Des conflits exacerbés

Des organisations de la société civile au Canada et au Québec s’inquiètent que l’Accord de libre-échange actuellement débattu à la Chambre des communes ne mine encore davantage les droits de la personne et la démocratie au Honduras. Les discussions ont commencé quelques jours après l’entrée en poste de Juan Orlando Hernandez, qui a pris le pouvoir à la suite d’élections présidentielles fortement controversées au Honduras. En effet, la plupart des observateurs internationaux estiment que les résultats électoraux, entachés d’irrégularités et obtenus dans un contexte de violence, ne sont pas valides.

La nouvelle loi proposée envoie le message que le Canada appuie les gouvernements illégitimes pour autant qu’ils servent les intérêts de l’économie canadienne. Cet accord commercial bilatéral a été conclu le 5 novembre 2013 dans la foulée des élections présidentielles, malgré une opposition généralisée et des éléments de preuves suggérant que l’accord attiserait les tensions sociales et les enjeux liés aux droits de la personne. Depuis le coup d’État militaire de 2009, au cours duquel le président démocratiquement élu, Manuel Zelaya, a été renversé, la violence et la répression ont atteint des sommets sans précédent. Les défenseurs des droits de la personne et des droits des femmes, les membres de la communauté LGBT (les gais, lesbiennes, bisexuels et transsexuels), les Garifunas, les peuples autochtones, les dirigeants syndicaux, les agriculteurs et les journalistes ont été systématiquement menacés, voire tués.

Corruption de la police et militarisation de l’État

Au Honduras, la corruption de la police est endémique et certains hauts gradés sont impliqués dans des activités criminelles. Sans conteste, l’impunité règne au sein du système judiciaire et des forces de l’ordre. Dernièrement, Constantino Zavala, le chef de police de la province de Lempira, située dans l’ouest du pays, a été suspendu à la suite d’allégations de trafic de stupéfiants. Le président Hernandez a mis l’accent sur le retour de la sécurité militaire, notamment en faisant adopter la Law of Public Order Military Police (PMOP). Une nouvelle « taxe pour la sécurité », imposée aux grandes sociétés, a servi à financer cette nouvelle police militaire. Le gouvernement a ainsi récolté 24,5 millions de lempiras (1,2 million $). Les nouvelles unités militaires seront chargées de patrouiller dans les quartiers résidentiels, les nouveaux développements et les lieux publics pour réprimer la criminalité. Les défenseurs des droits de la personne au Honduras croient plutôt assister au retour des escadrons de la mort qui ont assassiné femmes, jeunes et dissidents politiques au cours des années 1980. Lors des élections présidentielles du 24 novembre 2013, de nombreux Honduriens espéraient que le nouveau portrait politique mettrait fin au régime dominé par deux partis, et ce, pour le mieux. Cependant, il semble que l’élection contestable du président Hernandez ait, au contraire, envenimé la situation. Les observateurs étrangers et les mouvements locaux de défense des droits de la personne ont signalé des fraudes généralisées : achat de votes, irrégularités dans le registre des électeurs, vente de bulletins d’électeur, intervention militaire, intimidation et même assassinats. Hernandez a néanmoins été déclaré vainqueur, ce qui a plongé le pays encore plus profondément dans la crise.

Le Canada attise le conflit social

Outre l’Accord de libre-échange, les investissements canadiens ont contribué à alimenter le conflit social, particulièrement dans les industries minières, touristiques et dans le secteur de l’exportation. Le gouvernement du Canada a assuré l’assistance technique pour l’adoption de la General Mining and Hydrocarbons Law (janvier 2013). La nouvelle loi sur les mines a mis un terme au moratoire de 7 ans et imposé aux minières des redevances de 2 % en vue de financer les mesures de sécurité nationale. L’entente prévoyait également de nouveaux projets miniers, ce qui a ravivé les tensions sociales et nécessité une présence militaire accrue dans les communautés où sont situés les projets miniers. Selon le Honduras Documentation Center, 52 % des conflits émanent de la gestion des ressources naturelles. L’exemple le plus notoire est celui de la minière Goldcorp (Vancouver) qui gère une mine d’or et d’argent située dans la vallée de Siria. Le projet minier est responsable de la contamination des eaux, de l’assèchement de cours d’eau et de l’apparition de sérieux problèmes de santé dans les communautés environnantes, problèmes dont on a pas encore relevé toute l’ampleur.

Dans le secteur des exportations de vêtements et de textiles, la compagnie Gildan Activewear (Montréal), dont les usines sont situées dans le nord-ouest du Honduras, a été pointée du doigt; celle-ci serait responsable de nombreux accidents de travail survenus en raison de la longueur démesurée des quarts de travail et des objectifs de rendement trop élevés, et aurait congédié des travailleurs qui tentaient de mettre sur pied un syndicat. En dernier lieu, dans le secteur touristique, les investissements canadiens ont donné lieu au déplacement des communautés autochtones et afro-honduriennes sans égard à leur culture ou à leurs droits ancestraux sur ces terres. Le gouvernement canadien trompe la population en affirmant que cet accord de libre-échange permettra d’améliorer la situation au Honduras. En fait, il diminue énormément la capacité du gouvernement à légiférer en faveur du public et porte un dur coup aux droits des communautés, des personnes, du travail et de l’environnement. Pendant ce temps, les droits des investisseurs prennent le dessus : les sociétés pourront maintenant poursuivre le gouvernement si ce dernier prend des décisions qui vont à l’encontre de leurs intérêts. Les ententes parallèles en matière d’environnement et de droits du travail n’ont aucun mécanisme leur permettant de prendre force et effet. Ainsi, en privilégiant des intérêts économiques de quelques investisseurs privilégiés, cet accord de libre-échange ne peut que mener le Honduras vers une crise encore plus vive et un climat de violence accru. Nous demandons au Parlement canadien de ne pas adopter cette loi en faveur d’un accord de libre-échange entre le Canada et le Honduras et au gouvernement conservateur de revoir ses priorités concernant le Honduras, en privilégiant d’abord et avant tout le bien-être des communautés, de la population et des travailleurs et travailleuses. Alternatives Americas Policy Group (APG)

Atlantic Regional Solidarity Network (ARSN)

Breaking The Silence (BTS)

British Columbia Teachers’ Federation (BCTF)

Canadian Union of Public Employees (CUPE)

Climate Justice Saskatoon

Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL)

Common Frontiers

Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Council of Canadians

Council of Canadians – Saskatoon Chapter

Council of Canadians – London Chapter

CUPE Ontario International Solidarity Committee

Latin American-Canadian Solidarity Association (LACASA)

Latin American and Caribbean Solidarity Network (LACSN)

Les AmiEs de la Terre de Québec

Mining Injustice Solidarity Network (MISN)

MiningWatch Canada

Public Service Alliance of Canada (PSAC)

Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC)

Rights Action

SalvAide

Unifor

United Steelworkers (USW)

Bons résultats financiers de PFR : un peu beaucoup des travailleurs là-dedans

Les syndicats des travailleurs de Produits forestiers Résolu (PFR) membres de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) se réjouissent de voir que leur employeur semble enfin avoir émergé de la situation financière difficile qui l’avait amené, cinq ans plus tôt, à demander la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.

Un peu de nous autres là-dedans

Pour l’organisation syndicale, cette annonce d’un bénéfice de 107 millions de dollars pour l’exercice de l’année 2013, en hausse de 24 % sur celui de l’année précédente, et d’un BAIIA de 377 millions, s’explique en grande partie par la contribution active des travailleuses et des travailleurs à la relance, mais aussi par les ressources naturelles abordables dont profite Résolu au Québec.

Les employé-es syndiqués membres de la FIM-CSN ont contribué activement à la relance de leur employeur et de ses installations, en acceptant, entre autres, une baisse de leur rémunération globale de près de 30 % et en encaissant la perte de quelques centaines d’emplois depuis la restructuration. Ces travailleurs souhaitent que le contexte financier favorable actuel pour PFR se répercute sur leurs conditions de travail et sur la pérennité de leurs emplois.

Alain Lampron, président de la FIM-CSN, commente l’annonce des états financiers de Produits forestiers Résolu pour 2013 de cette façon : « Pour paraphraser un fameux slogan publicitaire québécois, si aujourd’hui, PFR sort du rouge et annonce un BAIIA positif de 377 millions de dollars, les travailleuses et les travailleurs des usines, du secteur forestier et scieries de l’entreprise peuvent dire avec fierté qu’il y a un peu de nous autres là-dedans. Nous trouvons important de rappeler que les syndiqué-es FIM-CSN de PFR ont contribué plus d’une fois au plan de relance de l’entreprise en acceptant de lourds sacrifices sur leurs conditions de travail et sur leur fonds de pension.

Maintenant que la situation s’est stabilisée et que la rentabilité est de nouveau au rendez-vous, nous souhaitons rappeler à M. Richard Garneau, PDG de PFR, qu’il doit s’assurer que cette embellie profite aussi aux travailleuses et aux travailleurs qui doivent négocier un nouveau contrat de travail en 2014 et en 2015. En ce sens, nous souhaitons que le maintien d’emplois syndiqués de qualité et le réinvestissement pour assurer la pérennité des installations de la compagnie soient les priorités de M. Garneau pour les prochaines années. De cette façon, l’entreprise pourra encore longtemps bien vivre de nos ressources naturelles, et créer de la richesse et de bons emplois pour nos communautés boréales québécoises. »

À propos de la FIM

Nous sommes plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Un meilleur accès aux soins de santé passe par le public

À la veille du déclenchement des élections, les différents sondages confirment que la priorité en tête de liste des Québécoises et des Québécois est l’accès aux soins de santé. Or, la « gouvernance entrepreneuriale » dénoncée aujourd’hui par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) pave plutôt la voie à la privatisation et complique ainsi l’accès aux soins.

« Au nom de la gouvernance entrepreneuriale, qui sous entend que le privé peut faire mieux que le public, on assiste à une volonté de l’État de contractualiser la prestation des soins et services au profit du privé. L’exemple du projet d’assurance autonomie du ministre Hébert témoigne de cette nouvelle idéologie », lance Jean Lacharité, vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui dénonce également les dérives managériales du réseau de la santé et rappelle l’adhésion massive de la population au concept d’accès universel et gratuit. L’IRIS critique par ailleurs la « posture de sous-traitance » et les emplois précaires laissés aux organismes communautaires qui sont appelés à jouer un rôle important dans le projet d’assurance-autonomie avec tarification du ministre Réjean Hébert. La gestion «basée sur le marché» analysée par l’IRIS s’accompagne du principe de l’« utilisateur-payeur ».

L’étude insiste d’ailleurs sur le fait que 30 % des dépenses en santé sont maintenant privées au Québec, alors que cette proportion était de près de 25 % en 1990. L’IRIS affirme que l’État a été un « facilitateur » de cette progression du privé, notamment en permettant l’incorporation des médecins en 2007. La gestion entrepreneuriale s’est également accompagnée d’une augmentation du nombre de cadres, alors que le ratio de salarié-es par cadre est passé de 19 au moment de la création des CSSS à 17,5 dix ans plus tard. L’Institut met également en lumière les effets de la méthode d’optimisation des soins nommée Lean Six Sigma qui serait à l’origine d’une augmentation de près de 400 M$ en dix ans des coûts de congés de maladie provoquée par des problèmes de santé mentale et des troubles musculo-squelettiques.

« Il s’agit encore là d’un effet pervers de la gestion néolibérale de notre système de santé et dont les impacts financiers et humains commencent à peine à être connus », commente Jean Lacharité. Il estime que les différents partis politiques doivent dire s’ils entendent persister dans un mode de gestion entrepreneuriale du système de santé qui favorise une hausse constante du privé en santé. Si rien ne change, l’IRIS estime que tant les patients que les travailleurs du réseau « feront les frais » de ce mode de gestion importé de façon imprudente du secteur des entreprises.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Radio-Canada refuse toujours d’harmoniser les plages salariales

Visionnez et partagez la vidéo : https://vimeo.com/86973633

Lors de la séance de négociation du 17 février 2014, la Société Radio-Canada a encore une fois refusé d’honorer la lettre d’entente signée en 2009 selon laquelle les parties se sont engagées « à étudier la question de l’harmonisation des plages salariales avec celles de la Guilde canadienne des médias ».

Plus d’un an après la présentation de l’étude exhaustive du professeur Stéphane Renaud qui démontre clairement un écart salarial en faveur de la Guilde canadienne des médias, l’employeur se contente de présenter une opinion rédigée par un consultant Mercer. De l’aveu même de Radio-Canada, « le mandat de Mercer n’avait pas pour objectif de proposer une méthodologie alternative ou complémentaire à celle utilisée par le professeur Renaud ». La réponse transmise par Mercer à la table de négociation n’est basée sur aucune étude patronale, ni aucun chiffre.

Deux experts en rémunération étaient présents à cette séance de négociation à l’invitation du syndicat pour répondre à « l’opinion professionnelle » commandée par Radio-Canada au cabinet Mercer. Le professeur Stéphane Renaud, de l’Université de Montréal, et l’actuaire André Pelletier, tous deux experts en rémunération, ont réfuté les arguments patronaux.

Selon les experts Renaud et Pelletier, « l’exercice d’harmonisation des plages salariales peut être effectué dès maintenant », alors que Radio-Canada soutient qu’il faut attendre que le Conseil canadien des relations industrielles statue sur la fusion des syndicats du Québec et de Moncton.

Le représentant du cabinet Mercer a de plus contesté la méthodologie du professeur Renaud, sans en proposer d’autre. Or, MM. Renaud et Pelletier ont utilisé cinq méthodes différentes qui « mènent toutes à la même conclusion, à savoir qu’il existe un écart dans les plages salariales en faveur des employés de la Guilde canadienne des médias. Cet écart avoisine les 7 % ».

Selon les deux experts, « retarder l’exercice d’harmonisation des plages salariales et élargir le débat en incluant d’autres éléments de la rémunération et d’autres syndicats dérogent au libellé de la lettre d’entente de la convention collective ».

Rappelons qu’en 2009, le SCRC avait accepté de retarder de deux ans l’étude de la question de l’harmonisation pour tenir compte du fait que l’employeur disait éprouver des difficultés financières.

Désormais, le message est clair et brutal : Radio-Canada ne veut pas honorer sa signature et refuse de discuter de la question avec notre syndicat.

Le syndicat rejette la recommandation de la conciliatrice au deux tiers

Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Massif (CSN) ont rejeté au deux tiers l’offre proposée par la conciliatrice, présentée vendredi lors d’une réunion de conciliation entre les parties. Rappelons qu’une semaine plus tôt, les syndiqué-es avaient voté à 90,5 % au scrutin secret pour un mandat de cinq jours de grève après un rejet massif de l’offre « finale » de l’employeur à 90,3 %. L’impasse persiste donc encore.

« Malgré les efforts de la conciliatrice, les membres ont trouvé peu d’avantages par rapport à l’offre finale déposée par l’employeur le 7 février dernier et rejetée massivement le 12 février», a souligné Sylvain Guay, président du syndicat, après le vote.

Malgré que la négociation de vendredi le 14 février avait permis certaines avancées sur les plans salarial et normatif, les travailleuses et les travailleurs ont jugé que l’offre était trop peu suffisante et respectueuse. Le syndicat avait fait de nombreuses concessions, dont celle d’accepter de signer une convention sur un terme de six ans, mais demandait des augmentations en pourcentage plus substantielles, qui se rapprochaient de celles que les travailleuses et les travailleurs du Mont-Saint-Anne et du Mont-Grand-Fonds ont obtenues.

Plusieurs travailleuses et travailleurs ont pris la parole durant l’assemblée. Certains ont déploré que la direction du Massif ait refusé de miser sur un de ses meilleurs, sinon le meilleur atout : ses employé-es. D’autres ont indiqué que l’employeur a fait de mauvais choix de gestion qui ont résulté en des coupes de services et d’installations, en plus de compressions dans les effectifs et que les clients l’ont remarqué. C’était quasi unanime parmi les membres de l’assemblée que les travailleuses et les travailleurs refusent de faire les frais d’une direction qui n’a pas livré selon ses promesses et qui aujourd’hui veut encore une fois faire des économies sur leur dos.

« Lors de la dernière assemblée générale, les membres du syndicat ont choisi de se tenir debout et d’exiger le respect. Il est évident que la plaie laissée ouverte suite aux promesses non tenues il y a six ans par Daniel Gauthier est encore bien vive. Aujourd’hui, leur ténacité et leur solidarité sont encore plus fortes et ils ont l’intention de ne pas céder. Ces femmes et ces hommes refusent d’accepter une offre qui n’est pas à la hauteur de ce qu’ils valent», s’est exprimée madame Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN). Rappelons que la convention collective était échue depuis le 31 décembre 2013 et que la dernière véritable négociation entre les parties remonte à plus de huit ans.

Le comité de négociation est toujours disposé à reprendre les négociations en tout temps.

Un projet de règlement inacceptable

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) s’étonne que le gouvernement dépose un projet de règlement qui accentue l’ouverture à des contrats octroyés de gré à gré dans le réseau de la santé et des services sociaux. Pour la CSN, la démonstration est maintenant faite que ce type d’octroi mène inévitablement à des excès et demande plutôt qu’on resserre les règles d’octroi de contrats publics.

Un projet de règlement inacceptable

Le projet de règlement déposé par le gouvernement et paru dans la Gazette officielle du 12 février vise à exempter de nombreux contrats de services gouvernementaux de la procédure d’appel d’offres. Les contrats visés par cette dispense concernent notamment la prestation de services d’hébergement et de soins longue durée à des personnes en perte d’autonomie. « De toute évidence, il s’agit de paver la voie au projet d’assurance-autonomie, cher au ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, mais qui demeure pour l’heure un projet de loi », déclare Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Le projet de règlement toucherait non seulement la prestation de services d’hébergement et de soins aux personnes en perte d’autonomie, mais aussi les services aux personnes en difficulté d’adaptation ou en situation de dépendance ou ayant des problèmes de santé ou de déficience. Il concerne aussi la prestation de services en matière d’accueil et d’intégration de personnes immigrantes. Il pourra s’agir de contrats à très long terme impliquant des sommes importantes et l’autorisation de la direction ne sera exigée que pour tout contrat de plus de cinq ans. « Quand on voit la portée d’un tel règlement, on ne peut que s’inquiéter. Combien de contrats seront touchés par ce règlement? Comment expliquer qu’on ouvre ainsi la porte à plus de contrats de gré à gré alors qu’on sait maintenant tout ce que cela implique? Manque de transparence, dépassement de coûts, risque de collusion, incapacité des pouvoirs publics d’assurer un contrôle, la liste est pourtant très longue », questionne Jean Lacharité.

Pour un resserrement dans les règles d’octroi de contrats publics

Au cours des derniers mois, nombre de révélations sont venues éclabousser le réseau de la santé et des services sociaux et ont particulièrement mis en lumière le nombre important de contrats octroyés de gré à gré. Nous avons pu constater que ce processus favorise un monopole dans l’octroi des contrats d’approvisionnement des fournitures médicales, alors que la firme Cardinal Health rafle pratiquement tous les contrats. On pense aussi à la firme Proaction, qui a rapidement eu la mainmise sur les contrats d’optimisation octroyés par nombre d’établissements de santé. Alors que le Vérificateur général exigeait en 2013 des établissements de santé qu’ils respectent la réglementation concernant les appels d’offres, voilà que le gouvernement emprunte plutôt la voie inverse de la dérèglementation.

La CSN entend bien faire des représentations au sujet de ce projet de règlement. « Le temps n’est pas à l’assouplissement des règles pour favoriser la place des acteurs privés dans le réseau de la santé, bien au contraire! Lorsqu’il est nécessaire de recourir au privé, on doit favoriser le mode d’attribution de contrats par appel d’offres. Mais plus encore, il faut concentrer les efforts pour maintenir l’expertise publique dans le réseau. C’est la seule façon d’avoir les meilleurs services de santé au moindre coût », de conclure Jean Lacharité.

Pour consulter le projet de règlement : http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=1&file=60978.pdf

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Une annonce qui soulève plusieurs questions

La Confédération des syndicats nationaux réagit à l’annonce du développement de la filière du pétrole de schiste sur l’île d’Anticosti. Devant l’intention manifeste du gouvernement concernant non seulement l’exploration, mais aussi l’exploitation du pétrole au Québec, la CSN exige la tenue préalable d’audiences publiques sous l’égide du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE générique), qui doit étudier l’ensemble de la filière des hydrocarbures au Québec, et ce, sous la seule responsabilité de l’État. Cette étape préliminaire cernerait tous les enjeux autour de ce développement.

« En lançant ce projet, le gouvernement va à l’encontre du principe élémentaire de précaution. La démarche que nous proposons permettrait d’identifier les impacts économiques, sociaux et environnementaux avant de s’engager dans l’exploration et de déterminer la viabilité de l’exploitation, une nécessité d’autant plus grande lorsqu’on parle de pétrole de schiste extrait par fracturation sur le territoire, particulièrement sur l’île d’Anticosti. Par ailleurs, on attend du gouvernement un engagement tout aussi clair sur le développement des technologies vertes et sur un véritable plan d’action pour réduire notre dépendance aux hydrocarbures », de souligner Pierre Patry, trésorier de la CSN et responsable du dossier de l’environnement. Rappelons que la CSN a signé une déclaration intersyndicale réclamant un moratoire complet sur l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures au Québec.

« Si nous pouvons voir d’un bon œil l’intention affirmée du gouvernement de reprendre le contrôle de cette ressource, nous tenons à rappeler qu’il ne suffit pas de mesurer l’impact économique de l’exploitation de celle-ci pour se résoudre à l’exploiter. Les impacts sociaux et environnementaux peuvent être importants et il est impératif d’en connaître les conséquences réelles pour les communautés », de conclure monsieur Patry.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

De nombreuses voix s’élèvent pour demander la reprise des pourparlers avec trois épiceries Loblaw en conflit de travail

À la veille de la Saint-Valentin, des voix importantes se solidarisent afin de livrer un message clair à la chaîne alimentaire Loblaw : C’est le temps de revenir à la table de négociation. C’était le consensus aujourd’hui de plusieurs organisations et élus de l’Abitibi-Témiscamingue, qui ont ajouté leurs voix à celles des syndiqué-es CSN. Tous exigent de la chaîne alimentaire torontoise qu’elle reprenne les négociations afin de résoudre les longs conflits de travail dans trois épiceries Loblaw de la région.

Des lock-outés, des grévistes et d’autres militants de la CSN (en particulier, les grévistes de l’Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe) distribuent aujourd’hui des chocolats et des cartes de Saint-Valentin au public dans le centre-ville de Rouyn-Noranda. Les cartes suggèrent à la population de communiquer avec le service à la clientèle de Loblaw (au 1 888 495-5111 ou par courriel au customerservice@loblaws.ca) afin de les inviter à revenir à la table.

Le Maxi de Rouyn-Noranda est en lock-out depuis août 2012. Le Provigo de Témiscaming est en lock-out depuis décembre 2012. Le Loblaws de Rouyn-Noranda est en grève depuis juin 2013. À l’heure actuelle, il n’y a aucune négociation en lien avec ces trois conflits de travail.

« Ce ne sont pas que les salarié-es qui sont atteints par ces conflits de travail », a observé Donald Rheault, le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CSN) en conférence de presse, ce matin, à Rouyn-Noranda.

« Les consommateurs qui paient plus cher ou qui sont contraints de voyager sur de longues distances afin de faire leur épicerie le sont aussi. Les producteurs agricoles qui perdent du pouvoir de négociation face aux gros détaillants le sont également. Ainsi, le refus obstiné de Loblaw à négocier des conventions collectives justes et raisonnables a des impacts sur toute l’économie de l’Abitibi-Témiscamingue. »

Parmi les signataires d’une lettre au président de Loblaw, Vincente Trius, demandant la reprise des négociations :

• Réseau Vigilance (regroupement régional de plusieurs organismes communautaires, syndicaux et féministes, représentant près de 30 000 personnes) • L’Union des producteurs agricoles (UPA) de l’Abitibi-Témiscamingue • Madame Christine Moore, députée fédérale de la circonscription de l’Abitibi-Témiscamingue • Monsieur David Maden, conseiller régional de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) • Monsieur Réal Fortier, président régional, par intérim, du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)

À ceux-là se joint la Fédération du commerce – CSN, qui représente 32 500 travailleuses et travailleurs au Québec.

« À la Saint-Valentin, nous exprimons notre amour, nous aussi, pour ces travailleuses et ces travailleurs courageux, a commenté le président de la fédération, Serge Fournier. Ils sont en lutte pour améliorer les conditions de travail de l’ensemble de leurs collègues de travail. Il n’y a pas plus belle expression d’amour que la solidarité et la Fédération du commerce restera solidaire avec eux tout au long de ces conflits de travail. »

La CSN accueille favorablement le rapport d’étape de Guy Demers

Le rapport d’étape du président du Chantier sur l’offre de formation collégiale, monsieur Guy Demers, rendu public hier, traduit une volonté de maintenir et de développer le réseau collégial estime la vice-présidente de la CSN, Mme Denise Boucher.

Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), est satisfaite de constater qu’une vision globale se dégage du rapport. « Cette vision s’inscrit tout à fait dans la perspective d’une gestion nationale de l’offre de formation collégiale et de la gestion de la carte des programmes, tant dans le réseau collégial public que privé », indique Mme Senneville. Toutefois, une mise en garde s’impose : un bilan national des expériences en téléenseignement est nécessaire avant d’adopter une stratégie nationale sur la formation à distance.

Les recommandations visant à valoriser la formation technique en région et à améliorer la diffusion de l’information sur les programmes et les places disponibles méritent d’être saluées. « La volonté de favoriser la collaboration avec le ministère et celle d’offrir un soutien financier aux services régionaux d’admission nous apparaissent des éléments essentiels afin de répondre adéquatement aux besoin des étudiants », souligne Mme Marjolaine Côté, vice-présidente-trésorière de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

« Pour nous, le rapport promeut la stabilité du financement du réseau et énonce clairement un souci de pérennité du réseau collégial dans une perspective de baisse démographique, ce à quoi nous souscrivons entièrement Nous attendons les suites du travail bien amorcé par monsieur Demers », conclut Mme Boucher.

Profil des organisations

Fondée en 1921, la CSN est une organisation composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) regroupe plus de 56 000 syndiqué-es travaillant dans les secteurs public et parapublic, dont 4000 membres dans 34 cégeps.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) compte quelque 33 000 membres, dont les profs de 46 syndicats d’enseignantes et d’enseignants dans les cégeps et le personnel de nombreux établissements collégiaux privés. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Le Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN vote la grève à 90,5 %

Réunis en assemblée générale hier soir, les membres du Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN  ont très fortement rejeté l’offre dite « finale » de l’employeur à 90 % et ont voté, au scrutin secret, pour un mandat de cinq jours de grève à 90,5 %. Elle sera déclenchée advenant une obstination de la partie patronale à leur présenter une offre non respectueuse. Le syndicat en appelle à la poursuite des négociations pour en arriver à un résultat satisfaisant pour ses membres, au nombre de 240.

« Les membres étaient carrément outrés devant une offre patronale supposément finale, qui ne présentaient pas des améliorations respectables de leurs conditions salariales, ce qui explique les résultats aussi clairs », a déclaré d’entrée de jeu Sylvain Guay, président du syndicat. En outre, l’employeur proposait des augmentations de 9,5 % sur six ans. Le syndicat avait fait de nombreuses concessions, dont celle d’accepter de signer une convention avec un terme équivalent, mais demandait des augmentations en pourcentage plus substantielles, qui se rapprocheraient de celles que les travailleuses et les travailleurs du Mont-Saint-Anne et du Mont-Grand-Fonds ont obtenues.

Concessions passées

Il y a six ans, l’employeur a présenté à la population charlevoisienne un grand développement, comprenant la création de centaines d’emplois (soit de 300 à 400 postes supplémentaires pour 2013-2014). Au final, on a plutôt assisté à de nombreuses coupes de postes, à la fermeture d’un chalet au pied de la montagne et à l’engloutissement de sommes d’argent dans un hôtel et un train qui, aujourd’hui, ne fonctionnent plus.

« Il y a eu beaucoup de promesses d’espoir pour Charlevoix. Les employé-es y ont cru et y ont mis tout leur cœur et leur bonne humeur. L’employeur a fait de mauvais choix de gestion qui ont résulté en des coupes de services et d’installations, en plus de compressions dans les effectifs. Les clients l’ont remarqué. C’est une attitude méprisante envers eux, les gens de Charlevoix et leur réputation, a fait remarquer Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN). J’espère que les maires, qui feront le point sur la situation aujourd’hui, ne céderont pas au chant des sirènes du propriétaire, Daniel Gauthier », a-t-elle rajouté.

« Ce qui est certain, c’est que la montagne a bâti sa réputation grâce à deux atouts majeurs: la vue imprenable sur le paysage féérique de Charlevoix ainsi que l’accueil et l’amour qu’ont les employé-es du Massif. Si le premier est immuable et ne dépend pas du respect de l’employeur, le second l’est », a renchéri monsieur Guay.

Rappelons que la convention collective est échue depuis le 31 décembre 2013 et que la dernière véritable négociation entre les parties remonte à plus de huit ans.

Le comité de négociation est disponible pour reprendre les négociations.

À propos du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches

Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. Il représente 240 syndicats et plus de 44 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

La fermeture du Loews Le Concorde ne signifie pas la fin de la vocation hôtelière de l’édifice

À l’occasion d’un point de presse, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Loews Le Concorde (CSN), le Conseil central Québec-Chaudière-Appalaches (CSN), la Fédération du commerce (CSN) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont fait part de leur bilan et de leurs perspectives au lendemain de la fermeture de l’immeuble iconique du centre-ville de Québec. La CSN s’active avec différents partenaires pour préserver la vocation hôtelière de l’édifice et accompagne les travailleuses et les travailleurs dans cette épreuve.

Pour Jacques Fortin, président du syndicat des travailleuses et des travailleurs, c’est un jour de deuil pour les 230 employé-es. « Le Loews, c’est plus qu’un simple emploi. C’est une famille, une vie. 70 % des employé-es avaient plus de dix ans de loyaux services au sein de l’institution hôtelière ! Les gens qui y travaillaient sont compétents, passionnés par leur métier, et ont contribué à fidéliser la clientèle. Sans contredit, ils ont bâti la réputation internationale du Loews », a affirmé le président, le cœur gros. Il rappelle qu’en 40 ans (la bannière Loews Le Concorde allait souffler ses 40 bougies en avril de cette année), plus de 6 millions de gens ont passé les portes de l’édifice au restaurant tournant. « Imaginez ! Nous avons carrément vu vieillir d’année en année des clients arrivés tout jeune chez nous. » Plusieurs appels ont d’ailleurs été reçus dans les deux dernières semaines de la part de fidèles clients, qui tenaient à saluer les employé-es avec lesquels ils ont partagé de merveilleux souvenirs.

« La ville de Québec ne peut pas se permettre de perdre cet hôtel. Le maire, tout comme une série d’acteurs socioéconomiques, l’a bien compris. Preuve en est : le zonage n’est pas encore changé, le maire tient absolument à maintenir la vocation hôtelière et on l’encourage à poursuivre. Le tourisme d’affaires, le tourisme de loisir, le développement commercial et l’emploi s’en trouvent directement affectés. Des organismes comme l’Office du tourisme de Québec, l’Association des commerçants de la Grande-Allée et la ministre responsable de la Capitale nationale, madame Agnès Maltais, ont abondé en ce sens », a déclaré Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches.

La Fédération du commerce (CSN), de son côté, accompagnera les travailleuses et les travailleurs dans cette dure épreuve, notamment sur le plan de leur reclassement et du suivi de leurs dossiers. « Nous serons à pied d’œuvre pour protéger leurs droits et leur dignité durant cette période de transition. Ce sont des professionnels de l’hôtellerie et nous veillerons à ce qu’ils soient traités de la sorte », a pour sa part affirmé monsieur Michel Valiquette, trésorier et porte-parole du secteur hôtellerie de la Fédération du commerce.

Parce que la fermeture de la bannière ne signifie pas la fin de la vocation hôtelière de l’édifice, la CSN, quant à elle, collabore avec plusieurs acteurs politiques et économiques pour qu’elle soit préservée. Son vice-président, Jean Lacharité, a d’ailleurs souligné que la CSN a entamé des démarches de concertation avant la fermeture et qu’elle maintient ces démarches actives, malgré la fermeture. « Notre évaluation, en ce premier jour de fermeture, c’est que des acquéreurs potentiels sont toujours intéressés », a insisté monsieur Lacharité. La CSN entend donc poursuivre, avec tous les acteurs, la bataille sur le maintien de la vocation hôtelière et retournera toutes les pierres possibles pour trouver un acquéreur à l’institution hôtelière. La mission de la CSN ne se limite pas aux relations de travail. Elle voit aussi, avec tous les outils collectifs qu’elle possède, au maintien de l’emploi.

Eddy Savoie invité au respect du consensus sociopolitique Par ailleurs, le vice-président de la CSN invite monsieur Eddy Savoie, président et porte-parole des Résidences Soleil, à de la circonspection dans les propos publics qu’il tient. « Monsieur Savoie cherche à promouvoir ses intérêts personnels, alors qu’un consensus politique et économique des acteurs de la ville de Québec et du gouvernement se dégage clairement du côté de la vocation hôtelière du 1225, Cours du Général de Montcalm. C’est un consensus qui vise le bien de la communauté dans une ville où l’industrie touristique est un moteur économique important », rappelle le leader syndical.

Actions de visibilité des paramédics pour dénoncer le laxisme de la direction

Des ambulanciers tiennent ce matin des actions de visibilité aux abords de quatre ponts menant à Montréal et à Laval ainsi que des stations de métro. Ils vont y déployer de larges banderoles et distribuer des milliers de feuillets d’information aux citoyens. Ils réclament un ajout immédiat de ressources ambulancières sur les routes alors que les paramédics arrivent très difficilement à répondre aux appels de détresse dans des délais médicalement requis.

De l’argent pour les cadres, mais pas pour les services

Pour les paramédics, cette demande est d’autant plus justifiée qu’Urgences-santé n’a toujours pas fait ses devoirs, soit de réduire le nombre de ses cadres qui s’est accru de 15 % en une seule année ! En effet, en mai 2013, la direction générale d’Urgences-santé a confirmé devant la Commission de l’administration publique avoir embauché 12 cadres supplémentaires en 2011-2012, passant de 80 en 2010-2011 à 92 cadres. Or, en mai 2013, les paramédics demandaient expressément à Urgences-santé un ajout de ressources sur les routes pour pallier déjà au manque d’ambulances. Depuis, la corporation fait toujours la sourde oreille en arguant ne pas avoir les moyens financiers pour améliorer les services à la population. « Jusqu’à présent, affirme Réjean Leclerc, président du Syndicat du préhospitalier (CSN), nous avons eu droit à des reports par-dessus reports des autorités qui semblent se terrer dans le silence et l’inaction, en dépit de la dégradation de la situation et malgré nos appels à l’aide. Comme professionnels des soins préhospitaliers, mais aussi comme citoyens responsables, nous lançons à nouveau un cri d’alarme pour éviter le pire. Il y a urgence d’agir ! »

Des délais inacceptables

En raison du manque criant d’ambulances et de la hausse du nombre d’appels, les paramédics disent en effet ne plus être en mesure d’arriver à temps pour les cas de priorité 1. Ceux-ci comprennent les accidents de la route, les polytraumatisés aux causes multiples, les infarctus et les difficultés respiratoires graves. Malgré la présence de premiers répondants à Montréal seulement, ils font valoir que chaque minute de retard des paramédics peut être très dommageable, voire fatale pour une personne en détresse. Celles qui sont, par exemple, en arrêt cardiaque survenant hors de l’hôpital ont un faible taux de survie. Quant au pourcentage de succès d’une réanimation, il diminue jusqu’à trois fois chaque minute. Le syndicat rappelle deux cas récents qui illustrent bien la gravité de la situation des services préhospitaliers. Un premier appel pour un arrêt cardiaque est entré à 4 h 39 du matin. Les paramédics sont arrivés sur les lieux à 4 h 56 avec un délai de 17 minutes, soit bien au-delà de la norme médicalement requise fixée à 8 minutes 59 secondes par le MSSS en 2005. L’autre cas concerne une personne aux prises avec un problème diabétique sévère. L’appel est entré à 5 h 37, mais l’ambulance n’est arrivée sur les lieux que 27 minutes plus tard. Le syndicat a répertorié plus de 300 cas du genre en moins d’une année.

Poursuite des moyens de pression

« Les actions d’aujourd’hui s’inscrivent dans une gradation des moyens d’action durant les semaines à venir, ajoute Réjean Leclerc. Nous espérons que notre message soit clairement entendu par les décideurs. Nous souhaitons surtout qu’ils puissent profiter d’une rencontre expresse prévue le 17 février prochain pour apporter, enfin, des solutions viables et rassurantes pour les populations de Montréal et de Laval, soit l’ajout immédiat et permanent de ressources ambulancières sur les routes. » Depuis mai 2013, le Syndicat du préhospitalier a multiplié les démarches auprès d’Urgences-santé et du MSSS sans résultats jusqu’ici. Un plan de moyens de pressions a même été adopté en décembre dernier, qui comprend notamment des actions de visibilité et une série de moyens dits administratifs, comme l’arrêt du travail en heure supplémentaire après un quart normal de travail de même que le refus de répondre à des appels après la fin d’un quart.

À propos du syndicat

Le Syndicat du préhospitalier représente tous les ambulanciers-paramédics à l’emploi de la Corporation d’Urgences-santé, qui sont au nombre de 950. Il est affilié à la FSSS-CSN qui compte près de 130 000 syndiqués-es œuvrant dans les secteurs public et privé. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 membres présents dans la plupart des secteurs d’activité.

Pour le gel des tarifs à 7 $

La CSN s’oppose à la hausse de tarif suggérée dans le rapport du Chantier sur la qualité et la pérennité des services de garde et sur l’optimisation de leur financement.

« La conclusion du chantier de recommander une hausse du tarif ne surprend personne à la CSN. On l’avait bien senti en décembre dernier. L’intention du gouvernement, c’est d’augmenter les tarifs. Jamais on ne va cautionner ça, avant ou après les élections. Les services de garde à 7 $ permettent aux jeunes familles, et surtout aux femmes, de mieux gagner leur vie tout en jouant le rôle indispensable de parents » , a déploré Denise Boucher, vice-présidente de la CSN et responsable du dossier des services de garde éducatifs pour la Confédération. La CSN et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) réclament donc un gel de la contribution parentale pour les services de garde à la petite enfance et l’instauration de la gratuité pour les familles à faible revenu. Le gouvernement ne doit pas se désengager. Cela se ferait au détriment des parents et de la qualité des services aux enfants.

La Confédération rappelle également que les éducatrices, les autres membres du personnel des CPE ainsi que les responsables en service de garde (RSG) n’ont pas été invités aux travaux du Chantier. « Quelle crédibilité donner à un rapport sur la qualité des services éducatifs et la pérennité du réseau alors que les principales intervenantes auprès des enfants et de leur famille ont été exclues du processus ? » de dire Denise Boucher. Des concepts inquiétants teintent par ailleurs ce rapport. Les termes «performance», «indicateurs» et «standardisation», tous issus de la nouvelle gestion publique, sont présents. La qualité des services de garde éducatifs offerts aux enfants et l’évaluation du réseau ne peuvent se résumer à des taux d’occupation, de présence et d’équilibre budgétaire.

Parlons qualité, svp !

Pour la CSN, la qualité des services offerts aux enfants et leur famille est une préoccupation constante. Les principaux déterminants de la qualité sont la relation entre l’éducatrice et l’enfant, la mise en œuvre du programme éducatif, le ratio ainsi que la taille des groupes. Les deux premiers éléments rappellent l’importance de la formation du personnel. La CSN partage la préoccupation des membres du Chantier en ce qui concerne l’accès à des services à temps partiel. À cet égard, nous croyons qu’il faut non seulement étudier la structure des services et leur financement. La solution passe aussi par une réflexion sur l’évolution du marché du travail et du type d’emplois créés. « Nous nous réjouissons également de la recommandation de tenir un forum sur la gouvernance, une demande de longue date de la FSSS-CSN. Toutefois, ce forum ne peut se faire sans la participation des organisations syndicales », d’affirmer Dany Lacasse, vice-président, responsable des secteurs privés à la FSSS-CSN.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Des lock-outés et des grévistes manifestent devant le lieu de réunion des actionnaires

« Alors qu’ils annoncent des investissements majeurs au Québec, Loblaw devrait avoir honte de garder 250 travailleuses et travailleurs de trois épiceries de l’Abitibi-Témiscamingue dans la rue depuis plus d’un an », a fait savoir aujourd’hui Serge Fournier, président de la Fédération du commerce – CSN.

Il s’adressait aux lock-outés et aux grévistes des magasins Provigo à Témiscaming ainsi que du Maxi et du Loblaws de Rouyn-Noranda, qui manifestent, ce matin, avec l’appui de militants CSN à l’extérieur du Centre des congrès de Québec, où 3000 actionnaires, dirigeants et partenaires d’affaires de Loblaw sont en réunion.

« Le président de Loblaw peut bien se vanter de l’expansion de son empire au Québec et de son acquisition de Shoppers Drug Mart, mais lorsqu’il refuse de négocier une augmentation salariale pour les employé-es qui travaillent pour lui depuis des décennies et ne gagnent que 12,40 $ l’heure, il y a un problème majeur avec son modèle d’affaires », a commenté M. Fournier lors de la manifestation.

Mardi, le président du géant de l’alimentation, Vincente Trius, a annoncé que Loblaw investira 110 millions de dollars dans de nouvelles succursales et la rénovation d’autres au Québec au cours de 2014. L’année passée, Loblaw a dépensé 12,4 milliards afin d’acquérir la chaîne pharmaceutique Shoppers Drug Mart (connue sous le nom Pharmaprix au Québec).

« M. Trius ne peut pas nous dire qu’il n’a pas les moyens de permettre à ses propres employés de mettre de la bouffe sur leurs tables, a dénoncé le président de la Fédération du commerce. Ses dépenses faramineuses se font sur le dos des gens qui ont fait de Loblaw un phare dans l’industrie alimentaire. »

M. Fournier questionne aussi les propos du chef d’entreprise dans son communiqué de mardi, alors qu’il faisait l’éloge du rôle des magasins Loblaw : « Depuis toujours, tant ailleurs au Canada qu’ici même au Québec, nos magasins sont au cœur de nos vies. Nous devons tous nous nourrir. Nous devons tous faire l’épicerie. »

Or, à Témiscaming, Loblaw a barré les portes de la seule épicerie en ville, le 14 décembre 2012, lorsqu’il a mis en lock-out la trentaine d’employé-es qui y travaillaient. Depuis lors, les résidents de la ville sont contraints à voyager 80 km jusqu’à la ville de North Bay, en Ontario, afin de faire leur marché. Ce sont les lock-outés de ce Provigo eux-mêmes qui transportent par navette les résidents démunis et sans transport vers North Bay.

« Loblaw n’est plus au cœur de la vie des gens de Témiscaming; au contraire, Loblaw est en train de tourner le dos à toute la région d’Abitibi-Témiscamingue », a déploré M. Fournier.

Loblaw a également mis en lock-out le Maxi de Rouyn-Noranda en août 2012. Le 10 juin dernier, les syndiqué-es du Loblaws de Rouyn-Noranda ont déclenché la grève devant l’offre globale inacceptable de l’employeur. Aucune négociation ne se tient actuellement concernant ces trois conflits de travail.

Il est à noter que le 27 juin 2013, une décision rendue par la Commission des relations du travail (CRT) a reproché à l’employeur d’entraver les activités du syndicat, d’avoir négocié de mauvaise foi et d’avoir porté atteinte à la liberté d’association. En plus d’une série d’autres mesures, la CRT a ordonné à Loblaw de verser au syndicat la somme de 5000 $ à titre de dommages et intérêts punitifs.

« Il est grand temps que Loblaw revienne à la table avec un vrai mandat de négocier des conventions collectives justes et honorables », a conclu Serge Fournier.

Forum à Mexico et mobilisations nord-américaines : BASTA du libre-échange!

L’Accord de libre-échange avec l’Union européenne (AÉCG) continue d’être négocié en secret par les gouvernements canadien et québécois, à l’instar du Partenariat transpacifique (PTP) qui est encore plus méconnu de la population. Pour provoquer et alimenter le débat public qu’il est urgent de tenir au Québec, quoi de mieux que de réaliser un bilan social économique et social des impacts de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) qui sert encore aujourd’hui de modèle et qui célèbre son vingtième anniversaire en ce mois de janvier 2014 ?

C’est ainsi qu’à compter d’aujourd’hui jusqu’au 31 janvier 2014, se tient à Mexico un forum multisectoriel des organisations sociales et syndicales d’Amérique du Nord. Les organisations du Québec sont du rendez-vous, chapeautées par le Réseau québécois sur l’intégration continentale (RQIC), une large coalition qui travaille sur les enjeux du libre-échange depuis la moitié des années 1980. Non seulement la délégation québécoise partagera ses analyses avec ses partenaires mexicains et états-uniens afin de répertorier et documenter les effets catastrophiques de l’ALÉNA sur différents secteurs de nos sociétés, mais elle participera aussi activement aux débats sur la nécessité de bâtir ensemble un modèle radicalement différent d’échanges entre les peuples.

«Le triste anniversaire de l’ALÉNA doit nous rappeler les risques de poursuivre dans la folle logique d’un modèle qui a non seulement été un désastre pour le fragile équilibre de la planète, mais qui en plus renforce les inégalités sociales en servant d’abord les intérêts des multinationales», a affirmé Pierre-Yves Serinet, coordonnateur du RQIC. « Il est non seulement nécessaire de faire contrepoids aux promoteurs de la mondialisation néolibérale dont la rhétorique est très bien orchestrée mais peu rigoureuse – comme le prouve l’extase dans les médias en octobre dernier concernant l’entente de principe avec l’Europe sans que personne n’ait vu le texte – mais il est aussi urgent de provoquer un large débat public sur un modèle économique qui a brisé ses promesses et n’a pas servi la prospérité de nos populations ni amélioré notre qualité de vie», affirme Pierre-Yves Serinet, coordonnateur du RQIC. « Il est temps de penser et bâtir un nouveau paradigme ».

Le Forum multisectoriel nord-américain « Les 20 ans de l’ALÉNA: BASTA du libre-échange !» se terminera le 31 janvier 2014 avec une grande marche dans les rues de Mexico, à laquelle feront écho près d’une cinquantaine d’actions au quatre coins de l’Amérique du Nord (carte interactive sur http://bit.ly/1frYRaI)

À Montréal, toutes les citoyennes et citoyens sont invités à un rassemblement à 12 h (midi) contre le PTP et la mondialisation néolibérale devant le Complexe Guy-Favreau au Centre-Ville de Montréal. Une initiative d’ATTAC-Québec, Eau Secours!, Universities Allied for Essential Medicines, la CSN, Raging Grannies, le chapitre de Montréal du Conseil des Canadiens, entre autres.

L’action sera suivie de la soirée de lancement du livre « Zapatos en las piedras » en présence de Raúl Gatica, coauteur de l’ouvrage et réfugié politique à Vancouver en raison de la persécution vécue pour son activisme au sein du Conseil autochtone populaire de Oaxaca Ricardo-Flores-Magon. Co-organisée par le Comité pour les droits humains en Amérique latine et la Ligue internationale des luttes des peuples, l’évènement se tiendra au Café Artère à compter de 18 h.

« Nous sommes à Mexico et déploierons des actions partout en Amérique du Nord pour dénoncer le mal causé par l’ALÉNA dans la région et pour résister aux nouvelles menaces posées par les accords de nouvelle génération, comme l’AÉCG, le PTP, les négociations transatlantiques États-Unis / Union européenne (TAFTA), et bien d’autres. C’est par des actions coordonnées par delà les frontières, qu’elles soient sectorielles ou géographiques, que nous avons réussi dans le passé à contrer les coups de force des multinationales. Qui ne se souvient pas que l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI), la ronde du millénaire de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA) sont tous tombés quand les peuples se sont levés et ont dit non. Il n’y a pas de raison qu’on ne réussisse pas à nouveau !», a conclu Nadja Palomo, co-coordonnatrice du Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) et membre de la Coalition québécoise sur les impacts sociaux-environnementaux des transnationales en Amérique latine (QUISETAL).

La délégation québécoise pilotée par le RQIC est composée des Amis de la Terre Québec, de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Coalition québécoise sur les impacts sociaux-environnementaux des transnationales en Amérique latine (QUISETAL) et du Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), du Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN, de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), et du Syndicat des Métallos -FTQ.

Des clés à la portée de toutes

À la CSN, la Journée internationale des femmes du 8 mars est une occasion de souligner les victoires des femmes et des travailleuses dans la société québécoise. Cette journée représente un moment de choix pour continuer la réflexion sur les différents problèmes vécus par les femmes au quotidien et sur la recherche de solutions.

Le 8 mars, il faut se mobiliser pour la défense de leurs droits. Il faut prendre des mesures afin de poursuivre, voire d’accélérer la construction d’un projet de société plus égalitaire pour elles. La CSN profite de ce moment pour parler de leurs préoccupations, de leurs besoins et de leurs exigences, pour sortir de l’ombre celles qui vivent l’oppression au quotidien.

Depuis plusieurs années, la CSN et le Collectif 8 mars développent de concert le thème de la journée et organisent les activités qui y sont reliées. Cette année, Des clés à la portée de toutes évoque les nouveaux espaces conquis par les femmes et, surtout, l’importance pour elles d’utiliser toutes les clés dont elles disposent pour progresser sur la route qui mène à une société plus juste et plus égalitaire.

N’hésitez pas à diffuser l’un des outils préparés par le Collectif : affiche thématique, épinglettes et autocollants. Ceux-ci nous permettront de faire connaître les enjeux que nous voulons mettre en avant cette année.

À l’avance, nous vous souhaitons une très bonne Journée internationale des femmes à toutes et à tous !

Les travailleuses et les travailleurs font le point avec le maire

Les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe – CSN (STT-HS), en grève depuis le 28 octobre 2012, ont rencontré hier, lors d’une assemblée générale, le maire de la ville, monsieur Claude Corbeil. Ils ont échangé avec ce dernier sur l’Hôtel des Seigneurs, fermé unilatéralement le 22 décembre dernier. Le maire répondait à l’invitation du président du syndicat, monsieur Robin St-Pierre, formulée une semaine plus tôt. Cette rencontre s’est déroulée sur un ton cordial et a permis au leader politique maskoutain de vérifier directement la détermination des syndiqué-es et de répondre aux nombreuses questions qu’ils souhaitaient poser. « De l’avis de tous, cette discussion a été positive et confirme que la ville et notre syndicat ont une priorité commune : la reprise du travail dans cet établissement touristique particulièrement important pour l’économie régionale », a déclaré monsieur St-Pierre.

Les membres du syndicat saluent toute initiative visant à rouvrir l’hôtel et son centre des congrès. Les retombées économiques du tourisme d’affaires pour la région s’élèvent annuellement à 20 M$ et sont en grande partie reliées à l’exploitation de l’hôtel et de son centre des congrès. Leur fermeture est donc désastreuse pour le développement économique et social de la ville et c’est encore plus vrai pour les 180 travailleuses et travailleurs de l’hôtel, dont certains ont consacré une partie de leur vie à transmettre l’amour de leur métier et de leur région.

Rappelons que le 18 décembre 2013, les syndiqués ont rejeté l’offre globale et finale de leur employeur dans une proportion de 90 %, après avoir voté une grève générale illimitée en octobre 2012 dans une proportion de 85 %.

Les syndiqués CSN manifestent devant les bureaux de l’employeur et de la commission scolaire

Excédés par la lenteur des négociations et par le manque d’intérêt et de volonté du propriétaire Julien Renaud, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Renaud – CSN ont décidé de braver le froid et de manifester leur mécontentement devant les bureaux de la commission scolaire à Saint-Eustache et les bureaux de leur employeur à Mirabel.

C’est en assemblée générale, le 26 septembre dernier, que les syndiqués avaient voté à l’unanimité en faveur du déclenchement de moyens de pression au moment jugé opportun.

Voilà près d’un an que la convention collective de travail est échue. Ce n’est qu’à la fin du mois de juin de cette année que le syndicat a réussi à obtenir une première rencontre de négociation pour enfin procéder au dépôt des revendications de ses membres. Depuis, aucune autre rencontre de négociation n’a pu avoir lieu. L’employeur ne retourne plus les appels de la partie syndicale et évite toute forme de rencontre. Au mois de septembre dernier, la partie syndicale n’a eu d’autres choix que de demander au ministre du Travail d’intervenir en procédant à la nomination d’une personne conciliatrice.

« Renaud a toujours accordé peu d’importance à ses employé-es et à leurs conditions de travail. Nous ne sommes pas syndiqués pour rien, nous sommes pour lui que de la main-d’œuvre à bon marché », souligne monsieur Michel Laurin, président du Syndicat. En effet, l’essentiel des revendications syndicales concerne les questions salariales dont principalement la rémunération largement inférieure à celle des syndiqués de l’industrie.

Les parties doivent se rencontrer, le 31 janvier prochain, afin de poursuivre les négociations en présence du conciliateur du ministère du Travail.

« Nos membres manifestent ce matin pour démontrer à l’employeur et à la commission scolaire leur détermination pour ainsi forcer l’employeur à accélérer le processus de négociation et appuyer leur comité de négociation » ajoute monsieur Michel Laurin, président du Syndicat.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Renaud – CSN représente tout près d’une centaine de conductrices et conducteurs de berlines en transport scolaire du Groupe Renaud. Celui-ci est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP) et au Conseil central des Laurentides CSN.

Les membres du syndicat reconduisent l’entente finale

Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les ex-employés de TQS et ceux de la station V ont reconduit à 95 % les termes d’une entente déjà acceptée en juin 2013 qui arrivait à échéance le 31 décembre dernier.

Le retard de l’application de cette entente est dû à des difficultés liées à la liquidation des sommes à verser dans le cadre de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (C-36). Afin de protéger les ex-salariés de TQS, le syndicat s’est assuré du respect des engagements de l’employeur en déposant dans un compte en fidéicommis les sommes nécessaires au règlement final des indemnités de licenciement.

Lorsque l’entente sera exécutée, elle mettra un terme définitif à une longue saga juridique entre les propriétaires de la chaîne télévisée V et les employé-es mis à pied en 2008. L’entente prévoit également les conditions du renouvellement de la convention actuelle pour celles et ceux toujours à l’emploi.

La Fédération nationale des communications-CSN trouve cette situation déplorable puisque ces embûches juridiques ont un effet très négatif sur les anciens employé-es de TQS. « Ce dossier s’enlise depuis 2008 et les employé-es mis à pied sont en droit de recevoir les indemnités de départ prévues à leur convention collective. Nous dénonçons vivement ces délais et nous en appelons à la diligence de toutes les instances pour enfin clore définitivement ce dossier », de souligner Pierre Roger, président de la FNC-CSN.

La Fédération nationale des communications-CSN regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération des professionnèles prête à débattre

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) tenait hier et aujourd’hui, à Gatineau, deux journées de réflexion sur l’avenir des agences de la santé et des services sociaux. Ces deux jours auront permis de réfléchir au fonctionnement de celles-ci, entre autres à la question de l’organisation des services, mais aussi de revoir la façon dont le travail y est structuré. Le but étant de perfectionner les services offerts et d’améliorer la qualité de vie au travail. « Les agences sont souvent victimes de décisions politiques influençant leurs orientations. Ces décisions relèvent davantage de doctrines et ne tiennent pas compte du rôle qu’elles peuvent et doivent jouer dans la gouvernance de l’ensemble du réseau. La CSN s’assurera que les employé-es des agences qu’elle représente partout au Québec soient en mesure de débattre en profondeur de la question, pour permettre aux agences de gouverner efficacement le réseau de la santé et des services sociaux, tout en assurant la qualité des services à la population », explique Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

L’Agence de la santé et des services sociaux de l’Outaouais

De son côté, l’Agence de la santé et des services sociaux de l’Outaouais, dont les employés sont représentés par la FP–CSN, fait elle aussi face à plusieurs défis. Pour Paul-André Aubin, président de la section de l’Outaouais du Syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec, le maintien de l’expertise des travailleurs et des travailleuses est primordial. « On le sait, le fonctionnement des agences est grandement influencé par les décisions politiques. Ce qui fait qu’on s’éloigne parfois de l’objectif d’harmoniser les besoins aux services offerts, note-t-il. Pour assurer de meilleurs services, il faut que les compétences des employés d’agence soient maintenues à jour, précise le président. Repenser le modèle de gestion où le point de vue syndical serait davantage pris en considération profiterait aux agences », ajoute-t-il. Pour sa part, Michel Quijada, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CSN) rappelle le rôle important joué par l’agence dans la région. « Pour nous, l’agence est un acteur incontournable dans nos relations pour trouver des solutions aux défis rencontrés par les travailleurs et les travailleuses du réseau de la santé de la région. »

À propos

La Fédération des professionnèles (FP) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant dans différents secteurs d’activité : santé et services sociaux, organismes gouvernementaux, éducation, secteur municipal, médecines alternatives, aide juridique, intégration à l’emploi, professionnèles autonomes, organismes communautaires, etc.