant leurs buanderies, les établissements de santé conservent le contrôle sur les méthodes et les produits employés dans les années à venir.

« Rappelons que les projets de modernisation de Partagec et de la Buanderie Lavérendière s’autofinanceraient, c’est-à-dire que le gouvernement n’aurait pas à s’endetter pour ces infrastructures », explique Gilles Savoie, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre de santé et de services sociaux du Nord de Lanaudière. Le remboursement de ces projets (20 M$ pour Joliette et 30 M$ pour Québec) se ferait petit à petit par le biais de la facture de buanderie des hôpitaux et autres établissements publics. Il faut noter que le privé devrait lui aussi financer les investissements requis pour être en mesure de remplir ces deux gros contrats.

« Des études ont déjà été réalisées et un terrain acheté pour le projet de Partagec. Annuler le tout représenterait des pertes de près de 1 M$ », ajoute François Renauld, président du Syndicat des travailleurs et des travailleuses de Partagec.

Le passage au privé ferait également perdre près de 200 emplois de qualité dans les deux régions.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé et est la plus grande organisation syndicale dans son secteur d’activité.

Tarification des services de garde et modifications à l’assurance médicaments ou comment faire régresser le Québec

Dans le cadre des audiences de la Commission des finances publiques, la CSN et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) ont dénoncé le manque de transparence du gouvernement Couillard qui profite de sa majorité pour modifier à tout vent une multitude de lois sans tenir de véritable débat.

« Le projet de loi no 28 incarne, dans sa forme et sur le fond, une vision du Québec où l’austérité est érigée en dogme. La recherche obstinée d’économies ne doit pas se faire au détriment des enfants ou se traduire par des coûts accrus pour ceux ayant besoin de soins », souligne Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

Hausse de la contribution des parents pour les services de garde éducatifs

Le projet de moduler la tarification des services de garde en fonction des revenus des parents introduit le concept d’utilisateur-payeur et va se traduire par une hausse pouvant aller jusqu’à 3300 $ par enfant, un choc tarifaire plus démesuré encore que celui dénoncé par Philippe Couillard en campagne électorale.

Toute contribution des parents représente un frein à l’accès aux services de garde éducatifs, particulièrement pour les familles à faible revenu ou qui sont aux études. La hausse du tarif aura aussi des incidences pour les familles de la classe moyenne qui subiront des augmentations entre 10 % et 175 %. Cela aura inévitablement des impacts sur l’accessibilité aux services de garde en CPE et en milieu familial régi, pourtant reconnus pour la qualité de leurs services éducatifs.

Conséquences sur la vie des femmes

Contrairement au gouvernement, nous exprimons également des craintes quant aux conséquences possibles de la hausse du tarif sur la décision des femmes de travailler ou de rester à la maison puisque, dans la majorité des ménages, la femme gagne un revenu inférieur à celui de l’homme. « C’est l’autonomie des femmes, durement gagnée au fil des ans, et leur sécurité financière, qui sont attaquées. », déplore Véronique De Sève.

Nous nous opposons à la hausse et à la modulation du tarif. Les enfants sont une richesse pour une société. En ce sens, nous croyons que le financement des services de garde éducatifs, universels, accessibles et de qualité doit reposer sur le maintien et la bonification d’un système progressif d’imposition sur le revenu.

Ententes secrètes avec les compagnies pharmaceutiques

Le projet de loi no 28 introduit le concept d’« ententes d’inscription » dans la Loi sur l’assurance médicaments et à la Loi sur l’assurance maladie. Il s’agit d’ententes permettant le versement de ristournes au ministre de la Santé pour l’achat de médicaments, ententes confidentielles soustraites à la Loi sur l’accès à l’information.

La réduction de prix obtenue par le ministre sous forme de ristournes n’affecterait pas le prix « officiel » inscrit sur la liste des médicaments. Par contre, la quote-part déboursée par l’assuré, elle, demeurera fixée à partir du prix « officiel ». Le consommateur va donc payer trop cher, sans le savoir.

Puisque les ententes secrètes ne s’appliqueront qu’au régime public, elles accentueront l’injustice pour les détenteurs d’assurances privées. Où est la transparence administrative promise par les libéraux au printemps 2014 ?

Pour un régime universel d’assurance médicaments

À l’instar de nombreuses autres organisations, la CSN réclame depuis des années la fin du régime hybride et son remplacement par un régime unique d’assurance médicaments.

Il est plus facile de contrôler les coûts et de mettre en œuvre des moyens pour optimiser l’utilisation des médicaments dans un régime public universel. Par ailleurs, les frais d’administration des régimes publics d’assurance ont affiché, par le passé, des taux moins élevés que ceux des assureurs privés.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les salarié-es d’ARTV choisissent la CSN

Vendredi dernier, les travailleuses et les travailleurs d’ICI ARTV ont déposé une demande d’accréditation auprès du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) dans le but de faire reconnaître leur syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux.

Le Syndicat du groupe ARTV-CSN regroupe 35 salarié-es qui seront également affiliés à la Fédération nationale des communications-CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain-CSN.

« Nous sommes heureux d’accueillir ces nouveaux membres à la CSN. Alors que la Société Radio-Canada vient tout juste de racheter les parts restantes d’ICI ARTV, les salarié-es souhaitent prendre part aux débats de leur intégration au service Télévision du producteur et du diffuseur public. Même s’ils n’ont pas pris part au processus, la révision des quatre unités syndicales qui se déroule actuellement à RC/CBC aura une influence sur leur avenir. Puisque la CSN y a participé, et ce, dès les débuts, nous sommes à même d’offrir tout le soutien dont les salarié-es ont besoin », de souligner Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

« Nous souhaitons la bienvenue aux travailleuses et aux travailleurs d’ARTV qui ont choisi notre fédération pour les représenter dans leurs relations de travail avec leur employeur. Nos conseillers spécialisés dans les médias et dans le milieu culturel veilleront à les accompagner et à faire respecter leurs droits dans leur intégration à Radio-Canada », de déclarer Pierre Roger, président de la FNC-CSN.

La Fédération nationale des communications-CSN regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN tient une vigile devant l’Assemblée nationale pour dénoncer l’attaque à notre démocratie

Des militantes et militants de la CSN tiennent une vigile aujourd’hui devant l’Assemblée nationale pour dénoncer l’adoption sous bâillon du projet de loi 10. Pour la CSN, aucune raison ne justifie de bafouer notre démocratie pour adopter ce projet de loi. L’ensemble des composantes du réseau de la santé et des services sociaux a exprimé de sérieuses critiques concernant le projet de loi qui aura pour conséquence de désorganiser complètement le réseau de santé et de services sociaux.

Une attaque à la démocratie

Le gouvernement Couillard procédera à l’adoption sous bâillon du projet de loi 10 aujourd’hui. Rappelons que ce projet de loi crée des structures mammouth et concentre de nombreux pouvoirs entre les mains du ministre Barrette. La CSN tient une vigile toute la journée afin de dénoncer cette attaque à notre démocratie.

« Quelle est l’urgence d’adopter le projet de loi sous le bâillon? Malgré les beaux discours sur la transparence et l’ouverture dont il prétend faire preuve, le gouvernement Couillard choisit une voie antidémocratique des plus dommageables pour la société québécoise. Depuis le début, le ministre Barrette s’est entêté en n’écoutant personne. Il s’en est pris à tous ceux qui ont dénoncé sa vision et il est même prêt à faire fi du processus démocratique pour parvenir à ses fins », lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

« Le projet de loi 10 ne permettra pas d’améliorer l’accès aux services et c’est la population qui en paiera le prix. Pendant que les vraies solutions seront mises de côté, le réseau sera une fois de plus paralysé par une énième réforme de structures. Nous sommes ici aujourd’hui pour faire comprendre au ministre Barrette et à ce gouvernement qu’il ne peut diriger le réseau comme une entreprise et qu’il doit miser sur l’expertise du personnel », poursuit Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Notre réseau public de santé et de services sociaux est en danger

L’ensemble des composantes du réseau de la santé et des services sociaux a formulé de profondes critiques face au projet de loi 10, notamment lors de la commission parlementaire. La population doute de plus en plus que cette réforme permettra de régler les réels problèmes du réseau.

« Les travailleuses et les travailleurs du réseau ont toutes les raisons d’être inquiets de l’adoption de ce projet de loi. Ils subissent déjà une pression immense et ce projet de loi ne fait rien pour améliorer les choses. Plutôt que de leur donner les moyens d’offrir les meilleurs services possible, le ministre Barrette décide d’alourdir davantage les structures », explique Ginette Langlois, vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

« Il s’agit d’une attaque en règle à notre réseau public de santé et de services sociaux. En compliquant les choses plutôt qu’en s’attaquant aux problèmes de fond, le gouvernement favorise la privatisation. Nous avons bâti ce réseau public pendant plus de 50 ans. Nous devons faire entendre notre voix pour le défendre ! », de conclure Jean Lacharité.

À propos de la CSN

La CSN compte plus de 110 000 membres dans le réseau public de la santé et des services sociaux, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale dans le secteur. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’austérité libérale : un frein au parachèvement de la route 185 au Témiscouata

Le Témiscouata aussi est sévèrement touché par l’austérité libérale. Le chantier du parachèvement de la route 185, maintes fois annoncé au fil des années, tourne au ralenti. « Le ministre Jean D’amour responsable du Bas-Saint-Laurent et, ironiquement, ministre délégué aux Transports, plie devant les politiques d’austérité mises de l’avant par son gouvernement. On lui demande de se tenir debout pour notre région », clame la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL-CSN), Nancy Legendre.

Pourtant, Jean D’Amour, alors député de l’opposition, déclarait en mars 2014 : « Je n’ai eu de cesse de marteler le clou de l’importance de la transformation de la 185 en autoroute à quatre voies séparées. L’heure est à l’action dans ce dossier et c’est ce que je ferai dès le lendemain de l’élection. »

« C’est un autre exemple concret d’un gouvernement qui n’a pas hésité à mentir pour se faire élire », déplore la présidente du CCBSL-CSN.

Le sujet a été abordé par les militants aujourd’hui, alors que la caravane contre l’austérité s’est rendue au CSSS de Notre-Dame du Lac, au Métro GP, au CLSC de Cabano et au centre administratif de la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs.

Le CCBSL-CSN appuie le conseil municipal de Sainte-Florence

Le CCBSL-CSN se réjouit de la résolution adoptée en début de semaine par le maire et les conseillers de la municipalité de Sainte-Florence. Ils demandent à Philippe Couillard de remplacer le ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Jean D’Amour. « C’est clair que le ministre abandonne sa région en appuyant les coupes dans l’aide aux nombreuses municipalités dévitalisées. C’est honteux ! », conclut Nancy Legendre. Trois-Pistoles et Rivière-du-Loup

Dans la journée de vendredi à Trois-Pistoles, les militants de la caravane contre l’austérité iront rencontrer leurs collègues du CSSS (7 h) et de l’école secondaire (10 h). À 17 h, des syndiqué-es de Rivière-du-Loup vont se joindre à eux pour un premier rassemblement devant les bureaux de Jean D’Amour.

Samedi à 10 h 30, « Hurlons D’Amour pour nos régions ! »

Les Bas-Laurentiens et Bas-Laurentiennes sont attendus en grand nombre samedi matin à 10 h 30 lors d’une grande manifestation devant les bureaux rénovés à grands frais du ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Jean D’Amour, à Rivière-du-Loup. Ci-dessous, retrouvez l’horaire des onze départs en autobus gratuits pour se rendre à la manifestation.

À propos

Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN) compte près de 10 000 membres. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

La caravane contre l’austérité en route vers la grande manif de samedi

Bâillon dès vendredi pour adopter le projet de loi 10, fin de l’aide aux municipalités dévitalisées et arrogance d’un premier ministre qui déclare : « Je n’arrêterai pas »… Décidément, les libéraux font tout pour réchauffer le climat dans la caravane contre l’austérité.

Les militants et les militantes sillonnent les huit MRC du Bas-Saint-Laurent afin de rencontrer les syndiqué-es d’une vingtaine de milieux de travail et les gens de la région. « Les citoyens d’ici, syndiqués ou non, jeunes et moins jeunes, expriment leur crainte d’un appauvrissement et, à terme, d’être obligés de quitter vers les grands centres », note la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL-CSN), Nancy Legendre. En coupant dans les services, ce gouvernement abandonne les régions et agit par pure idéologie.

La Pocatière inquiète

La caravane s’est arrêtée tôt mercredi matin au Cégep de La Pocatière pour aller à la rencontre des étudiantes et des étudiants. « C’est aussi pour cette génération que nous nous battons. Il faut lutter contre l’exode des jeunes. Ce n’est pas en coupant des emplois de qualité et des services en région qu’on va les retenir », déplore la présidente du CCBSL-CSN.

Même inquiétude chez les employé-es du CSSS et, dans le secteur privé, chez Bombardier. L’austérité affecte tout le monde, sans discrimination.

Vers le Témiscouata

Le 5 février, la caravane visitera le CSSS de Notre-Dame du Lac (7 h), le Métro GP (10 h), le CLSC de Cabano (12 h) et, en après-midi, le centre administratif de la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs.

Manifestation samedi devant les bureaux de Jean D’Amour « Hurlons d’Amour pour nos régions! »

Rappelons que tout ceux qui veulent faire entendre leur voix pour contrer l’austérité libérale sont bienvenus samedi matin à 10 h 30 lors d’une grande manifestation devant les bureaux rénovés à grands frais du ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Jean D’Amour, à Rivière-du-Loup.

À propos

Le Conseil centra l du Bas-Saint-Laurent (CSN) compte près de 10 000 membres. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

Projet de loi 10 et bâillon : Philippe Couillard veut museler les opposants toujours plus nombreux

La rumeur voulant que le gouvernement libéral impose le bâillon dès vendredi pour faire adopter à toute vapeur son projet de loi 10 sur les fusions dans le réseau de la santé fait réagir les militants et les militantes qui sillonnent les MRC du Bas-Saint-Laurent toute la semaine dans la caravane contre l’austérité. « Ce gouvernement exprime un profond mépris pour la démocratie. Pis encore, il ignore la voix des résidents d’ici qui ont maintes fois expliqué les conséquences désastreuses de ces regroupements », déplore Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL-CSN).

Couper court au débat avec un bâillon est une stratégie pour éviter que la grogne ne continue de croître. Dans les faits, il n’y a aucune urgence à adopter ce projet de loi, à quelques jours de la rentrée parlementaire. « Si les libéraux pensent nous faire taire, ils se trompent, prévient la présidente du CCBSL-CSN. On ne les laissera pas couper des emplois de qualité en région et des services indispensables pour notre population ».

Mont-Joli et Amqui contre l’austérité

En ce mardi, la caravane contre l’austérité a poursuivi sa route pour mobiliser les militants et le public en général en prévision de la grande manifestation de samedi à 10 h 30 devant les bureaux du ministre Jean D’Amour, à Rivière-du-Loup. En matinée, ils ont visité le CSSS et les employé-es municipaux de Mont-Joli, puis le CSSS d’Amqui.

Visites à La Pocatière

La caravane s’arrêtera à La Pocatière mercredi 4 février. Dès 7 h, les militants visiteront les étudiants du cégep de la municipalité. À 10 h, ils se rendront au CSSS, puis, sur l’heure du midi, ils rencontreront les employé-es de l’usine Bombardier. À 14 h 30, la caravane s’arrêtera au CLSC St-Pascal.

À propos

Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN) compte près de 10 000 membres. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

Un projet de loi mammouth pour contourner la démocratie et imposer l’austérité

Équilibre budgétaire, tarifs des services de garde, abolition des centres locaux de développement (CLD), honoraires des professionnels de la santé et renseignements sur les opérations minières, tous inclus dans un même texte de loi. Cette méthode empruntée au gouvernement de Stephen Harper est antidémocratique. « Avec son projet de loi 28, le gouvernement Couillard veut noyer le poisson et adopter une série de compressions budgétaires draconiennes d’un seul coup », déplore Pierre Patry, trésorier de la CSN.

Le gouvernement Couillard dépose un projet de loi fourre-tout qui dépasse largement la mise en œuvre du discours sur le budget du 4 juin dernier. Nous ne sommes pas dupes. Philippe Couillard veut escamoter le dialogue social qu’il préconisait au lendemain de son élection et ériger l’austérité en dogme.

L’obsession du déficit zéro

La CSN a profité de sa présence en commission parlementaire pour réitérer qu’en matière de finances publiques, d’autres choix sont possibles. Pour atteindre l’équilibre budgétaire, il faut viser l’augmentation des revenus par une réforme de la fiscalité et par la mise en place d’une stratégie favorisant la création d’emplois de qualité, et conséquemment, une plus grande croissance économique.

Le gouvernement doit aussi suspendre les versements au Fonds des générations qui creusent artificiellement le déficit de la province. « Pourquoi massacrer les services publics et les programmes sociaux qui profitent à tout le monde, incluant les jeunes, au nom des générations futures ? Le gouvernement veut-il léguer un champ de ruines à nos enfants ? », ironise Pierre Patry. Offrir aux jeunes les mêmes opportunités, c’est d’abord leur donner, aujourd’hui, un accès à des services publics de qualité.

Les mesures d’austérité constituent un fléau pour la croissance économique. Elles ont un effet dépresseur sur l’économie. Il est grand temps que le gouvernement entende raison.

Développement local et régional : une gouvernance trop centralisée

En coupant dans les budgets des centres locaux de développement (CLD), le gouvernement libéral propose une déstructuration d’un modèle de développement économique local et régional ayant contribué à la croissance du Québec.

Il centralise les responsabilités de ce développement dans le giron des municipalités régionales de comté (MRC) en abolissant les conférences régionales des élus (CRÉ) et en permettant la fermeture des centres locaux de développement (CLD). Cette centralisation des pouvoirs aux mains d’une instance politique non redevable directement à la population est inquiétante, particulièrement dans le contexte post-commission Charbonneau.

« Attaquer les CLD et les CRÉ, c’est se priver de l’expertise des 1600 professionnels qui œuvrent au développement économique régional », déplore Lucie Dufour, secrétaire générale de la Fédération des professionnèles de la CSN. Il est clair qu’une très grande majorité de municipalités ou de MRC n’ont pas l’expertise requise pour reprendre ce mandat économique. L’économie des régions va en souffrir.

Les minières : agir en catimini

Alors que la CSN, en septembre 2013, félicitait le gouvernement parce qu’il rendait obligatoire la divulgation publique de documents et de renseignements sur les opérations minières, pourquoi camoufler dans l’actuel projet de loi 28 des modifications à la Loi sur les mines ? Ces modifications viennent annihiler les nouvelles obligations de transparence exigées des minières. La CSN demande au gouvernement de ne pas revenir en arrière et de se tenir debout devant l’industrie minière et son puissant lobby.

Créer un poste permanent de « directeur du budget »

Finalement, au sujet du rapport préélectoral qui serait demandé au ministère des Finances, la CSN salue ce pas dans la bonne direction. Mais le gouvernement devrait aller plus loin et créer un poste permanent de « directeur du budget » pour le Québec, à l’image du Bureau du directeur parlementaire du budget à Ottawa. « La création d’un tel bureau, indépendant et nommé par les deux tiers des membres de l’Assemblée nationale, pourrait favoriser un débat public un peu plus objectif et ouvert sur les finances publiques du Québec », de conclure le trésorier de la CSN.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

30 degrés sous zéro ne refroidiront pas les ardeurs de la caravane contre l’austérité dans les MRC de la Mitis et de la Matapédia

Des militantes et des militants, et l’exécutif du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL-CSN) ont commencé leur visite d’une vingtaine de lieux de travail, pour expliquer aux membres et aux résidents comment l’austérité libérale attaque sévèrement notre région.

Aujourd’hui dans la MRC de la Matanie, nous avons sensibilisé une centaine de personnes à divers endroits, dont le centre hospitalier, le CHSLD et le CLSC de Matane. Chez la majorité, l’indignation est manifeste. « Si tous ceux et celles qui partagent notre dégoût face aux coupes sauvages du gouvernement Couillard dans les services publics et les programmes sociaux se mobilisent pour la grande manifestation de samedi prochain devant les bureaux du ministre Jean D’Amour, il va y avoir foule », s’enthousiasme Nancy Legendre, présidente du CCBSL.

Partout au Bas-Saint-Laurent

Cette phase II de mobilisation contre l’austérité nous conduira dans chacune des huit MRC du Bas-Saint-Laurent. Mardi le 3 février, la caravane s’arrête au CSSS de Mont-Joli (7 h) et à l’édifice municipal de la ville (12 h). À 15 h, les militants seront à l’hôpital d’Amqui. « Rien, surtout pas le froid extrême, ne nous empêchera de dénoncer l’opération insidieuse qui vise à opposer régions et grands centres », promet Mme Legendre. Il est impensable de croire qu’en abolissant les CLD et la CRÉ, qu’en créant un nouveau modèle de soins avec les CISSS, qu’en abolissant l’agence de santé et en fusionnant les commissions scolaires on va améliorer le sort de la population du BSL, de même que la vitalité de notre région. Il en va de même pour le sous-financement des cégeps et de l’UQAR.

Manifestation samedi devant les bureaux fraîchement rénovés du ministre Jean D’Amour

Tous ceux qui veulent faire entendre leur voix pour contrer l’austérité libérale sont bienvenus samedi matin à 10 h 30 lors d’une grande manifestation devant les bureaux rénovés à grands frais du ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Jean D’Amour, à Rivière-du-Loup.

Le CCBSL met d’ailleurs à la disposition des Bas-Laurentiens et Bas-Laurentiennes des autobus pour assurer leur transport à partir de onze villes de la région.

À propos

Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN) compte près de 10 000 membres. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

Une grande victoire pour les travailleuses et les travailleurs du secteur public, estime le Front commun

Les organisations membres du Front commun accueillent avec beaucoup d’enthousiasme la décision de la Cour suprême qui reconnait que le droit de grève est inhérent au droit d’association et que des restrictions trop importantes à celui-ci sont inconstitutionnelles.

Elles étudieront avec attention le jugement de la Cour suprême dévoilé vendredi dernier qui invalide la loi sur les services essentiels en Saskatchewan. « Il s’agit d’une grande victoire pour les travailleuses et les travailleurs du secteur public québécois, estime Lucie Martineau, porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP). Depuis l’adoption de la Loi sur les services essentiels au Québec en 1986, nos organisations ont déploré à de nombreuses reprises que les limitations du droit de grève dans le secteur public brisaient l’équilibre nécessaire du rapport de force entre les salariés de l’État et celui-ci, qui assume à la fois les rôles d’employeur et de législateur. »

« Alors que s’amorcent les négociations des 540 000 employés du gouvernement du Québec, ce jugement ne pouvait mieux tomber, estime Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN. Les limitations de leur droit de grève, qu’elles découlent de la Loi sur les services essentiels ou des nombreuses lois spéciales qui ont marqué l’histoire des négociations du secteur public, ne sont pas étrangères au retard de la rémunération globale qu’accusent les employés de l’État par rapport aux autres salariés québécois. » Cet écart se situe à 7,6%, selon les travaux publiés par l’Institut de la statistique du Québec en novembre dernier, en tenant compte du régime de retraite et de l’ensemble des avantages sociaux, et ce, pour des emplois comparables.

« Bien entendu, il existe des différences entre la loi sur les services essentiels de la Saskatchewan et celle du Québec, reconnaît Daniel Boyer, président de la FTQ. Voilà pourquoi nos équipes juridiques analyseront en profondeur l’impact de ce jugement sur la législation québécoise. Si nécessaire, nous n’hésiterons pas à faire les représentations politiques et juridiques qui s’imposeront afin d’assurer que les employés du secteur public puissent se prévaloir des mêmes droits que les autres travailleurs syndiqués au Québec. »

À propos

Le Front commun regroupe la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l’APTS). Ensemble, ces organisations représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec. Les conventions collectives du secteur public viendront à échéance le 31 mars 2015.

La CSN salue une avancée historique pour les ‎droits des travailleurs

La Cour suprême du Canada renverse une décision de la Cour d’appel de la Saskatchewan et rend constitutionnel le droit de grève.

En 2008, la province de la Saskatchewan a adopté deux lois, l’une qui imposait des services essentiels aux employé-es de l’État qui étaient en grève, et l’autre qui rendait l’accréditation des syndicats un peu plus difficile. La Saskatchewan Federation of Labour (SFL) et de nombreux autres syndicats ont contesté la constitutionnalité de ces lois, faisant valoir qu’elles portent atteinte aux droits et libertés garantis par la Charte canadienne des droits et libertés, notamment la liberté d’association et la liberté d’expression.

En cour d’appel, la SFL avait été déboutée, le juge décrétant que ces deux lois n’entravaient en rien les droits des travailleurs.

La Cour suprême vient toutefois d’infirmer cette décision. Cinq juges contre deux ont estimé que le droit de grève est désormais constitutionnel, et que la loi votée en 2008 pour en limiter l’exercice est inconstitutionnelle.

Jugement historique

Dans ce jugement historique, il est écrit : « Advenant la rupture de la négociation de bonne foi, la faculté de cesser collectivement le travail est une composante nécessaire du processus grâce auquel les travailleurs peuvent continuer de participer véritablement à la poursuite de leurs objectifs liés au travail. [… ]  Le temps me paraît venu de le consacrer constitutionnellement. »

La Cour suprême précise même que « les salariés du secteur public sont tout autant visés. Ceux d’entre eux qui assurent des services essentiels ont certainement des fonctions dont le caractère unique est susceptible de militer en faveur d’un mécanisme moins perturbateur que la grève  […] mais ne saurait justifier l’absence de tout mécanisme de règlement des différends. Parce qu’elle supprime le droit de grève d’un certain nombre de salariés sans le remplacer par un tel mécanisme, la loi saskatchewannaise en cause est inconstitutionnelle ».

« C’est un pas de géant pour les droits du travail. Un combat de plusieurs décennies vient d’être remporté aujourd’hui par les travailleurs et les travailleuses au pays. La Cour suprême protège de façon très importante le droit de grève qui ne saurait dorénavant être refusé aux employé-es syndiqués », clame Jean Lortie, secrétaire général de la CSN.

Services essentiels

Le tribunal demande aussi au gouvernement de la Saskatchewan de refaire ses devoirs, lui donnant un an pour élaborer une nouvelle loi sur les services essentiels, qui n’entrave pas le droit de grève des travailleurs et travailleuses.

« Au Québec, ce jugement pourrait servir la cause des travailleurs et des travailleuses touchés par le projet de loi 3 sur la pérennité des régimes de retraite. Ces syndiqué-es sont soumis à la loi québécoise sur les services essentiels et n’ont pas le droit de grève durant les négociations avec les employeurs. Leur droit d’association est, selon nous, bafoué à plusieurs égards. Est-ce qu’un tribunal pourrait leur donner raison? », questionne M. Lortie.

Voter pour se syndiquer

La deuxième loi votée par le gouvernement de la Saskatchewan obligeait la tenue d’un vote secret pour l’obtention d’une accréditation syndicale. La Cour suprême considère que cette loi ne va pas à l’encontre des droits des travailleurs. La CSN est d’avis que la formule de syndicalisation avec la signature de cartes d’adhésion pour obtenir une accréditation est la meilleure façon de faire puisqu’elle permet d’éviter toute influence ou intimidation patronale. La Confédération déplore donc la décision de la Cour suprême puisqu’elle vient valider une loi qui est une entorse directe au droit d’association.

Unis pour préserver leur droit à la formation

Les 500 professionnels (les) de la santé du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHU Sainte-Justine) ont réclamé d’une même voix le retour de leur droit à la formation.

En novembre dernier, les travailleurs et travailleuses ont appris que la direction avait décidé d’interrompre les activités de formation pour l’année budgétaire en cours.

Difficile à croire qu’un tel établissement de santé, dont une partie de la mission fondamentale est la recherche et l’enseignement de calibre universitaire, viendrait saper ainsi un des éléments de base qui assure son rayonnement au Québec et ailleurs dans le monde.

Cette mesure privera donc de nombreux professionnels (les) de formations pourtant essentielles, et ce, pendant six mois. « Pour être en mesure de faire honneur à la mission de Sainte-Justine, nos professionnels et techniciens ont besoin de pouvoir suivre des formations pour maintenir et développer leurs compétences », a fait valoir Dominique Pallanca, secrétaire générale du Syndicat des techniciens (nes) et professionnels (les) de la santé et des services sociaux du Québec (STEPSSSQ/FP-CSN) et présidente de la section locale du syndicat, qui compte un millier de membres.

Pour l’instant, les formations nécessaires aux 500 techniciens de l’établissement, également membres du syndicat, n’ont pas encore été menacées. Le STEPSSSQ reste tout de même en alerte sur ce front.

Afin d’informer l’ensemble de ses membres et de rétablir leur droit à la formation dans l’intérêt d’un haut niveau de compétence et d’expertise au Québec au service des enfants, la section du STEPSSSQ du CHU Sainte-Justine a entrepris une tournée des départements afin de faire signer une pétition qui, saison oblige, a pris la forme d’une carte de souhaits du nouvel an destinée aux membres du conseil d’administration de l’institution.

Cette carte de souhaits géante, signée par des centaines de membres du syndicat, a été déposée au conseil d’administration lors de sa séance du mercredi 28 janvier.

Le syndicat a ainsi mis en garde la direction du centre hospitalier sur les conséquences à long terme d’une telle politique, en même temps qu’il a clairement signifié qu’une telle mesure est inacceptable et qu’elle doit être levée immédiatement.

Le syndicat rencontrera la direction dans les prochains jours et s’il n’obtient pas satisfaction, une deuxième phase de son plan d’action se déploiera à la fois dans l’établissement et sur la place publique.

La CSN prône une meilleure intégration des immigrants

La langue française, une intégration améliorée et l’élimination des discriminations doivent être au cœur de la nouvelle politique québécoise en matière d’immigration croit la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui a déposé le 29 janvier un mémoire à ce sujet devant la Commission des relations avec les citoyens.

Selon la CSN, les nouveaux arrivants sont une richesse à bien des égards et il est du devoir du gouvernement d’adopter une politique d’immigration qui va au-delà de l’objectif de croissance économique par « l’importation » de travailleurs. La politique doit assurer l’intégration harmonieuse des personnes accueillies, et ce, dans une société francophone et moderne où l’égalité de toutes et de tous est garantie légalement.

« On sait que les nouveaux arrivants éprouvent des difficultés à faire reconnaître leurs diplômes et leurs expériences professionnelles. Les démarches et les frais engagés pour régler ce genre de situation découragent bien des immigrants. C’est sans compter que les employeurs exigent souvent d’eux qu’ils aient une expérience de travail au Canada. Le résultat est que bon nombre d’immigrants n’auront d’autres choix que de se contenter d’un emploi moins qualifié qui ne correspond pas à leurs aspirations », précise Jean Lortie, secrétaire général de la CSN.

En effet, selon une étude de 2010 du ministère de l’Immigration, plus de 56 % des personnes immigrantes détenant un diplôme universitaire étaient surqualifiées pour leur emploi.

Une vision plus humaine de l’immigration

L’économie ne doit pas être le seul critère sur lequel le gouvernement s’appuie pour adopter sa politique. L’immigration doit s’inscrire dans une vision plus large incluant nos valeurs sociales et humaines.

L’intégration des immigrants doit donc comprendre non seulement l’apprentissage du français, mais également celui de l’histoire, de la culture et des institutions.

La politique d’immigration qui sera élaborée doit assurer le respect des droits de la personne et tenter d’éliminer toute discrimination dont sont victimes les nouveaux arrivants. À cet égard, la nouvelle politique devra s’attaquer au problème de l’utilisation grandissante des travailleurs migrants temporaires qui sont employés pour combler des besoins ponctuels avant d’être renvoyés chez eux. Cette main-d’œuvre a aussi droit à des conditions de travail décentes et à des salaires équitables.

La situation des femmes immigrantes doit également être au cœur des préoccupations du Ministère dans l’élaboration de sa politique. Ces dernières font face à diverses formes de discrimination incluant celle liée au sexe.

« Leurs conditions de vie (logement, nourriture, intimité) sont souvent médiocres. Peu d’enquêtes sont menées pour vérifier le respect, par les employeurs, des législations du travail […] Les travailleuses domestiques sont, en outre, exclues de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles et du régime de santé-sécurité », peut-on lire dans le mémoire.

L’apprentissage du français

Il est aussi de l’avis de la CSN qu’il faut allouer des ressources financières plus importantes à l’apprentissage de la langue française et offrir des cours de francisation de base d’une durée suffisante à tous les immigrants et à leur famille afin qu’ils puissent rapidement s’intégrer en français dans notre société.

Les immigrants doivent aussi faire face à un milieu du travail où l’on exige de plus en plus la connaissance de la langue anglaise. Le défi est donc double pour ces nouveaux arrivants, une situation que déplore la Confédération. Il est essentiel que l’Office québécois de la langue française (OQLF) ait la pleine capacité de remplir ses mandats, notamment de s’assurer du respect du droit de travailler en français au Québec.

Le projet de politique d’immigration préconise « une vision porteuse d’un projet collectif rassembleur pour l’ensemble de la société ». De belles paroles qui viennent toutefois en contradiction avec les dernières décisions du gouvernement libéral. « Le seul projet que semble entretenir le gouvernement est celui du démantèlement du modèle social québécois, un modèle fondé sur l’égalité des chances, la solidarité et la protection sociale. L’austérité n’est pas un projet de société. Pour mettre en œuvre la nouvelle politique d’immigration, des ressources importantes devront être investies sans quoi cette politique ne sera qu’un vœu pieux », conclut Jean Lortie.

Unis pour préserver leur droit à la formation

Les 500 professionnels (les) de la santé du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHU Sainte-Justine) ont réclamé d’une même voix le retour de leur droit à la formation.

En novembre dernier, les travailleurs et travailleuses ont appris que la direction avait décidé d’interrompre les activités de formation pour l’année budgétaire en cours.

Difficile à croire qu’un tel établissement de santé, dont une partie de la mission fondamentale est la recherche et l’enseignement de calibre universitaire, viendrait saper ainsi un des éléments de base qui assure son rayonnement au Québec et ailleurs dans le monde.

Cette mesure privera donc de nombreux professionnels (les) de formations pourtant essentielles, et ce, pendant six mois. « Pour être en mesure de faire honneur à la mission de Sainte-Justine, nos professionnels et techniciens ont besoin de pouvoir suivre des formations pour maintenir et développer leurs compétences », a fait valoir Dominique Pallanca, secrétaire générale du Syndicat des techniciens (nes) et professionnels (les) de la santé et des services sociaux du Québec (STEPSSSQ/FP-CSN) et présidente de la section locale du syndicat, qui compte un millier de membres.

Pour l’instant, les formations nécessaires aux 500 techniciens de l’établissement, également membres du syndicat, n’ont pas encore été menacées. Le STEPSSSQ reste tout de même en alerte sur ce front.

Une pétition

Afin d’informer l’ensemble de ses membres et de rétablir leur droit à la formation dans l’intérêt d’un haut niveau de compétence et d’expertise au Québec au service des enfants, la section du STEPSSSQ du CHU Sainte-Justine a entrepris une tournée des départements afin de faire signer une pétition qui, saison oblige, a pris la forme d’une carte de souhaits du nouvel an destinée aux membres du conseil d’administration de l’institution.

Cette carte de souhaits géante, signée par des centaines de membres du syndicat, a été déposée au conseil d’administration lors de sa séance du mercredi 28 janvier.

Le syndicat a ainsi mis en garde la direction du centre hospitalier sur les conséquences à long terme d’une telle politique, en même temps qu’il a clairement signifié qu’une telle mesure est inacceptable et qu’elle doit être levée immédiatement.

Le syndicat rencontrera la direction dans les prochains jours et s’il n’obtient pas satisfaction, une deuxième phase de son plan d’action se déploiera à la fois dans l’établissement et sur la place publique.

Des artistes se mobilisent

Pénélope McQuade, Philippe Fehmiu, Sylvie Rémillard et Pierre Maisonneuve invitent la population à manifester leur appui à Radio-Canada/CBC en participant au spectacle Tous en « cœur » pour Radio-Canada, qui aura lieu au Métropolis le dimanche 15 février, à 14 h. Le spectacle est une initiative de la campagne Tous amis de Radio-Canada. Il est organisé par des employé-es et des Amis de Radio-Canada.

Pénélope McQuade animera ce grand rassemblement. « Tous les artistes se sentent interpellés par l’avenir de Radio-Canada qui les a toujours soutenus, de déclarer Pénélope McQuade. Je n’ai pas hésité une seconde à participer à ce formidable spectacle mobilisateur. Depuis mon enfance, j’ai un attachement particulier à Radio-Canada. On a le diffuseur public dans le sang de père en fille chez nous. Et je sais que c’est la même chose pour le public. C’est un héritage essentiel, un témoin de notre histoire individuelle et collective ».

En conférence de presse, elle a dévoilé la liste des 33 artistes qui ont accepté de participer gracieusement au spectacle : Ariane Moffat, Louis-Jean Cormier, Paul Piché, Yann Perreau, Damien Robitaille, Klô Pelgag, Normand Brathwaite, Normand Chouinard, Alex Nevsky, Johanne Blouin, Michel Rivard, Richard Séguin, Daniel Lavoie, Jim Corcoran, Yves Lambert, David Giguère, Marco Calliari, David Goudreault, Debbie Lynch-White, Maxime Le Flaguais, Renaud Paradis, Simon Kearney, Antoine Gratton, Carlos Placeres, Jean Maheux, Claude Prégent, Radio Radio, Dumas, Michel Faubert, Gilles Bélanger, Elisapie Isaac, David Marin et Pierre Flynn.

Philippe Fehmiu, co-animateur du spectacle, explique que cette manifestation d’amour et de solidarité est essentielle afin de protéger Radio-Canada : « Mon intention est de provoquer une conversation nationale sur notre attachement au diffuseur public. Je suis un enfant de la radio de Radio-Canada, j’ai appris mon métier en écoutant les plus grands de la Maison. Je sais que ce pan important de notre identité est vital à notre culture ; nos artistes de la scène musicale me le disent tous les jours ».

Sylvie Rémillard, qui a réalisé la mise en scène d’une vingtaine de spectacles de la Fête nationale, a accepté sans hésiter de participer. « C’est le booking de spectacle le plus simple que j’ai jamais fait. Tout le monde voulait être là. On aurait pu faire un spectacle de douze heures », de souligner Sylvie Rémillard. Elle s’est engagée dans l’aventure par conviction : « Radio Canada, c’est le navire amiral de notre flotte culturelle. Il ne faut pas le laisser prendre l’eau. C’est un honneur pour moi d’être à la barre de ce spectacle, entourée d’un formidable équipage, tant sur scène, qu’en coulisses ». La direction musicale sera assurée par Simon Godin.

Pour Pierre Maisonneuve, porte-parole de Tous amis de Radio-Canada, « il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. Les premières promesses électorales formelles sont venues du chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair. Nous attendons celles des autres partis fédéraux déjà en campagne. Il faut maintenir la pression. Ce spectacle à Montréal va beaucoup nous aider. Radio-Canada nous appartient et nous devons défendre notre bien ». Informations sur le spectacle : – Billets en vente maintenant à 15 $ (+ taxes + frais) : ticketmaster (français), ticketmaster (anglais)ou au Métropolis – Métropolis : 59 rue Ste-Catherine Est, à Montréal – Date : le dimanche 15 février à 14 h – Diffusion web : www.amisderadiocanada.ca

La campagne Tous amis de Radio-Canada a été lancée afin de défendre l’intégralité de notre seul producteur et diffuseur public national. Elle est organisée par le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) de concert avec la Confédération des syndicats nationaux et la Fédération nationale des communications-CSN.

La CSN presse Ottawa de multiplier les démarches

Tous les yeux des militantes et des militants des droits de la personne et de la liberté d’expression de la planète sont tournés vers l’Arabie saoudite, alors que Raif Badawi pourrait de nouveau être fouetté demain. Au Québec et au Canada, la mobilisation se poursuit pour presser le gouvernement de Stephen Harper de multiplier les démarches pour que cesse ce châtiment barbare et pour la libération immédiate du blogueur emprisonné depuis le 17 juin 2012.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) joint sa voix à toutes celles qui réclament du ministre des Affaires étrangères, John Baird, qu’il pose des gestes concrets et continus pour obtenir sa libération. Des représentants de la CSN participeront d’ailleurs au rassemblement d’Amnistie internationale, aujourd’hui à 13 h 45, devant le Parlement canadien, à Ottawa, puis à la vigile devant l’ambassade d’Arabie saoudite. Le vice-président de la CSN, Jean Lacharité, marchera aux côtés de militantes et de militants de la centrale syndicale qui viendront en autobus de l’Estrie, de Montréal et de Gatineau pour montrer leur soutien à Raif Badawi.

La CSN invite ses membres et la population à signer la pétition d’Amnistie et à écrire au ministre Baird pour qu’il agisse promptement afin de permettre au prisonnier d’opinion de rejoindre sa famille, réfugiée à Sherbrooke.

En décembre dernier, le conseil confédéral de la CSN a voté une résolution d’appui à la libération de Raif Badawi, arrêté pour avoir créé un site Internet de débat politique et social, et plaidant pour la liberté d’expression. Il a été condamné à 10 ans d’emprisonnement, à 1000 coups de fouet et à une amende d’un million de riyals saoudiens (près de 290 000 $). Raif Badawi a été frappé de 50 coups de fouet le 9 janvier.

La CSN a écrit au roi Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud, au prince Mohammed bin Naif bin Abdul Aziz Al Saud, ministre de l’Intérieur, et à Yousuf Rashad A. Abuaish, ministre et chargé d’affaires de l’ambassade du Royaume d’Arabie saoudite à Ottawa, afin que les autorités saoudiennes :

• amnistient immédiatement Raif Badawi, et toutes les autres personnes détenues pour avoir exercé leur liberté d’expression, et les libèrent immédiatement et sans conditions ; • se conforment au droit international afin d’assurer le respect des droits de la personne en Arabie saoudite.

Victoire totale des syndiqués CSN contre le magnat des Résidences Soleil

Le délai pour en appeler de la décision de la Cour supérieure, donnant raison à une soixantaine de syndiqué-es CSN, est maintenant expiré pour Eddy Savoie. Ce dernier pouvait effectivement faire appel de ce jugement, et ce, avant le 22 janvier à minuit. Il devra par conséquent se plier à la décision rendue le 20 juin 2014 par l’arbitre André Ladouceur obligeant le riche propriétaire des Résidences Soleil à rembourser quelque 80 000 $ prélevés illégalement et rétroactivement à ses salarié-es, en plus de payer sa part des soins dentaires tel que prévu dans l’actuelle convention collective.

« Nous applaudissons le geste de monsieur Savoie de ne plus contester la décision arbitrale, affirme M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE), décision pour laquelle les procédures juridiques ont été longues et coûteuses, surtout pour les salarié-es. Monsieur Savoie aurait pu se contenter, dès le départ, de rembourser les 80 000 $ qu’il a obstinément et illégalement refusé de débourser. Pour lui, dont la fortune personnelle dépasse les 2 milliards de dollars, ce n’était peut-être pas grand-chose. Mais pour les salarié-es, dont la rémunération est sans commune mesure avec celle de leur patron, il est évident que les effets négatifs financiers de telles procédures juridiques ont été extrêmement difficiles à vivre. »

« Nous pouvons maintenant déclarer que ce dossier juridique est clos et les employé-es des Résidences Soleil – Manoir de Sherbrooke vont enfin pouvoir toucher leurs dus », déclare pour sa part Luc Poirier, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de l’Estrie – CSN. « Il reste à espérer que cette expérience servira à monsieur Savoie et qu’il travaillera à l’avenir à développer des relations de travail plus harmonieuses et surtout plus respectueuses de ses propres salarié-es », ajoute-t-il.

Rappel des faits

À peine deux mois après l’entrée en vigueur de la convention collective actuelle, en avril 2012, Eddy Savoie a cessé unilatéralement de payer sa part de l’assurance dentaire pour une soixantaine de salarié-es. Il a ainsi refilé illégalement la totalité du coût de la prime d’assurance dentaire à ses employé-es, prime qu’il devait assumer à 50 %. Eddy Savoie s’est aussi octroyé le droit de récupérer sa part de l’assurance dentaire qu’il avait versée à l’assureur, et ce, d’avril 2009 à avril 2012, soit trois années complètes. Dans une décision rendue le 20 juin dernier, l’arbitre André Ladouceur l’a condamné à rétablir sa part puis à rembourser les salarié-es. À ce jour, les sommes dues par M. Savoie avoisinent les 80 000 $.

À propos du syndicat et de la CSN

Les employé-es du Manoir de Sherbrooke sont membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CHP de l’Estrie – CSN qui compte 250 membres répartis dans sept résidences. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui regroupe plus de 3 000 salarié-es œuvrant dans les centres d’hébergement privés, et environ 130 000 autres provenant d’autres secteurs d’activité. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE) qui regroupe 12 000 syndiqué-es dans 110 syndicats. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) compte 325 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

Le développement économique de Montréal est en jeu

Le maire de Montréal doit décider d’ici la fin du mois du sort des corporations de développement économique et communautaire (CDEC) et des centres locaux de développement (CLD) de la métropole du Québec. On ne sait toujours pas combien d’organismes de développement économique seront conservés ni dans quels arrondissements ils seront situés, encore moins combien d’experts en développement pourront préserver leur emploi.

« C’est aberrant de voir que le gouvernement libéral s’apprête à désorganiser le soutien au développement économique de tout le Québec sans avoir un plan bien défini et une expertise déjà en place pour prendre le relais efficacement. Ce qui arrive au développement économique montréalais est inacceptable », déplore Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. Rappelons que le gouvernement du Québec a diminué de plus de 50 % sa contribution aux municipalités en ce qui concerne le développement régional, et que le projet de loi 28 prévoit par ailleurs de faire passer de 18 à 6 le nombre d’organisations qui se consacrent au développement économique sur le territoire montréalais. L’austérité met donc des bâtons dans les roues des entreprises en devenir ou qui planifiaient des projets de croissance.

« Les coupes de plus de la moitié du budget consacré au développement régional vont empêcher de réaliser autant d’accompagnements et de suivis de projets de PME, qui sont pourtant vitaux pour l’économie des arrondissements de Montréal », insiste Lucie Dufour, secrétaire générale de la Fédération des professionnèles CSN et responsable du dossier du développement régional à la Fédération. Il faut savoir que chaque arrondissement de Montréal possède pour le moment une CDEC ou un CLD, ce qui permet d’assurer un service de proximité aux entrepreneurs, tout en étant à l’écoute des besoins des communautés locales. « On va perdre du temps à se réorganiser plutôt que de développer notre métropole. La CSN demande donc au gouvernement de maintenir le modèle de développement économique local et régional ainsi que les organisations – CLD, CDEC, CRÉ – qui ont fait leurs preuves. C’est dans ce sens qu’elle interviendra à la commission parlementaire sur le projet de loi 28 », ajoute Véronique De Sève.

« Il serait extrêmement dommage de sacrifier toutes ces années de travail avec une réforme improvisée sur fond d’austérité. La ville de Montréal doit prendre le temps de considérer les meilleures options pour l’avenir de son développement économique », avance Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain.

Réunis le 22 janvier, les membres des syndicats de CDEC ont adopté des principes pour la reconfiguration des territoires desservis par le développement local et régional : vision de développement économique communautaire, autonomie de gestion, processus démocratique, culture d’innovation et de développement et maintien des expertises. Ils demandent au maire de Montréal, Denis Coderre, de tenir compte de ces principes.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération des professionnèles (FP) compte parmi ses membres des personnes occupant un des plus larges éventails de disciplines et de professions. Les syndicats qu’elle regroupe représentent plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant dans différents secteurs d’activité, dont les CDEC et les CLD.

Ici, nous aimons Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue… Depuis quinze ans !

Aujourd’hui, le collectif Ici, nous aimons Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue annonce la tenue d’un spectacle de solidarité et de prise de parole le samedi 21 février 2015 à 20 h à la Scène Paramount située au 15, rue Gamble Ouest à Rouyn-Noranda. Plusieurs personnalités participeront à cet événement : Dany Placard, l’École de danse Danzhé, Geneviève et Matthieu, Louis-Philippe Gingras, Anodajay, Raôul Duguay, Alexandre Castonguay et Marta Saenz de la Calzada.

« Après Sherbrooke, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et bientôt Moncton puis Montréal, c’est au tour de la belle région de l’Abitibi-Témiscamigue de célébrer la présence de Radio-Canada/CBC dans ses communautés. Je suis heureux de pouvoir participer à cet événement qui souligne le travail essentiel réalisé par tous les artisans de notre producteur et diffuseur public. Comme partout ailleurs au pays, la présence de Radio-Canada en Abitibi-Témiscamigue contribue à la diffusion de l’information régionale, à la vitalité de la culture, à la diversité des voix et à la liberté d’expression de toute la population de la région. Cette présence est précieuse et il faut la défendre », de déclarer Pierre Maisonneuve, porte-parole de Tous amis de Radio-Canada.

« Radio-Canada a toujours eu une place privilégiée dans ma vie. Je suis né au même moment de sa création et quand je veux de l’information sur le monde de ma région, c’est ma référence. J’ai une confiance sans bornes envers le sérieux de leur programmation. Avec les nombreuses suppressions de postes imposées partout dans les régions, le spectre des compressions budgétaires n’est jamais trop loin pour nous, particulièrement lorsque nous précisons que nous avons une des plus petites stations de Radio-Canada au Québec. Mais tout ça nous appartient et nous devons avoir le pouvoir de décider pour notre avenir qui est intimement lié à cet outil collectif. Si nous voulons préserver la liberté et l’indépendance de notre service public, nous devons retirer le pouvoir d’intervention des élus du gouvernement fédéral », de souligner Fernand Bellehumeur, co-porte-parole de l’événement du 21 février prochain.

« Radio-Canada permet d’accroître le sentiment d’appartenance des gens de la région, produit du contenu adapté à nos réalités régionales, permet aux citoyennes et aux citoyens d’améliorer leur connaissance de la région, diffuse nos préoccupations, nos débats, nos réussites et nos fiertés, et ce, bien au-delà de nos frontières. En ce sens, nous croyons fermement que les décisions gouvernementales, qu’elles soient prises à Québec ou à Ottawa, doivent impérativement refléter notre réalité lorsqu’elles nous touchent collectivement. Je m’inquiète sérieusement de la réduction du nombre de voix dans la sphère médiatique. Comme toutes les autres régions, l’Abitibi-Témiscamingue ne peut se priver de l’apport médiatique de Radio-Canada », de conclure Valérie Lemay, co-porte-parole du spectacle et employée de l’organisme Valorisation Abitibi-Témiscamingue.

La campagne Tous amis de Radio-Canada a été lancée afin de défendre l’intégralité de notre seul producteur et diffuseur public national. Elle est organisée par la Confédération des syndicats nationaux, de concert avec la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).