Le syndicat des travailleurs du Mont-Sainte-Anne déplore la gestion de la montagne

Le syndicat représentant les travailleuses et travailleurs du Mont-Sainte-Anne est inquiet de la gestion de la montagne. La fermeture inhabituelle de la station de ski, malgré les conditions météorologiques favorables, retarde l’entrée en poste de plusieurs centaines de travailleurs saisonniers. La non-conformité de la compagnie gestionnaire, Resorts of Canadian Rockies, à des exigences d’entretien de la Régie du bâtiment, est en cause.  

À pareille date l’année dernière, plus de 270 travailleuses et travailleurs étaient déjà en fonction, mais ce ne sont qu’une cinquantaine de personnes qui travaillent sur la montagne à l’heure actuelle.  

«C’est une des plus belles montagnes du Québec et les salarié-es ne demandent qu’à offrir une belle expérience aux clients, mais ça devient de plus en plus difficile pour eux de compenser les années de sous-investissements du gestionnaire», explique le trésorier de la Fédération du commerce de la CSN, Michel Valiquette.  

Le syndicat a par ailleurs fait valoir le droit de refus de travail en raison de conditions dangereuses au département de l’enneigement. Il souligne notamment le manque de véhicules qui servent aux déplacements quotidiens sur la montagne, de même qu’à l’évacuation d’urgence des employé-es. 

Les problèmes électriques ont également eu des impacts sur les travailleurs en fonction qui, au-delà de la station d’accueil, devaient opérer avec l’aide de génératrices qui ne suffisent pas aux besoins. Le syndicat mentionne notamment le cas des patrouilleurs qui ont dû prendre leurs pauses dans le froid. 

«Les problèmes de gestion sont récurrents avec la compagnie, on se souviendra que l’année dernière, les travailleuses, les travailleurs et les plaisanciers avaient eu droit à une fermeture de la station dès la première journée de la saison, c’est déplorable qu’on joue encore dans le même film», explique la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.  

La CSN appelle la compagnie gestionnaire à redresser la situation et à investir les sommes nécessaires pour que la montagne fasse à nouveau la fierté de la région. 

Les salarié-es de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda interpellent leur direction

En processus de négociation de leur convention collective depuis près de deux ans, les travailleuses et les travailleurs de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda enjoignent leur direction de mettre l’épaule à roue pour arriver à une entente avant l’été.

Dans une lettre remise à Chantal Parent, directrice générale de la caisse, le syndicat explique que la lenteur des négociations est due aux nombreuses demandes de reculs des conditions de travail faites par l’employeur.

«En ce moment, on se bat grosso modo pour quelques jours de congé, notamment durant le temps des fêtes, ainsi qu’une carte-cadeau remise aux salarié-es qui s’absentent peu. Ce sont des bénéfices qu’on a déjà, et que l’employeur veut échanger contre des grenailles. C’est déplorable que l’on traite les travailleuses et travailleurs de la sorte, surtout alors que les finances de la caisse se portent bien, en partie grâce à notre travail», explique Samuel Grenier, président du syndicat.

«Dans le cadre de notre travail, nous sommes fiers de respecter des normes élevées en matière de service à la clientèle, notamment dans le retour des appels qui ne dépassent jamais les 48 heures. Dans ces circonstances, nous avons de la difficulté à comprendre comment les retours patronaux peuvent être aussi longs», ajoutent les signataires de la lettre en rappelant qu’ils sont, eux aussi, membres de Desjardins.

«Ce que l’on constate à la table de négociation, c’est que l’employeur veut se débarrasser des conditions de travail dont il se vante quand vient le temps de recruter de nouvelles et de nouveaux salariés. Retirer des mesures de conciliation travail-famille en 2025, ça n’a pas de sens», explique Alexandre Filiatrault, vice-président de la Fédération du commerceCSN.

«En octobre dernier, on sortait dans les médias pour dénoncer la lenteur du processus de négociation. Sept mois plus tard, les salarié-es sont à bout de patience. Ça prend absolument un règlement avant l’été», de conclure Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’AbitibiTémiscamingue–Nord-du-QuébecCSN.

Le syndicat bénéficie d’une banque de trois jours de grève quil pourrait utiliser sans préavis.

Entente intervenue aux Aliments Ultima (bientôt Lactalis Canada – usine de Granby)

Le samedi, 7 septembre 2024, les membres du Syndicat des travailleurs(euses) d’aliments Ultima inc. (CSN) ont entériné leur nouvelle convention collective à 97 %, après plusieurs mois de négociation.

Le syndicat a réussi à obtenir des gains majeurs, et cela, sans conflit de travail. La mobilisation des membres du syndicat était au rendez-vous et l’employeur a compris qu’il devait entendre nos revendications. La négociation n’a pas été simple, mais les parties ont su se comprendre.

Le syndicat tient à remercier ses membres pour leur appui inconditionnel et leur solidarité. Les gains de cette négociation sont le résultat de la solidarité syndicale. Le syndicat a obtenu des gains financiers importants avec une augmentation moyenne de 20,25 % sur 4 ans. Les primes de nuit passeront de 0,80 $ l’heure à 2,50 $ l’heure et les primes de soir de 0,65 $ à 1,25 $ l’heure. À l’échéance de la convention, le salaire moyen des opérateurs de l’usine sera de 40 $ l’heure.

En plus des augmentations salariales, les salaires des gens de l’entretien et des technologues sont ajustés afin d’être compétitifs. La convention collective sera d’une durée de 4 ans. Malgré les nombreuses demandes de l’employeur, cette entente a été obtenue sans perte d’acquis et elle permettra à l’usine de Granby de rester un leader de la région avec des conditions de travail enviable.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs(euses) d’aliments Ultima inc. (CSN) compte environ 250 membres. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux, à la Fédération du commerce (FC–CSN), ainsi qu’au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN (CCSNE–CSN) regroupant environ 12 500 membres sur le territoire de l’Estrie.

Négociations dans l’hôtellerie : la CSN promet un automne chaud

Pour la deuxième fois ce mois-ci, 2 600 travailleuses et travailleurs débraient pour une journée de grève nationale dans les régions de Montréal, Québec et Sherbrooke. Les perturbations surprises affectent la dernière longue fin de semaine de l’été.

« Nous espérions ne pas en venir là, mais la situation l’oblige. Nous sommes témoins d’une tentative patronale de casser le mouvement de mobilisation que les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie ont bâti depuis quelques mois », explique David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

Cette semaine seulement, trois hôtels montréalais ont été mis en lockout, soit l’Hôtel Bonaventure, l’Hôtel Marriott Château Champlain et le Double Tree by Hilton Montréal. La journée de grève fait suite à celle tenue le 8 août dernier par les travailleuses et les travailleurs de l’industrie hôtellerie.

« Plutôt que mettre des efforts à négocier, les employeurs préfèrent fermer des services comme le restaurant de l’hôtel, offrir des gratuités aux clients insatisfaits, bloquer les réservations de chambres et se priver ainsi de revenus substantiels. Ils essaient clairement d’épuiser les travailleurs et la mobilisation ! » ajoute le vice-président.

« La CSN a tout tenté pour arriver à des ententes de principe. Nous avons tenu 46 rencontres de négociation au cours des trois dernières semaines, sans résultat. Les employeurs se lancent la balle et attendent tous qu’un autre fasse une concession. Résultat? La moitié des tables de négociation sont toujours sans offre salariale de l’employeur ! » s’exclame Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN.

« Ces derniers jours, cinq syndicats se sont dotés d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Partout, les syndicats sont prêts à poursuivre la mobilisation cet automne, nous venons d’ailleurs de déposer cinq plaintes pour le recours illégal à des briseurs de grève au Fairmont Reine Elizabeth, au Bonaventure et au Marriott Château Champlain » conclut M. Valiquette.

Dans l’industrie hôtelière, la saison estivale fait place à celle des événements d’affaires et des banquets, lesquels génèrent une part importante des revenus annuels.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN
La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Les employé-es de McKesson en lock-out

Le vendredi 16 août, l’entreprise McKesson de Drummondville a décrété un lock-out, jetant ainsi à la rue sa centaine de travailleuses et de travailleurs.

Ces employé-es se battent pour obtenir les mêmes conditions que leurs collègues de l’entrepôt de Montréal, qui font le même travail qu’eux. « Nous dénonçons le manque de respect de l’employeur. Les salarié-es de la région méritent d’être traités de la même façon que ceux de Montréal », affirme Martin Malouin, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de McKesson Drummondville.

« Nous nous expliquons mal la réaction de la direction de McKesson qui jette à la rue ses employé-es alors que nous avons tenu une rencontre de conciliation le 15 août et qu’une autre séance est prévue le 19 août », déplore le dirigeant syndical.

Il faut rappeler que McKesson a déjà annoncé la fermeture de l’entrepôt de Drummondville, en septembre 2026, au profit d’un nouveau méga centre de distribution situé dans la métropole. Les tâches des employé-es de Drummondville seront transférées dans le nouveau centre de Montréal.

Les négociations achoppent sur deux éléments seulement, soit la prime de rétention et l’entente de transfert afin de permettre aux salarié-es de Drummondville de trouver un emploi au nouveau centre de distribution du Grand Montréal, dont la création forcera la fermeture de l’entrepôt du Centre-du-Québec.

« La moindre des choses pour McKesson est d’offrir à ses travailleuses et ses travailleurs dévoués des conditions décentes jusqu’à la fermeture de l’entrepôt. Nous devons aussi nous assurer que ceux qui le désirent pourront continuer leur travail à Montréal », conclut Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Le 6 juillet dernier, les membres du syndicat ont voté à l’unanimité en faveur d’une banque équivalente à dix jours de grève, à utiliser au moment jugé opportun. Une première séquence a été déclenchée le 25 juillet à midi.

Qui est McKesson ?
McKesson Canada est une filiale d’une compagnie pharmaceutique internationale, qui emploie plus de 50 000 personnes et dont le siège social est situé au Texas. McKesson jouit d’une situation financière fort enviable. Pour l’année 2024, la multinationale a engrangé des revenus de 309 milliards de dollars, soit une hausse de 12 %.

Sur la place publique, l’entreprise affirme que « ce qui distingue McKesson en tant que lieu de travail exceptionnel, ce sont nos gens. (…) nos employés accomplissent notre mission et préservent notre réputation en tant que partenaire de confiance pour nos clients et leurs patients ». À la table de négociation, les dirigeants refusent plutôt de reconnaître la véritable valeur de leurs employé-es.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de McKesson Drummondville compte une centaine de membres et est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) ainsi qu’au Conseil central du Cœur du Québec–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Nouveau mandat de grève pour les travailleuses et travailleurs de l’hôtel Reine Elizabeth

Les 600 travailleuses et travailleurs de l’hôtel Reine Elizabeth se sont dotés d’un nouveau mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Le mandat, voté dimanche après-midi en assemblée générale, a été adopté à la hauteur de 95% par les membres du syndicat et pourra être utilisé au moment jugé opportun.

Après avoir déclenché une série de grèves surprises et une journée de grève nationale aux côtés des autres syndicats de l’hôtellerie présentement en négociation, le syndicat espère maintenant que la menace d’une grève de plus grande envergure fasse débloquer les négociations avec l’employeur.

« Cette semaine, notre équipe de négociation sera à pied d’œuvre pour obtenir une entente et éviter la grève. Dès aujourd’hui, nous ferons des contre-propositions à l’employeur, notamment en ce qui a trait à la formation, aux agences de placement et à la charge de travail », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Avec notre mandat de grève d’un côté et les nouvelles contre-propositions de l’autre, nous nous donnons tous les moyens pour obtenir une entente de principe rapidement. Nous espérons une réponse sérieuse de l’employeur, autrement nous n’aurons d’autre choix que d’exercer d’autres séquences de grèves ou même la grève générale illimitée », poursuit Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Après la journée de grève nationale tenue par 23 syndicats affiliés à la CSN le 8 août dernier, le syndicat du Reine Elizabeth a déclenché une succession de grèves surprises et a utilisé les trois derniers jours de son mandat de grève vendredi, samedi et dimanche.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Nouvelle grève surprise dans deux hôtels montréalais

Plus de 400 travailleuses et travailleurs de l’hôtel Hyatt Place Montreal Downtown et de l’hôtel DoubleTree ont débuté une grève de 36 heures pour que les hôteliers leur concèdent des gains aux tables de négociation.

Il s’agit d’un quatrième débrayage à survenir dans le cadre de la 11e ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie CSN qui regroupe cette année 30 hôtels québécois et plus de 3500 travailleuses et travailleurs. Cette première séquence de grève pour ces deux hôtels montréalais, appartenant à Artifact Group, montre que le mouvement prend de l’ampleur. Plus tôt aujourd’hui, la CSN annonçait une première journée nationale de grève de l’hôtellerie le 8 août prochain.

« Les hôteliers se félicitent entre eux pour les profits records qu’ils font actuellement. Ils sont sur toutes les tribunes pour dire à quel point l’été est bon pour eux. Mais tout d’un coup, ils n’ont plus une cenne quand ils se présentent aux tables de négociation. Tant qu’ils ne comprendront pas qu’ils doivent partager les profits avec les travailleuses et les travailleurs, le mouvement de grève va continuer de grandir », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Les hôteliers devraient comprendre que c’est tout à leur avantage de reconnaître les efforts de leurs employé-es en réglant rapidement les négociations », poursuit Arianne Carmel-Pelosse, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

« Tout le monde qui a récemment fréquenté des hôtels au Québec peut témoigner à quel point ça coûte cher. Le prix des chambres a littéralement explosé. Les hôteliers ont eu leur relance : c’est au tour des travailleuses et des travailleurs de passer à la caisse », conclut Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

 

À travail égal, salaire égal : les employé-es de McKesson en grève

Les travailleuses et les travailleurs du centre de distribution McKesson de Drummondville déclenchent une première séquence de grève. Ils souhaitent forcer l’employeur à offrir des salaires décents jusqu’au transfert des opérations de l’entrepôt de Drummondville vers un centre de distribution de Montréal, prévu en septembre 2026.

En octobre 2023, l’entreprise annonçait la fermeture de l’entrepôt du Centre-du-Québec au profit d’un nouveau centre de distribution à Montréal. Pour les deux années à venir, les employé-es tentent d’obtenir des salaires décents à la hauteur de celles de l’entrepôt… de Montréal.

Alors que les clauses normatives de la convention sont presque entièrement réglées, l’offre monétaire déposée sur la table est une insulte pour ces travailleuses et travailleurs qui œuvrent toujours pour cette entreprise, alors qu’elle les mettra à la rue en septembre 2026. « Malheureusement, nous constatons que sur le plan des offres salariales et sur celui de la rétention, les dirigeants de McKesson n’ont déjà plus de considération pour les employé-es de l’entrepôt situé à Drummondville. Nous dénonçons ce manque de respect », affirme Martin Malouin, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de McKesson Drummondville.

« Les représentants de l’employeur ont promis publiquement que les salaires seraient versés jusqu’au transfert des activités vers Montréal, prévu le 31 août 2026. Aujourd’hui, ils attendent que l’employeur mette cette promesse sur papier. Nous devons aussi nous assurer que ceux qui le désirent pourront continuer leur travail, à Montréal », insiste Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Le 6 juillet dernier, les membres du syndicat ont voté à l’unanimité en faveur d’une banque équivalente à dix jours de grève, qui pourra être utilisée au moment jugé opportun. Une première séquence a été déclenchée le 25 juillet à midi.

Qui est McKesson ?
McKesson Canada est une filiale d’une compagnie pharmaceutique internationale, qui emploie plus de 50 000 personnes et dont le siège social est situé au Texas. McKesson jouit d’une situation financière fort enviable. Pour l’année 2024, la multinationale a engrangé des revenus de 309 milliards de dollars, soit une hausse de 12 %.

Sur la place publique, l’entreprise affirme que « ce qui distingue McKesson en tant que lieu de travail exceptionnel, ce sont nos gens. (…) nos employés accomplissent notre mission et préservent notre réputation en tant que partenaire de confiance pour nos clients et leurs patients ». À la table de négociation, les dirigeants refusent plutôt de reconnaître la véritable valeur de leurs employé-es.

« Il est temps pour McKesson de faire preuve de respect envers ses travailleuses et ses travailleurs qui lui demeurent loyaux alors que l’entreprise leur a déjà annoncé qu’elle mettrait fin aux activités de l’entrepôt de Drummondville au profit d’un centre de distribution de Montréal en septembre 2026. La moindre des choses est de leur offrir des conditions décentes jusqu’à la fermeture de l’entrepôt », termine Sylvain Pratte, secrétaire-trésorier du Conseil central du Cœur du Québec–CSN.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de McKesson Drummondville compte une centaine de membres et est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) ainsi qu’au Conseil central du Cœur du Québec–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les travailleuses et travailleurs de l’hôtellerie du Saguenay–Lac-Saint-Jean veulent leur part du gâteau

La tournée de la négociation coordonnée de l’hôtellerie de la CSN est de passage au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ici comme ailleurs, les travailleuses et les travailleurs veulent améliorer leurs salaires et leurs conditions de travail alors que la croissance est soutenue dans le secteur.

L’Hôtel Château Roberval est le premier hôtel de la région à joindre la négociation coordonnée. Les travailleuses et les travailleurs se rassemblent ce midi pour partager un repas et discuter des enjeux de la négociation. Partout au Québec, les hôteliers ont profité de l’inflation pour augmenter de façon importante le prix des chambres. De leur côté, les travailleuses et les travailleurs des hôtels de la région ont vu leur pouvoir d’achat diminuer.

« Les hôteliers de partout au Québec s’attendent à une très belle année 2024. S’ils sont capables de faire de si bonnes affaires, c’est grâce aux efforts de leurs employé-es. En pleine crise du coût de la vie, nous négocions pour faire cesser l’appauvrissement et enrichir les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce–CSN.

Par ailleurs, le syndicat des employé-es du Delta Saguenay, qui a rejoint dernièrement la CSN, est en négociation pour sa toute première convention collective CSN. Un de leur objectif est de rejoindre la prochaine ronde de la négociation coordonnée de l’hôtellerie, une demande ayant été déposée en ce sens à l’employeur.

La tournée s’arrêtera donc au Delta demain midi pour rencontrer les membres du syndicat. Les syndicats de la négociation coordonnée donnent leur appui à cette revendication et sont prêts à leur venir en aide dans leurs moyens de pression, en cas de besoin.

Les sept demandes communes de la négociation coordonnée

  • Obtenir des augmentations salariales de 36 % sur quatre ans pour combler la perte du pouvoir d’achat liée à l’inflation.
  • Augmenter la contribution de l’employeur au régime d’assurance collective.
  • Encadrer la formation pour la relève et mieux appuyer les formateurs et formatrices.
  • Revoir l’accès et la rémunération pour les vacances annuelles pour attirer la relève et reconnaître l’expérience du personnel en place.
  • Éliminer le recours aux agences de placement.
  • Freiner la surcharge de travail pour mieux protéger le personnel.
  • S’assurer que les personnes salariées décident entre elles du partage des pourboires.

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Renaud-Bray: un salon du livre sur le dos des travailleuses et des travailleurs!

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray (CSN), qui représente les employé-es des succursales de Place Laurier et des Galeries de la Capitale, sont actuellement présents devant le Salon international du livre de Québec au Centre des congrès. Le but de leur présence est de distribuer des tracts pour faire éclater au grand jour leurs conditions de travail et les demandes démesurées de l’employeur dans le cadre de leur négociation.

La trésorière du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray (CSN), Isabelle Nadeau, dénonce la situation « notre employeur veut nous faire reculer face à nos congés de maladie et nos horaires de travail. Pire encore, Renaud-Bray ne veut même pas reconnaître notre droit de prendre des pauses de 15 minutes durant nos quarts de travail, c’est inacceptable ! »

Le syndicat est présent de 11 h à 14 h pour distribuer ses tracts et se faire entendre par la population ainsi que pour soutenir leurs membres qui travaillent actuellement au Salon du livre. Renaud-Bray est un leader mondial de la librairie avec un chiffre d’affaires de plusieurs millions par année et le fait qu’il exige des reculs dans les conditions de travail, déjà exécrables, de ses travailleuses et travailleurs est simplement inhumain.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray (CSN) regroupe 60 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui regroupe près de 30 000 membres dans ses 360 syndicats, au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances et, bien sûr, à la CSN qui compte pour sa part plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que public.

 

Olymel, les porcs d’abord

Si vous lisez cette lettre au restaurant ce matin, vous croquerez peut-être une tranche de bacon produite en Ontario pour la première fois de votre vie. Vous ne goûtez pas la différence? Eh bien, pour des milliers de familles québécoises, ça en fait toute une!

Depuis un an, Olymel procède au laminage des emplois syndiqués dans ses usines de transformation de porcs du Québec. Quelques mois après avoir fermé sa plus vaste usine de transformation de porcs au Canada, celle de Vallée-Jonction, et fait disparaître d’autres usines de transformation ici, elle embauche maintenant ailleurs.

Tout récemment, Olymel transférait sa production de bacon destinée aux restaurants et aux institutions, de Drummondville vers Cornwall en Ontario. Bref, Olymel choisit de plus en plus de transformer dans ses usines de l’extérieur du Québec du porc québécois pour le revendre ensuite sur le marché québécois.

Mauvaises décisions

Olymel a reçu des centaines de millions en subvention et en investissement du gouvernement afin de sauver la «filière porcine québécoise». Doit-on comprendre que la filière porcine québécoise exclut de bons emplois pour les travailleurs du Québec?

Après avoir supprimé plus d’un millier d’emplois dans ses usines québécoises au cours de la dernière année, Olymel plaidait le mois dernier être devenue dépendante de pas moins de 1500 travailleurs étrangers temporaires. Rappelons que ceux-ci doivent respecter des conditions particulières pour demeurer au pays dont celle de demeurer à l’emploi exclusif d’Olymel. C’est la recette Olymel: le plus de profits possible.

Qu’Olymel se comporte ainsi ne surprendra pas ses travailleurs. Ils ont été les premiers témoins d’une succession de mauvaises décisions prises par les dirigeants, et ce, depuis la création d’Olymel, à partir d’autres abattoirs il y a 30 ans. Ils savent que la fierté québécoise d’Olymel se limite aux slogans. Ils savent depuis longtemps que chez Olymel, les porcs passent avant les humains.

Profits

Ce qui est le plus affligeant, c’est de constater qu’en 2024 ni Olymel ni son propriétaire, la coopérative Sollio, ni les producteurs de viande, ni même les élus aux différents paliers de gouvernement ne se soucient vraiment du sort de ces milliers de travailleurs.

Pourtant, si Olymel brasse aujourd’hui un chiffre d’affaires de 4,7 milliards de dollars, c’est bien grâce aux profits accumulés par la force de leurs bras et de leurs têtes et de leurs parents et de leurs grands-parents.

Et que dire de la CAQ? Vous rappelez-vous? On nous promettait de bons emplois dans toutes les régions du Québec. On ne savait pas trop de quels bons emplois François Legault parlait à l’époque. C’était pour se faire élire. Maintenant, on le sait.

De toute évidence, ça n’incluait pas les milliers de bons emplois déjà existants dans la transformation du porc québécois.

 

Alexandre Laviolette,
président,
Fédération du commerce (FC–CSN)

Lettre publiée dans le Journal de Montréal du 20 mars 2024

Les chauffeurs de camion acceptent l’entente de principe

Les membres du Syndicat des chauffeurs de camion de la Ferme Saint-Zotique–CSN acceptent à l’unanimité l’entente de principe pour le renouvellement de leur convention collective. Le nouveau contrat de travail prévoit une hausse salariale de près de 20 % en quatre ans.

Ferme St-Zotique appartient à Burnbrae Farms, la plus importante entreprise de classification d’œufs de consommation au Canada. Ses travailleurs étaient sans convention collective depuis avril 2023.

« Après deux séquences de grève et un long processus de conciliation, rendue particulièrement difficile en raison de l’attitude méprisante de l’employeur, nous obtenons finalement gain de cause », se réjouit le président du syndicat, Michel Dulude.

La nouvelle convention comprend notamment l’instauration d’une prime de fin de semaine, la bonification de la banque d’heures supplémentaires, la mise en place d’une banque de congés de maladie de même que l’amélioration des clauses de libérations syndicales et de celle empêchant la sous-traitance.

De plus, les clauses de santé et sécurité du travail ont été complètement revues et bonifiées, et ce, malgré le refus initial de l’employeur de négocier sur ces points. « En 2024, c’est incroyable qu’un employeur refuse non seulement de rehausser le niveau de santé et de sécurité de ses salariés, mais qu’il refuse même d’en parler ! » s’insurge Serge Monette, vice-président de la Fédération du commerce–CSN.

Gains majeurs
Réunie en assemblée le 25 février, la trentaine de salariés a adopté à 100 % l’entente de principe. Ce résultat constitue un appui sans équivoque des travailleurs envers leurs représentants, qui ont négocié pendant près d’un an avec un employeur méprisant. Lors de l’assemblée, les membres ont d’ailleurs dénoncé à l’unanimité l’attitude déplorable de Ferme St-Zotique/Burnbrae Farms lors de cette négociation.

« Au cours des derniers mois, les chauffeurs de camion de la Ferme St-Zotique se sont mobilisés à plusieurs reprises. Aujourd’hui, ces travailleurs peuvent être fiers des résultats », ajoute la présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annette Herbeuval. « Avec cette convention, les chauffeurs de camion de la Ferme St-Zotique atteignent enfin les normes de l’industrie du camionnage. Toute la CSN salue leur solidarité et leur détermination », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos
Le Syndicat des chauffeurs de camion de la Ferme Saint-Zotique–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte plus de 27 000 membres. Il fait également partie du Conseil central de la Montérégie–CSN, qui dénombre plus de 32 000 adhérents issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, dans la région. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Une deuxième séquence de grève à la Ferme St-Zotique

Aux prises avec un employeur fermé et méprisant, les membres du Syndicat des chauffeurs de camion de la Ferme Saint-Zotique–CSN déclenchent une deuxième séquence de grève en quelques mois.

Au cours des derniers jours, la direction de Ferme St-Zotique/Burnbrae Farms a multiplié les attaques à l’endroit de ses chauffeurs. L’entreprise a débuté par l’embauche d’agents de sécurité, puis a fait appel aux policiers lors d’une rencontre pacifique des chauffeurs, avant de poursuivre avec une mise en demeure à l’endroit du syndicat et des mesures de représailles envers un de ses officiers. « Depuis le début des pourparlers, l’employeur se traîne les pieds à la table de négociation. Maintenant, il tente de nous intimider. L’improvisation et le manque de respect ont assez duré », dénonce le président du syndicat, Michel Dulude.

Les deux parties peinent à se rencontrer, puisque l’employeur offre des dates de disponibilité très limitées. « S’asseoir à la table de négociation et discuter de bonne foi constitue pourtant un minimum de respect. Pourquoi Burnbrae Farms refuse-t-il de le faire pour ses “employés dévoués” comme l’entreprise se plaît à les qualifier dans ses campagnes publicitaires ? », fait remarquer M. Dulude.

Lorsque l’employeur daigne se présenter à la table de négociation, il adopte la même attitude fermée et acrimonieuse. À l’heure actuelle, le syndicat tente de négocier les clauses de santé et sécurité du travail (SST), mais Ferme St-Zotique refuse catégoriquement de trouver des solutions aux problèmes existants de SST. Depuis trois ans, c’est plus d’un chauffeur sur cinq qui a subi un accident de travail.

« Les demandes des 30 salariés sont loin d’être exagérées. Le nombre d’accidents de travail est beaucoup trop élevé à la Ferme St-Zotique. En plus des accidents, des chauffeurs travaillent les deux pieds dans l’eau dans la cour de l’usine et doivent conduire les pieds tout mouillés. Cette entreprise, qui se targue de compter parmi les mieux gérées au Canada, doit faire plus », fait remarquer le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

La présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annette Herbeuval, rappelle pour sa part les problèmes de gestion à la Ferme St-Zotique. « Les travailleuses et les travailleurs de l’usine ont aussi dû exercer la grève en 2021 et en 2022. L’employeur adopte maintenant la même attitude méprisante avec les chauffeurs de camion. Tous les syndiqué-es CSN de la grande région de la Montérégie sont solidaires avec eux. Nous ne les laisserons pas tomber », insiste la dirigeante.

À propos
Le Syndicat des chauffeurs de camion de la Ferme Saint-Zotique–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte plus de 27 000 membres. Il fait également partie du Conseil central de la Montérégie–CSN, qui dénombre plus de 32 000 adhérents issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, dans la région. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’entrepôt de BMR passe à la CSN !

Les quelque 400 travailleuses et travailleurs de l’entrepôt principal de BMR, situé sur trois sites à Boucherville, ont décidé de choisir la CSN comme nouveau syndicat après une période où il était possible de changer d’allégeance syndicale.

La nouvelle accréditation a été confirmée par le Tribunal administratif du travail en date du 29 septembre.

« Nous sommes très heureux d’accueillir ces nouvelles et nouveaux membres. La CSN est une centrale syndicale combative qui est administrée à 100 % au Québec et qui laisse une large place à l’autonomie de ses syndicats affiliés », a commenté François Enault, 1er vice-président de la CSN.

« Le secteur des entrepôts est déjà bien représenté à la CSN et d’autres pourraient s’ajouter dans les prochains mois, notamment avec Amazon. Avec les changements technologiques actuels, les travailleuses et les travailleurs ont tout intérêt à choisir un syndicat qui va les accompagner dans les luttes qui s’annoncent à plusieurs endroits pour conserver des emplois de qualité », a déclaré Alexandre Laviolette, président de la FC–CSN. La Fédération du commerce de la CSN est celle qui accueillera les nouvelles et nouveaux membres de BMR.

« Nous accueillons avec plaisir les travailleuses et les travailleurs de BMR qui pourront compter sur la solidarité des autres syndicats CSN de la région », a affirmé Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

À propos

La Fédération du commerce de la CSN (FC–CSN) compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le Conseil central de la Montérégie–CSN regroupe quelque 35 000 membres issus de tous les secteurs d’activité sur une base régionale.

 

 

Que les géants de l’épicerie regardent dans leur cour !

Alors que le gouvernement canadien réunit les géants de la distribution alimentaire pour assurer l’accès de toute la population aux denrées qui leur sont nécessaires, la Confédération des syndicats nationaux rappelle que les travailleuses et les travailleurs des supermarchés eux-mêmes ressentent de plein fouet les effets de l’augmentation des bénéfices des entreprises de l’industrie.

« On salue l’initiative du gouvernement fédéral de convoquer les géants du secteur », explique le vice-président de la CSN, François Enault. « Nous appelons à une réflexion beaucoup plus large pour s’attaquer à la crise du pouvoir d’achat des Canadiennes et des Canadiens. Les bénéfices engrangés par les géants de l’alimentation sont d’autant plus scandaleux qu’ils sont réalisés sur le dos de travailleuses et de travailleurs à qui ils refusent un salaire minimum de 18 dollars l’heure. Les épiciers devraient commencer par s’assurer que leurs propres employé-es ont un revenu suffisant pour s’approvisionner dans leur propre établissement. »

« Si elles veulent vraiment faire partie de la solution, les grandes bannières devraient commencer par un meilleur partage de la richesse, non seulement au bénéfice des consommateurs, mais aussi de leurs employé-es », enchaîne le président de la Fédération du commerce (FC–CSN) Alexandre Laviolette. « Durant la pandémie, tout le monde saluait ces travailleuses et ces travailleurs indispensables, se rendant bien compte que la société ne peut pas fonctionner sans eux. Puis, dès que la tempête s’est dégagée, on a vu les entreprises retirer les mesures financières qu’elles avaient mises en place aux premiers jours de la crise pour maximiser encore leurs profits. »

À propos
La Fédération du commerce (FC–CSN) représente environ 8300  salarié-es du commerce de détail du Québec. Au total, elle compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Elle est une des huit fédérations professionnelles affiliées à la CSN, qui compte 330 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

La CSN dénonce un autre pitoyable échec

Une série de mauvaises décisions d’affaires d’Olymel cause une nouvelle fermeture, celle de l’usine de découpe et de transformation de Princeville.

« Pour nous, c’est la surprise totale. Nous savions qu’Olymel allait un jour restructurer ses activités dans le secteur du porc à la suite de l’annonce de la fermeture de Vallée-Jonction, mais nous sommes complètement surpris de la rapidité et de la radicalité de cette décision. Nous sommes bien entendu en colère et les salarié-es de l’usine peinent à encaisser le choc. Plusieurs travailleuses et travailleurs cumulent des dizaines d’années d’ancienneté dans cette usine où les conditions de travail quotidiennes sont difficiles. Les suites seront difficiles, c’est certain », déclare Steve Houle, président du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN.

Rappelons que le 14 avril dernier, Olymel avait annoncé la fermeture définitive de la plus grande usine d’abattage et de découpe de porc au Québec, située à Vallée-Jonction, entrainant la perte de plus de 1000 emplois.

« La Confédération des syndicats nationaux dénonce la décision d’Olymel de procéder à la fermeture de son usine de Princeville. L’impact de ce nouvel échec pitoyable est violent pour les familles et les communautés qui en paieront le prix : plus de 300 emplois directs et autant d’emplois indirects seront touchés dans une ville qui compte environ 5000 personnes. Après avoir investi 150 millions $ d’argent public dans Olymel en mai 2021, le gouvernement de François Legault abandonne pour une seconde fois une autre région à la merci d’une entreprise qui cumule les décisions d’affaires qui minent l’économie régionale. Venant d’une coopérative, nous sommes en droit de nous attendre à mieux », souligne Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« Olymel gère une décroissance de ses activités afin de maintenir sa mainmise sur le marché du porc québécois. Nous les avons vus accumuler les mauvaises décisions d’affaires pour établir leur monopole au Québec, au point où sa filiale porcine est devenue déficitaire. Après l’annonce de fermeture de Vallée-Jonction qui acheminait sa production à Princeville, il était assez clair qu’il y aurait une réorganisation des activités. Il s’agit donc d’une autre mauvaise décision et ce sont à nouveau les travailleuses et les travailleurs qui écopent », ajoute Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Durant la pandémie, les salarié-es des usines de transformation de viande étaient nos héros qui assuraient notre autonomie alimentaire au péril de leur vie. Aujourd’hui, ils sont licenciés pour des considérations économiques alors que les producteurs sont pleinement assurés pour compenser leurs pertes via le programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles. Les contribuables financent donc ces pertes d’emploi liées aux mauvaises décisions d’Olymel. Comme à Vallée-Jonction, ces emplois auraient pu être sauvés », conclut Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN représente environ 275 membres.

Des gains exceptionnels pour les travailleuses et les travailleurs de Bacon Inter America

En grève depuis le 25 mai, les travailleuses et les travailleurs de Bacon Inter America ont décroché des gains très appréciables à la suite d’une recommandation de la conciliation qui a été adoptée à 93 % lors d’une assemblée extraordinaire.

Les syndiqué-es ont obtenu une hausse de 4,55 $ l’heure sur quatre ans, dont 1,75 $ l’heure la première année. En plus, on note une baisse de 9,6 % de la cotisation des employé-es à l’assurance et des améliorations pour la retraite.

« Nous sommes vraiment satisfaits. Ce fut une belle lutte où les travailleuses et les travailleurs temporaires ainsi que celles et ceux du Québec ont gagné de meilleures conditions de travail en se battant ensemble », souligne Mélanie Cloutier, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bacon Inter-America–CSN qui compte quelque 500 membres.

« Olymel n’a pas eu le choix de tenir compte de la pénurie de main-d’œuvre et de l’inflation. C’est un signal pour les autres employeurs de la région », indique Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bacon Inter-America–CSN compte près de 500 membres, dont une majorité de femmes. Il est affilié à la Fédération du commerce de la CSN (FC–CSN).

La FC–CSN compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Le STT de Bacon inter-America est aussi affilié au Conseil central du Cœur du Québec–CSN et regroupe plus de 16 300 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité. Le territoire du conseil central est composé des deux régions administratives de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Quand le patron fait l’impasse

Devant une attitude aussi décevante et non constructive de la part de la partie patronale, les membres du Syndicat des chauffeurs de camion de la Ferme St -Zotique–CSN n’ont eu d’autres choix que de déclencher la grève le vendredi 26 mai 2023. Ce coup de semonce survient à la suite d’une autre séance de négociation (une cinquième) où l’employeur se présente sans mandat, sans s’être préparé et en ayant rien d’autre à offrir qu’une posture intransigeante.

Les négociations visant à renouveler la convention collective achoppent depuis le premier jour, l’employeur étant cantonné dans une posture de refus complet face à l’ensemble des demandes des membres du syndicat qui sont sans contrat de travail depuis le 19 avril dernier. Pire encore, il maintient plusieurs demandes de recul. Face à ce constat, les 30 membres du syndicat ont été convoqués en assemblée générale le 7 mai 2023 afin de renouveler leur confiance envers leur comité de négociation (100 %), de se prononcer contre les offres de reculs patronales (100 %) et en faveur d’un mandat de grève (100 %).

Michel Dulude, président du syndicat des chauffeurs de camion de la Ferme Saint-Zotique–CSN, demeure incrédule et s’explique mal l’attitude de l’employeur. « Nous nous sommes préparés depuis longtemps et nous étions prêts à négocier de bonne foi, de manière constructive et à la recherche de solutions. J’ai beau chercher à comprendre, j’en viens à la conclusion que si l’employeur agit de la sorte, c’est qu’il souhaite casser notre syndicat. Et ça, ça n’arrivera pas ! Nous serons debout, déterminés à aller jusqu’au bout pour obtenir de meilleures conditions de travail », ajoute M. Dulude.

Pour sa part, Serge Monette, vice-président de la Fédération du Commerce–CSN, estime qu’il « est temps que l’employeur réalise que nous sommes bel et bien en 2023. Partout au Québec, dans un contexte marqué par l’inflation et la pénurie de main-d’œuvre, patrons et syndicats parviennent à s’entendre sur la nécessité de bonifier substantiellement les conditions de travail. En jouant la carte de l’intransigeance, la Ferme Saint-Zotique/Burnbrae Farms se trompe royalement si elle pense être en mesure d’écraser une organisation syndicale comme la nôtre. L’employeur doit impérativement délaisser ses pratiques appartenant à une autre époque, s’assoir et négocier dans le respect et l’écoute des demandes des membres ».

Enfin, Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CN, estime que « les enjeux de gestion ne sont pas nouveaux à la Ferme Saint-Zotique, puisque l’an dernier, la négociation de la convention collective des travailleuses et des travailleurs de l’usine, syndiqués également à la CSN, a été particulièrement ardue. On fait face ici à un employeur qui ne témoigne pas de beaucoup de respect envers ses travailleuses et travailleurs et cette posture patronale mène à des conflits. En Montérégie, on règle actuellement la grande majorité de nos négociations sans grève. À la Ferme Saint-Zotique, on est rendu à deux en deux ans ! À ce titre, les chauffeurs de camion peuvent se rassurer : ils bénéficieront de toute la solidarité de nos membres dans la région et nous serons avec eux autant que nécessaire ».

Olymel Vallée-Jonction : La CSN dénonce un lamentable échec

L’entêtement entre Olymel et les producteurs de porcs du Québec cause la fermeture définitive de la plus grande usine d’abattage et de découpe de porc au Québec, située à Vallée-Jonction, entrainant la perte de plus de 1000 emplois.

« Il nous est terriblement difficile et pénible de contenir notre colère en ce jour sombre. Nous sommes plusieurs travailleuses et travailleurs qui cumulent des dizaines d’années d’ancienneté dans cette usine où les conditions de travail difficiles sont notre réalité quotidienne. Comme si ce n’était pas assez insultant et violent de nous faire traiter de la sorte, on nous demande de rester à l’emploi jusqu’à la fermeture définitive. La haute direction d’Olymel nous aura méprisés jusqu’à la fin », déclare Martin Maurice, président du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN.

« La Confédération des syndicats nationaux dénonce la décision d’Olymel de procéder à la fermeture de son usine de Vallée-Jonction. L’impact de cet échec lamentable est violent pour les familles et les communautés qui paieront le prix de ce gâchis : plus de 1000 emplois directs et autant d’emplois indirects seront touchés. Cette fermeture est directement liée à l’échec des négociations entre les éleveurs de porcs du Québec et Olymel pourtant soutenues par le conciliateur nommé par le gouvernement, Raymond Bachand, ancien ministre des Finances du Québec. Après avoir investi 150 millions $ d’argent public dans Olymel en mai 2021, le gouvernement de François Legault abandonne toute une région à la merci d’une entreprise qui multiplie les mauvaises décisions d’affaires », souligne Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« Olymel accumule les mauvaises décisions d’affaires pour établir son monopole au Québec au point où sa filiale porcine est actuellement déficitaire et fait également face à un entêtement obstiné des éleveurs de porcs qui ne veulent plus consentir de rabais sur chaque porc livré à leurs usines. Or, Vallée-Jonction est rentable, les relations de travail vont très bien et le bilan en matière de santé et sécurité du travail est excellent. Il s’agit donc d’une autre mauvaise décision et ce sont les travailleuses et les travailleurs qui écopent et les contribuables qui absorbent encore une fois la facture. Pour couronner le tout, le programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles aurait pu soutenir les producteurs et Olymel dans cette difficile situation où les deux parties ne voulaient pas absorber les pertes envisagées », ajoute Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Durant la pandémie, les salarié-es des usines de transformation de viande étaient nos héros qui assuraient notre autonomie alimentaire au péril de leur vie. Aujourd’hui, ils sont licenciés sans aucune considération à cause d’un différend sur le partage des pertes liées au marché, alors qu’ils sont pleinement assurés pour les compenser. Ces emplois auraient pu être sauvés et c’est scandaleux de traiter ces salarié-es ainsi, dont environ 150 travailleuses et travailleurs migrants sont venus d’ailleurs s’installer ici, au Québec, pour palier la pénurie de main-d’œuvre. Nous espérons vivement que l’Union des producteurs agricoles (UPA), le maire de Vallée-Jonction, les éleveurs de porcs de la Beauce et tous les autres acteurs touchés dénonceront cette fermeture dont Olymel est responsable, qui avait accusé les travailleuses et les travailleurs de tous les maux lors du conflit de travail à l’été 2021 », conclut Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN représente environ 1000 membres.

Novago et Sollio ont perdu leur esprit coopératif

Après plus d’un an de conflit de travail, l’ensemble de la CSN est de nouveau venu en appui au Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière-CSN, qui est en grève depuis le 30 septembre 2021.

À la veille de l’Halloween, l’événement a pris la forme d’un cortège funèbre pour enterrer l’esprit coopératif de Novago et du grand groupe coopératif québécois Sollio, dont la coopérative de Joliette fait partie.

« Ce fut un dur combat depuis plus d’un an maintenant, mais il n’est pas question pour nous de laisser tomber notre syndicat ni les gains que nos membres ont réalisés depuis 50 ans. Il est grand temps que notre employeur comprenne ce message et évite de nous laisser dehors pour un deuxième hiver de suite », affirme Nicole Lambert, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière-CSN. Rappelons sur ce point que Novago a exigé dès le début d’importants reculs salariaux, alors que nous sommes en pleine période d’inflation élevée et de pénurie de main-d’œuvre ! Le syndicat est maintenant convoqué devant le conciliateur pour une négociation le 24 octobre prochain.

« Scabs » en télétravail

Une des raisons qui permet à Novago de faire perdurer le conflit est l’utilisation de scabs en télétravail. Ce fait a été reconnu par le Tribunal administratif du travail, le 25 mars dernier. « Il faut maintenant que la jurisprudence s’adapte à notre siècle, d’autant plus que le télétravail est devenu une réalité encore plus présente depuis la pandémie. La possibilité d’utiliser des briseurs de grève en télétravail sans réelles conséquences déséquilibre notre rapport de force avec les employeurs du Québec et avec Novago en particulier. Il va falloir que Jean Boulet, ministre du Travail, en tienne compte s’il s’intéresse au sort des travailleuses et des travailleurs », a soutenu Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Bons résultats financiers

Les travailleuses et les travailleurs de Novago sont d’autant plus en colère en raison de cette situation que l’entreprise a dégagé des ristournes de 3,1 millions de dollars dans son dernier exercice financier, en plus d’investir 200 000 $ dans la communauté. Les travailleurs demandent seulement une augmentation raisonnable en cette période d’inflation élevée. « C’est complètement contre-productif, surtout lorsque l’on sait que certains employeurs, comme Olymel qui fait également partie de grand groupe coopératif Sollio, rouvrent les conventions collectives pour améliorer les salaires de départ et s’assurer de retenir et d’attirer la main-d’œuvre », indique Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce-CSN).

Solidarité nationale

« Malgré la difficulté de cette grève, je suis fière de nos syndicats de Lanaudière et de partout au Québec qui ont appuyé le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop Lanaudière-CSN depuis le début. En fait, c’est l’ensemble de la CSN qui est derrière vous », a lancé Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière-CSN.

Le syndicat dénonce l’usage illégal de scabs

Le Syndicat des employé-es de la Cie Montour–CSN, en grève depuis le 16 juin dernier, a déposé une plainte au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale le 21 juin 2022 pour usage de briseurs de grève par l’employeur. Les enquêteurs ont effectué une visite de l’usine située à Blainville le 23 juin et le rapport d’enquête a été rendu disponible le 12 juillet. Après l’analyse des faits, il apparaît que quatre personnes auraient été utilisées par l’employeur pour effectuer des tâches qui sont habituellement faites par les syndiqué-es de l’usine, ce qui contrevient à l’article 109.1 g) du Code du travail.

« Nous savions que l’employeur utilisait des scabs depuis le début de la grève, mais nous en avons la preuve sur papier à présent », de dire Michel Valiquette, trésorier de la FC-CSN.

La question financière est la pierre d’achoppement entre les parties. Les employé-es syndiqués veulent être en mesure de maintenir leur pouvoir d’achat face à l’inflation qui a augmenté de plus de 7 % dans le dernier mois.

« La CSN prend acte du rapport de l’inspecteur du ministère du Travail et le service juridique évalue toutes les possibilités de recours contre l’employeur pour faire cesser cette pratique qui est illégale au Québec », rappelle Chantal Maillé, présidente du Conseil central desLaurentides–CSN.

Montour est une entreprise de Blainville fondée en 1954 qui est spécialisée dans les mélanges d’épices et les marinades. Elle sert le secteur de la transformation de la viande et elle a de solides relations avec les chaînes de distribution alimentaire.

Les syndiqué-es de Colabor acceptent l’entente à 97 %

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Colabor–CSN de Boucherville ont accepté la récente entente de principe à 97 %, lors d’un vote tenu le 10 juillet en assemblée.

Le syndicat a notamment obtenu une échelle salariale qui passe de 10 à 5 échelons, une augmentation de salaire de 9,5 % la première année, qui se traduit par une hausse de 2,37 $ l’heure pour le sommet de l’échelle. Le tout est rétroactif au 1er janvier 2022.

La convention de cinq ans prévoit aussi des augmentations de 3,25 % en 2023 et en 2024 et une hausse de 2 % à 4 % pour les deux années suivantes en fonction de l’inflation. En tout, on parle donc d’une augmentation qui oscillera entre 21,5 % et 26,3 % au sommet de l’échelle. Le salaire devrait donc s’approcher ou même dépasser les 30 $ l’heure à la fin de la convention. Pour certains membres, en raison de la disparition d’échelons salariaux, l’augmentation sera de plus 30 % dès la première année.

Plusieurs primes sont également bonifiées. Celle de nuit sera augmentée de 0,75 $ de l’heure, la prime de soir de 0,50 $ de l’heure, la prime de responsabilité chariot élévateur de 0,25 $ l’heure, la prime pour le réfrigéré et celle pour le congelé de 0,35 $ l’heure. L’accès au taux double sera par ailleurs facilité après seulement cinq heures supplémentaires effectuées dans une même semaine.

« Le recours à la grève générale a permis de décrocher des gains substantiels chaque année », indique Francis Caron, président du syndicat.

« Un autre bel exemple de ce que peut donner la détermination des membres dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et d’inflation. Les employeurs doivent maintenant comprendre que de bien rémunérer les travailleuses et travailleurs, c’est un investissement. », a commenté Michel Valiquette, trésorier de la FC-CSN.

Le syndicat a même obtenu le paiement pour un congé férié perdu en raison de la grève.

Rappelons que le 29 juin dernier, les membres du syndicat avaient déclenché une grève de cinq jours, le 28 mai, qui s’est ensuite transformée en grève générale illimitée, le 5 juillet. Il y aura eu une semaine de grève en tout et pour tout.

Colabor est un important grossiste et un distributeur alimentaire qui compte plus de 15 000 clients et qui offre plus de 35 000 produits.

« Nos membres chez Colabor jouent un rôle essentiel pour approvisionner des restaurants et pour distribuer plusieurs produits du Québec. Nous sommes heureux de cette nouvelle entente qui va stabiliser ces emplois », a commenté Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

Entente de principe chez Colabor

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Colabor–CSN de Boucherville devront se prononcer demain sur une entente de principe obtenue à l’arraché aujourd’hui. Un blitz de négo qui s’était amorcé jeudi en soirée pour se terminer ce samedi.

Rappelons que le 29 juin dernier, les membres du syndicat avaient déclenché une grève de cinq jours, le 28 mai, qui s’est ensuite transformée en grève générale illimitée, le 5 juillet. Il y aura eu une semaine de grève en tout et pour tout.

Le rejet des précédentes offres de l’employeur à 84 % a ouvert la porte à quelques gains supplémentaires. Le comité de négociation va donc recommander l’acceptation de cette entente.

Colabor est un important grossiste et un distributeur alimentaire qui compte plus de 15 000 clients et qui offre plus de 35 000 produits.

« Je félicite tous les membres d’avoir été solidaires jusqu’à la fin, y compris avec ce vote unanime pour la grève. C’est maintenant à eux d’évaluer la valeur de l’entente et d’en adopter le contenu », commente Francis Caron, président du syndicat.

Aucun autre commentaire ne sera fait sur l’entente avant l’assemblée des membres demain.

« Ils ont tenu bon et l’histoire leur a donné raison »

Les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des produits Bridor–CSN ont entériné vendredi l’entente de principe intervenue avec l’employeur la semaine dernière.

Le 25 avril dernier, le syndicat, qui compte 316 membres, avait déclenché une grève générale illimitée à la suite d’un lock-out imposé par l’employeur, une boulangerie de Boucherville propriété d’une multinationale française.

Plus de 70 % des employé-es présents en assemblée ont voté en faveur d’un règlement qui leur assure d’importantes avancées.

Des augmentations horaires de 21 % et plus

Au plan pécuniaire, les syndiqué-es ont ainsi obtenu des augmentations salariales qui varient de 21 % à 25,5 % sur un horizon d’un peu plus de quatre ans de demi. La nouvelle entente s’étale sur une période de trois ans et comporte un volet rétroactif pour la période d’un an et demi écoulée depuis l’échéance de la dernière convention collective.

Concrètement, cela signifie que le salaire minimum des syndiqué-es sera désormais de 21 $ l’heure au lieu de 17,90 $. De plus, les syndiqué-es obtiennent aussi une prime forfaitaire selon l’ancienneté, payable à compter de 2023, qui varie de 250 $ à 1500 $.

Désormais les syndiqué-es bénéficieront d’une plus grande stabilité sur leur poste de travail. Plusieurs primes sont aussi rehaussées. Par exemple, la prime de nuit passe de 1 $ à 1,25 $ ; celle du service de réception-expédition grimpe de 1 $ à 1,50 $. La contribution de l’employeur au REER collectif augmentera également de 3 % à 4 %. L’employeur haussera aussi de 5 % sa contribution aux assurances collectives.

« Le petit poisson a mangé le gros »

Selon le président du syndicat, Cheikh Fall, cette négociation a été réussie grâce à la mobilisation des membres du syndicat.

« L’employeur a capitulé, a-t-il commenté. Les gens vont renter au travail dans la dignité et le respect. Ça va changer les rapports au travail. Le petit poisson s’est changé en piranha. Il a mangé le gros. »

Pour le trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Michel Valiquette, « les sydiqué-es de Bridor ont tenu bon, et l’histoire leur a donné raison ».

« C’est une victoire pour eux, a-t-il ajouté, mais aussi pour les militantes et les militants de la CSN qui ont démontré leur solidarité en en appuyant financièrement et moralement les lock-outée-es. Ils les ont aidés à tenir la minute de plus pour sortir gagnants de ce combat. »

Grève générale illimitée chez Colabor

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Colabor (CSN) de Boucherville ont voté à l’unanimité en faveur d’une grève générale illimitée en assemblée générale. Juste avant ce vote du 5 juillet, ils avaient rejeté les dernières offres patronales à 84 %. La grève se prolonge donc chez Colabor, à Boucherville, après un premier vote, le 28 mai, qui permettait déjà de faire cinq jours de grève.

Colabor est un important grossiste et un distributeur alimentaire qui compte plus de 15 000 clients et offre plus de 35 000 produits.

« Nous souhaitons nous entendre rapidement avec l’employeur et nous sommes conscients que la période estivale est importante pour Colabor avec les nombreux festivals, les cantines et les restaurants saisonniers », affirme Francis Caron, président du syndicat. Ce dernier se dit prêt à négocier tous les jours et même la nuit s’il le faut.

Le syndicat estime qu’un règlement est possible à court terme puisqu’il reste peu d’articles de la convention collective à régler et que le principal point en litige demeure les salaires et certaines primes. « Avec la pénurie de main-d’œuvre et l’inflation actuelle, notre employeur doit faire un effort supplémentaire pour pouvoir demeurer attractif dans le marché de l’emploi actuel. Nos conditions sont inférieures à celles des principaux concurrents de Colabor », explique le président.

Entente de principe au Fairmont Le Reine Elizabeth

Une entente de principe a été conclue cette nuit au Fairmont Le Reine Elizabeth. Il s’agit d’une 21e entente dans le cadre de la présente ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie. L’entente sera soumise à l’approbation des membres dans les prochains jours.

Tous les projecteurs se tournent maintenant vers les deux derniers hôtels de la ronde de négociation coordonnée CSN où les patrons refusent encore d’octroyer les mêmes conditions négociées dans les 21 autres hôtels de la négociation coordonnée.

Il s’agit du Quality Suite Pointe-Claire et du Ramada (Hôtel Espresso), tous deux situés à Montréal. La CSN entend tout mettre en œuvre dans les prochaines semaines afin de favoriser un règlement dans ces deux hôtels.

Novago met ses quincailleries locales (BMR) en danger

Après plus de six mois de grève à la coopérative Novago de Joliette, c’est maintenant la moitié des employé-es permanents de Novago (BMR) de St-Tite qui ont quitté l’entreprise pour obtenir de meilleurs salaires, ce qui menace la pérennité de cette quincaillerie.

Dans les deux cas, Novago et son directeur général, Dany Côté, ne comprennent pas la nouvelle réalité du marché du travail. Le directeur exige toujours un recul salarial à Joliette et le maintien d’un salaire plus bas à son BMR de St-Tite. « Avec l’inflation actuelle et la hausse généralisée des salaires, l’intransigeance de Novago est incompréhensible. Le directeur parle d’agilité et d’équité, mais, en réalité, il veut niveler les salaires vers le bas sur le dos de nos membres », indique Nicole Lambert, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière–CSN. Novago fait partie du grand groupe coopératif québécois Sollio (La Coop fédérée) qui fête d’ailleurs son centenaire cette année.

Le BMR de Novago à Joliette est déjà fermé et celui de St-Tite a perdu la moitié de ses employé-es permanents. « Ce n’est pas rassurant pour les clients qui comptaient sur ce service de proximité. Les services pour les agricultrices et les agriculteurs pourraient également souffrir du conflit si Novago perd une partie de son personnel par entêtement », affirme Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

 Bons résultats financiers

Les travailleuses et les travailleurs de Novago sont d’autant plus en colère de cette situation que l’entreprise a dégagé des ristournes de 3,1 millions de dollars dans son dernier exercice financier, en plus d’investir 200 000 $ dans la communauté. Les travailleurs demandent seulement une augmentation raisonnable en cette période d’inflation élevée. « C’est complètement contre-productif, surtout lorsque l’on sait que certains employeurs, comme Olymel qui fait également partie de grand groupe coopératif Sollio, rouvrent les conventions collectives pour améliorer les salaires de départ et s’assurer de retenir et d’attirer la main-d’œuvre », indique Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Pour une coopérative à vocation agricole, il est important que les services soient à proximité des membres. Concentrer les succursales dans les villes en procédant à des fusions, comme Desjardins l’a fait dans les dernières années, n’est pas une solution pour ce type de coopérative. L’économie des plus petites villes et des villages est importante et les principaux clients de Novago habitent en zone rurale.

Les quincailleries BMR de Sollio (auparavant La Coop fédérée) forment pourtant le secteur qui a le mieux tiré son épingle du jeu parmi toutes les filiales du grand groupe coopératif québécois dans le dernier exercice financier. Sollio a terminé cet exercice avec des ventes de 8,3 milliards de dollars, en hausse de 10 % en un an. L’engouement de la population pour la construction et la rénovation est d’ailleurs généralisé au Québec.

 Présence de scabs en temps de pandémie

Dans une décision rendue le 25 mars dernier, le Tribunal administratif du travail (TAT) a reconnu la présence de six briseurs de grève et a ordonné à la Coop Novago de ne plus avoir recours aux services de ces salarié-es non syndiqués dans ses activités réduites. « Tout emploi de scabs pour remplacer des grévistes est non seulement inacceptable, mais avant tout illégal. C’est d’autant plus surprenant en provenance d’une coopérative qui s’implique dans sa communauté », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Selon le très pertinent jugement du TAT, le travail effectué à la maison dans le cadre de la pandémie est considéré sur le même plan que celui fait dans l’établissement, étant donné les circonstances particulières. La CSN estime que la coopérative Novago et tous les autres employeurs dans une situation semblable devraient démontrer clairement qu’ils respectent la loi et les jugements du Tribunal administratif du travail. Le projet de loi 992 a d’ailleurs été déposé récemment par Québec solidaire pour tenir compte du télétravail dans les dispositions anti-briseurs de grève.

 

L’entente de principe adoptée par les trois unités affiliées à la CSN

L’entente de principe intervenue le jeudi 14 avril 2022 entre l’employeur et les trois syndicats affiliés à la CSN a finalement été adoptée par les trois unités.

Les résultats des votes tenus à scrutin secret sont les suivants : vote en faveur à 94 % pour le Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (CSN), à 87 % pour le Syndicat des salarié-e-s de SSQ Société d’assurances générales (CSN) et à 96 % pour le Syndicat du personnel de vente de SSQ, Société d’Assurance-Vie inc. (CSN) qui tenait son assemblée générale hier, le 27 avril.

Dans une déclaration commune, les présidences des trois syndicats affiliés à la CSN, Chantale Joly, Éric Tremblay et Louise Bordeleau, ont souligné la grande satisfaction des membres face aux améliorations de leurs conditions de travail : « Nos augmentations salariales, incluant un montant forfaitaire, atteignent 5,78 % en 2022 et 3,5 % en 2023, incluant une protection contre l’inflation la dernière année. Pour celles et ceux qui touchaient des bonis, nous avons également obtenu une majoration de la bonification de l’atteinte de nos cibles variant de 0,3 à 0,5 % et une seconde majoration du plafond de la bonification qui varie de 1 à 2,8 %. Nous avons également introduit un encadrement du télétravail qui inclut des remboursements pour l’achat de mobilier et une allocation pour les frais de connexion à Internet. »

Précisons que dans le cadre de leurs négociations, les membres des trois unités viennent d’accepter massivement la prolongation de leurs contrats de travail respectifs liée à la fusion de SSQ assurances et de La Capitale sous la nouvelle bannière Beneva.

D’une seule et unique voix, Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN, Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN et Mario Pellerin, vice-président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN ont salué la lutte des membres qui ont réussi à obtenir une amélioration importante de leurs conditions de travail respectant leurs objectifs initiaux.

À propos

Le Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (CSN) rassemble environ 570 membres, le Syndicat des salarié-e-s de SSQ Société d’assurances générales (CSN) en regroupe près de 520 et le Syndicat du personnel de vente de SSQ, Société d’Assurance-Vie inc. (CSN) en compte 35. Ils sont tous affiliés à la Fédération du commerce de la CSN (FC–CSN) qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Deux unités syndicales sur trois affiliées à la CSN acceptent l’entente de principe

Lors de deux votes distincts tenus à scrutins secrets, l’entente de principe intervenue le jeudi 14 avril dernier entre l’employeur et les trois syndicats affiliés à la CSN a été acceptée à 94 % par le Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (CSN) et à 87 % par le Syndicat des salarié-e-s de SSQ Société d’assurances générales (CSN).

Pour sa part, le Syndicat du personnel de vente de SSQ, Société d’Assurance-Vie inc. (CSN) se réunira demain afin de prendre connaissance de l’entente de principe et de procéder au vote secret sur celle-ci par la suite. Aucun autre détail ne sera divulgué d’ici à ce que cette unité se soit prononcée.

À propos

Le Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (CSN) rassemble environ 570 membres, le Syndicat des salarié-e-s de SSQ Société d’assurances générales (CSN) en regroupe près de 520 et le Syndicat du personnel de vente de SSQ, Société d’Assurance-Vie inc. (CSN) en compte 35. Ils sont tous affiliés à la Fédération du commerce de la CSN (FC–CSN) qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Entente de principe chez SSQ (Beneva)

Une entente de principe est intervenue le jeudi 14 avril 2022 entre l’employeur et les trois syndicats affiliés à la CSN : le Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (CSN), le Syndicat des salarié-e-s de SSQ Société d’assurances générales (CSN) et le Syndicat du personnel de vente de SSQ, Société d’Assurance-Vie inc. (CSN).

Celle-ci sera bientôt présentée aux instances syndicales qui se prononceront sur tout son contenu. Aucune entrevue ne sera accordée d’ici là.

À propos

Le Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (CSN) rassemble environ 570 membres, le Syndicat des salarié-e-s de SSQ Société d’assurances générales (CSN) en regroupe près de 520 et le Syndicat du personnel de vente de SSQ, Société d’Assurance-Vie inc. (CSN) en compte 35. Ils sont tous affiliés à la Fédération du commerce de la CSN (FC–CSN) qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Les travailleuses et les travailleurs de Hilton Québec de retour au travail la tête haute

Les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec ont adopté aujourd’hui, en assemblée générale, l’entente de principe intervenue il y a quelques jours permettant le renouvellement de la convention collective.

Parmi les gains réalisés par les travailleuses et les travailleurs après plus de six mois de grève, notons des augmentations de salaire totalisant 12 % sur quatre ans. Dans les faits, ils reprendront le travail avec un salaire 8 % plus élevé que celui qu’ils avaient au début du déclenchement de la grève, le 7 septembre 2021. Les salarié-es recevront une dernière augmentation de 4 % le 1er octobre 2023. L’entente ne prévoit aucun recul dans les conditions de travail et y ajoute même un certain nombre de bonifications, notamment en ce qui a trait à la protection du lien d’emploi.

« C’est toute une lutte que nos membres ont menée, rappelle la présidente du syndicat, Louise Jobin. C’est parce qu’ils se sont montrés déterminés, solidaires, qu’ils ont fait confiance à leur comité de négociation, même dans les moments les plus difficiles, qu’on en arrive à ce résultat-là. Nous continuons de penser qu’il n’y aurait jamais dû y avoir de conflit de travail au Hilton Québec. Il faut espérer que l’employeur va se souvenir que ça peut lui coûter cher, nous manquer de respect. Nous, nous voulons maintenant regarder en avant. Reprendre notre travail, retrouver notre clientèle le plus rapidement possible. Nous appelons la direction du Hilton Québec à reconstruire avec nous des relations de travail plus harmonieuses sans tarder. »

« Nous l’avons dit et répété, la bataille des salarié-es du Hilton Québec, c’était la bataille de tous les salarié-es du Québec, enchaîne la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), Barbara Poirier. Ils et elles devaient sortir gagnants pour prouver à tous les employeurs du Québec que s’en prendre aux conditions de travail de ses quelques centaines de salarié-es membres de la CSN, c’est s’assurer d’une réponse solidaire de tout un mouvement réunissant plus de 325 000 salarié-es. J’espère que la direction du Hilton-Québec a bien noté que non seulement ses salarié-es ont bloqué toutes ses demandes de reculs mais ils ont obtenu les augmentations de salaires les plus élevées de l’industrie. »

Il y a maintenant 19 ententes dans le secteur de l’hôtellerie de la Fédération du commerce de la CSN (FC–CSN). Les négociations se poursuivent toutefois dans les cinq autres hôtels de la ronde de négociation coordonnée. « Cela fait maintenant une quarantaine d’années que nous menons des négociations coordonnées dans le secteur de l’hôtellerie et la formule porte toujours ses fruits, se réjouit le trésorier de la fédération, Michel Valiquette. Notre message est simple : la relance, ça doit passer par nous, les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie. Cette fois-ci, certains hôteliers ont voulu tenter de briser notre solidarité en provoquant de longs conflits de travail qui auraient pu être évités. Nous ne pouvons que souhaiter que ce règlement nous permette de regarder vers l’avenir. »

COOP Lanaudière : une longue grève, des scabs et une négociation qui piétine

Dans une décision rendue le 25 mars dernier, le Tribunal administratif du travail (TAT) a reconnu la présence de six briseurs de grève et a ordonné la Coop Novago à ne plus avoir recours aux services de ces salarié-es non syndiqués dans leurs activités réduites. Il s’agit d’une victoire pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN) qui avait déposé une plainte au TAT.

« Depuis le tout début, la direction de Novago tente par tous les moyens de casser notre syndicat. Nous avons désormais la preuve que des moyens illégaux sont mis de l’avant pour nous briser. Malgré ces attaques répétées, nous en sommes au sixième mois de notre conflit et, plus que jamais, nous sommes déterminés à lutter pour nos emplois et pour des conditions de travail décentes. Cette récente décision nous rappelle qu’avec l’appui de la CSN et de ses syndicats, nous disposons de toutes les ressources pour mener notre lutte. Et nous savons très bien qu’aujourd’hui ou demain, nous obtiendrons gain de cause », souligne Nicole Lambert, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN).

« En grève depuis le 30 septembre 2021, les salarié-es de la Coop Novago sont toujours confrontés à un employeur intransigeant qui multiplie les manœuvres légales et illégales afin d’en découdre avec le syndicat. La partie patronale renie la convention collective actuelle et veut imposer des baisses salariales variant de 14 % à 29 %, ce qui signifie pour certains des baisses draconiennes de taux horaires de 22 $ à 15 $ l’heure. Il s’agit donc d’une bataille sans merci contre le mépris, contre un employeur antisyndical, mais également et surtout pour le maintien des développements durement acquis durant nos luttes syndicales passées », ajoute Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

« La récente décision du TAT vient interdire clairement à l’employeur d’avoir recours au télétravail exécuté par des salarié-es à l’externe afin de remplir des fonctions qui incombent aux salarié-es en grève. Sérieusement, c’est vraiment honteux de voir une coopérative agir de la sorte. Si j’étais à la place de la direction de Novago, je présenterais des excuses aux membres et aux salarié-es et je m’empresserais de revenir à la table de négociation pour conclure une entente satisfaisante et de bonne foi avec celles et ceux qui ont rendu la coop prospère », de conclure Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Coop Lanaudière (CSN) rassemble 25 membres affiliés au Conseil central de Lanaudière–CSN qui regroupe 81 syndicats représentant plus de 14 000 membres sur l’ensemble du territoire de Lanaudière. Le syndicat est également affilié à la Fédération du commerce–CSN qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Les grévistes manifestent chez SSQ (Beneva)

Ce lundi 28 mars, devant le siège social de SSQ (Beneva) à Québec, les membres en grève du Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (CSN) et du Syndicat des salarié-e-s de SSQ Société d’assurances générales (CSN) se sont rassemblés et ont manifesté leur solidarité dans les rues de la ville. Les deux groupes de salarié-es disposent de mandats de grève dans le cadre des négociations en cours pour le renouvellement de leurs conventions collectives.

« Même si nous travaillons pour un employeur qui enregistre des résultats financiers records, comme vous pouvez le constater, nous devons actuellement nous battre afin d’obtenir simplement des augmentations salariales protégeant notre pouvoir d’achat et qui reconnaissent, pour plusieurs d’entre nous, les nombreuses années que nous accumulons à l’emploi de SSQ (Beneva) », de déplorer Chantal Joly, présidente du Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (CSN).

« Alors que d’autres salarié-es du groupe ont obtenu des bonifications significatives de l’ordre d’un minimum de 10 %, l’employeur ne nous offre que des miettes à la table de négociation. Nous avons pourtant toutes et tous contribué aux excellents résultats financiers de l’entreprise, alors pour nous, il est clair que nous méritons autant que ces salarié-es », de renchérir Éric Tremblay, président du Syndicat des salarié-e-s de SSQ Société d’assurances générales (CSN).

En négociation depuis le 2 novembre 2021, la question des salaires est abordée à une table centrale regroupant les unités affiliées à la CSN. Face à des pourparlers qui piétinent toujours, une demande de conciliation a été déposée le 4 février dernier au Tribunal administratif du travail.

D’une seule et unique voix, Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN et Mario Pellerin, vice-président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN ont tenu à rappeler que, « en ces temps de rareté de main-d’œuvre et d’inflation dépassant les 5 %, nous sommes toujours étonnés de faire face à des employeurs qui agissent comme si tout allait bien. Beneva vient tout juste de réaliser des bénéfices de près du double à ses prévisions et malgré des actifs de plus de 25 milliards de dollars, la haute direction ne semble pas vouloir investir dans ce qu’elle a de plus précieux, c’est-à-dire ses travailleuses et ses travailleurs. Non seulement nous sommes ici aujourd’hui pour soutenir leur lutte, mais nous serons à leur côté jusqu’au bout ».

Le Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (CSN) rassemble environ 570 membres et le Syndicat des salarié-e-s de SSQ Société d’assurances générales (CSN) en regroupe près de 520 qui sont tous affiliés à la Fédération du commerce de la CSN (FC–CSN). Celle-ci compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Un nouveau mandat de grève chez SSQ (Beneva)

Lors d’une assemblée générale tenue ce jeudi 24 mars à Trois-Rivières, les membres du Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (CSN) ont voté en faveur de la poursuite de leur grève à 78 %, celle-ci pouvant désormais aller jusqu’à la grève générale illimitée. Juste avant la tenue de leur assemblée générale, les membres du syndicat ont manifesté leur solidarité dans les rues de la ville.

« Au même moment où notre employeur enregistre des résultats financiers records, nous devons nous battre afin d’obtenir simplement des augmentations salariales qui protégeront notre pouvoir d’achat, tout en reconnaissant les nombreuses années que plusieurs d’entre nous avons accumulées à l’emploi de SSQ (Beneva), de déplorer Chantal Joly, présidente du Syndicat des employés de bureau de SSQ VieCSN. Nous savons qu’un autre groupe de salarié-es a obtenu des bonifications significatives de l’ordre d’un minimum de 10 % et que de ce fait, un traitement inéquitable nous est servi à notre table de négociation. Nous ne méritons pas moins que ces salarié-es. Voilà pourquoi nous avons renouvelé notre mandat de grève aujourd’hui et nous souhaitons vivement que l’employeur en saisisse la juste mesure. »

En négociation depuis le 2 novembre 2021, la question des salaires est abordée à une table centrale regroupant les trois unités affiliées à la CSN. Une demande de conciliation a été déposée le 4 février dernier au Tribunal administratif du travail.

« Pour un employeur de cette taille qui vient tout juste de réaliser des bénéfices de près du double de ses prévisions, la SSQ (Beneva) n’offre actuellement que des miettes à ses salarié-es. On dirait qu’ils n’ont pas encore compris que la rareté de la main-d’œuvre qui frappe tous les employeurs est encore bien présente et que l’importante inflation qui nous frappe déjà a des impacts sur celles et ceux qui leur font réaliser ces bénéfices records », de conclure Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce de la CSN.

Outre le Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (CSN), deux autres groupes d’employé-es affiliés à la CSN possèdent des mandats de moyens de pression lourds incluant la grève.

Le Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (CSN) rassemble environ 570 membres, le Syndicat des salarié-e-s de SSQ Société d’assurances générales (CSN) en regroupe près de 520 et le Syndicat du personnel de vente de SSQ, Société d’Assurance-Vie inc. (CSN) en compte 35. Ils sont tous affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Des centaines d’employé-es de SSQ (Beneva) en grève

Les membres du Syndicat des employés de bureau de SSQ VieCSN seront en grève les 14, 15 et 16 mars prochains pour dénoncer le traitement inéquitable que leur réserve actuellement SSQ (Beneva) dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.

Des employé-es moins importants ?

« Ce qu’on vit présentement est un peu ahurissant. Alors qu’on nous demande d’accepter des augmentations salariales qui ne couvrent même pas la hausse du coût de la vie, on apprend que d’autres groupes d’employé-es se voient octroyer des bonifications d’entreprise significatives. Pour notre monde, ça ne passe juste pas et SSQ (Beneva) doit réaliser que ce n’est pas anodin qu’un aussi important mouvement de grève s’installe. Nous méritons mieux, c’est une question d’équité », explique Chantal Joly, présidente du Syndicat des employés de bureau de SSQ VieCSN.

Rappelons qu’en guise de dialogue, SSQ (Beneva) n’a tenu que trois rencontres de négociation (à la table centrale portant sur les aspects salariaux) avec ses employé-es avant de demander la conciliation au Tribunal administratif du travail. Cette attitude dénote le peu d’ouverture et d’empathie auquel font face les employé-es de bureau et contribue à nourrir leur sentiment d’être laissés pour compte.

« Comment un employeur de cette taille, avec les bénéfices qu’il réalise, peut-il même envisager de demander à des centaines de salarié-es de se contenter de quelques miettes ? C’est comme s’il leur disait : “nous, on a passé à la caisse et, pour vous, il ne reste plus rien”. C’est indécent. On invite les dirigeants de SSQ (Beneva) à aller faire un tour à l’épicerie pour comprendre ce qu’ils sont en train de demander de leurs  employé-es », commente Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Trois jours de mobilisation et de visibilité

Les membres syndiqué-es se feront visibles les trois journées en faisant du piquetage devant les bureaux de SSQ à Québec (2525, boulevard Laurier) et devant les bureaux de SSQ à Longueuil (1225, rue Saint-Charles Ouest).

Outre le Syndicat des employés de bureau de SSQ VieCSN, deux autres groupes d’employé-es affiliés à la CSN possèdent des mandats de moyens de pression lourds, pouvant aller jusqu’à la grève.

Du soutien de toutes parts

« SSQ, qui deviendra Beneva, dépense des fortunes en publicité pour affirmer que l’entreprise place l’humain d’abord. Ça, c’est vraiment le comble du cynisme. Il serait plus judicieux d’investir ces sommes dans celles et ceux qui leur permettent justement de réaliser leur mission », affirme Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

« Selon ses propres affirmations, SSQ (Beneva) a atteint ses plus récents objectifs à 191 %. Ce succès-là, il ne tombe pas du ciel et il n’est pas le fruit du travail d’une poignée de personnes, mais est le résultat du travail d’employé-es qui aujourd’hui sont contraintes et contraints de prendre la rue pour réclamer leur juste part. Comme employeur, SSQ (Beneva) fait vraiment pâlir son étoile », conclut pour sa part Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

Des employé-es de SSQ (Beneva) refusent de s’appauvrir

En négociation avec leur employeur pour le renouvellement de leur convention collective, les membres du Syndicat des employés de bureau de SSQ VieCSN seront en grève aujourd’hui et demain le 3 mars. Ce débrayage survient alors que l’employeur persiste à déposer des offres salariales déconnectées de la réalité économique actuelle.

Travailler et s’appauvrir
En effet, malgré plusieurs séances de négociation, les offres déposées par SSQ (Beneva) ne couvrent même pas la moitié de l’augmentation du coût de la vie, alors que l’inflation dépasse actuellement le 5 %.

« Nous sommes en grève parce que nous sommes consterné-es par le message que nous envoie notre employeur. Comment peut-on se sentir respecté-es alors qu’au moment où l’entreprise affiche des résultats mirobolants et dépasse largement ses objectifs, nous recevons une proposition d’un maigre 2,5 % d’augmentation salariale ? En fin de compte, SSQ nous demande de travailler à son succès tout en nous appauvrissant. C’est indécent et cette grève vise à exiger un traitement équitable et digne de notre contribution à l’entreprise » affirme Chantal Joly, présidente du Syndicat des employés de bureau de SSQ VieCSN.

« Il n’y a pas mille façons de présenter les choses : SSQ, qui deviendra sous peu Beneva, a les moyens de payer adéquatement ses employé-es. On se demande comment, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, un employeur de cette envergure peut même envisager une proposition qui ne couvre pas au minimum la hausse du coût de la vie. Une telle attitude, en plus d’envoyer un message irrespectueux à ses employé-es, révèle aussi une mise en garde pour celles et ceux qui voudraient travailler au sein de cette entreprise. On les invite à revoir leur position et travailler avec le syndicat en vue d’un règlement qui tient compte de la réalité économique », ajoute Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Afin d’exprimer leur mécontentement, les employé-es se feront visibles les deux journées en faisant du piquetage devant les bureaux de SSQ à Québec (2525, boulevard Laurier) et devant les bureaux SSQ de Longueuil (1225, rue Saint-Charles Ouest)

Outre le Syndicat des employés de bureau de SSQ VieCSN, deux autres groupes d’employé-es affiliés à la CSN possèdent des mandats de moyens de pression lourds, incluant la grève.

Le syndicat d’Olymel Princeville s’entend avec son employeur

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN vient tout juste d’accepter à 93 % une prolongation de sa convention collective jusqu’en 2030 en échange d’une bonification sans précédent des salaires et des avantages sociaux.

« Durant les années touchées par la nouvelle entente, les salarié-es recevront des augmentations variant de 7,44 à 7,64 $ l’heure, soit une bonification d’environ 35 %. L’augmentation à la signature totalise plus de 1,50 $ l’heure et une seconde augmentation de 0,80 $ l’heure sera appliquée dès le 1er octobre 2022, de préciser Steve Houle, président du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN. Même si notre convention collective a atteint une maturité dans notre secteur, nous avons également obtenu d’autres avancées, dont un cadre sur les travailleurs étrangers, des modifications importantes aux régimes des samedis obligatoires et une clause de transparence économique. »

« Avec les bonifications salariales qui viennent d’être adoptées, les travailleuses et les travailleurs de Princeville sont désormais au sommet en matière de rémunération globale, en partie grâce au régime de retraite déjà actif et aux contributions de l’employeur aux assurances collectives, de souligner Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN. L’atteinte du sommet de l’échelle salariale passe de 24 à 4 mois seulement et les primes atteignent maintenant 2 $ l’heure pour le soir et la nuit, puis 1,75 $ l’heure pour la formation. L’employeur augmentera sa contribution aux assurances collectives de 4 % par année jusqu’à l’échéance du nouveau contrat de travail. »

« Il faut se souvenir que les syndicats de Princeville et de Vallée-Jonction ont tracé la voie des règlements dont nous sommes témoins dans l’industrie de l’abattage. Les deux syndicats sont montés au front et ont vécu de longues grèves, respectivement de huit semaines et de dix-huit semaines. Ce sont elles et eux qui ont forcé leur employeur à reconnaître ses problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre – particulièrement dans le contexte de rareté qui persiste toujours actuellement –, et à y faire face en bonifiant substantiellement les conditions de travail offertes dans leurs usines. Ce nouveau règlement s’inscrit donc directement dans la foulée de ces luttes pour améliorer leurs conditions de travail », de conclure Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN.

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN), qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Ils sont également affiliés au Conseil central du Cœur-du-Québec–CSN qui regroupe près de 17 000 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité.

Les grévistes de la COOP Lanaudière et du Hilton Québec dénoncent le mépris de leurs employeurs

À la suite de la fermeture sauvage de leur quincaillerie, les grévistes du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN) ont reçu les grévistes du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec (CSN) lors d’une manifestation ce matin devant les bureaux de la Coopérative fédérée et de la succursale BMR à Joliette. Les membres des deux syndicats ont joint leurs voix afin de dénoncer leurs employeurs.

« Avec cette nouvelle attaque, Novago tente à nouveau de casser notre syndicat. Mais après quatre mois de conflit, après avoir refusé une proposition patronale odieuse et antisyndicale en décembre, après avoir bravé le froid sibérien de janvier et maintenant face à cette fermeture sauvage de notre quincaillerie, j’ai de mauvaises nouvelles pour cet employeur, parce que notre détermination demeure intacte et à toute épreuve. Avec l’appui de la CSN et de ses syndicats, nous disposons de toutes les ressources pour mener notre lutte. Et nous savons très bien qu’aujourd’hui ou demain, nous obtiendrons gain de cause », souligne Nicole Lambert, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN).

« En grève depuis le 30 septembre dernier, les salarié-es de Novago sont confrontés à un employeur intransigeant qui renie la convention collective actuelle et qui veut imposer des baisses de salaire variant de 14 % à 29 %, ce qui signifie pour certains des baisses draconiennes de taux horaires de 22 à 15 $ l’heure. Novago, un affilié à Sollio Groupe Coopératif (anciennement la Coopérative fédérée), ne cache aucunement ses intentions de vouloir casser le syndicat, de s’en débarrasser. Il s’agit donc d’une bataille sans merci contre le mépris, mais également et surtout pour le maintien des conditions durement acquises lors de luttes syndicales passées », ajoute Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

« La situation n’est guère plus reluisante pour nous au Hilton Québec. Nous faisons aussi face à Innvest, un employeur également reconnu pour son intransigeance. En grève générale illimitée depuis le 7 septembre 2021, nos membres gardent le moral grâce à l’appui indéfectible de la CSN et des autres syndicats. Nous refusons de voir nos conditions de travail reculer, nous maintenons le cap et nous avons bon espoir d’obtenir un règlement satisfaisant », déclare Louise Jobin, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec (CSN).

« Bien que le Hilton Québec soit l’hôtel québécois ayant le moins souffert de la pandémie – puisqu’il a été fermé durant l’année 2020 pour des rénovations majeures –, son propriétaire veut profiter de la crise pour imposer des reculs invraisemblables dans les conditions de travail de ses employé-es. En pleine rareté de main-d’œuvre, ce mépris de la part d’Innvest est tout simplement incroyable et déconnecté de la réalité et nous allons le combattre aussi longtemps qu’il le faudra » de relancer Pierre Emond, vice-président au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

« Les négociations étant toutes deux dans des impasses, nous interpellons vivement la direction de Novago et celle du Hilton Québec afin de les ramener à la raison et à la table de négociation. Novago, qui fait pourtant partie du mouvement coopératif, se comporte en citoyen corporatif de dernière classe en multipliant les attaques envers ses salarié-es et les manœuvres contre un syndicat présent depuis plus de 50 ans. Pour sa part, la société Innvest, qui possède le Hilton de Québec et avec qui nous avons pourtant conclu une entente au Holiday Inn de Laval, devrait suivre l’exemple des 17 autres hôtels où nous avons obtenu des règlements dans le cadre de notre négociation coordonnée, des ententes qui respectent les professionnel-les de l’hôtellerie qui participeront à la relance de cet important secteur du Québec », de préciser Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Que ce soit pour les travailleuses et les travailleurs de Novago ou ceux du Hilton Québec, la CSN déploie déjà toutes ses énergies dans le soutien de leur lutte pour obtenir le respect auquel ces salarié-es ont droit. Nous sommes en présence d’employeurs qui ne semblent pas comprendre que leurs profits dépendent intégralement de ces deux catégories de professionnels et que la rareté de main-d’œuvre ne peut se régler qu’en offrant plus et non en sabrant dans les conditions de travail », de conclure François Enault, vice-président de la CSN.

Une nouvelle convention collective pour les salarié-es du DoubleTree

Après cinq mois de grève, les 150 travailleuses et travailleurs de l’hôtel DoubleTree par Hilton, situé au Complexe Desjardins, ont entériné leur nouvelle convention collective 2020-2024. Le vote secret s’est tenu hier à l’issue de l’assemblée générale.

Les salarié-es du DoubleTree obtiennent tous les éléments de la plate-forme des négociations coordonnées de l’hôtellerie des syndicats CSN. Le règlement prévoit des augmentations totalisant 8 % pour un contrat de quatre ans, des bonifications aux assurances collectives ainsi que des mesures pour mieux protéger le lien d’emploi des travailleuses et des travailleurs, une revendication particulièrement importante dans la foulée de la crise.

La nouvelle convention collective n’inclut aucun recul aux conditions de travail. De plus, la charge de travail des préposé-es aux chambres sera réduite.

« C’est vraiment déplorable que les travailleuses et les travailleurs aient dû traverser cinq mois de conflit pour en arriver à ce résultat, pratiquement le même, que les règlements négociés dans 16 autres hôtels, souligne le trésorier de la Fédération de commerce (FC–CSN) Michel Valiquette. Je tiens à remercier les travailleuses et les travailleurs du DoubleTree et les féliciter pour leur ténacité, leur combativité, leur détermination. »

« Nous savions que l’employeur jouerait les durs, explique le président du syndicat représentant les salarié-es de l’hôtel, Claude Harrison. Les patrons auraient voulu nous imposer des reculs majeurs, profiter de la crise pour se débarrasser des plus anciens d’entre nous. Mais nous savions que nous étions capables de nous serrer les coudes et qu’avec l’appui de toute la CSN, nous pourrions sortir de ce conflit la tête haute. Avis aux employeurs et aux propriétaires : nous serons toujours prêts à déployer tous les moyens nécessaires pour défendre les droits des travailleuses et des travailleurs et nos conditions de travail. »

Hilton Québec
Pour la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, ce 17e règlement dans le secteur de l’hôtellerie sonne comme un rappel à l’ordre à tous les employeurs. « J’ai une pensée pour les travailleuses et les travailleurs du Hilton Québec. Ils sont en grève depuis cinq mois eux aussi. Il n’y a aucune raison pour qu’on ne puisse pas en arriver à un règlement satisfaisant là aussi. Si pour certains hôteliers l’industrie n’est rien de plus qu’un vaste jeu de Monopoly, ils doivent comprendre que pour les salarié-es, cette industrie, c’est leur gagne-pain ainsi que leur fierté. Depuis 40 ans, sous l’impulsion des syndicats CSN, les conditions de travail ont fait un bond de géant si bien que les travailleuses et les travailleurs de l’industrie et leur famille peuvent aujourd’hui en vivre dignement. C’est vrai que les conditions de travail dans l’industrie sont maintenant meilleures au Québec qu’ailleurs au Canada ou aux États-Unis. Nous en sommes très fiers. »

17 règlements
Voici les 17 hôtels où des règlements sont intervenus avec le syndicat CSN représentant les salarié-es :

Montréal métropolitain
  • Suites Faubourg St-Laurent
  • Comfort Inn Dorval
  • Comfort Inn Pointe-Claire
  • Fairfield by Marriott
  • Hilton Laval
  • Quality Inn du centre-ville
  • Holiday Inn de Laval
  • Residence Inn
  • Ruby Foo’s
  • Best Western Côte-de-Liesse
  • Marriott Château-Champlain
  • DoubleTree par Hilton
Québec–Chaudière-Appalaches
  • Manoir du Lac Delage
  • Delta de Québec
Estrie
  • Quality Sherbrooke
  • Delta Sherbrooke

Quelque 24 syndicats représentant 2500 travailleuses et travailleurs des hôtels du Québec mènent leurs négociations de façon coordonnée. Il s’agit de la dixième ronde de négociation coordonnée dans le secteur menée sous l’égide de la Fédération du commerce (FC–CSN). La FC–CSN est une des huit fédérations professionnelles composant la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Fondée il y a 100 ans, en septembre 1921, la CSN regroupe aujourd’hui plus de 320 000 travailleuses et travailleurs dans tous les secteurs d’activités.

Olymel est-elle encore une coopérative ?

Les présidences des deux Conseils centraux de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN et du Cœur du Québec–CSN joignent leur voix à celle de Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du Commerce (FC–CSN), qui a fait parvenir une lettre aux médias pour dénoncer la culture organisationnelle qu’entretient Olymel dans le cours normal de ses affaires.

« Depuis des années, nous observons plusieurs comportements de la part d’Olymel qui vont carrément à l’encontre des règles élémentaires visant à entretenir de bonnes relations avec ses travailleuses et ses travailleurs. Pour nous, ce mode de gestion erratique qui multiplie les décisions contradictoires empêche l’avènement d’une paix industrielle qui demeure la base des bonnes relations entre les parties, de déclarer Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN. Ce mode de gestion organisationnelle nuit au sentiment d’appartenance, à l’ancrage d’Olymel dans nos communautés et ne contribue pas à sa reconnaissance et tant que bon employeur, à Princeville et ailleurs au Québec. »

« Après le long conflit que nous venons tout juste de vivre avec Olymel, c’est insultant d’avoir l’impression d’un retour à la case départ puisque les problèmes d’attraction et de rétention des salarié-es sont encore bien présents à Vallée-Jonction, ce qui cause des problèmes à celles et ceux qui sont toujours à l’emploi. La situation actuelle nous démontre clairement que nous avions mille fois raison de revendiquer une bonification des salaires et des conditions de travail pour régler cet enjeu, de déclarer Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Aujourd’hui, tout comme les éleveurs de porcs, nous aimerions bien savoir où s’en va Olymel avec les 200 000 cochons en attente d’abattage. »

Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Le Conseil central du Cœur du Québec–CSN regroupe plus de 19 000 membres réunis au sein de 130 syndicats issus de tous les secteurs d’activité. Le territoire du conseil central couvre les deux régions administratives de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

La CSN appelle tous les hôteliers à compléter leurs devoirs

Alors que les travailleuses et les travailleurs de l’hôtel DoubleTree de Montréal et du Hilton de Québec entrent dans leur quatrième mois de grève, la Fédération du commerce (FC–CSN) est fière d’annoncer la conclusion d’une quatorzième entente dans le secteur de l’hôtellerie. En effet, mardi, les travailleuses et les travailleurs de l’hôtel Best Western Montréal aéroport, situé sur le Chemin de la Côte-de-Liesse à Montréal, ont entériné le contenu de la convention collective 2020-2024.

« La situation actuelle est complètement anormale, dénonce le président de la FC–CSN, Alexandre Laviolette. Le DoubleTree et le Hilton Québec sont deux hôtels majeurs qui sont dans une relative bonne situation financière au sortir de cette crise. Il n’y a aucune bonne raison pour ces hôtels de refuser à leurs salarié-es les mêmes paramètres qui ont été acceptés dans les autres hôtels. La relance, ça doit passer par tous les salarié-es de l’industrie. »

Les négociations se poursuivent dans 10 établissements pour obtenir des ententes comparables à celles déjà conclues ailleurs, notamment au Best Western. Elles prévoient des augmentations totalisant environ 8 % sur un contrat de quatre ans, des bonifications aux assurances collectives ainsi que des mesures pour mieux protéger les travailleuses et les travailleurs en ces temps de crise afin de préparer une relance qui profitera à tout le secteur touristique, particulièrement à ceux et celles qui y travaillent et qui sont les véritables créateurs de richesse dans l’industrie.

 

14 règlements
Voici les 14 hôtels où des ententes ont été conclues avec le syndicat CSN représentant leurs salarié-es :

 

Montréal métropolitain Québec–Chaudière-Appalaches Estrie
• Suites Faubourg St-Laurent

• Comfort Inn Dorval

• Comfort Inn Pointe-Claire

• Fairfield by Marriott

• Hilton Laval

• Quality Inn du centre-ville

• Holiday Inn de Laval

• Residence Inn

• Ruby Foo’s

• Best Western Montréal aéroport

• Manoir du Lac Delage

• Delta de Québec

 

• Quality Sherbrooke

• Delta Sherbrooke

 

À propos

Quelque 24 syndicats représentant 2500 travailleuses et travailleurs des hôtels du Québec mènent leurs négociations de façon coordonnée. Il s’agit de la dixième ronde de négociation coordonnée dans le secteur menée sous l’égide de la Fédération du commerce (FC–CSN). La FC–CSN est une des huit fédérations professionnelles composant la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Fondée il y a 100 ans, en septembre 1921, la CSN regroupe aujourd’hui plus de 320 000 travailleuses et travailleurs dans tous les secteurs d’activités.

Des gains historiques pour les travailleuses et les travailleurs de Viandes du Breton

D’une durée de quatre ans, la convention collective établit de nouveaux standards quant à la rémunération, alors que le salaire d’entrée en usine commence à 19 $ l’heure et que des majorations allant de 7 % à 30 % sont prévues pour la première année, selon le type d’emploi. Des augmentations de 3,5 %, 3 % et 3 % sont prévues pour les années subséquentes.

« C’est un résultat dont nous sommes toutes et tous très fiers. Nous avons le cœur à l’ouvrage, mais pour ça il faut pouvoir compter sur des conditions de travail qui ont du bon sens. Avec l’augmentation du coût de la vie que nous subissons en ce moment, ce n’est pas un luxe. C’est pleinement mérité, parce qu’on contribue de façon importante au succès de l’entreprise », explique Antony Lavoie, président du syndicat.

On doit aussi souligner que la cotisation de l’employeur au régime de retraite a plus que triplé et s’applique désormais à toutes les sommes gagnées : heures supplémentaires, primes, etc. Notons également l’ajout d’un bonus pour les chef-fes d’équipe et l’augmentation de la prime de soir, qui passe de 0,50 $ à 1,50 $ l’heure, puis l’addition d’une sixième semaine de vacances après 25 ans de service.

« Après avoir exercé leur droit de grève à quelques reprises depuis le début du mois de novembre, on peut constater que la nouvelle convention collective est le fruit d’une forte mobilisation. C’est un résultat qui est motivant pour l’ensemble de nos luttes et on doit bâtir là-dessus, car contrairement à ce qui est affirmé un peu partout, ce ne sont pas des mesures comme la PCU ou la PCRE qui ont exacerbé les problèmes de main-d’œuvre, mais plutôt la vaste pénurie de conditions de travail dignes dans différents secteurs. Les employeurs doivent maintenant changer de discours et offrir mieux », déclare Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce – CSN.

Des gains spécifiquement pour les travailleurs étrangers
En plus des avancées nommées plus haut, la négociation aura permis au syndicat d’obtenir des gains notables répondant à la réalité des travailleurs étrangers. Ainsi, la convention prévoit un voyage payé (allocation de 1 125 $ pour un billet d’avion et d’autobus) pour retourner en vacances dans le pays d’origine ou en cas de décès d’un proche, et ce, lorsque le contrat a une durée de plus de 12 mois. « Je dois saluer toutes et tous les membres du syndicat, car ensemble nous y avons cru et nous avons pu obtenir ces gains significatifs pour nos camarades guatémaltèques. Ils viennent nous prêter mainforte tout au long de l’année et leur présence est importante pour notre usine », ajoute Antony Lavoie.

« Ce règlement démontre toute la force de la CSN et le Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL) se réjouit profondément du résultat. Dès le jour un, nous avons soutenu cette importante lutte et nous avons pu démontrer, une fois de plus, notre capacité à obtenir des gains qui améliorent grandement les conditions de travail », conclut Nancy Legendre, présidente du CCBSL.

DoubleTree : le juge ordonne de cesser l’utilisation de scabs

L’hôtel DoubleTree par Hilton du Complexe Desjardins doit cesser immédiatement d’utiliser les services d’au moins onze briseurs de grève. C’est ce que vient d’ordonner un juge du Tribunal administratif du travail dans une décision rendue le vendredi 19 novembre. Le juge déclare que l’employeur a contrevenu à l’article 109.1 du Code du travail qui interdit le recours à des briseurs de grève.

L’ordonnance permanente enjoint également l’employeur de ne plus faire appel à du personnel embauché après le 26 juin 2020 pour faire le travail normalement  exécuté par son personnel en grève ni à du personnel d’autres employeurs par exemple des sous-traitants.

Rappelons que le DoubleTree avait choisi de fermer ses portes temporairement le jour même où le syndicat et l’employeur se faisaient face au Tribunal administratif du travail suivant un rapport d’inspection relevant l’utilisation de briseurs de grève. Pour la Fédération du commerce (FC–CSN), cette fermeture improvisée est directement en lien avec l’incapacité de l’employeur de faire fonctionner l’hôtel sans recourir à des briseurs de grève. L’hôtel est toujours fermé.

Les travailleuses et les travailleurs du DoubleTree sont en grève depuis le 2 septembre. Ils s’opposent aux reculs que l’employeur veut leur imposer. Ils réclament un règlement semblable à celui qui a été conclu dans 12 autres hôtels syndiqués CSN de la négociation coordonnée.

« C’est une belle victoire pour les travailleuses et les travailleurs, se réjouit le président de la FC–CSN, Alexandre Laviolette. Nous comprenons très bien que le DoubleTree a hâte de pouvoir recommencer à accueillir sa clientèle et reprendre ses affaires. Nos membres ont très hâte eux aussi de reprendre le travail et de retrouver leur clientèle. Cela passe par la négociation. Il y aura d’ailleurs une reprise des pourparlers ce 24 novembre, en présence d’un conciliateur.  Il n’y a aucune raison que nous ne puissions pas nous entendre ici comme nous nous sommes entendus dans 12 autres hôtels ces dernières semaines ».

« Nous allons continuer de nous tenir debout, enchaîne le président du syndicat CSN représentant les travailleuses et les travailleurs du DoubleTree, Claude Harrison. C’est certain que plus de deux mois en grève, ce n’est pas facile pour personne. Mais il n’est pas question d’accepter que l’employeur puisse simplement se débarasser de celles et ceux qu’il ne veut plus comme il nous le demande. Au contraire, dans le contexte de rareté de main-d’œuvre qu’on connaît, le DoubleTree a tout avantage à bien traiter son personnel».

Négociation coordonnée de l’hôtellerie: règlement au Holiday Inn de Laval

La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce la conclusion d’une onzième entente dans le secteur de l’hôtellerie. Ce vendredi, les travailleuses et les travailleurs du Holiday Inn de Laval ont entériné à l’unanimité le contenu de la convention collective 2020-2024.

« Les hôteliers qui n’ont pas encore réglé doivent se poser de sérieuses questions, souligne le président de la FC–CSN, Alexandre Laviolette. Il n’y a aucune raison justifiant que les travailleuses et les travailleurs de ces hôtels ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail que les autres. La relance de tout le secteur passe par nous, les travailleuses et les travailleurs. Au cours des prochains jours, nous redoublerons d’ardeur pour soutenir tous nos membres qui n’ont pas encore pu conclure le renouvellement de leur convention collective. »

« Les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie peuvent être fiers, se réjouit la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) Dominique Daigneault. Nous saluons leur détermination et leur mobilisation exemplaires dans un contexte difficile. Nous continuerons d’appuyer sans relâche tous les salarié-es de l’hôtellerie pour qu’ils obtiennent, eux aussi, un règlement satisfaisant. »

Les négociations se poursuivent dans 13 autres hôtels pour obtenir des ententes comparables à celles déjà conclues ailleurs, notamment des augmentations totalisant environ 8 % pour un contrat de quatre ans, ainsi que des mesures pour mieux protéger les travailleuses et les travailleurs en ces temps de crise afin de préparer une relance qui profitera à tout le secteur touristique, particulièrement à ceux et celles qui y travaillent et qui sont les véritables créateurs de richesse dans l’industrie.

Au Hilton de Québec et au Hilton DoubleTree de Montréal, les travailleuses et les travailleurs sont en grève générale illimitée depuis plus de deux mois.

11 règlements

Voici les 11 hôtels où des ententes ont été conclues avec le syndicat CSN représentant leurs salarié-es :

Montréal métropolitain Québec–Chaudière-Appalaches Estrie
• Suites Faubourg St-Laurent

• Comfort Inn Dorval

• Comfort Inn Pointe-Claire

• Fairfield by Marriott

• Hilton Laval

• Quality Inn du centre-ville

• Holiday Inn de Laval

 

• Manoir du Lac Delage

• Delta de Québec

 

• Quality Sherbrooke

• Delta Sherbrooke

 

Nouvelle convention collective au Delta de Sherbrooke

La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce la conclusion d’une dixième entente dans le secteur de l’hôtellerie. Mercredi dernier, les travailleuses et les travailleurs du Delta de Sherbrooke ont entériné à l’unanimité le contenu de la convention collective 2020-2024.

« Les travailleuses et les travailleurs du Delta de Sherbrooke peuvent être fiers de ce qu’ils ont accompli, se réjouit le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie, Denis Beaudin. Nous saluons leur détermination et leur mobilisation exemplaires dans un contexte difficile. Nous continuerons d’appuyer sans relâche tous les salarié-es de l’hôtellerie pour qu’ils obtiennent, eux aussi, un règlement satisfaisant. »

« Les hôteliers qui n’ont pas encore réglé doivent se poser de sérieuses questions maintenant, souligne le trésorier de la FC–CSN, Michel Valiquette. Il n’y a aucune raison justifiant que les travailleuses et les travailleurs de ces hôtels ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail que les autres. La relance de tout le secteur passe par nous, les travailleuses et les travailleurs. Au cours des prochains jours, nous redoublerons d’ardeur pour soutenir tous nos membres qui n’ont pas encore pu conclure le renouvellement de leur convention collective. »

Les négociations se poursuivent dans 14 autres hôtels pour obtenir des ententes comparables à celles déjà conclues ailleurs, notamment des augmentations totalisant environ 8 % pour un contrat de quatre ans, ainsi que des mesures pour mieux protéger les travailleuses et les travailleurs en ces temps de crise afin de préparer une relance qui profitera à tout le secteur touristique, notamment à ceux et celles qui y travaillent et qui sont les véritables créateurs de richesse dans l’industrie.

Parmi ces hôtels toujours en négociation, notons que deux conflits de travail ont cours actuellement au Hilton de Québec et au Hilton Double Tree de Montréal. Les salarié-es de ces deux établissements exercent présentement la grève générale illimitée.

 

10 règlements

Voici les dix hôtels où des ententes ont été conclues avec le syndicat CSN représentant leurs salarié-es :

Montréal métropolitain Québec–Chaudière-Appalaches Estrie
• Suites Faubourg St-Laurent

• Comfort Inn Dorval

• Comfort Inn Pointe-Claire

• Fairfield by Marriott

• Hilton Laval

• Quality Inn du centre-ville

• Manoir du Lac Delage

• Delta de Québec

 

• Quality Sherbrooke

• Delta Sherbrooke

 

Les syndiqué-es du STT de la Coop Lanaudière manifestent devant le siège social de Sollio

Aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Coop Lanaudière–CSN (STTCL–CSN) et leurs alliés ont manifesté devant le siège social de Sollio, dont la Coopérative Novago fait partie de ses divisions.

« Nous sommes en grève depuis le 30 septembre dernier et nous faisons face à un employeur affilié à Sollio qui désire casser notre syndicat. Après deux ans de négociation, il a eu le culot de déposer une offre qu’il a qualifiée de finale et globale qui imposerait à la majorité des syndiqué-es des baisses de salaire variant de 14 % à 29 %, ce qui est totalement inacceptable pour nous, de dénoncer Nicole Lambert, présidente du STTCL–CSN. Concrètement, en plein contexte de rareté de main-d’œuvre, l’employeur veut imposer une baisse drastique de 22 à 15 $ l’heure pour certains salarié-es, ce qui inciterait plusieurs d’entre nous à tout simplement quitter leur emploi ».

L’employeur, la coopérative Novago, se spécialise dans les conseils et la vente de produits agricoles et offre également des services de quincaillerie.

« À la suite de ce dépôt complètement farfelu et déconnecté de la réalité, l’employeur refuse carrément de retourner à la table de négociation. Il traite cavalièrement les employé-es membres d’un syndicat qui existe depuis 50 ans qui ont largement contribué au succès d’une coopérative connue et très appréciée par ses coopérants. Au fil des ans, ils ont obtenu un régime de retraite et des assurances collectives, deux arguments majeurs d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre en ces temps où les employeurs déploient justement de multiples stratégies pour recruter les employé-es », de souligner Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN.

« L’employeur entretient un climat malsain où les menaces et l’intimidation nuisent grandement à la négociation. Devant l’établissement de Joliette, on compte presque autant de gardes de sécurité que de piqueteurs et le syndicat a dû déposer une plainte qui allègue que l’employeur a recours à des briseurs de grève. Celui-ci a procédé à des réductions de salaire punitives arbitraires de 30 minutes et à des annulations unilatérales de périodes de vacances à des salarié-es syndiqués, de préciser Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN. Avec ses stratégies moyenâgeuses, l’employeur veut faire reculer les conditions de travail de 10 à 15 ans, ce qu’aucune travailleuse, aucun travailleur n’acceptera ».

« Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN appuie inconditionnellement les membres du STTCL–CSN dans leur lutte pour obtenir le respect de cet employeur peu scrupuleux. Le mouvement des coopératives s’est construit sur des bases d’entraide, de solidarité et de mutualité et les comportements de l’employeur actuel vont dans une direction diamétralement opposée à ces idéaux, ce qui remet radicalement en question la mission même de Novago. Nous interpellons vivement la haute direction de Sollio afin qu’elle rappelle à l’ordre cet employeur qui fait honte au mouvement coopératif », de conclure Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Coop Lanaudière–CSN rassemble 25 membres.

STT d’abattoir de volaille de St-Jean-Baptiste (CSN) : une nouvelle convention collective

Les membres du syndicat des travailleurs (euses) d’abattoir de volaille de St-Jean-Baptiste (CSN) se sont prononcés à 85,5 % en faveur de l’entente de principe.

« Nous avions à cœur d’améliorer différents aspects de notre convention collective. Avec notre mandat de grève et l’appui des membres, nous avons passé un message clair à la partie patronale et je crois que le résultat obtenu reflète notre engagement collectif pour améliorer nos conditions de travail. C’est une belle victoire », explique Sylvain Ménard, président du syndicat. 

La nouvelle convention collective contient ainsi des avancées significatives sur plusieurs aspects. Elle prévoit notamment une augmentation de 20 % de la contribution de l’employeur aux assurances collectives, une amélioration des modalités pour la prise des vacances et les congés de maladie, ainsi qu’une majoration de diverses primes qui sont versées aux travailleuses et aux travailleurs. 

En matière salariale, c’est une augmentation de plus de 22 % sur six ans, dont 8,9 % pour la première année, ce qui fait de cette convention collective une des meilleures dans l’industrie de la volaille. 

« Je félicite toutes et tous les membres pour leur nouvelle convention collective. En faisant preuve de solidarité et d’audace, vous avez démontré votre détermination à l’employeur et vous avez réussi à améliorer notablement vos conditions de travail », ajoute Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN. 

« Chacune de ces victoires nous rend plus forts et cela sert certainement de motivation pour l’ensemble de syndiqué-es qui sont en négociation dans les différents secteurs. C’est très encourageant », commente Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie– CSN. 

Nouvelle convention collective pour les travailleuses et les travailleurs de Sucre Lantic

Un mois après s’être doté d’un mandat de grève, les 200 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic–CSN ont atteint leurs objectifs de négociation. Ce mercredi, ils ont voté à 81 % en faveur de leur nouveau contrat de travail qui améliore notamment les protections contre la sous-traitance et celles du régime de retraite.

Le président du syndicat, Benoit Desrosiers a remercié les travailleuses et les travailleurs qui ont su se serrer les coudes et montrer à l’employeur qu’ils étaient déterminés à protéger leur emploi et à obtenir leur juste part. « Nous pouvons tous être fiers du travail accompli. Nous avons de nouveaux outils qui nous permettront de mieux protéger nos emplois contre la sous-traitance et nous avons fait plusieurs autres gains qui amélioreront notre quotidien. »

La nouvelle convention collective couvrira la période allant du premier juin 2021 au 21 mai 2026 Elle prévoit une augmentation salariale de 3 % pour 2021, 2,7 % pour 2022 et 2023 et de 2,6 % pour les années 2024 et 2025.

En plus de l’amélioration des dispositions pour contrer la sous-traitance, notons l’introduction d’un mécanisme pour assurer la pérennité du régime de retraite et l’abolition d’un autre mécanisme, dans une perspective d’équité intergénérationnelle. De plus, le syndicat obtient, entre autres, l’augmentation du nombre de congés de maladie, la bonification de certaines primes, l’amélioration des dispositions concernant les vacances.

« La manière CSN, c’est aussi ça, a souligné la secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN, Nancy Mathieu. Sucre Lantic sait très bien que ces 200 travailleuses et travailleurs ne sont pas seuls. Qu’ils sont équipés et qu’ils comptent sur l’appui d’un mouvement de 320 000 travailleuses et travailleurs, prêts à se battre à leur côté. Je salue la détermination des salarié-es qui se sont tenus debout pour améliorer les choses. »

La présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault, s’est également réjouie de ce dénouement fort positif pour les salarié-es. « Ces salarié-es ont démontré toute la force qu’on peut déployer en s’unissant derrière des objectifs communs ».

Négociation coordonnée de l’hôtellerie – Deux nouvelles ententes s’ajoutent

La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce la conclusion de deux nouvelles ententes. Ce jeudi, les travailleuses et les travailleurs du Delta de Québec ont entériné le contenu de la convention collective 2020-2024, dans une proportion de 90 %.

« Les travailleuses et les travailleurs du Delta de Québec peuvent être fiers de ce qu’ils ont accompli, se réjouit la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), Barbara Poirier. Nous saluons leur détermination et leur mobilisation exemplaires dans un contexte difficile, face à un employeur qui portait des demandes de reculs inacceptables. Nous continuerons d’appuyer sans relâche tous les salarié-es de l’hôtellerie pour qu’ils obtiennent, eux aussi, un règlement satisfaisant ».

De même, les salarié-es du Quality Inn du centre-ville de Montréal ont également conclu une entente, entérinée mercredi. Ces deux règlements portent à neuf le nombre d’hôtels québécois qui ont conclu des ententes sur la base de la plate-forme commune que se sont donnée les syndicats de l’hôtellerie CSN. Le Delta de Québec est le premier hôtel majeur, comptant près de 400 chambres, à conclure une telle entente.

« Tous les hôteliers qui n’ont pas encore réglé doivent se poser de sérieuses questions maintenant, souligne le trésorier de la, Michel Valiquette. Il n’y a aucune raison justifiant que les travailleuses et les travailleurs de ces hôtels ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail que les autres. La relance de tout le secteur passe par nous, les travailleuses et les travailleurs. De notre côté, nous redoublerons d’ardeur pour soutenir tous nos membres qui n’ont pas encore pu conclure le renouvellement de leur convention collective ».

Les négociations se poursuivent dans 15 autres hôtels pour obtenir des ententes comparables à celles déjà conclues ailleurs, notamment des augmentations totalisant environ 8 % pour un contrat de quatre ans, ainsi que des mesures pour mieux protéger les travailleuses et les travailleurs en ces temps de crise afin de préparer une relance qui profitera à tout le secteur touristique et, notamment, celles et ceux qui y travaillent et qui sont les véritables créateurs de richesse dans l’industrie.

Parmi ces hôtels toujours en négociation, notons que deux conflits de travail ont cours actuellement au Hilton de Québec et au Hilton Double Tree de Montréal. Les salarié-es de ces deux établissements exercent présentement la grève générale illimitée.

Neuf règlements
Voici les neuf hôtels où des ententes ont été conclues avec le syndicat CSN représentant leurs salarié-es.

Montréal métropolitain Québec–Chaudière-Appalaches Sherbrooke
• Suites Faubourg St-Laurent
• Comfort Inn Dorval
• Comfort Inn Pointe-Claire
• Fairfield by Marriott
• Hilton Laval
• Quality Inn du centre-ville
 

• Manoir du Lac Delage
• Delta de Québec

 

Quality Sherbrooke

Le STT de BMR-Novago vote un mandat de grève générale illimitée

Après plus de deux ans de tentatives infructueuses pour négocier un nouveau contrat de travail et douze journées discontinues de grève, les travailleuses et travailleurs syndiqués de BMR-Novago de Joliette et Saint-Jacques ont fait le choix de se doter d’un mandat de grève générale illimitée. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop Lanaudière CSN représente la majorité des salariés de BMR-Novago (anciennement Profid’or) qui travaillent en quincaillerie et aux installations agricoles des municipalités de Joliette et Saint-Jacques. Plus tôt dans la journée, ceux-ci ont manifesté devant des succursales lanaudoises de BMR-Novago (Saint-Lin-Laurentides et L’Assomption) afin de sensibiliser la population aux enjeux de leur conflit de travail.

Syndiqués depuis plus de quarante ans, les travailleuses et travailleurs de BMR-Novago se retrouvent devant une partie patronale qui exige obstinément des reculs salariaux de 14 % à 29 % de la majorité de ses travailleuses et travailleurs. Cette demande invraisemblable dans le contexte économique actuel est accompagnée de demandes de reculs au niveau de leur régime de retraite, de leurs vacances, de leurs congés de maladie, de leurs jours fériés ainsi que de la stabilité de leurs horaires.

Ces demandes patronales ont de quoi surprendre; le groupe Sollio, propriétaire de BMR-Novago, a doublé ses profits durant la pandémie, passant de 79,4 M$ de profits en 2019 jusqu’à 201 M$ en 2020. Le conflit n’est pas des plus faciles non plus puisque la CSN a dû déposer une plainte au Tribunal du travail visant à freiner l’utilisation de briseurs de grève (scabs) par BMR-Novago.

« Il est inadmissible qu’en 2021 une entreprise battant des records de profitabilité demande à des travailleuses et des travailleurs, dont un grand nombre sont des pères et des mères de famille, d’amputer leur salaire de 14 % à 29 % », a souligné Nicole Lambert, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop Lanaudière CSN.

Alexandre Laviolette, président de la Fédération du Commerce de la CSN, abonde dans le même sens : « Les agissements méprisants de BMR-Novago envers ses salarié-es de la région de Lanaudière sont déplorables. Considérant les conflits de travail répétés chez ses organisations Olymel et BMR-Novago, il semble que Sollio ait énormément de difficulté à entretenir des relations de travail décentes ».

Pour la présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN Patricia Rivest, « l’entêtement de l’entreprise à diminuer les conditions de travail modestes de ses travailleuses et ses travailleurs témoigne d’une certaine incompréhension du monde du travail actuel où toutes les entreprises s’arrachent les travailleuses et travailleurs d’expérience ».

Les travailleuses et les travailleurs de Sucre Lantic se dotent d’un mandat de grève générale illimitée

Les 200 travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic se sont dotés d’un mandat de grève générale illimitée à hauteur 98%, ce matin, lors d’une assemblée générale qui s’est tenue à Montréal.

Après 21 séances de négociation, et devant la volonté de leur employeur de recourir plus que jamais à la sous-traitance, les employé-es de la seule usine de raffinage de sucre au Québec sont prêts à augmenter la pression. « Depuis plusieurs années, le recours à la sous-traitance s’est accentué de façon notable à l’usine. Alors qu’on était censé, cette semaine, discuter sérieusement de cet aspect, qui est le principal enjeu à la table de négociation, l’employeur nous est plutôt revenu en proposant le statu quo. Ça ne passe tout simplement pas », précise Benoît Desrosiers, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Sucre Lantic–CSN. Les travailleuses et travailleurs prévoient déclencher la grève au moment jugé opportun.

 

Impacts

L’usine de Lantic, fondée il y a 133 ans, produit plus de 540 000 tonnes de sucre par année. « L’usine fonctionne à plein régime et son rendement dépasse tous les records de production jamais atteints », note Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce de la CSN. « Une grève générale illimitée freinerait considérablement le rythme de production. Selon nos informations, l’usine a une capacité de rétention d’une semaine. Après, on risque de manquer de sucre ». En effet, Sucre Lantic est un des plus gros raffineurs de sucre au Canada, avec Redpath. Lantic possède trois usines au pays, soit à Vancouver, à Taber et à Montréal. « Les autres usines ne suffiront pas à pallier la fermeture de l’usine de Montréal. Sucre Lantic produit non seulement du sucre destiné aux consommateurs par les marchés d’alimentation, mais elle fournit aussi des producteurs tels Heinz ou Barry Callebaut, qui fournit une grande proportion du chocolat en Amérique du Nord. Cette grève pourrait avoir d’importants impacts dans de nombreux secteurs », note la secrétaire générale.

De son côté, le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) entend soutenir les 200 travailleurs. « Face à leur employeur qui fait la sourde oreille à leurs justes revendications, la détermination des travailleuses et des travailleurs à se faire respecter est sans équivoque! Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN sera à leurs côtés tout au long de leur lutte et lorsqu’ils décideront d’exercer leur droit de grève et ce, jusqu’à ce qu’ils obtiennent une convention collective qui répond à leurs attentes », précise pour sa part Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN.

La convention collective est échue depuis mai 2021. Les discussions portant sur les aspects monétaires n’ont pas encore débuté.

Le syndicat accepte l’entente de principe

Réunis ce matin en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ–CSN) ont accepté à 78 % l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 29 août dernier lors d’un vote électronique tenu par scrutin secret.

« Nous avons donc accepté un nouveau contrat de travail d’une durée de six ans durant lequel nous toucherons des augmentations salariales de l’ordre de 26,4 %, dont 10 % la première année. En plus de ce 4,4 % d’augmentation moyenne par année, nous avons également obtenu un montant forfaitaire de 65 $ par année de service, par membre, de préciser Martin Maurice, président du STOVJ–CSN. Nous avons également obtenu un rehaussement de 50 % de la contribution de la part de l’employeur à nos assurances collectives pour la couverture familiale, ce qui pousse l’augmentation totale de la première année à 12,48 %. Le résultat du vote nous démontre que nos membres sont satisfaits des gains que nous avons obtenus. Nous avions fait le choix de négocier un enrichissement pour tous et c’est exactement ce que nous avons finalement obtenu. »

Rappelons que la majorité des membres du syndicat gagnaient seulement 1,13 $ l’heure de plus qu’en 2007, soit une augmentation moyenne annuelle de 0,08 $ l’heure en 14 ans. Un rattrapage salarial s’imposait, et ce, depuis longtemps.

« Le syndicat s’est encore battu contre les nombreuses demandes de reculs de l’employeur et les membres ont nettement amélioré l’ensemble de leurs conditions de travail. Entre autres, soulignons l’introduction d’un régime de retraite simplifié à la toute fin de la négociation avec une contribution de l’employeur d’un total de 1,5 % aux deux dernières années de la convention collective. Je salue la combativité et la ténacité du syndicat, qui s’est battu admirablement bien, allant chercher des gains qui reconnaissent enfin une part de la pénibilité de leur travail, de souligner Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN. La lutte des travailleurs et des travailleuses de Vallée-Jonction, c’est aussi celle de tous les salarié-es des abattoirs du Québec, qui méritent des salaires qui reconnaissent leur dur labeur. La table est donc mise pour les négociations actuelles et à venir dans le secteur de l’abattage. »

« Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN est fier d’avoir soutenu la lutte d’un syndicat qui a toujours dû aller au front afin d’obtenir le respect de l’employeur, de déclarer Barbara Poirier, présidente par intérim du CCQCA–CSN. Pour nous, c’est un soulagement, même si les membres ont vécu un autre long conflit difficile et souffrant, puisque les gains qu’ils ont obtenus sont à la hauteur de leurs attentes, qui étaient tout à fait légitimes. »

« Au nom de la CSN, je tiens à féliciter les membres du syndicat et son comité de négociation, qui ont mené à terme une négociation difficile et complexe. Au final, notre proposition de blitz de négociation constituait la réelle voie de passage et nous sommes fiers d’avoir atteint cet objectif. La machine de la CSN était à nouveau au rendez-vous et c’est la tête haute que les membres du syndicat de cette usine pourront retourner au travail », de conclure François Enault, vice-président de la CSN.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Nouvelle entente de principe entre le syndicat et Olymel

Une nouvelle entente de principe est intervenue ce dimanche 29 août 2021 entre le Syndicat des travailleurs de Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ) et Olymel à la suite du blitz de négociation débuté vendredi dernier. Le STOVJ convoquera rapidement ses membres en assemblée générale pour présenter cette nouvelle entente de principe. Aucune entrevue ne sera accordée à la suite de cette annonce, d’ici à l’issue du vote qui sera tenu à l’assemblée générale.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Le syndicat d’Olymel privilégie la négociation à l’arbitrage 

À la suite de la rencontre avec le ministre du Travail Jean Boulet tenue ce matin à son bureau, le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ) demande à ce que Jean Poirier, le médiateur spécial nommé par le ministre, puisse lancer un blitz de négociations dès que possible.

« Pour notre part, nous privilégions la négociation parce que sommes toujours convaincus qu’une entente de principe négociée est encore à notre portée, et ce, dans un délai rapide. Malgré ce que pense Jean Boulet, les parties ne sont pas si loin l’une de l’autre, de déclarer Martin Maurice, président du STOVJ. Nous avons donc précisé au ministre du Travail que nous refusons l’arbitrage parce que nous savons que nos membres ne voudront assurément pas d’un règlement imposé par un arbitre après avoir passé près de quatre mois en grève ».

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Encore des menaces d’Olymel en pleine médiation

Alors qu’Olymel décide de menacer 500 travailleuses et travailleurs de son abattoir à Vallée-Jonction en plein contexte de rareté de main-d’œuvre, le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ) croit toujours qu’une entente négociée est possible.

« Ce n’est pas la première fois qu’Olymel décide de menacer ses salarié-es de fermeture et tente de diviser les membres du syndicat en faisant craindre des abolitions de postes. Ça fait plus de 50 ans que les employeurs des abattoirs utilisent ces stratégies méprisantes pour leur main-d’œuvre. Pour notre part, après avoir consulté nos membres lors de notre assemblée du 17 août dernier, assemblée durant laquelle 57 % de nos membres ont jugé que l’entente déposée n’était pas à la hauteur de leurs attentes, nous nous sommes présentés devant le médiateur spécial avec l’intention de négocier de bonne foi une nouvelle entente, de souligner Martin Maurice, président du STOVJ. Nous sommes donc toujours disposés à nous présenter à la table de négociation afin d’en arriver à une entente négociée. »

Un rappel

« En 2007, les salarié-es de Vallée-Jonction se sont fait imposer une baisse totale de près de 40 % de leurs revenus sous la menace de la fermeture totale de l’usine. Répétons-le encore : en 14 ans, de 2007 à 2021, les plus bas salariés de notre usine ont vu leur salaire de base augmenter d’un maigre 1,13 $ l’heure, soit environ 0,08 $ par année, de marteler le président du syndicat. Or, pour tous les salarié-es qui reçoivent ce mépris en plein visage depuis tant d’années, il est clair que les tactiques et l’attitude d’Olymel ne règleront pas son grave problème d’attraction et de rétention de sa main-d’œuvre, tout en menaçant de manière durable la paix industrielle nécessaire au bon déroulement de ses activités. Si les éleveurs de porc cherchent le vrai responsable de la situation actuelle, c’est bien du côté de la haute direction d’Olymel qu’il faut regarder et, surtout, demander des comptes. Pire encore, contre toute logique, en abolissant son quart de travail de soir, Olymel peinera à rattraper les porcs en attente qui s’accumulent depuis le début du conflit de travail. Ils ont beau vouloir mettre la responsabilité des porcs qui pourraient être euthanasiés sur le dos du syndicat, c’est Olymel qui signe les contrats avec les éleveurs, qui gère ses approvisionnements et qui doit aussi s’entendre avec ses salarié-es. Sur la place publique, Olymel semble se préoccuper plus du sort des porcs que de celui de ses propres salarié-es. Imaginez comment ceux-ci se sentent actuellement. »

Qui a réellement échoué?

« Au contraire de ce que la haute direction d’Olymel a avancé, ce n’est pas le syndicat qui a échoué dans sa stratégie. Notre comité de négociation a tenté de leur faire entendre raison, de travailler à consolider les conditions de travail afin d’attirer et, surtout, de garder la main-d’œuvre dont ils ont grandement besoin. Ajoutons que dans le contexte actuel de rareté de la main-d’œuvre, un grand nombre de travailleuses et de travailleurs à Vallée-Jonction ont déjà plusieurs autres emplois beaucoup moins pénibles qui s’ouvrent à elles et à eux. Si les éleveurs de porcs pensent qu’Olymel travaille actuellement dans leur intérêt, ils se trompent amèrement », de conclure monsieur Maurice.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Le syndicat rejette l’entente de principe

Vallée-Jonction, le 17 août 2021 – Réunis ce soir en assemblée générale à l’Autodrome Chaudière, les membres du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ–CSN) ont rejeté à 57 % l’entente de principe intervenue avec leur employeur dans la nuit du 13 août dernier lors d’un vote tenu par scrutin secret.

« Les membres ont décidé de rejeter l’entente de principe, la jugeant insatisfaisante, de préciser Martin Maurice, président du STOVJ–CSN. Nous allons donc aviser l’employeur et nous allons retourner à la table de négociation, toujours en présence du conciliateur. »

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1 050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Débrayage simultané à l’hôtel Delta et Hilton à Québec

Les employé-es des hôtels Delta et Hilton de Québec entament ce dimanche une journée de grève commune dans le cadre de la renégociation de leurs conventions collectives respectives, échues depuis plus d’un an.

Les membres des deux syndicats de Québec unissent donc leurs forces pour une première fois au cours de cette ronde de négociation dans l’hôtellerie. Alors que les membres du Syndicat des employé-es de l’Hôtel Delta Québec (FC–CSN) en seront à leur troisième journée de grève consécutive, les employé-es de l’hôtel concurrent du boulevard René-Lévesque sortent en grève pour la première fois aujourd’hui.

Les employé-es du Hilton et du Delta tiendront pour l’occasion une marche de solidarité pour souligner l’événement et pour marquer leur volonté d’améliorer leur sort, alors que les employeurs tentent de forcer des reculs sur le plan des conditions de travail. Cette approche de la part des hôteliers est jugée périlleuse par les représentants de la CSN alors qu’on assiste à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée et expérimentée dans le secteur.

Pour une reprise de la saison touristique qui profite à tous
La reprise de la saison touristique doit aussi profiter aux travailleuses et aux travailleurs, a insisté Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). « L’un des enjeux majeurs de cette négociation est la réintégration des employé-es qui ont été sacrifiés par la pandémie. Les employeurs, qui ont tiré profit des différentes aides gouvernementales au cours des derniers mois, devraient avoir la décence d’assurer le maintien du lien d’emploi afin que tous les salarié-es qui le souhaitent puissent être réintégrés lorsque les activités auront pleinement repris. La relance, ça passe obligatoirement par les travailleurs et travailleuses », a-t-elle souligné.

Les deux syndicats, qui participent à la négociation coordonnée du secteur de l’hôtellerie au sein de la Fédération du commerce de la CSN (regroupant 26 syndicats) se sont entendus sur un ensemble de principes communs, rappelle Michel Valiquette, trésorier et responsable du secteur Tourisme de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Le refus d’accepter des reculs sur les clauses de nature pécuniaire est l’un de ces principes et nous avons été très clairs là-dessus à toutes les tables de négociation, a-t-il insisté. Est-ce que les employeurs du secteur proposent des reculs pour se donner un rapport de force ou pour étirer la négociation? Leur intention est difficile à saisir. Mais de notre côté, nous sommes en mode “règlement”. Nos demandes sont raisonnables, notre approche aux tables est constructive et nous avons déjà fait des compromis pour que tout le monde puisse profiter pleinement de la reprise des activités touristiques. Par contre, les débrayages d’aujourd’hui témoignent du fait que nos membres ne sentent pas cette même volonté chez les employeurs. C’est la raison pour laquelle nous augmentons la pression aujourd’hui. »

Outre le maintien des liens d’emploi et le refus des reculs sur le plan monétaire, la plateforme de demandes communes comprend notamment des améliorations aux régimes d’assurance collective et des augmentations salariales variant entre 2,1 % et 4 % par année.

Chacun des 26 syndicats affiliés à la CSN (plus de 2 500 professionnel-les de l’hôtellerie) a le mandat de négocier avec son employeur respectif l’ensemble des conditions de travail de ses membres.

D’autres moyens de pression à venir à l’échelle du Québec
Ces débrayages pourraient préfigurer une série d’actions similaire un peu partout au Québec. De nombreux syndicats affiliés à la CSN ont tout récemment adopté des mandats de grève de 72 heures à effectuer au moment jugé opportun.

La CSN manifeste contre Tidan Inc. et le Marriott Château Champlain

Une centaine de membres, militants et militantes de la CSN ont manifesté à Montréal samedi après-midi pour soutenir les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Marriott Château Champlain–CSN et leur présidente, Aida Gonçalves, congédiée sans raison par la direction de l’hôtel.

« C’est la solidarité qui fait la force de la CSN. Quand l’une des nôtres est victime d’une injustice, c’est tout le mouvement qui réagit, explique la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre. C’est pour cette raison qu’il y a des militantes et des militants de tous les secteurs qui sont présents aujourd’hui. On se soutient tous et toutes entre nous. »

À la suite du congédiement de Mme Gonçalves, l’employeur lui a interdit d’accéder aux lieux de travail et a refusé de négocier en sa présence, jusqu’à ce que le Tribunal administratif du travail lui ordonne d’infirmer ces décisions.

« Il est totalement inacceptable que le Château Champlain et Tidan Inc. congédient aussi cavalièrement et injustement une employée qui travaille pour l’hôtel depuis plus de 30 ans, s’insurge Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN). Il est encore plus ridicule qu’un employeur tente de s’approprier le droit de choisir qui représentera le syndicat à la table de négociation, mais j’imagine que nous ne devrions pas être surpris, venant d’une entreprise avec un aussi long historique antisyndical. »

Mme Gonçalves a d’abord été suspendue, puis congédiée, à la suite d’une activité de visibilité organisée par le syndicat le 8 juillet dernier dans le cadre des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective. Durant l’évènement, la présidente et les membres du syndicat sont brièvement entrés dans le hall de l’hôtel pour manifester leur mécontentement envers leur employeur sans qu’aucun bris ou acte de vandalisme soit commis.

« Ce genre d’activité est couramment organisé durant les négociations. La réaction de l’employeur est complètement démesurée et s’apparente à de l’intimidation, déplore la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. Nous sommes ici aujourd’hui par solidarité avec Aida, mais aussi pour affirmer haut et fort le droit des travailleuses et des travailleurs de s’unir et de se mobiliser pour obtenir de meilleures conditions de travail. »

Un congédiement abusif et injustifié

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénonce vigoureusement le congédiement non fondé de la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Marriott Château Champlain–CSN, Aida Gonçalves, survenu la semaine dernière.

« Il est totalement inacceptable que le Château Champlain et Tidan Inc. congédient aussi cavalièrement et sans raison valable une employée comme Mme Gonçalves, qui travaille pour l’hôtel depuis plus de 30 ans et a toujours fait preuve d’une intégrité sans reproche », s’insurge Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Mme Gonçalves a d’abord été suspendue, puis congédiée, à la suite d’une activité de visibilité organisée par le syndicat le 8 juillet dernier dans le cadre des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective. Durant l’évènement, Mme Gonçalves et les membres du syndicat sont brièvement entrés dans le hall de l’hôtel pour manifester leur mécontentement envers leur employeur sans qu’aucun bris ou tout autre acte de vandalisme soit commis.

« Ce genre d’activité est couramment organisé durant les négociations. La réaction de l’employeur est complètement démesurée et s’apparente à de l’intimidation, déplore la vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Chantal Ide. Les travailleuses et les travailleurs doivent pouvoir exercer librement leur droit de se mobiliser pour se faire respecter et obtenir une convention collective satisfaisante. »

À la suite du congédiement de Mme Gonçalves, les négociations sont au point mort, car l’employeur refuse de négocier en la présence de la présidente du syndicat. Contestant la notion que l’employeur ait son mot à dire sur l’identité des porte-paroles syndicaux à la table de négociation, la CSN a déposé une demande d’ordonnance provisoire auprès du Tribunal administratif du travail.

À propos de la Fédération du commerce–CSN

La Fédération du commerce (FC–CSN), qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats, représente plus de 8 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie touristique.

À propos du Conseil central du Montréal Métropolitain

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN regroupe près de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie prêts à revenir, mais pas à n’importe quel prix !

Les membres des syndicats de la région de la Capitale-Nationale participant à la dixième ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie à la CSN, ont manifesté devant les hôtels Delta et Hilton à Québec jeudi pour demander aux hôteliers de négocier de bonne foi et de leur offrir des conditions de travail adaptées à la pénurie de main-d’œuvre qui sévit actuellement au Québec.

« Après plus d’un an de pause en raison de la crise sanitaire, on peut finalement voir pointer à l’horizon un début de reprise de l’activité touristique, explique le trésorier de la FC–CSN, Michel Valiquette. On invite les employeurs à presser le pas et à négocier rapidement pour s’assurer qu’aucun conflit de travail ne vienne plomber leur chance de tirer profit de la saison touristique qui arrive. »

Alors que les conventions collectives de la plupart des syndicats participant à la négociation coordonnée sont échues depuis plus d’un an, plusieurs employeurs ne démontrent aucun empressement à s’entendre. Certains tentent même de profiter de la crise pour sabrer les conditions de travail des salarié-es.

« On voit très bien dans la région que les touristes sont en train de revenir et que la pénurie de main-d’œuvre pousse les employeurs — notamment en restauration et en hôtellerie — à se faire concurrence pour attirer les travailleuses et les travailleurs, note la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, Ann Gingras. La semaine dernière, plusieurs hôteliers de la région se sont d’ailleurs plaints dans les médias de la catastrophe que représente le manque de main-d’œuvre pour l’industrie. Dans ce contexte, on comprend mal les hôteliers qui demandent des reculs dans les conventions collectives. Ils se tirent carrément dans le pied. »

À propos de la négociation coordonnée de l’hôtellerie
Regroupant plus de 2 500 professionnel-les de l’hôtellerie actifs dans les régions de la Capitale-Nationale, de la Montérégie, de l’Estrie et du Grand Montréal, les 26 syndicats participants à la négociation coordonnée ont adhéré à une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

La plateforme commune adoptée par les syndicats participants comprend quatre grandes demandes : une convention collective d’une durée de quatre ans; des améliorations aux régimes d’assurance collective; le maintien des liens d’emploi — et donc des droits de rappel et d’ancienneté — rétroactivement au 13 mars 2020; et des augmentations salariales raisonnables variant entre 2,1 % et 4 % par année.

En plus de ces demandes et de leurs demandes locales, les syndicats s’engagent à n’accepter aucun recul sur les clauses de nature pécuniaire ou sur les demandes de plateforme des négociations coordonnées antérieures.

Olymel Vallée-Jonction – Les négociations reprendront les 12 et 13 juillet

Le message envoyé hier par le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ–CSN) a été entendu : l’employeur sera finalement disponible pour reprendre les discussions avant le 19 juillet.

Les deux parties ont été convoquées par la conciliatrice en chef afin de poursuivre les négociations les 12 et 13 juillet prochains, à Québec. « La pression que nous avons exercée a fonctionné. Il fallait continuer à négocier rapidement », note Martin Maurice, président du STOVJ–CSN.

 

106 000 porcs

Dans la foulée de la manifestation organisée par la CSN, les Éleveurs de porcs du Québec ont aussi souligné l’urgence d’en arriver à une entente. « La balle est présentement dans le camp de l’employeur afin d’éviter l’euthanasie d’environ 106 000 porcs. Nous sommes près d’une entente et nous nous attendons à ce qu’Olymel reprenne les négociations de manière sérieuse », précise M. Maurice.

 

Le 2 juillet dernier, Olymel quittait la table de négociation sans effectuer de retour sur la dernière proposition du syndicat, annonçant plutôt de nouvelles demandes de reculs à propos de l’octroi des vacances. « Au-delà des 12 et 13 juillet, le syndicat demeurera disponible pour négocier sept jours sur sept, 24 heures sur 24. Nous voulons rapidement en arriver à une entente négociée et obtenir un enrichissement pour tous », conclut le président du STOVJ–CSN.

Olymel Vallée-Jonction – Le conciliateur doit jouer son rôle et exiger de l’employeur qu’il négocie

Environ 250 travailleuses et travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction ont marché dans les rues de Québec jusqu’au ministère du Travail pour lancer un message clair au conciliateur impliqué dans leur dossier; vous devez jouer votre rôle et forcer l’employeur à revenir à la table dans les meilleurs délais.

Les travailleurs de l’usine de Vallée-Jonction, en grève depuis 10 semaines, se sont heurtés à la non-disponibilité de l’employeur le 2 juillet dernier, alors que les parties semblaient près d’un règlement. « Après être revenu avec de nouvelles demandes de reculs, l’employeur a ajouté qu’il n’avait aucune disponibilité pour négocier avant la semaine du 19 juillet. C’est tout simplement inacceptable » dénonce Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches. « Le conciliateur a le pouvoir d’exiger des deux parties qu’elles se rendent disponibles pour poursuivre les pourparlers. Nous nous expliquons mal pourquoi il semble acquiescer aux caprices de l’employeur en lui octroyant une “période de réflexion” de 17 jours ».

« Le syndicat est disponible en tout temps », a renchéri Martin Maurice, président du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction (STOVJ–CSN). « Notre porte-parole a annulé ses vacances afin d’être en mesure de négocier à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. S’il est sérieux, l’employeur doit faire de même afin d’éviter une situation telle que celle vécue à l’usine Exceldor de Saint-Anselme ». Pour l’instant, aucun porc n’a dû être euthanasié, mais le temps presse. « Il faut trouver une voie de sortie si l’on veut éviter le pire », note le président.

De son côté, la CSN entend appuyer les membres du STOVJ–CSN tant que ce sera nécessaire. « Le travail en abattoir en est un extrêmement difficile. Ce n’est pas un hasard si la pénurie de main-d’œuvre frappe particulièrement cette industrie », note Katia Lelièvre, vice-présidente de la CSN. Alors que ses employé-es ont travaillé sans relâche pendant la pandémie, Olymel doit offrir des conditions satisfaisantes pour retenir ses employé-es et en attirer de nouveaux. « La CSN à l’intention de soutenir les grévistes afin qu’ils obtiennent un règlement satisfaisant. Olymel s’en met plein les poches depuis longtemps, il est temps qu’ils pensent à leurs employé-es », a conclu la vice-présidente.

Olymel Vallée-Jonction – L’employeur ne veut pas régler

Après deux jours de négociation, le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction-CSN déplore l’attitude contre-productive et provocatrice d’Olymel qui, plutôt de revenir au syndicat à propos de sa dernière proposition, est retourné à la table cet après-midi avec de nouvelles demandes de reculs.

« Nous étions prêts à régler le conflit et avions fait une contre-proposition syndicale le 1er juillet qui permettait selon nous de nous rapprocher d’un règlement.  Nous étions disposés à conclure une entente de principe d’autant plus que les hauts dirigeants d’Olymel étaient présents lors des séances du 1er et 2 juillet », explique Martin Maurice le président du syndicat.

À notre grande surprise, 24 heures après notre dépôt et alors que l’employeur était censé nous répondre, il est plutôt revenu à la table avec des demandes de nouveaux reculs à propos de l’octroi des vacances. « C’est la deuxième fois que l’employeur use de cette stratégie et tente de nous démobiliser avec des reculs », déplore M. Maurice. Le syndicat, qui est disponible pour négocier en tout temps, déplore aussi que les prochaines rencontres de négociation ne puissent se tenir avant la semaine du 19 juillet, étant donné que l’employeur n’a pas de disponibilités.

« Il est évident que l’employeur ne souhaite pas réellement régler.  La stratégie patronale est de nous diviser et de nous affamer. Mais c’est bien mal nous connaitre. Nous sommes unis et nous ne laisserons pas Olymel nous désolidariser ou nous démobiliser, car ce que nous nous voulons c’est une entente négociée et un enrichissement pour tous », conclut Martin Maurice.

52e Congrès de la FC–CSN – Priorités à la syndicalisation et à l’organisation

Réunis en congrès virtuel ces quatre derniers jours, les délégué-es des syndicats membres de la Fédération du commerce (FC–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ont voté en faveur d’un retour aux sources du syndicalisme : priorité à la syndicalisation et à l’organisation pour le mandat 2021-2013. Ils ont aussi procédé à l’élection d’un nouveau comité exécutif.

Fraîchement élu à titre de président, M. Alexandre Boileau-Laviolette souligne l’importance des propositions votées ces derniers jours. « Les délégué-es ont confirmé la voie dans laquelle s’est engagée la FC–CSN ces dernières années, c’est-à-dire de retourner aux racines de l’action syndicale en dégageant les ressources financières et matérielles nécessaires pour favoriser l’organisation sur le terrain et la syndicalisation des milieux non syndiqués », déclare-t-il.

M. Boileau-Laviolette rappelle que pour la FC–CSN, la syndicalisation est et demeurera toujours un enjeu capital. « En 2019, le taux de syndicalisation dans le secteur privé au Québec était de 23,9 %, ce qui représente une baisse de près de 1,5 % depuis 2010. Nous devons renverser cette tendance. C’est pourquoi les délégué-es ont choisi de poursuivre l’intensification des efforts de syndicalisation en priorisant les milieux de travail non syndiqués et aux conditions de travail précaires. Un plan de travail triennal en matière de syndicalisation, qui inclura notamment des cibles sectorielles et régionales spécifiques, sera développé », continue-t-il.

Afin de revoir les modes d’organisation syndicale, la FC–CSN a développé la formation Organiser la solidarité. « Il faut repenser nos façons de faire. Et il faut les repenser afin de nous assurer que le plus grand nombre se reconnaisse dans nos discours et nos actions. C’est pourquoi il faut renouer activement avec le travail terrain, et pas uniquement lors de négociations ou de conflits de travail. La formation Organiser la solidarité, que nous offrirons à nos syndicats à compter de cet automne, permettra d’explorer les diverses techniques d’organisation terrain pour se rapprocher de nos membres. Nous souhaitons que tous nos syndicats suivent cette formation, et nous avons dégagé un budget important pour atteindre notre but », conclut M. Boileau-Laviolette.

En terminant, un nouvel exécutif a été élu à la tête de la fédération. Outre M. Boileau-Laviolette, Mme Nancy Mathieu occupera la fonction de secrétaire générale, M. Michel Valiquette celle de trésorier et M. Serge Monette celle de vice-président.

Le syndicat s’oppose aux reculs en santé et sécurité

Lors d’une manifestation tenue aujourd’hui dans les rues de Québec, les membres du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ) ont terminé leur marche à la vigie de 59 heures devant l’Assemblée nationale qui revendique une bonification du PL-59.

« Dans le cadre de notre négociation, en plus des reculs qui touchent à nos conditions de travail, Olymel a également déposé des demandes de reculs en matière de santé et sécurité du travail, de déclarer Martin Maurice, président du STOVJ. À notre usine, nous suivons une cadence rapide, nous travaillons fort et pour nous qui faisons face à environ 400 accidents de travail chaque année, souvent des problèmes musculo-squelettiques, nous sommes plus que préoccupés par les trous qu’il y a dans le PL-59. Au fil du temps, nous avons réussi à négocier des avancées incluses dans notre convention collective visant à protéger les travailleuses et les travailleurs en cas d’accident et, actuellement, et notre employeur et le gouvernement attaquent et veulent retirer les seuls outils qui nous permettent de nous occuper de celles et ceux qui sont victimes d’accidents de travail ».

« Pour nous, il faut une bonification majeure du PL-59. Parce que ce sont les employeurs véreux comme Olymel, qui fait partie des employeurs délinquants en matière de santé et sécurité du travail, qui ont le beau jeu, un employeur qui a toujours le culot de contester les accidents de travail de leurs salarié-es afin de se dégager de leurs responsabilités envers elles et eux, de dénoncer Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Alors que le PL-59 aurait dû inclure les problèmes musculo-squelettiques dans sa mise à jour des maladies professionnelles reconnues au sens de la loi, le gouvernement les a sciemment laissés de côté, ce qui est totalement irresponsable envers celles et ceux qui en sont victimes ».

« Les membres du syndicat d’Olymel Vallée-Jonction se sont historiquement battus afin d’obtenir des gains en matière de santé et de sécurité du travail. Ils ont réussi à obtenir des modifications à leurs postes de travail pour éviter certains problèmes musculo-squelettiques et Olymel agissait seulement à la suite de pressions du syndicat qui lui démontrait concrètement que ça leur coûtait moins cher d’investir dans des mesures correctives que de payer pour les accidents de travail. Avec le PL-59, on laisse encore le fardeau de cette responsabilité sur les épaules des syndicats et on promet des économies pour le patronat, ce qui est exactement le contraire de ce qu’il faudrait faire », de conclure David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

En grève générale illimitée depuis le 28 avril dernier, le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Le syndicat dénonce le traitement réservé aux travailleurs étrangers durant l’éclosion

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs Viandes du Breton–CSN (STTVDB–CSN) a appris avec stupéfaction la semaine passée que de nombreux travailleurs étrangers provenant du Guatemala, étaient sans revenu depuis des semaines.

« Depuis le début de l’éclosion, on posait des questions pour s’assurer que l’employeur s’occupait de nos travailleurs guatémaltèques convenablement et on nous disait que tout était sous contrôle. Finalement, ce n’était pas du tout le cas » s’attriste le président du syndicat, Yannick Morin.

En réunion avec les travailleurs guatémaltèques, le syndicat a découvert une situation inacceptable. « Ils n’avaient plus d’argent pour leur épicerie, l’employeur a refusé de les aider financièrement et les a plutôt redirigés vers les banques alimentaires. En 2021, au Québec, c’est pas mal gênant… », a renchéri Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN. « Les demandes de prestations auraient dû être remplies dès le début des absences pour maladie ou confinement. Ils ne parlent pas français ni anglais, l’employeur aurait dû les accompagner dès le début. C’est sa responsabilité d’informer adéquatement ses travailleurs de leurs recours », a ajouté Yannick Morin.

Une région solidaire !
Le syndicat s’est tourné vers le conseil central pour fournir de l’aide aux travailleurs guatémaltèques et un budget de 2 000,00 $ a été débloqué. « Quand on a entendu parler de ça, nous étions scandalisés. On n’a pas hésité à mettre à contribution notre fonds de solidarité régional pour leur donner un coup de main », a souligné Nancy Legendre, présidente du conseil central. Le syndicat a rajouté un autre 400,00 $ et plusieurs membres du syndicat ont fait les épiceries et distribué la nourriture samedi pour permettre aux Guatémaltèques d’avoir de quoi manger jusqu’à jeudi prochain. « C’est scandaleux d’accueillir de la main-d’œuvre étrangère de cette façon-là », a martelé Nancy Legendre. De plus, le Centre d’entraide Maskoutain a aussi fourni une trentaine de boîtes de denrées qui ont été remises samedi.

Le coup de pouce a été fort apprécié par les travailleurs du Guatemala. « Ils étaient vraiment contents et nous aussi on était content de les aider. Chapeau au conseil central et au Centre d’entraide Maskoutain qui ont répondu à notre appel si rapidement. En période de crise, c’est important la solidarité », a expliqué Yannick Morin.

Cacher de l’information pour économiser de l’argent, prise 2…
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs Viandes du Breton–CSN dénonce également que l’employeur conserve toute l’information concernant les cas positifs à la COVID-19 pour éviter de payer les gens absents à cause du virus. « Ce n’est pas compliqué, une personne qui attrape la Covid au travail doit avoir ses 14 premiers jours payés par l’employeur. Mais l’employeur les dirige vers la prestation fédérale pour s’éviter des frais et des complications, “on est malades”, pis c’est ça leur préoccupation… C’est déplorable ! » a souligné Yannick Morin.

Le syndicat rend visite à un haut dirigeant de l’usine

Lors d’une manifestation tenue aujourd’hui dans les rues de Vallée-Jonction, les membres du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ) et leurs allié-es ont visité un des hauts dirigeants de leur usine.

« Ce matin, nous avons manifesté dans les rues de Vallée-Jonction et nous nous sommes rendus à la résidence de Maïco Rodrigue, le vice-président, porc frais d’Olymel, un citoyen respecté de la ville, afin de lui livrer le message suivant : les travailleuses et les travailleurs de notre usine méritent autant le respect que la haute direction de l’entreprise. Depuis 2003, il a, entre autres, été directeur de notre usine et il connaît très bien les conditions difficiles dans lesquelles nous travaillons, de déclarer Martin Maurice, président du STOVJ. Depuis le début du conflit le 28 avril dernier, l’employeur n’est même pas revenu sur les demandes salariales que nous leur avons pourtant déposées le 19 avril. Pire encore, lors de la dernière séance de conciliation, l’employeur a déposé de nouvelles demandes de reculs qui n’étaient pas incluses dans leur premier dépôt. Pour nous, il est clair qu’Olymel n’a pas du tout l’intention de régler rapidement le conflit actuel. »

« À chaque négociation, c’est sensiblement le même scénario : l’employeur affiche constamment un mépris envers ses salarié-es en déposant des demandes de reculs totalement déraisonnables, ce qui mène presque toujours au conflit, de souligner Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN. Or, depuis 2007, les plus bas salarié-es de cet abattoir touchent, à ce jour, seulement 1,13 $ de plus l’heure, ce qui les a fortement appauvris. Quand un employeur vit un grave problème de rétention qui lui révèle que depuis 2015, plus de 1800 personnes ont été engagées et que près de 1700 salarié-es ont quitté leur milieu de travail, il est clair qu’il doit agir en bonifiant les conditions de travail qu’il offre. »

« Il est décevant de voir un citoyen corporatif de l’ampleur d’Olymel traiter si cavalièrement ses salarié-es. Dans notre région, sa mauvaise réputation est bien connue et nous nous souvenons très bien des autres conflits que nous avons traversés ailleurs au Québec, de confier Barbara Poirier, vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Olymel nous connaît aussi très bien et la haute direction devra comprendre à nouveau que nous restons solidaires des revendications du syndicat, que nous allons lutter à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils obtiennent un règlement à la hauteur de leurs attentes. »

« Reconnus essentiels durant la pandémie, les travailleuses et les travailleurs de Vallée-Jonction sont demeurés au front depuis mars 2020 et ont maintenu la production, parfois même au péril de leur santé. Malgré leur important engagement en ces temps plus que difficiles, l’employeur se comporte comme nous l’avons toujours connu et ne démontre pas la moindre reconnaissance envers elles et eux. La CSN va donc tout mettre en œuvre pour soutenir la lutte et les efforts acharnés de ces travailleuses et travailleurs parce qu’ils méritent le respect, le salaire et les conditions de travail qui reconnaissent la dureté de leur labeur », de conclure David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Déception face aux nouvelles demandes de reculs de l’employeur

Lors de la seconde rencontre de conciliation tenue ce matin, le comité de négociation du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ) a reçu la contre-proposition d’Olymel sur les clauses normatives.

« Ce matin, nous avons reçu de nouvelles demandes de reculs qui n’étaient pas incluses dans leur premier dépôt. Pour nous, il s’agit donc d’une autre insulte, d’un nouveau manque flagrant de respect qui nous indique qu’Olymel n’a pas du tout l’intention de régler rapidement le conflit actuel, de déclarer Martin Maurice, président du STOVJ. Rappelons simplement que depuis 2007, les plus bas salarié-es de notre usine touchent, à ce jour, seulement 1,13 $ de plus l’heure, un appauvrissement qui cause un grave problème de rétention à Vallée-Jonction. Depuis 2015, plus de 1800 personnes ont été engagées chez Olymel Vallée-Jonction et près de 1700 salarié-es ont quitté leur emploi. Il y a donc un sérieux problème et seule une amélioration générale des conditions de travail pourra en venir à bout ».

Augmentation du nombre de porcs en attente à près de 74 000

« Bien entendu, nous sommes sensibles à la réalité des éleveurs de porcs qui doivent composer avec cette attitude intransigeante à notre égard. Nous ne pouvons leur dire simplement que nous sommes prêts à négocier et qu’actuellement, la balle est dans le camp de l’employeur s’il veut régler cette négociation rapidement », de conclure monsieur Maurice.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Rona l’entrepôt / Réno-Dépôt: menace de grève pour forcer Lowe’s à agir contre la clientèle agressive

C’est dans une proportion de 89 % à Pointe-Claire et 92 % à Anjou que les travailleuses et les travailleurs de Rona l’entrepôt (Anjou) et Réno-Dépôt (Pointe-Claire), tous deux syndiqués avec la CSN, se sont donnés un mandat de cinq jours de grève, lors de deux assemblées syndicales tenues en fin de semaine.

Dans les deux succursales, les problèmes se multiplient, particulièrement depuis le début de la pandémie. Au Réno-Dépôt de Pointe-Claire, la négociation piétine alors qu’à Anjou, l’employeur refuse tout simplement de commencer la négociation. L’une des principales demandes formulées par les syndicats est la mise en place d’une politique affichée de tolérance zéro à l’endroit de la clientèle de plus en plus agressive. « Lowe’s doit reconnaître le problème grandissant des clientes et des clients violents qui s’en prennent à nos membres. Le phénomène s’est aggravé parce que l’on manque de personnel sur le plancher, en raison des restrictions sanitaires et de la pénurie de matériaux depuis le début de la pandémie. L’employeur doit clairement prendre position pour protéger ses employé-es, évaluer les risques, les défendre et s’assurer qu’ils soient appuyés lors d’événements qui peuvent se solder par une lésion professionnelle », affirme Paul-Émile Paquette, président du STT de Rona l’entrepôt Anjou (FC–CSN).

Toujours en lien avec la pandémie, les syndiqué-es des deux succursales ne comprennent pas pourquoi la prime COVID, octroyée à Anjou comme dans l’ensemble des succursales du réseau, a été annulée à Pointe-Claire sous prétexte que la négociation n’avance pas. « Selon nous, c’est une stratégie pour nous punir et tenter de désolidariser nos membres de Pointe-Claire. Nous sommes en négociation depuis janvier dernier et la négociation est pénible. L’employeur utilise toutes sortes de tactiques pour nous diviser et nous faire peur. Le vote de grève sans équivoque tenu en fin de semaine démontre que toutes tentatives d’intimidation ou de campagne de peur seraient vouées à l’échec », met en garde Hagop Kassapian, président du STT de Réno-Dépôt Pointe-Claire (FC–CSN).

Petits salaires, gros profits

Parmi les entreprises qui ont profité de la pandémie, nul ne peut contester que les quincailleries en sortent gagnantes. Chiffres à l’appui, une enquête menée par la firme MCE Conseils révèle que l’argent coule à flots chez Lowe’s qui a enregistré en 2020 une année historique avec une hausse de 24% de ses revenus. Les profits de l’entreprise ont augmenté de 36% entre 2019 et 2020 alors que la rémunération globale de la haute direction a fait un bond de 87%.

Dans un tel contexte, le syndicat demande des augmentations salariales plus que raisonnables. Notamment, les nouvelles personnes qui se joignent à l’équipe voudraient gagner 50 cents de plus que le salaire minimum à l’entrée.

« Chaque année, une proportion importante de nos membres sont rattrapés par la hausse du salaire minimum, sans jamais voir leur salaire être indexé en conséquence. Sans compter que les salarié-es qui réussissent à atteindre le sommet de l’échelle salariale finissent par s’appauvrir puisque leurs augmentations sont en dessous de l’augmentation du coût de la vie. Lowe’s a les moyens d’offrir de meilleures conditions de travail à son personnel, considère Alexandre Giguère, vice-président de la Fédération du Commerce (FC–CSN). Le vendredi 21 mai, une séance de négociation aura lieu à la succursale de Pointe-Claire. De bonne foi, nous espérons que cette séance de discussion sera fructueuse ».

Sans négocier avec le syndicat, Olymel négocie sur la place publique

Depuis le déclenchement de la grève générale illimitée le 28 avril dernier, alors que des dates de négociation étaient déjà prévues aux agendas des deux parties, Olymel a décidé d’ignorer le syndicat et de diffuser des informations trompeuses liées à la négociation sur la place publique.

« Au lieu de négocier sur la place publique et de diffuser des informations trompeuses, l’employeur devrait revenir à la table de négociation en présence du conciliateur qu’il a lui-même demandé afin d’en arriver à une entente négociée, et ce, dans les plus brefs délais. Dans les médias, Olymel a déclaré qu’il y avait urgence, au même moment où il refuse de négocier avec diligence avec notre syndicat, de dénoncer Martin Maurice, président du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ). Aujourd’hui même, dans le cadre de notre première rencontre de conciliation, l’employeur nous a dit qu’il n’avait aucune intention de revenir sur notre dépôt monétaire alors qu’il s’était engagé à un retour global sur l’ensemble de nos demandes la semaine dernière. Pire encore, à l’issue du rendez-vous d’aujourd’hui, l’employeur ne s’est pas rendu disponible avant le 18 mai pour la prochaine rencontre, malgré deux autres dates proposées par le conciliateur ».

« Depuis le début de cette pandémie, la haute direction de Vallée-Jonction est demeurée enfermée à double tour dans leurs bureaux alors que plusieurs travailleuses et travailleurs qui rentraient à l’usine tombaient malades. Le travail est toujours aussi difficile dans un abattoir et la pandémie ajoute du stress à tout le monde, de renchérir monsieur Maurice. Olymel sait très bien que nous faisons face à un sérieux problème de rétention de la main-d’œuvre : depuis 2015, plus de 1800 personnes ont été engagées à Vallée-Jonction et près de 1700 salarié-es ont quitté leur emploi. L’employeur devra comprendre que pour retenir son monde, il doit bonifier les conditions de travail. En 15 ans, nos taux horaires ont simplement augmenté d’un peu plus d’un dollar, ce qui nous a appauvris chaque année durant cette période. Finalement, dans toutes nos négociations avec Olymel, qui se déroulent rarement sans qu’il y ait un conflit, nous sentons cette culture de mépris, ce manque de respect à notre égard. Voilà pourquoi nous en sommes encore rendus au stade de la confrontation avec eux ».

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Les membres du syndicat d’Olymel Vallée-Jonction déclenchent la grève générale illimitée

Excédés par le manque de respect à leur égard de la part de leur employeur, les membres du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ) ont déclenché la grève générale illimitée hier matin, à 9 h.

« Ce n’est pas nouveau, tout ceci est connu du public, les relations avec notre employeur sont tendues depuis très longtemps. Les travailleuses et les travailleurs de Vallée-Jonction sont demeurés au front tout au long de la pandémie actuelle et ont maintenu la production, parfois même au péril de leur santé. Alors que nous avions déposé nos demandes salariales le 19 avril dernier, l’employeur s’était engagé à nous revenir cette semaine avec un dépôt global, incluant les clauses normatives et celles à incidences financières. Non seulement il a demandé la conciliation avant même que nous ayons eu un retour sur notre dépôt du 19 avril dernier, mais il refuse maintenant de nous rencontrer aux dates qui étaient prévues et, surtout, de respecter sa parole de nous revenir globalement sur nos demandes tel que promis », de déplorer Martin Maurice, président du STOVJ.

Depuis 2015, plus de 1800 personnes ont été engagées chez Olymel Vallée-Jonction et près de 1700 salarié-es ont quitté leur emploi.

« Malgré l’important engagement des salarié-es en ces temps de pandémie, l’employeur ne démontre pas la moindre reconnaissance envers eux. Fidèles à leurs habitudes, les représentants d’Olymel ont déposé des demandes normatives imprécises, ce qui fut reçu comme une gifle en plein visage pour le syndicat. Or, l’employeur sait très bien qu’il fait face à un important problème de rétention de la main-d’œuvre dans ses usines ; pour le syndicat, il faut améliorer les conditions générales d’emploi pour corriger ce problème récurrent. Dans un sondage réalisé auprès des membres, plusieurs salarié-es ont déjà signifié leur désir de quitter l’usine si la négociation actuelle n’améliore pas substantiellement leurs conditions de travail. Nous souhaitons vivement que le message du syndicat se rende au siège social de l’entreprise afin que la haute direction en prenne acte », de conclure Alexandre Boileau-Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Les travailleuses et les travailleurs au cœur de la relance de l’hôtellerie

La 10e ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie à la Fédération du commerce (FC–CSN) a été lancée officiellement mercredi sous le thème « La relance, ça passe par nous ». Représentant plus de 2 500 professionnel-les de l’hôtellerie actifs dans les régions de la Capitale-Nationale, de la Montérégie, de l’Estrie et du Grand Montréal, les 26 syndicats participants ont adhéré à une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs au cours des prochains mois.

« La course qui se joue présentement entre les vaccins et les variants nous force bien sûr à demeurer prudents, mais pour la première fois depuis un an, on peut maintenant espérer une certaine reprise de l’activité touristique dans un avenir rapproché, explique le trésorier de la FC–CSN, Michel Valiquette. Nous espérons que les employeurs comprendront que la relance de l’hôtellerie ne pourra se faire sans travailleuses et travailleurs qualifiés. »

La plateforme commune adoptée par les syndicats participants comprend quatre grandes demandes : une convention collective d’une durée de quatre ans; des améliorations aux régimes d’assurance collective; le maintien des liens d’emploi — et donc des droits de rappel et d’ancienneté — rétroactivement au 13 mars 2020; et des augmentations salariales raisonnables variant entre 2,1 % et 4 % par année.

En plus de ces demandes et de leurs demandes locales, les syndicats s’engagent à n’accepter aucun recul sur les clauses de nature pécuniaire ou sur les demandes de plateforme des négociations coordonnées antérieures.

« Après les premiers dépôts des offres patronales, on remarque déjà que certains employeurs irresponsables tentent de profiter de la crise pour sabrer les conditions de travail pour lesquelles les salarié-es se sont chèrement battus dans le passé, dénonce M. Valiquette. Ils devraient se rappeler que l’hôtellerie était aux prises avec un sérieux problème de pénurie de main-d’œuvre avant la pandémie. La crise n’aura fait qu’exacerber cette situation, alors ils feraient mieux de se donner les moyens d’attirer les travailleuses et les travailleurs s’ils veulent pouvoir profiter de la relance de l’industrie. »

Un baume sur les plaies causées par les pertes d’emplois

Le syndicat représentant les préleveurs de semences de taureau de l’Alliance Semex — une copropriété du Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ) — est parvenu à s’entendre sur les modalités d’une nouvelle convention collective qui sera en vigueur du 31 mars prochain jusqu’à la fermeture du centre, le 31 août prochain.

« Nous sommes satisfaits des termes de l’entente. Nos membres étaient déterminés et mobilisés et c’est ce qui nous a permis de nous entendre rapidement, sans avoir à mettre en pratique notre mandat de moyens de pression, a expliqué Carol Tétreault, président du Syndicat des travailleurs du C.I.A.Q.– CSN. Évidemment, nous aurions souhaité que cette négociation se déroule dans un tout autre contexte, mais nous considérons être allés chercher le maximum pour nos membres étant donné les circonstances. »

Acceptée à l’unanimité par les membres réunis en assemblé générale jeudi soir, cette nouvelle convention collective comprend un boni à la signature de 2 725 $ et une augmentation salariale de 0,75 $ de l’heure, en plus du programme de primes déjà offert par l’employeur pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs qui continueront à travailler jusqu’à la fermeture de l’établissement.

« Nous demeurons amèrement déçus que Semex ait décidé de cesser ses opérations à Sainte-Madeleine, a réitéré la présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN), Annette Herbeuval. Par contre, une fois que nous nous sommes aperçus que la décision était irréversible, c’était important pour nous d’aller chercher le maximum pour ces salarié-es qui se retrouveront sans emploi dans les prochains mois. »

« La CSN et la Fédération du commerce (FC–CSN) n’ont ménagé aucun effort pour soutenir les travailleuses et les travailleurs durant cette période difficile, a précisé le président de la FC–CSN, Alexandre Boileau Laviolette. Toute la gamme des services de la CSN a été mise à profit et ça nous a permis d’obtenir des gains considérables pour nos membres. »

La CSN lance un avertissement à Viandes du Breton

Lors d’une conférence de presse tenue devant l’usine de Viandes du Breton, des représentants de la CSN ont lancé un avertissement à la direction de l’entreprise, en prévision de la prochaine ronde de négociation. Nancy Legendre, présidente du CCBSL–CSN, David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN et Alexandre Boileau-Laviolette, président de la FC–CSN étaient sur place pour appuyer les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Viandes du Breton. Ces derniers viennent d’adopter dimanche dernier un projet de négociation pour améliorer leurs conditions de travail en 2021. Le syndicat s’était aussi doté d’un mandat de moyens de pression quelques jours auparavant.

Le projet de négociation, adopté à 99 %, prévoit des augmentations salariales, mais aussi une révision des clauses qui traitent des relations de travail, de la gestion des congés ainsi qu’un raffermissement de la protection de la santé et sécurité des salarié-es au travail.

Santé et sécurité
« La santé et la sécurité des travailleurs dans l’usine sont constamment mises à risque. La direction leur demande de travailler avec des porcs de plus en plus lourds, gelés et raides, sans réviser les cadences à la baisse », a dénoncé le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr. « Tout ça pour faire plus de profits. C’est lamentable ». L’insouciance de Viandes du Breton face à cet enjeu a d’ailleurs provoqué une éclosion de COVID-19 il y a quelques semaines dans la région. « Encore là, c’était pour éviter que leurs profits ne baissent, au détriment de la santé des gens d’ici. La CSN ne les laissera pas faire; quand nos membres prennent la peine de débattre en assemblée et se dotent de mandats clairs à propos de moyens de pression ou de négociation, la CSN est au rendez-vous. Tous nos services sont mis à contribution pour appuyer techniquement et financièrement les travailleurs dans leur lutte pour le respect. »

Relations de travail difficiles
« On dirait que cet employeur a plus à cœur le bien-être de ses cochons que celui de ses employé-es », a lancé pour sa part Nancy Legendre, résumant ainsi l’attitude de Viandes du Breton. Depuis des mois, la direction de Viandes du Breton a annulé plusieurs comités de relations de travail et comités de griefs. « Ça n’augure rien de bon pour les négos. Viandes du Breton va devoir se rendre disponible afin de discuter convenablement » a-t-elle précisé. « Il s’agit d’un employeur important de la région et s’il veut maintenir une image respectable, il va devoir écouter et considérer ses travailleuses et ses travailleurs », a ajouté Nancy Legendre.

Expertise
« Il semble que la tendance de Viandes du Breton à être arrogant ne date pas d’hier… Il y a quelques années, nous avions dû intervenir pour permettre aux employé-es d’avoir assez de temps pour aller aux toilettes. Un autre cas flagrant de manque de respect » a expliqué de son côté Alexandre Boileau-Laviolette, président de la FC–CSN. La fédération, qui représente des milliers de travailleuses et de travailleurs dans la transformation des viandes, entend mettre à profit son expertise lors de la prochaine négociation. « Au cours des dernières années, nous avons négocié parmi les meilleures conventions au Québec dans ce secteur. Les conditions de travail chez Viandes du Breton doivent être au diapason de ce que l’on retrouve dans nos autres entreprises. Viandes du Breton ne fera pas exception », a conclu Alexandre Boileau-Laviolette.

Une gestion déficiente et irresponsable de la part de Viandes du Breton

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Viandes du Breton STTVDB–CSN déplore la gestion déficiente et irresponsable de l’employeur à la suite de la confirmation de cas de COVID-19 dans l’usine. Le STTVDB–CSN dénonce le maintien à l’emploi de travailleurs issus d’agences de placement — et donc provenant de l’extérieur de la région —, par qui le virus s’est introduit. « Nous avons interpellé l’employeur il y a quelques semaines à propos des dangers que pouvaient représenter ces travailleurs qui proviennent des zones rouges. Mais, comme à son habitude, il a fait la sourde oreille et nous voilà rendus avec une éclosion dans l’usine. C’est irresponsable et dangereux, car cela met à risque nos membres ainsi que la population de Rivière-du-Loup, dénonce le président du syndicat, Yannick Morin. Peut-être que s’il payait ses employé-es raisonnablement, l’employeur n’aurait pas besoin de recourir à du personnel d’agence provenant de l’extérieur. »

Dépistage volontaire
D’autre part, le syndicat est déçu d’apprendre que l’employeur et la Santé publique ne font que « recommander fortement » le dépistage pour tous les salarié-es. Pour le syndicat, il est inconcevable que le dépistage ne soit pas déclaré obligatoire. « Faut aller se faire tester, mais ce n’est pas obligatoire… On va peut-être attraper la COVID à l’usine, mais on se fait tester pendant notre temps libre, sur une base volontaire et sans salaire. Déjà qu’ils ne nous paient pas si on manque une journée de travail à cause de la COVID. Épargner de l’argent passe avant la santé et la sécurité des gens, c’est ça le message qu’on reçoit », explique Yannick Morin.

Le syndicat tenu dans l’ignorance
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Viandes du Breton–CSN dénonce également le manque de communication de l’employeur envers ses employé-es. C’est à travers Facebook, les communiqués de la Santé publique et les médias que le syndicat a été mis au fait qu’il y avait huit cas positifs dans l’usine. De plus, comme c’est le cas depuis le début de cette pandémie, toutes les discussions entre la Santé publique et l’employeur se font à huis clos, ce qui fait en sorte que le syndicat et les membres sont peu ou pas informés. « C’est inquiétant, ce manque de transparence et de considération de l’employeur. Et la Santé publique ne nous transmet aucune information non plus. Donc on travaille dans l’usine, on est à risque, mais on apprend ce qui se passe par les médias. Pour la considération, on repassera », conclut Yannick Morin.

Olymel doit changer de culture

Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN

En 1991, la création d’Olymel visait à donner aux éleveurs québécois membres de la Coopérative fédérée (devenue Sollio en 2019) une capacité d’abattage et de transformation de leurs élevages. Dans le secteur porcin, 30 ans plus tard, les tensions au sein du géant de l’agroalimentaire sont nombreuses, et ce, autant avec ses salarié-es qu’avec ses producteurs membres.

Une rareté de main-d’œuvre qui persiste

Lors des dernières négociations à Princeville en 2019 et à Vallée-Jonction en 2021, les travailleuses et les travailleurs des deux usines ont dû recourir à la grève – respectivement huit semaines et dix-huit semaines –, afin d’avoir de meilleures conditions de travail. Les deux conflits leur ont permis d’obtenir des bonifications salariales importantes à deux moments différents et le récent règlement de Vallée-Jonction a jeté les bases d’une série de règlements bonifiés dans le secteur de l’abattage.

Malgré ces avancées, les départs volontaires se multiplient à Princeville et depuis le mois de mai 2021, 222 personnes ont quitté leur emploi à Vallée-Jonction, soit près du quart de sa main-d’œuvre. Cette désertion révèle clairement que les conditions obtenues à l’arraché par les syndicats ne réussissent déjà plus à attirer et surtout, à retenir la main-d’œuvre nécessaire au bon fonctionnement de leur usine. Ce manque de personnel engendre des problèmes multiples de surcharge, de santé et de sécurité et de perte d’expertise, ce qui mine davantage la capacité de production.

À deux époques différentes, alors que la direction d’Olymel déclarait en négociation ne pas pouvoir donner de meilleures conditions de travail à ses salarié-es ayant eu recours à la grève, les travailleuses et les travailleurs des usines d’Ange-Gardien, de Saint-Esprit et de Yamachiche viennent tout juste d’acquérir de meilleures conditions que celles offertes à Vallée-Jonction et à Princeville, et ce, sans aucun conflit. En agissant de la sorte, Olymel reconnaît qu’elle aurait pu offrir de meilleures conditions de travail à ces deux usines, ce qui aurait réglé en grande partie son problème d’attraction et de rétention de sa main-d’œuvre.

Le problème des porcs en attente

Actuellement, au grand malheur des éleveurs de porcs, il y a près de 200 000 bêtes en attente d’abattage au Québec, un nombre record. Alors qu’Olymel aurait accusé le syndicat en grève d’être responsable de l’euthanasie d’un seul de ces porcs en août 2021, depuis la fin du conflit, l’employeur ne semble plus vraiment s’en préoccuper.

Au contraire, malgré cette situation préoccupante, Olymel prévoit toujours de cesser l’abattage de 25 000 cochons par semaine à Princeville, soit 15 000 en provenance du Québec et 10 000 de l’Ontario. Une récente décision de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec oblige d’ailleurs Olymel à prioriser l’abattage de porcs du Québec avant ceux de l’Ontario. En novembre dernier, les éleveurs de porcs avaient déposé un grief contre Olymel qui considère toujours qu’elle paie trop cher le porc du Québec comparativement à celui de l’Ontario.

Or, on comprendra qu’à titre de membres coopératifs de Sollio, les éleveurs de porcs du Québec tiennent à ce que leur élevage soit abattu sur leur territoire, à proximité de leurs installations, ce qui était la mission première d’Olymel lors de sa fondation.

Un changement de culture s’impose

Entretenir des relations de travail harmonieuses avec ses salarié-es et multiplier les décisions d’affaires respectueuses envers les éleveurs de porcs sont deux attitudes qui seraient souhaitables pour le secteur porcin québécois. Nous sommes d’avis qu’Olymel – et plus largement Sollio – devrait s’engager sincèrement et durablement dans un changement de culture radicale afin de revenir aux valeurs favorisant une prospérité partagée avec « ses » membres et « ses » communautés, comme indiqué sur son site Web.

 

Front commun de milliers de travailleurs impactés par la COVID-19

Dans une vaste offensive coordonnée, plus d’une trentaine de syndicats représentant des milliers de travailleuses et de travailleurs feront parvenir une missive à leurs employeurs respectifs afin de réclamer des actions concrètes pour contrer les effets de la COVID-19. Affiliés à la Fédération du Commerce–CSN (FC–CSN), ces syndicats représentent principalement des travailleurs des entrepôts alimentaires et pharmaceutiques, des établissements hôteliers, des abattoirs, des épiceries, des caisses populaires et compagnies d’assurance, ainsi que d’usines agroalimentaires.

 « Les échanges avec nos membres nous ont permis d’identifier plusieurs irritants. Afin de les corriger, nous exigeons immédiatement de la part des employeurs la mise en place de quatre mesures simples, soit le retour de primes COVID-19, l’octroi d’un salaire lorsqu’en isolement, le maintien du lien d’emploi et des avantages sociaux et la poursuite des mesures de santé et de sécurité », explique le trésorier de la FC–CSN, Michel Valiquette.

 

Ancienneté et avantages sociaux

Plusieurs travailleuses et travailleurs qui ne peuvent travailler depuis des mois voient leur lien d’emploi rompu. C’est notamment le cas pour des centaines d’employé-es de l’industrie hôtelière qui perdent leur ancienneté. « Nous avons des préposées aux chambres qui ont des dizaines d’années d’ancienneté, mais qui ne travaillent pas, car les hôtels sont fermés. Certains employeurs en profitent pour couper leurs liens d’emploi et ne les rappelleront pas lorsque les hôtels rouvriront. C’est injuste et cela manque cruellement de solidarité. » Toujours dans le secteur de l’hôtellerie, plusieurs employé-es perdent aussi l’accessibilité aux avantages sociaux. Il n’est pas rare que des travailleuses et des travailleurs ne travaillent pas assez pour maintenir certains avantages liés au travail à temps plein. « Ces travailleuses et travailleurs devraient toujours avoir accès notamment au régime d’assurance et de retraite, même en cas de mise à pied complète ou partielle, mais certains employeurs leur retirent », dénonce le trésorier de la FC–CSN.

 

Isolement et télétravail

Les syndicats réclament aussi le maintien du salaire lorsque les travailleurs sont obligés de s’isoler. « Personne ne devrait voir son revenu coupé pendant des semaines parce qu’ils sont obligés de s’isoler. » De plus, dans les cas où le télétravail est requis, les employeurs doivent fournir l’équipement nécessaire.

 

Santé et sécurité et prime COVID

Rappelons aussi qu’il est primordial que tous les employeurs s’assurent du maintien constant des mesures de santé et de sécurité dans tous les milieux. « On assiste à un relâchement dans certains milieux de travail. Il faut rester vigilants et s’assurer que le matériel de protection soit disponible en quantité suffisante, et ce, en tout temps ».

Finalement, les milliers de travailleuses et travailleurs exigent le retour de la prime COVID. « Nous le martelons depuis des mois. Le scénario est exactement le même qu’au printemps ; le danger est le même, le nombre de cas est en explosion, le confinement est pratiquement total. Même les profits sont encore au rendez-vous. Pourtant, un seul joueur est absent : la prime. C’est injustifiable », conclut Michel Valiquette.

Des milliers de travailleurs mettent leur santé à risque, pendant que les employeurs regardent ailleurs et encaissent les profits.

« Comment les employeurs peuvent-ils ne pas reconnaître que leurs travailleuses et travailleurs mettent leur santé à risque et continuer à leur refuser des primes COVID-19 pourtant largement justifiées? »

 Pour le président de la Fédération du commerce (FC–CSN), David Bergeron-Cyr, les propriétaires de commerces jugés essentiels doivent agir. Alors qu’encore une fois les employé-es de ces industries seront au front au cours des prochaines semaines pour fournir aux Québécois ce dont ils ont besoin, les employeurs s’obstinent à faire la sourde oreille. « Le scénario est exactement le même qu’au printemps; le danger est le même, le nombre de cas est en explosion, le confinement est pratiquement total. Même les profits sont encore au rendez-vous. Pourtant, un seul joueur est absent : la prime. C’est rire du monde », déplore Bergeron-Cyr. 

 

Trois demandes pourtant simples

La Fédération du commerce, qui représente des milliers de travailleurs essentiels dans la transformation alimentaire, les entrepôts, les magasins d’alimentation, pharmacies et quincailleries, formule trois demandes simples. « Nous revendiquons le retour des primes COVID-19 telles que versées au printemps dernier. Nous réclamons le maintien et le renforcement, là où c’est nécessaire, des mesures de protections sanitaires et finalement, nous exigeons que les travailleurs qui doivent s’isoler en attendant les résultats de tests soient rémunérés », explique le président de la fédération.

Tous les employeurs, qu’ils soient dans les grands centres ou dans les régions, dans la transformation des viandes ou dans les commerces de détail, doivent cesser de jouer à l’autruche. « Nous rappelons qu’un décès est survenu cet automne à l’usine Olymel de Vallée-Jonction. Qu’est-ce que ça leur prend de plus comme preuve que c’est dangereux? », conclut David Bergeron-Cyr.

 

 

Douze ententes conclues avec des magasins d’alimentation du Saguenay–Lac-Saint-Jean

La Fédération du commerce–CSN se réjouit d’avoir déjà réussi à conclure douze ententes acceptées en moyenne par plus de 90 % des membres dans le cadre de la négociation coordonnée des magasins de l’alimentation.

« Grâce à la combativité des travailleurs et travailleuses, nous avons réussi à faire des gains plus que substantiels, affirme le vice-président de la Fédération du commerce (FC–CSN), Alexandre Giguère. C’est une excellente nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs de l’industrie qui ont été et qui continuent d’être au front depuis le tout début de la crise sanitaire. »

Les douze ententes signées jusqu’à présent seront valides jusqu’en 2025 ou 2026 et elles atteignent les objectifs établis pour cette ronde de négociation. Elles prévoient, notamment, des améliorations considérables aux régimes de retraite ainsi que des augmentations salariales variant entre 2,5 % et 2,75 % par année. De plus, plusieurs salarié-es seront repositionnés dans l’échelle salariale, ce qui fait qu’ils bénéficieront d’une augmentation salariale effective pouvant aller jusqu’à 6 %.

Dès la signature des nouvelles conventions, de nombreux salarié-es obtiendront un salaire de 15 $ l’heure et d’autres l’atteindront rapidement. Par exemple, les caissières au dernier échelon de l’échelle salariale gagneront 16,93 $ l’heure dans les magasins avec service comme les IGA et 18,57 $ l’heure dans les détaillants à escompte comme les Maxi.

« Nous sommes fort satisfaits des règlements obtenus. Ceux-ci confirment la grande force de la CSN dans la région, explique le secrétaire général du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSN), Pierre Morel. Toutes bannières confondues, c’est chez nous que nous retrouvons les meilleures conventions collectives de tout le Québec, et de loin. »

« La signature de ces ententes ne signifie pas pour autant que nous cessons de revendiquer le retour de la prime « COVID » de 2 $, prévient toutefois M. Giguère. Nous continuerons de faire pression sur les employeurs sur ces enjeux, car l’actualité nous démontre chaque jour que les risques et les enjeux sanitaires sont tout aussi importants en ce moment qu’ils l’étaient le printemps dernier quand la prime avait été implantée. »

Entente de principe acceptée à la station Mont-Tremblant

Les membres du Syndicat des travailleurs et des travailleuses de la Station Mont-Tremblant (CSN), réunis en assemblée générale le 13 décembre, ont accepté à 86 % l’entente de principe intervenue vendredi avec l’employeur.

 L’entente, d’une durée d’un an, prévoit une augmentation de salaire de 2 % rétroactive au 1er novembre et une majoration de l’assurance salaire de longue durée, entièrement assumée par l’employeur, à compter d’avril prochain. De plus, le syndicat a réussi à négocier le maintien à l’emploi, pour la semaine du 13 au 19 décembre 2020, des salarié-es prévus à l’horaire malgré le décret annoncé vendredi dernier faisant passer Mont-Tremblant en zone rouge.

« Le syndicat a aussi profité de cette négociation pour régler plusieurs griefs, évitant ainsi que des sommes colossales soient consacrées aux paiements d’honoraires de frais d’avocats patronaux et faisant plutôt en sorte qu’elles servent aux travailleuses et aux travailleurs de la station », explique le président du STTSMT–CSN, Benoît Fillion.

 

Gel de salaire annoncé à l’automne

A la fin de l’automne, en raison des pertes subies dans ses installations au Canada et aux États-Unis, la compagnie propriétaire de la station Mont-Tremblant, Alterra, annonçait un gel de salaire pour l’ensemble de ses employé-es pour l’année 2021. En raison de la pandémie et de l’incertitude générée par les mesures sanitaires à l’approche du début de la saison de ski, les parties ont amorcé leurs négociations le 19 novembre dernier avec pour objectif une prolongation de la convention collective d’un an au lieu d’un renouvellement de contrat de trois ans.

Tout en maintenant sa position à propos du gel des salaires, Alterra offrait, le 2 décembre dernier, un boni à ses employé-es non syndiqués et à ses cadres pour l’ensemble de ses établissements calculé en fonction des revenus des employé-es au 31 juillet 2020. À ses
salarié-es syndiqués, Alterra proposait plutôt un montant forfaitaire calculé en fonction des revenus des employé-es dans l’année précédant la signature. Or, avec la fermeture de la station le 13 mars dernier, non seulement ledit boni était moins généreux que celui accordé aux non-syndiqué-es, mais qui plus est, il ne représentait, au bout du compte, qu’un très petit montant destiné à des salarié-es qui ont peu ou qui n’ont pas travaillé l’année dernière.

« Nos membres ont été clairs. Ils nous ont demandé de rejeter toute proposition forfaitaire et de revendiquer une augmentation de salaire raisonnable pour le personnel syndiqué. Dans les derniers jours des pourparlers, soit les 9 et 11 décembre dernier, faisant face à une campagne de visibilité syndicale sans précédent sur l’ensemble de la station, l’employeur nous a finalement annoncé qu’il était disposé à nous accorder une augmentation de salaire », relate Benoît Fillion.

 

Annonce du passage en zone rouge

En préparation d’une contre-proposition vendredi dernier, le syndicat apprenait le décret du gouvernement qui faisait passer les MRC des Pays-d’en-Haut ainsi que celles des Laurentides en zone rouge à compter du dimanche suivant. Anticipant du coup une série de mises à pied affectant plusieurs catégories d’emplois, le syndicat a décidé de remodeler in extremis sa contre-proposition en prévoyant le maintien à l’emploi des salarié-es prévus à l’horaire.

« Le syndicat de la Station Mont-Tremblant peut être fier d’avoir obtenu une augmentation de salaire, malgré la pandémie. La détermination et la mobilisation de ses membres ont été payantes », a conclu pour sa part Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable du secteur du tourisme au sein de la fédération.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et des travailleuses de la Station Mont-Tremblant représente plus de 1200 membres. Il est affilié à la Fédération du Commerce–CSN qui regroupe près de 30 000 membres dont les employé-es des stations de ski Mont-Tremblant, Mont Sainte-Anne et Stoneham, le Massif de la Petite-Rivière-St-François, Mont Grands-Fonds, Val Saint-Côme, Mont Habitant, Mont Ste-Marie et Mont-Bélu.

Les libraires de Raffin acceptent la recommandation faite par le conciliateur

C’est dans une proportion de 100% que les membres du Syndicat des employé-es de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN ont accepté, jeudi, la recommandation faite par le conciliateur. « Nous avons enregistré des gains pour enfin nous éloigner du salaire minimum et pour obtenir reconnaissance de l’expertise et de la formation des libraires. De plus, nous avons réussi à avoir une meilleure répartition des heures pour les employé-es à temps partiel, ce qui devrait stabiliser la main-d’œuvre au bénéfice de tous », se réjouit Frédérique Saint-Julien Desrochers, porte-parole du syndicat.

Le retour au travail s’effectuera ce vendredi 20 novembre, à temps pour la période des Fêtes. « Nous sommes heureux de retourner en succursale pour suggérer des lectures à nos clients, à l’approche des vacances de Noël, une période très achalandée chez les libraires indépendants. Durant les semaines de conflit, c’est ce lien privilégié avec notre clientèle qui nous a le plus manqué. », ajoute Frédérique Saint-Julien Desrochers.

Heureusement, les lecteurs ont su témoigner leur appui aux libraires en grève. Plusieurs autrices et auteurs de même que des maisons d’édition ont aussi pris position en faveur des employé-es. « Nous avons également constaté un appui d’autres syndicats de la CSN et même de l’extérieur du mouvement. Nous en profitons pour les remercier chaleureusement. Lorsque les luttes sont ardues, la solidarité est d’autant plus importante », souligne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

« La grève est l’ultime recours pour permettre des avancées. Je tiens à saluer le courage, la combativité et la solidarité exemplaire des libraires de Raffin qui ont su parler d’une seule voix et ont su garder le cap pendant ce conflit. Leur détermination a fait la différence. » salue, de son côté, David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du Commerce (FC–CSN).

 La recommandation faite par le conciliateur prévoit un contrat de travail de trois ans, qui se termine en mai 2022.

Jean Coutu: vote sur une recommandation des conciliateurs

En lock-out depuis le 24 septembre, les 680 travailleuses et travailleurs du centre de distribution de Jean Coutu de Varennes pourront se prononcer sur un projet de convention collective qui a fait l’objet d’une recommandation des conciliateurs du ministère du Travail.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de PJC entrepôt – CSN ne fera aucun commentaire avant que le projet soit présenté à ses membres, en assemblée générale, ce jeudi 12 novembre.

 

Olymel fait encore passer ses profits avant la santé des salarié-es

Alors que les cas de COVID-19 continuent de s’accumuler à l’usine d’Olymel à Princeville, le Syndicat des employé-es du Groupe Olymel CSN dénonce le refus de l’employeur à procéder au dépistage massif de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs.

« Les travailleuses et les travailleurs qui ont contracté la COVID-19 proviennent de différents services et les mouvements entre les départements sont devenus plus nombreux en raison du manque d’effectifs, explique le président du syndicat, Steve Houle. On voit encore une fois que, pour Olymel, la cadence de la production est bien plus importante que la santé de leurs employé-es. »

En date du 6 novembre, 76 cas de COVID-19 ont été décelés à l’usine d’Olymel à Princeville. Bien que le service de la coupe soit le plus touché, l’éclosion s’est notamment répandue au service de l’abattage au cours des derniers jours.

« L’attitude d’Olymel est irresponsable alors que les dangers entourant la COVID-19 sont encore bien réels dans la région présentement, affirme le vice-président du Conseil central du Cœur-du-Québec (CCCQ–CSN), Mario Pellerin. Olymel est un employeur important dans le Centre-du-Québec et il devrait plutôt donner l’exemple et démontrer qu’il a le bien de la population à cœur. »

Pour la secrétaire générale de la Fédération du commerce (FC–CSN), Nancy Mathieu, cette décision démontre une fois de plus qu’Olymel est un piètre citoyen corporatif.

« Depuis le début de la pandémie et même avant, Olymel a eu de nombreuses occasions de démontrer qu’elle se soucie de la santé de ses travailleuses et de ses travailleurs, mais, presque chaque fois, elle démontre plutôt que son seul souci est de s’en mettre plein les poches », résume-t-elle.

Le tribunal expulse des scabs de l’entrepôt de Jean Coutu

Alors que Metro, propriétaire de Jean Coutu, affirme que son « plan de contingence » ne compte que sur du personnel-cadre pour faire perdurer un lock-out depuis le 24 septembre, le Tribunal administratif du travail (TAT) vient d’ordonner le retrait de 23 personnes qui étaient présentes lors de l’enquête du ministère du Travail au centre de distribution de Jean Coutu de Varennes, le 27 octobre dernier.

« C’est une première manche de gagnée devant les tribunaux et nous sommes sûrs de pouvoir faire toutes les démonstrations nécessaires lors de l’audience sur le fond. Au-delà de cette bataille juridique, nous pensons que Jean Coutu doit revenir à la table de négociation le plus rapidement possible avec une réelle intention de trouver un terrain d’entente », soutient Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de PJC Entrepôt–CSN. Cette dernière rappelle que 680 familles s’appauvrissent pendant que l’employeur viole le Code du travail.

Il y avait 68 personnes le jour de l’enquête du ministère à l’entrepôt de Varennes. La CSN estime que plus d’une trentaine de celles-ci n’étaient pas des cadres, mais des briseurs de grève. L’ordonnance provisoire du TAT lui donne en bonne partie raison dans cette première manche et il ne l’aurait pas fait si les arguments de la partie syndicale n’étaient pas fondés.

Il est important de dire également que les quarts de travail de soir et de nuit n’ont pas encore fait l’objet d’une enquête et qu’il est possible que de nouvelles personnes soient soupçonnées d’être des briseurs de grève. La CSN prendra tous les moyens nécessaires pour faire en sorte que le conflit actuel respecte la législation en vigueur au Québec.

Des scabs chez Jean Coutu

Jean Coutu ne respecte pas le Code du travail à son centre de distribution en lock-out. L’inspecteur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale est passé à Varennes le 27 octobre. « Notre représentant syndical qui accompagnait l’inspecteur a été en mesure de constater la présence de plusieurs scabs dans le centre de distribution. Il est assez ironique de voir que l’employeur n’a pas hésité une seconde à demander des injonctions pour limiter le piquetage pendant son lock-out, pendant qu’il faisait entrer des scabs dans l’entrepôt en bafouant ainsi le Code du travail », soutient Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu–CSN.

« Nous souhaitons maintenant que le travail entamé par le ministère du Travail le 27 octobre se poursuive de façon efficace et rapide afin de ramener l’employeur à la table avec une réelle intention de régler. C’est pour le bien des travailleuses et des travailleurs et pour éviter les difficultés d’approvisionnement du plus grand réseau de pharmacies au Québec en pleine période de pandémie », conclut Audrey Benoît. Cette dernière tient d’ailleurs à préciser que Metro minimise les problèmes d’approvisionnement chez Jean Coutu. Plusieurs tablettes sont vides et les médicaments sont de plus en plus rationnés à 30 jours.

Après plusieurs jours d’attente, le syndicat pourra enfin négocier demain, le vendredi 30 octobre. Il est temps que ça avance. « On attend une offre à la hauteur des profits importants de Metro et non une offre basée sur l’usage de pratiques illégales et déloyales », conclut la présidente, qui rappelle que ses 680 membres sont à la rue depuis 34 jours.

Manifestation lundi

Les 680 syndiqué-es de Varennes sont encore plus en colère depuis qu’ils et elles savent que leur travail est effectué par d’autres personnes que des cadres de l’établissement.

Une manifestation se tiendra, le lundi 2 novembre, devant le bureau du ministre du Travail au 800, rue du Square-Victoria à Montréal. La manifestation se tiendra à partir de 11 h.

Le syndicat demande la fermeture temporaire de l’usine

L’importante éclosion de COVID-19 qui frappe l’usine d’Olymel à Vallée-Jonction et qui a causé le décès d’un travailleur incite le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN à demander la fermeture de l’usine, et ce pour une période d’au moins deux semaines.

« Nous tenons à transmettre nos condoléances à la famille et aux proches de notre défunt collègue. Pour nous, un seul décès en est un de trop, a déclaré Martin Maurice, président du syndicat. Dès la première vague de la pandémie, nous avons revendiqué des mesures de protection afin de protéger adéquatement l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de l’usine. Or, l’été dernier, nous avons interpellé l’employeur en lien avec le relâchement de certaines mesures sanitaires qui avaient été mises en place afin de prévenir toute éclosion. Le retour en force des heures supplémentaires et l’annulation de la période tampon de 10 minutes entre les quarts de travail sont deux exemples concrets de ce relâchement. Aussi, plusieurs sous-traitants travaillent à l’usine et nous ne savons même pas s’ils respectent les mesures de protection qui sont de mise concernant les déplacements d’un lieu de travail à un autre ».

« Si l’employeur décide de fermer son usine, il devra s’assurer que tous ses salarié-es ne subissent pas de baisse de revenus. Le risque lié aux usines chez Olymel est bien connu puisque, depuis le début de la pandémie, l’expérience nous démontre qu’il y a un taux anormalement élevé de transmission de la COVID-19 dans les abattoirs, en raison de la grande proximité des postes de travail dans l’usine. Or, ce n’est pas aux travailleuses et aux travailleurs essentiels à assumer ce risque, eux qui sont au front tous les jours », précise pour sa part David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Cette triste nouvelle nous rappelle toute l’importance du respect des mesures sanitaires et l’impact de celles-ci sur les travailleurs, sur leurs familles et sur les communautés qui sont plus vulnérables à la COVID-19. Malgré toutes les mises en garde et les actions entreprises, il y a des milieux de travail qui demeurent plus vulnérables et les employeurs doivent en prendre la juste mesure », déplore Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN représente plus de 1050 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN), qui compte environ 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les libraires de Raffin rejettent unanimement les offres patronales

En assemblée syndicale extraordinaire dimanche soir, les libraires du Syndicat des employé-es de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN ont rejeté à l’unanimité les plus récentes offres déposées par l’entreprise. « C’est un message on ne peut plus clair. Les libraires qui ont souvent un baccalauréat, voire une maîtrise, méritent reconnaissance pour les conseils qu’ils prodiguent aux lecteurs. Ces conseils font la force d’un libraire indépendant », martèle la porte-parole du syndicat, Frédérique Saint-Julien Desrochers, elle-même détentrice de plusieurs diplômes universitaires.

Ironiquement, le site Web de Raffin vante justement la compétence de ses libraires. On peut y lire qu’être libraire indépendant, « c’est être des découvreurs de nouveaux talents, des passeurs de livres. C’est ce que nos libraires qualifiés et passionnés souhaitent être au quotidien et pour longtemps, avec vous, les lecteurs. »

« Alors que les ventes de la libraire vont bien, Raffin doit passer de la parole aux actes et payer convenablement son personnel ! Les augmentations salariales proposées vont rapidement disparaître sous l’effet de l’augmentation du salaire minimum. Il nous faut davantage que quelques sous au-dessus du salaire minimum », revendique David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Offrir davantage d’heures de travail aux employé-es à temps partiel

Être libraire chez Raffin, c’est souvent travailler quelques heures par semaine alors que, dans les faits, il y a du boulot à temps complet. L’employeur préfère embaucher plus de libraires précaires qui travaillent un nombre d’heures limité que de stabiliser son équipe.

Toutes ces questions sont abordées en présence d’un conciliateur. « La direction de Raffin semble plus guidée par l’orgueil que par la raison, constate Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMMCSN). Face à cet entêtement, les membres du syndicat se sont donné la possibilité d’exercer encore plusieurs jours de grève. Leurs revendications sont tout à fait légitimes et nous allons les appuyer jusqu’au bout de leur lutte ! », conclut-elle.

Jean Coutu: l’employeur quitte la table après trois semaines de lock-out

En pleine pandémie, Jean Coutu maintient son lock-out depuis trois semaines et refuse maintenant de négocier, créant ainsi un climat d’instabilité. Les impacts du lock-out au centre de distribution de Jean Coutu se font de plus en plus sentir sur l’approvisionnement des pharmacies en produits courants et même en médicaments. Cela ne semble pas inquiéter les représentants patronaux qui n’ont même pas voulu déposer une contre-proposition concernant les demandes salariales déposées par le syndicat le 13 octobre.

Les négociateurs patronaux ont tout simplement quitté la table, devant le conciliateur du ministère du Travail, en demandant au syndicat de réduire l’offre qu’il venait tout juste de déposer dans les minutes précédentes. Cette proposition syndicale avait été approuvée par 100 % des membres en téléconférence le 12 octobre. La fin de non-recevoir patronale a été déclarée sans aucune analyse approfondie et sans question d’éclaircissement. Aucune autre date de négociation n’a par ailleurs été fixée.

« Nous voulons que nos salaires soient équivalents à ceux qui ont le même titre d’emploi chez notre employeur, soit les employé-es du centre de distribution de Metro sur la rue Maurice Duplessis. Si l’employeur voit les choses autrement, qu’il fasse une contre-proposition. C’est complètement irresponsable de quitter la table de négociation et de laisser perdurer ce lock-out en pleine pandémie », insiste Audrey Benoit, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN). Notons en particulier que le régime de retraite n’a pas été amélioré depuis huit ans et que la contribution de l’employeur, à 4,25 % par an, n’est pas des plus généreuses.

Metro est le véritable employeur depuis son achat du Groupe Jean Coutu en 2017. C’est Metro qui a décidé du début et de la fin de la prime COVID chez Jean Coutu et c’est Metro qui paye les avocats qui rédigent les injonctions limitant la capacité de piquetage du syndicat. « Si Metro peut payer de tels salaires pour charger des camions de légumes, elle peut certainement le faire pour des camions de médicaments qui sont beaucoup plus payants pour un même volume », lance la présidente.

Rappelons que les profits de Metro étaient en hausse de plus de 20 % au troisième trimestre, et ce, malgré le paiement d’une prime COVID de 2 $ l’heure de mars à juin dernier.

Lock-out chez Jean Coutu: les travailleurs et la population écopent

Après deux semaines de lock-out au centre de distribution de Jean Coutu à Varennes, les premiers signes de problèmes d’approvisionnement apparaissent et certains médicaments sont même rationnés. La CSN estime que cette manœuvre patronale est brutale. Une entreprise profitable, Metro, qui détient maintenant Jean Coutu, appauvrit près de 700 familles en maintenant un lock-out injustifié. Cette décision nuit également à la population et aux pharmaciens, en pleine pandémie, alors que certains médicaments ne peuvent plus être renouvelés pour une période de plus de 30 jours.

« Le syndicat a déposé une contre-proposition samedi devant le conciliateur. De nouvelles dates de négociation se sont alors ajoutées mardi, mercredi, jeudi et vendredi de cette semaine. Les pourparlers progressent et nous avons encore déposé de nouvelles offres hier », soutient Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN).

Photo : Dominic Morissette

« Metro et Jean Coutu ont une responsabilité envers leurs travailleuses et leurs travailleurs et envers la population. Il est grand temps que l’employeur arrive à la table de négociation avec un mandat clair qui va permettre de réelles avancées pour qu’on parvienne à une entente le plus rapidement possible », affirme Jacques Létourneau, président de la CSN.

Les seuls bénéficiaires du lock-out sont les actionnaires de Metro qui espèrent probablement, en maintenant une pression maximale, voir les syndiqué-es faire davantage de concessions. « Les ventes et les profits de Metro ont déjà beaucoup augmenté durant la période de COVID ; l’appétit des actionnaires devrait avoir des limites », ajoute Audrey Benoît en rappelant qu’il reste encore aux parties à s’entendre sur certains éléments normatifs et sur les salaires.

Les profits de Metro ont progressé de près de 21 % au troisième trimestre de cette année par rapport à la même période l’année dernière. Cette performance a été possible malgré le versement d’une prime de 2 $ l’heure à tous les employé-es de l’entreprise entre mars et juin dernier.

L’obstination orgueilleuse de l’employeur provoque la grève

En pleine rentrée littéraire, le Syndicat des employé-es de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN et l’employeur se sont rencontrés pour une ultime journée de négociation, le dimanche 4 octobre 2020. Malheureusement, vers 19 h 30, la table s’est rompue au terme d’une journée intense de pourparlers. « Face à une obstination orgueilleuse de la partie patronale qui refuse d’injecter plus d’argent afin de bonifier les salaires, alors que le syndicat avait consenti à faire des pas de géant, le comité de négociation a conclu qu’il était allé au bout de son mandat », affirme le porte-parole du syndicat, Frédérique Saint-Julien Desrochers.

L’obtention d’un mandat de grève de 14 jours avait récemment forcé l’employeur à revoir sa position sur les questions salariales, la création de postes à temps plein et l’épineuse question de la stabilisation des horaires de travail. Dans un tel contexte, les représentants syndicaux s’étaient présentés avec optimisme, hier, devant le conciliateur. La journée de négociation a permis de faire quelques nouvelles avancées. Les parties étaient proches d’un règlement. Or, les négociations ont finalement achoppé sur les questions salariales.

« Après des années à ne recevoir que des miettes, à voir les échelles salariales disparaître sous l’effet de l’augmentation du salaire minimum et à n’obtenir aucune reconnaissance pour l’expérience et les études des libraires, il faut que ça cesse », s’indigne Frédérique Saint-Julien Desrochers.

La librairie roule à plein régime, malgré la pandémie. L’employeur doit cesser de voir les conditions de ses employé-es comme un simple poste de dépense budgétaire. Les libraires compétents de Raffin sont intimement liés au succès de l’entreprise.

Les membres du syndicat votent à 97 % pour une contre-proposition

En pleine pandémie, le Groupe Jean Coutu continue de maintenir en lock-out près de 700 travailleuses et travailleurs pour une 9e journée, causant ainsi un impact direct sur leurs familles et sur le remplissage des tablettes de plusieurs pharmacies, qui commencent à se dégarnir sérieusement à plusieurs endroits.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN) déplore par ailleurs que Jean Coutu ait récemment annoncé qu’il coupait l’assurance-médicaments à ses employé-es, et ce, en pleine pandémie. Ceux-ci sont bien entendu incapables de payer 100 % de la prime en étant en lock-out.

Pour relancer de réelles négociations, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN) ont donc voté aujourd’hui à 97 % pour une contre-proposition à l’employeur qui comprend les demandes importantes pour lesquelles les discussions ne sont pas terminées ou qui, dans certains cas, ont été refusées par l’employeur sans plus d’explications. Ces demandes portent notamment sur le régime de retraite, l’assurance collective, la préretraite, les horaires de travail et la réduction du ratio d’employé-es temporaires. Cette contre-proposition sera présentée demain à la partie patronale en présence du conciliateur au ministère du Travail.

« Il est temps que l’employeur cesse ses manœuvres pour ralentir la négociation pendant qu’il exerce une pression brutale avec son lock-out qui appauvrit nos 700 membres et leurs familles. Les demandes de notre contre-proposition sont justifiées et il faut négocier de bonne foi », affirme Audrey Benoît, présidente du syndicat.

 Négociation de façade par l’employeur

La porte-parole de Metro (propriétaire de Jean Coutu) a laissé entendre que le syndicat n’avait pas fait ses devoirs pendant les journées de négociation des 21, 26 et 27 septembre. « Le plan du conciliateur pour ces journées, c’était de discuter d’une demande patronale et d’une demande syndicale. L’employeur a refusé de parler de sa demande et il n’a pas vraiment avancé sur la nôtre », précise Audrey Benoît, qui ajoute que l’assemblée permet maintenant de présenter une contre-proposition complète sur les sujets normatifs avec un appui très ferme des travailleuses et des travailleurs de Varennes.

« L’employeur a mené une négociation de façade. Aucune date n’est confirmée à part celle de samedi prochain. Le porte-parole patronal a même avoué que c’est Alain Champagne, le président de Jean Coutu, qui retenait les mandats pour la négociation », ajoute Audrey Benoît.

Le syndicat admet par ailleurs que certaines demandes ont été acceptées, mais les demandes réellement importantes n’ont reçu que des réponses partielles ou des refus. Ainsi, sur les demandes acceptées, une quarantaine portaient sur des modifications des adresses des sites prévus dans la convention collective qui n’avaient pas été révisées depuis le déménagement de l’entrepôt à Varennes. « Il faut se concentrer sur les vraies demandes et ça presse », ajoute Audrey Benoît.

Lock-out risqué pour plusieurs femmes

« L’inexpérience de ceux et celles qui font notre travail en ce moment comporte des risques d’accidents de travail et des risques dans la manipulation des médicaments et des produits cytotoxiques, soutient la présidente, qui s’inquiète en particulier pour les employé-es de bureau de Jean Coutu. Des sources internes nous parlent de femmes qui travaillent dans les bureaux, qui font des quarts de 16 heures par jour pour travailler à la fois au bureau et à l’entrepôt. Si c’est vrai, c’est inacceptable ». La présidente du syndicat fait valoir que l’inexpérience et la fatigue pourraient être une combinaison dangereuse, surtout après plusieurs jours de ce régime draconien.

À qui profite ce lock-out ?

« À qui sert ce conflit ? Certainement pas à nous, car nos familles vont s’appauvrir. Et ça ne sert pas plus la population qui risque d’avoir de moins bons services », conclut Audrey Benoît. La présidente du syndicat souhaite vivement que la négociation s’accélère et que les 700 familles qui subissent les conséquences du lock-out décrété par l’employeur pour une durée indéterminée, alors que la négociation sur le salaire n’est pas encore commencée, reprennent enfin une vie normale. Le syndicat s’inquiète de la véritable motivation de l’employeur et craint que celui-ci cherche à compenser indirectement le ralentissement des ventes chez Jean Coutu pendant le 3e trimestre.

 

Quelle est la solution de Jean Coutu pour mettre fin au lock-out ?

Jean Coutu maintient la ligne dure envers les 700 employé-es de son centre de distribution de Varennes. L’employeur a d’abord obtenu, dès jeudi dernier, une injonction pour limiter le nombre de piqueteurs pendant son lock-out.

En fin de semaine, il n’a déposé aucune nouvelle proposition pendant les deux journées de négociation de samedi et de dimanche derniers. Jean Coutu a malgré tout maintenu son lock-out à l’entrepôt central de Varennes. C’est le troisième lock-out de l’entreprise depuis 1992.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN) déplore l’attitude des négociateurs du Groupe Jean Coutu (filiale de Metro) qui maintiennent obstinément leur position du 15 juillet dernier. « L’employeur n’a pas à nous tenir en otage parce qu’il n’arrive pas à se donner un mandat clair pour avancer dans la négociation », fait valoir la présidente du syndicat, Audrey Benoît, en précisant qu’en raison de l’injonction, un piquetage symbolique va maintenant se transporter devant certaines pharmacies.

Économies sur le dos des travailleurs ?

Le syndicat s’interroge sur les véritables motifs de Jean Coutu pour maintenir son lock-out sans proposer de solutions. « Est-ce que l’employeur veut financer son troisième trimestre en raison d’une perte de vitesse ou se préparer au recours collectif contre les frais supplémentaires chargés aux détenteurs d’assurances privées ? », s’interroge la présidente.

Très peu de dates de négociation

La prochaine séance de négociation ne sera possible que samedi prochain. Deux autres dates qui n’ont pas encore été confirmées officiellement, dont une en octobre et une en novembre, pourraient s’ajouter au calendrier. « Ce n’est pas à ce rythme et avec cette attitude que Jean Coutu va pouvoir régler ce conflit rapidement », estime Audrey Benoît en rappelant que l’entrepôt de Varennes est maintenant équipé pour approvisionner les pharmacies Brunet, qui font également partie de Metro. Cette situation devrait inciter Jean Coutu à négocier activement.

Les primes pour les employé-es doivent être versées à nouveau

Alors qu’au dire même du directeur national de santé publique le Québec est aux prises avec une deuxième vague de COVID-19, les employeurs tardent à verser les primes en ce qui a trait aux risques associés à la pandémie.

 Pour la Fédération du Commerce (FC–CSN), il est primordial que les employeurs, tant dans l’industrie du commerce au détail que dans celle de la production alimentaire, reprennent immédiatement le versement des primes qui avaient été octroyées lors de la première vague. « La situation est la même : nos membres, jugés essentiels, mettent leur santé en danger pour répondre à la demande, pour servir et nourrir les Québécoises et les Québécois. Ils méritaient amplement leurs primes ce printemps et ils les méritent à nouveau aujourd’hui », relate David Bergeron-Cyr, président de la FC–CSN.     

 

Des profits au rendez-vous

La pandémie de COVID-19 aura permis à plusieurs employeurs de faire des affaires d’or. « On sait que les grandes bannières alimentaires ont vu leurs profits augmenter de près de 10 % par rapport à l’an dernier. Les producteurs et les usines de transformation de la viande, notamment, ont aussi bénéficié de la crise. Ils ne peuvent prétendre ne pas être en mesure de verser ces primes. Rien ne justifie un tel refus », note David Bergeron-Cyr.

 

Matériel de protection et inspections de la CNESST

En plus de la reprise du versement des primes, les employeurs doivent s’assurer de l’accessibilité du matériel de protection pour les employé-es. « Même si la situation s’est nettement améliorée, il faut que chaque employeur fournisse du matériel de qualité en quantité suffisante à tout le monde. Aucun relâchement ne doit être permis. »

 Finalement, les inspecteurs de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) devront être sur le terrain pour voir à la mise en place de mesures adéquates contre la COVID-19 et pour rectifier le tir auprès des employeurs récalcitrants. « La CNESST doit jouer son rôleinsi protéger les travailleuses et les travailleurs québécois », conclut le président de la FC–CSN.

Grève de 24 heures à l’entrepôt central de Jean Coutu à Varennes

La négociation entre les 700 travailleuses et travailleurs de l’entrepôt central de Jean Coutu et leur employeur est suspendue. Une grève de 24 heures a été déclenchée aujourd’hui.

« Nous voulons absolument obtenir du respect de l’employeur. Notre demande centrale repose sur une plus grande offre de formation. Or, après avoir démontré une ouverture devant le conciliateur lors de la rencontre de négociation du 21 septembre, le négociateur patronal a fait marche arrière sur cette question », s’indigne Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN). Cette volte-face est survenue après plus de 40 heures de négociation concernant cette demande syndicale importante qui vise le respect de l’ancienneté en tout temps dans l’attribution des tâches.

Très peu d’échanges directs

« Il est déplorable de voir les négociateurs de Jean Coutu se cacher derrière le conciliateur depuis le premier jour de négociation et refuser d’interagir directement avec le syndicat en lui présentant leurs arguments concernant ses demandes », ajoute la présidente. Cette dernière explique que dès le début des négociations, au printemps dernier, l’employeur avait immédiatement demandé l’intervention d’un conciliateur. Le syndicat n’a donc pas pu entendre de la bouche de l’employeur les arguments derrière ses demandes, dont celle qui vise à forcer les salarié-es permanents à travailler la fin de semaine. « Ça ne passe tout simplement pas », martèle-t-elle.

Coup de semonce

Pour toutes ces raisons, le syndicat a décidé de donner un premier coup de semonce avec une grève de 24 heures. Il veut ainsi obtenir de nouvelles dates de négociation, mais aussi amener l’employeur à négocier avec plus de respect, de sérieux et de diligence.

Rappelons que les membres du syndicat s’étaient prononcés pour un mandat de grève à 99 % en juin dernier. Ils étaient alors exaspérés en raison du non-respect par Jean Coutu de la convention collective en vigueur. Or, la partie patronale refuse depuis le début de la négociation de discuter d’une clause qui forcerait l’employeur à respecter la convention collective de façon plus constante.

Mentionnons que le salaire et les autres clauses à incidence financière ne sont pas encore sur la table.

 

« Le 12 août, j’achète un livre québécois » et j’appuie les libraires de Raffin

Des négociations rompues depuis près de deux mois, une précarité d’emploi qui s’aggrave et une rémunération qui frôle le salaire minimum : voilà les raisons qui poussent les libraires de Raffin à manifester leur ras-le-bol face à un employeur insensible à leurs conditions de travail.

 « Malheureusement, Raffin rime avec Séraphin ! En ce 12 août, nous voulons encourager les auteur-es d’ici, mais nous recherchons également un appui pour les libraires sous-payés », explique Delphine Naum, membre du Syndicat des employé-és de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN, regroupant une vingtaine de personnes.

 La grande majorité des membres gagnent 13,39 $ l’heure ou moins, ce qui les place pratiquement au salaire minimum, sans considération de leur expérience et de leurs études. De plus, cinq libraires sur six travaillent à temps partiel avec des horaires instables. L’employeur refuse de discuter, malgré une convention collective échue depuis mai 2019.

 

Remercier et récompenser la clientèle qui nous appuie

Nous invitons les clientes et les clients à venir parler aux employé-es et à compléter le jeu-questionnaire à l’entrée de la succursale Raffin Plaza St-Hubert. Ils courent la chance de gagner l’une des deux cartes-cadeaux d’une valeur de 50 $ à cette même succursale.

 « Cette mobilisation n’est pas organisée pour créer du tort à Raffin, au contraire ! Nous croyons que des employé-es mieux traités seront davantage motivés à transmettre leur passion pour la littérature », précise Delphine Naum.

 

À propos  

Le Syndicat des employé-és de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN est membre de la Fédération du commerce (FC–CSN) qui compte près de 30 000 membres, regroupés au sein de 330 syndicats.

Les employé-es d’un Tim Hortons joignent la CSN

Le Syndicat des employé-es de la restauration (SER–CSN), affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) est fier d’accueillir les employé-es du Tim Hortons des Galeries de la Capitale parmi ses rangs, tel que statué par le Tribunal administratif du travail le 28 juillet dernier. De meilleures conditions de travail, le respect des horaires et les salaires ont poussé les employé-es à former un syndicat.

« On souhaite la bienvenue à tous les travailleurs et travailleuses du Tim Hortons des Galeries de la Capitale à la CSN. Ils pourront compter sur le soutien entier de la CSN pour faire valoir leurs droits et obtenir de meilleures conditions de travail ! », s’est exclamé Jacques Létourneau, président de la CSN.

« On lance aujourd’hui un message à tous les employé-es de la restauration, peu importe le type. Appelez-nous, nous vous aiderons à faire respecter vos droits, c’est à ça que sert un syndicat », a ajouté David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN.

Des employé-es d’une succursale de la Cage se syndiquent à la CSN!

Le Syndicat des employé-es de la restauration (SER–CSN), affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN), est heureux d’accueillir une quarantaine de nouveaux travailleuses et travailleurs dans ses rangs. Une requête en accréditation a été déposée aujourd’hui afin de syndiquer les serveuses, les plongeurs et les cuisiniers de la succursale La Cage Brasserie Sportive de Saint-Jérôme, dans les Laurentides.

« Nous sommes fiers de voir des nouveaux membres se tenir debout, malgré le contexte difficile. Ce restaurant devient la seule succursale syndiquée sous cette enseigne présentement et d’autres suivront assurément. Nous sommes conscients que la crise sanitaire a fragilisé de nombreux commerces, mais la relance de ce secteur ne peut pas se faire sur le dos de ses travailleuses et travailleurs, qui œuvraient déjà dans des conditions précaires avant l’arrivée de la COVID-19 », soutient le président du Syndicat des employé-es de la restauration et de la Fédération du commerce, David Bergeron-Cyr.

Au cœur du problème à la succursale de Saint-Jérôme : l’imposition d’une convention du partage des pourboires. L’exploitant de l’établissement impose une diminution de salaire aux cuisiniers et aux plongeurs et force un plus grand partage des pourboires des serveuses et des serveurs. En bout de ligne, tous les employé-es subissent une baisse de revenus. C’est un problème de plus en plus courant dans l’industrie.

« L’exploitant de La Cage Brasserie Sportive peut restructurer ses activités, mais ne peut enfreindre la loi en imposant une convention du partage des pourboires, d’autant plus que les pourboires sont déjà minimes par les temps qui courent. Les entreprises bénéficient d’une subvention salariale bonifiée du gouvernement fédéral, alors qu’elles cessent de s’acharner sur le sort de leurs travailleuses et travailleurs », défend David Bergeron-Cyr.

Huit syndicats affiliés à la CSN manifestent pour le maintien de la « prime COVID »

Quelques jours après avoir décidé de faire front commun, huit syndicats représentant plus de 4000 employé-es de l’industrie de la transformation de la viande manifestent lundi pour revendiquer le maintien de la « prime COVID » jusqu’à la fin de la pandémie.

« La décision des employeurs de mettre fin au versement de la prime, même si la crise sanitaire est loin d’être terminée, a outré les salarié-es de l’industrie, partout au Québec, explique le président de la Fédération du commerce (FC–CSN), David Bergeron-Cyr. Pourquoi retirer la prime maintenant alors que les travailleuses et les travailleurs continuent de risquer leur santé et de travailler avec des mesures sanitaires et de l’équipement de protection qui rendent leur travail encore plus laborieux. »

La FC–CSN, qui représente plus de 4500 salarié-es dans le secteur de la transformation de la viande, prévient que cette journée de manifestations coordonnées n’est que la première étape d’une longue série de moyens de pression qui seront mis en œuvre au cours des prochaines semaines.

« Nos membres sont en colère. La prime devrait continuer d’être versée tant et aussi longtemps que le risque est présent et nous n’en démordrons pas », insiste M. Bergeron-Cyr.

Vote de grève à 99 % à l’entrepôt de Jean-Coutu à Varennes

Malgré des bénéfices en hausse pendant la pandémie, Metro, qui détient maintenant le Groupe Jean Coutu, a décidé de mettre fin à sa prime COVID-19 hier, tout en refusant de négocier sans la présence d’un conciliateur, et ce, dès la première séance entre les deux parties. Les quelque 700 membres ont donc voté un mandat de grève à 99 % à exercer au moment jugé opportun. Quelque 504 membres ont voté dans une assemblée qui se tenait dans le parking avec le son des discours dans chaque automobile.

« Nous avons été au travail tout le long de la pandémie, nous avons adopté toutes les méthodes pour limiter la propagation du virus et continuer d’assurer une part importante de l’approvisionnement en médicaments au Québec. On mérite un plus grand respect de la part de l’employeur qui doit négocier de bonne foi », affirme Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu–CSN. Cette dernière précise que même lors de la première rencontre avec le conciliateur, l’employeur n’avait toujours pas jugé bon de négocier face à face avec le syndicat et avait préféré se concerter avec le représentant du ministère du Travail.

Les travailleuses et les travailleurs du syndicat demandent notamment un plus grand respect de l’ancienneté dans l’attribution des tâches chaque jour, de meilleurs horaires de travail, une voix au chapitre pour le contrat d’assurance des employé-es, aucune sous-traitance, une amélioration du programme de retraite progressive et une réduction du ratio d’employé-es travaillant à temps partiel.

Rappelons que Metro a vu son chiffre d’affaires augmenter de 9,7 % au deuxième trimestre de 2020 comparativement à la même période l’année précédente. Les bénéfices nets ont grimpé de 45 % pour cette même période. Le secteur pharmacie du groupe (PJC et Brunet) a quant à lui vu son chiffre d’affaires augmenté de 7,9 % pour ce même trimestre.

« Il n’y a pas de raison de ne pas négocier normalement. Le respect, ça commence par une bonne écoute de nos arguments pour chacune des demandes de nos membres », ajoute Audrey Benoît, qui souhaite voir la partie patronale revenir à la table de négociation avec une réelle volonté d’avancer.

Les mesures pour les travailleuses et les travailleurs se font toujours attendre

La Fédération du commerce (FC–CSN) déplore le fait que les plans dévoilés récemment par les gouvernements provincial et fédéral pour la relance de l’industrie touristique n’incluent aucune mesure visant à soutenir les travailleuses et les travailleurs du secteur.

« Les mesures annoncées par le gouvernement du Québec sont un pas dans la bonne direction, concède Michel Valiquette, responsable politique du tourisme à la FC–CSN. Nous avions nous-mêmes proposé plusieurs de ces initiatives, notamment en ce qui a trait à la stimulation de la demande intérieure et à l’aide à la rénovation. Par contre, nous sommes très déçus de voir qu’autant au provincial qu’au fédéral, aucune aide n’a été annoncée pour les salarié-es. »

Afin de venir en aide aux travailleuses et aux travailleurs, la FC–CSN demande notamment la prolongation de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) et du Programme de subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) ainsi que la mise en place de programmes de formation professionnelle pour soutenir les employé-es mis à pied dans leurs démarches d’acquisition de nouvelles compétences.

« Les salarié-es de l’industrie touristique ont été parmi les premiers à être affectés par la crise de la COVID-19 et ils ont été durement touchés, rappelle M. Valiquette, qui est également trésorier de la FC–CSN. Plusieurs d’entre eux auront bientôt épuisé les 16 semaines de la PCU auxquelles ils avaient droit et n’auront pas accumulé suffisamment d’heures de travail pour recevoir de l’assurance-emploi. Les gouvernements doivent absolument s’arranger pour éviter que ces professionnel-les de l’industrie touristique se retrouvent sans revenus. »

La FC–CSN demande également au gouvernement du Québec de mettre sur pied un groupe de travail formé de représentants gouvernementaux, d’entrepreneurs, de groupes de consommateurs et de représentants syndicaux afin que tous les acteurs concernés puissent travailler ensemble à une relance durable de l’industrie touristique.

« Si on veut que le secteur retrouve son effervescence des dernières années, il faut que tout le monde travaille ensemble. Les travailleuses et les travailleurs sont au cœur de cette industrie, qui était déjà aux prises avec un problème d’attraction et de rétention de main-d’œuvre. Ils doivent absolument être pris en compte dans tout plan de relance économique. »

Les syndicats d’Olymel feront front commun

En réaction à l’annonce d’Olymel à l’effet qu’elle cessera, le 22 juin prochain, le paiement de la prime de 2 $ l’heure qu’elle versait à ses salarié-es en raison de la pandémie de la COVID-19, les sept syndicats des usines et de l’entrepôt d’Olymel affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) consulteront leur conseil syndical afin d’obtenir un mandat pour créer un front commun en opposition à cette décision.

« Plusieurs exemples, au Québec et ailleurs, ont démontré que les travailleuses et les travailleurs du secteur de la transformation de la viande sont parmi ceux qui sont le plus à risque durant la pandémie, rappelle le président de la FC–CSN, David Bergeron-Cyr. La prime devrait continuer d’être appliquée tant et aussi longtemps que le risque est présent. »

La FC–CSN, qui représente plus de 4 500 salarié-es dans le secteur de la transformation de la viande, estime que la décision d’Olymel est d’autant plus injustifiée que les ventes de l’entreprise n’ont pas diminué de façon significative durant la crise.

« Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui risquent leur santé et doivent composer avec des mesures sanitaires et de l’équipement de protection qui rendent leur travail encore plus laborieux, explique M. Bergeron-Cyr. Pendant ce temps, Olymel continue de s’en mettre plein les poches. »

La Fédération du commerce (FC–CSN) compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

La ministre Lebouthillier incapable de rassurer les travailleuses et les travailleurs des usines de crevettes

Quelques jours après avoir interpellé la députée fédérale de Gaspésie—Les Îles-de-la-Madeleine et ministre du Revenu, Diane Lebouthillier, au sujet de la situation précaire dans laquelle se trouvent les salarié-es des usines de transformation de crevettes, la Fédération du commerce (FC–CSN) et les Conseils centraux du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN) et de la Gaspésie — Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN) se montrent déçus de sa réponse et exhortent le gouvernement fédéral à assurer un revenu aux travailleuses et aux travailleurs.

« Le gouvernement fédéral doit offrir aux employé-es des usines les mêmes conditions qu’il a offertes aux pêcheurs en leur garantissant le même niveau de prestations d’assurance-emploi que ce à quoi ils ont eu droit l’année dernière, argue le président de la FC–CSN, David Bergeron-Cyr. Comme les pêcheurs, ces employé-es sont vulnérables aux aléas du même marché, il est donc naturel qu’ils bénéficient des mêmes protections. »

Rappelons que les activités de transformation de crevettes ont été paralysées pendant plus de deux mois, alors que les transformateurs ont décidé de ne pas ouvrir les usines parce qu’ils estimaient que le prix fixé par la Régie des marchés agricoles était trop élevé.

« Les employé-es arrivent ou sont déjà arrivés au bout de leurs prestations d’assurance-emploi. La prestation canadienne d’urgence (PCU) donne un répit à certains d’entre eux pendant un petit bout, mais ils se demandent ce qui va leur arriver après, puisqu’ils n’auront pas accumulé assez d’heures de travail pour accéder à l’assurance-emploi, explique Pauline Bélanger, présidente par intérim du CCBSL–CSN. À ce jour, la ministre Lebouthilier ne nous a fourni aucune réponse concrète à ce sujet. »

« Cette précarité n’est pas seulement difficile à vivre pour les salarié-es, renchérit Serge St-Pierre, président du CCGIM–CSN. Des villages entiers dépendent de l’industrie de la pêche. Si le gouvernement n’assure pas un revenu décent à ses travailleuses et à ses travailleurs, c’est la santé économique de toute la région qui sera en péril. »

Industrie touristique : les travailleuses et les travailleurs oubliés par les gouvernements

À la suite de l’annonce par le gouvernement fédéral de son plan de relance de l’industrie touristique, et alors que celui du gouvernement du Québec se fait toujours attendre, la Fédération du commerce (FC–CSN) exige que des mesures soient mises en place pour soutenir les travailleuses et les travailleurs du secteur.

« Les salarié-es de l’industrie touristique ont été parmi les premiers à être affectés par la crise de la COVID-19 et ils ont été durement touchés, rappelle Michel Valiquette, responsable politique du tourisme à la FC–CSN. Plusieurs d’entre eux sont sans travail depuis le mois de mars, ce qui veut dire qu’ils auront bientôt épuisé les 16 semaines de Prestation canadienne d’urgence (PCU) auxquelles ils avaient droit et qu’ils n’auront pas accumulé les heures de travail leur permettant de recevoir de l’assurance-emploi. Les gouvernements doivent absolument s’arranger pour éviter que ces travailleuses et ces travailleurs se retrouvent sans revenus. »

M. Valiquette a d’ailleurs fait publier une lettre ouverte la semaine dernière dans laquelle la FC–CSN mettait de l’avant plusieurs idées afin de venir en aide aux travailleuses et aux travailleurs et à l’industrie dans son ensemble, notamment la prolongation de la PCU et du programme de subvention salariale.

« Si on veut que le secteur retrouve son effervescence des dernières années, il faut que tout le monde travaille ensemble. C’est pourquoi on a nous-mêmes proposé un programme d’incitatifs financiers pour aider les entreprises à rendre leurs établissements plus sécuritaires et écologiques, explique M. Valiquette, qui est également trésorier de la FC–CSN. Les travailleuses et les travailleurs sont au cœur de cette industrie, qui était déjà aux prises avec un problème d’attraction et de rétention de main-d’œuvre. Ils doivent absolument être pris en compte dans tout plan de relance économique. »

La CSN se réjouit de la reprise imminente des bouteilles de bière brunes par les détaillants

La Fédération du Commerce (FC–CSN) et la CSN se réjouissent de l’annonce du gouvernement concernant la reprise des bouteilles brunes par les détaillants. « L’industrie brassicole tourne au ralenti depuis des mois à cause de la pénurie de bouteilles de bière brunes. Il était temps que les détaillants reprennent les contenants consignés », explique David Bergeron-Cyr, président de la FC–CSN.   

 « Les détaillants n’ont plus le choix mentionne Jacques Létourneau. Ils doivent se montrer responsables et accepter de reprendre les bouteilles de bière brunes et ainsi préserver ce modèle qui fait ses preuves depuis des années », souligne le président de la CSN. Produites au Québec, les bouteilles brunes sont réutilisables de 15 à 20 fois, environ, avant d’être recyclées. De plus, elles représentent l’option la plus écologique par rapport aux autres contenants à remplissage unique. La consigne des bouteilles à des fins de réutilisation est reconnue pour être l’un des systèmes les plus performants et environnementaux qui soient. Celui du Québec, qui permet la récupération des bouteilles de bière à remplissage multiple, est l’un des meilleurs sur la planète.

Matériel de protection
En reprenant cette activité, les détaillants devront demeurer prudents afin d’éviter la contamination de leurs employé-es. « Tous les travailleurs et les travailleuses devront avoir à leur disposition de l’équipement de protection individuelle en quantité suffisante afin de ne pas tomber malades », note Bergeron-Cyr. « Nous nous réjouissons d’ailleurs que la reprise des activités soit repoussée pour la grande région de Montréal, qui est encore l’épicentre de la pandémie au Québec. »

Olymel soigne son image, mais se moque de ses employé-es

À la suite de l’annonce d’Olymel  confirmant qu’elle ouvrira ses usines les samedis 30 mai et 6 juin afin d’abattre plus de porcs et d’éviter « l’abattage humanitaire », la Fédération du commerce (FC – CSN) regrette que l’entreprise refuse toujours de payer ses salarié-es à taux double pour les heures supplémentaires qui devront être travaillées afin que cette initiative porte fruits.

« Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui s’exposent au risque en travaillant une journée de plus, affirme le président de la FC – CSN, David Bergeron-Cyr. Olymel pourrait redonner à la communauté en acceptant de payer ses salarié-es à taux double, d’autant plus que l’offre des producteurs fait en sorte que cela se ferait à coût nul pour la compagnie. C’est ça que les employé-es veulent, pas un billet de tirage pour un panier d’épicerie. »

La FC – CSN, qui représente plus de 4 000 salarié-es dans le secteur de la transformation de la viande, estime qu’Olymel est davantage préoccupée par son image que par le sort des travailleuses et des travailleurs .

« Évidemment, on veut aider les producteurs qui sont aux prises avec des porcs en surplus, mais cette initiative est davantage une opération de relations publiques qui a pour objectif d’aider Olymel à redorer son blason, renchérit le président de la fédération. Si Olymel voulait vraiment faire une différence, elle donnerait une bien plus grande portion des profits de la vente des porcs abattus pendant ces deux jours à des organismes de la région. »

La Fédération du commerce (FC – CSN) compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Fin de la grève générale illimitée : une nouvelle convention collective signée pour deux ans

Après près de 14 semaines de grève, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve (STTCCM–CSN) ont adopté à l’unanimité une entente de principe en assemblée générale qui a mené à la signature, le 8 mai dernier, d’une convention collective d’une durée de deux ans. Le vote sur cette entente, effectué en ligne le 30 avril, s’est tenu à scrutin secret.

« Ce règlement constitue un immense soulagement pour nous, après plus de trois mois de grève. Nous avons réussi à bloquer les demandes de recul que voulait nous imposer l’employeur, en plus d’avoir réalisé quelques gains, notamment en ce qui a trait aux salaires. Malgré le goût amer que nous laisse cette lutte menée pendant des semaines, nous sommes aujourd’hui satisfaits. Cela dit, ce long conflit a laissé des traces durables, dont la fermeture du café étudiant. Les ponts devront être rebâtis, tout comme le lien de confiance avec l’employeur », a affirmé Jean-Sébastien Provencher, président du STTCCM–CSN.

Un conflit pas comme les autres

Cette négociation, qui devait s’ouvrir sous le signe de la réconciliation après le dernier conflit en 2017, a plutôt débuté avec des demandes de recul de la part de l’employeur, en plus de se dérouler dans des circonstances exceptionnelles de crise sanitaire. « Entre le départ de la direction générale, le changement de porte-parole du côté de l’employeur, la fermeture du café étudiant, la pandémie et la fermeture du collège, nous pouvons dire que rien dans ce conflit de travail n’a été ordinaire. Mais la détermination et le courage dont ont fait preuve les membres du STTCCM–CSN ont eu raison de l’entêtement de l’employeur, ce qui constitue une victoire dans les circonstances », a déclaré Alexandre Giguère, vice-président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Autre gain significatif dans ce contexte inédit : la solidarité qui s’est créée au sein de la communauté collégiale. « Ce qui est encourageant, malgré la durée du conflit, c’est de voir toute la solidarité qui s’est tissée au fil des mois avec, notamment, l’association étudiante du cégep et le Syndicat des professeures et professeurs du Collège de Maisonneuve. En période crise, on se rend compte plus que jamais à quel point la solidarité peut faire toute la différence. Aujourd’hui, je lève mon chapeau aux travailleuses et aux travailleurs de la Coop Maisonneuve qui se sont battus sans relâche pour se faire respecter et obtenir de meilleures conditions de travail. Votre fougue et votre ténacité sont tout à votre honneur ! », a ajouté Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Le syndicat invite enfin tous les étudiants et le personnel du cégep à préserver ce lien de solidarité qui sera précieux pour la suite des choses. « Nous aurons besoin de cette solidarité et de la vigilance de chacun dans les semaines et les mois qui viennent pour assurer une reprise saine des activités de la Coop. C’est en restant unis que nous pourrons y arriver », de conclure M. Provencher.

Rappelons qu’un mandat de 72 heures de grève avait été voté le 7 janvier 2020, un mois avant que ne soit déclenchée la grève générale illimitée à la suite du rejet d’une offre qualifiée de « finale » par l’employeur. Il s’agissait de la deuxième négociation en deux ans pour le STTCCM–CSN et le deuxième conflit de travail en autant de temps.

Pénurie de bouteilles de bière brunes : que les acteurs de l’industrie trouvent une solution

Devant la rareté de plus en plus criante de bouteilles de bière brunes, la Fédération du commerce (FC–CSN) invite les acteurs de l’industrie à trouver un dénouement rapide à la situation. « Les brasseurs, les détaillants et le gouvernement, qui sont actuellement en négociation à ce sujet, doivent développer des solutions afin d’éviter qu’on se retrouve devant une pénurie complète de bouteilles brunes », explique David Bergeron-Cyr, président de la FC–CSN.

Une pratique responsable qui doit demeurer
L’industrie brassicole, incluant les micro-brasseries, se retrouvera bientôt devant l’impossibilité d’embouteiller ses produits dans ce contenant à remplissage multiple. Produites au Québec, les bouteilles brunes sont réutilisables de 15 à 20 fois, environ, avant d’être recyclées. De plus, elles représentent l’option la plus écologique par rapport aux autres contenants à remplissage unique. « Il ne faudrait surtout pas que l’interdiction de retourner ses bouteilles, entraînée par la COVID-19, vienne fragiliser cette pratique responsable. La consigne des bouteilles à des fins de réutilisation est reconnue pour être l’un des systèmes les plus performants et environnementaux qui soient. Celui du Québec, qui permet la récupération des bouteilles de bière à remplissage multiple, est l’un des meilleurs sur la planète. »

Pistes de solution
Alors que plusieurs détaillants s’opposent à un retour de l’ancienne pratique, du moins dans l’immédiat, une solution à court terme s’impose. « Il serait envisageable d’organiser des centres de dépôt à l’extérieur des commerces afin de minimiser les risques de contamination pour les travailleuses et les travailleurs. Cette solution temporaire permettrait d’alimenter les brasseurs et de maintenir la production, donc les emplois. »

Lorsqu’une solution temporaire sera mise en place, les différents acteurs bénéficieront du temps nécessaire pour concevoir le meilleur système afin de récupérer ce contenant. Toutefois, pour arriver à un consensus, il faudra que les discussions soient menées dans l’intérêt supérieur de tous.

Les travailleurs oubliés des centres funéraires méritent aussi une prime de risque

Alors que le gouvernement a déjà consenti à mettre en place des primes pour les travailleuses et travailleurs de la santé, les paramédics et les préposé-es aux bénéficiaires, les personnes qui s’occupent des défunts et de leur famille sont malheureusement délaissées. Parce que la nature des opérations les expose considérablement à un risque de contagion – plusieurs études démontrent que le virus survit après le décès d’un individu – la FC–CSN exige une prime de risque de 3 $ l’heure pour tous les employé-es des centres funéraires. La FC–CSN exige aussi que des visières et des masques N95 en quantité suffisante soient mis à leur disposition.

Des craintes bien réelles
Malgré les mesures de protection fournies par les employeurs, la peur est omniprésente chez les travailleurs qui ont à manipuler les corps. Les craintes sont d’autant plus grandes qu’on sait que les personnes qui décèdent n’ont pas nécessairement été toutes testées pour la COVID-19. Cette situation représente une menace silencieuse de contamination pour les travailleurs chargés du transport des personnes décédées, pour les opérateurs de four crématoire et pour ceux qui ont à pratiquer des actes de thanatopraxie. « Si le diagnostic de COVID n’a pas été déclaré par le médecin qui a constaté le décès, il n’y a aucun moyen de savoir si le défunt était infecté et s’il représente un important risque de contamination. C’est dans ce contexte inquiétant que des centaines de travailleurs entrent au boulot chaque jour. Ces gens mettent leur santé en danger dans le but de rendre un service dont la société ne peut se passer », précise David Bergeron-Cyr, président de la FC–CSN.

Le personnel administratif ainsi que le personnel de soutien aux familles doivent aussi être considérés et reconnus pour leur apport aux services offerts. Ces derniers demeurent en contact avec la clientèle et travaillent aussi dans des conditions stressantes liées à la pandémie. L’organisation du travail est chamboulée par l’application des nouvelles règles de distanciation sociale.

Retenir le personnel
« L’industrie funéraire est un milieu de travail difficile et hautement émotif. Pour plusieurs, il peut sembler moins attrayant. Mais il ne faudrait pas non plus en arriver à manquer d’employé-es dans ce secteur essentiel en temps de pandémie, faute d’avoir reconnu à juste titre leur contribution. Les difficultés de recrutement étaient déjà présentes dans plusieurs régions », relate David Bergeron-Cyr.

L’ensemble de la société compte sur des services professionnels et surtout essentiels à la santé publique. Il est plus que justifié d’accorder une prime de 3 $ l’heure à ces travailleuses et travailleurs oubliés.

Protocole d’urgence dans les abattoirs : la Fédération du commerce-CSN demande davantage de protection pour les employé-es

À la suite de la publication par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) de recommandations intérimaires concernant l’industrie des abattoirs, le président de la Fédération du commerce (FC–CSN), David Bergeron-Cyr,  a fait parvenir une lettre au premier ministre du Québec François Legault pour lui faire part des inquiétudes de la FC en ce qui a trait à la sécurité des travailleuses et travailleurs de l’industrie de la transformation de la viande.

Dans sa lettre, M. Bergeron-Cyr affirme être tout à fait conscient « des enjeux importants qu’occasionnent les ralentissements de l’abattage et de la transformation des viandes pour l’avenir de l’industrie. Toutefois, nous pensons qu’en maintenant les opérations à un niveau normal, cela facilitera la mise en place de meilleures mesures de sécurité et permettra d’éviter la propagation du virus et l’éventuelle fermeture complète d’autres établissements. »

La FC–CSN, qui représente plus de 4 000 salarié-es dans le secteur de la transformation de la viande, déplore entre autres que le protocole demande aux employeurs de faire respecter une distance de deux mètres entre les personnes uniquement « dans la mesure du possible », ce qui leur donne trop de marge de manœuvre, selon M. Bergeron-Cyr.

« Il faut comprendre que souvent, pour que cette mesure puisse s’appliquer, l’entreprise doit diminuer la vitesse de la chaîne de production. Plusieurs employeurs seront donc tentés d’utiliser d’autres moyens de protection, moins efficace que la distanciation sociale, afin de ne pas ralentir leurs opérations », est-il expliqué dans le texte.

La lettre précise également que la fédération est « irritée au plus haut point » par le fait que, contrairement à OIymel – l’un des principaux employeurs de l’industrie – les organisations représentant les travailleuses et les travailleurs de la transformation de la viande n’ont pas été impliquées dans l’élaboration du protocole.

Dans le même ordre d’idées, le signataire dénonce également l’absence des organisations syndicales aux rencontres de la filière porcine organisées par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et auxquelles sont invités à participer tous les autres intervenants de l’industrie.

Les travailleuses et les travailleurs de l’industrie de la transformation de la viande « sont fiers de jouer un rôle essentiel afin de permettre au peuple québécois de se nourrir et de passer à travers cette crise, mais il ne faut pas que cela se fasse au détriment de leur propre santé et celle de leurs proches », conclut la lettre.

La Fédération du commerce (FC–CSN) compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

La sécurité des travailleuses et travailleurs de la transformation de la viande sacrifiée pour maintenir la production

À la lumière des nombreux cas de COVID-19 qui ont récemment été déclarés dans différentes usines de transformation de la viande au Québec, la Fédération du commerce (FC–CSN) déplore le peu d’efforts mis de l’avant par les employeurs pour éviter la propagation et exige davantage de mesures pour protéger les travailleuses et les travailleurs.

« Une telle multiplication des cas de COVID-19 démontre clairement que les employeurs n’ont pas mis en place des mesures de protection suffisantes, affirme le président de la FC–CSN, David Bergeron-Cyr. Ils doivent absolument démontrer qu’ils prennent la situation au sérieux. En ce moment, tout ce qui semble compter pour eux, c’est de maintenir la cadence de production. »

La FC–CSN, qui représente plus de 4 000 salarié-es dans le secteur de la transformation de la viande, exige donc que les mesures suivantes soient instaurées immédiatement dans l’ensemble des usines du secteur :

  • Questionner les travailleuses et les travailleurs à leur entrée à l’usine afin de savoir s’ils ont des symptômes ou s’ils reviennent de voyage. 
  • Désinfecter complètement les aires de travail.
  • Faire respecter une distanciation de deux mètres entre chaque employé-e sur la ligne de production et installer des barrières physiques (ex : plexiglass) lorsque ces mesures de distanciation entre les travailleuses et les travailleurs sont totalement impossibles.
  • Organiser les changements de quarts de travail afin d’éviter le croisement de travailleuses et de travailleurs des différents quarts.
  • Implanter des mesures afin d’éviter tout regroupement (par exemple : attroupements au « punch », trop grande proximité lors des repas, etc.).
  • S’assurer de disposer de matériel de protection en quantité suffisante.

« À l’heure actuelle, la majorité des usines ne respectent même pas les directives émises par les autorités de la santé publique, puisque les employé-es travaillent régulièrement à moins de deux mètres les uns des autres sur les lignes de production, et ce, sans être séparés par des plexiglass ou toutes autres barrières physiques », renchérit M. Bergeron-Cyr.

La Fédération du commerce (FC–CSN) compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Les travailleuses et les travailleurs essentiels de la chaîne alimentaire ne devront pas être oubliés

Au lendemain de la décision gouvernementale d’ordonner la fermeture de toutes les entreprises et les commerces jugés non essentiels, la Fédération du commerce (FC–CSN) exige que les travailleuses et les travailleurs de la chaîne alimentaire ne soient pas oubliés. Ceux-ci devront bénéficier rapidement de trois avantages importants, soit l’accès à un service de garde gratuit, des mesures de santé et de sécurité encadrées par la CNESST et, finalement, une compensation financière offerte à tous.

Accès à un service de garde
Alors que la majorité des Québécoises et des Québécois sont invités à demeurer à la maison, les employé-es du secteur de l’alimentation – de la production à la distribution – doivent se rendre travailler. Or, ils ne bénéficient pas d’un accès à un service de garde comme les autres travailleuses et travailleurs des services essentiels, comme ceux des secteurs de la santé et de la sécurité publique. « Le gouvernement devra rapidement remédier à cette situation afin de leur permettre de se maintenir à l’emploi », insiste David Bergeron-Cyr, président de la FC–CSN qui représente des milliers de travailleurs de la chaîne alimentaire.

Des mesures de santé et de sécurité encadrées par la CNESST
De plus, afin d’assurer la santé de ces femmes et de ces hommes, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) devra s’assurer que des mesures en la matière soient appliquées de manière responsable et diligente dans les entreprises demeurées ouvertes. « Les mesures de santé et de sécurité dans tous les commerces et les entreprises de la chaîne alimentaire doivent être imposées par la CNESST, et ce, de façon urgente. En ce moment, les disparités sont immenses d’une entreprise à l’autre et cela met à risque nos travailleuses et nos travailleurs », soutient David Bergeron-Cyr.

Pour la FC–CSN, la CNESST doit s’assurer que tous les employeurs :

  • Permettent aux employé-es de respecter les mesures de distanciation de deux mètres ;
  • Mettent à la disposition tout matériel nécessaire à la désinfection des mains et des appareils utilisés fréquemment ;
  • S’assurent du nettoyage adéquat des surfaces de travail ;
  • Mettent en place des dispositions afin d’éviter les rassemblements dans les aires de repos et les cafétérias ;
  • Testent les travailleuses et les travailleurs dans certaines entreprises.

Compensation financière
Finalement, les travailleuses et les travailleurs de l’industrie devront se voir offrir une compensation financière afin de les maintenir à l’emploi, malgré les circonstances accablantes que l’on connaît. « Certains employeurs ont déjà annoncé des primes et d’autres compensations financières offertes à leurs employé-es afin de les retenir. Mais il faut s’assurer que toutes et tous puissent bénéficier de telles mesures, sinon ils ne resteront pas. Le gouvernement doit voir dès maintenant à ce qu’une telle formule soit mise en place », conclut David Bergeron-Cyr.

Grève générale illimitée à la Coop du Collège de Maisonneuve

Réunis en assemblée générale le 6 février dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve–CSN ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève générale illimitée après avoir rejeté l’offre globale qualifiée de « finale » par l’employeur, du jamais vu à la Coop du cégep Maisonneuve.

« Ce que tente de nous imposer l’employeur, c’est ni plus ni moins qu’un retour en arrière, avec des demandes de recul à tous les niveaux. C’est absolument inacceptable!, a déclaré le président du syndicat, Jean-Sébastien Provencher. En déclenchant la grève générale illimitée, notre message à la partie patronale est sans équivoque : pas question de négocier sur des bases régressives, que ce soit sur le plan de nos conditions de travail que sur celui de notre salaire! »

Négociation : deux visions qui s’opposent
Alors que le syndicat défend le modèle de gestion collaborative qui a prévalu pendant de nombreuses années à la Coop, la partie patronale prône plutôt une gestion verticale de la Coop, où l’employeur dicte unilatéralement la marche à suivre à ses employé-es. « En tentant de renverser le modèle de cogestion qui a longtemps fait ses preuves à la Coop du Collège de Maisonneuve, l’employeur ne fait que creuser l’écart qui s’était créé entre les parties lors de la dernière négociation en 2017. Plutôt que de s’entêter à imposer un cadre autoritaire à la Coop, celui-ci devrait plutôt revenir aux valeurs qui animent normalement les entreprises coopératives, telles que l’équité, la solidarité et la démocratie », a affirmé Alexandre Giguère, vice-président de la Fédération du commerce de la CSN.

Menace de fermeture du café étudiant
Lors de la dernière séance de négociation, l’employeur a menacé de fermer le café étudiant du Collège, géré par la Coop, où travaille plus de la moitié des quelque 30 membres du syndicat. Ce n’est pas la première fois que l’employeur menace de mettre la clé sous la porte en évoquant le café étudiant. Mais de l’avis de la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault, cette tactique s’apparente davantage à une méthode d’intimidation pour décourager les grévistes. « Face à l’attitude générale de l’employeur depuis le début de la négociation, on est en droit de se demander si la partie patronale n’essaie pas de faire peur à ses employé-es en brandissant la menace de fermeture du café étudiant. Dans tous les cas, le Conseil central du Montréal métropolitain demeurera aux côtés des employé-es de la Coop pour mener la lutte jusqu’au bout afin que l’ensemble des travailleuses et travailleurs puissent obtenir une convention collective juste, respectueuse et avantageuse, à la hauteur de ce qu’ils et elles méritent ».

Même si d’importants écueils subsistent à la table de négociation, le syndicat a réitéré son ouverture à discuter avec l’employeur pour que soient trouvées des solutions satisfaisantes pour toutes et tous. Deux dates de négociation sont d’ailleurs prévues en février.

Consigne : Une modernisation très attendue

La CSN accueille avec optimisme l’annonce du gouvernement du Québec quant à l’élargissement de la consigne. Réclamée de longue date, cette réforme ouvre la voie à une modernisation très attendue dans l’approche globale de récupération.

« Il était temps ! C’est une excellente nouvelle et nous sommes ravis de constater que nos décideurs politiques ont enfin pris acte de l’importance de s’attaquer à la question. C’est une décision qui, une fois bien implantée, aura comme résultat d’augmenter la valorisation de diverses matières », explique Jacques Létourneau, président de la CSN.

Une occasion de revoir certaines pratiques et approches

La CSN considère ainsi qu’il s’agit d’un premier pas intéressant et nécessaire afin de valoriser adéquatement des matières qui autrement contaminent le bac de recyclage, compliquent le travail des centres de tri et augmentent le taux de matières destinées à l’enfouissement.

« Bien que nous accueillions cette annonce avec optimisme, il n’en demeure pas moins que des efforts concertés devront être déployés afin de développer des marchés, pour le verre notamment, et s’assurer que cela soit conçu dans un esprit d’économie circulaire. Nous veillerons à faire les représentations en ce sens », ajoute Jacques Létourneau.

La CSN invite d’ailleurs le gouvernement et les acteurs concernés à évaluer différentes propositions soumises par le passé, notamment pour la bouteille de bière brune. À grande valeur écologique, produite localement et réutilisée en moyenne 15 fois avant d’être recyclée, son utilisation est toutefois en décroissance dans l’industrie brassicole qui opte de plus en plus pour les contenants à remplissage unique (CRU), tels que les canettes et les bouteilles utilisées pour les bières importées.

Nous faisons donc valoir à nouveau l’intérêt de promouvoir l’utilisation de la bouteille de bière brune en harmonisant le coût de la consigne entre bouteilles et canettes et en réinstaurant la législation qui limite l’utilisation des CRU à 37,5 % du volume total de ventes annuelles.

La SAQ devrait également être considérée dans l’équation pour les contenants consignés qui la concernent. Cela aurait des avantages pour les consommateurs en facilitant le retour des contenants et augmenterait assurément le taux de valorisation globale de ces matières.

« Le moment est opportun pour revoir nos approches et nos priorités en matière de recyclage et de valorisation des matières. Cette annonce ouvre la voie à une réflexion plus large et la CSN suivra de très près les travaux en la matière. Nous continuerons d’être proactifs dans le dossier », conclut Jacques Létourneau.

Enfin, la CSN rappelle que peu importe les nouvelles pratiques et méthodes mises en place avec l’élargissement de la consigne, la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs demeure un enjeu central. Le gouvernement doit tenir compte de cet aspect dès maintenant et s’assurer que des mesures de protection adéquates soient adoptées.

Une première journée de grève à la Coop du Collège de Maisonneuve

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve–CSN exerceront aujourd’hui leur première journée de grève à compter de 10 h. Les employé-es feront du piquetage devant les bureaux de la Coop, à l’intérieur du collège, de 10 h à 17 h. Un barbecue est également prévu à l’heure du midi, devant le cégep, sur la rue Sherbrooke.

« Nous invitons les étudiantes et étudiants du collège, de même que les professeur-es, à se joindre à nous pour témoigner de leur solidarité envers les employé-es de la Coop en grève aujourd’hui. Cette journée de débrayage vise à envoyer un message clair à notre employeur quant à notre volonté de combattre les demandes de recul qu’il souhaite nous imposer une fois de plus, tant sur le plan salarial que sur celui des conditions de travail », a affirmé le président du syndicat, Jean-Sébastien Provencher.

Cette situation n’est pas sans rappeler la dernière négociation qui remonte à 2017. « On dirait que l’employeur a la mémoire courte ! Il y a à peine deux ans, les travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve avaient dû exercer leur droit de grève pendant deux jours pour manifester leur mécontentement devant l’intransigeance de l’employeur. Cette année, les membres sont tout aussi déterminés à refuser ces demandes de recul et à se faire respecter une fois pour toutes ! », a ajouté David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce de la CSN.

En plus de l’appui de la Fédération du commerce–CSN, les quelque 40 employé-es de la Coop bénéficieront également du soutien du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « Tant qu’il le faudra, nous serons aux côtés des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve pour les appuyer dans leur lutte et leur mobilisation. Bravo pour votre détermination ! », a déclaré Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN.

La conciliatrice du ministère du Travail a convoqué les parties à quatre dates de négociation en février.

Rappelons que le 7 janvier dernier, les membres du Syndicat de la Coop du Collège de Maisonneuve, réunis en assemblée générale, se sont dotés d’une banque de 72 heures de grève à être utilisée au moment jugé opportun.

Fin de la grève

Au terme de huit semaines de grève, les travailleuses et travailleurs d’Olymel – Princeville ont voté en faveur de la recommandation de la conciliatrice nommée par le ministère du Travail. La grève, qui a débuté le 28 octobre dernier, prendra donc fin aujourd’hui.

Parmi les gains effectués, notons des augmentations salariales de l’ordre de 8,03 % pour la première année ; les augmentations représentent un total de 3,05 $ l’heure sur cinq ans. En plus de cela, la hausse de la la contribution de l’employeur au régime d’assurance collectif, l’octroi d’un jour férié supplémentaire et une garantie bihebdomadaire d’heures de travail qui passera à 74 heures.

« Nous devons être fiers de nous être tenus droit face à un employeur sans scrupules, s’est exclamé le président du syndicat, Steve Houle. Olymel a essayé par tous les moyens possibles de nous briser, mais notre solidarité aura prévalu sur l’acharnement de l’employeur. »

« Les travailleuses et travailleurs d’Olymel pourront toujours compter sur le soutien de la CSN. Nous avons été à leurs côtés durant ces huit semaines de grève et nous serons encore présents lors des prochaines batailles à mener », d’ajouter Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du Commerce – CSN.

Manifestation à Québec après huit semaines de grève

Après plus de 50 jours de grève générale illimitée, les travailleuses et travailleurs en grève d’Olymel Princeville ont manifesté ce midi à Québec, devant le ministère du Travail. « C’est le sprint final pour régler avant Noël, il est encore temps pour la haute direction d’Olymel de se laisser guider par l’esprit des fêtes, s’est exclamé Steve Houle, président du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville – CSN. Derrière des décisions purement comptables, il y a des travailleuses, des travailleurs et leurs familles, qui vivent avec les conséquences désastreuses des choix imposés par l’employeur. » Rappelons qu’en 2005, les travailleuses et les travailleurs d’Olymel Princeville ont subi une baisse de salaire de l’ordre de 5,40 $ l’heure. Sans cette baisse, leur taux horaire moyen serait de 25,92 $ au lieu des 19,91 $ versés actuellement.

« Nous sommes entièrement en appui aux grévistes et il n’est pas question d’abandonner alors qu’Olymel a réalisé des surplus record ces trois dernières années et que, selon de nombreux experts, les perspectives d’avenir sont plus que reluisantes. Il est donc temps que ça se reflète dans les conditions de travail offertes à ses salarié-es », de déclarer Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN (FC–CSN).

« À l’aube du temps des Fêtes, alors que des règlements tombent partout, il est inconcevable de constater l’entêtement de la direction face à ses salariés. Le respect est de mise pour ces gens qui font en sorte qu’Olymel puisse fonctionner au quotidien. Dans ce cadre, les travailleuses et travailleurs d’Olymel peuvent compter sur l’appui inconditionnel du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches », a souligné Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN).

Olymel appauvrit son monde 

Ce midi, les travailleuses et travailleurs en grève du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN ont manifesté devant le Centre des congrès de Québec qui reçoit tous les acteurs de l’industrie porcine au Québec dans le cadre du Porc Show.

« Nous rendons visite aux acteurs majeurs de l’industrie porcine du Québec pour leur signifier que la politique salariale d’Olymel dans les abattoirs appauvrit ses salarié-es. En 2005, nous avons subi une baisse de salaire de l’ordre de 5,40 $ l’heure. Sans cette baisse, notre taux horaire moyen serait de 25,92 $ au lieu des 19,91 $ touchés actuellement, de préciser Steve Houle, président du syndicat. Depuis ce temps, la prospérité actuelle d’Olymel, c’est sur notre dos qu’elle s’est bâtie. Nous demandons simplement une entente négociée avant la période des fêtes offrant cet ajustement salarial conséquent, qui suit, entre autres, les autres salaires versés dans les usines d’Olymel. »

L’an dernier, en plein contexte de rareté de main-d’œuvre, l’employeur avait consenti des augmentations de 5,25 $ l’heure pour garder ses mécaniciens. Malgré la pénurie de main-d’œuvre qui touche également les autres travailleurs de son usine, Olymel refuse toujours d’accorder les mêmes augmentations conséquentes à tous ses salarié-es de Princeville, ce qui lui cause des problèmes d’attraction et de rétention.

« Dans les faits, le Porc Show célèbre le contrôle d’Olymel sur l’industrie porcine québécoise. Or, pour acquérir ce contrôle, Olymel a réalisé des investissements massifs et des rachats d’entreprises à coups de centaines de millions de dollars. C’est bien beau investir dans le béton et les équipements mais s’il n’y avait pas 350 travailleuses et travailleurs à Princeville pour abattre, découper et désosser les 13 500 porcs qui sont reçus chaque semaine à cette usine, il n’y aura pas un sou de profit qui serait réalisé chez Olymel, de déclarer Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN. Comme nous le faisons déjà depuis sept semaines, nous allons déployer tous les efforts et tous les moyens légitimes pour que les travailleuses et travailleurs reçoivent leur juste part de ces profits, et ce, sans appauvrissement, ce qu’offre actuellement Olymel. »

« Qu’Olymel se le tienne pour dit : comme toutes les composantes de notre mouvement, le Conseil central du Cœur-du-Québec sera toujours solidaire des revendications des travailleuses et des travailleurs de Princeville. Nous serons donc l’épine dans le pied de cet employeur, tant et aussi longtemps qu’il n’entendra pas raison. L’an prochain, ce sera au tour du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Vallée-Jonction – qui se trouve sur ce territoire –, de négocier avec Olymel et nous démontrerons exactement la même solidarité à soutenir leur négociation », de conclure Mario Pellerin, vice-président, Conseil central du Cœur-du-Québec–CSN.

En grève générale illimitée depuis le 28 octobre dernier, les grévistes poursuivent leurs moyens de pression dans le but de faire entendre raison à leur employeur, ainsi qu’à la Coopérative fédérée, qui possède Olymel.

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Ils sont également affiliés au Conseil central du Cœur-du-Québec–CSN qui regroupe près de 17 000 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité.

Visite surprise des grévistes à Vallée-Jonction 

Ce matin, bien avant l’aube, les travailleuses et travailleurs en grève du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN ont manifesté devant une autre usine d’abattage d’Olymel, celle de Vallée-Jonction.

« Nous avons décidé de rendre visite à nos camarades de la Beauce qui, tout comme nous, sont syndiqués à la CSN, afin de partager quelques moments de solidarité avec elles et eux. Nous avons bien évidemment parlé de notre conflit qui en est à sa septième semaine et du manque de respect constant qu’Olymel affiche envers ses salarié-es, de déclarer Steve Houle, président du syndicat. Dans le cadre de nos négociations respectives, nous avons toujours fait face à cette même attitude insensée de la part d’Olymel, nous qui sommes pourtant à la base même de leur succès mondial. »

En grève générale illimitée depuis le 28 octobre dernier, les grévistes poursuivent leurs moyens de pression dans le but de faire entendre raison à leur employeur, ainsi qu’à la Coopérative fédérée, qui possède Olymel.

Pour garder ses mécaniciens, en 2018, l’employeur leur avait consenti des augmentations de 5,25 $ l’heure. Malgré la pénurie de main-d’œuvre qui touche également les autres travailleurs de son usine, Olymel refuse toujours d’accorder les mêmes augmentations conséquentes à tous ses salarié-es de Princeville.

« L’an prochain, ce sera au tour des travailleuses et des travailleurs de Vallée-Jonction de négocier un nouveau contrat de travail avec Olymel. Avant même que cette négociation ne débute, nous tenons à dire à cet employeur que s’il persiste à mépriser de la sorte celles et ceux qui leur font faire des millions de dollars de profits chaque année, ils vont nous trouver sur leur chemin, de déclarer David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN. Comme nous le faisons actuellement, nous allons déployer tous nos efforts et tous les moyens légitimes pour que les travailleuses et les travailleurs reçoivent leur juste part de ces profits. »

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente environ 1200 salarié-es alors que le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN regroupe 350 membres. Les deux syndicats sont affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Ils sont également affiliés au Conseil central du Cœur-du-Québec–CSN qui regroupe près de 17 000 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité.

Les travailleuses et travailleurs d’Olymel Princeville sollicitent des appuis

Ce matin, les travailleuses et travailleurs du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN ont manifesté dans les rues de la municipalité des Bois-Francs. En grève générale illimitée depuis le 28 octobre dernier, ils ont distribué des tracts à la population et ils ont interpellé les élus municipaux afin que ceux-ci interviennent pour que le conflit se règle.

« Les 350 travailleuses et travailleurs d’Olymel Princeville représentent une part importante de la population active de cette ville et des environs. Même en grève, nous contribuons grandement à la vie économique de notre communauté. Ce matin, c’est également à titre de citoyennes et de citoyens que nous interpellons la population et les élus de notre municipalité, de souligner Steve Houle, président du syndicat. Entre autres, les élus municipaux, provinciaux et fédéraux doivent rappeler à la société Olymel qu’elle doit se comporter en bon citoyen corporatif. Il n’y a pas 25 solutions : elle doit s’assoir et déposer des offres qui mettront fin à ce conflit ».

« Pour nous, il est plus qu’évident que le maire et les élus municipaux doivent également jouer leur rôle de représentation envers les citoyennes et les citoyens, ce qui veut dire intervenir auprès de l’employeur afin de mettre un terme au conflit. Depuis le début de celui-ci, le syndicat n’a pas reçu le moindre appel ou visite d’une ou un élu-e de la région sur leur ligne de piquetage, de déplorer Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur-du-Québec–CSN. Leur lutte est légitime et aucun élu ne peut les ignorer ».

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Ils sont également affiliés au Conseil central du Cœur-du-Québec–CSN qui regroupe près de 17 000 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité.

Manifestation à la Coopérative fédérée

Ce midi, les travailleuses et travailleurs en grève d’Olymel Princeville ont manifesté à Montréal, devant le siège social de la Coopérative fédérée qui possède Olymel.

« Encore une fois ce midi, nous portons un message clair à la haute direction de la Coopérative fédérée. Depuis 2005, derrière les excédents de la coop, il y a une part de nos salaires qui ont été amputés de 5,40 $ l’heure d’un coup, comme si nous avions les moyens depuis 15 ans, de vivre avec moins d’argent dans nos poches et de financer les excédents d’une entreprise dont la mission, rappelons-le, n’est pas d’engranger des profits, de souligner Steve Houle, président du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN. Nous vivons des problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre à Princeville et l’employeur sait très bien comment les régler rapidement. C’est d’ailleurs ce qu’il a accepté dans d’autres usines alors nous attendons une offre qui corrigera enfin nos salaires ».

« En 2018, la Coop fédérée a enregistré des revenus records de 6,5 milliards de dollars qui, au final, se sont traduits par un excédent avant ristournes et impôts de 210,7 millions de dollars. À hauteur de 3,44 milliards de dollars, les ventes d’Olymel contribuent à plus de la moitié du chiffre d’affaires de la coopérative, ce qui démontre l’importance de cet employeur au Québec, de préciser Jacques Létourneau, président de la CSN. Or, ces dernières semaines, la haute direction d’Olymel ne démontre pas le respect qu’elle devrait avoir envers celles et ceux qui contribuent plus que quiconque, tous les jours, au succès de la Coop fédérée ».

« Avec la récente réouverture du marché chinois au porc canadien, la Coopérative fédérée sait très bien qu’Olymel peut faire des affaires d’or. Le prix du porc est bas et selon les perspectives actuelles, la demande poursuivra la croissance qu’elle connaissait avant la fermeture de marché chinois. En plus des 300 millions qui viennent tout juste d’être placés dans la Coop, ces dernières années, ce sont plus de 500 millions de dollars qui ont été investis dans la modernisation de ses équipements, de ses installations et dans des acquisitions, de rappeler David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN. Or, la Coop fédérée doit également investir dans ce qu’elle a de plus précieux, et je parle bien sûr de ses travailleuses et ses travailleurs qui sont à la base du succès de l’entreprise ».

Photos : Cédric Martin

« La Coopérative fédérée devrait impérativement rappeler Olymel à l’ordre dans cette négociation. Au fil des ans, nous avons connu Olymel dans des négociations difficiles, nous avons vécu des fermetures sauvages et des conflits interminables. Ces actions sont très loin du comportement exemplaire dont se vante la Coop fédérée sur son site web. Derrière des décisions purement comptables, il y a des travailleuses, des travailleurs et leurs familles qui vivent avec les conséquences désastreuses de ces actes. Nous attendons donc des actions concrètes de la haute direction de la Coop afin de corriger cette attitude de mauvais citoyen corporatif », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN), qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Ils sont également affiliés au Conseil central du Cœur du Québec–CSN qui regroupe près de 17 000 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Les travailleuses et les travailleurs manifestent au siège social d’Olymel

Ce matin, les travailleuses et travailleurs en grève d’Olymel Princeville ont manifesté devant le siège social de leur employeur.

« Ce matin, nous portons un message clair aux hauts dirigeants d’Olymel : depuis 2005, nous vivons avec moins d’argent dans nos poches et c’est l’entreprise que vous dirigez qui encaisse des millions grâce à nous. Cette baisse de 5,40 $ a plombé nos finances familiales et personnelles depuis près de 15 ans et sans cette correction salariale que nous revendiquons, rien ne se règlera, de souligner Steve Houle, président du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN. De plus, les problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre que nous vivons à Princeville peuvent se régler rapidement si l’employeur met l’effort qu’il faut, une logique qu’il a accepté et appliqué ailleurs dans son réseau d’usines. Nous attendons donc une offre à la hauteur de ce que nous n’avons pas gagné durant toutes ces années ».

« Nous appuyons sans réserve les revendications des salarié-es d’Olymel Princeville. Nous l’avons déjà dit : la prospérité actuelle d’Olymel s’est bâtie sur le dos des travailleuses et des travailleurs qui se pointent au travail chaque jour pour faire rouler leur usine. Les bons salaires qui augmentent équitablement à chaque année et qui suivent la hausse générale des prix, ce n’est pas juste pour les hauts dirigeants d’Olymel et de la Coop fédérée qui possède Olymel », de déclarer Alexandre Giguère, vice-président de la Fédération du commerce–CSN.

« Olymel roule sa bosse en Montérégie depuis longtemps. Nous avons vu passer des négociations difficiles, des fermetures sauvages, des conflits interminables et plusieurs décisions d’affaires froides qui ont eu des conséquences désastreuses sur les travailleuses, sur les travailleurs et leurs familles. Pour nous, il serait temps qu’on puisse entrevoir la haute direction d’Olymel autrement qu’au travers des luttes qui ternissent leur image et qui montrent un visage de mauvais citoyen corporatif », de conclure Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN).

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Ils sont également affiliés au Conseil central du Cœur du Québec–CSN qui regroupe près de 17 000 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité. Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) rassemble environ 31 000 membres, issus des secteurs privé et public, sur une base régionale.

Les travailleuses et les travailleurs d’Olymel veulent leur juste part

Ce midi, les travailleuses et travailleurs en grève d’Olymel Princeville ont rendu visite au Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bacon Inter-America–CSN qui vient tout juste de renouveler sa convention collective avec le même employeur.

« Lors de leur négociation, les travailleuses et les travailleurs de Olymel à Drummondville (Bacon Inter-America) ont déposé des demandes salariales visant à rehausser leur niveau de vie. Après une des plus courtes grèves de l’histoire — un peu plus de deux heures —, le syndicat s’est entendu avec l’employeur pour ajuster les salaires en fonction de la pénurie de main-d’œuvre et de la pénibilité de leur travail, de souligner Steve Houle, président du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN. Non seulement nous avons le même employeur, mais nous vivons exactement les mêmes problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre à Princeville. Notre travail est encore plus pénible et nous sommes d’avis qu’après nous avoir appauvris en 2005, Olymel doit nous verser un rattrapage salarial. Il est donc temps de revenir à la table de négociation pour arriver à une entente satisfaisante pour tout le monde ».

« Le 15 octobre dernier, Olymel s’est à nouveau mérité le Grand Prix Créateur d’emplois et de prospérité du Québec 2019 lors de la 3e édition des Prix Créateurs d’emplois du Québec. Or, la prospérité, ce n’est pas juste pour les hauts dirigeants d’Olymel et de la Coop fédérée qui possède Olymel, de rappeler David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN. En 2005, les salarié-es ont subi une baisse de salaire de l’ordre de 5,40 $ l’heure. Sans cette baisse, leur taux horaire serait de 25,92 $ au lieu des 19,91 $ touchés actuellement. La prospérité doit maintenant leur revenir sous la forme d’un ajustement salarial conséquent, qui suit, entre autres, les autres salaires versés dans les usines d’Olymel ».

« Olymel fait des affaires d’or, particulièrement au Cœur-du-Québec. Et lorsqu’elle verse de bons salaires à ses travailleuses et travailleurs, ce sont des retombées directes pour nos communautés qui en bénéficient. Durant toutes ces années, l’entreprise a encaissé directement des bénéfices supplémentaires en lien avec cette baisse de salaire de 2005, des millions de dollars qui ne sont pas allés dans les poches des salarié-es et dans l’économie de nos communautés. Alors qu’Olymel s’est enrichie sur leur dos, un retour du balancier doit maintenant se faire sous forme de bonification des salaires », de conclure Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN.

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Ils sont également affiliés au Conseil central du Cœur du Québec–CSN qui regroupe près de 17 000 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité.

Olymel préfère la judiciarisation à la négociation

Plutôt que de retourner à la table de négociation et de reprendre les négociations qui permettraient de trouver un règlement au conflit qui touche son abattoir de Princeville, Olymel a déposé et obtenu une injonction restreignant les libertés du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN.

« Prétextant le bien-être animal, Olymel cherchait d’abord à rétablir la circulation à l’usine et à limiter le nombre de piqueteurs en face de l’usine, ce qu’elle a obtenu. Or, que ce soit bien clair : dans notre travail, nous respectons toutes les normes éthiques pour éviter la cruauté animale. Les porcs qui se trouvaient dans l’usine et qui n’y sont plus étaient sous la supervision des cadres qui savent très bien comment prendre soin d’eux. Dans la foulée du déclenchement de la grève, le seul camion que nous avons laissé passer contenait la moulée qui était destinée aux porcs présents dans l’usine, de souligner Steve Houle, président du syndicat. Notre usine dispose de tous les équipements, des vétérinaires et de la nourriture pour maintenir les animaux dans un environnement qui respecte les normes établies. Le vrai problème en ce moment, c’est qu’Olymel est plus intéressé à parler de la santé des animaux que nous abattons tous les jours, que par la santé de ses travailleuses et travailleurs qui lui font faire des millions de dollars de profits chaque année et qui sont en grève actuellement. »

« Nous ressentons toujours l’effet de la baisse de salaire qui nous a été imposée en 2005. Selon les projections de nos économistes, sans cette baisse de l’ordre de 5,40 $ l’heure, nos salaires attendraient 25,92 $ au lieu des 19,91 $ l’heure, touchés actuellement. En clair, nous nous sommes appauvris depuis tout ce temps et nos revendications salariales sont non seulement tout à fait légitimes, mais en plus, elles demeurent inférieures au retard accumulé », de conclure monsieur Houle.

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Ils sont également affiliés au Conseil central du Cœur du Québec–CSN qui regroupe près de 17 000 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité.

Déclenchement de la grève chez Olymel à Princeville

Hier matin, à 8 h précises, les travailleuses et les travailleurs syndiqués de l’usine d’Olymel à Princeville ont quitté leur poste de travail afin de se rendre à leur cafeteria. Forts d’un mandat de grève récemment adopté à 94 %, les membres du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN ont décidé d’envoyer un message clair à leur employeur.

« Pour garder ses mécaniciens, en 2018, l’employeur leur avait consenti des augmentations de 5,25 $ l’heure. C’est une preuve qu’il sait très bien qu’on peut régler les problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre actuels en versant de meilleurs salaires. En 2005, après 18 mois de fermeture, nous avons subi des baisses salariales de l’ordre de 5 $ l’heure. Aujourd’hui, l’entreprise est en pleine croissance grâce à nous et il est temps pour nous de rattraper le salaire perdu », de déclarer Steve Houle, président du SEOP–CSN.

Les parties se retrouveront à la table de négociation cet après-midi. Aucune entrevue ne sera donnée d’ici-là.

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Ils sont également affiliés au Conseil central du Cœur du Québec–CSN qui regroupe près de 17 000 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité.

Fin de la grève à la plus grande usine de chocolat au Canada

La grève générale illimitée déclenchée dimanche dernier a pris fin avec l’acceptation d’une entente de principe avec l’employeur par 72 % des travailleuses et des travailleurs de Barry Callebaut.

« C’est par notre solidarité sans failles que nous avons été en mesure de faire des gains significatifs malgré l’éloignement du centre décisionnel de Chicago », a commenté Roland Piché, président du Syndicat des salariés de Barry Callebaut Canada inc. (usine de Saint-Hyacinthe) – CSN.

Les 350 membres du syndicat avaient voté un mandat de grève générale illimitée à pas moins de 95 %. Ils avaient déjà exercé ce mandat à deux reprises, dont le 26 août dernier. Après cette première grève de 36 heures, les syndiqué-es avaient obtenu plusieurs gains relatifs aux conditions de travail comme une diminution de la surcharge de travail par la création de 26 postes réguliers à temps complet. Ces postes étaient aussi une bonne nouvelle pour les employé-es temporaires. Au total, c’est moins de cinq jours de grève qui se seront tenus.

Sur le plan salarial, les syndiqué-es obtiennent 20,5 % d’augmentation sur six ans. Ce sera 5 % la première et la troisième année ainsi que 4,5 % la quatrième année. Les primes pour les quarts de travail de soir, de nuit et de fin de semaine sont augmentées de 50 %. On note aussi que l’assurance collective sera payée à 60 % par l’employeur plutôt que les 50 % actuels. Les disparités salariales à l’intérieur de l’usine seront éliminées, notamment pour les caristes. Une prime de 2 $ l’heure est aussi prévue pour ceux qui donneront des formations.

Conjoncture favorable
« Nous constatons dans les derniers mois que les employeurs accordent des avancées aux travailleuses et aux travailleurs dans une situation de pénurie de main-d’œuvre. Il est maintenant possible de faire des gains significatifs », indique Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce de la CSN.

Solidarité régionale et internationale
« La solidarité régionale a joué dans ce court conflit », ajoute Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie, qui a visité les grévistes à quelques reprises, parfois en compagnie de membres du syndicat de l’entrepôt de Jean Coutu ou des Aliments BCI.

Notons aussi l’appui de syndicats d’usines de Barry Callebaut à Louviers en France et l’échange d’information avec d’autres camarades en Allemagne.

Grève générale illimitée déclenchée chez Barry Callebaut de Saint-Hyacinthe

À la suite d’une journée de médiation tenue hier, les travailleuses et travailleurs de Barry Callebaut ont déclenché une grève générale illimitée.

Forts d’un mandat adopté à 95 %, les 365 travailleurs n’ont eu d’autre choix que d’envoyer un message sans équivoque à l’employeur, puisqu’il est clair que ce dernier n’a pas les mandats nécessaires pour en arriver à une entente satisfaisante avec le syndicat.

De plus, l’attitude outrancière adoptée vendredi dernier par la direction de Barry Callebaut n’a pas passé auprès des travailleurs et travailleurs de l’usine. Devant le conciliateur du ministère du Travail et le syndicat, l’employeur a nié l’offre sur laquelle il s’était initialement entendu avec le conciliateur. Face à cette situation, le conciliateur nommé au dossier a dû quitter la table de négociation.

« L’employeur doit revenir à la table avec un mandat sérieux et respectueux des demandes légitimes des travailleurs. Nous ne rentrerons pas au travail tant qu’il n’y aura pas d’offres satisfaisantes, explique le président du syndicat, Roland Piché. Nous sommes solidaires et déterminés à obtenir ce que nous méritons. »

L’usine de Saint-Hyacinthe est la seule usine intégrée de Barry Callebaut en Amérique et la grande majorité de sa production de chocolat est exportée aux États-Unis. L’entreprise est présente dans 30 pays et génère un chiffre d’affaires de plus de 9 milliards de dollars canadiens.

La CSN se réjouit de l’unanimité sur la consigne à la SAQ

La Confédération des syndicats nationaux se réjouit des conclusions du rapport de la Commission des transports et de l’environnement, chargée d’évaluer les enjeux de recyclage et de valorisation locale du verre, au sujet de la consigne à la Société des alcools du Québec.

« À la veille d’une des plus grandes mobilisations environnementales à l’échelle de la planète, nous ne pouvons que nous réjouir de cette unanimité exprimée par tous les partis politiques, qui nous permettra enfin de remédier au gaspillage insensé du verre au Québec », de souligner Pierre Party, trésorier de la CSN et responsable du dossier de l’environnement et du développement durable. « Nous revendiquions depuis longtemps cette consigne et nous voyons d’un très bon œil qu’une société d’état comme la SAQ doive désormais assumer cette responsabilité fondamentale ».

« Nous sommes heureux de constater que les conclusions du rapport tiennent compte des préoccupations que nous avions formulées en commission parlementaire. Pour nous, il va de soi que la SAQ devra jouer un rôle central dans le processus de consignation et que les centres de tri continueront de faire partie intégrante de l’équation. Nous saluons également l’intention de moderniser ces centres de tri et nous revendiquons toujours l’amélioration des conditions de travail au sein de ces installations, afin de favoriser l’attraction de la main-d’œuvre et la rétention de leur expertise », de renchérir Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Il va de soi qu’il s’agit d’une excellente nouvelle. Nous sommes toutefois préoccupés par l’absence totale de la question de la bouteille brune classique utilisée par les brasseurs au Québec. En janvier dernier, l’abandon des quotas qui obligeaient les brasseurs à limiter à 37,5 % leur mise en marché de contenants à remplissage unique (CRU) a, en quelque sorte, signé l’arrêt de mort des contenants à remplissages multiples (CRM) dont la bouteille brune fait partie », de déplorer David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN (FC–CSN). « Or, de tous les contenants consignés, ceux qui sont réutilisés jusqu’à une dizaine de fois demeurent plus respectueux pour l’environnement, tout en créant plus d’emplois au total ».

Grève à la plus importante usine de chocolat au Québec

Une grève de 36 heures a été déclenchée à 13 h aujourd’hui par les 365 travailleuses et travailleurs de l’usine de chocolat Barry Callebaut.

« Notre employeur se cache derrière le centre de décision de Chicago et refuse de s’avancer sur des demandes importantes comme l’embauche de plus de personnel ou l’affichage systématique de tous les postes », déplore Roland Piché, président du Syndicat des salariés de Barry Callebaut Canada inc. (usine de Saint-Hyacinthe) – CSN. Ce dernier précise qu’une série de demandes normatives sont toujours en suspens, alors que la question salariale n’a pas encore été abordée. Devant cette lenteur dans la négociation, qui s’étire depuis avril, les 365 syndiqué-es ont voté à 95 % pour le déclenchement d’une grève au moment jugé opportun.

Barry Callebaut tergiverse sur des questions normatives alors que ses affaires vont plutôt bien et que la pénurie de main-d’œuvre devrait l’inciter à rendre ses conditions de travail plus attractives. « Il est grand temps que Barry Callebaut négocie sérieusement », insiste Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Aucune difficulté financière

Saint-Hyacinthe est la seule usine intégrée de Barry Callebaut en Amérique et la grande majorité de sa production de chocolat est exportée aux États-Unis. Or, la situation est favorable sur le marché américain, puisque la faiblesse de notre dollar fait en sorte qu’une même vente aux États-Unis vaut plus en dollar canadien que pendant la période où il y avait une parité entre nos monnaies.

Depuis plusieurs années, Barry Callebaut paye son sucre 35 % moins cher que ses concurrents américains, si l’on se fie à l’Institut canadien du sucre. Cerise sur le sundae au chocolat, le nouvel ALENA 2.0, qui devrait entrer en vigueur vers 2020, va permettre au Canada d’exporter aux États-Unis une plus grande quantité de produits contenant du sucre sans aucun tarif douanier.

La multinationale suisse Barry Callebaut est présente dans 30 pays et génère un chiffre d’affaires de plus de 9 milliards de dollars canadiens en vendant du chocolat à d’autres entreprises. Un produit chocolaté sur quatre qui est consommé dans le monde passe par ses usines. Barry Callebaut est le principal responsable de l’important surplus commercial du Québec dans le secteur du chocolat.

À propos

La Fédération du commerce (FC–CSN) compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

 Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Du fumier pour cultiver un règlement fertile

Ce matin, le Syndicat régional des salariées des Caisses Desjardins de la Côte-Nord–CSN a de nouveau manifesté son impatience face à leur employeur.

« Nous avons livré environ 600 livres de fumier de mouton à notre employeur en guise d’appréciation de son attitude générale à notre égard. Notre second message est tout aussi clair : nous ne sommes pas des moutons et nous souhaitons un retour rapide et fertile à la table de négociation, afin d’y faire germer un règlement négocié de bonne foi », de revendiquer Chantale Vaillancourt, présidente du syndicat.

En grève générale illimitée depuis le 3 mai dernier, les salarié-es ont déposé une pétition le 11 juin dernier qui rassemble plus de 2600 signatures d’appui à leur négociation de la part de la population.

« Nous attendons impatiemment que la Fédération des caisses Desjardins intervienne et donne enfin un mandat clair à cet employeur afin de régler ce conflit qui traîne déjà depuis trop longtemps. Depuis la dernière rencontre tenue le 6 juin dernier, en plein conflit de travail, l’employeur n’a proposé aucune nouvelle date de négociation, une attitude digne des pires entreprises. Lors de la dernière séance de négociation, nous avions pourtant proposé deux scénarios de règlements qui ont été rejetés sans aucune explication », de dénoncer David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN.

En assemblée générale le 7 juin dernier, les membres ont réaffirmé leur détermination à poursuivre la grève, tout en se préparant à augmenter les moyens de pression.

« Même si le Mouvement Desjardins se targue d’agir différemment des autres banques dans le cours normal de ses affaires, les récentes actualités nous révèlent que sa direction semble quelque peu manquer de rigueur et leur comportement dans cette négociation nous indique effectivement tout le contraire. Nous réitérons que ces agissements sont dignes des mauvais employeurs. La Fédération des caisses doit agir, et ce, dans les plus brefs délais afin de donner un mandat de négocier de bonne foi à la direction de la Caisse de Hauterive », de conclure Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord–CSN (CCN—CSN).

Le syndicat demande à nouveau à la population de ne pas franchir la ligne de piquetage des employé-es de la caisse Desjardins de Hauterive, ce qui aide les syndiqué-es à régler plus rapidement leurs différends avec Desjardins.

 À propos

La Fédération du commerce–CSN regroupe des femmes et des hommes partout au Québec, dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. La fédération représente près de 2000 travailleuses et travailleurs de Desjardins partout au Québec et compte près de 30 000 membres, regroupés au sein de 330 syndicats. Le Conseil central Côte-Nord–CSN regroupe plus de 50 syndicats représentant sur une base régionale plus de 5500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité.

Dépôt d’une pétition d’appui de la population

Ce matin, le Syndicat régional des salariées des Caisses Desjardins de la Côte-Nord–CSN a déposé à leur employeur une pétition rassemblant plus de 2000 signatures en appui à leur négociation.

« Après plus d’une vingtaine de rencontres, dont les dernières en présence du conciliateur, nous faisons toujours face à un employeur qui ne veut tout simplement pas négocier. Jeudi dernier, nous avons tenté de dénouer l’impasse à laquelle nous sommes confrontés, mais l’employeur reste inflexible, de déplorer Chantale Vaillancourt, présidente du syndicat. Le dépôt de cette pétition nous démontre que la population n’appuie pas la position et l’attitude de la Caisse. L’employeur fait du présentéisme, arrive aux rencontres sans mandat et ne fait aucune proposition pour en arriver à une entente avec ses salarié-es. Son comportement frôle la mauvaise foi. »

En grève générale illimitée depuis le 3 mai dernier, les salarié-es ont rassemblé plus de 2000 signataires en appui à ce message : Nous appuyons les syndiqué-es du Syndicat régional des salariées des caisses Desjardins de la Côte-Nord et demandons à l’employeur de la caisse populaire Desjardins de Hauterive de convenir d’un règlement immédiatement au bénéfice de tous les membres de Desjardins ainsi que de la population.

« Nous trouvons inconcevable qu’un employeur de cette envergure agisse de cette manière. En plein conflit, il n’a proposé aucune date de négociation alors que celle-ci est au point mort, à cause de son attitude. Jeudi dernier, nous avons proposé deux scénarios de règlements et l’employeur n’a pas bougé d’un iota de ses positions. Pour nous, il est clair que les paramètres de règlement sont dictés directement de la Fédération des Caisses Desjardins, ce qui empêche une négociation de bonne foi », a renchéri David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN.

En assemblée générale vendredi dernier, les membres ont réaffirmé leur détermination à poursuivre la grève, tout en se préparant à augmenter les moyens de pression.

« Tout ce que fait Desjardins actuellement, c’est de confirmer qu’il est un mauvais employeur, ce que nous répétons depuis déjà plusieurs semaines. La Fédération des caisses nous donne raison : elle refuse de confier des mandats clairs, des pistes de règlement et laisse la direction de la Caisse de Hauterive se présenter les mains vides en négociation. Nous sommes heureux du soutien de la population qui voit clair dans le jeu de l’employeur », de conclure Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord–CSN.

Après avoir reçu ces appuis, le syndicat demande à nouveau à la population de ne pas franchir la ligne de piquetage des employé-es de la caisse Desjardins de Hauterive, ce qui aide les syndiqué-es à régler plus rapidement leurs différends avec Desjardins.

À propos

La Fédération du commerce–CSN regroupe des femmes et des hommes partout au Québec, dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. La fédération représente près de 2000 travailleuses et travailleurs de Desjardins partout au Québec. La fédération compte près de 30 000 membres, regroupés au sein de 330 syndicats. Le Conseil central Côte-Nord–CSN regroupe plus de 50 syndicats représentant sur une base régionale plus de 5500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité.

Olymel ajuste ses salaires à la pénurie de main-d’œuvre

Les 500 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bacon Inter-America-CSN ont accepté à 91 % l’entente de principe convenu avec Olymel dans la nuit du 31 mai au 1er juin.

 Le nouveau contrat de travail de quatre ans comprend une hausse salariale de 2,50 $ l’heure pour tous dès la première année, de 1 $ la deuxième année, de 3,5 % la troisième et de 2,1 % pour la dernière année. Le salaire de départ passera donc de
13,11 $ l’heure à 17,55 $ à la fin de la convention, en 2023. Dès la première année, les salaires atteindront donc de 22,05 $ à 29,50 $ l’heure dans le haut de l’échelle.

 L’entente de principe est survenue après une grève d’un peu plus de 2 h. À la demande du syndicat, la conciliatrice avait décidé de retenir les deux parties pour la poursuite des négociations, malgré le déclenchement d’une grève. Celle-ci aura donc été l’une des grèves les plus courtes des dernières années.

 « Nous étions l’une des usines où les employé-es étaient les moins bien payés d’Olymel et nous serons maintenant les mieux payés au Québec et en Ontario », souligne fièrement Mélanie Cloutier, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bacon Inter-America-CSN. Par cette négociation, Olymel reconnait la nécessité de hausser les salaires en raison de la pénurie de main-d’œuvre et du travail pénible.

Plus de formation et moins de surcharge de travail
En plus du salaire, la nouvelle entente prévoit une entente-cadre sur la formation qui tient compte des travailleuses et travailleurs immigrants en prévoyant des activités socioculturelles inclusives et de la francisation.

Une nouvelle entente sur la surcharge de travail s’intègrera bientôt à la convention. Elle prévoit noir sur blanc l’ajout de personnel en cas de fardeau de travail.

Il y aura aussi un montant de 100 $ par an pour l’inscription dans un centre de santé, un plan dentaire et une part plus importante de l’assurance salaire payée par l’employeur.

« On fait un bond important pour améliorer nos conditions de travail », conclut Mélanie Cloutier.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bacon Inter-America-CSN compte près de 500 membres dont une majorité de femmes. Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce de la CSN. La FC-CSN compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Le STT de Bacon inter-America est aussi affilié au Conseil central du Cœur du Québec–CSN regroupe plus de 16 300 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité. Le territoire du conseil central est composé des deux régions administratives de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

L’employeur doit revenir à la table de négociation

Lors d’un rassemblement tenu ce matin devant la caisse populaire Desjardins de Hauterive, appuyé par plusieurs travailleuses et travailleurs syndiqués de la CSN, le Syndicat régional des salariées des Caisses Desjardins de la Côte-Nord–CSN a lancé un appel à l’employeur pour que celui-ci revienne rapidement à la table de négociation.

« Même si Desjardins se targue d’être un bon employeur, nous sommes actuellement sans contrat de travail, et ce, depuis 22 mois. Alors que nous demandions le statu quo, la partie patronale ne cherche qu’à faire reculer les conditions de travail que nous avons acquises depuis longtemps, ce que nous refusons catégoriquement. Depuis le 3 mai dernier, date où nous avons voté la grève générale illimitée à 97 %, l’employeur laisse volontairement traîner la négociation, de dénoncer Chantale Vaillancourt, présidente du syndicat. Le 3 mai dernier, lorsque nous nous sommes présentés à la table de négociation, nous avons pourtant déposé une contre-offre globale et proposé plusieurs solutions sur différents enjeux, dont l’ancienneté et les horaires de travail pour lesquels l’employeur est en demande, mais celui-ci n’a rien voulu concéder en échange. »

« Lors des rares conflits que nous traversons, ça n’a tout simplement pas de bon sens de ne pas avoir de rencontres durant un mois. Or, depuis le 3 mai, l’employeur proposait seulement des dates de négociation au début du mois de juin. Que ce soit sur les services aux membres ou sur les travailleuses et travailleurs, l’employeur devra vivre avec les conséquences négatives de ce conflit. Depuis le début, nous prétendons que les mandats de négociation viennent directement de la Fédération des caisses Desjardins qui veut à tout prix niveler les conditions générales de ses salarié-es vers le bas. Si c’est le cas, nous trouvons encore plus inconcevable que la haute direction du mouvement cautionne une telle attitude de mépris envers ses membres et ses salarié-es », de déclarer Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord.

Le syndicat demande l’appui et le respect de la population en leur demandant de ne pas franchir la ligne de piquetage des employé-es de la caisse Desjardins de Hauterive. Cet appui aidera les syndiqué-es à régler plus rapidement leurs différends avec Desjardins.

À propos

La Fédération du commerce (CSN) regroupe des femmes et des hommes partout au Québec, dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. La fédération représente près de 2000 travailleuses et travailleurs de Desjardins partout au Québec. La fédération compte près de 30 000 membres, regroupés au sein de 330 syndicats. Le Conseil central Côte-Nord–CSN regroupe plus de 50 syndicats représentant sur une base régionale plus de 5500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité.

 

 

 

 

La CSN interpelle la Fédération des caisses

Lors d’une manifestation tenue à Montréal devant le Complexe Desjardins, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a interpellé la Fédération des caisses Desjardins du Québec afin qu’elle intervienne dans le processus de négociation de ses caisses membres du Mouvement Desjardins.

« Actuellement, nous avons deux syndicats qui vivent des négociations difficiles : à la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda et à la Caisse populaire Desjardins de Hauterive, à Baie-Comeau. Les deux syndicats ont dû se doter de mandats de grève qu’ils ont exercés afin de contrer les demandes de reculs provenant de la Fédération des caisses Desjardins. Or, ces demandes de reculs risquent d’avoir un impact sur l’ensemble des salarié-es que nous représentons. Aujourd’hui donc, nous interpelons la Fédération des Caisses Desjardins afin qu’elle facilite l’obtention de règlements satisfaisants », souligne Jacques Létourneau, président de la CSN.

« Les dispositions relatives à l’évaluation de notre rendement constituent un des points importants qui achoppe à la table de négociation. Dans ce processus, l’employeur se retrouve à être juge et partie et les augmentations salariales sont généralement déterminées de manière complètement arbitraire, à la totale discrétion du gestionnaire. La position salariale finale aux tables de négociation est commandée par la Fédération des caisses et impose un appauvrissement à nos membres dans un contexte économique favorable où la rentabilité de l’employeur n’est pas un enjeu. Depuis le mois de janvier, les reculs incluent même la fin du régime d’assurance collective pour les retraité-es », précise Isabelle Frelas, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda–CSN (STTCPRN).

« Généralement, les conflits de travail sont rares dans le secteur de la finance. Dans un des deux conflits actuels, celui de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda, nous en sommes à notre seconde plainte contre l’employeur qui multiplie les manœuvres illégales envers le syndicat et ses salarié-es. Le 5 février dernier, l’employeur a été condamné par le Tribunal administratif du travail (TAT). Ce dernier a statué que l’employeur avait fait preuve d’ingérence dans les affaires du syndicat, de mauvaise foi et d’intimidation par courriel envers les membres du STTCPRN », ajoute David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Nous aurions aimé que la Fédération des caisses se comporte selon ses valeurs plutôt que celles d’une institution financière privée qui n’en a que pour ses actionnaires. Le modèle coopératif des Caisses Desjardins devrait insuffler une toute autre dynamique dans les relations de travail avec ses salarié-es qui sont également les membres de ce mouvement. Nous souhaitons vivement que la Fédération des caisses entende notre message aujourd’hui », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda–CSN compte 70 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui rassemble quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Dépôt d’une seconde plainte au TAT contre l’employeur

À la suite d’un incident survenu le vendredi 22 février, une seconde plainte pour intimidation sera déposée au Tribunal administratif du travail (TAT) contre la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda dans le cadre de la négociation visant le renouvellement de la convention collective des salarié-es.

« Nous déplorons à nouveau l’attitude moyenâgeuse du directeur général de notre institution. Vendredi dernier, alors qu’elle affichait du matériel de mobilisation, une de nos membres a été la cible d’une altercation physique perpétrée par monsieur Loranger sur le terrain de l’établissement. Nous sommes encore sous le choc d’avoir été témoin de cette manœuvre disgracieuse de la part du plus haut dirigeant de notre établissement », de dénoncer Isabelle Frelas, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda–CSN (STTCPRN).

Rappelons que le 5 février dernier, des manœuvres de Jean-Claude Loranger ont été condamnées par le TAT qui a reconnu l’ingérence de l’employeur dans les affaires du syndicat, sa mauvaise foi et l’intimidation par courriel dont il a fait preuve envers les membres du STTCPRN.

« Dans l’ensemble des rares conflits de travail auxquels nous devons faire face, jamais un directeur général n’a agi de la sorte envers ses propres salarié-es, d’autant plus que monsieur Loranger siège à titre de président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda et, qu’en ce sens, il devrait se comporter de manière exemplaire », de renchérir Felix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN).

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda–CSN compte 70 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui rassemble quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Le CCATNQ–CSN en rassemble 7000 en Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec.

Le TAT démantèle deux syndicats de complaisance au Mount Stephen Club

Dans le cadre d’une décision historique rendue le 1er novembre 2018, le Tribunal administratif du travail (TAT) a jugé que les agissements du Mount Stephen Club contrevenaient à la loi et a tranché en faveur de la Confédération des syndicats nationaux, allant même jusqu’à démanteler deux syndicats de complaisance créés par l’entremise de l’employeur.

« Il s’agit d’une victoire majeure pour nous, puisqu’elle vient dire aux employeurs qu’ils ne peuvent abuser impunément de tactiques illégales pour nuire aux syndicats. Tout d’abord, le TAT a reconnu que les accusations publiques du Mount Stephen Club (MSC) envers la CSN n’avaient pour objectif que d’entraver le travail du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Mount Stephen Club–CSN (STTMSC) afin de le rendre vulnérable puisque, finalement, le MSC n’avait pas l’intention de fermer ses portes de manière définitive, de déclarer David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce (FC–CSN). Dans cette décision totalement inédite, la preuve déposée était tellement solide que le TAT est allé jusqu’à dissoudre les deux syndicats de complaisance créés par l’employeur — ceux-ci ayant même été qualifiés de syndicats de boutique —, parce qu’il y avait apparence de collusion entre l’employeur et son représentant dans plusieurs dossiers ».

En 2012, le MSC fermait ses portes et blâmait notamment le STTMSC d’en être responsable par ses demandes salariales trop élevées et sa conduite trop rigide de la négociation.

« Le TAT a également annulé deux congédiements, la preuve déposée démontrant que le MSC a licencié arbitrairement deux serveurs dans le but de les empêcher de communiquer avec la CSN, de souligner le président de la FC–CSN. Le MSC a même refusé d’embaucher un travailleur pour le seul motif qu’il était membre de la CSN dans un autre restaurant montréalais et qu’en entrevue, il avait précisé qu’il pouvait s’accommoder de travailler dans un établissement syndiqué. »

Finalement, le TAT reconnaît que dès le dépôt de l’accréditation, le MSC n’a cessé d’entraver le travail du STTMSC par une série de gestes l’empêchant d’entrer en contact avec ses membres. L’employeur a favorisé notamment la venue d’un autre syndicat de boutique afin de syndiquer les nouveaux salarié-es de l’hôtel avant même sa réouverture. En agissant de la sorte, l’employeur tentait de bloquer le syndicat déjà légalement constitué affilié à la CSN. En 2011, la syndicalisation rapide du Mount Stephen Club par la CSN avait trouvé écho parmi les travailleurs parce qu’ils étaient soumis à l’arbitraire de la gestion de la direction et au favoritisme manifesté à l’égard de nouveaux employé-es, une pratique malheureusement trop courante dans l’industrie de la restauration.

« Le domaine de la restauration compte beaucoup trop d’employeurs qui font la pluie et le beau temps en imposant des conditions totalement illégales à leurs salarié-es. Quand ils ne se réapproprient pas tous les pourboires pour n’en redonner qu’une partie à leurs serveuses et serveurs, ce qui est carrément contraire à la loi, ils chargent le coût des uniformes à leurs salarié-es ou les congédient dès que l’un des leurs revendique le respect de ses droits au travail. Voilà pourquoi nous avons lancé le Syndicat des employé-es de la restauration–CSN (SER), afin d’offrir la possibilité à ces travailleuses et travailleurs d’unir leurs forces contre les employeurs sans scrupules », de poursuivre monsieur Bergeron-Cyr.

« Aujourd’hui, nous prenons les devants : si la Coalition avenir Québec (CAQ) tient vraiment à moderniser les syndicats, qu’il établisse des règles claires dans le domaine de la restauration afin de faire face aux enjeux actuels qui minent les relations de travail dans ce secteur et de mettre un terme à l’arbitraire qui y règne. Ce ne sont pas tous les restaurateurs qui agissent de la sorte, mais contre les trop nombreux délinquants, ce n’est qu’avec un rapport de force égalitaire digne de ce nom que les salarié-es pourront enfin espérer obtenir le respect auquel ils ont droit », de conclure le président de la FC–CSN.

La FC–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 330 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Les membres du syndicat se mobilisent

Lors d’une assemblée générale d’information tenue aujourd’hui à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Reine Elizabeth–CSN (STTHRE) ont fait le point sur les tensions vives qui minent les relations de travail au sein de leur établissement.

« Depuis la réouverture à la suite des rénovations majeures de 2016-2017, les relations de travail sont catastrophiques au Reine Elizabeth. Presque tous les départements sont de manière déficiente : des gestionnaires qui prennent plaisir à microgérer, des valeurs d’entreprise qui ne veulent rien dire, aucun plan de développement, un espace de travail déprimant et un manque de reconnaissance », de dénoncer David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

En juillet 2017, après un an de mise à pied pour des rénovations, des salarié-es déterminés et ayant à cœur de faire revivre cette grande institution sont revenus au travail. La Caisse de dépôt et de placement du Québec venait tout juste d’investir plus de 160 millions de dollars pour la rénovation de l’hôtel, et le syndicat et l’employeur venaient de signer une convention collective de huit ans, jetant les bases d’un engagement mutuel à respecter ce contrat de travail. Malheureusement, cette bonne entente a été de courte durée et depuis, rien ne va plus : sous-effectifs, surcharge de travail, épuisement, heures supplémentaires obligatoires, augmentation des accidents de travail et pour couronner le tout, des erreurs majeures et fréquentes sur le versement de la paie aux salarié-es.

En dix mois seulement, le syndicat a déposé plus de 175 griefs en lien avec ces situations qui minent l’atmosphère de travail et le service à la clientèle. Pour se faire entendre par leur employeur lors d’une assemblée générale tenue le 19 juin dernier, le STTHRE a adopté à 98 % des moyens de pression en cours de convention collective, excluant la grève. Durant les mois de juillet et août, diverses actions ont été menées afin de faire entendre raison à l’employeur. Le 1er août, celui-ci a répondu en envoyant des mises en demeure par huissier aux domiciles de tous les dirigeants du syndicat.

« Comme si ce n’était pas suffisant, le 4 octobre dernier, après avoir paritairement convenu la veille de demander la nomination d’un médiateur-conciliateur auprès du ministère du Travail, l’employeur a déposé un grief patronal réclamant plus de 150 000 $ au syndicat. Aujourd’hui nous lui disons : assez, c’est assez ! Que cet employeur se le tienne pour dit : ses techniques antisyndicales d’intimidation ne fonctionnent tout simplement pas. La Fédération du commerce et la CSN seront aux côtés des membres de ce syndicat jusqu’à ce qu’ils obtiennent la considération et le respect auxquels ils ont droit », de conclure monsieur Bergeron-Cyr.

Le STTHRE représente plus de 700 membres. Il est affilié à la FC–CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 330 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Une importante avancée pour les salarié-es de la Place Peel

À la suite de la signature de leur tout premier contrat de travail le 27 juin dernier, les salarié-es du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Tour Cartier–CSN, section Place Peel, bénéficient désormais de conditions de travail grandement bonifiées par rapport à celles qu’elles et ils touchaient auparavant.

« À l’issue d’une négociation difficile, les membres de ce nouveau syndicat accrédité en novembre 2016 gagnent désormais un salaire horaire de 15,00 $ l’heure, ce qui tranche avec le salaire minimum qui leur était versé avant la signature de leur contrat de travail. Ils ont également reçu un montant forfaitaire de 1000 $ à la signature de la convention, qui contient désormais une assurance collective avec une couverture de soins dentaires », de souligner Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN.

« Soulignons également que les membres ont également obtenu un régime de retraite auquel l’employeur égale la cotisation de 1 % versée par les salarié-es. À ces gains s’ajoutent cinq jours de maladie, un congé mobile et l’obtention de quatre semaines de vacances après un cumul de 10 ans d’ancienneté, ce qui touche presque l’ensemble des membres de l’unité syndicale. Ce règlement démontre clairement qu’en se syndiquant, les travailleuses et les travailleurs améliorent leurs conditions de travail et, plus largement, leurs conditions de vie », de conclure monsieur Valiquette.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Tour Cartier–CSN, section Place Peel, compte six membres affiliés à la Fédération du commerce–CSN.

 

 

Que restera-t-il de nous dans quatre ans ?

Autant dans l’hôtellerie que dans le domaine du commerce de détail, dans le secteur des médias et dans celui des taxis, nous avons tous vu des multinationales aux dents longues attaquer sauvagement nos marchés sans respect pour nos réglementations, en plus de saccager en un claquement de doigts ce que nous avons mis des décennies à bâtir. Les experts nous disent que ce n’est qu’un début.

Bien que nos rivaux soient tous distincts (Airbnb, Expedia, Amazon, Google, Netflix, Facebook et Uber), aujourd’hui, nos industries souhaitent parler d’une seule voix pour poser une question cruciale aux candidats qui désirent gérer les destinées du Québec : que restera-t-il de nous dans quatre ans ?

Si rien n’est fait pour rétablir rapidement l’équité dans nos secteurs, il y a de fortes chances que certains d’entre nous deviennent considérablement affaiblis, voire agonisants.

À quelques exceptions près, la campagne électorale se déroule sans qu’on ait abordé de front un des principaux éléments perturbateurs des quatre dernières années, soit la montée vertigineuse d’entreprises étrangères dont les plateformes technologiques bouleversent un ensemble de secteurs, parfois pour le meilleur et souvent pour le pire.

Perte d’emplois et de revenus fiscaux

Pourtant, il y a urgence de discuter de ces transformations en raison des impacts majeurs qu’elles ont sur l’ensemble de notre économie, sur les travailleurs qui y œuvrent et sur la vie de l’ensemble de nos citoyens. Pensons à l’iniquité fiscale et aux pertes d’emplois qu’entraîne la montée en puissance de ces géants du web. Ces méga-entreprises américaines s’imposent déjà en étouffant nos industries locales tout en évitant de payer des impôts ici, au Québec, et en contournant les lois et règles qui encadrent nos industries.

Trop souvent, elles agissent comme si elles n’avaient aucune responsabilité dans nos localités et, finalement, elles apportent bien peu à l’économie québécoise, tout en concurrençant les acteurs locaux de façon inéquitable, au point de menacer leur survie. Déjà, les pertes sont énormes dans le milieu des médias, du taxi, de l’hébergement et du commerce au détail.

Ce sont des millions de dollars en impôts qui échappent au fisc québécois et canadien ainsi que des milliers d’emplois qui sont perdus sans que la classe politique démontre l’urgence de s’y attaquer.

Quelles sont donc les positions des partis sur ces questions ?

Nous devons adapter rapidement nos politiques, nos lois et nos règles afin que nos emplois, nos entreprises et notre économie ne soient pas les laissés-pour-compte des opportunités qu’offrent les technologies du numérique. Il est cependant évident que nos gouvernements ont un rôle prépondérant à jouer afin d’offrir un environnement de marché sain, équitable et favorable à l’épanouissement de nos communautés. Nous nous attendons à ce que nos dirigeants soient capables de saisir les enjeux de ces changements et soient aptes à distinguer les bonnes occasions des menaces réelles envers l’économie locale et la démocratie québécoise.

Cosignataires de la lettre : Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications (FNC-CSN); Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) ; Marjolaine de Sa, directrice générale de l’Association hôtelière de la région de Québec (AHRQ) ; et Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC-CSN)

Une belle victoire qui s’inscrit dans la lutte pour le 15 $ l’heure

Réunis en assemblée générale hier après-midi, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Colabor, affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN), ont voté à 88 % en faveur de l’entente de principe survenue le 10 juillet entre l’employeur et le syndicat.

Après six mois de négociation et une journée de grève, les travailleuses et les travailleurs de cette entreprise de distribution de produits alimentaires se sont dits très satisfaits de l’entente présentée. Parmi les gains obtenus, on trouve entre autres un important redressement salarial, une clause pour circonscrire davantage la sous-traitance dans l’entreprise et une bonification du régime de retraite. « Nous sommes fiers de ce que nous avons réalisé. C’est grâce à notre grande détermination et à notre mobilisation hors du commun que nous avons réussi à obtenir cette entente. Les membres étaient au rendez-vous à tous les moments clés de la négo », a lancé, Mario Bilodeau, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Colabor.

Avec l’entente adoptée hier, les salaires d’entrée des employé-es de Colabor passeront d’environ 12,50 $ à 16 $ l’heure, des augmentations qui sont en droite ligne avec la revendication de la CSN pour un salaire minimum à 15 $ l’heure. « À la Fédération du commerce, nous adhérons complètement à cette revendication pour un salaire minimum décent. Négocier un revenu qui permet aux travailleuses et aux travailleurs que nous représentons de vivre et non pas de simplement survivre, c’est la base du travail syndical », a ajouté David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce (FC–CSN). Au Québec, le secteur du commerce de gros et de détail représente à lui seul près de 40 % des employés qui reçoivent le salaire minimum, soit 12 $ l’heure.

Dans le cadre de cette négociation, un travail conjoint a aussi été fait pour réorganiser les mouvements de main-d’œuvre, ce qui favorisera l’expansion de l’entreprise. Pour Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN), l’entente ratifiée hier représente une belle victoire pour la région. « Je tiens à féliciter tous les employé-es de Colabor. Des avancées comme celles-ci bénéficient à toute la Montérégie. De bonnes conditions de travail, ça attire les travailleuses et les travailleurs chez nous et, de meilleurs salaires, ça fait de l’argent réinjecté dans l’économie régionale; c’est gagnant-gagnant. D’ailleurs, la bonne santé économique des villes, États et pays qui ont augmenté considérablement le salaire minimum en est la preuve. »

Nouvelle opération de signatures

Ce samedi, de 10 h à 14 h, des militantes et des militants de partout au Québec tiennent une nouvelle opération de signatures aux portes de 25 succursales de la Société des alcools du Québec. Cette action tenue le jour de la consigne s’inscrit dans le cadre de la campagne Je signe pour la consigne/Verre : la fin du gaspillage.

« Le succès de notre première séance de signatures tenue le 9 décembre dernier nous démontre clairement l’appui de la population à l’instauration d’une consigne sur toutes les bouteilles vendues à la SAQ. Actuellement, nous avons atteint plus de 25 000 signatures et nous comptons bien en ajouter plusieurs milliers d’ici le dépôt des pétitions à l’Assemblée nationale, avant la fin de la présente session parlementaire, de déclarer Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux. Pour nous, une chose demeure certaine : il faut mettre fin au gaspillage du verre et la consigne à la SAQ demeure LA solution. »

Hier, en réaction aux actions menées par la CSN, le SCFP-Québec FTQ et les Métallos FTQ, les médias nous apprenaient que la SAQ a changé de ton à ce sujet et que désormais, elle se plierait à la décision du gouvernement si celui-ci décidait d’instaurer une consigne sur toutes les bouteilles vendues dans ses magasins. Ce changement de position de la part de la SAQ doit impérativement inciter le gouvernement et les partis politiques à prendre position en faveur de cette consigne.

« Trop de verre se retrouve encore dans les sites d’enfouissement. Voilà pourquoi, au même moment, l’usine d’Owens Illinois doit acheter du verre à fort prix dans le reste du Canada et aux États-Unis. Cette situation est totalement absurde », lance Dominic Lemieux, adjoint au directeur québécois des Métallos, dont le syndicat représente les travailleurs de l’usine de fabrication de verre Owens Illinois à Pointe-Saint-Charles. De plus, en utilisant davantage de verre recyclé dans les recettes de fabrication de nouveau verre, on peut réduire les émissions de GES liées au procédé et au transport du verre.

Cette semaine, les 125 députés de l’Assemblée nationale ont reçu une bouteille de vin vide pour les sensibiliser à l’importance d’instaurer une consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux puisqu’aucun système de consigne n’existe au Québec et que les centres de tri peinent à traiter adéquatement le verre afin qu’on puisse lui donner une seconde vie. Le Québec et le Manitoba sont les seules provinces à ne pas avoir de consigne sur leurs bouteilles de vin et de spiritueux.

« La SAQ dispose d’un réseau de distribution efficace et bien implanté dans toutes les régions du Québec. Les camions se rendent remplis de bouteilles dans plusieurs points de vente et de distribution pour ensuite revenir vides vers les entrepôts. On peut facilement penser à un système de consigne intelligent en tirant profit de l’extraordinaire réseau de distribution de la SAQ », d’expliquer Denis Bolduc, président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec). En ce sens, les trois syndicats invitent les parlementaires à exiger une plus grande responsabilité sociale et environnementale de la part de la société d’État qu’est la SAQ.

Les trois organisations syndicales invitent également la population à signer en grand nombre la pétition en ligne jusqu’au 9 juin sur le site de l’Assemblée nationale :

https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-7249/index.html

À l’approche des élections provinciales, les députés auront bientôt l’occasion de s’engager à mettre en place un système de consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux digne de ce nom, pour enfin mettre un terme au scandale du verre.

 

Liste des SAQ où il y aura une séance de signatures

Source :

Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec FTQ)

Syndicat des Métallos (FTQ)

Opposition carrée aux restaurateurs

Pour la Fédération du commerce (FC–CSN), la position de l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) et des chef-fes signataires de la lettre ouverte publiée cette semaine est irresponsable et dévalorise complètement le travail des serveuses et des serveurs. Dans le cadre des consultations pour la modification de la Loi sur les normes du travail (LNT), le gouvernement doit maintenir sa position et continuer de refuser de modifier l’article 50.

« Les exemples mis de l’avant par les chefs sont loufoques. Ils se plaignent que la profession de cuisinier n’est pas reconnue à sa juste valeur, que le salaire est trop bas. Nous sommes bien d’accord avec eux que la tâche effectuée en cuisine mériterait bien plus, mais ce n’est pas en pigeant dans la poche des employé-es au service qu’on résoudra le problème, estime Michel Valiquette, trésorier à la FC–CSN. Il ne faut pas oublier que, dans la majorité des cas, les femmes et les hommes qui travaillent au service ont un salaire horaire bien moins élevé étant donné que leur travail comprend un pourboire. De plus, ils paient des impôts sur leur pourboire, qu’ils en aient effectivement reçu ou non. »

« Sans compter que nous déplacerons simplement le problème d’attraction et de rétention du personnel, poursuit Michel Valiquette. Le problème qui se vit actuellement dans les cuisines se transposera dans les salles à manger. Qui acceptera d’être payé 9,80 $ l’heure, sous prétexte qu’on lui verse un pourboire, alors qu’on vient chercher ce pourboire gagné directement dans sa poche pour le redistribuer selon la volonté ou l’humeur du gestionnaire en place? Les chefs se plaignent du climat malsain dans leurs établissements, ce n’est certainement pas cette approche qui améliorera la situation. Et qu’adviendrait-il des employé-es des cuisines, seraient-ils maintenant considérés comme travailleuses et travailleurs à pourboire? Les restaurateurs sont clairs à savoir qu’ils n’augmenteront pas le taux horaire du personnel de service pour compenser leurs pertes, mais que comptent-ils faire avec les autres salarié-es de leur établissement? »

« C’est d’autant plus surprenant que, bien que les pourboires existent pratiquement depuis toujours au Québec, le fait d’aller soudainement piger dans ces sommes devient la solution à tous les maux des restaurateurs, se surprend Michel Valiquette. Ce sont des gestionnaires qui ont fait le choix d’être gestionnaire, leur travail est de trouver des solutions. Et pourtant, ce ne sont pas les solutions qui manquent. Au-delà des taux horaires qui mériteraient d’être revus à la hausse, on peut penser à une bonification des vacances pour ces salarié-es qui travaillent souvent sous pression et qui répondent constamment à une clientèle exigeante. On pourrait aussi regarder du côté des régimes de retraite afin de retenir la main-d’œuvre plus longtemps en protégeant leur avenir. Pour la conciliation famille-travail-études, il y aurait plusieurs avenues intéressantes. Les métiers de la restauration sont souvent très stressants, avec des horaires atypiques et des salaires qui ne permettent pas toujours de subvenir aisément aux besoins d’une famille. Il serait donc normal d’instaurer des pratiques comme le dévoilement des horaires au moins cinq jours à l’avance et le droit de refuser sans condition des heures supplémentaires au-delà de deux heures après les heures prévues. Si on ajoute à cela des assurances collectives adéquates, on commence à avoir un début de solution pour garder les jeunes travailleuses et travailleurs avec des familles. »

« On le voit bien, la position des restaurateurs ne peut se limiter à la simple approche du partage des pourboires, il faudrait alors réformer des pans entiers de la loi, ne serait-ce que pour maintenir les maigres protections prévues à la LNT pour les travailleuses et les travailleurs de la restauration. La FC–CSN partage la position de la CSN, le gouvernement ne doit pas modifier l’article 50 », conclut Michel Valiquette.

Une transaction qui ne devra pas se faire au détriment des travailleurs

Au lendemain de l’approbation du Bureau de la concurrence pour l’achat du Groupe Jean Coutu par Metro, pour la somme de 4,5 milliards de dollars, la Fédération du commerce (FC–CSN), qui représente des syndicats dans ces deux entreprises, tient à rappeler que les travailleurs ne devront pas faire les frais de cette transaction.

La FC–CSN, qui représente plus de 1200 travailleuses et travailleurs notamment dans les entrepôts de Jean Coutu et de Metro, entend garder un œil ouvert sur les opérations qui vont suivre, maintenant que la transaction est conclue. « Nous sommes heureux que cette transaction ait pu maintenir ces deux fleurons au Québec. Toutefois, cette vente ne devra pas uniquement être bénéfique aux actionnaires. Les travailleurs et travailleuses devront aussi y trouver leur compte », a conclu David Bergeron-Cyr.

À propos
La Fédération du commerce–CSN regroupe des femmes et des hommes partout au Québec, dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. La fédération compte près de 30 000 membres, regroupés au sein de 330 syndicats.

Les travailleuses et les travailleurs voient leurs conditions de travail améliorées

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’auberge du Lac Taureau-CSN de Saint-Michel-des-Saints a signé sa nouvelle convention collective en décembre dernier. La nouvelle convention, maintenant appliquée depuis quelques mois, porte ses fruits. Plusieurs travailleuses et travailleurs ont vu leur sécurité d’emploi s’accroître et leurs statuts d’emploi s’améliorer. Plusieurs salarié-es ont obtenu le statut de salarié-es réguliers. Concrètement, cela permet d’obtenir des avantages liés aux conditions de travail : horaires de travail, congé de maladie et, notamment, le régime de vacances annuelles.

« Les salaires ont été substantiellement haussés à l’auberge. De meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail permettent de ralentir le roulement de main d’œuvre et de garder le personnel en emploi. La main-d’œuvre est rare et précieuse actuellement sur le marché de l’emploi. C’est quelque chose de très positif de stabiliser le personnel et l’équipe de travail » précise Jean Laval, président du syndicat.

Surplombant le lac Taureau dans une zone forestière isolée, ce centre de villégiature rustique en bois rond est situé dans le Parc régional du Lac Taureau, dans Lanaudière. Un endroit ouvert à l’année, doté de bonnes tables dans deux restaurants.

« Saint-Michel-des-Saints a besoin de ses travailleuses et de ses travailleurs pour briller dans son secteur de prédilection, soit le tourisme et la villégiature. C’est une très bonne nouvelle pour la région », souligne Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière-CSN.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’auberge du Lac Taureau (CSN) représente 100 membres et est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de Lanaudière-CSN qui représente près de 12 000 membres répartis en plus de 81 syndicats sur son territoire.

LES EMPLOYÉS SYNDIQUÉS RENOUVELLENT LEUR CONTRAT DE TRAVAIL

Le 26 février dernier, les travailleuses et travailleurs de l’usine Coraltex de Berthier ont accepté dans une proportion de 73 % les termes de leur nouvelle convention collective.

À la fin de l’année 2017, un processus de vente de l’entreprise a été initié par le propriétaire actuel de Coraltex, engendrant du même coup une certaine vague d’incertitude auprès des travailleuses et travailleurs syndiqués.

« Une annonce de vente de l’entreprise à la veille de l’amorce de la négociation est toujours inquiétante. Dans notre situation, l’intérêt d’un futur acquéreur s’est manifesté rapidement. Dès l’annonce officielle de la vente, nous avons été mis en contact rapidement avec le futur propriétaire qui a su nous convaincre de ses intentions de ne pas retarder le processus de négociation » souligne monsieur Stéphane Lacoursière, président du syndicat.

En effet, le futur acquéreur, monsieur Andy Marotta, un acteur  bien connu du secteur du textile au Québec, a pris soin de rencontrer rapidement les représentants du syndicat afin de rassurer ceux-ci sur les perspectives futures de l’entreprise et le processus de négociation qui devait s’amorcer.

Ainsi, le renouvellement de la convention collective échue depuis le 31 décembre 2017 n’aura nécessité que deux journées de négociation.

« Le processus rapide aura permis d’inscrire des gains importants pour nos membres. La présence de l’ancien propriétaire et du nouvel acquéreur à la table des négociations est peu conventionnelle, mais a été profitable pour les parties » souligne monsieur Stéphane Lacoursière.

L’entente signée le 15 mars dernier aura, entre autres, permis aux syndiqués de resserrer les règles régissant les changements technologiques et l’ajout et la bonification de primes diverses.

D’une durée de trois ans, la nouvelle convention collective prévoit des augmentations générales annuelles des salaires de 2.5 % auxquelles s’ajoute l’équivalent en pourcentage de l’augmentation annuelle du salaire minimum, avec un maximum supplémentaire de 2 %. Ainsi, en 2018, l’augmentation générale des salaires sera de 4.5 %.

« C’est une entente très satisfaisante pour nos membres, elle permet de consolider nos emplois dans une perspective d’augmentation prévue de la capacité de production par le nouvel acquéreur » précise monsieur Stéphane Lacoursière.

En effet, le secteur du textile au Québec est un créneau manufacturier caractérisé par une forte compétition internationale. En plus de consolider les emplois, l’entente entre les parties permet aussi d’assurer l’avenir de la compagnie dans la région ce qui est extrêmement réjouissant pour les travailleuses et travailleurs concernés.

La conclusion du processus d’acquisition de l’entreprise devrait être confirmée sous peu. Les parties se sont engagées mutuellement à faire toutes les requêtes nécessaires auprès du Tribunal administratif du travail pour le transfert de l’accréditation chez le nouvel acquéreur.

La compagnie Coraltex œuvre dans le secteur de la teinture et de la finition de textiles. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Coraltex–CSN représente près d’une trentaine de membres. Il est affilié à la Fédération du commerce de la CSN (FC) et au Conseil central de Lanaudière-CSN.

Nouvelle convention collective au Centre hôtelier Deville

Réunis en assemblée générale cette semaine, les salarié-es du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Motel Deville – CSN, affiliés à la Fédération du commerce, ont adopté leur nouvelle convention collective à l’unanimité.

Leur nouveau contrat de travail, d’une durée de 4 ans et demi, prévoit des augmentations salariales totalisant 16,5 %. C’est une augmentation rétroactive de 4 % au 17 septembre 2017, ainsi qu’une seconde augmentation de 3 % au mois d’avril qui leur permettra d’atteindre un salaire minimum de 15,00$ de l’heure dès la première année, ce qui était l’une de leurs principales revendications.

Parmi les autres gains monétaires réalisés, notons la participation au REER Fondaction des salariés à temps partiel par l’employeur à la hauteur d’un ou deux pour cent par année, une augmentation des primes de soir et de nuit et un congé mobile par année pour tous les salariés réguliers à temps plein et à temps partiel. La semaine réduite de travail sera aussi possible après trois ans de service continu, une mesure à la fois favorable à la conciliation travail-famille et à la préretraite.

Finalement, une procédure d’enquête disciplinaire paritaire a été instaurée et une amélioration des clauses sur la semaine normale de travail et le cadre-horaire a été réalisée. « L’entente de principe présentée aux membres répond entièrement au mandat que ces derniers s’étaient fixé, contribuant ainsi à une nette amélioration de leurs conditions de travail et de vie », de déclarer Donald Rheault, président par intérim du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec (CSN).

À propos

La Fédération du commerce – CSN regroupe des femmes et des hommes partout au Québec, dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. La fédération compte près de 30 000 membres, regroupés au sein de 330 syndicats.

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN) représente plus de 7 000 travailleuses et travailleurs dans plus de 70 syndicats affiliés à la CSN.

Une mauvaise solution à un vrai problème

Par Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (CSN), responsable politique du secteur Tourisme, diplômé de l’ITHQ

Sous prétexte de vouloir contrer l’actuelle rareté de main-d’œuvre qui touche la restauration, l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) demande une modification à l’article 50 de la Loi sur les normes du travail touchant aux pourboires.

Leur demande est claire : ils souhaitent pouvoir partager les pourboires des serveuses et des serveurs avec les salariés travaillant aux cuisines afin de valoriser ces métiers. Pour nous, il s’agit d’une mauvaise solution à un problème réel.

À cet égard, nous avons été surpris de l’appui de Liza Frulla, directrice générale de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, à la demande de l’ARQ. Plus surprenant encore, elle soutient que le travail actuel dans un restaurant se fait désormais en équipe, au lieu de reposer presque entièrement sur le serveur. Pour justifier son appui, elle fait référence à une époque révolue depuis fort longtemps où le travail se faisait au « guéridon », par le serveur, devant les clients, à la table.

Cette vision archaïque des enjeux touchant à la main-d’œuvre de la restauration révèle une faible connaissance de ce milieu.

Pour nous, le partage des pourboires n’est pas une solution puisque cette proposition risque de déplacer le problème de recrutement vers les serveuses et les serveurs.

La Loi sur les normes du travail actuelle est claire : le pourboire versé directement ou indirectement par un client appartient en propre au salarié qui a rendu le service au client. Puisque la dernière révision de cette loi date de 2002, nous sommes d’avis qu’elle répond bien à la réalité des salariés à pourboire.

VALORISER LES MÉTIERS DE LA CUISINE

Pour réellement valoriser le travail exigeant qui est accompli dans les cuisines en restauration, l’ITHQ pourrait, entre autres, faire connaître ce métier peu reconnu. Peu de gens savent qu’on y trouve de nombreux postes intéressants offrant une rémunération décente et une perspective de carrière. Prenons simplement l’exemple éloquent du secteur de l’hôtellerie.

Conscients de la piètre qualité des emplois dans le secteur de l’hôtellerie au milieu des années 80, des hommes et des femmes travaillant dans ce domaine se sont syndiqués et ont développé des stratégies communes de négociation. Au fil des ans, grâce à leur détermination, et surtout à leur solidarité, ils ont réussi à obtenir des conditions de travail décentes qui leur permettent maintenant de faire carrière dans l’industrie.

En fait, les salaires et les avantages sociaux versés dans certains restaurants d’hôtels du Québec sont si avantageux que ces salariés ont des revenus qui les placent dans la classe moyenne.

À ces taux horaires, il nous faut ajouter les avantages sociaux : des vacances bonifiées, des régimes de retraite, des assurances collectives et des clauses favorisant la conciliation famille-travail qui constituent un facteur additionnel d’attraction et de rétention à l’emploi dans ce secteur. Pour arriver à de telles conditions de travail, nous avons misé sur la valorisation de ces emplois. Les faits nous démontrent le succès de cette stratégie.

Une autre avenue qui permettrait de bonifier les conditions des plus bas salariés de la restauration consisterait à promouvoir les revendications de la campagne 5-10-15, soit d’être informés de l’horaire de travail au moins 5 jours à l’avance, de disposer de 10 jours de congés payés annuellement et de recevoir une rémunération minimale de 15 $ l’heure. Nous sommes d’avis que l’ensemble de ces mesures seraient bénéfiques pour les secteurs d’emploi où il y a une rareté de la main-d’œuvre.

Finalement, nous nous opposons à la modification de l’article 50 de la Loi sur les normes du travail parce que nous croyons fermement qu’on ne peut corriger les salaires d’un groupe moins bien payé sur le dos d’un autre groupe mieux payé. Seule une hausse des salaires et des avantages sociaux offerts aux gens de métiers des cuisines pourra répondre à cette rareté de main-d’œuvre.

Une mauvaise solution à un vrai problème

Sous prétexte de vouloir contrer l’actuelle rareté de main-d’œuvre qui touche la restauration, l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) demande une modification à l’article 50 de la Loi sur les normes du travail touchant aux pourboires.

Leur demande est claire : ils souhaitent pouvoir partager les pourboires des serveuses et des serveurs avec les salariés travaillant aux cuisines afin de valoriser ces métiers. Pour nous, il s’agit d’une mauvaise solution à un problème réel.

À cet égard, nous avons été surpris de l’appui de Liza Frulla, directrice générale de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, à la demande de l’ARQ. Plus surprenant encore, elle soutient que le travail actuel dans un restaurant se fait désormais en équipe, au lieu de reposer presque entièrement sur le serveur. Pour justifier son appui, elle fait référence à une époque révolue depuis fort longtemps où le travail se faisait au « guéridon », par le serveur, devant les clients, à la table.

Cette vision archaïque des enjeux touchant à la main-d’œuvre de la restauration révèle une faible connaissance de ce milieu.

Pour nous, le partage des pourboires n’est pas une solution puisque cette proposition risque de déplacer le problème de recrutement vers les serveuses et les serveurs.

La Loi sur les normes du travail actuelle est claire : le pourboire versé directement ou indirectement par un client appartient en propre au salarié qui a rendu le service au client. Puisque la dernière révision de cette loi date de 2002, nous sommes d’avis qu’elle répond bien à la réalité des salariés à pourboire.

VALORISER LES MÉTIERS DE LA CUISINE

Pour réellement valoriser le travail exigeant qui est accompli dans les cuisines en restauration, l’ITHQ pourrait, entre autres, faire connaître ce métier peu reconnu. Peu de gens savent qu’on y trouve de nombreux postes intéressants offrant une rémunération décente et une perspective de carrière. Prenons simplement l’exemple éloquent du secteur de l’hôtellerie.

Conscients de la piètre qualité des emplois dans le secteur de l’hôtellerie au milieu des années 80, des hommes et des femmes travaillant dans ce domaine se sont syndiqués et ont développé des stratégies communes de négociation. Au fil des ans, grâce à leur détermination, et surtout à leur solidarité, ils ont réussi à obtenir des conditions de travail décentes qui leur permettent maintenant de faire carrière dans l’industrie.

En fait, les salaires et les avantages sociaux versés dans certains restaurants d’hôtels du Québec sont si avantageux que ces salariés ont des revenus qui les placent dans la classe moyenne.

À ces taux horaires, il nous faut ajouter les avantages sociaux : des vacances bonifiées, des régimes de retraite, des assurances collectives et des clauses favorisant la conciliation famille-travail qui constituent un facteur additionnel d’attraction et de rétention à l’emploi dans ce secteur. Pour arriver à de telles conditions de travail, nous avons misé sur la valorisation de ces emplois. Les faits nous démontrent le succès de cette stratégie.

Une autre avenue qui permettrait de bonifier les conditions des plus bas salariés de la restauration consisterait à promouvoir les revendications de la campagne 5-10-15, soit d’être informés de l’horaire de travail au moins 5 jours à l’avance, de disposer de 10 jours de congés payés annuellement et de recevoir une rémunération minimale de 15 $ l’heure. Nous sommes d’avis que l’ensemble de ces mesures seraient bénéfiques pour les secteurs d’emploi où il y a une rareté de la main-d’œuvre.

Finalement, nous nous opposons à la modification de l’article 50 de la Loi sur les normes du travail parce que nous croyons fermement qu’on ne peut corriger les salaires d’un groupe moins bien payé sur le dos d’un autre groupe mieux payé. Seule une hausse des salaires et des avantages sociaux offerts aux gens de métiers des cuisines pourra répondre à cette rareté de main-d’œuvre.

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Une page qui se tourne enfin 

Les employé-es des trois marchés d’alimentation fermés il y a près de deux ans, peuvent enfin pousser un soupir de soulagement ; la CSN procède, aujourd’hui et demain, à la distribution des indemnités versées par l’employeur.

Les quelque 250 travailleuses et travailleurs du Maxi et du Loblaws de Rouyn-Noranda ainsi que ceux du Provigo de Témiscaming, pourront enfin passer à autre chose. « Ce sont trois ans de conflit qui prennent fin aujourd’hui. C’est un soulagement pour nous tous, avoue Chantal Duhaime, la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs en alimentation de Place Rouanda-CSN. Comme dans toutes les fermetures d’usine ou de commerce, les pertes d’emploi ont eu d’importantes conséquences sur nos vies. C’est un peu comme un baume sur nos blessures », confie Mme Duhaime.

Pour le président du conseil central, Donald Rheault, l’appui inconditionnel fourni par le CCATNQ-CSN aura permis aux employé-es de trouver un peu de réconfort à travers ces nombreux mois. « Tout au long de cette bataille, notre mobilisation et notre solidarité régionale a soutenu les travailleuses et les travailleurs pour l’obtention d’une justice dans ce dossier. Pour nous, il n’a jamais été question d’abandonner. »

De son côté, la secrétaire générale de la Fédération du commerce, Diane David, se réjouit qu’enfin, l’employeur verse les sommes dues.  « Il faut rappeler que Provigo a tout tenté pour se désister de ses obligations dans ce dossier. Il a choisi de porter la cause en Cour supérieure, où heureusement, il a été débouté. C’est un message clair à toutes les entreprises qui croient qu’elles peuvent échapper aux lois du travail. »

Étonnement et déception

C’est avec étonnement et déception que les 70 employé-es syndiqués de l’usine Aliments Maple Leaf ont appris la fermeture de leur usine, prévue à l’été 2018. Rencontrés hier après-midi par l’employeur, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Maple-Leaf Saint-Anselme (CSN) s’expliquent mal les raisons qui ont poussé la direction à prendre une telle décision, d’autant que la production fonctionnait à pleine capacité. « Les lignes de productions roulaient actuellement à plein régime. On ne sentait pas de baisse de production. Au contraire, le travail ne manquait pas », explique le président du syndicat, Jean-François Renaud. L’usine, véritable institution dans la région de Bellechasse, aurait pu être réaménagée et modernisée, selon le syndicat. « Nous sommes déçus que l’employeur choisisse de transférer sa production à l’extérieur, plutôt que de procéder à une modernisation de notre usine. Ce sont des emplois qui ne reviendront jamais », a déploré le président du syndicat.

Maple Leaf doit tenir parole
La direction a annoncé que les premières mises à pied pourraient être effectuées au printemps 2018. D’ici là, elle s’est engagée à mettre en place des mesures atténuantes afin d’aider et d’accompagner les travailleuses et les travailleurs à se retrouver un emploi. « L’employeur s’est engagé à aider les gens qu’il mettra à pied. Il devra respecter cet engagement », a rappelé pour sa part David Bergeron-Cyr, président par intérim de la FC–CSN. « La Fédération du commerce sera présente pour ses membres jusqu’au bout. Nous nous assurerons que Maple Leaf traitera ses salariés avec respect. Dans l’immédiat, toutefois, elle doit rencontrer le syndicat afin de le tenir au fait des développements et entamer rapidement la transition. Notre conseiller au dossier a par ailleurs transmis ses disponibilités et attend le retour de l’employeur », a précisé M. Bergeron-Cyr.

Solidarité régionale
La présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras, assure elle aussi aux employé-es touchés, le soutien indéfectible du conseil central. «La fermeture de l’usine est un coup dur pour ces femmes et ces hommes, particulièrement à l’aube du temps des fêtes. C’est aussi un choc pour la région, car cette usine, autrefois connue sous le nom Charcuterie Roy, est une institution dans le coin. Cependant, l’industrie de la transformation alimentaire est bien implantée dans Chaudière-Appalaches. Nous allons soutenir les travailleuses et les travailleurs d’Aliments Maple Leaf, afin que les effets de cette perte soient minimisés et qu’ils puissent retomber rapidement sur leurs pieds », a annoncé Ann Gingras. « Nous mettrons notre solidarité régionale à contribution dans l’objectif que ces gens puissent se retrouver un emploi », a conclu la présidente.

Des gains importants pour les travailleurs d’Olymel Sainte-Rosalie

Réunis en assemblée générale lundi, les travailleuses et travailleurs d’Olymel à Sainte-Rosalie se sont prononcés, à 90 % en faveur des termes de leur nouvelle convention collective. Il faut se rappeler que ceux-ci avaient adopté un mandat de grève la semaine précédente.

D’une durée de cinq ans, le contrat de travail de ces syndiqué-es, membres d’un syndicat affilié à la Fédération du commerce (CSN), prévoit des augmentations de salaire de 10 % sur 5 ans. Également en ce qui a trait aux questions salariales, les travailleuses et travailleurs voient l’ensemble des primes bonifiées, une augmentation de la contribution de l’employeur au régime d’assurance ainsi que l’introduction d’une prime de formation. Le contrat de travail prévoit aussi une mobilité de la main-d’œuvre plus respectueuse de l’ancienneté et de l’intérêt au quotidien des travailleurs en fonction des tâches.

« À la hauteur de la détermination des membres du Syndicat des employé-es de l’usine de transformation de la volaille de Sainte-Rosalie, cette entente fait en sorte que les conditions de travail négociées à Sainte-Rosalie nous démarquent du secteur de la volaille et elle assure l’amélioration de nos conditions de travail et le maintien de notre pouvoir d’achat », clame André Ménard, président du syndicat.

Retour au travail graduel chez Olymel Saint-Simon

Cette semaine débutait le retour au travail pour les salariés d’Olymel Saint-Simon. Celui-ci a débuté lundi dernier et se déroulera au cours des prochaines semaines pour le premier groupe d’une dizaine de travailleurs.

« Le retour se fait graduellement et débute par une formation sur les nouveaux équipements. Il faut dire que nos installations sont désormais un centre d’exportation et nous ne faisons plus de découpe sur place. Nous devons donc remplir les congélateurs des produits qui seront exportés avant d’arriver à la pleine capacité de nos opérations. Il reste seulement à préciser avec l’employeur quand la seconde vague débutera, de souligner Michel Daigle, président du Syndicat des travailleurs d’Olympia (CSN) et vice-président du Conseil central de la Montérégie pour la région de Saint-Hyacinthe. À la suite de cette longue saga, c’est avec un sentiment de fierté et de respect que les travailleurs ont retrouvé toute leur dignité. Ils remercient l’ensemble du mouvement de la CSN. »

Rappelons que le 7 mai dernier, les quelque 400 ex-travailleurs de l’usine d’Olymel, qui avait cessé illégalement ses activités en avril 2007, puis mis en lock-out une vingtaine d’employés en octobre suivant, avaient adopté à plus de 92 % l’entente de principe intervenue à la mi-avril dernier avec Olymel. L’entente, qui totalisait près de 9,5 millions de dollars, mettait un terme à une saga juridique de près de 10 ans opposant l’entreprise à ses salariés syndiqués et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), en réglant la nouvelle convention collective et tous les litiges entre les parties. En tout, le retour au travail touchera une vingtaine de travailleurs.

Les employé-es de la Coop du Collège de Maisonneuve débrayent

Depuis le mercredi 30 août à midi, les 28 travailleuses et travailleurs de la Coopérative du Collège de Maisonneuve sont en grève pour une durée illimitée.

« Depuis l’arrivée à échéance de notre convention collective en décembre 2016, plusieurs séances de négociations ont eu lieu. Mais les reculs exigés par la partie patronale sont si importants, que nous n’avons d’autre choix que de manifester notre mécontentement sur le trottoir ce matin », a expliqué le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du cégep Maisonneuve–CSN, Jean-Sébastien Provencher.

L’employeur prétend devoir réduire son budget de 20 000 $ par année, afin de se garder une marge de manœuvre pour un investissement futur, qui n’est pas encore confirmé. De plus, il souhaite abolir un poste syndiqué.

« Devant ces demandes, nous nous sommes dotés d’un mandat de moyens de pression et de grève le 17 août dernier. C’est la seule façon de lui faire entendre raison. Nous avons exercé des moyens de pression, mais il n’a pas bougé. Nous sommes donc passés à l’étape suivante, en espérant que tout cela aboutisse à une entente satisfaisante », a précisé le président.

Le syndicat déplore aussi que l’employeur recoure à des briseurs de grève. « Son attitude n’aide en rien au bon déroulement de notre négociation et démontre un total mépris à notre endroit », a dénoncé Jean-Sébastien Provencher.

Maintien des conditions de travail au IGA Coop Unité Lavernière des Îles-de-la-Madeleine 

Les syndiqué-es du IGA Coop Unité des Îles-de-la-Madeleine ont adopté à l’unanimité l’entente de principe qui avait été conclue avec leur employeur, le 26 juillet dernier. « La mobilisation des membres a été essentielle pour en arriver à cette entente et pour leur permettre de conserver les bonnes conditions qu’ils ont réussi à négocier au fil du temps », souligne le président du Syndicat des employés de magasin Coop Lavernière (CSN), Jacquelin Cyr.

Selon lui, les désaccords entre les parties auraient contribué à précariser les conditions de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs s’ils n’avaient pas été réglés. Les parties ont donc convenu de favoriser des mécanismes pour l’utilisation accrue des personnes salariées à temps partiel, le maintien de la structure de postes à temps complet, le maintien intégral du régime de retraite ainsi que des ajustements mineurs dans la planification des horaires de travail.  Nos membres sont demeurés mobilisés et bien sûr, ça a pesé dans la balance ! », ajoute Jacquelin Cyr. Notons par ailleurs que les syndiqué-es ont obtenu un ajustement de salaire de 4,5 % sur trois ans.

«  En signant la nouvelle convention collective, ils ont réussi à conserver leurs acquis, souligne le trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN), Michel Valiquette. On peut fièrement dire mission accomplie », conclut-il.

IGA Coop Unité Lavernière des Îles-de-la-Madeleine : entente de principe

C’est avec satisfaction que le comité de négociation du Syndicat des employés de magasin Coop Lavernière (CSN) a conclu une entente de principe avec la direction du IGA Coop Unité des Îles-de-la-Madeleine, en fin d’après-midi, le mardi 25 juillet. La grande mobilisation des membres, les moyens de pression exercés depuis la semaine dernière et la présence d’un conciliateur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale ont, sans contredit, facilité la négociation.

En assemblée générale lundi prochain, après avoir pris connaissance du texte négocié, la quarantaine de membres du syndicat devront se prononcer sur l’entente de principe. D’ici là, le syndicat s’abstiendra de commenter le dossier. Conséquemment, les moyens de pression amorcés plus tôt la semaine dernière sont désormais suspendus.

Rappelons que la convention collective est échue depuis le 31 décembre 2016.

IGA Coop Lavernière des Îles-de-la-Madeleine : pour la grève générale illimitée

Réunis en assemblée générale spéciale jeudi dernier, les membres du Syndicat des employés de magasin Coop Lavernière (CSN) se sont prononcés par scrutin secret à 98 % pour la grève générale illimitée à déclencher au moment jugé opportun. Plus tôt, ils avaient rejeté à l’unanimité les nombreuses demandes de la partie patronale.

Déjà, le 10 juillet dernier, la quarantaine de membres du syndicat avaient adopté des moyens de pression dans l’espoir de faire avancer la négociation avec l’employeur.

Jacquelin Cyr, président du Syndicat des employés de magasin Coop Lavernière (CSN) rappelle que la dernière grève remonte à plus de 25 ans. « Si nous en sommes rendus là, c’est parce que les offres déposées par l’employeur sont inacceptables, déraisonnables et représentent un net recul. S’il le faut, nous passerons à l’action rapidement afin de protéger nos acquis ».

Depuis six mois, les dirigeants de l’entreprise ont souvent évité de négocier en reportant les rencontres. Puis, dernièrement, le comité patronal a déposé un cahier comprenant plus de 200 demandes. Parmi les reculs, notons le retrait d’une semaine de vacances, l’abolition du plancher d’emploi qui assure un minimum de postes réguliers à temps complet, un bouleversement de l’échelle salariale qui pourrait imposer un gel et l’abolition du régime de retraite pour les nouveaux salarié-es.

Une épicerie en bonne santé

« Nous savons que la Coop l’Unité est l’épicerie la plus prospère des Îles-de-la-Madeleine et rien ne justifie que l’on veuille couper de façon draconienne dans les conditions des salarié-es, dont certains y travaillent depuis plus de 30 ans », soulève Jacquelin Cyr.

Le syndicat n’a déposé qu’une quinzaine de demandes normatives et une augmentation salariale de 8 % sur 3 ans. En guise de bonne foi, les négociateurs syndicaux ont aussi accepté un certain nombre de propositions patronales durant les rencontres qui se sont tenues la semaine dernière.

« Nous constatons une grande rigidité dans la manière de négocier de la partie patronale, déplore Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC-CSN). IGA-Sobey’s est-elle davantage intéressée par la confrontation que par la négociation ? La bannière ne semble pas saisir les particularités régionales. » Dans le passé, les travailleuses et les travailleurs du magasin Coop Lavernière ont réussi à bien faire fonctionner le magasin tout en négociant des ententes satisfaisantes.

Les négociations entre les parties vont reprendre demain, le mardi 25 juillet, en présence d’un conciliateur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Dès lors, les membres du syndicat espèrent constater des avancées considérables.

 

La CSN revendique une véritable consultation

La Confédération des syndicats nationaux revendique une véritable consultation sur la réforme de la consigne touchant à tous les contenants, notamment ceux en verre.

« L’annonce d’hier du ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, cible des priorités sur le recyclage des matières résiduelles issues des contenants de plastique à usage unique. Alors qu’elle devrait figurer au centre d’une politique audacieuse et durable, la consigne des contenants en verre demeure complètement absente des préoccupations du gouvernement et du comité qui doit se pencher sur la modernisation de cette politique », de souligner Pierre Patry, trésorier de la CSN et responsable politique du dossier environnement.

« Nous attendons une nouvelle politique depuis fort longtemps et nous déplorons le fait que le comité de partenaires consulté par le gouvernement ne rassemble pas tous les intervenants touchés par la réforme de la consigne. À l’heure actuelle, environ 75 % des contenants de verre vendus sur le marché se retrouvent au dépotoir du fait qu’ils sont mélangés à d’autres matières qui les rendent impropres à une seconde vie. À titre de partie intéressée, nous devons impérativement participer aux travaux de ce comité afin de faire valoir les arguments, autant environnementaux qu’économiques, qui serviront de base à cette nouvelle politique touchant à la consigne », de renchérir David-Bergeron Cyr, vice-président de la Fédération du commerce–CSN.

« Il nous faudra du leadership et de la créativité pour que cette politique intègre tous les enjeux environnementaux et tous les acteurs en lien avec la valorisation des contenants à usage unique. À titre d’exemple, nous revendiquons depuis trop longtemps une consigne sur tous les produits vendus par la Société des alcools du Québec, un des plus grands détaillants de la province dont les contenants de verre se retrouvent presque tous au dépotoir, de déplorer Nathalie Arguin, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Il est clair que pour nous, l’exemple de la consigne sur les bouteilles de bière, qui assure un retour de 95 %, qui génère des emplois ainsi qu’une meilleure utilisation des ressources, devrait guider les politiques publiques en cette matière. »

Le syndicat adopte l’entente de principe à 81 %

Aujourd’hui, lors d’une assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD) ont adopté à 81 % par voie de scrutin secret l’entente de principe intervenue avec leur employeur au matin du 6 avril dernier.

« Nous pouvons retourner au travail la tête haute. Nous avons préservé tous nos acquis et nous avons obtenu des augmentations salariales de 3 %, 3 %, 3 %, 4 % et 3 % pour les cinq premières années de notre contrat de travail de huit ans. Les augmentations des trois dernières années seront rattachées à celles de cinq grands hôtels de la région montréalaise qui participeront à la prochaine ronde de négociations coordonnées, de souligner Yvon Therrien, président du STTHGPD. Nous avons également obtenu des indemnités de départ importantes, ce qui constitue une protection pour nos membres contre les aléas venant de l’employeur, et nous pourrons rejoindre la ronde de négociations coordonnées de l’hôtellerie à l’échéance de notre nouvelle convention collective. Dans le contexte d’un lock-out auquel nous avons fièrement résisté, nous considérons que nous avons été chercher le maximum. »

Le retour au travail débutera dans les cinq jours suivant la signature du nouveau contrat de travail entre les deux parties.

« Après un conflit de près de 17 semaines débuté le 14 décembre dernier et durant lequel l’employeur a brandi des menaces de fermeture, de changement de vocation, d’envoi d’avis de licenciement massif, et le Tribunal administratif du travail a reconnu l’utilisation de briseurs de grève par leur employeur, il est clair qu’une amertume persiste chez les membres du syndicat, de déplorer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Les travailleuses et les travailleurs peuvent être fiers de cette lutte exemplaire. Pour le bien de toutes et de tous, nous souhaitons maintenant que le retour à des relations de travail respectueuses et saines se fasse le plus rapidement possible. »

Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Entente de principe à l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis

Cette nuit, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD) et l’employeur. Celle-ci sera présentée aux membres prochainement en assemblée générale. Aucun commentaire ne sera émis d’ici là.

Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN dénonce le lock-out sauvage

Quelque 120 travailleuses et travailleurs de distribution Multi-Marques de Laval, près de Montréal, qui produit les pains Pom, Bon Matin et Villaggio, ont été mis sauvagement en lock-out, cette nuit à 0 h 01, sans autres formalités. Pour le Syndicat des travailleurs et travailleuses de distribution Multi-Marques-Laval, la Fédération du commerce (FC-CSN) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN), cette mise en lock-out de Canada Bread et de la propriétaire mexicaine Grupo Bimbo est totalement injustifiée, les négociations se déroulant relativement bien jusqu’à la toute dernière minute précédant le lock-out.
Pour David Bergeron-Cyr, vice-président de la FC-CSN : « Il est totalement inconcevable que Canada Bread et le géant de l’alimentation mondiale, Grupo Bimbo, jettent ainsi à la rue ses propres travailleurs alors qu’ils étaient en négociation intensive pour en arriver à une entente sur leurs conditions de travail. Nous appelons l’entreprise à vite revenir à la raison en mettant fin au lock-out et en reprenant immédiatement les pourparlers. »

La convention collective d’une durée de cinq ans des salarié-es qui œuvrent jour et nuit, sept jours sur sept, est échue depuis le 22 septembre 2016. Jusqu’à maintenant, 22 séances de négociation se sont tenues depuis octobre dernier. Le syndicat a informé, hier, la partie patronale de sa pleine disponibilité pour d’autres rencontres. Or, l’employeur a avisé les porte-parole syndicaux en milieu d’après-midi qu’à défaut d’une entente conclue à 23 h 59 hier, les employé-es seraient mis en lock-out dès minuit.

Une situation que dénonce le président du syndicat, Pascal René-De Cotret : « Canada Bread agit de manière tout à fait contraire à son code d’éthique qui dit “traiter ses associés (employé-es) avec respect dans un environnement favorable au développement personnel et professionnel.” Nous, tout ce que nous voulons, c’est négocier librement nos conditions de travail. Or, ce lock-out est une véritable gifle. On ne se laissera pas faire. » Le syndicat tiendra une assemblée générale extraordinaire en début de semaine prochaine pour faire le point et décider des actions à prendre.

Au cœur des demandes syndicales figurent entre autres la flexibilité et les horaires de travail, la sécurité d’emploi pour la trentaine de salarié-es à temps partiel, le régime de retraite, l’assurance collective ainsi que les salaires.

Grupo Bimbo a réalisé en 2016 des ventes de près de 7 milliards de dollars américains. Présent dans 22 pays, il emploie 127 000 personnes dans 144 usines et plus de 1600 centres de distribution.

À propos de la CSN

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de distribution Multi-Marques est affilié à la FC–CSN, qui regroupe environ 30 000 syndiqué-es présents dans le secteur agroalimentaire, le tourisme, l’hôtellerie, les finances et les commerces de détails, de gros et de services divers. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres syndiqués issus tant des secteurs privé que public.

La FC soutient des travailleurs de Saint-Hubert dans la création d’une coopérative

La Fédération du commerce (FC–CSN) encourage les travailleuses et les travailleurs du Saint-Hubert de la rue Saint-Denis à poursuivre leurs démarches vers la création d’une coopérative leur permettant de racheter leur restaurant et de consolider leurs emplois.

« Chez nous, la formule de la coopérative nous permet d’avoir une meilleure emprise sur l’organisation et l’environnement de travail, explique la trésorière du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la coopérative Premier défi, Svetlina Renaud-Lesage. » Il y a près de 25 ans, les salarié-es d’un restaurant Saint-Hubert de Laval ont fondé cette coopérative afin de relancer leur établissement. « Par exemple, nous avons récemment changé de direction générale, nous avons été partie à cette décision, à la satisfaction de tous les employé-es. Être coopérants, cela fait en sorte que nous sommes tous très conscients de la nécessité d’éviter les gaspillages, d’éliminer les pertes. Car, quand le restaurant réalise des profits, nous recevons des ristournes qui s’ajoutent à nos revenus habituels. »

« La formule coopérative peut donner de très bons résultats dans l’univers de la restauration, explique le vice-président de la FC–CSN, David Bergeron-Cyr. Plusieurs autres histoires à succès existent à l’image de celle de la coopérative Premier défi à Laval, qui a repris le restaurant Saint-Hubert du boulevard des Laurentides, à Laval. Nous pensons que les salarié-es ont tout à gagner avec une telle formule, dans de très nombreuses situations. »

La CSN a contribué à la mise sur pied de cette coopérative en 1993 alors que le Groupe Saint-Hubert souhaitait se départir de ce restaurant. En quelques années, grâce au travail des coopérants, le restaurant a su se hisser parmi les premiers rangs du classement du réseau du Groupe Saint-Hubert. Quelque 90 personnes y travaillent encore aujourd’hui.

La CSN a pris part à l’organisation de nombreuses coopératives dans divers secteurs au fil des ans et a ainsi développé une expertises précieuse dans ce type de relance. Les syndicats CSN comptent sur des outils collectifs tels que le soutien de spécialistes de la firme MCE Conseils.

La Fédération du commerce (FC–CSN) représente les salarié-es de quatre restaurants Saint-Hubert au Québec, notamment ceux de la coopérative Premier défi, à Laval.

Le TAT donne raison au syndicat sur toute la ligne

Hier, dans une décision remise aux parties en fin d’après-midi, le Tribunal administratif du travail (TAT) a donné raison sur toute la ligne au Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD). Dans une requête déposée le 8 mars dernier, le syndicat reprochait à l’employeur d’avoir eu recours aux services de briseurs de grève dans le cadre du conflit qui dure depuis plus de trois mois.

« Nous avons rassemblé des preuves concrètes qui documentaient la présence et le travail de personnes qui contrevenaient au Code du travail. Dès le 8 mars, l’employeur a reconnu le recours illégal à trois cadres engagés après le dépôt de l’avis de négociation et a accepté de renoncer à utiliser leurs services jusqu’à l’audition du 16 mars, de souligner Yvon Therrien, président du STTHGPD. En tout, le juge a identifié cinq personnes qui ont contrevenu aux dispositions anti-briseurs de grève. Le travail des employé-es de l’agence de sécurité de l’hôtel a également été la cible de la décision on ne peut plus claire sur le sujet. Ceux-ci ne pourront plus accomplir des tâches courantes durant les horaires de jour et de soir. »

Rappelons que la direction de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis a décrété un lock-out le matin du 14 décembre dernier, à la veille du congé des fêtes.

« Depuis le début de la négociation, nous avions pu prendre la juste mesure de ce que l’employeur était prêt à déployer contre les femmes et les hommes qui travaillent pour lui. Dès le début du lock-out, nous nous doutions qu’il aurait recours à ce type de stratégie afin de briser le moral des membres du syndicat, de souligner Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Sans la centaine de travailleuses et de travailleurs qui accomplissent leur travail chaque jour, il est illusoire qu’un employeur puisse gérer ses 352 chambres sans un soutien extérieur. Notre rapport de force est là et le tribunal vient de le reconnaître sans équivoque. La haute saison arrive à grands pas et si l’employeur désire le retour à ses affaires normales, il devra plus que jamais négocier de bonne foi avec le syndicat. »

Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Le syndicat dénonce à nouveau l’attitude de l’employeur

Ce midi, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD) ont manifesté devant l’Hôtel Chantecler à Sainte-Adèle, propriété du groupe Hôtels Gouverneur, afin de dénoncer à nouveau l’attitude de leur employeur.

« Depuis le mois de mai dernier, qui a marqué le début de notre négociation, nous avons tenu 16 rencontres et nous sommes encore loin d’un règlement. Nous avons fait appel à la conciliation parce que l’employeur n’affichait aucune ouverture, ce qui nous a indiqué rapidement qu’un conflit se préparait. Les pourparlers n’aboutissent pas et la partie patronale ne dispose pas des mandats nécessaires pour régler cette négociation. Nous avions même réglé certaines clauses sur lesquelles l’employeur a retiré son engagement par la suite », de dénoncer Yvon Therrien, président du STTHGPD.

« Le mois de mars s’annonce déjà occupé dans le secteur de l’hôtellerie montréalais et, grâce au 375e anniversaire de Montréal et du 150e anniversaire du Canada, la saison touristique de 2017 pourrait surpasser les records atteints ces dernières années. De ce fait, nous savons que Hôtels Gouverneur disposera des ressources financières pour offrir de bonnes conditions de travail à ses salarié-es, à l’image des autres établissements qui se sont entendus avec leurs travailleuses et leurs travailleurs », de déclarer Diane David, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN.

« Même si ce lock-out décrété dix jours avant Noël dure depuis près de trois mois, les membres du syndicat sont solidaires et déterminés. Nous saluons et soutenons leur lutte, leur persévérance et leur combativité exemplaires afin d’obtenir leur juste part des revenus qu’elles et ils génèrent tous les jours pour cet employeur irrespectueux », de conclure Frédéric Brun, vice-président du Conseil central des Laurentides.

Rappelons que la direction de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis a décrété un lock-out le matin du 14 décembre dernier, à la veille du congé des fêtes. La prochaine date de négociation est prévue le 14 mars.

Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le syndicat interpelle la haute direction des Hôtels Gouverneur

Ce midi, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD) ont manifesté devant le siège social de leur employeur, à Montréal.

« Depuis le mois de mai dernier qui a marqué le début de notre négociation, nous avons rapidement demandé la conciliation. L’attitude de l’employeur nous indiquait déjà qu’un conflit se dessinait à l’horizon. Très peu d’avancées ont été réalisées depuis tout ce temps. Les pourparlers piétinent et la partie patronale n’a toujours pas les mandats qu’il lui faut pour régler cette négociation. L’employeur est même revenu sur plusieurs engagements relativement à des éléments normatifs sur lesquels nous nous étions entendus, de dénoncer Yvon Therrien, président du STTHGPD. Nous sommes ici aujourd’hui afin d’interpeller la haute direction des Hôtels Gouverneur, qui détient le pouvoir de donner des mandats clairs à la partie patronale pour qu’enfin, nous réglions ce conflit ».

« Plusieurs autres grands hôtels de la métropole ont obtenu des ententes de principe et les éléments de la plateforme de la négociation coordonnée. À l’aube d’une nouvelle saison qu’on prévoit très occupée, il est clair que la haute direction des Hôtels Gouverneur a les moyens d’accorder les mêmes conditions de travail obtenues dans les autres établissements », de déclarer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie.

« Depuis le 2 septembre 1981, date de fondation de leur syndicat affilié à la CSN, plusieurs luttes exemplaires ont été menées par les travailleuses et les travailleurs qui vivent actuellement ce conflit. Au nom de la CSN, je tiens à saluer leur courage, leur détermination et surtout, leur solidarité légendaire qui leur a permis d’obtenir les conditions de travail qui sont les leurs », de souligner Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN.

« Les membres du syndicat font face à un employeur odieux qui les a mis en lock-out dix jours avant Noël. Depuis deux mois, elles et ils sont sur le trottoir et quand on les côtoie, on peut constater à quel point leur persévérance et leur combativité demeurent exemplaires. Je leur lève mon chapeau ! Ils peuvent compter sur notre entière solidarité pour mener leur lutte jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain (CCMM–CSN)

Rappelons que la direction de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis a décrété un lock-out le matin du 14 décembre dernier, à la veille du congé des fêtes. La prochaine date de négociation est prévue le 24 février

 

Deux nouvelles ententes de principe entérinées par les syndicats

Hier, en début de soirée, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Comfort Inn Pointe-Claire–CSN (STTCIPC) et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Comfort Inn Dorval–CSN (STTCID) ont tous deux entériné l’entente de principe conclue le 16 janvier dernier avec leur employeur. Celles-ci ont été adoptées à 100 % par les deux syndicats, par voie de deux scrutins secrets distincts.

« Les travailleuses et les travailleurs de ces deux établissements ont atteint la plateforme de notre négociation coordonnée. Ils ont obtenu des clauses d’abolition de postes et d’indemnités de départ, tout en bonifiant leurs indemnités de vacances. Leurs augmentations salariales seront de 3 % pour les trois premières années et de 4 % pour la dernière année de leurs nouveaux contrats de travail », de souligner Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie.

À ce jour, sur les 25 syndicats qui ont accepté de participer à cette 9e ronde de négociations coordonnées, 19 ententes de principe ont été conclues avec autant d’employeurs.

Affiliés à la FC–CSN, le STTCIPC et le STTCID comptent respectivement environ 20 et 15 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les travailleuses et les travailleurs manifestent à Trois-Rivières

Aujourd’hui, en début d’après-midi, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD) ont manifesté en face de l’hôtel Gouverneur Trois-Rivières qui appartient au même groupe que leur établissement.

« Alors que les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis tentaient simplement d’obtenir le renouvellement de leur contrat de travail, l’employeur a décrété un lock-out sauvage le 14 décembre dernier, juste avant la période des fêtes. Il faut dire que l’attitude de l’employeur a incité le syndicat à demander la conciliation dès le début de la négociation, au mois de mai 2016, de souligner Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et porte-parole de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Celui-ci s’entête à ne pas accorder les mêmes conditions de travail qui ont été obtenues aux autres tables de négociation, par les autres syndicats participant à la négociation coordonnée de l’hôtellerie. »

« Le Conseil central du Cœur du Québec est ici aujourd’hui pour signifier son appui inconditionnel à la lutte menée par ces travailleuses et ces travailleurs de l’hôtellerie. Et nous joignons notre voix à celle de la Fédération du commerce pour que l’employeur entende raison et offre à ces hommes et à ces femmes qui leur permettent de faire des profits chaque jour, des conditions à la hauteur de leurs demandes », de préciser Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec.

Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

L’entente de principe adoptée à 96 %

Lors d’une première assemblée générale tenue le 27 décembre 2016, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN (STTHC) avaient rejeté à 64 % l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 23 décembre dernier. Les pourparlers ont repris dès le lendemain et une seconde entente de principe est intervenue hier, en fin de matinée. Les membres ont été convoqués en assemblée générale extraordinaire le jour même et ont adopté la nouvelle entente de principe à 96 %. L’acceptation de ce nouveau contrat de travail par voie de scrutin secret met un terme à un conflit de travail débuté le 21 septembre dernier.

« Alors que l’employeur refusait catégoriquement que nous ayons toutes et tous les mêmes conditions de travail, nous avons désormais un seul contrat de travail couvrant tous les salarié-es de l’établissement. Nous avons obtenu une augmentation de nos salaires de 2 % au 1er juin 2015 pour les salarié-es de l’unité générale et une rétroactivité de 2 % au 1er aout 2016 pour les salarié-es de la réception. À la signature, nos salaires seront majorés de 3 %, puis de 3 % au 1er novembre 2017 et au 1er novembre 2018, de souligner Martine Harvey, présidente du STTHC. L’introduction de clauses touchant aux abolitions de classifications et aux indemnités de départ fait également partie de nos avancées, ainsi que la bonification de 0,5 % par semaine de vacances. »

Leur nouveau contrat de travail arrivera à échéance le 31 octobre 2019. Il inclut désormais une assurance collective pour les salarié-es à temps plein à partir du 1er juillet 2017 et une augmentation de l’employeur au régime de retraite de 2 % qui passera graduellement à 4 % à terme.

« Les travailleuses et les travailleurs du Classique peuvent être fiers des gains qu’ils ont réalisés. Leur lutte pour obtenir le respect de leur employeur a porté ses fruits et ils sortent de ce conflit avec des avancées importantes dans leurs conditions de travail, de préciser Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN. Ils ont réussi à obtenir des demandes qui faisaient partie de notre plateforme commune de revendications, ce qui prouve encore une fois la légitimité et la justesse de notre démarche de négociation coordonnée qui fait ses preuves depuis une trentaine d’années. »

« La lutte exemplaire menée par les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel Classique nous démontre, hors de tout doute, que celles et ceux qui décident de se tenir unis face à leur employeur peuvent obtenir gain de cause. Vivre un conflit de travail n’est jamais facile et les trois derniers mois peuvent en témoigner. Mais c’est la tête haute que les salarié-es sont retournés au travail aujourd’hui même, de conclure Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches–CSN.

Affilié à la FC–CSN, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN compte environ 65 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Entente de principe à l’Hôtel Classique

Aujourd’hui, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN et l’employeur. Obtenue après un blitz de négociation intense de 36 heures, celle-ci sera présentée aux membres en assemblée générale, le mardi 27 décembre prochain. L’acceptation de ce nouveau contrat de travail par les membres du syndicat mettrait un terme à un conflit de travail d’un peu plus de trois mois, débuté le 21 septembre dernier. Aucun commentaire ne sera émis d’ici là.

Affilié à la FC–CSN, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN compte environ 65 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Le syndicat vote la grève générale illimitée à 99 %

Ce matin, lors d’une assemblée générale tenue au Centre Saint-Pierre, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Gouverneur Place Dupuis–CSN (STTHGPD) ont voté à 99 % pour la grève générale illimitée, par voie de scrutin secret.

Ce vote a été tenu un peu plus de 24 heures après le déclenchement d’un lockout par leur employeur, quelques jours avant les vacances des fêtes. « Notre message envers l’employeur est clair : nous retournerons au travail seulement lorsque nous obtiendrons une entente de principe satisfaisante pour tout le monde », de déclarer Yvon Therrien, président du STTHGPD.

En négociation depuis le mois de mai dernier, les membres du STTHGPD participent à la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Puisque le syndicat s’attendait à une négociation difficile, la conciliation a rapidement été demandée.

Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres réunis au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’entente de principe adoptée à l’unanimité

Hier, lors d’une assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel le Concorde–CSN (STTHC) ont adopté à 100 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le 17 novembre dernier avec leur employeur.

« Pour nous, il s’agit d’un excellent règlement dans le cadre d’une négociation qui s’est vraiment bien déroulée. Alors que des rumeurs de changement de vocation de notre hôtel planaient à nouveau, nous avons obtenu l’assurance, inscrite dans notre nouvelle convention, que notre établissement allait poursuivre ses opérations hôtelières pour les huit prochaines années. Nous avons également préservé nos clauses normatives, incluant la protection des emplois et les indemnités de départ », de souligner Robert Lejeune, président du STTHC.

D’une durée de huit ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 3 % les trois premières années, de 4 %, les trois suivantes et de 5 %, les deux dernières années du contrat de travail.

« Nous sommes évidemment heureux de cette nouvelle entente qui vient consolider la relance de cet important hôtel de Québec. Celle-ci a permis aux travailleuses et aux travailleurs de rattraper les concessions salariales qui avaient été consenties lors de la saga qui avait entouré le dernier changement de vocation de leur hôtel », de souligner Serge Fournier, président de la Fédération du commerce–CSN.

Affilié à la FC–CSN, le STTHC compte environ 120 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les membres acceptent l’entente de principe à 98 %

Réunis en assemblée générale à 13 h aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Pur Québec (CSN) (STTHPQ) ont adopté à 98 %, par voie d’un vote secret, l’entente de principe intervenue entre leur employeur et leur syndicat, le 9 décembre dernier.

« Après un conflit de travail d’un peu plus d’un mois, nous sommes satisfaits de notre nouvelle convention collective. Non seulement nous avons réalisé des gains intéressants, mais nous avons préservé nos acquis. En raison d’un investissement majeur et d’un engagement clair écrit en ce sens, la durée de notre contrat de travail est de sept ans, à laquelle s’ajoute une année d’option qui nous permettra de rejoindre la négociation coordonnée de l’hôtellerie, de souligner Richard Watters, président du STTHPQ. D’ici là, nous toucherons des augmentations salariales de 2 % pour les deux premières années, de 3 % pour les trois suivantes et de 4 % pour les deux dernières. Nous avons également obtenu des indemnités de départ en cas de fermeture, des protections contre les abolitions de poste et des augmentations de nos indemnités de vacances, trois gains qui faisaient partie de la plateforme de négociation coordonnée 2016. »

« Cette entente prouve, hors de tout doute, tout le sérieux de notre démarche de négociation à la CSN. Alors que certains nous accusent de déposer des demandes déraisonnables, déconnectées de la réalité des employeurs, ou encore de favoriser la fermeture d’établissements, la CSN vient encore une fois de faire la démonstration que nous sommes à l’écoute lorsque la transparence d’un employeur est au rendez-vous, de souligner Serge Fournier, président de la Fédération du commerce–CSN. Pour arriver à nous entendre, nous avons procédé à l’analyse de la santé financière du Pur avec la firme MCE Conseil. »

« À la veille du congé des fêtes, il s’agit d’une excellente nouvelle pour les salarié-es du Pur et d’un soulagement pour toutes celles et tous ceux qui les ont incroyablement soutenu durant le conflit », de conclure Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches–CSN.

À propos
Affilié à la FC–CSN, le STTHPQ compte environ 125 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Lock-out à l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis

La direction de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis a décrété un lock-out tôt ce matin.

« Nous négocions depuis le mois de mai dernier et rapidement, nous avons dû demander la conciliation. Depuis tout ce temps, les pourparlers piétinent et nous sentons que la partie patronale ne dispose pas des mandats qu’il lui faudrait pour régler cette négociation. Plusieurs demandes que nous avons déposées, qui visent à régler des problèmes, sont totalement ignorées. L’employeur a même retiré son engagement relativement à certains éléments normatifs sur lesquels les parties s’étaient pourtant entendues lors des discussions à la table de négociation, de dénoncer Yvon Therrien, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD). Nous sommes toutefois déterminés à obtenir le respect auquel nous avons droit, à l’instar des treize autres hôtels qui ont obtenu des ententes de principe et les éléments de la plateforme de la négociation coordonnée. »

« Décréter un lock-out à la veille du congé des fêtes, ça démontre une attitude vraiment cavalière de la part de cet employeur. Nous allons tout mettre en œuvre pour que ces femmes et ces hommes obtiennent leur juste part des profits que les propriétaires de cet hôtel encaissent tous les jours », de déclarer Serge Fournier, président de la Fédération du commerce–CSN.

À propos
Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe à l’Hôtel Pur Québec

Ce matin, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Pur Québec (STTHPQ) et l’employeur. Celle-ci sera présentée aux membres en assemblée générale, mercredi prochain. Aucun commentaire ne sera émis d’ici là.

À propos
Affilié à la FC–CSN, le STTHPQ compte environ 125 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Briseurs de grève : le syndicat gagne sur toute la ligne

Aujourd’hui, le Tribunal administratif du travail (TAT) a donné raison sur toute la ligne au Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN (STTHC) en lien avec le recours illégal à des briseurs de grève sur leur lieu de travail. Les membres du STTHC ont adopté la grève générale illimitée (GGI) à 100 % lors d’une assemblée générale tenue le 21 septembre dernier.

« Pour nous, il s’agit d’une victoire totale contre les manœuvres illégales de notre employeur visant à briser notre rapport de force. L’ordonnance interdisant la présence de briseurs de grève est désormais permanente. Le juge a ordonné à la direction de l’Hôtel, nommément à Annie April, la directrice des opérations du Classique, de cesser d’utiliser les services des personnes qui ont été identifiées à titre de briseurs de grève ainsi que la compagnie Prestige, qui est également reconnue comme un subterfuge pour contourner la législation anti-briseur de grève, de préciser Martine Harvey, présidente du STTHC. Le TAT a finalement rejeté la requête de l’employeur visant à envoyer en sous-traitance l’entretien des chambres et la buanderie. »

« Nous sommes extrêmement contents de cette décision qui donne raison aux travailleuses et aux travailleurs de l’Hôtel Classique. Nous avons toujours dénoncé ces tentatives antisyndicales et les subterfuges des employeurs qui adoptent ce genre de comportements pour arriver à leurs fins au lieu de négocier de bonne foi avec leurs salarié-es. Aujourd’hui, le juge Christian Drolet a ordonné à l’employeur de respecter les lois mais, par dessus tout, ses employé-es », de souligner Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches–CSN.

« Ce n’est pas tous les jours que nous recevons une telle décision du TAT. Celle-ci confirme l’illégalité des comportements de l’employeur visant à contrecarrer la réglementation en vigueur en lien avec les briseurs de grève. Nous invitons donc l’employeur à prendre la juste mesure de ces décisions qui confirment les droits des membres du syndicat de son établissement, à respecter l’ordonnance permanente et à revenir à la table de négociation afin de conclure, dans les plus brefs délais, une entente satisfaisante pour les travailleuses et les travailleurs », de conclure Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie.

Affilié à la FC–CSN, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN compte environ 65 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Le syndicat rétablit les faits

À la suite d’une assemblée générale tenue aujourd’hui à 13 h durant laquelle les membres ont voté la grève générale illimitée à 91 %, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Pur Québec (CSN) (STTHPQ) a tenu une conférence de presse afin de rétablir les faits au sujet du conflit avec leur employeur. Rappelons que celui-ci leur a décrété un lockout le vendredi 11 novembre, à 22 h.

« Notre syndicat a rejeté à 86 % une offre que l’employeur qualifiait de finale et globale, incluant plusieurs nouveaux reculs permanents qui datent du 4 novembre dernier et qui n’ont jamais fait partie de nos échanges depuis le début de la négociation. Alors que l’employeur confirme que les prochaines années seront excellentes, il tente de nous refiler la facture de ses investissements de 5 millions $ en nous imposant des demandes de reculs beaucoup plus importantes que ses besoins financiers, de dénoncer Richard Watters, président du STTHPQ. Pour nous, il s’agit d’une attaque en règle contre notre syndicat qui n’a rien à voir avec la rentabilité de l’établissement, et la proposition de l’employeur d’un contrat de travail de cinq ans qui vise à nous sortir de la négociation coordonnée de l’hôtellerie en est la preuve flagrante. »

Les membres du STTHPQ en assemblée générale. - Photo : Louise Leblanc

Les membres du STTHPQ en assemblée générale. – Photo : Louise Leblanc

« À l’aube des vacances des fêtes, alors que les rencontres de négociation allaient bon train, l’employeur impose un lockout sauvage directement sorti de nulle part, comme si nous étions en rupture des pourparlers. Or, il n’en est rien et agir de la sorte, c’est inacceptable, de marteler Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches–CSN. À l’image de 2015, l’année 2016 a été une année exceptionnelle pour le tourisme à Québec et 2017 s’annonce encore meilleure. Cette excellente conjoncture touchera également l’hôtel Pur. »

« Lorsque l’employeur dit sur la place publique que nous sommes inflexibles, il déforme complètement la réalité. La CSN a toujours été à l’affût de la situation financière des employeurs avec qui elle négocie et lorsque ceux-ci pratiquent la transparence, ce qui est le cas avec l’hôtel Pur, nous tenons toujours compte des données financières dont nous disposons, de souligner Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Nous sommes donc à même de comprendre clairement qu’il utilise sa situation financière pour faire reculer les conditions de travail bien au-delà de ses besoins actuels, allant même jusqu’à maintenir des demandes qui n’ont aucune incidence sur ses finances. »

À propos
Affilié à la FC–CSN, le STTHPQ compte environ 125 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Entente de principe à l’Hôtel Bonaventure

Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel Bonaventure ont adopté une entente de principe intervenue dans la nuit de mardi à mercredi, dans une proportion de 86 %. Ce dénouement intervient à à l’issue d’un conflit de travail qui aura duré près de cinq semaines.

Le trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la Fédération du commerce (FC–CSN), Michel Valiquette, se réjouit de ce dénouement positif, constituant un 12e règlement pour les syndicats CSN de l’hôtellerie en négociations coordonnées. « Les salarié-es du Bonaventure peuvent rentrer au travail la tête haute ! L’entente de principe inclut les éléments de la plateforme commune que se sont donnée les syndicats de l’hôtellerie. Ainsi, la convention collective est d’une durée de quatre ans et elle prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % pour la dernière année. En plus, le syndicat a pu réaliser des gains sur les deux autres éléments de la plateforme en bonifiant les indemnités de vacances et en renforçant les clauses traitant des indemnités de départ ».

« Avec cette entente au Bonaventure, il est inconcevable que le conflit de travail se poursuive encore à l’Hôtel Classique de Québec, qui appartient également à monsieur Chan, poursuit Michel Valiquette. Ces salarié-es ont droit à la même reconnaissance que tous les travailleurs et les travailleuses du secteur ».

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Les salariés d’un 11e hôtel atteignent leurs objectifs

Le syndicat représentant les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel Quality Inn Centre-ville à Montréal a conclu une entente de principe, le 21 octobre 2016, dans le cadre de la ronde de négociations coordonnées de l’hôtellerie de la CSN. Les membres du syndicat se prononceront sur cette entente de principe ce vendredi 28 octobre.

Selon Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération, « l’entente de principe, qui inclut tous les éléments de la plateforme commune, permet d’atteindre les objectifs que s’étaient fixés les travailleuses et les travailleurs. Ainsi, tout comme les ententes obtenues par dix autres syndicats de la ronde de négociations coordonnées, elle est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % pour la dernière année. En plus, le syndicat a obtenu les deux autres éléments de la plateforme en bonifiant les indemnités de vacances et en réalisant des gains importants relativement à la question des indemnités de départ ».

Il s’agit d’une 11e entente de principe pour les syndicats en négociations coordonnées du secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN. Celui-ci regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Nouvelles preuves de recours à des briseurs de grève chez un employeur malveillant

Dans un rapport d’enquête dévoilé mardi dernier, le ministère du Travail a révélé qu’à la suite d’une enquête effectuée le 16 septembre dernier à l’Hôtel Bonaventure, un enquêteur de leur service a noté la présence de 14 briseurs de grève sur le lieu de travail.

« Ce jour-là, les salarié-es ont débrayé de 9 h à 21 h et l’employeur a décidé d’imposer un lock-out de 12 heures supplémentaires, soit de 21 h à 9 h le lendemain matin. L’enquêteur du ministère, monsieur Michel Bergeron, s’est présenté au Bonaventure et a noté la présence illégale de 14 briseurs de grève, en parfaite contravention avec le code du travail, de dénoncer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN) et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Rappelons qu’il s’agit du même propriétaire que l’Hôtel Classique de Québec qui s’est fait sévèrement rabrouer vendredi dernier par le Tribunal administratif du travail (TAT) parce qu’il avait aussi eu illégalement recours à des briseurs de grève. »

Reconduction de l’ordonnance provisoire au Classique
« Précisons que les procédures contre l’Hôtel Classique ne sont pas terminées, loin de là. Mardi, alors que nous devions procéder à l’audition sur le fond de la question des briseurs de grève dans cet hôtel, nous avons plutôt eu droit à une reconduction de notre ordonnance provisoire contre l’employeur jusqu’au 27 octobre, date de la prochaine audition portant sur l’ordonnance permanente. Au lieu de trancher le sort de l’ordonnance permanente que nous réclamons contre le Classique, le juge a dû prendre connaissance d’une nouvelle requête déposée par l’employeur à 21 h 30, lundi soir, la veille de l’audition. Cette demande lui permettrait de céder les droits de gérance de plus d’une trentaine de salarié-es syndiqués à une entreprise fondée le 19 septembre dernier, entité que le tribunal a identifiée clairement comme un subterfuge afin de contourner les dispositions anti-briseurs de grève. Puisque le juge n’avait pas pris connaissance de cette nouvelle requête, il a tout simplement reconduit l’ordonnance provisoire prononcée vendredi dernier », d’expliquer monsieur Valiquette.

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Un employeur malveillant
« La malveillance de cet employeur semble sans bornes. Celui-ci pourrait bien faire face à des accusations d’outrage au tribunal puisque, malgré l’ordonnance provisoire lui interdisant de recourir à des briseurs de grève, nous avons constaté et documenté la présence d’individus ciblés par le jugement, ce qui constitue une nouvelle infraction au code du travail », de conclure le trésorier de la FC–CSN.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Entente de principe au Quality de Sherbrooke et vote massif en faveur de la GGI au Bonaventure

Hier, en fin de journée, une neuvième entente de principe a été conclue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Quality (FC–CSN) et l’employeur, dans le cadre de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Au même moment, le Syndicat des travailleurs du Bonaventure (FC–CSN) votait en faveur de la grève générale illimitée (GGI).

Conforme aux autres règlements obtenus, l’entente conclue au Quality de Sherbrooke est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %. Il s’agit du second règlement dans la région estrienne qui inclut également des bonifications des indemnités de vacances et de départ.

« Cette seconde entente en Estrie atteint, à nouveau, tous les objectifs de négociation de notre secteur et nous en sommes très fiers, déclare Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN) et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Ce neuvième règlement scelle le modèle d’entente que nous avons réussi à obtenir en négociant sérieusement auprès d’employeurs qui ont saisi qu’ils pouvaient arrimer leurs objectifs financiers avec nos demandes communes. L’employeur du Quality a également acquitté toutes les sommes en souffrance qu’il devait à titre de cotisations au régime de retraite des employé-es et de cotisations syndicales impayées, à notre grande satisfaction. Nous sommes plus que jamais convaincus de la validité de nos revendications et il n’est pas question pour nous d’abdiquer quoi que ce soit. »

Un vote fort en faveur de la GGI
À la suite d’un lockout imposé par l’employeur dimanche dernier en début de soirée, les membres du Syndicat des travailleurs du Bonaventure (CSN) ont adopté à 97 %, par voie de scrutin secret, un mandat de GGI en assemblée générale spéciale à Montréal.

« Ce vote a été tenu en réaction au lockout décrété par l’employeur. Le message envoyé par les travailleuses et les travailleurs est simple : à partir de maintenant, ils retourneront au travail quand ils le décideront, c’est-à-dire, lorsqu’ils obtiendront les conditions de travail qu’ils revendiquent et qu’ils méritent », de conclure monsieur Valiquette.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Quel avenir pour la bouteille brune?

La Fédération du commerce–CSN s’inquiète que l’annonce d’investissement de 46 millions de dollars pour une nouvelle chaîne de production de canettes chez Labatt vienne précipiter le déclin de la production de bière en bouteille brune. L’investissement prévu n’aura pas pour effet d’ajouter une nouvelle chaîne de production de canettes, mais bien de remplacer une chaîne de production de bouteilles déjà existante.

Pour la FC–CSN, la bouteille brune est un choix environnemental. Rappelons que la bouteille brune, un contenant à remplissages multiples, est récupérée à 98 % comparativement à 71 % pour les contenants à usage unique. Le cycle de vie d’une bouteille est quasiment infini puisqu’elle est réutilisée jusqu’à 15 fois, avant de voir son verre fondu et recyclé en nouvelle bouteille.

Bien que le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Brasserie Labatt (FC–CSN) accueille favorablement ce projet d’investissement, qui aura pour effet de consolider les emplois actuels, il reste néanmoins déçu de la disparition de l’une des deux lignes de bouteilles brunes de 341 ml. « On est toujours heureux de voir des projets d’investissement, mais on est préoccupé par le virage de plus en plus affirmé vers la canette qu’adopte notre employeur. Chez nous, c’est près de quatre fois plus d’emplois sur une ligne de production de bouteilles que sur une ligne de canettes », indique Sylvain Moreau, président du syndicat.
Sans affirmer que la canette devrait disparaître, la FC–CSN remet en cause le choix des brasseurs qui vont de plus en plus vers les contenants à remplissage unique. « La canette répond à un besoin et nous en sommes conscients. Toutefois, l’industrie a décidé de mettre l’accent sur ce type de contenant pour des raisons purement économiques. On nous dit que c’est ce que le marché désire, mais c’est plutôt le fruit de multiples campagnes marketing en faveur de la canette aux dépens de la bouteille. Les brasseurs ne sont pas intéressés par l’environnement, seulement par leur marge de profit », déplore David Bergeron-Cyr, vice-président de la FC–CSN.

À propos de la campagne Santé à l’environnement
Les syndicats de la Brasserie Labatt et des brasseurs RJ ainsi que la Fédération du commerce–CSN sont engagés, depuis 2015, dans une campagne intersyndicale avec des organisations affiliées à la FTQ, de promotion et de sensibilisation aux enjeux reliés à la consommation de bière en bouteille brune. Les organisations syndicales espèrent ainsi faire pression sur le gouvernement afin qu’il adopte des mesures pour contraindre les brasseurs à utiliser davantage les contenants à remplissages multiples.

La direction du Bonaventure décrète un lockout

Aujourd’hui, en début de soirée, la direction de l’Hôtel Bonaventure a décidé de décréter un lockout pour une durée indéterminée. Cette décision fait suite à une grève de 36 heures déclenchée par le syndicat samedi matin, à 9 h.

« À chaque négociation, nous avons toujours vécu des rapports cordiaux avec notre employeur. Or, depuis février 2015, date où Claude Chan a acquis notre établissement, les relations de travail sont très tendues. Non seulement il se moque complètement de ses employé-es, mais il méprise tout autant sa clientèle. En ce moment même, notre hôtel affiche complet et plusieurs clients furieux, rencontrés sur la ligne de piquetage, nous ont clairement signifié leur appui, de préciser Michel Paré, président du Syndicat des travailleurs du Bonaventure (CSN). Ce propriétaire veut faire de l’argent à tout prix et c’est malheureusement sur le dos de ses salarié-es qu’il s’acharne. »

« Claude Chan, le propriétaire de l’Hôtel Bonaventure, est bien connu du milieu syndical pour ses pratiques douteuses et son antisyndicalisme. Celui-ci possède plusieurs entreprises hôtelières et, plus d’une fois, nous avons été forcés de recourir aux tribunaux afin de le rappeler à l’ordre, de dénoncer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Vendredi dernier, ce même propriétaire se faisait rappeler à l’ordre par le Tribunal administratif du travail dans une décision sévère qui reconnaissait qu’il avait eu recours, la semaine dernière, à des briseurs de grève à l’Hôtel Classique de Québec, un autre hôtel dont il est le propriétaire. Dans près d’une dizaine d’établissements, les règlements tombent l’un après l’autre et seul cet employeur s’obstine à confronter inutilement ses salarié-es. »

À propos
Affilié à la FC–CSN, le Syndicat des travailleurs du Bonaventure (CSN) compte environ 200 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. 

 

Entente au Delta de Sherbrooke et décision favorable aux grévistes de l’Hôtel Classique

Hier soir, une huitième entente de principe a été conclue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Delta de Sherbrooke (FC–CSN) et l’employeur, dans le cadre de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Au même moment, un juge du Tribunal administratif du travail (TAT) donnait raison aux membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique (FC–CSN), en forçant la direction de leur hôtel à respecter une ordonnance sévère à leur égard.

En tous points conforme aux autres règlements obtenus, l’entente conclue au Delta de Sherbrooke est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %. Ce premier règlement dans la région de l’Estrie inclut également des bonifications des indemnités de vacances et de départ.

« Ce vendredi 23 septembre fut une belle journée pour le secteur de l’hôtellerie de notre fédération. Cette première entente dans la région estrienne qui rencontre parfaitement les objectifs de notre secteur et cette décision on ne peut plus claire ordonnée par le TAT qui vise l’Hôtel Classique, vont assurément inciter les autres employeurs à accepter nos revendications, déclare Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN) et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Dans les trois régions où nos membres négocient, huit employeurs ont compris qu’ils pouvaient très bien poursuivre leurs activités et demeurer parfaitement rentables en acceptant un juste partage de leurs revenus avec leurs salarié-es. Reste donc à ceux qui n’ont pas encore réglé à prendre acte de la situation. »

Un geste illégal

Dans une décision rendue en début de soirée hier, le juge Raymond Gagnon du TAT de Québec ordonne à l’Hôtel Classique et à ses dirigeants de cesser « d’utiliser, dans les établissements où la grève a été déclarée, les services de personnes non autorisées à remplir les fonctions des salariés faisant partie de l’unité de négociation en grève. » Cette ordonnance provisoire touche principalement des cadres embauchés après le début de la négociation, mais, surtout, elle vise directement la raison sociale D. Prestige Hôtelier inc., une entreprise immatriculée le 19 septembre dernier, que le tribunal a reconnue à titre d’entité spécifiquement fondée afin de contourner la loi interdisant les briseurs de grève.

« Le message envoyé à l’employeur par le TAT est clair : les membres du syndicat revendiquent le respect du travail qu’elles et ils accomplissent chaque jour et le respect des lois et des règles en vigueur. Pour les deux parties, nous espérons un règlement rapide de ce conflit par la ratification d’une entente à la hauteur de nos revendications », de conclure monsieur Valiquette.

Rappelons que le mardi 20 septembre en après-midi, la directrice générale a rencontré une dizaine de membres du syndicat pour leur annoncer que leurs tâches étaient désormais confiées à un sous-traitant. Face à ce geste de confrontation, les salarié-es ont décidé, à l’unanimité, de recourir à l’ultime moyen de pression en déclenchant la grève générale illimitée le lendemain, en assemblée générale.

À propos
Affilié à la FC–CSN, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique compte environ 65 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe au Hilton de Québec

La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce une septième entente de principe intervenue cette nuit entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec, STTHQ (FC–CSN) et l’employeur. Ce second règlement dans la région de Québec sera soumis prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale.

Identique aux autres règlements obtenus, l’entente conclue au Hilton de Québec est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %. La bonification des indemnités de vacances et celle touchant aux indemnités de départ font également partie de l’entente.

« Ce deuxième règlement en autant de jours dans la région de la Capitale Nationale nous indique clairement que les employeurs se rendent compte de la justesse de nos revendications et de nos arguments. Ils ne peuvent plus nier le fait que nos demandes ne sont pas exagérées, particulièrement en cette période record d’achalandage, déclare Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. La voie des règlements est simple : les employeurs doivent déposer des offres similaires à la table de négociation pour que nous arrivions à nous entendre. »

Rappelons que vendredi dernier, sept syndicats qui n’avaient pas encore obtenu un règlement dans le cadre de cette négociation avaient voté à forte majorité l’adoption d’une banque de cinq jours de grève. Le Syndicat des employé-es de l’Hôtel Delta Québec (FC–CSN) et le STTHQ faisaient partie de ceux-ci et l’un d’eux, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique (FC–CSN), a déclenché une grève générale illimitée mercredi matin.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Entente de principe au Delta de Québec

La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce une sixième entente de principe intervenue tard hier soir entre le Syndicat des employé-es de l’Hôtel Delta Québec, SEHDQ (FC–CSN) et l’employeur. Ce premier règlement dans la région de la Capitale Nationale sera présenté sous peu aux membres du syndicat en assemblée générale.

À l’image des autres ententes conclues au cours des deux dernières semaines, celle du Delta de Québec est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %.

« Encore une fois, ce nouveau règlement confirme le bien-fondé des quatre demandes de la plateforme commune revendiquées par notre secteur. À chaque entente, nous précisons à tous les employeurs qui n’ont pas encore déposé des offres à la hauteur de nos attentes que le modèle de règlement est désormais plus que confirmé, déclare Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Tous les employeurs savent donc que pour arriver à une entente, ils doivent impérativement tenir compte de ces éléments incontournables. L’entente du SEHDQ inclut également des gains considérables relativement aux deux autres demandes de notre plateforme, celle qui vise à bonifier des indemnités de vacances et celle touchant aux indemnités de départ. »

Rappelons que vendredi dernier, sept syndicats qui n’ont pas encore obtenu un règlement dans le cadre de cette négociation ont voté à forte majorité l’adoption d’une banque de cinq jours de grève. L’un d’eux, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique (FC–CSN), a déclenché une grève générale illimitée hier matin.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Grève générale illimitée déclenchée à l’Hôtel Classique

Lors d’une assemblée générale tenue ce matin, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique (FC–CSN) ont déclenché la grève générale illimitée (GGI) en adoptant une résolution à cet effet à 100 %, lors d’un vote tenu à scrutin secret.

« Il faut savoir qu’hier après-midi, la directrice générale a rencontré une dizaine de membres du syndicat pour leur annoncer que leurs tâches étaient désormais confiées à un sous-traitant. Or, il apparaît que le sous-contractant a été fondé le 19 septembre dernier et que cette manœuvre ne vise qu’à contourner la loi anti-briseurs de grève, de dénoncer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Les salarié-es ont donc décidé, à l’unanimité, de recourir à l’ultime moyen de pression en déclenchant la GGI. »

En plus du Fonds de défense professionnelle, les membres du syndicat vont bénéficier du fonds d’appui de la négociation coordonnée de l’hôtellerie et du support du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

« Dans un cadre sain de relations de travail, il est inconcevable qu’un employeur se comporte de la sorte. Les méthodes de cet employeur, qui tente de contourner les lois en vigueur, en disent long sur le manque de respect envers ses employé-es. Face à cet affront, la réponse du syndicat est unanime et le CCQCA est entièrement aux côtés de ces femmes et de ces hommes qui méritent un traitement en rapport avec la richesse qu’ils créent chaque jour », de conclure Ann Gingras, président du CCQCA–CSN.

Rappelons que vendredi dernier, sept syndicats qui n’ont pas encore obtenu un règlement dans le cadre de cette négociation ont voté à forte majorité l’adoption d’une banque de cinq jours de grève. Les travailleurs et travailleuses de l’Hôtel Classique avaient d’ailleurs adopté ce mandat à 97 %.

Cinq ententes conclues à ce jour
Cinq ententes ont été conclues au cours des deux dernières semaines. Celles-ci sont d’une durée de quatre ans et prévoient des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %, ainsi que des bonifications des indemnités de vacances et de départ.

À propos
Affilié à la FC–CSN, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN compte environ 65 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe au Lord Berri

La Fédération du commerce(FC–CSN) annonce une cinquième entente de principe intervenue hier entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Lord Berri, STTHLB (FC–CSN) et l’employeur, qui sera présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

Les cinq ententes conclues au cours des deux dernières semaines sont d’une durée de quatre ans et prévoient des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %.

« Avec cette nouvelle entente, nous retrouvons le modèle de règlement que nous avons obtenu à cinq reprises dans des hôtels de différentes grandeurs, ce qui en fait un règlement tout à fait applicable dans tous les établissements qui participent à cette négociation coordonnée. À l’image des autres règlements, le STTHLB a également obtenu des gains importants relativement aux deux autres revendications de la plateforme commune de la 9e ronde de négociations coordonnées, déclare Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. La bonification de leurs indemnités de vacances et de départ fait aussi partie de l’entente. »

Rappelons que vendredi dernier, sept syndicats qui n’ont pas encore obtenu un règlement dans le cadre de cette négociation ont voté à forte majorité l’adoption d’une banque de cinq jours de grève.

Une nouvelle entente adoptée
Lundi, lors d’une assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs Ritz Carlton (CSN) ont adopté leur entente de principe à 90 % pour l’unité opération et à 100 % pour l’unité bureau, lors de deux votes tenus à scrutin secret.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Débrayage et dîner de solidarité à Sherbrooke

Ce matin, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Quality (FC–CSN) a décidé de débrayer à 9 h pour une grève de 24 h. Cette action survient à la veille de la rencontre de négociation et rappelle à l’employeur que les membres sont toujours en attente du versement de plusieurs milliers de dollars en souffrance pour des cotisations au régime de retraite des employé-es et des cotisations syndicales impayées. Lors d’une discussion récente, l’employeur s’était engagé à rembourser ces dettes au plus tard jeudi dernier. À ce jour, les travailleuses et travailleurs n’ont reçu qu’une fraction de ces sommes.

« Vers 11 h 30, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Delta de Sherbrooke (FC–CSN) iront rejoindre leurs camarades en grève de l’Hôtel Quality afin de partager un dîner de solidarité, de préciser Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN) et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Il faut savoir que le nouveau propriétaire du Delta de Sherbrooke possède également l’Hôtel Quality. Les membres des deux syndicats veulent lui envoyer un message clair : ils seront solidaires jusqu’au bout dans l’atteinte de leurs objectifs communs de négociation. Pour eux, l’obtention du modèle d’entente déjà obtenu aux autres tables demeure essentielle. »

Les quatre autres ententes conclues ces deux dernières semaines sont d’une durée de quatre ans et prévoient des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %. Elles sont également assorties d’indemnités de vacances et de départ bonifiées.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe au Quality Suites Pointe-Claire

La Fédération du commerce–CSN (FC–CSN) annonce une quatrième entente de principe intervenue hier en fin de journée entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Quality Suites Pointe-Claire (CSN) (STTHQSPC) et l’employeur.

À l’image des trois autres ententes conclues ces deux dernières semaines, celle-ci est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %. Elle sera présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

« Que le message soit entendu par les employeurs : le modèle de règlement obtenu avec les trois premières ententes est confirmé à nouveau par celui-ci. Le STTHQSPC a également obtenu des gains importants relativement aux deux autres revendications de la plateforme commune de la 9e ronde de négociations coordonnées, déclare Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Leurs indemnités de vacances et de départ ont aussi été bonifiées. Plus que jamais, le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN a atteint ses objectifs avec ce règlement. »

« Hier après-midi, lors des assemblées générales coordonnées simultanément à Québec et à Montréal, sept syndicats ont adopté à forte majorité des mandats de grève de cinq jours à appliquer selon leurs plans de mobilisation respectifs et communs. Les employeurs doivent donc à nouveau prendre la juste mesure de ces décisions démocratiques qui les invitent à accepter, le plus tôt possible, notre plateforme commune de revendications dans les ententes à venir », de conclure monsieur Valiquette.

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

Adoption à forte majorité des mandats de grève de cinq jours

Sept syndicats affiliés à la Fédération du commerce–CSN (FC–CSN) ont adopté à forte majorité des mandats de grève de cinq jours lors d’une assemblée générale tenue simultanément à Québec et à Montréal.

Les résultats obtenus à Québec lors des votes à scrutin secret sont : le STT de Hilton Québec (CSN) a voté en faveur à 81 %, le STT de l’Hôtel Pur Québec (CSN) à 81 %, le STT de l’Hôtel Classique–CSN à 97 % et le SE de l’Hôtel Delta Québec–CSN à 94 %. Les résultats de Montréal, où le vote s’est aussi tenu à scrutin secret, sont les suivants : le ST du Bonaventure (CSN) a voté en faveur à 97 %, le STT Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) à 95 %, et le STT de l’Hôtel Holiday Inn Laval Montréal–CSN à 100 %.

Assemblée générale à Montréal - Photo: Michel Giroux

Assemblée générale à Montréal – Photo: Michel Giroux

« Ces résultats clairs relancent aujourd’hui le même message aux différents employeurs des hôtels qui n’ont pas encore accepté les éléments communs de notre plateforme de revendications : nos demandes sont légitimes, réalistes et les trois ententes de principe que nous avons obtenues à ce jour sont là pour en témoigner. Le modèle de règlement est connu et c’est désormais ce à quoi s’attendent les salarié-es membres des syndicats qui ont massivement voté en faveur de cette banque de cinq jours de grève », de dire Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération.

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe au Hilton Laval

La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce une troisième entente de principe intervenue aujourd’hui même entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Laval (STTHL–CSN) et l’employeur. À l’image des deux autres ententes parafées la semaine dernière, elle est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année. Elle sera présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

« Nous sommes heureux de voir que les employeurs acceptent le modèle de règlement que nous avons déjà convenu avec les deux premières ententes. Les membres du STTHL (FC–CSN) ont aussi obtenu des avancées importantes sur les deux autres revendications des syndicats participant à la 9e ronde de négociations coordonnées, souligne Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. La bonification de leurs indemnités de vacances et de départ fait également partie de l’entente. Encore une fois, la FC–CSN considère avoir atteint ses objectifs avec ce règlement. »

« Pour une troisième fois, nous avons conclu une entente qui respecte notre plateforme commune de revendications. Il est donc clair que les autres règlements devront impérativement tenir compte de ceux-ci. Les membres des syndicats qui n’ont pas encore obtenu un règlement à leur table respective se rencontrent ce vendredi afin d’échanger sur l’état de leurs négociations et, ultimement, d’adopter une nouvelle banque de cinq jours de grève. À cet égard, ceux-ci débrayeront afin de participer à deux assemblées générales qui auront lieu simultanément à Québec et à Montréal. Les employeurs sont donc invités, plus que jamais, à prendre la juste mesure de la situation actuelle », de conclure monsieur Valiquette.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

 

Le syndicat accepte l’offre à l’unanimité

Réunis en assemblée générale hier, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Marriott Château Champlain (FC–CSN) ont accepté à 100 % par voie de scrutin secret l’entente de principe intervenue le 7 septembre dernier avec leur employeur.

« L’entente est d’une durée de quatre ans et elle contient des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année. En plus de ces deux éléments de la plateforme commune, le syndicat a réussi à obtenir une bonification de leurs indemnités de vacances et obtenu des gains importants relativement à la question des indemnités de départ », de souligner Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération.

Le syndicat a également obtenu : une bonification du régime de retraite de 7 à 8 % ; une amélioration significative de la charge de travail des préposé-es aux chambres ; une intégration de ratios de la main-d’œuvre pour plusieurs classifications ; une période de formation obligatoire pour tous les salarié-es qui obtiennent un poste par affichage ou lors d’abolitions de poste ; des améliorations importantes des dispositions reliées à la santé et à la sécurité ; et une meilleure couverture pour leurs assurances collectives.

« Ce premier règlement et celui du Ritz-Carlton qui a suivi deux jours plus tard, nous démontrent clairement que nos demandes ne sont pas injustifiées, bien au contraire. Les pourparlers se poursuivent aux autres tables de négociations et nous sommes confiants quant au déroulement de ceux-ci. Malgré ces avancées, nous gardons le cap sur le vote de cinq jours de grève qui aura lieu ce vendredi simultanément à Québec et à Montréal », de conclure monsieur Valiquette,

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce (FC–CSN) compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les employés d’IKEA votent la grève

C’est par une très forte majorité que les employé-es de IKEA Montréal ont rejeté les dernières offres patronales, lors d’une assemblée générale tenue dimanche dernier. Du même coup, les syndiqué-es se sont munis d’un mandat de moyens de pression, incluant une banque de 24 heures de grève à être déclenchée au moment jugé opportun. La grève a été votée dans une proportion de 92 %.

Le mécontentement des employé-es était manifeste lors de la réunion syndicale. Les offres patronales sont qualifiées d’insultantes. « L’employeur fait montre d’un mépris sans nom avec son offre salariale. Il veut nous faire régresser, rien de moins ! », s’indigne Carolina Caballero, présidente du Syndicat d’IKEA Montréal (CSN). La direction de la succursale montréalaise de la chaîne scandinave, située dans l’arrondissement Saint-Laurent, propose une offre salariale ni plus ni moins qu’offensante pour les salarié-es. Elle comprend des montants forfaitaires et non indexés pour les deux premières années de la convention collective. De plus, l’employeur veut intégrer une nouvelle méthode de calcul des échelons salariaux qui aurait pour effet de différer sensiblement les augmentations de salaire. On estime que les jeunes embauchés seraient davantage pénalisés par cette nouvelle façon de faire.

Des demandes légitimes

Parmi les demandes syndicales, on souhaite obtenir une meilleure protection des emplois, des horaires de travail décents, de saines relations de travail et de justes augmentations de salaire. La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2015. Le Syndicat d’IKEA Montréal représente environ 350 travailleuses et travailleurs.

À propos

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) est un organisme régional affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Il regroupe plus de 106 000 membres du secteur public et du secteur privé, répartis au sein d’environ 400 syndicats sur le territoire des régions administratives de Montréal, de Laval et du Grand Nord.

Vote d’une nouvelle banque de cinq jours de grève

Ce vendredi 16 septembre, le secteur de l’hôtellerie de la Fédération du commerce (FC–CSN) continuera à intensifier ses moyens de pression en proposant l’adoption d’une nouvelle banque de cinq jours de grève. Deux assemblées générales régionales auront lieu à Québec et à Montréal et les syndicats participant à cette neuvième ronde de négociations coordonnées y seront invités.

« Lors de ces deux assemblées générales, nous allons inviter nos membres à accentuer leurs moyens de pression. Alors que nous préparons les deux assemblées générales qui entérineront les deux ententes de principe obtenues au Marriott Château Champlain et au Ritz-Carlton, nous poursuivons notre démarche coordonnée pour faire en sorte que ces deux règlements à la hauteur de nos attentes viennent tracer la ligne des autres ententes que nous espérons conclure rapidement », de déclarer Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération.

Rappelons que les deux ententes conclues sont d’une durée de quatre ans et que les augmentations salariales prévues sont de 3 % les trois premières années et de 4 % la dernière année. Celles-ci incluent des bonifications des indemnités de vacances et des gains importants touchant aux indemnités de départ. Les deux syndicats doivent prochainement entériner ces ententes en assemblée générale.

« Nous relançons le même message que nous avons formulé dès le début de cette négociation coordonnée : nous sommes prêts à négocier sérieusement des ententes qui vont satisfaire les parties, et ce, dans les plus brefs délais », de conclure monsieur Valiquette.

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce (FC–CSN) compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Grève dans 10 hôtels

Ce vendredi 9 septembre, alors que le STT Ritz Carlton (FC–CSN) venait tout juste d’en arriver à une entente de principe in extremis avec l’employeur durant la nuit, dix syndicats de l’hôtellerie ont débrayé simultanément à 9 h 30 pour une durée de 24 heures.

Dans la région montréalaise, les syndicats du Gouverneur Place Dupuis, du Hilton Laval, du Holiday Inn Laval, du Quality Suites de Pointe-Claire, du Bonaventure et du Lord Berri ont participé au débrayage. À Québec, ce sont ceux du Hilton, du Delta, du Classique et de l’Hôtel Pur qui y ont pris part.

Entente de principe au Ritz Carlton

La Fédération du commerce–CSN (FC–CSN) annonce une seconde entente de principe intervenue cette nuit entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs Ritz Carlton (CSN) et l’employeur. D’une durée de quatre ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 % sur quatre ans. Celle-ci sera également présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

« Comme leurs pairs du Marriott Château Champlain, en plus des deux éléments de la plateforme commune, soient ceux touchant à la durée du contrat de travail et aux augmentations salariales, la partie syndicale a obtenu des avancées importantes sur les deux autres revendications des syndicats participant à la 9e ronde de négociations coordonnées, souligne Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Ils ont également bonifié leurs indemnités de vacances, tout en obtenant des gains importants touchant aux indemnités de départ. La FC-CSN considère à nouveau avoir atteint ses objectifs avec ce second règlement. »

« À l’instar de l’employeur du Marriott Château Champlain, celui du Ritz Carlton a compris qu’il était dans l’intérêt de toutes et de tous d’en arriver à un règlement rapide à la table de négociation. Cette deuxième entente confirme à nouveau le sérieux de la démarche de notre négociation coordonnée et la légitimité de nos revendications communes. À quelques heures du débrayage massif prévu aujourd’hui, nous lançons un nouvel appel aux autres employeurs pour qu’ils déposent rapidement la même offre à leurs salarié-es que celle obtenue in extremis cette nuit », de conclure monsieur Valiquette.

Dix syndicats en grève

Les syndiqué-es de plusieurs hôtels ont adopté un mandat de grève de 72 heures pour faire progresser la négociation. Aujourd’hui, 10 d’entre eux érigeront des piquets devant leurs établissements. À Montréal, il s’agit des syndicats du Gouverneur Place Dupuis, du Hilton Laval, du Holiday Inn Laval, du Quality Suites de Pointe-Claire, du Bonaventure, du Lord Berri; à Québec, ceux du Hilton, du Delta, du Classique et de l’Hôtel Pur seront aussi en grève.

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les syndicats suivants seront en grève aujourd’hui.

Région de Montréal 

Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis
Hilton Laval
Quality Suites Pointe-Claire
Hôtel Bonaventure
Holiday Inn Laval
Hôtel Lord Berri

Région de Québec

Hilton
Delta
Hôtel Pur
Hôtel Classique

Entente de principe au Marriott Château Champlain

La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce une entente de principe intervenue tôt ce matin entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Marriott Château Champlain (FC–CSN) et l’employeur. D’une durée de quatre ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 % sur quatre ans. Celle-ci sera présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

« En plus des deux éléments de la plateforme commune, soient ceux touchant à la durée de la convention et aux augmentations salariales, le syndicat a réussi à obtenir des avancées significatives sur les deux autres revendications des syndicats participant à la 9e ronde de négociations coordonnées, de souligner Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Ils ont, entre autres, bonifié leurs indemnités de vacances et obtenu des gains importants relativement à la question des indemnités de départ. La FC–CSN considère donc avoir atteint l’ensemble des objectifs avec ce règlement. »

« Nous sommes heureux de constater que l’employeur du Marriott Château Champlain a compris que nos revendications étaient sérieuses, légitimes et qu’il avait tout à fait les moyens d’y répondre positivement. À deux jours du débrayage massif prévu ce vendredi, nous lançons donc un appel aux autres employeurs pour qu’ils prennent la juste mesure de ce règlement et qu’ils s’empressent d’offrir le même traitement à leurs salarié-es que celui obtenu aujourd’hui même par les employé-es du Marriott Château Champlain », de conclure monsieur Valiquette.

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Journée de débrayage massif le 9 septembre prochain

La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce un débrayage massif le 9 septembre prochain. À ce jour, neuf syndicats de l’hôtellerie se sont dotés d’une banque de 72 heures de grève et un syndicat possède un mandat de grève générale illimitée.

« Partout au Québec, la saison touristique 2016 s’annonçait tout simplement exceptionnelle et les données publiées aujourd’hui même confirment ces prévisions, plus élevées qu’en 2015, une autre année considérée record. Tout le secteur hôtelier québécois carbure à plein régime. Une très grande part de cette activité repose sur le travail des travailleuses et des travailleurs de l’hôtellerie, précise Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Toutefois, à la lumière de l’évolution des négociations actuelles, nous constatons que les employeurs ne semblent pas pressés de redonner à leurs salarié-es la juste part qui doit leur revenir. Les demandes que nous avons déposées demeurent légitimes et les membres le démontrent pleinement en adoptant des mandats forts qui exercent la pression nécessaire à l’atteinte de leurs objectifs. Nous sommes déçus de l’attitude des patrons qui nous forcent à en arriver là mais nous sommes confiants de pouvoir arriver à un règlement avant le 9 septembre. Nous réitérons donc notre invitation : les employeurs doivent négocier sérieusement aux différentes tables afin de conclure dès que possible des ententes. »

Depuis lundi dernier, cinq autres syndicats de la région montréalaise ont tenu un vote à scrutin secret afin de se doter d’un mandat de 72 heures de grève. Les résultats des votes sont les suivants : le STT du Marriott Château Champlain (FC–CSN) a adopté la proposition à 86 %, le STT Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (FC–CSN) a également voté en faveur à hauteur de 86 %, le vote du STT de Hilton Laval (FC–CSN) fut positif à 100 %, le résultat du scrutin du STT de l’Hôtel Quality Suites Pointe-Claire (FC–CSN) a atteint 100 % et le ST du Bonaventure (FC–CSN) a appuyé la résolution à 93%. La semaine dernière, quatre syndicats de Québec ont adopté des banques de 72 heures de grève dont certaines sont déjà entamées. Il s’agit du STT de Hilton Québec (FC–CSN) à 97 %, du SE de l’Hôtel Delta Québec (FC–CSN) à 85 %, du STT de l’Hôtel Pur Québec (FC–CSN) à 95 % et du STT de l’Hôtel Classique (FC–CSN) à 100 %. Dans la région de l’Estrie, le STT de l’Hôtel Quality (FC–CSN) de Sherbrooke a adopté un mandat de grève générale illimitée à 100 %.

De nouvelles assemblées générales sont prévues dans les prochains jours.

Quatre demandes

Rappelons que les quatre demandes incluses dans la plate-forme commune sont réalistes et légitimes : 1) obtenir davantage de reconnaissance pour nos années de service en améliorant nos indemnités de vacances; 2) obtenir une meilleure protection des emplois et de meilleures compensations; 3) consentir une convention collective de quatre ans, mais pas sans contrepartie et; 4) profiter de la croissance prévue dans notre secteur d’activité.

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce (FC–CSN) compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Quatre syndicats de Québec se dotent d’une banque de 72 heures de grève

Réunis en deux assemblées tenues aujourd’hui à l’Hôtel Pur de Québec, quatre syndicats de l’hôtellerie se sont dotés d’une banque de 72 heures de grève qu’ils pourront exercer au moment jugé opportun. Chaque syndicat a tenu un vote tenu à scrutin secret dont les résultats sont les suivants : le STT de Hilton Québec (FC–CSN) a adopté la proposition à 97 %, le SE de l’Hôtel Delta Québec (FC–CSN) a voté en faveur à hauteur de 85 %, le vote du STT de l’Hôtel Pur Québec (FC–CSN) fut positif à 95 % et le STT de l’Hôtel Classique (FC–CSN) a appuyé la résolution à 100 %.

« Depuis le début de l’été, les hôtels de la région de la Capitale-Nationale fonctionnent à plein régime. Au milieu du mois de juillet, l’Office du tourisme de Québec et l’Association des hôteliers de la région de Québec nous annonçaient déjà une excellente année, une saison touristique exceptionnelle. Nous en sommes très fiers puisque les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie sont à même de contribuer à ce succès, de déclarer Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Nous sommes toutefois en négociation et nous avons déposé des demandes légitimes auxquelles nos membres tiennent, mais qui sont actuellement ignorées par les patrons. Et croyez-nous, nous allons tout mettre en œuvre pour qu’ils obtiennent la juste part du gâteau à laquelle elles et ils ont droit. Que les employeurs prennent ces demandes au sérieux et qu’ils viennent négocier aux différentes tables dans le but de conclure rapidement des ententes. »

Quatre demandes

Rappelons que les quatre demandes incluses dans la plate-forme commune sont réalistes et légitimes :

  1. obtenir davantage de reconnaissance pour nos années de service en améliorant nos indemnités de vacances;
  2. obtenir une meilleure protection des emplois et de meilleures compensations;
  3. consentir une convention collective de quatre ans, mais pas sans contrepartie et;
  4. profiter de la croissance prévue dans notre secteur d’activité.

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce (FC–CSN) compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les syndicats adoptent leurs moyens de pression

Depuis les derniers jours, et dans ceux à venir, tous les syndicats qui participent à la neuvième ronde de négociations coordonnées de la Fédération du commerce–CSN (FC–CSN) procèdent à l’adoption de moyens de pression qu’ils pourront mettre en œuvre au besoin. Les membres de chaque syndicat participent à un vote en assemblée générale, dans chacun des établissements.

« Nous avons déjà plus d’une dizaine de syndicats qui ont adopté les moyens de pression, excluant la grève pour le moment, qui sont déjà mis en application. Les négociations ont débuté, mais les membres trouvent que celles-ci n’avancent pas assez rapidement, un constat que nous partageons entièrement. En plus d’avoir déposé de nombreuses demandes de reculs tout à fait inacceptables, les employeurs affichent un manque flagrant de sérieux. Nous avons déposé nos demandes individuelles et nos quatre revendications communes, mais pour le moment, elles sont ignorées par les différentes parties patronales », de déplorer Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie.

Quatre demandes

Rappelons que les quatre demandes incluses dans la plate-forme commune sont réalistes et légitimes : 1) obtenir davantage de reconnaissance pour nos années de service; 2) obtenir une meilleure protection des emplois et de meilleures compensations; 3) consentir une convention collective de quatre ans, mais pas sans contrepartie et; 4) profiter de la croissance prévue dans notre secteur d’activité.

« L’Association des hôtels du Grand Montréal vient tout juste de dévoiler des taux d’occupation record de 87,4 % pour le mois de juillet 2016 et une hausse des tarifs de 14 % pour ce même mois comparativement à ceux de l’an dernier. Même scénario à Québec et en Estrie, où la faiblesse du dollar canadien exerce toujours une pression à la hausse sur le nombre de touristes. Statistique Canada nous révélait que le nombre d’emplois dans le secteur de l’hôtellerie affiche également une hausse record à 293 100, soit 7 % de plus que l’an dernier, et ce, partout au Québec. Ces excellents résultats démontrent que le secteur est hautement rentable et que les premiers qui contribuent à ces profits, ce sont bien les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie, de souligner monsieur Valiquette. Nous nous attendons donc à ce que les employeurs nous prennent au sérieux et qu’ils négocient dès que possible des ententes à la hauteur de nos attentes pour que tout le monde puisse continuer à profiter de cette saison record. »

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Un premier syndicat CSN chez Première Moisson

Le 3 juin, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la boulangerie Première Moisson (FC–CSN) a reçu son certificat d’accréditation du Tribunal administratif du travail du Québec afin de représenter les quelque 55 salarié-es de l’établissement situé à l’intérieur du marché Jean-Talon, à Montréal.

Il s’agit d’un premier établissement syndiqué pour la chaîne de boulangerie comptant 23 succursales dans la région du Montréal métropolitain, en plus de deux installations de production. La succursale du marché Jean-Talon est la toute première boulangerie Première Moisson.

« Nous sommes fiers d’accueillir ces travailleuses et ces travailleurs, a réagi le président de la Fédération du commerce (FC–CSN), Serge Fournier. Dans le commerce de détail, il y a fort à faire pour assurer à toutes et à tous des conditions de travail et des salaires décents. Notre fédération, tout comme la CSN, mettra tout en œuvre pour les soutenir dans la mise sur pied de leur syndicat et la négociation d’une première convention collective. »

Les conditions de travail chez Première Moisson sont typiques du commerce de détail non syndiqué. La plupart de ces travailleuses et ces travailleurs reçoivent le salaire minimum et plusieurs n’ont pas reçu d’augmentation depuis des années, la plupart n’ont pas accès à des avantages sociaux, il y a un haut taux de roulement de personnel et beaucoup de travail est à faire en santé et sécurité du travail. Ils ont choisi de s’organiser collectivement afin d’agir contre la précarité et améliorer leurs conditions de vie.

Cette syndicalisation s’inscrit dans une lutte plus large contre la précarité et l’appauvrissement que vivent les salarié-es du commerce de détail et de l’alimentation.

Les 55 membres du syndicat se réuniront dans les prochaines semaines afin d’élire leur comité exécutif et d’entamer les travaux préparatoires vers une première négociation collective chez Première Moisson.

Entente de principe chez SSQ Vie

À l’issue d’un blitz de négociation de plusieurs jours, les représentants du Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (FC-CSN) et les représentants patronaux ont conclu une entente de principe.

Le 26 mai, les quelque 600 salarié-es avaient confié un mandat de grève à leur syndicat.

Les travailleuses et les travailleurs se prononceront sur cette entente de principe en début de semaine prochaine.

Le contenu de l’entente demeurera secret jusqu’à la tenue de l’assemblée générale.

Entente de principe adoptée chez Sucre Lantic

Les travailleuses et les travailleurs de la compagnie Sucre Lantic sont retournés au travail après avoir adopté dimanche soir une entente de principe par voie de scrutin secret.

« Les salarié-es ont tenu leur bout et ont refusé tous les reculs que voulait imposer l’employeur », a d’abord commenté le vice-président et représentant du secteur agroalimentaire de la Fédération du commerce (FC–CSN), David Bergeron-Cyr.

Les gains

Les employé-es conservent donc leur régime à prestation déterminée et ont réussi à maintenir à 4 % leur taux de cotisation. Ils ont également obtenu une augmentation de salaire de 11,3 % sur cinq ans qui se détaille à 2,2 % pour chacune des quatre premières années et à 2,5 % pour la dernière. « Il était hors de question d’accepter à quelque niveau que ce soit des disparités de traitement entre les nouveaux salarié-es et les plus anciens », a enchaîné le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic (FC–CSN), Marc L’Heureux.

Rappelons que Sucre Lantic voulait créer deux classes de salarié-es en obligeant les nouvelles personnes embauchées à devoir attendre huit ans avant d’atteindre le dernier échelon salarial. L’employeur voulait également imposer le régime de retraite à cotisation déterminée aux nouveaux employés, et faciliter l’usage de la sous-traitance.

Le syndicat a amélioré un peu les mécanismes de protection des emplois, a obtenu la création de quelques postes et un réaménagement des horaires qui donne plus de latitude aux syndiqué-es.

À propos
La Fédération du commerce (FC–CSN) compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

La FC appuie sans réserve l’industrie laitière de chez nous

La Fédération du commerce (FC-CSN) est préoccupée par l’exportation massive de lait diafiltré par l’industrie laitière américaine sur le territoire canadien. Pour la FC-CSN, il s’agit d’une concurrence déloyale et malhonnête.

À l’instar de toute l’industrie au pays, la FC-CSN réclame une réglementation plus claire à Ottawa afin que cesse cette pratique qui n’est rien d’autre que du détournement tarifaire. « Le problème, c’est qu’aux douanes le lait diafiltré est considéré comme un aliment. Puisque c’est une protéine de lait déshydraté, il n’est pas soumis aux tarifs imposés aux produits laitiers d’importation. Ce qui est ironique, c’est que l’Agence canadienne des aliments considère le lait diafiltré comme un produit laitier. Il faudrait que les différents ministères se consultent et qu’ils soient conséquents. Les Américains ont vu dans cette incongruité une occasion de faire de l’argent sur le dos de nos entreprises. L’heure est grave, c’est maintenant qu’il faut agir », explique le vice-président de la FC-CSN, David Bergeron-Cyr

Inquiétude dans l’industrie

La Fédération du commerce représente plusieurs travailleuses et travailleurs dans l’industrie laitière et considère que le problème pourrait devenir hors de contrôle si le gouvernement de Justin Trudeau ne rectifie pas le tir rapidement. « C’est tout un pan de l’industrie laitière qui risque d’écoper. Cette pratique est déloyale et il n’est pas question qu’on laisse la situation s’envenimer davantage. Nos travailleuses et travailleurs de l’industrie laitière ne méritent certainement pas de payer les frais d’une erreur administrative grotesque de la part du gouvernement. On ne compte pas se laisser faire », conclut M. Bergeron-Cyr.

À propos

 La Fédération du commerce (FC-CSN) compte environ 30 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Les employés de Sucre Lantic déclenchent la grève générale illimitée

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic (FC-CSN), qui compte près de 170 membres, a déclenché une grève générale illimitée hier à minuit afin de protester contre les reculs importants que la partie patronale veut leur faire subir.

Photo : Raynald Leblanc

Photo : Raynald Leblanc

« Sucre Lantic veut s’attaquer aux régimes de retraite à prestations déterminées des employé-es et mettre en place pour les nouvelles personnes embauchées un régime à cotisation déterminée. Non seulement une telle mesure est odieuse puisqu’elle crée deux classes de travailleuses et de travailleurs, mais il est hors de question que nous acceptions de mettre notre sécurité de retraite en jeu : les régimes à cotisation déterminée comportent des risques plus élevés pour la stabilité des prestations puisqu’ils suivent les fluctuations du marché. L’employeur peut tout de suite oublier son idée, elle ne passera pas », souligne d’entrée de jeu le président du syndicat, Marc L’Heureux.

La volonté de Sucre Lantic de créer deux classes de travailleuses et de travailleurs se reflète aussi dans l’obligation pour les nouvelles personnes embauchées d’attendre huit ans avant d’atteindre le dernier échelon, alors que ceux qui sont en poste en ce moment bénéficient d’un échelon unique. « L’employeur doit cesser de s’acharner sur les nouveaux : nous ne le laisserons pas piller nos acquis qui ont été dûment négociés au fil des conventions », explique aussi Marc l’Heureux.

Photo : Raynald Leblanc

Photo : Raynald Leblanc

La protection des emplois figure également dans les enjeux de négociation. « En 2014, l’employeur avait coupé brutalement 59 postes à l’usine. Aujourd’hui, il refuse d’accéder à notre demande de mieux encadrer le recours à la sous-traitance. Après les pertes d’emplois drastiques de 2014, nous en sommes venus à la conclusion que nous devons mieux protéger notre travail contre la sous-traitance, d’autant plus que celle-ci n’est absolument pas un gage d’économie de coûts ni de production de meilleure qualité », conclut le président du syndicat.

Photo : Raynald Leblanc

Photo : Raynald Leblanc

Les salarié-es votent la grève

Réunis en assemblée générale, hier, les salarié-es de SSQ-Vie de Montréal et de Québec ont voté dans une proportion de 72 %, par scrutin secret, en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, à exercer au moment opportun.

La convention collective des quelque 600 salarié-es de SSQ-Vie est échue depuis le 31 décembre 2014 et les négociations n’ont pas permis de conclure une entente satisfaisante jusqu’à maintenant. Au cœur du litige : des demandes patronales de reculs importants au régime de retraite ainsi qu’aux assurances collectives.

Aucune rencontre n’a eu lieu depuis décembre 2015. Un conciliateur a été nommé en octobre 2015.

Le syndicat entend mettre toutes ses énergies à la conclusion d’une entente satisfaisante dans les prochains jours. Le comité de négociation syndical est prêt à négocier jour et nuit s’il le faut.

 

Le début d’une neuvième ronde

Aujourd’hui, la Fédération du commerce (FC-CSN) lance la 9e ronde de négociations coordonnées dans l’hôtellerie. L’envoi des avis de négociation aux employeurs de la région de Québec débutera donc ce jour même. Sous peu, les syndicats qui ont volontairement décidé de prendre part à celle-ci déploieront à nouveau toute leur énergie afin d’atteindre les objectifs de négociation qu’ils se sont fixés. Quatre demandes font partie de la plateforme commune de revendications.

« La Fédération du commerce travaillera donc avec les 27 syndicats de l’hôtellerie qui ont décidé démocratiquement en assemblée générale de prendre part à cette négociation coordonnée, de préciser Michel Valiquette, trésorier de la FC-CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Depuis 1986 à Québec, et 1987 à Montréal, nous nous sommes regroupés afin de coordonner nos négociations. Nous avons décidé de partager des plateformes de revendications communes que nous avons toutes et tous défendues à nos tables de négociation respectives ».

Une stratégie gagnante

« Pour les syndicats qui y prennent part, chaque ronde de négociations a permis l’obtention de gains appréciables. À titre d’exemple, des travailleuses et des travailleurs de l’hôtellerie touchaient dix sous de plus que le salaire minimum au début des années 1980; aujourd’hui, des préposé-es aux chambres de l’hôtel Reine Élizabeth touchent un taux horaire de 22,64 $ alors que les serveuses et les serveurs reçoivent 16,97 $ avant leurs pourboires », de souligner monsieur Valiquette.

Une conjoncture favorable

2016-05-02_hotellerie_CSN

« Les récents indicateurs publiés par Tourisme Québec (TQ) nous révèlent une hausse de 6 % du taux d’occupation des hôtels de la Capitale-Nationale pour la période d’un an se terminant en mars 2016. D’ici 2020, TQ précise que l’industrie touristique de la province prévoit une augmentation d’environ 5 % par année. Si nous ajoutons la faiblesse actuelle du dollar canadien et les nombreux événements qui auront lieu cet été à Québec, nous traversons véritablement une conjoncture des plus favorables pour notre industrie », de lancer le porte-parole de la négociation.

Nos quatre demandes

1) Obtenir davantage de reconnaissance pour nos années de service

Afin de faire reconnaître les années de service des travailleuses et des travailleurs de l’hôtellerie, nous voulons améliorer l’indemnité de vacances versée annuellement par l’ajout de 0,5 % du salaire gagné par semaine de vacances.  

2) Obtenir une meilleure protection des emplois et de meilleures compensations

Le secteur revendique une clause contre les abolitions fictives ou les fusions de classification. Il revendique également l’introduction ou l’amélioration d’une indemnité de départ qui serait versée en compensation lorsqu’un employeur met fin à des emplois dans les situations suivantes : changements technologiques, abolition réelle de classification, fermeture de département ou de l’hôtel, la suspension ou l’arrêt d’une activité régulière dans les opérations, ou encore changement de vocation de l’établissement. Dans tous ces cas, une compensation de 2000 $ par année de service, sans plafond, serait versée à tous les salarié-es touchés directement ou indirectement par ces décisions et qui perdent leur emploi. 

3) Consentir une convention collective de quatre ans, mais pas sans contrepartie

Les deux dernières rondes de négociations coordonnées ayant toutes deux abouti à des contrats de quatre ans, nous comprenons le désir des employeurs de renouveler nos conventions collectives pour une période équivalente. Cependant, nous n’accepterons cette durée qu’en contrepartie d’une augmentation plus importante de nos salaires lors de cette quatrième année.

4) Profiter de la croissance prévue dans notre secteur d’activité

Puisque les travailleuses et les travailleurs sont à la source de la croissance des recettes du secteur hôtelier, il est tout à fait légitime qu’ils reçoivent leur juste part du gâteau. Ils revendiquent donc les augmentations salariales suivantes : 4 % en 2016, 4 % en 2017, 4 % en 2018 et 5 % en 2019.

Le secteur de l’hôtellerie de la FC-CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Liste des 27 syndicats qui ont été invités et qui se sont joint.

  1. STT RITZ CARLTON (FC-CSN)
  2. SEE DE L’HÔTEL CLARENDON (FC-CSN)
  3. STT DE L’HÔTEL MÉRIDIEN DE MONTRÉAL (FC-CSN)
  4. STT DE L’HÔTEL REINE ELIZABETH (FC-CSN)
  5. ST DU BONAVENTURE (FC-CSN)
  6. STT HÔTEL DES GOUVERNEURS PLACE DUPUIS (FC-CSN)
  7. STT DE HILTON LAVAL (FC-CSN)
  8. STT DE L’HÔTEL QUALITY SUITES POINTE-CLAIRE (FC-CSN)
  9. STT HÔTEL RUBY FOO’S (FC-CSN)
  10. STT DE L’HÔTEL LORD BERRI (FC-CSN)
  11. STT DU HOLIDAY INN SELECT SINOMONDE (FC-CSN)
  12. STT DU MARRIOTT CHÂTEAU CHAMPLAIN (FC-CSN)
  13. STT DE L’HÔTEL HOLIDAY INN LAVAL MONTRÉAL (FC-CSN)
  14. STT DU QUALITY INN CENTRE-VILLE (FC-CSN)
  15. SEE DE L’HÔTELLERIE JARDINS DE VILLE (FC-CSN)
  16. STT DE L’HÔTEL DELTA DE SHERBROOKE (FC-CSN)
  17. STT ESTRIMONT SUITES ET SPA (FC-CSN)
  18. STT DE L’HÔTEL QUALITY (FC-CSN)
  19. SS DU CASTEL DE L’ESTRIE (FC-CSN)
  20. STT DE HILTON QUÉBEC (FC-CSN)
  21. STT DE L’HÔTEL PUR QUÉBEC (FC-CSN)
  22. ST DU MANOIR DU LAC DELAGE (FC-CSN)
  23. STT DE L’HÔTEL CLASSIQUE (FC-CSN)
  24. SE DE L’HÔTEL DELTA QUÉBEC (FC-CSN)
  25. STT DU COMFORT INN – POINTE-CLAIRE (FC-CSN)
  26. STT DU COMFORT INN DORVAL (FC-CSN)
  27. STT DES SUITES FAUBOURG ST-LAURENT FC-CSN)

Signature_lettre (1)

 

Le début d’une neuvième ronde

Aujourd’hui, la Fédération du commerce (FC-CSN) lance la 9e ronde de négociations coordonnées dans l’hôtellerie. L’envoi des avis de négociation aux employeurs débutera donc ce jour même. Sous peu, tous les syndicats qui ont volontairement décidé de prendre part à celle-ci déploieront à nouveau toute leur énergie afin d’atteindre les objectifs de négociation qu’ils se sont fixés. Quatre demandes font partie de la plateforme commune de revendications.

« La Fédération du commerce a invité 31 syndicats de l’hôtellerie à prendre part à cette négociation coordonnée et 27 d’entre eux ont décidé en assemblée générale d’y participer, de préciser Michel Valiquette, trésorier de la FC-CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Depuis 1986 à Québec, et 1987 à Montréal, nous nous sommes regroupés afin de coordonner nos négociations. Nous avons décidé de partager des plateformes de revendications communes que nous avons toutes et tous défendues à nos tables de négociation respectives ».

Une stratégie gagnante
« Pour les syndicats qui y prennent part, chaque ronde de négociations a permis l’obtention de gains appréciables. À titre d’exemple, des travailleuses et des travailleurs de l’hôtellerie touchaient dix sous de plus que le salaire minimum au début des années 1980; aujourd’hui, des préposé-es aux chambres de l’hôtel Reine Élizabeth touchent un taux horaire de 22,64 $ alors que les serveuses et les serveurs reçoivent 16,97 $ avant leurs pourboires », de souligner monsieur Valiquette.

Une conjoncture favorable
« Le taux d’occupation de 73 % atteint l’an dernier à Montréal était déjà plus élevé de 1,8 % que celui de 2014. Cette année exceptionnelle selon Tourisme Montréal a été confirmée par les données de Statistique Canada qui révélait que de juin à septembre 2015, les hôteliers ont vu leurs revenus augmenter de près de 9 %. D’ici 2020, Tourisme Québec précise que l’industrie touristique de la province prévoit une augmentation d’environ 5 % par année. Si nous ajoutons la faiblesse actuelle du dollar canadien et les nombreux événements qui auront lieu cet été, incluant au mois d’août le tout premier Forum social mondial dans un pays nordique, nous traversons véritablement une conjoncture des plus favorables pour notre industrie », de lancer le porte-parole de la négociation.

Nos quatre demandes
1) Obtenir davantage de reconnaissance pour nos années de service
Afin de faire reconnaître les années de service des travailleuses et des travailleurs de l’hôtellerie, nous voulons améliorer l’indemnité de vacances versée annuellement par l’ajout de 0,5 % du salaire gagné par semaine de vacances.

2) Obtenir une meilleure protection des emplois et de meilleures compensations
Le secteur revendique une clause contre les abolitions fictives ou les fusions de classification. Il revendique également l’introduction ou l’amélioration d’une indemnité de départ qui serait versée en compensation lorsqu’un employeur met fin à des emplois dans les situations suivantes : changements technologiques, abolition réelle de classification, fermeture de département ou de l’hôtel, la suspension ou l’arrêt d’une activité régulière dans les opérations, ou encore changement de vocation de l’établissement. Dans tous ces cas, une compensation de 2000 $ par année de service, sans plafond, serait versée à tous les salarié-es touchés directement ou indirectement par ces décisions et qui perdent leur emploi.

3) Consentir une convention collective de quatre ans, mais pas sans contrepartie
Les deux dernières rondes de négociations coordonnées ayant toutes deux abouti à des contrats de quatre ans, nous comprenons le désir des employeurs de renouveler nos conventions collectives pour une période équivalente. Cependant, nous n’accepterons cette durée qu’en contrepartie d’une augmentation plus importante de nos salaires lors de cette quatrième année.

4) Profiter de la croissance prévue dans notre secteur d’activité
Puisque les travailleuses et les travailleurs sont à la source de la croissance des recettes du secteur hôtelier, il est tout à fait légitime qu’ils reçoivent leur juste part du gâteau. Ils revendiquent donc les augmentations salariales suivantes : 4 % en 2016, 4 % en 2017, 4 % en 2018 et 5 % en 2019.

À propos

Le secteur de l’hôtellerie de la FC-CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce-CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

 

Une transaction qui doit se faire dans le respect des droits des travailleurs

La Fédération du commerce (FC-CSN), qui compte dans ses rangs les syndicats de cinq restaurants St-Hubert à Québec et Laval, prend acte de la transaction intervenue avec la compagnie ontarienne Cara et espère que les droits des salarié-es seront respectés tout au long du processus.

La FC-CSN s’attend à ce que les nouveaux propriétaires acceptent que les salarié-es de plusieurs établissements aient fait le choix de se syndiquer et que de nouveaux rapports de travail se soient ainsi développés. Pour Michel Valiquette, trésorier de la FC-CSN, « dans les établissements syndiqués, nous avons développé des relations avec les différents employeurs et nous demandons à ce que Cara maintienne le climat de travail actuel. »

Cara doit prendre conscience que les relations de travail peuvent être différentes à plusieurs égards au Québec. En ce sens, la FC-CSN se réjouit du maintien du siège social au Québec. « Il faut que les décideurs de la compagnie comprennent les réalités particulières des relations de travail au Québec. La proximité est donc un élément plutôt rassurant », affirme Michel Valiquette.

Finalement, la FC-CSN déplore qu’une fois de plus, le Québec soit dépossédé d’une grande entreprise qui occupe une place importante pour son économie.

Les employés de Newrest-Servair déclenchent une grève de 8 heures

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses de Newrest-Servair Montréal (STTNSM), affilié à la Fédération du commerce (FC-CSN) a déclenché ce matin une grève générale de 8 heures afin de dénoncer l’impasse dans les négociations pour le renouvellement de la convention collective.
Située à Dorval, Newrest-Servair Montréal est une entreprise qui prépare des repas pour plusieurs compagnies aériennes. Le point d’achoppement est au niveau salarial. « Le fossé qui nous sépare n’est pas très grand, on parle ici de 2 % d’augmentation salariale que nous refuse la partie patronale. Pourtant, cette augmentation est justifiée par l’écart qui existe entre Newrest-Servair et ses concurrents à Montréal. Même avec l’augmentation demandée, nous peinons à rattraper les salaires des compétiteurs. Si on se compare à la compétition, nous partons de loin », précise Jean-Darnell Ulysse, président du STTNSM-CSN.

Roulement de la main-d’œuvre

La centaine d’employé-es de Newrest-Servair gagne le salaire minimum au premier échelon salarial. Le syndicat voudrait obtenir de meilleures conditions aux échelons plus élevés afin, entre autres, de favoriser la rétention des travailleurs et travailleuses et conserver leur expertise.

« Il est difficile de comprendre qu’une entreprise comme Newrest-Servair, qui paye le salaire minimum à ses employé-es, refuse de bouger pour 2 %. Pourtant, cette petite augmentation permettrait de réduire le roulement de personnel. La formation d’un nouvel employé engendre des coûts, ce qu’on propose à Newrest-Servair, c’est de réduire ces dépenses en offrant un salaire un peu plus alléchant aux travailleurs et travailleuses afin de les garder. Il semble que la direction soit incapable de comprendre le gros bon sens », lance Serge Fournier, président de la FC.

Newrest-Servair Montréal fait affaire avec 13 compagnies aériennes, dont quatre font partie des 20 plus importantes au monde.

Certaines de ces compagnies aériennes qui ont des départs de Montréal aujourd’hui pourraient de ne pas être en mesure de servir de repas à leurs passagers en raison du débrayage. Nous sommes conscients des inconvénients, mais nous croyons que c’est un prix très peu élevé à payer pour assurer un service de qualité à l’avenir.

Onde de choc et mobilisation de toute une région

C’est avec colère et surprise que nous avons appris la fermeture du magasin IGA de Sainte-Anne-des-Monts, prévue pour le 24 mars prochain. L’information transmise aux 75 employé-es a provoqué une onde de choc dans toute la communauté, d’autant plus qu’aucune approche n’a été faite, au préalable, auprès du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du magasin IGA de Sainte-Anne-des-Monts (FC-CSN), pour rechercher une alternative. Jamais, dans le passé, une éventuelle fermeture n’avait été évoquée par l’employeur.

« La perte de 75 emplois qui permettent à plusieurs familles, jeunes et moins jeunes, de vivre dans notre région, engendre une grande incertitude quant à leur avenir, voire une certaine détresse », confirme Jason Nelson-Dubé, président du syndicat qui représente 60 salarié-es. L’absence d’indemnités de départ ajoute à l’insécurité, dans une région où les emplois disponibles sont rares. La présence d’un intervenant du programme d’aide aux employés (PAE) est un minimum, mais insuffisante pour épauler les travailleuses et les travailleurs qui traversent une période sombre.

« Notre région a le sentiment d’être abandonnée par le géant de l’alimentation Sobeys, propriétaire de la bannière IGA. Comment expliquer que Sobeys n’ait jamais tenté de vendre le fonds de commerce ou de trouver des investisseurs potentiels ? s’indigne Jacques Mimeault président du CCGIM-CSN. Également, qu’attend Sébastien Proulx, le nouveau ministre responsable de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, pour intervenir dans ce dossier ? » La fermeture du IGA laissera Sainte-Anne-des-Monts avec une seule épicerie, ne permettant aucune concurrence, au détriment de la communauté.

La CSN et ses organisations affiliées sont déjà à pied d’œuvre pour développer un projet de relance en collaboration avec les intervenants de la région tels que le CLD et la MRC. « Dans le contexte actuel, il est extrêmement difficile de voir des possibilités de relocalisation des salariés-es, ce qui rend la décision de Sobeys encore plus intolérable », déplore Serge Fournier, président de la FC-CSN. « Mais nous ne baisserons pas les bras. La Fédération du commerce va accompagner ses membres dans cette épreuve et participer à l’élaboration de tout projet de relance, que ce soit la possibilité de créer une coopérative ou de rechercher des investisseurs. »

À propos

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN) représente 4000 membres regroupés dans 80 syndicats dans la région.

La Fédération du commerce (FC-CSN) compte plus de 30 000 membres regroupés dans 350 syndicats locaux présents dans les secteurs de la vente de gros et de détail, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

L’inquiétude de voir un fleuron québécois avalé par un géant américain

La Fédération du commerce (FC-CSN) s’inquiète de voir le fleuron québécois RONA passer aux mains de l’entreprise Lowe’s. Bien que le géant américain promette de maintenir ouvertes les bannières opérées par Rona, de même que le siège social de Boucherville, lorsqu’il est question d’une transaction d’une telle ampleur, il faut nous assurer que l’acquéreur respecte sa parole.

« À terme, est-ce que Lowe’s va bel et bien garder la vaste majorité des employé-es actuels à son service comme elle le prétend ? questionne Serge Fournier, président de la FC-CSN. Notre rôle, c’est d’être vigilants, d’autant que la compagnie n’exclut pas totalement des mises à pied. » Aussi, nous comptons travailler avec l’acquéreur américain pour qu’il respecte les conditions de travail de nos membres et continue à entretenir le bon climat de travail que nous connaissons avec Rona.

La FC-CSN représente quelque 500 travailleuses et travailleurs de Rona et ses bannières, dans la région de Montréal et Québec. Actuellement, nous sommes à pied d’œuvre pour accompagner le mieux possible les membres qui pourraient être affectés par cette transaction.

À propos de la Fédération du commerce

La Fédération du commerce (FC-CSN) compte plus de 30 000 membres regroupés dans 350 syndicats locaux présents dans les secteurs de la vente de gros et de détail, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

L’employeur a recours à des briseurs de grève

Hier, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel-Motel La Caravelle-CSN (STTHMLC) a reçu le rapport de Michel Bergeron, l’enquêteur dépêché par le ministère du Travail à l’Hôtel-Motel La Caravelle le 20 novembre dernier. Ce jour-là, monsieur Bergeron a vérifié les allégations de la présence de briseurs de grève sur leur milieu de travail. « Nous nous doutions de la présence de scabs sur notre lieu de travail et l’enquêteur souligne cette infraction deux fois plutôt qu’une. Malgré notre colère envers ce nouveau manque de considération, nous sommes satisfaits de ce que l’enquêteur a constaté. Malheureusement, une seconde décision de la Cour supérieure du Québec a reconduit l’injonction et maintenu presque toutes les ordonnances qui limitent notre droit de manifester notre mécontentement et de nous exprimer sur ce conflit que nous vivons, de dénoncer Monique Boulianne, présidente du STTHMLC.

Mais nous allons continuer à nous battre parce que nous avons droit au respect au travail, comme tout le monde ». « Nous savions déjà que la direction ne respectait pas les normes minimales du travail et que les relations de travail posaient des problèmes importants aux salarié-es de l’établissement. Les travailleuses et les travailleurs se sont d’ailleurs donné un syndicat afin de contrer ce manque de respect flagrant à leur égard. Nous avons maintenant les résultats d’une enquête qui nous prouve que l’employeur fait appel à des briseurs de grève en complète contravention au Code du travail.

La Commission des relations de travail devra toutefois statuer sur les conclusions du rapport d’enquête et nous attendons impatiemment cette décision. Plus que jamais, nous allons déployer toutes nos énergies afin que les membres du STTHMLC obtiennent gain de cause afin d’obtenir la reconnaissance qui leur est due », de déclarer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce-CSN, responsable politique du secteur de l’hôtellerie. « Hier et aujourd’hui, le comité de négociation syndical est en conciliation et nous espérons que ces nouveaux développements inciteront la partie patronale à prendre conscience qu’elle doit respecter les lois et les règlements en vigueur au Québec. Pour nous, à chaque nouvel exemple de comportement inacceptable de la part de cet employeur, nous recevons la confirmation claire que la lutte des membres du STTHMLC pour obtenir de bonnes conditions de travail est fondée et légitime », de conclure Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord.

Rappelons que le 16 octobre dernier, les membres du STTHMLC avaient adopté un mandat de grève à la majorité par un vote secret tenu en assemblée générale et qu’ils sont en grève générale illimitée depuis le 27 octobre 2015. Le STTHMLC représente 20 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’employeur ne fait rien pour assainir les relations avec ses salarié-es

Hier, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel-Motel La Caravelle-CSN ont reçu la visite d’un enquêteur dépêché par le ministère du Travail, afin qu’il puisse vérifier les allégations de la présence de briseurs de grève sur leur milieu de travail. La veille, le mercredi 18 novembre, la présidente du syndicat, Monique Boulianne, assistait à l’audition en Cour supérieure du Québec concernant la requête de l’employeur pour faire reconduire les ordonnances rendues le 30 octobre. Cette nouvelle requête en injonction visait à nouveau à limiter les actions du syndicat durant le conflit.

« Nous n’avons pas encore reçu la décision mais si cette injonction est reconduite, elle pourrait de nouveau limiter notre droit à ériger un piquet de grève devant notre lieu de travail ou encore, elle serait en mesure de nous empêcher de diffuser publiquement des informations pertinentes liées au conflit qui nous oppose à notre employeur. Encore une fois, il s’agit d’un véritable bâillon qu’il veut nous imposer, ce qui contribue encore plus à accentuer les tensions entre eux et nous, de déplorer madame Boulianne. Nous, tout ce que nous désirons, c’est de négocier sainement des conditions de travail claires et décentes, respectueuses des lois, pour qu’enfin nous puissions bien nous sentir dans notre milieu de travail ».

« À plus d‘une reprise, l’employeur a voulu imposer des conditions de travail sous les normes minimales du travail, ce qui a incité les salarié-es à se syndiquer afin de défendre leurs droits. Le 14 octobre dernier, la présidente du STTHMLC a été congédiée alors qu’elle travaillait dans cet établissement depuis cinq ans, à raison de 40 heures par semaine. Nous savons que la direction a décidé d’abolir son poste alors que les anciens propriétaires de l’hôtel travaillaient au sein de l’établissement. Pour nous, ce qui est clair, c’est que les patrons de cet établissement doivent radicalement changer leur attitude envers leurs employé-es », de marteler Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord.

« Les propriétaires de La Caravelle ont choisi la voie de la confrontation au lieu d’accepter de négocier de bonne foi avec leurs employé-es. Tout cet argent qu’ils gaspillent actuellement pour nourrir cette bataille juridique ne les dégage pas de l’obligation de se présenter en conciliation prochainement afin d’arriver à une entente. Et ils peuvent être certains que nous allons continuer à soutenir les membres du syndicat tant qu’il le faudra, de souligner Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce-CSN, responsable politique du secteur de l’hôtellerie. Au bout du compte, ils font perdurer une situation néfaste pour tout le monde à plusieurs égards, que ce soit pour leur communauté ou pour leurs affaires ». Rappelons que le 16 octobre dernier, les membres du STTHMLC avaient adopté un mandat de grève à la majorité par un vote secret tenu en assemblée générale et qu’ils sont en grève générale illimitée depuis le 27 octobre 2015.

La CSN déplore la conclusion de l’entente sur le Partenariat transpacifique sans aucune consultation publique

La Confédération des syndicats nationaux déplore l’entente de principe intervenue dans le cadre des négociations de l’accord de Partenariat transpacifique, en pleine période électorale, sans aucune consultation publique.

« Malheureusement, le gouvernement Harper a pris l’habitude d’imposer à la population canadienne une nouvelle ouverture des marchés négociée en secret, derrière des portes closes », de déplorer Jacques Létourneau, président de la CSN. Il y a un manque flagrant de transparence. Aucune étude n’a documenté les impacts possibles du nouvel accord sur notre économie, nos emplois, nos conditions de travail, nos services publics, la protection de l’environnement, la culture, etc. On nous promet encore d’éventuelles baisses des prix des produits qui seraient échangés dans cette nouvelle zone de libre-échange mais, par le passé, ces promesses se sont traduites par des délocalisations, des pressions à la baisse sur les salaires versés au Canada, le nivellement vers le bas des règlementations environnementales, et des disparitions de petites entreprises locales. » Dans le secteur agroalimentaire, certains secteurs pourraient connaître des retombées positives, alors que d’autres devraient être durement affectés par l’accord.

« Il est encore trop tôt pour évaluer tous les impacts de ce nouvel accord de libre-échange mais pour nous, la brèche créée dans la gestion de l’offre du secteur agricole qui a pour conséquence d’ouvrir les marchés du lait, des œufs et de la volaille pose véritablement problème. Le seul fait que le gouvernement annonce déjà des compensations aux producteurs devrait nous inquiéter puisqu’on ne formule pas une telle proposition si aucune perte n’est envisagée. À cet égard, deux ministres libéraux, Jacques Daoust, ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations et Pierre Paradis, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, reconnaissent déjà qu’il y aura des pertes d’emplois, ce qui confirme nos appréhensions », de préciser David Bergeron-Cyr, vice-président de la Fédération du commerce-CSN. Rappelons qu’au Canada, depuis l’élection des conservateurs en 2006, plus de 500 000 emplois ont été perdus dans le secteur manufacturier, surtout au Québec et en Ontario.

« Sans avoir procédé à des analyses détaillées de l’impact d’un tel accord, les douze états se sont entendus pour créer la plus grande zone de libre-échange au monde, regroupant 800 millions de personnes, soit 40 % de l’économie mondiale. La protection des emplois est un des multiples enjeux auxquels s’ajoutent d’importantes questions de démocratie et d’indépendance des États. Entre autres, nous y retrouvons une disposition permettant aux entreprises de poursuivre les États lorsqu’elles considèrent que des législations, notamment celles visant l’intérêt public – protection des emplois, de l’environnement, des marchés publics, de la santé publique, etc. -, limitent leurs profits réels ou anticipés », de dénoncer le président de la CSN. C’est ce mécanisme, déjà présent dans l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), qu’utilisent actuellement des entreprises étrangères contre le Canada pour des poursuites totalisant 6 milliards de dollars.

« Qui plus est, la libéralisation des services de télécommunication prônée par le nouvel accord pourrait fragiliser davantage la mission de nos diffuseurs publics de promouvoir notre culture. Ce risque est bien réel quand nous savons que notre principal partenaire économique et voisin, les États-Unis, représente l’un des plus grands producteurs mondiaux de contenus culturels. Nous avons également des inquiétudes concernant l’ouverture aux entreprises étrangères des services publics et des approvisionnements gouvernementaux, sans parler de l’augmentation du coût des médicaments et du sort qui sera réservé aux sociétés d’État. Comme société, nous avançons totalement à l’aveugle dans ce dossier, d’ajouter Jacques Létourneau. En pleine période électorale, les partis devraient s’engager à faire la lumière sur cet accord et tenir des consultations publiques avant son adoption officielle. » La Fédération du commerce-CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Quelque 10 000 membres de la FC-CSN travaillent dans le secteur de l’agroalimentaire.

Les inséminateurs revendiquent le maintien de la gestion de l’offre

Les membres du Syndicat des et services à la ferme du CIAQ-CSN (SISFC) s’opposent à l’adoption de l’accord de Partenariat transpacifique qui met en péril la gestion de l’offre dans le secteur agricole.

« Au Québec, la gestion de l’offre dans l’industrie laitière protège nos emplois et, en fixant les prix, nous permet de nous assurer un revenu décent sans subvention gouvernementale. Nos quotas totalisent 3 milliards de litres par année, soit l’équivalent de 38 % de la production totale canadienne. Une coupure de 10 % de cette production se traduirait par la disparition d’environ 500 fermes laitières, soit environ 30 000 vaches. Ces fermes sont gérées par des familles et emploient généralement deux personnes, sans compter les emplois indirects. Ce sont donc plus de 1000 emplois directs et indirects qui sont menacés par cet accord dont personne ne veut. Nos membres jouent un rôle fondamental dans l’industrie puisque ce sont eux qui veillent à la gestion de la gestation des vaches laitières, de souligner Gilbert Vallières, président du SISFC. La seule question de la qualité supérieure du lait québécois comparée à celui de nos voisins du sud devrait suffire de nous convaincre de protéger notre marché au Canada ».

« Le Partenariat transpacifique représente une vraie menace à plusieurs égards. La protection des emplois dans le domaine de l’agriculture est un des multiples enjeux auxquels viennent se greffer d’importantes questions de démocratie et d’indépendance des États. Parmi les dispositions les plus problématiques, on retrouve un mécanisme permettant aux entreprises de poursuivre les États lorsqu’elles considèrent que des législations, notamment celles visant l’intérêt public (protection de l’environnement ou des emplois, santé publique, etc.), limitent leurs profits réels ou anticipés. Le passé nous enseigne que la population a tout à perdre de ces accords négociés en secret, derrière des portes closes », de dénoncer David Bergeron-Cyr, vice-président de la Fédération du commerce-CSN.

L’accord de Partenariat transpacifique est un accord de libre-échange controversé entre 12 nations initié par les États-Unis et qui inclut l’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. Le SISFC représente 200 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Les ex-travailleurs de l’usine de Saint-Simon heureux de la décision d’Olymel

Le Syndicat des travailleurs d’Olympia se réjouit qu’Olymel choisisse de ne pas en appeler de la décision de la Cour supérieure du Québec rendue le 31 juillet dernier.

Le juge Jean-François Buffoni de la Cour supérieure avait statué que le tribunal d’arbitrage n’avait pas commis d’erreur dans son jugement qui donnait raison aux 406 travailleuses et travailleurs de l’usine de découpe de porc de Saint-Simon, en Montérégie. Cette usine avait été fermée illégalement le 20 avril 2007 et contrairement aux dispositions de la convention collective de l’époque.

«Après plus de huit ans de batailles judiciaires, nous sommes heureux qu’Olymel entende raison. Nous regarderons attentivement le quantum qui sera proposé», a déclaré Michel Daigle, président du Syndicat des travailleurs d’Olympia.

En août 2014, l’arbitre obligeait le versement d’une compensation équivalant aux avantages et aux salaires perdus sans préciser le montant exact. Ce montant pourrait représenter jusqu’à 14 millions de dollars.

Au cours des prochains jours, les deux parties vont convenir d’une date de rencontre.

«Nous avons hâte de revenir discuter autour de la même table avec Olymel. L’employeur peut compter sur notre bonne foi pour la négociation et nous espérons la même chose de sa part», a affirmé Serge Fournier, président de la Fédération du commerce-CSN.

Rappelons que l’usine de Saint-Simon a été fermée illégalement en avril 2007 alors que l’usine devait rester ouverte au moins jusqu’à l’échéance de la convention collective, soit le 16 octobre 2007. La convention s’est terminée par un lock-out décrété par l’employeur.

À propos

Le Syndicat des travailleurs d’Olympia est toujours composé de plus de 400 membres et est affilié à la Fédération du commerce (CSN).

La Fédération du commerce (FC-CSN) compte environ 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats affiliés présents dans les secteurs du commerce de détails, de gros et services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Un 50e congrès sous le signe de la protection des emplois et du rapport de force

Les délégué-es provenant de plus de 350 syndicats affiliés à la Fédération du commerce ont mis fin à leurs délibérations à l’occasion de leur 50e congrès qui s’est déroulé sur le thème Occupons le terrain, du 26 au 29 mai à Sherbrooke.

Ils ont adopté une série de propositions visant à protéger les emplois et à améliorer les conditions de travail par un meilleur rapport de force à établir avec les employeurs. Ils ont aussi réélu l’équipe sortante, dont les quatre membres du comité exécutif de la Fédération, ainsi que 15 membres du bureau fédéral, l’instance décisionnelle entre les congrès.

Pour le président de la Fédération réélu pour un second mandat à titre de président, Serge Fournier, lui-même issu du secteur de commerce de détail, de gros et services divers : « Ce congrès est un moment charnière du développement de notre fédération et des syndicats qui la composent. Il faut en effet trouver les moyens d’améliorer notre rapport de force avec les employeurs pour éviter de perdre nos acquis et améliorer les conditions de travail. Voilà pourquoi nous devons et nous allons occuper le terrain. »

Les congressistes ont adopté plusieurs propositions touchant principalement le rapport de force, comme les alliances intersyndicales, la syndicalisation, la relève syndicale et l’association basée sur l’adhésion individuelle. La protection des emplois a également retenu l’attention des quelque 250 délégué-es, dont la sous-traitance et les agences de placement qui, en raison de leur ampleur, ont pour effet d’amoindrir le rapport de force.

Enfin, un accent particulier a été mis sur la nécessité d’assurer aux travailleuses et aux travailleurs la formation tout au long de la vie, en référence à l’accroissement de l’analphabétisation et aux reculs du français comme langue de travail. Le thème de la santé et de la sécurité au travail est revenu en force du fait de ses impacts sur les conditions de travail et la vie des travailleuses et des travailleurs. Les délégué-es ont finalement réélu l’équipe sortante pour un mandat de trois ans. Outre Serge Fournier, le comité exécutif est composé de David Bergeron-Cyr, vice-président, Diane David, secrétaire générale et Michel Valiquette, trésorier.

À propos de la Fédération du commerce

La Fédération du commerce (FC-CSN) compte environ 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats affiliés présents dans les secteurs du commerce de détails, de gros et services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. La FC-CSN est également affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui regroupe plus de 325 000 membres répartis dans quelque 2000 syndicats présents de tous les secteurs d’activité.

Les syndiqué-es de SSQauto rejettent les dernières offres

En grève générale illimitée depuis le 3 mars dernier, les syndiqué-es de SSQauto ont rejeté les nouvelles offres patronales dans une proportion de 68 %. Quelque 338 membres du syndicat sur 400 ont voté le 25 mars en après-midi. « En pleine négociation, on apprend que l’employeur veut instaurer un âge de retraite qui serait variable en fonction de la solvabilité du régime », dénonce Éric Tremblay, président du Syndicat des salariées et des salariés de SSQ Société d’assurances générales (CSN). Ainsi l’âge prévu pour la retraite dans le nouveau régime passerait de 60 à 63 ans et pourrait varier de 63 à 65 ans si le régime n’était pas solvable. Il deviendrait donc impossible de prévoir l’âge de sa retraite avec certitude. En plus, la rente calculée pour chaque année travaillée serait également fluctuante en fonction de la situation du régime. Bref, l’employeur n’assume pas le risque et les responsabilités inhérents au régime de retraite actuel qui avait fait l’objet d’une entente en bonne et due forme.

Par ailleurs, le régime d’assurance collective « flex » proposé par l’employeur, qui se rapproche le plus du régime actuel, sera accessible seulement avec une nouvelle cotisation des employé-es. Les offres salariales demeurent inférieures à 2 % par année pour une convention de pas moins de six ans.

Le syndicat est toujours prêt à négocier de jour, de soir ou de fin de semaine, mais pas à se faire imposer des conditions. « Il est temps que SSQ Groupe Financier accepte de s’asseoir avec ses employés et négocie sérieusement un compromis acceptable qui ne comporte pas de recul majeur sur la retraite », affirme Diane David, secrétaire générale de la Fédération du commerce (FC-CSN).

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération du commerce, affiliée à la CSN, compte 360 syndicats et plus de 32 000 membres dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de la finance, de l’agroalimentaire et du tourisme.

Les membres du syndicat rejettent l’offre finale et globale de l’employeur

Réunis en assemblée générale spéciale à l’Hôtel National de Tring-Jonction, les membres du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction-CSN (STOVJ) ont pris connaissance de l’offre finale et globale déposée hier par l’employeur. Après la présentation du contenu du document, ils ont rejeté celle-ci à 91,2 % lors d’un vote tenu à scrutin secret. « Nous avons présenté tous les détails de l’offre de l’employeur dite finale et globale aux 841 membres qui étaient présents à l’assemblée générale de cet après-midi, avant de la soumettre au vote secret. Démocratiquement, les membres du syndicat ont décidé de rejeter cette offre malgré les menaces à peine voilées de l’employeur de réduire ou de mettre un terme aux activités de l’usine d’Olymel Vallée-Jonction.

À chaque négociation, nous faisons face à ce type de menaces qui visent à miner le moral des travailleuses et des travailleurs. Malgré ces pressions, nous avons décidé de nous tenir debout et solidaires face à l’employeur, pour lui faire comprendre que ses dernières offres ne nous conviennent pas. À la suite du vote, l’assemblée générale a réitéré sa confiance envers le comité exécutif et envers le comité de négociation. Nous souhaitons donc retourner négocier, et ce, dans les plus brefs délais », de préciser Martin Maurice, président du STOVJ.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente 940 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les membres du syndicat débraient

Aujourd’hui, à 17 h 15, les membres du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction-CSN (STOVJ) ont déclenché la grève générale illimitée. Ce débrayage est survenu à la suite du dépôt par Olymel d’une offre finale et globale qui sera soumise au vote dès demain.

« Depuis 2007, après avoir subi une baisse draconienne de nos salaires et de nos avantages sociaux de l’ordre de 40 %, les travailleuses et les travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction ont largement fourni leur part d’efforts en ne recevant que de minimes augmentations de salaire qui ne rattrapaient pas le coût de la vie. Depuis le début de cette négociation, le comité de négociation travaille en fonction des mandats qui lui ont été confiés par les membres du syndicat et nous estimons que les dernières offres de l’employeur demeurent encore insuffisantes.

Le syndicat présentera intégralement cette proposition de manière transparente aux salarié-es, qui accepteront ou refuseront celle-ci », de souligner Martin Maurice, président du STOVJ. Lors de l’assemblée de dimanche dernier, les membres ont adopté à 95,8 % une proposition de moyens de pression pouvant aller jusqu’à l’exercice de la grève. Rappelons que le conciliateur Jean Nolin, nommé par le ministère du Travail, accompagnait les deux parties dans leurs rencontres depuis le 11 mars dernier.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente 940 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La grève s’étend à SSQ Vie

Le ras-le-bol des syndiqué-es de SSQ auto a maintenant atteint ceux de SSQ Société d’assurance-vie, qui est la principale division de SSQ Groupe Financier. Les deux syndicats, qui comptent ensemble près de 1000 membres à Québec et à Longueuil, ont donc manifesté aujourd’hui devant le siège social de leur employeur, SSQ Groupe Financier.

Un peu plus de 600 membres de SSQ Vie ont en effet débrayé aujourd’hui pour protester contre une série de reculs inacceptables que l’employeur cherche à imposer lors du renouvellement de la convention collective. Il s’agit en grande partie des mêmes demandes que pour les syndiqué-es de SSQauto, soit un recul important sur le régime de retraite et sur les assurances collectives, jumelé à une offre salariale anémique.

« Le secteur de l’assurance collective se porte pourtant bien chez SSQ », fait valoir la présidente du Syndicat des employés de bureau de SSQ Vie (CSN), Linda Morissette.

« Nous ne comprenons pas que SSQ dispose des fonds nécessaires pour construire une grande tour de bureaux à Longueuil et cherche en même temps à faire pression à la baisse sur sa masse salariale », ajoute Éric Tremblay, président du Syndicat des salariées et des salariés de SSQ Société d’assurances générales (CSN). Rappelons que ce dernier syndicat est en grève générale illimitée depuis le 2 mars 2015.

Les deux syndicats sont prêts à négocier, mais pas à se faire imposer des conditions.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération du commerce, affiliée à la CSN, compte 360 syndicats et plus de 32 000 membres dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de la finance, de l’agroalimentaire et du tourisme.

Les membres du syndicat adoptent un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève

Malgré une importante tempête hivernale et une panne d’électricité ayant duré plus de trois heures, les membres du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction-CSN (STOVJ) se sont déplacés et ont participé en grand nombre à une assemblée générale extraordinaire. Réunis à l’Hôtel National de Tring-Jonction, les 633 membres présents ont pris tout le temps nécessaire pour recevoir le rapport de négociation et pour poser toutes leurs questions afin de bien saisir l’état actuel de leur négociation.

« Lors de cette assemblée, après avoir présenté un rapport de négociation détaillé, nous avons procédé à un vote à scrutin secret, dont les résultats ont démontré une totale confiance envers le comité de négociation. En effet, les membres ont adopté à 95,8 % une proposition de moyens de pression pouvant désormais aller jusqu’à l’exercice de la grève.

Les membres ont pris connaissance des dernières offres de l’employeur et ils ont estimé que celles-ci étaient nettement insuffisantes. Depuis les pertes salariales de près de 40 % qui nous ont été imposées par Olymel à la négociation de 2007, nous n’avons reçu que de minimes augmentations de salaire. Or, depuis ce temps, tous les prix des biens que nous consommons ont augmenté et nous nous appauvrissons. Nous sommes donc très fiers de cette assemblée générale qui reflète bien notre mobilisation, et nous allons tout mettre en œuvre pour enfin arriver à une entente négociée en respect des mandats qui nous ont été confiés », de préciser Martin Maurice, président du STOVJ. Rappelons que le conciliateur Jean Nolin, nommé par le ministère du Travail, accompagne les deux parties dans leurs rencontres depuis le 11 mars dernier.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente 940 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui compte 32 500 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Pourquoi SSQ peut se construire une tour ?

Malgré un volume d’affaires de 3 G$ et l’atteinte de ses cibles de rendement, SSQ demande une série de reculs inacceptables à ses employé-es. Au même moment, l’assureur québécois construit pourtant une grande tour de bureaux en bordure du pont Jacques-Cartier, à Longueuil. SSQ, en pleine expansion depuis dix ans, a également acheté un immeuble à Québec.

Rappelons que les employé-es de SSQ auto sont en grève générale illimitée depuis le 2 mars, après avoir refusé les offres finales de l’employeur qui représentaient une série de reculs inacceptables. Un conciliateur tente en ce moment de convaincre l’employeur de reconsidérer son offre finale.

« Ce refus de rediscuter de certaines demandes patronales est dur à expliquer dans un contexte financier favorable et une croissance soutenue qui exige toujours plus d’espace de bureaux », avance Éric Tremblay, président du Syndicat des salariées et des salariés de SSQ Société d’assurances générales (CSN).

Les offres finales de SSQ visaient notamment un recul important dans la contribution patronale au régime de retraite et une diminution de la couverture d’assurance offerte aux syndiqué-es. Au niveau du salaire, on offrait une hausse de 10 % sur six ans, soit 1,66 % par année en moyenne. « SSQ doit remettre ses valeurs à la bonne place et investir dans son actif le plus important et le plus utile à sa croissance : ses employé-es », insiste Diane David, secrétaire générale de la Fédération du commerce (FC-CSN).

« La Montérégie est heureuse de pouvoir accueillir plus d’emplois du secteur financier sur son territoire, mais il faudrait éviter que la qualité de ces emplois se détériore », affirme Fernande Lévesque, vice-présidente du Conseil central de la Montérégie (CSN).

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération du commerce, affiliée à la CSN, compte 360 syndicats et plus de 32 000 membres dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de la finance, de l’agroalimentaire et du tourisme.

Une série de reculs injustifiés

L’assureur SSQ auto vise à se désengager dans la couverture d’assurance collective et du régime de retraite pour près de 400 de ses employé-es membres du Syndicat des salariées et des salariés de SSQ Société d’assurances générales (CSN).

La dernière offre globale et finale de l’employeur a été rejetée à 70 % lors de l’assemblée générale du 22 février dernier. Aucune date de conciliation n’est prévue pour le moment avec l’employeur. Le Syndicat a donc décidé de déclencher une grève générale illimitée à partir d’aujourd’hui. Il est à noter qu’une banque de cinq jours de grève avait déjà été votée auparavant. Les derniers jours de cette banque ont été utilisés la semaine dernière, sans pour autant inciter l’employeur à reconsidérer sa position.

En plus des deux reculs déjà cités, l’offre globale et finale de l’employeur propose 10 % d’augmentation de salaire en six ans. « SSQ est pourtant en bonne situation financière. L’offre patronale ne vise qu’à diminuer la masse salariale pour gonfler les profits », explique Diane David, secrétaire générale de la Fédération du commerce (FC-CSN).

De plus, accepter l’offre finale de l’employeur ferait en sorte que les experts en sinistre, les agents d’assurance auto et habitation, les souscripteurs et les estimateurs, etc., membres du syndicat, se retrouveraient avec un système d’assurances « flexible », ce qui aurait pour conséquence d’augmenter la contribution au régime d’assurance sans toutefois maintenir le même niveau de protection actuelle.

Quant au régime de retraite, l’employeur s’accorde une baisse de cotisation de 2,35 %, ce qui diminue d’autant la cotisation des employé-es puisqu’il s’agit d’un régime financé à 50 % par l’employeur et 50 % par les salarié-es. À terme, cela signifie toutefois une diminution de la rente des futurs retraité-es. « C’est d’autant plus difficile à justifier comme position que le régime est actuellement solvable à plus de 100 %. Pourquoi vouloir trouver des solutions à un problème qui n’existe plus ? », ajoute Diane David. La secrétaire générale reproche également à SSQ de véhiculer un chiffre global pour les déficits du passé, qui inclut la partie du régime réservée aux cadres et aux salarié-es qui ne sont pas membres du syndicat. On cherche ainsi à donner plus d’ampleur à un problème passé.

SSQ demande également des reculs en ce qui concerne les primes tout comme sur les horaires et sur l’application de l’ancienneté. Bref, il s’agit d’une série de reculs injustifiés par la situation de SSQ et inacceptables pour ses employé-es.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération du commerce, affiliée à la CSN, compte 360 syndicats et plus de 32 000 membres dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de la finance, de l’agroalimentaire et du tourisme.

Les employé-es de la station de ski Stoneham votent à 85,2 % pour l’entente de principe obtenue à l’arraché

Une entente de principe in extremis est intervenue entre les employé-es de la Station de ski Stoneham et l’employeur. Cette entente a été votée positivement par l’assemblée à 85,2 %. « Nous sommes heureux de cette entente de principe conclue quelques minutes seulement avant l’assemblée entre les deux parties, a souligné le président du syndicat, Luc Forbeaux. Les travailleuses et travailleurs de la montagne ont tenu leur bout et sortent grands gagnants de ce conflit, tout comme l’ensemble de la communauté de Stoneham. »

Les gains

Entre autres choses, les travailleurs ont obtenu la mise en place d’un REER collectif pour les employé-es réguliers de la station. « Jusqu’à hier encore, l’employeur refusait fermement de nous accorder ce régime de retraite. C’est un gain majeur pour tous les travailleurs », explique Luc Forbeaux.

Pour tous les salariés, le nombre nécessaire au passage d’un échelon à l’autre pssera de 1400 à 900 heures. Après la période d’essai, un employé saisonnier se verra de plus attribuer un crédit de 300 heures à partir de la signature de la convention collective pour aller chercher un échelon supplémentaire. « Un travailleur saisonnier pouvait avoir à attendre 21 ans pour atteindre le septième échelon! », rappelle Luc Forbeaux. Les employés font aussi des gains notoires sur la question des vacances. « Toute personne ayant de 1 à 5 ans d’ancienneté verra sa paye de vacances passer de 4 % à 6 %, et celui qui aura 5 ans et plus passera de 6 à 8 % », ajoute Luc Forbeaux.

Le syndicat est par ailleurs allé chercher une amélioration notable des congés sociaux ainsi qu’une bonification des mesures en santé et sécurité, notamment sur le plan de l’équipement de sécurité. « Pour leur permettre d’avoir de l’argent en poche afin de traverser la période des Fêtes, ils pourront de plus toucher une avance salariale de 200 $ », explique encore Luc Forbeaux. Enfin, quand le salaire minimum viendra rejoindre le salaire de l’échelon correspondant, celui-ci disparaîtra au profit de l’échelon supérieur. « Personne ne sera jamais plus payé au salaire minimum! »

À propos du syndicat

Le syndicat des employé-es de la station de ski Stoneham est affilié à la Fédération du commerce de la CSN, qui compte plus de 360 syndicats représentant environ 32 500 travailleuses et travailleurs. Il est également membre du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN), qui réunit plus de 250 syndicats et 44 000 membres. La CSN regroupe pour sa part plus de 325 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

Les employés de la Caisse Desjardins de Sainte-Agathe-des-Monts entérinent l’entente de principe

Il aura fallu tout près de deux ans aux salariées de la Caisse Desjardins de Sainte-Agathe pour renouveler leur convention collective, échue depuis le 31 décembre 2012. La dernière séance de négociation du 8 décembre aura enfin permis aux parties d’en arriver à une entente de principe. Entente, par la suite, entérinée par les salariées réunies en assemblée générale le 15 décembre.

Un employeur gourmand mais des salariées tenaces

Les négociations se sont déroulées dans un contexte où l’employeur tentait par tous les moyens de récupérer des sommes sur la masse salariale. «Desjardins affiche des résultats plus que positifs avec des profits mirobolants comme le reste du secteur bancaire mais ce n’était pas assez, déplore Dany Caron, vice-présidente du syndicat. Par leur ténacité, les salariées de la Caisse peuvent être fières, car elles ont tout de même réussi à conserver la plupart de leurs acquis et ont posé les premiers jalons d’un mécanisme reconnaissant leurs efforts dans l’atteinte des objectifs fixés par Desjardins. À ce sujet, le syndicat souhaite remercier les citoyens et la clientèle, qui tout au long des dernières semaines, ont démontré leur appui aux travailleuses», ajoute-t-elle.

Plus précisément, les salariées se sont opposées à une nouvelle forme de rémunération exigée par la Fédération lors de mises à pied ou d’abolitions de poste. Elles ont limité les transferts de tâches et l’abolition de postes consécutifs à la création par Desjardins de centres de services centralisés.

La vigilance s’impose

Plus que jamais, cette négociation a été marquée par l’omniprésence de la Fédération des caisses. Ainsi, ce sont des exigences provinciales, sans égard à la situation spécifique de la Caisse de Sainte-Agathe, qui ont été avancées par les représentants de l’employeur. D’ores et déjà, le syndicat sait que des pressions de rendement seront exercées mais il fera respecter la convention. «D’autres de nos collègues sont en négociation et feront face aux mêmes impératifs. Nous sommes de tout cœur avec eux !», affirme la trésorière du syndicat, participante à la table des négociations, Marie- France Marenger.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Caisse populaire Desjardins de Sainte-Agathe-des-Monts (CSN) représente tout près de quarante-cinq salariées à l’emploi de la Caisse populaire Desjardins de Sainte-Agathe-des-Monts. Celui-ci est affilié à la Fédération du commerce de la CSN (FC-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides-CSN qui représente, quant à lui, quelque 16 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs.

Possibilité d’heures de grève sporadiques pour les salariés de la Caisse Desjardins de Terrebonne

Après avoir dénoncé l’offre globale de l’employeur du 12 novembre dernier, les salarié-es syndiqués à l’emploi de la Caisse Desjardins de Terrebonne, membres de la CSN, réunis en assemblée générale le 28 novembre dernier, ont voté à 76 % pour le déclenchement, au moment jugé opportun, de plusieurs heures de grève sporadiques. Leur contrat de travail est échu depuis le 1er juillet 2013.

Quelques enjeux demeurent en litige, notamment les augmentations de salaire. Les syndiqué-es revendiquent ce qui fut consenti aux autres salarié-es syndiqués dans la Fédération des Caisses alors que l’employeur demande à ce qu’ils renoncent à une partie des majorations à venir parce qu’il estime que les syndiqué-es ont obtenu plus que les salarié-es non syndiqués dans le cadre de leur dernier contrat de travail. Les salarié-es réclament également la modification de la manière dont leur rendement au travail est évalué, et que leur rémunération conséquente soit en fonction des efforts réalisés pour le succès de leur institution. Préférant contraindre les salarié-es à exercer des supplantations, l’employeur veut abolir l’octroi des primes de départ en un seul versement lors d’abolition de poste et d’impartition du travail vers d’autres composantes du Mouvement Desjardins. Les syndiqué-es s’y opposent catégoriquement, tout comme à l’absence de balise pour imposer au personnel caissier des heures et des horaires variables sans garantie de rémunération minimum.

Le syndicat a soumis aujourd’hui une offre globale à l’employeur pour relancer les négociations. Les parties doivent se rencontrer à nouveau au ministère du Travail le 8 décembre prochain dans le but d’en arriver à un règlement.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Caisse Desjardins de Terrebonne (CSN) représente tout près de cent salarié-es à l’emploi de la Caisse Desjardins de Terrebonne. Celui-ci est affilié à la Fédération du commerce de la CSN (FC-CSN) et au Conseil central de Lanaudière-CSN qui représente quant à lui quelque 13 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs.

Le Veau Charlevoix évite la faillite

À la suite de l’assemblée des créanciers qui se tenait ce mercredi 12 novembre 2014, la très grande majorité de ces derniers ont voté pour l’acceptation de la proposition concordataire présentée par le syndic de faillite. La faillite est donc évitée et la relance redevient possible. Une proposition concordataire faite en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité constitue une alternative à la faillite.

Cette procédure permet à l’entreprise en difficulté de faire une proposition à ses créanciers de payer une partie de ses dettes afin d’éviter la faillite. C’est ce qui permet dans ce cas-ci de trouver des investisseurs, de relancer l’entreprise et de conserver des emplois dans la région de Charlevoix. Lors de cette assemblée, un comité d’inspecteurs a été nommé, dont feront partie Monsieur Claude Demers, conseiller syndical à la Fédération du commerce, Madame Émilie Bouchard, avocate au Service juridique de la CSN, ainsi que Monsieur Martin Tremblay du Centre local de développement de la MRC de Charlevoix-Est, afin d’assurer la vérification de l’administration effectuée par le syndic de faillite.

Les différentes parties présentes ont été unanimes pour croire aux chances de la relance de l’entreprise, une richesse pour la région de Charlevoix. « C’est bien mieux de relancer l’entreprise et de garder des jobs ici plutôt que de courir après de l’argent sans résultat », affirme le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’abattoir de Charlevoix (CSN), Bryan Villeneuve. Ce dernier annonce également l’entière et pleine collaboration des salarié-es à la relance ainsi que la mise en place d’un comité syndical afin de permettre et de faciliter la reprise des activités le plus rapidement possible.

Tous les intervenants au dossier unissent leur voix afin de faire savoir à la population qu’ils mettent l’épaule à la roue et feront ce qui est tout en leur pouvoir pour permettre une relance rapide de ce joyau de Charlevoix. Par conséquent, toutes les possibilités et toutes les propositions d’investisseurs seront prises au sérieux et analysées par les intervenants au dossier afin de permettre cette relance.

Le CLD de la MRC de Charlevoix-Est offre son soutien, en collaboration avec tous les intervenants dans le dossier, afin de trouver une solution pour relancer l’entreprise le plus rapidement possible. Les investisseurs intéressés sont invités à communiquer avec Martin Tremblay ou Laurence Côté du CLD de la MRC de Charlevoix-Est au 418-439-4614. Prenez note que, jusqu’à ce qu’une proposition sérieuse soit faite, aucun commentaire supplémentaire ne sera donné par ces intervenants.

À propos de la Fédération du commerce (CSN)

La fédération regroupe des femmes et des hommes partout au Québec, dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. La fédération compte pas moins de 32 500 membres, regroupés au sein de 360 syndicats.

Il y a un an, les salarié-es de six dépanneurs Couche-Tard signaient une première convention collective

En cette journée qui marque le premier anniversaire de la signature d’une convention collective dans six dépanneurs Couche-Tard, la Fédération du commerce-CSN (FC-CSN) tient à souligner le courage et l’importance du geste qu’ont posé les salarié-es qui se sont syndiqués devant l’empire Couche-Tard – qui est bien loin du « petit magasin du coin ». Cette victoire est d’autant plus importante que c’est d’abord une première en Amérique du Nord dans ce type de commerce de détail et ensuite parce qu’elle a eu un impact sur l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de l’entreprise.

« Le respect, ça n’a pas de prix et la FC-CSN, en appuyant cette lutte, a voulu envoyer un message clair aux différents dirigeants du commerce de détail, dont Couche-Tard au premier chef : en 2014, au Québec, faire travailler des gens dans des conditions de travail déplorables, c’est honteux. Ça ne fait que confirmer le bien-fondé des revendications des travailleurs qui ont exigé et exigent toujours d’être respectés », fait valoir d’entrée de jeu David Bergeron-Cyr, vice-président de la Fédération du commerce-CSN.

La première convention collective des travailleuses et des travailleurs de Couche-Tard repose principalement sur quatre volets : santé et sécurité au travail, salaires, organisation du travail ainsi que reconnaissance et vie syndicale.

Parce qu’ils ont choisi d’être syndiqués, les salarié-es des dépanneurs Couche-Tard de Boisbriand, dans les Laurentides, de Pierrefonds sur l’île de Montréal, de Montréal sur le boulevard Henri-Bourassa, de Saint-Liboire et de Saint-Hubert en Montérégie, de même qu’à Victoriaville, dans le Centre-du-Québec ont fait des gains qui ont profité à tous les préposé-es de Couche-Tard du Québec.

En effet, depuis janvier 2014, Couche-Tard a tenté de minimiser les gains de ses salarié-es syndiqués en procédant au rehaussement des conditions de travail similaires à l’ensemble des autres succursales non-syndiquées. Ainsi, grâce à leur lutte, la centaine de salarié-es qui ont résisté et se sont tenus debout ont permis à plus de 5000 autres employés d’améliorer leurs conditions de travail.

« La syndicalisation demeure encore le meilleur moyen pour assurer sa sécurité d’emploi. Car malgré l’augmentation de salaire et l’amélioration des conditions qui visaient surtout à contrer la syndicalisation, les gérants peuvent encore faire ce qu’ils veulent, contrairement aux magasins où il y a des préposé-es qui sont syndiqués », affirme David Bergeron-Cyr.

Rappelons que l’empire du hibou a étendu ses ailes et s’est doté de plus de 12 500 sites partout dans le monde, avec plus de 80 000 employé-es aux États-Unis, au Canada, au Mexique et en Asie. Alain Bouchard, qui assure à présent la présidence du conseil d’administration, fait en moyenne 400 fois le salaire annuel d’un préposé et 272 fois le salaire annuel d’un gérant.

Comme nous le rappellent souvent plusieurs salarié-es syndiqués de chez Couche-Tard : « On le fait pour nous, mais on le fait surtout pour ceux qui nous suivent », conclut le responsable syndical.

À propos de la Fédération du commerce-CSN

La Fédération du commerce (FC-CSN) compte plus de 30 000 membres regroupés dans 350 syndicats locaux présents dans les secteurs de la vente de gros et de détail, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Première convention collective chez Salade Etcetera

Les travailleurs du Syndicat des employé-es de salade Etcetera – CSN, à Saint-Patrice-de-Sherrington, viennent de signer leur première convention collective. En effet, le 28 septembre 2014, ils ont voté à 100 pour cent en faveur de leur tout premier contrat de travail.

D’une durée de trois ans, du 29 novembre 2013 jusqu’au 29 novembre 2016. Le contrat de travail de ces quelque 25 syndiqués, membres d’un syndicat affilié à la CSN, prévoit un rattrapage salarial pouvant aller de 2 $ à 7 $ de l’heure rétroactif au 29 novembre 2013 ; des augmentations salariales de 1,8 % par année pour les deux autres années. De plus, les travailleurs recevront un boni forfaitaire de signature de 1 500 $ par salarié et de 500 $ pour les salariés en probation.

Autres gains

Les employés enregistrent également des gains aux chapitres suivants : congés, droits syndicaux, horaire de travail, respect de l’ancienneté, etc.

Les syndiqués ont ainsi obtenu deux congés fériés supplémentaires ainsi que l’introduction de congés de maladie, soit deux jours après que la période de probation ait été complétée et trois jours après deux ans d’ancienneté. Au niveau des droits syndicaux, les salariés qui travailleront lors des assemblées syndicales, seront libérés de leur horaire normal de travail et rémunérés (max 4 heures) afin de pouvoir assister y assister (pour un total de trois par année).

Pour les horaires de travail, l’employeur ne pourra plus changer les horaires à moins d’entente avec le syndicat. Finalement les travailleurs obtiennent également la rémunération de leur période de repas.

Déclaration

Appelé à commenter, le président du syndicat, Robert Moisan, a déclaré : « C’était notre première négociation en tant que syndicat affilié à la CSN, et cela a fait toute la différence. Nous avons raison d’être fiers des résultats de la négociation. »

L’employeur et le syndicat n’ont pas eu besoin de recourir à leur droit de lock-out ou de grève.

Repères

La requête en accréditation syndicale a été déposée le 29 juillet 2013 Le syndicat a été accrédité le 29 novembre 2013

 

Les magasins Maxi ne seraient pas vendus aux franchisés Héritage

Sept syndicats CSN de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean d’épiceries Maxi ont entériné de nouvelles conventions collectives lors d’assemblées générales tenues hier soir, évitant ainsi la vente de leurs magasins à des franchisés qui les auraient exploités sous la bannière « Héritage ».

D’ici le 24 septembre, les travailleuses et les travailleurs des cinq autres Maxi syndiqués à la CSN mis en vente par la chaîne d’alimentation Loblaw en avril dernier voteront sur les offres patronales afin de renouveler leurs contrats de travail. Chacune des offres est munie d’une lettre d’entente qui spécifie que. Loblaws s’engage à continuer d’exploiter leur magasin sous une bannière corporative pour la durée de la convention collective.

« Pour les membres de ces syndicats, c’est un résultat satisfaisant compte tenu des modifications à leurs conditions de travail que pourrait entraîner la vente de leurs magasins », a commenté le président de la Fédération du commerce (FC–CSN), Serge Fournier.

Les nouvelles conventions collectives maintiennent intégralement les acquis déjà existants et prévoient des augmentations de salaire de 2 % pour chacune des six prochaines années.

C’est en avril dernier que Loblaw avait annoncé qu’il voulait franchiser 12 Maxi syndiqués avec la FC–CSN au Québec. Ces 12 syndicats participent à la ronde de négociation coordonnée FC–CSN.

Impasse dans les négociations

Réunis en assemblée générale le 20 août dernier, la quinzaine de salariés syndiqués du golf de Berthier ont rejeté les offres finales de l’employeur avec une très forte majorité. En réponse à la piètre qualité des offres patronales, les syndiqués avaient conséquemment mandaté leur syndicat pour déclencher des moyens de pression au moment jugé opportun.

Depuis l’échéance de la convention collective le 31 décembre 2013, un peu plus d’une douzaine de séances de négociation ont eu lieu entre la partie syndicale et les dirigeants du golf sans que ceux-ci puissent s’entendre sur les termes du prochain contrat de travail.

Le 19 juin dernier, la partie syndicale avait même demandé au ministre du Travail l’intervention d’un conciliateur du ministère du Travail afin d’aider les parties à dénouer l’impasse qui les animent.

Depuis le rejet des offres patronales à la fin août, le syndicat a multiplié les efforts pour permettre aux parties de s’approcher d’une entente. Une proposition de règlement impliquant des concessions majeures a même été soumise à l’employeur sans que celle-ci trouve écho auprès des propriétaires du golf.

L’employeur refuse toujours de bonifier significativement son offre rejetée par une très large majorité des syndiqués en août. En conséquence, les négociations piétinent. Lors de la dernière séance de négociation, l’employeur s’est même permis de contrevenir aux règles d’éthique fondamentales en matière de négociation de convention collective. En effet, après 13 séances de négociations les propriétaires du golf ont ajouté l’insulte à l’injure en ajoutant une importante demande de recul des conditions de travail.

« Pour nous, les intentions de l’employeur sont maintenant très claires. Il cherche l’affrontement. Nous avons été bons joueurs, notre patience à ses limites, il est maintenant temps de passer à l’action et de faire la démonstration de notre détermination. » déclare Monsieur René Vincent, président du Syndicat.

Madame Francine Ranger, présidente du Conseil Central de Lanaudière – CSN, ajoute : « L’employeur semble avoir un agenda caché à l’égard du déroulement de la négociation. Tantôt il feint de subites et injustifiées difficultés financières tantôt il ajoute innocemment de nouvelles demandes alors que le processus de négociation est sur le point d’être complété. C’est tout simplement odieux d’agir de cette façon à l’égard de ces travailleurs qui œuvrent au quotidien de façon professionnelle et soucieuse afin d’assurer une expérience de golf de qualité aux golfeurs de la région. Les travailleurs syndiqués du golf de Berthier ont l’appui inconditionnel du conseil central et de la CSN pour mener à terme leur lutte. »

La durée de la convention collective, la bonification du régime de vacances et le pourcentage d’augmentation générale des salaires sont au cœur du litige.

Le Syndicat des employé-es de golf, région Lanaudière (CSN) (Berthier) représente une quinzaine de salariés à l’emploi du Club de golf de Berthier. Celui-ci est affilié à la Fédération du Commerce de la CSN (FC) et au Conseil Central de Lanaudière-CSN.

Conflits de travail chez Loblaw

À la demande de la sous-ministre du Travail, madame Suzanne Thérien, les parties ont accepté de se rencontrer pour relancer les discussions. Rappelons que le lock-out dure depuis près de deux ans dans un des trois magasins.

Reprise des négociations

Cette reprise des négociations se fera sous la supervision de la sous-ministre du Travail, madame Suzanne Thérien. La première rencontre est prévue le 11 août prochain. « Sans être une fin en soi, car nous sommes toujours ‎en lock-out et en grève, nous pouvons affirmer qu’il s’agit d’une étape importante pour le règlement des conflits », indique d’entrée de jeu Serge Fournier, président de la Fédération du commerce de la CSN.

Levée de siège

Les travailleuses et les ‎travailleurs des trois syndicats ont donné leur aval à une suspension des moyens d’action, à la demande de la sous-ministre, pour donner une chance aux négociations. Le siège devant les bureaux de Loblaw sera donc levé, mais le piquetage devant les lieux de travail demeure. « Nous souhaitons que notre décision donne l’espace nécessaire pour que les parties trouvent une solution commune à une problématique qui a éprouvé les travailleurs, leurs familles et les communautés de Témiscaming et de Rouyn-Noranda », précise Donald Rheault, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue (CSN). « Les travailleuses et les travailleurs demeureront vigilants quant à l’évolution des négociations. »

Afin de favoriser une négociation efficace, les syndicats de la CSN n’émettront pas de commentaires ‎jusqu’à nouvel ordre.

ENTENTE à l’Ermitage Saint-Antoine du Lac Bouchette

Réunis en assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs en hôtellerie du Lac Bouchette (CSN) se sont prononcés, le 2 juillet 2014, à plus de 90 % en faveur de l’entente de principe conclue entre les parties. Ceux-ci ont procédé à la signature du contrat de travail le 23 juillet dernier.

D’une durée de 3 ans, le contrat de travail de ces quarante (40) travailleuses et travailleurs syndiqués, membres du SYNDICAT DES EMPLOYÉ-E-S EN HÔTELLERIE DU LAC BOUCHETTE (CSN), affilié à la CSN, prévoit des augmentations de salaire totalisant 8,25 %.

Autres gains

Les travailleuses et les travailleurs enregistrent également des gains aux chapitres suivants : vacances, droits syndicaux, protection de l’emploi, de la formation, des congés sociaux ainsi qu’au niveau des montants pour les uniformes.

Vacances

Les syndiqué-es ont obtenu des gains au chapitre des vacances. Désormais, ils jouiront de la 5e semaine de vacances après 20 années de service. Avant l’entente, cette cinquième semaine n’était pas accordée avant 25 années de service.

Au total, cinq (5) séances de négociations ont été nécessaires pour en venir à une entente.

L’employeur et le syndicat n’ont pas eu besoin de recourir à leur droit de lock-out ou de grève pour en arriver à un règlement.

La Fédération du commerce (FC-CSN)

La Fédération du commerce (CSN) rassemble 32 500 syndiqué-es dans différents secteurs d’activité. Elle compte 11 000 membres travaillant dans le secteur du tourisme, dont 6500 dans l’hôtellerie. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Vote de grève des employé-es syndiqués CSN de chez Montour de Blainville

Réunis en assemblée générale dimanche dernier, jour de la fête des Mères, les travailleuses et travailleurs syndiqués de chez Montour de Blainville ont d’abord voté, à l’unanimité, pour le déclenchement immédiat de moyens de pression.

Déterminés à ce que la négociation ne traîne pas en longueur, les membres présents, lors de l’assemblée générale, ont aussi adopté à 95% un vote permettant le déclenchement de journées de grève sporadiques et, si nécessaire, le déclenchement de la grève générale illimitée.

« La compagnie engendre des profits et des projets d’agrandissement de l’usine sont sur les planches à dessin. Dans ce contexte, il est permis d’exiger que nos conditions de travail demeurent concurrentielles et il est tout à fait légitime pour nos membres de revendiquer leur juste part de la rentabilité de l’usine », souligne le président du syndicat, Monsieur Frédérick Bleau.

En effet, le niveau de productivité et la qualité de la production assurent à l’entreprise des produits prisés par ses nombreux clients. Il est donc propice pour l’employeur d’envisager, dans ce contexte, l’élargissement de la gamme de produits qu’il offre sur le marché. La rentabilité de cette usine n’est aucunement en jeu.

Cependant, l’employeur tente de profiter de ce contexte économique favorable pour exiger quelques concessions des syndiqué-es lui assurant, selon lui, une meilleure flexibilité dans l’utilisation de la main-d’œuvre. L’agrandissement envisagé de l’usine en serait la raison.

« Le syndicat et ses membres ne sont vraiment pas à ce niveau de discussions. Les règles de la convention collective régissant la main-d’œuvre n’ont jamais, par le passé, posé problème ni même été un frein au développement économique de l’entreprise. La preuve en est aujourd’hui palpable. Pour nous, l’employeur tente simplement de faire dévier le débat lié à la négociation qui est maintenant purement économique », précise Monsieur Bleau.

Les enjeux syndicaux sont essentiellement liés aux augmentations générales des salaires, à la bonification de la retraite, ainsi qu’aux régimes de congés et de vacances annuelles.

Depuis l’échéance de la convention collective le 15 mars dernier, cinq rencontres de négociation ont eu lieu. Les parties se sont entendues sur la presque totalité des enjeux normatifs. La prochaine date de rencontre entre les parties est prévue le 23 mai prochain.

Pour l’instant, les syndiqués ont entrepris des moyens de pression. Selon l’évolution des négociations, des journées de grève sporadiques seront à prévoir.

Le syndicat a acquis son droit légal d’exercer la grève le 12 mai dernier, au lendemain de la tenue de son assemblée générale.

Le Syndicat des employés de Montour – CSN représente tout près une quarantaine de salarié-es à l’emploi de Montour Ltée, une entreprise située sur le boulevard Michèle-Bohec à Blainville et spécialisée dans la production d’assaisonnements et d’épices, de sauces, de soupes, de bouillons et de consommés. Le Syndicat est affilié à la Fédération du commerce de la CSN (FC) et au Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides CSN (CCSNL).

Entente au marché IGA de Chibougamau

Réunis en assemblée générale lundi dernier, les employé-es du marché IGA de Chibougamau, syndiqués à la Fédération du commerce-CSN, ont entériné unanimement l’entente de principe convenue entre leur comité de négociation et l’employeur, en présence du médiateur de la Commission des relations du travail.

D’une durée de cinq ans (août 2019), le nouveau contrat de travail a été mis à jour et refait, puisque celui-ci était devenu un peu désuet, ce qui permettra à tout le monde d’y voir un peu plus clair. Bien que les discussions aient quelques fois été un peu plus complexes, les parties se sont entendues sur une convention collective afin de tenir compte de la réalité du IGA de Chibougamau. Sur le plan salarial, l’augmentation sera de 7,5 % sur cinq ans (1,5 % par année). De plus, les travailleuses et les travailleurs verront la mise sur pied d’un REER collectif où l’employeur cotisera.

De façon générale, la grande majorité des avantages déjà prévus à leurs conditions de travail a été reconduite dans leur nouveau contrat de travail. « En fait, avec la réécriture et les matières convenues en négociation, les travailleuses et les travailleurs du IGA Chibougamau obtiennent une convention collective mise à jour qui répond clairement à la réalité locale de l’employeur », de dire monsieur Gilles Truchon, porte-parole à la négociation pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs de IGA Chibougamau-CSN. « Les personnes présentes à l’assemblée générale ont donc reçu positivement l’entente de principe tenant compte du contexte actuel du magasin et des réalités financières disponibles de l’employeur », d’ajouter le porte-parole syndical.

« Pour le syndicat, il était important de protéger les conditions de travail des membres et de les améliorer », de conclure monsieur Truchon, conseiller syndical affecté à la négociation.

Les lockoutés CSN et la population de Témiscaming marchent pour la fin…

Afin de souligner la fin de l’année 2012 et près de deux semaines d’un lock-out décrété par le Provigo de Témiscaming (Loblaws) le 15 décembre dernier, les salariés-es marcheront dans les rues de la municipalité pour que l’employeur comprenne qu’il faut redonner la quiétude aux citoyens en mettant fin à ce coup de force lors de la prochaine séance de négociation toujours prévue le 8 janvier prochain.

Pour la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Provigo Témiscaming, affilié à la Fédération du commerce-CSN, Cathy Presseault, la population a déjà assez payé malgré le fait que nous ayons mis sur pied des moyens de transport pour atténuer les effets de ce geste. « Le 8 janvier, la négociation doit conduire à un règlement de notre nouveau contrat de travail afin que nous puissions retourner au travail et continuer de rendre les services à la population. Nous sommes d’avis qu’avec un peu de volonté, les parties peuvent en venir à une entente et convenir, comme il se doit, d’un protocole de retour au travail ».

« Il s’agit que leur porte-parole se présente à Témiscaming avec tous les mandats nécessaires pour éviter une fois de plus que cette négociation se prolonge indûment », de poursuivre la porte-parole syndicale.

De notre côté, les membres se présentent chaque jour face au Provigo depuis le 15 décembre afin de faire quelques heures de piquetage, sachant que le 8 janvier, la négociation doit reprendre pour obtenir leur nouveau contrat de travail puisque les dernières négociations ont été passablement difficiles, des compromis ayant été faits pour tenir compte de la réalité locale.

« Ce soir, nos membres seront présents et la population est aussi la bienvenue puisque tout comme nous, Provigo (Loblaws), lui est redevable », de conclure Cathy Presseault, présidente du syndicat CSN.

Les lock-outés CSN au service de la population de Témiscaming, de Kipawa et des environs

Réunis avec la population hier soir à Témiscaming, où plus d’une centaine de citoyennes et citoyens ont répondu à l’invitation du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Provigo-CSN mis en lock-out depuis samedi matin (15 décembre 2012), le message a été bien entendu. Devant le coup de force, la population a été invitée à se serrer les coudes et faire de l’achat local. D’ailleurs, les commerçants de la municipalité sont à pied d’œuvre depuis l’annonce pour augmenter leurs inventaires et permettre aux citoyen-nes d-être desservis dans la municipalité. « Nous avons d’ailleurs rencontré en après-midi un représentant de la Chambre de commerce », de dire Donald Rheault, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec (CSN). « Comme organisation syndicale, nous avons mis à la disposition de la population trois véhicules afin de répondre aux déplacements des gens et trans-porter leur épicerie. De plus, les travailleuses et travailleurs vont accompagner les résident-es et les commerçants qui auraient besoin de coup de pouce », a poursuivi le porte-parole de la CSN en région.

« Si la demande se présente, nous accompagnerons la population pour qu’elle puisse se rendre dans un marché d’alimentation, que ce soit à Lorrainville ou ailleurs. Cependant, comme syndi-cat, notre position est claire : Ailleurs signifie toute épicerie autre que la bannière Loblaws », de préciser Donald Rheault. Hier, nous avons exprimé le souhait que la prise en charge se fasse au niveau local et demandé à la population de laisser la chance à tout le monde de s’organiser, considérant qu’aucun préavis n’a été donné par la direction de Loblaws. Déjà, même les fournis-seurs de l’extérieur ont accepté de s’ajuster à la situation d’urgence vécue à Témiscaming, Kipa-wa et les environs. Cela est très apprécié.

« D’avoir créé une crise sociale à Témiscaming, Kipawa et les environs pour un T-Shirt noir avec la mention « Le respect avant tout », alors que tous les services à la clientèle étaient maintenus, face à tout cela, la population portera son propre jugement », de conclure Donald Rheault, prési-dent du CCATNQ, affilié à la CSN.

Un mépris envers les employé-es et la population

La décision de Provigo de mettre en lock-out, à quelques jours des fêtes, ses employé-es du Provigo de Témiscaming, fait preuve, pour la Fédération du commerce (FC-CSN), du mépris de l’employeur non seulement envers ses employés, mais aussi envers sa propre clientèle.

La FC déplore que l’employeur se soit empressé de déclarer un lock-out alors que les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Provigo Témiscaming (FC-CSN) n’ont que posé un geste de solidarité. « Il s’agit d’une réponse disproportionnée par rapport à un moyen de visibilité fréquemment utilisé – celui de porter un chandail – et qui n’affecte en rien le service à la clientèle du magasin, précise le président de la FC-CSN, Serge Fournier. De plus, imposer aux résidents de Témiscaming, de Kipawa et des environs de rouler dorénavant des kilomètres pour s’approvisionner, dénote du peu de respect que la direction de Provigo porte à sa clientèle. »

L’envenimement récent des relations de travail étonne le président de la fédération. « Au cours des dernières années, les négociations avec l’employeur se sont toujours déroulées rondement. On a l’impression maintenant que les décisions se prennent dans un autre pays… et que tout à coup, Provigo est complètement déconnecté de la réalité des relations de travail au Québec! »

La FC tient à réitérer son appui indéfectible au Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Provigo Témiscaming, dans leur lutte pour en venir à une entente satisfaisante. « Après huit mois de stagnation à la table de négociations, les employé-es méritent respect et considération. Les choses n’en resteront pas là, assure Serge Fournier. La CSN n’est pas le genre à baisser les bras, n’en déplaise à Provigo. » Affilié à la Fédération du Commerce, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Provigo Témiscaming compte une trentaine d’employé-es.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CRT accrédite un huitième établissement

Les dix employé-es du dépanneur Couche-Tard du 6331 boulevard Henri-Bourassa Est, à Montréal-Nord ont remporté une belle victoire ce matin. Leur syndicat CSN vient en effet de recevoir son accréditation de la Commission des relations du travail (CRT) à l’issue d’un vote secret tenu hier. Ils sont le huitième groupe d’employé-es de la chaîne de dépanneurs à obtenir la reconnaissance de leur syndicat.

La CRT avait ordonné le tenue d’un tel vote secret afin de confirmer que la majorité des employé-es de l’établissement souhaitent se syndiquer. Le vote s’est déroulé dans un endroit neutre dans les environs du magasin.

L’employeur a tenté d’influencer le vote en laissant planer toutes sortes de menaces en cas de syndicalisation. Les employé-es ne se sont pas laissés intimider : « Nous sommes très satisfaits de l’issue de ce vote. Nous formons un syndicat pour nous faire respecter et mettre fin à l’arbitraire par exemple en ce qui a trait aux horaires de travail. Nous considérons que notre gérant abusait de son pouvoir en nous menaçant pour des riens, en changeant nos conditions de travail au gré de ses humeurs. Ce temps-là est fini ! Nous pourrons nous soutenir les uns les autres pour nous assurer que tout le monde est traité avec respect et équité » d’expliquer une employée de ce Couche-Tard, Marie-France Chalifoux.

Ces travailleuses et ces travailleurs se réuniront prochainement pour adopter leur projet de négociation. Celle-ci pourra ensuite commencer dès le début de 2013. Les travailleuses et les travailleurs syndiqué-es des Couche-Tard réclament le respect de leurs droits, notamment ceux prévus aux normes du travail. Ils recherchent également des améliorations aux conditions de santé de sécurité au travail, des augmentations de salaire allant jusqu’à 12,80 $ l’heure, pour les préposé-es, ainsi que quatre journées de maladie payées, puisqu’ils n’en ont aucune actuellement.

Tous les employé-es de Couche-Tard qui souhaitent se syndiquer peuvent contacter la CSN de façon confidentielle au : 1 800 947-6177.

À propos La CSN représente une centaine de travailleuses et de travailleurs de Couche-Tard œuvrant dans des dépanneurs de la Montérégie, du Cœur-du-Québec, des Laurentides et de Montréal.

Le syndicat réitère l’importance de la santé et de la sécurité au travail

À la suite de l’accident de travail survenu au cours des dernières heures au mont Sainte-Anne, les membres du comité exécutif du Syndicat des employés de la station de ski Mont Sainte-Anne tiennent à souhaiter un prompt rétablissement à leur collègue grièvement blessé. Leurs pensées vont à sa famille et à ses proches en cette période difficile. Afin de ne pas nuire au bon déroulement de l’enquête menée par la Commission de la santé et de la sécurité du travail, le syndicat ne fera aucun commentaire supplémentaire à ce propos. Il tient tout de même à réitérer que la santé et la sécurité au travail constituent une priorité pour tous ses membres.

De son côté, la CSN rappelle que de tels accidents sont malheureusement encore trop nombreux. « Depuis plusieurs années, nous organisons la Semaine nationale de la santé et de la sécurité au travail, précise Jean Lacharité, vice-président de la CSN et responsable de ce dossier. Pour nous, la prévention et l’élimination à la source des dangers sont des questions primordiales. Employeurs et syndicats doivent en faire une priorité. »

Affilié à la Fédération du commerce, le Syndicat des employés de la station de ski Mont Sainte-Anne compte 350 membres.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les lock-outés de l’hôtel Maritime interpellent les dirigeants du groupe Tidan

Les salarié-es de l’hôtel Maritime, en lock-out depuis bientôt quatre mois, interpelleront aujourd’hui les dirigeants de l’entreprise Tidan à l’occasion de leur souper de Noël. À l’approche du temps des fêtes, les propriétaires de l’hôtel seront ainsi appelés à contribuer à une guignolée à l’attention des lock-outés, sans salaire depuis le 30 août dernier. Cette collecte aura lieu face au Nouvel Hôtel, aussi propriété du groupe Tidan, dès 17 h ce soir, à l’angle du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Mathieu.

Malgré 23 ententes de principe obtenues par différents syndicats prenant part aux négociations coordonnées de l’hôtellerie, le groupe Tidan refuse toujours de s’entendre avec ses employé-es de l’hôtel Maritime. Les dernières offres patronales, jugées nettement insuffisantes par les syndiqué-es et comportant plus de 25 nouvelles demandes de recul des conditions de travail, ont été rejetées par ceux-ci à 97 % lors d’un vote tenu à scrutin secret le 23 novembre dernier.

Tout au long des négociations, l’employeur a multiplié les pratiques intimidantes envers les syndiqués, allant même jusqu’à violer certaines dispositions du Code du travail. Le 5 septembre dernier, un avis de licenciement collectif a été envoyé à l’ensemble des salarié-es afin de forcer un règlement. Le 24 octobre, la Commission des relations du travail réprimandait la direction de l’hôtel pour avoir utilisé des briseurs de grève malgré le conflit de travail en cours.

À ce jour, 23 syndicats du secteur de l’hôtellerie de la CSN ont obtenu des ententes de principe. Les nouvelles conventions collectives, qui viendront à échéance à l’été 2016, comportent les mêmes améliorations de conditions de travail. Des augmentations salariales de 3 % par année seront accordées au cours de cette période. Les employeurs hausseront également leur contribution au régime de retraite de 2 % du salaire gagné. Des gains importants ont aussi été obtenus sur l’ensemble des demandes communes quant à la protection des emplois. Les clauses visant à restreindre le travail des cadres ont ainsi été renforcées. D’autre part, les programmes de service réduit d’entretien ménager des chambres ne pourront avoir pour effet de diminuer le nombre d’heures travaillées par les salarié-es. Enfin, les employeurs auront dorénavant l’obligation d’afficher les postes laissés vacants, et ce, selon leurs statuts.

Au Québec, la présente ronde de négociation coordonnée regroupe 35 syndicats représentant 5500 travailleuses et travailleurs du secteur de l’hôtellerie dans les régions du Grand Montréal, de Québec, de l’Estrie, de la Montérégie et de l’Outaouais. Fondée en 1921, la CSN rassemble 300 000 membres, et ce, tant dans les secteurs public que privé.

Nouvelle convention collective pour la Coopérative funéraire de Chicoutimi

Le 4 décembre dernier, les représentants syndicaux et patronaux de la Coopérative funéraire de Chicoutimi ont procédé à la signature de leur nouvelle convention collective. En effet, le 27 novembre dernier, les employé-es de la Coopérative funéraire de Chicoutimi ont entériné dans une proportion de 92%, l’entente de principe intervenue entre leur comité de négociation et la direction de la coopérative. La nouvelle convention collective est d’une durée de quatre (4) ans et prévoit des hausses salariales totales de 11,7%.

Les parties ont apporté des améliorations à la rémunération à l’acte réalisé par les employé-es, au régime de vacances, aux allocations de déplacement et repas et au REER collectif.

Également, les parties ont profité de cette négociation pour confirmer et terminer la mise en place d’une nouvelle organisation du travail qui offrira à la coopérative plus de polyvalence et de flexibilité offrant ainsi aux familles dans le deuil un service de très grande qualité.

La Coopérative funéraire de Chicoutimi a été fondée en 1997. Elle a comme principal objectif de protéger et conserver le patrimoine funéraire régional, tout en offrant des services de qualité à des prix justes et équitables. Depuis l’ouverture de la coopérative en 1997, soit 15 ans, déjà 5 338 personnes ont adhéré à titre de membres.

Multi-Marques : retour au travail

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de distribution Multi-Marques (CSN), à Laval, qui regroupe plus de 160 personnes, a signé une nouvelle convention collective cet après-midi. Vendredi dernier, 89 % des membres avaient acquiescé à la recommandation du médiateur, par vote secret. En lock-out depuis le 19 mai dernier, les syndiqués reprendront progressivement le travail d’ici la fin du mois.

Puisque le contrat de travail était échu depuis le 21 septembre 2001, les travailleurs recevront rétroactivement 3 % d’augmentation salariale par année pour 2001, 2002 et 2003. En 2004 et 2005, ils toucheront des hausses de salaire de 2,6 % par année. L’entente prendra fin en septembre 2006. De plus, les employés permanents auront droit à six congés de maladie payés annuellement. Auparavant, ils n’en avaient aucun.

Quant aux employés temporaires, ils auront maintenant accès, entre autres, à des avantages tels que des congés d’anniversaire, sociaux et mobiles.

En ce qui concerne la sous-traitance, un item majeur des négociations, elle sera limitée. Les salariés permanents seront dorénavant protégés contre elle dans une proportion de 70 %. Si d’autres travailleurs (compris dans le 30 %) devaient perdre leur emploi en raison de la sous-traitance ou d’un transfert, ils bénéficieront désormais d’un régime d’indemnisation. Ainsi, ceux qui comptent 10 ans et moins d’ancienneté recevront une indemnité équivalente à une semaine de salaire par année. Après dix ans, ils percevront l’équivalent d’une semaine et demie de revenu par chaque année travaillée.

Entre autres gains du syndicat, six nouveaux postes permanents seront créés.

Pour Yves Bourguignon, président du syndicat, la lutte contre la sous-traitance représentait « une question de survie ». « Nous nous battons pour garder nos emplois », disait-il. Bien sûr, « il s’agit d’une excellente entente », commente-t-il.

Rappelons que dans une décision rendue le 22 juillet dernier, la Commission des relations du travail avait émis une ordonnance afin de forcer Multi-Marques Distribution, le plus important producteur de pain au Québec, à ne plus utiliser de briseurs de grève.

Tournée d’hommes-sandwiches du syndicat de Multi-Marques

Vous vous souvenez de ces hommes-sandwiches qui déambulaient, pancartes sur le dos, pour faire la promotion d’un produit ? Cette fois-ci, c’est le Syndicat des travailleurs du Centre de distribution et du garage de la boulangerie Multi-Marques Laval (CSN) qui utilise ce moyen pour faire connaître sa cause. En lock-out depuis le 19 mai dernier, des hommes-sandwiches membres du syndicat entreprennent en effet, à compter de demain, une tournée d’information sur les enjeux de négociation. Pour l’occasion, ils diffuseront des tracts au marché d’alimentation L’Inter-Marché, situé au 1000, Mont-Royal Est (station de métro Mont-Royal) à compter de 11 heures.

Une lutte pour l’emploi

« En plus des hausses de salaire nous permettant de rattraper l’augmentation du coût de la vie, nous voulons obtenir une meilleure protection de nos emplois contre la sous-traitance », a résumé le président du syndicat, Yves Bourguignon.

En effet, les pourparlers entre les parties patronale et syndicale achoppent principalement sur les demandes d’augmentations de salaire, sur la clause de protection des emplois contre le recours à la sous-traitance et sur le statut des employés temporaires. Pour une convention collective d’une durée de trois ans, les travailleurs souhaitent recevoir des hausses salariales totalisant 2,25 $ l’heure. Le contrat de travail est échu depuis le 21 septembre 2001.

Le syndicat CSN regroupe 160 employé-es.

C’est la Fédération du commerce de la CSN (FC-CSN) qui les représente en négociation.

Mutli-Marques appartient à Canada Bread, elle-même propriété de Aliments Maple Leaf, qui occupe une grande place sur le marché canadien de l’alimentation. En hausse, les bénéfices d’Aliments Maple Leaf sont passés de 57,4 M$ à 84,6 M$ en l’espace de deux ans.

 

Les employé-es de Multi-Marques manifestent à Ville Saint-Laurent

En lock-out depuis le 19 mai, les travailleurs de l’entrepôt et du garage de la boulangerie  Multi-Marques de Laval manifesteront devant l’entreprise IT Distribution à Ville Saint-Laurent, le mardi 17 juin, à 10 heures. Principalement affectés à l’expédition des pains Multi-Marques, les employé-es, membres d’un syndicat affilié à la CSN, accusent leur employeur de contourner les dispositions antibriseurs de grève contenues dans le Code du travail du Québec en confiant leurs tâches à la compagnie IT Distribution.

Le président du Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), Arthur Sandborn, le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie, et le président du syndicat, Yves Bourguignon, participeront à la manifestation et s’adresseront aux syndiqué-es en conflit de travail.

Un enquêteur du ministère du Travail du Québec et le syndicat se sont rendus chez IT Distribution le vendredi 13 juin pour voir si la compagnie Multi-Marques déroge aux mesures du code interdisant l’utilisation les briseurs de grève. Le syndicat entend déposer de nouvelles plaintes relativement aux activités que Multi-Marques fait accomplir chez IT Distribution, et cela, en vertu des articles du code du travail.

Des scabs

Dans un rapport rendu public le 5 juin,  un enquêteur du ministère du Travail constate que Multi-Marques a fait appel à des briseurs de grève à son entreprise de Laval. À la suite d’une visite effectuée le 28 mai, il a observé que Multi-Marques avait embauché huit briseurs de grève et commis une vingtaine d’infractions.

Salaires et sous-traitance

Les pourparlers entre les parties patronale et syndicale achoppent principalement sur les demandes d’augmentations de salaire , la clause de protection des emplois contre le recours à la sous-traitance et le statut des employés temporaires. Les travailleurs souhaitent signer une convention collective d’une durée de trois ans. Le contrat de travail est échu depuis le 21 septembre 2001.

Le syndicat CSN regroupe 160 employés.

C’est la Fédération du commerce de la CSN (FC-CSN) qui les représente en négociation.

Rappelons qu’en 1999-200, les 48 employées de bureau de Multi-Marques à Laval avaient dû recourir à la grève dans le but de signer une premières convention collective CSN. Au terme d’un conflit de sept mois, elles avaient repris le travail progressivement en juillet 2000.

Lock-out au Centre de distribution Multi-Marques (Canada Bread)

Les 170 salarié-es du Centre de distribution Multi-marques de Laval sont en lock-out depuis le dimanche 18 mai. Ce même jour, lors d’une assemblée générale marquée par une forte participation, les travailleurs ont rejeté les offres patronales dans une proportion de 86 % et ont ensuite voté la grève (91 %). L’employeur a cependant pris les devants en décrétant rapidement un lock-out.

Le conflit porte principalement sur la durée de la convention collective, sur les salaires, les régimes d’assurance collective et de retraite, la sous-traitance et sur des mesures de rattrapage pour les travailleurs temporaires.

Enquête sur des briseurs de grève

Les travailleuses et les travailleurs en lock-out observent quotidiennement la rentrée au travail de personnes qui pourraient être des travailleurs de remplacement. La CSN fait actuellement une demande d’enquête auprès du ministère du Travail pour faire respecter les dispositions anti-briseurs de grève prévues au Code du travail du Québec. Au cours de l’hiver 1999-2000, qui fut particulièrement rigoureux, les employé-es de bureau du Centre de distribution Multi-marques avaient vécu un dur conflit. Peu après, en achetant l’entreprise, Canada Bread avait fait état de ses nouvelles valeurs en matière de relations de travail.

« Nous nous étonnons de la manière d’agir de cet employeur », commente Jean Lortie, président de la Fédération du commerce-CSN. « À la place d’un changement d’attitude, nous retrouvons plutôt le même modèle de rapports conflictuels entre cet employeur et ses salariés ». Les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de distribution Multi-marques de Laval (CSN) espèrent en arriver à une convention collective négociée. L’entreprise est située au 3443, avenue François-Hugues, à Laval.