Les résidentes, les résidents et les internes vétérinaires gagnent le respect de l’Université de Montréal

La soixantaine d’internes et de résidentes et résidents de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal ont voté hier soir à 100 % pour l’entente de principe conclue avec l’employeur.

« Il s’agit d’un tournant majeur dans les relations entre les résidentes et résidents et les internes vétérinaires avec la Faculté. Ces étudiantes et étudiants qui travaillent ont gagné le respect de leur employeur », soutient Saleha Hedaraly, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN). Il s’agit de la première convention collective du Syndicat des résidentes et résidents et internes de la Faculté de médecine vétérinaire, affilié à la CSN. Ce syndicat a été accrédité le 20 juin 2024.

Comme les membres du syndicat poursuivent leurs études pour se spécialiser, ces derniers se sentaient obligés d’accepter les conditions défavorables offertes par l’Université dans l’espoir de réussir leurs études.

 Plusieurs gains importants

La nouvelle convention vient baliser l’horaire ainsi que des périodes de repos entre les quarts et ajouter des congés. Les gardes ne pourront excéder 20 semaines par année pour les internes et 17,3 semaines pour les résidents.

Les salaires seront majorés de 8,3 % à 30 % (selon la catégorie d’emploi) dès le début de la convention collective. L’augmentation prévue est de 2,5 % pour 2026 et de 3,5 % pour 2027.

Le syndicat disposera aussi de moyens et de droits pour jouer son rôle. Les tâches des résidentes et résidents et des internes font maintenant l’objet d’une description officielle.

Un montant de 200 000 $ sera distribué à parts égales entre les membres pour permettre une certaine rétroaction partielle par rapport au travail déjà effectué.

Mobilisation gagnante

« Les membres du syndicat peuvent se féliciter d’avoir effectué un certain rattrapage avec les autres facultés de médecine vétérinaires du Canada. Mais le travail n’est pas fini et il se poursuivra en 2027 », ajoute la vice-présidente de la FNEEQ.

« La mobilisation et la journée de grève auront finalement donné des résultats intéressants et nous sommes fiers des résultats de notre nouveau syndicat », ajoute la présidente par intérim du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annick Primeau.

La Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal est la seule faculté à offrir le programme de doctorat pour devenir vétérinaire au Québec. Les internes ont déjà terminé leur doctorat de premier cycle en médecine vétérinaire et sont sur le point de pratiquer leur profession.

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres) et de près de 85 % des profs de cégep. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 49 établissements privés et 12 universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et constitue l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Dans la région, le Conseil central de la Montérégie–CSN rassemble près de 34 000 syndiqué-es issus des secteurs public et privé, regroupés dans plus de 200 syndicats. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 330 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

Les profs du Séminaire Saint-François adoptent un mandat de grève

Dans un geste rare dans ce milieu, la cinquantaine d’enseignantes et enseignants du Séminaire Saint-François viennent de se doter d’une banque de cinq jours de grève à exercer en heures ou en jours au moment jugé opportun. C’est à 98 % que les membres du Syndicat du personnel du Séminaire Saint-François–CSN se sont prononcés à scrutin secret, la semaine dernière, pour ce mandat de grève.

« C’est exceptionnel pour notre syndicat de prendre ce genre de vote », convient Marc-André Perron, président du syndicat, « c’est dire à quel point les enjeux sont importants pour nos membres ».

Alors que les négociations pour le renouvèlement de la convention collective sont en cours depuis près de deux ans, la direction du collège privé a décidé à la rentrée de changer unilatéralement les conditions de travail du personnel enseignant, notamment en ce qui concerne les horaires de présence au bureau et l’heure de dîner.

« Les changements imposés compliquent notre travail et minent notre autonomie professionnelle », explique le président du syndicat. « Nous, ce que l’on veut, c’est revenir à la situation antérieure et reprendre la négociation pour en arriver à une entente qui convienne aux deux parties ». La partie syndicale dit être ouverte aux compromis, mais refuse catégoriquement les coups de force.

La convention collective des enseignantes et enseignants du Séminaire Saint-François est échue depuis juin 2024.

À propos

Le Syndicat du personnel enseignant du Séminaire Saint-François–CSN représente les 57 profs de ce collège privé. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ), qui regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 48 établissements privés et 12 universités, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que du secteur public.

Grève pour un minimum de dignité à la Faculté de médecine vétérinaire

La soixantaine d’internes et de résidents et résidentes de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal gagne moins que 10 $ l’heure alors qu’ils sont médecins vétérinaires ! La grève est donc déclenchée depuis hier, le vendredi 20 juin à 17 h. Cela fait depuis décembre dernier que la négociation est en cours pour l’obtention d’une première convention collective.

« Ils travaillent plus de 60 heures par semaine à l’hôpital de la Faculté et contribuent aussi à l’enseignement pour les étudiantes et étudiants en médecine vétérinaire, ce n’est pas normal qu’ils gagnent moins que le salaire minimum ! La faculté se fie à eux, ils doivent être mieux rémunérés », soutient Saleha Hedaraly, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Les membres du Syndicat des résidentes et résidents et internes de la Faculté de médecine vétérinaire, affilié à la CSN, doivent payer leurs frais de scolarité et les frais de leur ordre professionnel avec des salaires variant de 25 000 $ à 30 000 $. Ils sont les moins bien payés de toutes les facultés vétérinaires canadiennes.

« Le loyer augmente pour tout le monde. Il est impossible pour eux d’avoir un 2e emploi, il n’y a aucune raison de ne pas leur donner au moins le salaire minimum et un horaire viable », ajoute la vice-présidente. Cette dernière s’exprime au nom des personnes résidentes et internes, parce que ces dernières craignent de ne pas être embauchées plus tard si elles sont associées à cette lutte syndicale, pourtant très juste.

Les résidentes et résidents et internes se spécialisent dans une branche précise de la médecine vétérinaire et y jouent par la suite un rôle essentiel, notamment pour les grands animaux comme les chevaux, les vaches ou pour les animaux exotiques et les animaux de compagnie. « Nous n’avons pas les moyens de perdre ces futurs spécialistes vers d’autres provinces qui les traitent mieux », ajoute Audrey Benoit, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN).

La Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal est la seule faculté à offrir le programme de doctorat pour devenir vétérinaire au Québec. Les internes ont déjà terminé leur doctorat de premier cycle en médecine vétérinaire et sont sur le point de pratiquer leur profession.

Les membres ont voté pour 10 jours de grève à utiliser au moment opportun. La grève se poursuivra tant qu’il n’y a pas une ouverture intéressante de l’employeur sur leur rémunération.

Notons l’appui à la lutte des résidentes et résidents et des internes par le syndicat des professeurs et professeures de l’Université de Montréal (SGPPUM), de même que par celui des chargé-es de cours de l’Université de Montréal (SCCCUM).

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres) et de près de 85 % des profs de cégep. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 47 établissements privés et 12 universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et constitue l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Dans la région, le Conseil central de la Montérégie–CSN rassemble près de 34 000 syndiqué-es issus des secteurs public et privé, regroupés dans plus de 200 syndicats. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 330 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

 

 

 

Les professeur-es de l’ITAQ seront enfin traités comme dans les cégeps

Les professeur-es de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ) ont accepté à 92 % une nouvelle convention collective de six ans ainsi qu’une hausse salariale d’environ 25 % pour les profs ayant le plus d’ancienneté et de 35 % pour celles et ceux qui amorcent leur carrière ! Le vote a eu lieu hier soir à La Pocatière et avant-hier à Saint-Hyacinthe.

« Nous sommes vraiment satisfaits d’être enfin traités équitablement avec nos collègues des cégeps. Il était temps. Notre nouvelle convention collective contient plusieurs éléments, dont le salaire, qui font en sorte que nous sommes dorénavant une institution d’enseignement supérieur à part entière », a commenté Patrick Fafard, président du Syndicat des professeur(e)s de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec–CSN.

La nouvelle convention collective 2022-2028 contient en effet de nombreux gains qui la rapproche énormément de celles des cégeps, comme la tâche en trois volets ou des précisions sur le rôle et l’autonomie des équipes. Il y a aussi une bonification de 25 % de la part de l’employeur à l’assurance collective. On note par ailleurs qu’il y aura une progression deux fois plus rapide dans les échelons salariaux 1 à 6, ce qui encouragera les nouveaux profs à demeurer en poste. L’entente permettra également d’annualiser et de régulariser la situation de pas moins de 50 occasionnel-les qui enseignent à l’ITAQ !

Il y aura dans les prochaines semaines une paye de rétroactivité salariale de la convention qui commence en 2022. Cela représentera un montant qui variera de 16 000 $ à 36 000 $ pour les membres du Syndicat des professeur(e)s de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (SPITAQ–CSN) en fonction de leur échelon salarial !

Réactions à cette entente historique

« On peut dire que la première négociation du SPITAQ–CSN avec la CSN aura véritablement porté ses fruits. Nous sommes heureux de ce dénouement », a commenté Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« C’est un moment historique pour les profs de l’ITAQ. Cette nouvelle convention va permettre d’attirer et de conserver les profs à l’Institut. Elle reconnait pleinement leur expertise qui est parfois assez unique au Québec », ajoute Léandre Lapointe, vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

« Cette entente assure une relève qualifiée pour l’ensemble de la filière agricole et agroalimentaire qui est très importante dans les régions de la Montérégie et du Bas-Saint-Laurent, mais aussi dans plusieurs autres régions du Québec », fait remarquer Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

À propos

Le Syndicat des professeur(e)s de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec–CSN regroupe 150 membres répartis sur les campus de Saint-Hyacinthe et de La Pocatière.

 La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de près de 85 % des profs de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 47 établissements privés et 12 universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Le Conseil central de la Montérégie–CSN représente plus de 31 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 205 syndicats provenant de toutes les fédérations de la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

 

 

Chargé-es de cours universitaires : les conséquences multiples de la précarité sur la santé psychologique

Selon les données recueillies, 56 % des chargé-es de cours universitaires se situent au niveau élevé de détresse psychologique. Ce résultat est nettement supérieur au 41 % de l’indice de référence de l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP 2020-2021), mais similaire à celui mesuré dans une récente enquête menée par l’Institut national de santé publique chez le personnel de l’enseignement (2025). Également, 95 % des personnes chargées de cours associent leur détresse psychologique partiellement ou totalement en lien avec leur travail.

Autres conséquences sur la santé des personnes chargées de cours

La détresse psychologique n’est pas la seule conséquence observée. En effet, il ressort de l’étude que 30 % des personnes sondées se retrouvent à un niveau élevé d’épuisement émotionnel alors que d’autres (23 %) ont des symptômes de surinvestissement qui peuvent prendre la forme d’hostilité, d’impatience, de compétitivité excessive ou de difficultés à s’éloigner du travail. Il n’est pas surprenant que 54 % des personnes participantes à l’étude se présentent au travail malgré le fait qu’elles devraient s’absenter parce qu’elles éprouvent un problème de santé. Ce phénomène, appelé présentéisme, peut même dépasser la dizaine de jours par session, selon 41 % des personnes répondantes.

« Quand tu ignores si tu vas travailler d’une session à l’autre, tu te rends en classe que tu sois malade ou pas et tu évites d’exposer des failles qui pourraient nuire à l’obtention de futurs contrats », illustre Christine Gauthier vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), responsable du regroupement université. « Aussi, de nombreux membres souffrent des effets directs de la précarité sur leur vie personnelle. C’est dramatique pour ces piliers des universités d’être incapables de se projeter ou de planifier des dépenses importantes comme l’achat d’une maison. Beaucoup hésitent aussi à fonder une famille ou songent carrément à quitter leur emploi. »

En outre, 55 % des répondants sont constamment pressés par le temps, 64 % ont une charge de travail élevée, 46 % rapportent que cette charge de travail ne leur permet pas d’offrir aux étudiant•es l’attention qu’ils méritent et 59 % considèrent que la charge de travail s’est alourdie au cours des dernières années. Bref, les conditions d’emploi et la santé psychologique des personnes chargées de cours sont préoccupantes.

Des pistes de solution

De nouvelles dispositions législatives en santé et sécurité au travail imposent aux établissements des mécanismes de prévention qui tiennent compte des risques psychosociaux dans l’analyse de l’environnement de travail et des impacts potentiels sur la santé psychique. La FNEEQ juge donc important de soutenir des mesures visant à réduire l’instabilité et la précarité de l’emploi ainsi que de soutenir une plus grande reconnaissance du travail des chargé•es de cours et de leur place à l’université.

Quelques données

Taux (%) Données recueillies (413 répondant•es)
55 % Constamment pressés par le temps (charge de travail)
46 % La charge de travail ne permet pas d’offrir aux étudiants l’attention qu’ils méritent
59 % La charge de travail s’est alourdie au cours des dernières années
80 % La sécurité d’emploi est faible
74 % Le travail est émotionnellement exigeant
52 % En situation de déséquilibre effort/reconnaissance

L’enquête a été menée en 2022-2023 auprès de 431 participant•es dont les contrats de charges de cours sont leur revenu principal. Ceux-ci ont répondu à un questionnaire standardisé visant à mesurer les risques psychosociaux de leur travail à l’université et les impacts sur leur santé psychologique.

 

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres) et de près de 85 % des profs de cégep. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 47 établissements privés et 12 universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et constitue l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Université Concordia : les auxiliaires d’enseignement et de recherche obtiennent une augmentation de 20 %

Après une semaine de grève et de mobilisation, les 2 000 auxiliaires d’enseignement et de recherche de l’Université Concordia ont obtenu des protections substantielles contre l’inflation. À l’été 2026, ils bénéficieront d’une augmentation de salaire de 20 %.

« Ces gains changeront nos vies et nous les devons à la mobilisation exceptionnelle des membres du syndicat.  Nous entendons poursuivre sur notre lancée dans les années à venir et réaliser d’autres victoires », explique Ria Mayer, membre du comité de négociation et étudiante à la maîtrise en philosophie. 

Le syndicat a également obtenu le premier système de ratio étudiant-auxiliaire d’enseignement du pays. Ce ratio assure désormais qu’un nombre minimum d’heures pour les auxiliaires d’enseignement sera prévu par étudiant de premier cycle inscrit à l’université, garantissant ainsi le maintien de la qualité de l’enseignement.

« Ce gain historique mettra un terme à la dégradation de l’enseignement pour les étudiants. Depuis quelque temps, la charge de travail des auxiliaires ne cesse d’augmenter, réduisant le temps que nous pouvons consacrer à aider chacun des élèves », ajoute Mayers.

« Depuis que le syndicat s’est joint à la CSN l’an dernier, il a mis toutes ses énergies à créer le rapport de force nécessaire pour obtenir ces gains. La lutte porte fruit, comme le démontre encore une fois les membres », explique Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.  

« Après une année de négociations, il était temps que les auxiliaires d’enseignement et de recherche de Concordia obtiennent une entente à la hauteur de leur contribution, laquelle est essentielle à la qualité de l’enseignement à l’Université », conclut Seleha Hedaraly, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN (FNEEQ–CSN). 

« La hausse du coût de la vie a des impacts importants sur les auxiliaires d’enseignement qui vivent souvent une grande précarité financière. Ils doivent leurs gains à leur courage et leur détermination, chapeau! » conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Université Concordia : 2000 auxiliaires d’enseignement et de recherche en grève

N’ayant toujours pas reçu d’offre satisfaisante de l’Université Concordia, plus de 2000 auxiliaires d’enseignement et de recherche représentés par le Syndicat des travailleuses et travailleurs en recherche et enseignement à Concordia (STTREC-CSN) entament une grève illimitée ce mercredi, mettant en péril la fin de la session. La situation affectera plus de 3000 travaux dirigés, conférences et laboratoires.

« Le message des membres du CREW est clair : nous ne pouvons pas nous permettre d’accepter l’offre salariale de Concordia. Nous sommes à la fois des étudiants et des travailleurs précaires et nous subissons de plein fouet les augmentations spectaculaires du coût du logement et de l’épicerie, ainsi que des frais de scolarité », explique Jason Langford, membre du comité de négociation.

En février, les membres du syndicat ont voté à 95 % en faveur d’un mandat de grève, alors que des négociations sont en cours depuis un an pour le renouvellement de leur convention collective. Le syndicat revendique une augmentation de salaire substantielle pour compenser l’augmentation du coût de la vie, ainsi que des mesures de sécurité d’emploi.

« L’enseignement supérieur devient de moins en moins accessible. Entre l’escalade des frais de scolarité et l’augmentation du coût de la vie, les étudiants sont pris entre l’arbre et l’écorce. L’amélioration de leurs conditions de travail aura un impact direct sur leur capacité à payer leurs études », déclare Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

« Le syndicat a donné une vraie chance aux négociations, mais nous nous sommes heurtés à un mur du côté de la direction. Espérons que la grève donnera l’occasion aux négociateurs patronaux de résoudre cette impasse la balle est maintenant dans leur camp », ajoute Saleha Hedaraly, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

« Désormais, la seule voie à suivre est celle de la solidarité. Le CREW a la chance de pouvoir compter sur l’appui de la communauté étudiante de Concordia, de ses travailleurs et de l’ensemble des 300 000 membres de la CSN. On sera à leurs côtés jusqu’au bout⁠⁠󠀨», conclut Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-⁠CSN.

Mandat de grève : la fin de session de l’Université Concordia en péril

Plus de 2 000 assistants de recherche et d’enseignement de l’Université Concordia ont adopté ce samedi un mandat de grève à la hauteur de 95% qui pourrait aller jusqu’à une grève générale illimitée, mettant en péril la fin de session. Plus de 3 000 travaux dirigés, conférences et laboratoires pourraient être affectés.

En négociation depuis un an, le Syndicat des travailleuses et travailleurs en recherche et enseignement à Concordia (STTREC–CSN) réclame un salaire viable et des mesures de sécurité d’emploi qui leur permettraient de planifier leur vie d’une session à l’autre. La grande majorité des travailleurs et des travailleuses représentés sont des étudiants des cycles supérieurs.  

«En raison de la hausse constante des frais de scolarité et de l’augmentation générale du coût de la vie, c’est la pire période pour être étudiant depuis que Concordia existe. L’amélioration des conditions de travail des auxiliaires d’enseignement et de recherche nous permettrait non seulement de vivre dans la dignité, mais aussi de rendre l’enseignement supérieur plus accessible », explique Ria Mayer, membre du comité de négociation et étudiante à la maîtrise en philosophie.  

La représentante syndicale ajoute que les conditions de travail des auxiliaires sont aussi les conditions d’apprentissage des élèves, qui ont parfois plus de contacts avec leur auxiliaire qu’avec leur enseignant. « Notre précarité économique a un impact direct sur la qualité de l’enseignement que les étudiants reçoivent », ajoute-elle.  

« Les membres de CREW n’ont pas voté pour la grève à la légère, mais leur employeur ne leur a pas laissé d’autre choix que d’augmenter la pression. Avec leur mandat en main, la grève pourrait être déclenchée lors de la prochaine impasse à la table de négociation », explique Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).  

« Espérons que l’employeur reçoive le message clair et net et qu’il réussisse à obtenir des mandats de négociation qui permettront à la communauté étudiante de terminer la session sans heurt », conclut Benoît Lacoursière, président de la Fédération des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ–CSN).   

Entente de principe : la grève est évitée à l’UQAM

Une entente de principe est intervenue dans la nuit de dimanche à lundi entre le Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’Université du Québec à Montréal (SPPEUQAM-CSN) et la direction de l’établissement sur les conditions encadrant l’enseignement en ligne des 2200 personnes chargées de cours, après une fin de semaine intensive de 35h de négociation.

La grève prévue pour lundi matin est ainsi annulée et les cours ont lieu selon l’horaire habituel.

Les membres du Syndicat seront convoqués en assemblée générale dans les prochains jours pour se prononcer sur le contenu de l’entente de principe. D’ici là, aucun détail ne sera divulgué.

À propos

Le Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM (SPPEUQAM-CSN) fait partie de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Il a été fondé en février 1978 sous l’appellation de Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ-CSN). C’était alors le premier syndicat universitaire en Amérique du Nord regroupant des enseignantes et enseignants précaires, c’est-à-dire à contrat, généralement pour un trimestre.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

La FNEEQ-CSN parle au nom de 80 % des chargé-es de cours des universités québécoises (11 000 membres). Elle regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 43 établissements privés et 12 universités.

Grève enseignante à l’UQAM à compter du 3 février

Devant l’immobilisme de la partie patronale à la table de négociation, les membres du Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’Université du Québec à Montréal (SPPEUQAM–CSN) déclencheront la grève le 3 février prochain. Ils mettent ainsi en application le mandat obtenu à 86 % lors de leur assemblée générale du 2 décembre dernier.

Les 2100 chargé-es de cours qui donnent plus de 60 % des cours au premier cycle constatent, après un an de négociations, que la direction de l’UQAM ne veut toujours pas reconnaitre la surcharge de travail occasionnée par la préparation et l’encadrement des cours en ligne. L’UQAM refuse d’établir des balises pour le développement de ces cours afin qu’ils ne se fassent pas au détriment des cours en présence et refuse également d’assurer que les groupes-cours demeurent à taille humaine.

La direction souhaite plutôt créer deux classes d’enseignants et d’enseignantes à l’UQAM, en différenciant les conditions de travail des permanentes et permanents, ainsi que des contractuel-les, et pérenniser les pouvoirs qu’elle s’est arrogés durant la pandémie alors que les chargé-es de cours étaient contraints d’enseigner en visioconférence. Maintenant que près de 25 % des cours de l’institution et plus de 60 % des cours de certains départements sont rendus en ligne, l’UQAM refuse toujours d’en négocier les conditions de travail.

« Nous annonçons la date de déclenchement de la grève plus de trois semaines à l’avance pour que tout le monde puisse s’y préparer, mais aussi pour donner la chance à la direction de revenir à la table avec des offres sérieuses qui répondent aux demandes réalistes du syndicat sur le plan pédagogique », affirme Olivier Aubry, président du SPPEUQAM–CSN.

« Les professeures et professeurs enseignants de l’UQAM peuvent compter sur leurs collègues de tous les collèges, cégeps et universités du Québec, soutient Benoit Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN). Cette négociation pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble des chargé-es de cours des autres universités québécoises. »

« Leurs revendications sont déterminantes pour l’avenir. Nous sommes solidaires de leur lutte à 100 % », ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« Le SPPEUQAM–CSN négocie sur un enjeu unique qui touche l’ensemble de la profession d’enseignantes, d’enseignants et de professeur-es. Les demandes du syndicat sont justes et raisonnables. Ce n’est pas parce qu’une activité se déroule en mode virtuel que les règles normales et les conditions de travail adéquates doivent cesser de s’appliquer », estime Caroline Senneville, présidente de la CSN.

 À propos

Le Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM (SPPEUQAM-CSN) a été fondé en février 1978 sous l’appellation de Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ-CSN). C’était alors le premier syndicat universitaire en Amérique du Nord regroupant des enseignantes et enseignants précaires, c’est-à-dire à contrat, généralement pour un trimestre.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) parle au nom de 80 % des chargé-es de cours des universités québécoises (11 000 membres). Elle regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 43 établissements privés et 12 universités.

Les membres du syndicat des professeur-es enseignants de l’UQAM affiliés à la CSN se dotent d’un mandat de grève à 86 %

Une centaine de membres du Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM (SPPEUQAM–CSN), réunis en assemblée générale lundi après-midi, ont adopté à 86 % une proposition mandatant leur comité exécutif de déclencher des séquences de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, et ce, en tenant compte de la conjoncture de la négociation. Le syndicat dont les membres donnent près de 60 % des cours à l’UQAM peut déclencher la grève à compter du 22 décembre.

Le comité de négociation a expliqué aux membres que les pourparlers stagnent sur les principales revendications en rapport avec les conditions d’enseignement en ligne. Ces revendications portent sur la reconnaissance et la rémunération du travail additionnel qu’exige l’adaptation des cours virtuels ; l’établissement de balises pour le développement de ces cours afin qu’ils ne se fassent pas au détriment des cours en présence et l’assurance que les groupes-cours demeurent à taille humaine. La direction souhaite plutôt pérenniser les pouvoirs qu’elle s’est arrogés durant la pandémie alors que les chargé-es de cours étaient contraints d’enseigner en visioconférence, en refusant maintenant d’en négocier les conditions de travail.

Les deux parties vont se rencontrer à trois reprises d’ici le moment où le syndicat va acquérir le droit de grève. « Avec un vote qui s’élève à 86 %, les membres ont envoyé un message fort et nous espérons que la partie patronale va le comprendre et va arriver à la table de négociation avec de nouvelles avancées pour dénouer l’impasse », a affirmé le président du syndicat, Olivier Aubry.

L’ensemble des syndicats membres de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), réunis la semaine dernière en conseil fédéral, a donné son appui aux chargé-es de cours de l’UQAM. « Ils peuvent compter sur leurs collègues de tous les collèges, cégeps et universités du Québec », a soutenu le président de la FNEEQ–CSN, Benoit Lacoursière, présent à l’assemblée générale.

« Les membres du syndicat ont bien raison de se doter de ce mandat de grève. Les revendications qu’elles et ils portent sont déterminantes pour l’avenir. Nous sommes solidaires de leur lutte à 100% », ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN).

Un enjeu qui dépasse l’UQAM

« Le SPPEUQAM–CSN négocie sur un enjeu unique qui touche l’ensemble de la profession d’enseignantes, d’enseignants et de professeur-es. La CSN estime que les demandes du syndicat sont justes et raisonnables. Ce n’est pas parce qu’une activité se passe en ligne que les règles normales et des conditions de travail adéquates devraient cesser de s’appliquer », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN. Cette dernière espère que la nouvelle chancelière de l’UQAM, Pauline Marois, saura voir en cette négociation l’occasion de tracer la voie qui servira à mettre la technologie au service de l’humain et non l’inverse.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

 La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 80 % des chargé-es de cours des universités québécoises (11 000 membres). Elle regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 43 établissements privés et 12 universités.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mobilisation des syndicats de l’enseignement contre l’austérité caquiste

Les personnes déléguées syndicales de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) manifestent dans les rues du centre-ville de Montréal ce midi pour dénoncer l’austérité caquiste qui est imposée aux réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Le cortège de quelque deux cents personnes en provenance des quatre coins de la province demande au gouvernement de changer de cap afin d’assurer la pérennité d’une formation de qualité pour la population québécoise jeune et moins jeune. Les manifestantes et manifestants portent d’ailleurs le carré bleu, symbole d’opposition aux compressions et de soutien à celles et ceux qui tiennent les réseaux à bout de bras.

« L’austérité – parce qu’il faut bien la nommer – frappe partout actuellement. Quand on gèle les embauches, quand on stoppe des projets d’infrastructures alors que des bâtiments tombent en ruines, quand on cesse d’acheter des livres et quand on refuse des inscriptions faute d’espace ou de laboratoires, c’est de l’austérité qui évoque, hélas, les années Couillard », rappelle Benoît Lacoursière, président de la FNEEQ–CSN.

Le vrai coût des baisses d’impôt
Maintenant que le gouvernement écrit son budget à l’encre rouge, comme le confirme la dernière mise à jour économique, il impose une révision majeure des programmes destinés à répondre vraiment aux besoins de la population.

« Lorsque le gouvernement Legault a accordé plus de trois milliards de dollars en chèques-cadeaux aux contribuables avant les élections, il a caché l’impact dévastateur de cette mesure fiscale sur les services publics, qui profitent pourtant grandement à ce même électorat. Lorsqu’il fait des choix politiques douteux, comme dépenser plus d’un milliard dans l’entreprise étrangère Northvolt, ou qu’il s’engage dans un “irréversible” troisième lien Québec/Lévis scientifiquement et financièrement irresponsable, ce sont de très importantes sommes d’argent qui échappent à nos écoles, nos cégeps et nos universités », analyse Benoît Lacoursière.     

Ces décisions de la CAQ paraissent insensées et incohérentes dans un contexte de vétusté des bâtiments, de pénurie de ressources et de croissance de la population étudiante. En effet, faut-il rappeler l’avis de la Vérificatrice générale du Québec déplorant que les deux tiers des bâtiments des cégeps soient en mauvais état ? Faut-il marteler l’importance de bien intégrer les nouvelles et nouveaux arrivantes, alors que le gouvernement ferme les classes de francisation ? Faut-il expliquer qu’un établissement d’enseignement ne peut remplir son mandat sans les personnels de soutien et professionnel ?

« Au plus bas dans les sondages, ce gouvernement a perdu toute crédibilité, conclut Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). D’ici la fin de son mandat, il doit s’assurer que les deniers de l’État financent les services publics et non les intérêts d’une clique fortunée qui n’a que faire du bien-être collectif. »

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des profs de cégep et de 80 % du personnel chargé de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 46 cégeps, 47 établissements privés et 12 universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et constitue l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe plus de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval, à Eeyou Istchee Baie James et au Nunavik. 

Vote de grève à 92 % à l’École de technologie supérieure (ÉTS)

Les chargé-es de cours de l’ÉTS ont voté à 92 % pour renouveler leur mandat de grève en y ajoutant 20 périodes supplémentaires à exercer au moment jugé opportun. Cela s’additionne aux 15 premières périodes de grève utilisées avant ce vote du 26 octobre.

Ils exercent aujourd’hui une vingt-deuxième période de grève en raison de la lenteur des négociations qui ont commencé en 2022 !

« La volonté de changement est très grande, on demande plus de respect et de reconnaissance de notre employeur. Nos membres ne vont pas se contenter de changements cosmétiques à nos conditions de travail. Il faudra plus d’ouverture de la direction générale », soutient Alain Régnier, président du Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure.

Les enjeux principaux encore à régler sont :

  1. Salaire qui doit tenir compte de l’augmentation du coût de la vie ;
  2. Ajout de mesures de sécurité d’emploi pour les personnes chargé-es de cours
  3. Réduction de la taille des groupes-cours.

« Plusieurs représentant-es de syndicats de chargé-es de cours de partout au Québec sont présents aujourd’hui pour soutenir leurs collègues de l’ÉTS et sont solidaires de leurs revendications. Il est temps pour l’ÉTS de régler la négociation », soutient Christine Gauthier, vice-présidente de la FNEEQ–CSN.

« Les membres du syndicat sont déterminé-es à se faire respecter. La seule voie possible pour accélérer la négociation est de poursuivre et d’intensifier la mobilisation. Nous sommes solidaires de leur lutte et nous les soutiendrons jusqu’au bout! », affirme Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN.

« La CSN est derrière les chargé-es de cours de l’ÉTS avec son Fonds de défense professionnelle soutenu par 330 000 membres et la solidarité de toutes les composantes de la CSN », ajoute Yvan Duceppe, trésorier et membre de l’exécutif de la CSN.

À propos 

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 37 000 membres en enseignement supérieur, à savoir les professeur-es de 45 cégeps et 12 collèges privés, ainsi que des chargé-es de cours, tuteurs et tutrices et étudiantes et étudiants salariés dans onze universités québécoises.

 

Grève des chargé-es de cours : l’ÉTS doit passer à la vitesse supérieure

Le Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure–CSN déclenche aujourd’hui une première grève pour tenter d’arriver à une entente après deux ans de négociation, sans résultat notable. Cette première grève perlée pourra être suivie de 14 autres séquences, lesquelles sont déjà approuvées par les membres pour une utilisation au moment jugé opportun.

« Nos membres sont à bout de patience. Nous voulons maintenant travailler sur les enjeux prioritaires pour les membres : le salaire et la sécurité d’emploi », soutient Alain Régnier, président du Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure. Ce dernier trouve incompréhensible que l’ÉTS n’ait pas encore de mandat pour l’aspect financier de la négociation.

Un nouveau dépôt de la partie syndicale a eu lieu hier et une autre séance de négociation est prévue le 30 septembre pour permettre à l’ÉTS de réagir et de faire avancer la négociation. À défaut, le syndicat déclenchera d’autres périodes de grève ciblées sur certaines plages horaires de façon à exercer le plus de pression possible.

« L’ÉTS est l’une des deux seules universités sur les onze syndicats de chargé-es de cours affiliés à la FNEEQ à ne pas avoir réglé avec ses chargé-es de cours dans la ronde de négociation amorcée il y a plus de deux ans. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ronde de négociation, il serait à peu près temps que l’ÉTS passe à la vitesse supérieure », ajoute Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

« Montréal est une ville universitaire. L’ETS doit en prendre acte et reconnaître la contribution des chargé-es de cours qui y travaillent. En ce sens, les membres du syndicat sont déterminés à se mobiliser pour se faire respecter et ils pourront compter sur l’appui de la CSN tout au long de leur lutte », ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations. La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) regroupe quelque 37 000 membres en enseignement supérieur, à savoir les professeur-es de 45 cégeps et 12 collèges privés, ainsi que des chargé-es de cours, personnes tutrices et étudiant-es salarié-es dans onze universités québécoises.

 

 

Après six ans, une autre rentrée sans que la CAQ soit capable de régler les problèmes en éducation

Malgré le renouvellement récent des conventions collectives avec les syndicats du secteur de l’éducation et d’une partie de l’enseignement supérieur, on constate encore une série de problèmes que le gouvernement de la CAQ est incapable de régler. La violence est en hausse dans les écoles, on manque de personnel à divers niveaux, les infrastructures, de l’école primaire à l’université, sont dans un état lamentable, les cégeps et les universités sont sous-financés et l’intelligence artificielle n’est toujours pas encadrée par des balises claires.

 C’est la première rentrée scolaire avec la nouvelle convention qui prévoit une distribution plus hâtive des postes tant souhaitée par le gouvernement. Les problèmes récurrents du réseau de l’éducation et de l’enseignement supérieur demeurent cependant bien réels. On constate toujours un manque de main-d’œuvre et des situations qui nuisent à l’attraction et à la rétention du personnel persistent.

 Inaction en enseignement supérieur

La CSN accueille favorablement l’annonce de la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Pascale Déry, sur la formation d’une instance de concertation nationale sur l’intelligence artificielle en enseignement supérieur. Alors que cette technologie se développe de façon expéditive et chaotique, la CSN espère que cette instance sera rapidement constituée et qu’elle sera permanente. La centrale entend y participer et faire part de ses recommandations pour des balises nationales, ayant elle-même développé une expertise en matière d’IA.

La nouvelle politique de financement des universités, déposée en juin dernier, est loin d’avoir fait ses preuves et la CSN s’inquiète des sommes importantes consacrées pour la diplomation dans des secteurs dits « prioritaires ». Le sous-financement de l’ensemble des missions universitaires se perpétue. La course aux primes à la diplomation n’augure rien de bon, ni pour les secteurs prioritaires ni pour ceux qui sont négligés. De plus, les chargé-es de cours de nos établissements universitaires revendiquent le déblocage de fonds pour financer leur contribution à la recherche.

En juin dernier, le ministère a rendu public le rapport du groupe de travail sur les cours défis au collégial. Alors que la ministre Déry avait ce rapport en sa possession depuis un an, la CSN estime qu’il est temps qu’elle s’engage dans la mise en œuvre des recommandations du rapport en collaborant avec l’ensemble de la communauté collégiale.

La CSN compte quelque 80 000 membres dans le secteur de l’éducation, dont 45 000 en enseignement supérieur. Elle représente 85 % des employé-es du milieu collégial.  

 CITATIONS 

 « Le travail est loin d’être terminé avec la signature des nouvelles conventions collectives. Le gouvernement peut et doit poser des gestes dès maintenant pour réussir à régler toute une série de problèmes qui persistent et qui nuisent tant à l’attraction de personnel, à tous les niveaux d’enseignement, qu’à la réussite des élèves, des étudiantes et des étudiants du Québec . Après six ans au pouvoir à répéter que l’éducation constitue une priorité nationale, il serait temps pour le gouvernement Legault d’être cohérent et d’agir enfin de manière conséquente. »

 – Caroline Senneville, présidente de la CSN  

 

« Alors que la CAQ se trouve à mi-mandat, il est grand temps que la ministre Déry passe à l’action face aux nombreux enjeux qui touchent le milieu de l’enseignement supérieur. Elle a déjà en main plusieurs idées, notamment sur les cours défis dans les cégeps. L’état des finances publiques ne saurait constituer une excuse pour abdiquer sa responsabilité de soutenir des réseaux collégial et universitaire à la fois accessibles et humains. Nos membres s’attendent à ce que la ministre défende vraiment ces derniers auprès de ses collègues et du premier ministre. »

Benoit Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN)  

 

« Du côté du personnel de soutien, ce qui retient notre attention tant dans le réseau scolaire que dans le réseau collégial, c’est la vétusté des établissements. Dans les documents liés au dernier budget du Québec, le gouvernement note que 56 % des écoles sont en mauvais ou en très mauvais état. Or, on apprend cet été une baisse de 400 millions de dollars dans ce que Québec devait allouer pour rattraper le déficit d’entretien des immeubles. Dans les cégeps, le Vérificateur général du Québec soulève que deux établissements sur trois sont en mauvais état et que les investissements déjà prévus ne suffiront pas à renverser leur dégradation importante. Le gouvernement agit de façon irresponsable en laissant les choses aller. »

– Frédéric Brun, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN)  

 

  « La nouvelle politique de financement des universités annoncées en juin ouvre la voie à un système d’enseignement supérieur à deux vitesses où les domaines d’études jugés prioritaires par le gouvernement auront le haut du pavé et certains autres seront négligés. Du côté des cégeps, on constate un manque important de professionnel-les dans tous les secteurs d’activité de nos établissements. À titre d’exemple, le nombre de professionnel-les dans les secteurs des services psychosociaux et de l’adaptation scolaire est insuffisant pour répondre aux demandes de nos étudiantes et de nos étudiants. Ce manque de personnel fragilise nos équipes, qui ne peuvent pas offrir le niveau de service dont notre population étudiante a besoin pour maximiser leurs chances de réussite. »

-Ryan William Moon, vice-président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN)  

 

 À propos  

 Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.  

 La FNEEQ–CSN regroupe quelque 37 000 membres en enseignement supérieur, à savoir les professeur-es de 45 cégeps et 12 collèges privés, ainsi que des chargé-es de cours, personnes tutrices et étudiant-es salarié-es dans onze universités québécoises. 

 La FEESP–CSN représente 45 000 employé-es de soutien de la maternelle à l’université.  

 La FP–CSN représente plus de 700 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1 500 professeur-es d’université.  

Le financement des universités accaparé par quelques domaines

La CSN salue l’augmentation du financement du réseau de l’Université du Québec. Le financement, qui est davantage axé sur la mission plutôt que sur le nombre d’étudiantes et d’étudiants inscrits, est tout de même un pas dans la bonne direction.

La nouvelle politique de financement des universités annoncée par la ministre Pascale Déry consacre toutefois trop d’argent à des bourses et des primes par diplômé-e dans les domaines jugés prioritaires. Or, selon l’avis de plusieurs universités, ces bourses n’ont pas permis d’attirer de nouvelles inscriptions.

 CITATIONS 

 « Plutôt que de gaspiller des centaines de millions pour tenter de produire plus de diplômé-es dans les domaines prioritaires, le gouvernement devrait mieux financer la mission globale des universités et éviter de couper d’un côté pour investir davantage dans l’autre. L’inflation a frappé l’ensemble des universités, pas juste quelques départements. »

 Caroline Senneville, présidente de la CSN 

Pour consulter la plateforme de la CSN en éducation et en enseignement supérieur : https://bit.ly/3EAf0PY 

 « Le gouvernement Legault est obnubilé par l’industrie et l’assujettissement des universités à ses besoins. Cette vision réductrice et dirigiste de l’enseignement supérieur met en péril l’équilibre des savoirs, la recherche et l’autonomie des établissements, tout en augmentant les inégalités. Les universités nécessitent un meilleur financement global, pour que tout le Québec gagne. »

 – Benoît Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) 

 

« En ciblant des domaines prioritaires pour le financement, le gouvernement limite les choix budgétaires que peuvent faire les universités. Nous craignons que le personnel de soutien dans les universités, pourtant essentiel au bon fonctionnement de ces institutions, fasse les frais de ces décisions difficiles. Le gouvernement doit prioriser un financement global des universités. »

 – Frédéric Brun, président par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) 

 

« Verser des primes aux universités pour chaque personne inscrite ou diplômée dans certains domaines que le gouvernement juge prioritaires incitera les établissements à réduire leurs investissements dans d’autres domaines ou même à diminuer le nombre de programmes offerts. Ça ouvre la voie à un système d’enseignement supérieur à deux vitesses, où l’on déroule le tapis rouge pour les domaines prioritaires alors que la qualité de l’enseignement en souffre dans les autres domaines. »

–  Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) 

 

 À propos 

 

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 45 000 membres dans le secteur de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations. 

 

La FEESP–CSN représente près de 40 000 employé-es de soutien dans le réseau de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

 

La FNEEQ–CSN regroupe quelque 37 000 professeurs, chargé-es de cours ainsi que tutrices et tuteurs, principalement en enseignement supérieur.

 

La FP–CSN représente plus de 700 professionnel-les du réseau collégial et universitaire et près de 1 500 professeur-es d’université. 

 

Grève au Collège Regina Assumpta : laisser pourrir le conflit est irresponsable

Le Collège Regina Assumpta mériterait de retourner à la source de sa devise : Connais – Rayonne – Aime. En laissant s’éterniser le conflit qui oblige les profs à multiplier les jours de grève depuis l’automne, la direction fait preuve d’une méconnaissance de leur détermination, témoigne d’un certain mépris à leur endroit et risque de nuire durablement à la réputation de l’établissement.

« L’entêtement de la direction provoque frustration et amertume chez le corps enseignant alors que ses demandes sont non seulement légitimes, mais acceptées aisément par d’autres, comme au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière ou au Collège Villa Maria, par exemple. Pour le bien de l’enseignement dispensé aux élèves, nous voulons 1) encadrer l’enseignement à distance et 2) nous assurer que les changements technologiques ne seront pas imposés sans entente avec le syndicat », martèle Patrick Lupien, président du Syndicat des enseignantes et des enseignants du Collège Regina Assumpta (SEECRA–CSN).

« Alors que la science confirme de plus en plus les limites, voire la régression que peut parfois provoquer la technologie dans les classes, sur cet enjeu, pourquoi le Collège refuse-t-il toute entente au préalable avec celles et ceux qui ont l’expertise en pédagogie, c’est-à-dire les profs », se questionne Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Justement, des dizaines de profs du Collège Mont-Saint-Louis, faisant partie eux aussi de la négociation coordonnée de l’enseignement privé, sont venus sur place appuyer leurs collègues grévistes de Regina Assumpta dans leurs revendications.

Troisième mandat de grève

Rappelons que les enseignantes et les enseignants du Collège ont fortement voté au début mai en faveur d’un troisième mandat de grève de cinq jours, dont le premier 24 heures est exercé aujourd’hui.

Chronologie :

  • 19 septembre 2023 : 1er vote de trois jours de grève à 97 %
  • 24 octobre 2023: 2e vote de cinq jours de grève à 94 %
  • 15 février 2024: rejet massif de la proposition patronale
  • 3 mai 2024: 3e vote de cinq jours de grève à 97 %

« Pourquoi pensez-vous que la mobilisation des membres ne faiblit pas ? C’est une détermination symptomatique de profs ayant à cœur la protection de la relation pédagogique avec la population étudiante. Mais la direction refuse de bonifier ses offres, déjà rejetées », déplore Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN.

« Malgré les avis partagés à l’avance, ce sont malheureusement les élèves ainsi que leurs parents qui font les frais du manque de leadership de la direction, alors que les questions monétaires ne sont nullement en jeu. À l’approche de la fin de l’année scolaire, il est temps que cesse ce bras de fer avec une direction sans arguments pédagogiques, » conclut Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), qui promet la solidarité des autres syndicats du mouvement CSN.

La convention collective du Syndicat des enseignantes et des enseignants du Collège Regina Assumpta est échue depuis le 30 juin 2022.

À propos

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), fondée en 1969, regroupe quelque 35 000 membres œuvrant à tous les niveaux en éducation, de la maternelle à l’université, dans 45 établissements privés, 46 cégeps et 12 universités.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte 325 000 membres, dont près de 80 000 dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe plus de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval, à Eeyou Istchee Baie James et au Nunavik. 

Les auxiliaires d’enseignement de McGill obtiennent 15,5 % d’augmentation

Réunis en assemblée générale jeudi soir, les 1600 auxiliaires d’enseignement de l’Université McGill ont mis fin à leur grève qui aura duré presque un mois. Ces derniers repartent avec des hausses de salaire de 15,5 % réparties sur les quatre prochaines années ainsi que des garanties de transparence sur l’allocation des budgets d’auxiliaires d’enseignement. 

« Notre bataille était une bataille pour des conditions de vie décentes pour les étudiantes et les étudiants des cycles supérieurs de McGill. On doit nos gains à la mobilisation extraordinaire de nos membres, mais aussi à la solidarité dont a fait preuve l’ensemble de la communauté universitaire », explique Dallas Jokic, membre du comité de négociation du syndicat des étudiant-e-s diplômé-es employé-es de McGill (AÉÉDEM-CSN). 

Le syndicat condamne tout de même le refus de McGill de reconnaître dans le texte de la nouvelle convention collective que la mégenration et l’utilisation de morinoms représentent une forme de harcèlement envers les auxiliaires d’enseignement transgenre. Le syndicat demande à McGill d’inclure dans sa politique sur le harcèlement et la discrimination, en cours de révision pour l’année universitaire à venir, un libellé clarifiant le fait que la mégenration est une forme de harcèlement. 

Le règlement du conflit de travail survient à temps pour éviter le pire des impacts négatifs qu’il aurait eu sur la fin de session, officiellement prévue le 30 avril. La grève affectait le bon déroulement de près de 1000 cours de l’Université.  

« La démonstration du rôle essentiel des auxiliaires d’enseignement dans la qualité de l’éducation que McGill fournit n’est plus à faire. Les membres du syndicat peuvent être fiers d’avoir tenu tête à une institution comme McGill, quel aplomb ! », s’est exclamée Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).  

« La crise du coût de la vie affecte durement les auxiliaires d’enseignement qui vivent souvent dans des conditions précaires. Les gains qu’ils sont allés chercher prouvent une fois de plus que c’est en se tenant debout qu’on se fait respecter comme travailleuse ou travailleur », ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.  

« Après huit mois à démontrer très peu de flexibilité à la table de négociation, il aura fallu aller jusqu’à la grève pour que l’employeur fasse une offre respectueuse aux auxiliaires d’enseignement. Nous saluons la ténacité du syndicat », conclut Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN (FNEEQ–CSN). 

1600 auxiliaires d’enseignement de McGill en grève dès lundi

N’ayant toujours pas reçu d’offre satisfaisante de la part de l’Université McGill, les 1600 assistantes et assistants d’enseignement de l’institution entameront une grève de huit semaines ce lundi, mettant en péril la fin de la session universitaire.

« Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour négocier de bonne foi, mais il semble que McGill ne soit pas disposée à y mettre du sien pour que l’on parvienne à une entente. Nous n’avons pas d’autre choix que d’exécuter notre mandat de grève », explique Fanny Teissandier, une assistante d’enseignement qui espère que l’Université ne fera pas traîner le conflit de travail jusqu’à la fin de la session. « McGill fonctionne parce que nous travaillons ! », ajoute-t-elle. 

La semaine dernière, les auxiliaires d’enseignement de l’Université ont voté à 87,5 % en faveur du mandat de grève. Ces derniers sont en négociation depuis septembre pour assurer le renouvellement de leur convention collective. Le syndicat réclame une augmentation de salaire substantielle pour pallier la hausse du coût de la vie et rattraper le salaire moyen des auxiliaires d’enseignement d’autres grandes universités canadiennes telles que l’Université de Toronto, l’Université Queen’s, l’Université McMaster et l’Université de la Colombie-Britannique. 

Les travailleuses et les travailleurs demandent également que les heures de cours qui leur sont attribuées soient indexées par rapport au nombre d’étudiantes et d’étudiants. Le syndicat craint que la baisse des heures constatée ces dernières années n’affecte la qualité de la formation à l’Université. 

« Les auxiliaires d’enseignement jouent un rôle essentiel dans la qualité de l’éducation à McGill. En ce moment, leur apport est mis en péril par l’attitude de l’administration. McGill est-elle vraiment prête à laisser les personnes étudiantes terminer leur session sans les auxiliaires ? La balle est dans le camp de l’Université », déclare Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux.

« La négociation a été décevante pour le syndicat, car le comité de négociation a fait preuve de flexibilité et il a reçu très peu d’ouverture en échange de la part de l’Université. Le mandat de grève est fort et nos membres ne reculeront pas avant d’avoir obtenu une offre salariale respectueuse », affirme Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN (FNEEQ-CSN). 

« En pleine crise du coût de la vie, la lutte des auxiliaires de McGill est une lutte pour le respect et pour des conditions de travail décentes. Les travailleuses et les travailleurs peuvent compter sur la CSN pour être à leurs côtés jusqu’au bout de leur lutte », ajoute Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN. 

1600 auxiliaires d’enseignement de McGill pourraient être en grève pour la fin de session

En pleine négociation de leur convention collective, les 1600 auxiliaires d’enseignement de McGill viennent de voter à 87 %, avec un taux de participation record, une banque de huit semaines de grève qui pourrait affecter la fin de la session universitaire.

« Aujourd’hui, les membres du syndicat envoient un message clair à l’administration : si nous devons faire la grève, nous sommes prêts à aller jusque-là. Nous n’avons pas pris cette décision à la légère, c’est notre dernier recours dans la négociation. La balle est maintenant dans le camp de l’employeur pour que nous obtenions le contrat que nous méritons », explique Fanny Teissandier, auxiliaire d’enseignement.

En négociation pour le renouvellement de leur convention collective depuis septembre, le syndicat revendique notamment une hausse de salaire substantielle pour pallier la hausse du coût de la vie et rattraper le salaire moyen des auxiliaires d’enseignement dans le reste du U15, le Regroupement des universités de recherche du Canada, qui comprend notamment l’Université de Toronto, l’Université Queen’s, l’Université McMaster et l’Université de la Colombie-Britannique.

Les travailleuses et les travailleurs demandent également que les heures de contrats attribuées aux assistants d’enseignement soient indexées au nombre d’étudiantes et d’étudiants. Le syndicat craint que la diminution des heures constatée ces dernières années ne finisse par affecter la qualité de la formation à l’Université.

« McGill se vante d’offrir un enseignement de premier ordre. Comment l’Université pourra-t-elle assurer une formation de qualité si celle-ci diminue les ressources disponibles aux personnes étudiantes, par exemple en réduisant les heures octroyées aux auxiliaires d’enseignement pour faire leur travail ? », questionne Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN (FNEEQ-CSN).

« Les auxiliaires d’enseignement sont des étudiantes et étudiants aux cycles supérieurs. Améliorer leurs conditions de travail, c’est aussi améliorer leurs conditions de recherche. Le syndicat pourra compter sur l’appui de la CSN tant et aussi longtemps qu’il en faudra à McGill pour se rendre à l’évidence », ajoute Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN.

Université Laval: les chargé-es de cours acceptent l’hypothèse de règlement à 97%

Aujourd’hui, les membres du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL–CSN) ont accepté dans une proportion de 97 % l’hypothèse de règlement proposée par le conciliateur. L’entente prévoit que la convention se terminera le 31 décembre 2027 et inclut de nombreuses améliorations pour les membres.

« Grâce à la mobilisation historique de nos membres, nous avons fait des avancées qui auraient été impossibles autrement. Nos demandes, diminuer la précarité et protéger le pouvoir d’achat étaient raisonnables et l’employeur n’a pas eu le choix d’y faire droit devant la mobilisation de nos membres et les appuis unanimes venant de la communauté universitaire », se réjouit Louis Emond, président du SCCCUL–CSN.

Les membres vont donc bénéficier d’augmentations totalisant 22,6 % sur 5 ans, d’une amélioration de l’aide pédagogique ainsi que de la stabilisation de l’emploi pour une bonne partie des personnes chargées de cours. Pour le président du syndicat, un tel changement sera bénéfique pour l’ensemble de la communauté universitaire : « Maintenant, nos membres auront plus facilement accès à du soutien pédagogique, et pour plusieurs parmi ceux qui donnent le plus de cours, plus de stabilité. Ça va permettre à nos membres de pouvoir s’investir davantage auprès des étudiantes et étudiants dans leur tâche première qu’est l’enseignement ».

« Nous l’avons dénoncé ouvertement dans les dernières semaines : la précarité d’emploi de nos membres était un enjeu majeur et se devait d’être corrigée. En permettant maintenant la signature de contrats à durée indéterminée, nous venons enfin d’augmenter la sécurité d’emploi de nos membres face à leur profession. Ils sont l’un des piliers centraux de l’Université et il est grand temps de les traiter de la sorte », rappelle Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), responsable du regroupement université.

« L’Université Laval est un acteur central dans notre région. C’est l’un des plus grands employeurs, et un endroit de savoir et de connaissance névralgique pour le Québec. Il aura fallu plusieurs jours de grève pour que l’administration en vienne enfin à comprendre que pour accomplir son rôle, elle doit miser sur le travail essentiel des personnes chargées de cours. Sans leur présence, l’Université Laval ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Il était grand temps que les membres reçoivent le respect qu’elles et ils méritent », indique François Proulx-Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

Les chargé-es de cours de l’Université Laval étaient sans contrat de travail depuis décembre 2022 et ont exercé quatre jours de grève en février dernier avant d’en arriver à une entente de principe.

Cependant, seule ombre au tableau, l’Université Laval, lors du versement de la paie suivant l’entente, a retenu des sommes à l’ensemble des personnes chargées de cours, sans vérifier au préalable si l’exercice des moyens de pression par le syndicat avait généré un impact sur l’enseignement de leurs cours et malgré que bon nombre d’entre elles donneront leur pleine prestation de travail au terme de la session. « Ce ne sont pas tous les cours et toutes les tâches qui ont été affectés de la même manière par la grève. Les retenues de salaires auraient dû être discutées avec le Syndicat et faites en fonction du travail non accompli, pas aveuglément, sans consulter personne et avec un empressement que je m’explique mal », conclut le président du syndicat, en précisant que, devant la fermeture de l’Université Laval à revoir sa décision, le syndicat étudie les recours possibles pour indemniser les membres lésés par cette décision unilatérale.

TÉLUQ : les robots conversationnels en voie de remplacer les tuteurs et les tutrices ?

Ce sont des robots conversationnels nourris par l’intelligence artificielle (IA) qui peuvent répondre aux questions des personnes étudiantes de sept cours d’administration, de communication, d’éducation, d’environnement, de finance et d’informatique à l’Université TÉLUQ au trimestre d’hiver 2024. Ce projet pilote, inédit dans le réseau universitaire québécois, a été mis en place en janvier sans consulter le Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-université (STTTU–CSN). Pourtant, à terme, il risque d’avoir un impact direct sur la qualité de l’accompagnement des étudiantes et des étudiants et sur les emplois.

« Au nom de l’avancement technologique et sur un ton frôlant le jovialisme, voilà un exemple concret d’une déshumanisation de l’enseignement. La direction de l’établissement est pourtant hésitante à répondre aux demandes répétées du syndicat afin d’aborder ce nouvel enjeu aux impacts collectifs, préférant plutôt discuter avec des individus sur une base personnelle. C’est une stratégie contraire au principe de collégialité qui devrait caractériser le fonctionnement de l’université », déplore Nathalie Ebnoether, présidente du STTTU–CSN.

Les tutrices et les tuteurs accompagnent les personnes qui nécessitent des compléments d’information dans les cours ou qui ont besoin d’une mise en contexte individuelle pour poursuivre leur réflexion et leurs apprentissages. Cet accompagnement humain permet de nouer un lien de confiance, favorisant la réussite. De plus, les tutrices et les tuteurs procèdent à la correction et assurent la rétroaction, tout aussi indispensables et formatrices.

« Aucun robot ne pourra remplacer la relation pédagogique au cœur de la profession enseignante, y compris à la TÉLUQ. Depuis l’accélération effrénée de l’IA en enseignement, notre fédération s’inquiète de la tentation facile pour les établissements d’enseignement de remplacer des humains par des machines pour des raisons évidentes d’économies dans un contexte de sous financement. Est-ce vraiment le genre d’enseignement que l’on souhaite au Québec ? », se questionne Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Attaque contre la profession enseignante

Les délégué·es des syndicats de la FNEEQ–CSN, réunis en conseil fédéral, ont d’ailleurs adopté à l’unanimité une résolution pour dénoncer cette nouvelle attaque à la profession enseignante à la TÉLUQ au début du mois. Pourquoi la TÉLUQ ne consulte-t-elle pas le syndicat ? Pourquoi refuse-t-elle de confirmer noir sur blanc qu’aucun emploi n’est en péril si le projet pilote devenait généralisé et permanent ?

La FNEEQ–CSN, à l’instar de son syndicat affilié STTTU–CSN, s’oppose à toute utilisation de l’IA visant à remplacer l’humain dans des contextes de relation d’aide ou de relation pédagogique. Elle croit que l’ensemble de la société, de manière démocratique, autonome et publique, devrait mener une réflexion éthique et critique sur le recours à l’intelligence artificielle en éducation et en enseignement supérieur. À cet égard, un vrai forum national sur l’IA –indépendant des intérêts commerciaux– devrait rapidement être organisé.

Résolution adoptée par le conseil fédéral de la FNEEQ–CSN

« […] Que le conseil fédéral dénonce la décision de l’Université TÉLUQ de recourir à des robots conversationnels (IA) dans le cadre d’un projet pilote qui vise à procurer une aide pédagogique aux étudiant·es ainsi que le recours accru à l’utilisation de l’automatisation des évaluations.

Que le conseil fédéral dénonce que cette décision ait été prise sans consulter le Syndicat et qu’elle ait le potentiel de menacer la tâche enseignante des tutrices et des tuteurs.

Que le conseil fédéral appuie le Syndicat des tutrices et tuteurs de la TÉLUQ dans ses actions pour la défense de l’intégrité de la tâche enseignante et pour contrer la précarité. »

Consulter les dix recommandations de la FNEEQ–CSN sur l’intelligence artificielle

 

Entente de principe pour les chargé-es de cours de l’Université Laval

Une entente de principe est intervenue tard hier soir entre le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL–CSN) et l’employeur. Le tout sera présenté en assemblée générale dans les prochains jours pour permettre aux membres de se prononcer sur son contenu.

De plus amples informations seront fournies au moment de soumettre l’entente aux syndiqué-es par respect pour leur autonomie et leur processus de négociation. Rappelons que les membres du syndicat ont tenu quatre journées de grève depuis le début du conflit. Cette entente suspend les six jours de grève annoncés pour la semaine prochaine.

À propos

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres). Elle regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 43 établissements privés et 12 universités.

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs public et privé.

Fondé en 1987, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL–CSN) représente 1700 membres, dont aucun ne bénéficie de la sécurité d’emploi.

Les profs de cégep acceptent le projet de règlement conclu avec Québec

À la suite de la consultation des 61 assemblées générales représentant l’ensemble des profs du réseau collégial, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et la Fédération de l’enseignement collégial (FEC-CSQ), réunies en alliance dans le cadre de la négociation, annoncent aujourd’hui l’adoption du projet de règlement conclu le 23 décembre dernier avec le Comité patronal de négociation des collèges (CPNC).

« Alors que notre alliance syndicale a été constituée il y a près de deux ans, simultanément à la création du Front commun, nous pouvons être fières et fiers du chemin parcouru et de la solidarité exprimée par nos membres. Cette entente, bien qu’imparfaite à certains égards, a été jugée satisfaisante par une majorité de syndicats et de membres. Dans les prochains mois, nous travaillerons à la mettre en œuvre par le biais de nos conventions collectives », de déclarer les porte-parole de l’Alliance des syndicats de professeures et professeurs de cégep (ASPPC), Yves de Repentigny et Youri Blanchet, respectivement vice-président de la FNEEQ-CSN et président de la FEC-CSQ.

Rappelons que, outre les gains salariaux obtenus par le Front commun, l’entente conclue par le comité de négociation de l’ASPPC prévoit notamment des échelles de traitement bonifiées ainsi que des avancées pour améliorer les conditions de travail en fonction de chacune des autres priorités visées, soit la précarité et l’insertion professionnelle; la tâche, les ressources et la réussite étudiante; l’enseignement à distance, la formation continue et la pérennité du modèle collégial; la collégialité, l’expertise enseignante et la vitalité des programmes et l’organisation et les relations de travail.

« Bien que notre prochaine convention ne se termine qu’en mars 2028, plusieurs de nos revendications auxquelles le présent cycle de pourparlers n’a pas permis de répondre seront ardemment défendues au cours des quatre années qui nous séparent de cette échéance. D’ici là, la FEC-CSQ, la FNEEQ-CSN et l’ensemble des syndicats continueront à faire valoir la profession enseignante. La négociation achève, mais la solidarité et la mobilisation demeurent parce que le véritable déficit dont souffre le Québec c’est notamment, celui qui touche l’accès inégalitaire à une éducation de qualité partout au Québec », de conclure Yves de Repentigny et Youri Blanchet.

Le Front commun fera le point très prochainement à propos des résultats des votes sur le projet de règlement intersectoriel à la table centrale.

À propos

L’Alliance des syndicats de professeures et professeurs de cégep (ASPPC) regroupe l’ensemble des 61 syndicats du personnel enseignant du réseau collégial. Représentant plus de 20 000 personnes dans l’ensemble du Québec, l’ASPPC réunit les forces de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et de la Fédération de l’enseignement collégial (FEC-CSQ) en vue du renouvellement des conventions collectives, qui sont arrivées à échéance en mars 2023. Cette alliance sectorielle s’ajoute au regroupement intersectoriel en front commun des centrales syndicales.

Les chargé-es de cours de l’Université Laval déclenchent la grève

Après un blitz de deux jours intensifs de négociation et après moult avertissements depuis les derniers mois, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL–CSN) décide d’exercer le mandat de grève voté à 93 % par les membres en novembre 2023. À compter de 9 h ce matin, pour quatre jours (jusqu’à mardi prochain), les membres vont débrayer.

« Ce n’est jamais de gaieté de cœur que l’on décide de faire la grève, surtout lorsqu’on mesure l’impact important d’un tel débrayage sur la formation des étudiantes et des étudiants. Mais l’entêtement de l’employeur à vouloir maintenir l’appauvrissement des chargé-es de cours est inacceptable. Nos membres donnent plus de la moitié de l’enseignement au premier cycle. Ils méritent reconnaissance, d’autant plus que l’Université réalise des surplus et a la capacité de payer », s’indigne Louis Emond, président du SCCCUL–CSN.

En effet, l’employeur refuse de consentir à ces piliers de l’enseignement une augmentation salariale qui tiendrait compte de l’inflation effrénée des dernières années et de la rémunération versée dans les autres universités du Québec. « En toute logique, un rattrapage salarial s’impose si l’Université Laval veut continuer d’attirer les cerveaux. Comment se fait-il que la direction refuse d’agir pour éviter une répétition de la grève dévastatrice tenue l’an dernier par les professeur·es », se questionne Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), responsable du regroupement université.

Danger pour la réputation de l’Université Laval 

Dans la grande région de Québec, l’Université est un moteur économique indispensable. « Je m’inquiète pour la réputation enviable de l’Université Laval, visiblement incapable d’éviter les conflits de travail avec ses employé·es. Chaque jour de grève entache ici, mais également au-delà de nos frontières, la renommée de l’établissement. Pourtant, cette évidence de base en matière de relation industrielle est enseignée dans les murs mêmes de l’Université Laval », ironise François Proulx-Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

Déclencher une grève est un geste ultime. Mais les 1700 chargé-es de cours du SCCCUL–CSN savent qu’ils ne sont pas seuls dans leur combat pour la reconnaissance. Ils peuvent compter sur l’appui d’une résolution adoptée à l’unanimité par les membres de la FNEEQ–CSN lors d’une instance tenue il y a deux semaines. La solidarité entre les douze syndicats universitaires affiliés à la fédération prend ainsi tout son sens.

Les membres du SCCCUL–CSN sont sans contrat de travail depuis décembre 2022. Près d’une quarantaine de journées de négociation se sont déroulées jusqu’à maintenant, dont plusieurs en présence d’un conciliateur. Le syndicat dispose d’un mandat de dix jours de grève au total.

Les chargé-es de cours de l’Université Laval en grève dès jeudi

Parce que la question salariale demeure objet de litige avec l’employeur, les membres du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL–CSN) n’auront d’autre choix que de déclencher la grève jeudi le 15 février, si aucune entente de principe n’est convenue entre les parties d’ici là. Ce moyen de pression ultime est conforme au mandat de dix jours de grève obtenu à 93 %, lors d’une assemblée syndicale à la participation historique, en novembre dernier. Les chargé-es de cours sont des joueurs clés à l’Université et méritent reconnaissance, c’est-à-dire un salaire comparable à celui offert dans les autres universités du Québec et qui tient compte de l’inflation galopante des dernières années.

Depuis la mi-janvier, les négociations avec l’Université se sont accélérées, progressant à certains égards, particulièrement sur les enjeux normatifs. Cependant, l’impasse demeure quant aux clauses salariales.

« L’Université réalise des surplus actuellement et a la capacité de mieux payer celles et ceux qui, malgré leur statut précaire, sont responsables de plus de la moitié de l’enseignement, principalement au premier cycle. Elle a les moyens de donner leur juste part aux personnes chargées de cours », estime Louis Emond, président du SCCCUL–CSN, qui se désole du même souffle de l’impact d’une grève pour les étudiantes et les étudiants. Dans les faits, les chargé·es de cours de l’Université Laval doivent obtenir un rattrapage salarial afin d’atteindre une rémunération comparable à celle offerte dans les autres universités du Québec.

« Notre fédération constate que l’Université maintient dans la précarité ses piliers de l’enseignement alors que son succès dépend de leur dévouement auprès de la population étudiante. Le SCCCUL–CSN peut compter sur la solidarité de notre douzaine de syndicats universitaires affiliés représentant près de 11 000 personnes chargées de cours », rappelle Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), responsable du regroupement université.

« Depuis plus d’un an, le SCCCUL–CSN multiplie les approches pour tenter d’accélérer la négociation. C’est quand même déplorable qu’il faille en arriver au déclenchement de la grève pour espérer obtenir un salaire décent, alors que tout le monde dans la Capitale constate l’augmentation fulgurante du coût de la vie. L’Université Laval, l’un des moteurs économiques de notre région, devrait comprendre la réalité des chargé·es de cours », analyse François Proulx-Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

Les chargé-es de cours de l’Université Laval sont sans contrat de travail depuis décembre 2022.

L’Université Laval recourt à la conciliation pour cacher son refus de négocier

Déception et colère. Tels sont les sentiments qui animent les membres du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL–CSN) à la suite du recours à la conciliation par l’employeur. Le 28 novembre dernier, le syndicat a pourtant déposé un projet de règlement juste et raisonnable susceptible de faire débloquer les négociations qui s’étirent depuis un an. En réponse, l’Université Laval a plutôt choisi de camoufler son obstination à ne pas négocier. « L’Université cherche à gagner du temps au lieu de négocier de bonne foi avec les personnes chargées de cours. Nous ne sommes pas dupes, c’est littéralement un refus de négocier. Le même stratagème a d’ailleurs été utilisé en 2012 et 2018 par l’Université », s’insurge Louis Emond, président du SCCCUL–CSN.

En effet, le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale doit désormais trouver et nommer un conciliateur. Cette personne devra prendre connaissance du dossier avant d’entreprendre le processus formel de conciliation. La poursuite de la négociation sera donc inévitablement retardée à l’hiver 2024. « L’employeur se montre une fois de plus incapable de répondre au comité de négociation syndical et souligne à grand trait son incapacité de proposer des solutions aux problèmes qui sont connus de tous, et que lui-même reconnaît », déplore Louis Emond.

Hiver chaud et grève à venir ?  

Le 22 novembre dernier, lors d’une assemblée à la participation historique, 93 % des membres ont voté pour une banque de dix jours de grève à déclencher au moment jugé opportun. La conciliation n’a pas pour effet de suspendre l’exercice démocratique du droit de grève, toujours possible.

« La FNEEQ–CSN partage l’indignation des membres du SCCCUL–CSN qui, rappelons-le, donnent environ la moitié des cours au premier cycle. L’Université préfère maintenir dans la précarité ses piliers de l’enseignement alors que son succès dépend pourtant de leur contribution inestimable auprès de la population étudiante », rappelle Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), responsable du regroupement université. La Fédération représente douze syndicats universitaires au Québec et près de 11 000 personnes chargées de cours, toutes solidaires du combat de leurs collègues de l’Université Laval.

« Les personnes chargées de cours tentent de négocier depuis décembre 2022 avec l’employeur alors que celui-ci se défile et reporte les rencontres de négo. C’est honteux pour une université qui doit prôner les valeurs de démocratie et de collégialité en plus d’être une institution cruciale pour la vitalité de la région de la Capitale nationale », regrette Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

Deux principales demandes des chargé-es de cours de l’Université Laval

  • Diminuer la précarité (l’Université veut cesser d’attribuer l’ensemble des tâches liées à l’enseignement en fonction de l’ancienneté et de la compétence).
  • Protéger le pouvoir d’achat (l’Université offre moins que ce qui a été offert aux travailleuses et aux travailleurs du secteur public).

 

À propos  

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres). Elle regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 43 établissements privés et 12 universités.

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs public et privé.

Fondé en 1987, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL–CSN) représente 1700 membres.

Collège Regina Assumpta : les profs en grève pour la première fois de leur histoire

Pour une première fois en près de soixante-dix ans d’existence de l’établissement, la centaine de profs du Collège Regina Assumpta se voit obligée de déclencher la grève pour dénoncer la fermeture de la part de la direction et la détérioration déplorable des relations de travail. Le syndicat souhaite limiter le plus possible l’impact de ces moyens de pression sur les élèves et leurs parents.

« Nous aimons notre établissement et avons à cœur la réussite de nos élèves. C’est ultimement pour eux que nous piquetons aujourd’hui, pour une amélioration des conditions d’enseignement au collège et pour obtenir une convention collective à l’image des défis de 2023. Qu’attend la direction générale pour mandater ses négociatrices et ces négociateurs ? », se demande Patrick Lupien, président du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Regina Assumpta (SEECRA–CSN). Après une quinzaine de séances de négociation, dont trois en conciliation, la partie patronale se braque et ne suggère aucune solution.

Quatre principales revendications des profs :

  • Augmentation du nombre de congés de maladie afin de prévenir l’épuisement professionnel et favoriser la rétention du personnel ;
  • Fixation de règles d’encadrement de l’enseignement à distance et des changements technologiques, conjointement et par une entente avec le syndicat, puisque cela a une incidence considérable sur la préparation des cours ;
  • Ouverture d’un local dédié aux élèves à besoins particuliers en constante augmentation, nécessitant du temps additionnel pour compléter leurs évaluations (tiers-temps) ;
  • Réduction du nombre maximal d’élèves par classe au premier cycle pour leur offrir un meilleur suivi.

« Nos membres, qui participent à une négociation coordonnée de l’enseignement privé, savent que d’autres collèges consentent à ces demandes constructives et logiques pour la réussite éducative. Faire la grève est une action forte, jamais prise à la légère. Nous les appuyons sans réserve dans leurs revendications, pour le bien des jeunes », précise Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

« En ces temps de pénurie, alors que l’éducation doit être une priorité nationale, il faut tout mettre en œuvre pour valoriser et retenir celles et ceux qui déploient énergie et cœur afin de bien former les élèves. Ça passe forcément par de meilleures conditions de travail, dans les classes », ajoute Katia Lelièvre, troisième vice-présidente de la CSN.

« La direction du Collège Regina Assumpta a la responsabilité d’offrir des conditions qui soient favorables au bien-être de son personnel. Celles-ci sont garantes des conditions d’études et de la qualité de l’enseignement offertes aux jeunes. Nous saluons le courage et la détermination des membres du SEECRA–CSN et serons à leurs côtés aussi longtemps qu’il le faudra. », note solidairement Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN)

Forts d’une banque de trois jours de grève votée à 97 % le 19 septembre dernier, les membres pourraient donc ajouter d’autres journées de débrayage. La convention collective est échue depuis le 30 juin 2022.

Réforme Drainville : jamais trop tard pour bien faire

Alors que l’étude du projet de loi 23 du ministre Drainville continue aujourd’hui à l’Assemblée nationale, la CSN réitère que, sous sa forme actuelle, il va détériorer une situation déjà précaire à plusieurs égards dans le réseau de l’éducation. En clair, cette énième réforme est vouée à l’échec et rate sa cible.   

 

Au sortir de la pandémie, le Québec s’est retrouvé avec un réseau de l’éducation fragilisé : des élèves accumulant des retards scolaires et ayant de plus en plus de besoins particuliers, des inégalités sociales et scolaires qui s’accentuent, un personnel en nombre insuffisant et à bout de souffle ainsi qu’un accroissement de la détresse psychologique et de la violence. 

 

Par son caractère centralisateur, cette réforme nous apparaît non seulement improductive à bien des égards, mais elle comporte aussi d’importantes attaques contre l’enseignement et les services éducatifs, l’autonomie des enseignantes et des enseignants et le Conseil supérieur de l’éducation. C’est pourquoi nous demandons au ministre d’abandonner son projet de loi, à l’exception de la question de la collecte de données sur le réseau. 

 

CITATIONS 

– KATIA LELIÈVRE, vice-présidente de la CSN 

 

« Le projet de loi 23 ne fait pas le travail. Nous devons travailler ensemble pour faire de l’éducation une vraie priorité nationale. Le ministre Drainville doit prendre plus de mesures concrètes pour venir à bout du manque de personnel. Il faudra continuer à parler aux syndicats pour trouver des solutions pérennes et globales afin d’assurer un meilleur avenir à nos enfants. Pour cela, il faut notamment améliorer de façon notable les conditions de travail et l’organisation du travail pour faire en sorte d’attirer et de retenir le personnel. » 

 

Pour consulter la plateforme de la CSN en éducation et en enseignement supérieur : https ://bit.ly/3EAf0PY 

 

– FRÉDÉRIC BRUN, président par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) 

 

Il n’y a absolument rien dans le projet de loi 23 qui améliorera les conditions d’apprentissage des élèves. Et ça, les employé-es de soutien le savent parce qu’ils sont les yeux, les oreilles et les bras du réseau scolaire. Ils sont partout, tout le temps. Ils connaissent mieux que quiconque les problèmes actuels et sont en mesure d’identifier des solutions concrètes. Il est encore temps pour le ministre de les consulter réellement avant d’adopter une autre réforme vouée à l’échec. 

 

– CAROLINE QUESNEL, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN). 

 

« Ce n’est pas en concentrant les pouvoirs entre les mains d’un ministre tout-puissant ou en créant un Institut d’excellence en éducation – calqué sur l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) dont les mantras sont la performance et la rentabilité – que le gouvernement va régler les problèmes des réseaux de l’éducation. L’approche centralisatrice de la CAQ mine dangereusement la recherche, ses retombées et la diversité de ses points de vue. Elle impose également des œillères à la profession enseignante, en démantelant le Conseil supérieur de l’éducation qui offre un regard critique et pertinent, de la maternelle à l’université. »  

 

DANNY ROY, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) 

 

« Le projet de loi 23, dans sa mouture actuelle, brime l’autonomie universitaire et la liberté académique des professeur-es, deux conditions pourtant essentielles à l’accomplissement de la mission des établissements d’enseignement supérieur. Pire encore, ce projet de loi vient ouvrir la porte à diverses formes d’ingérence de la part du ministre et du gouvernement au niveau du contenu des programmes universitaires et de la recherche en éducation. Le ministre doit impérativement refaire ses devoirs en consultant et en impliquant concrètement les acteurs du milieu de l’enseignement supérieur. » 

 

À propos 

 

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations. 

 

La FEESP–CSN représente près de 40 000 employé-es de soutien dans le réseau de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

 

La FNEEQ–CSN regroupe quelque 35 000 professeurs, chargé-es de cours ainsi que tutrices et tuteurs, principalement en enseignement supérieur.

 

La FP–CSN représente plus de 700 professionnel-les du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université. 

Le nouveau Conseil de l’enseignement supérieur perdrait une vision globale indispensable

Depuis 1964, dans la foulée du Rapport Parent, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) veille au développement de l’éducation au Québec, avec une vision globale et indépendante des enjeux, de la maternelle à l’université. Le projet de loi 23, dévoilé jeudi matin, circonscrit le mandat du nouveau Conseil de l’enseignement supérieur, appelé à le remplacer, uniquement aux questions relatives aux cégeps et aux universités.

« Tantôt critique et tantôt en accord avec les avis fournis aux ministres par le CSE, notre fédération n’a jamais remis en question la pertinence d’un regard étendu et interordres sur les défis rencontrés par l’ensemble de notre profession. Segmenter l’analyse ne ferait qu’encourager une vision en silo, nocive pour l’enseignement de façon générale. C’est insensé », tranche Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Par exemple, comment adopter une stratégie éclairée sur la problématique de la réussite en enseignement supérieur si les analyses ne peuvent porter sur tout le bagage transmis aux personnes étudiantes en amont, c’est-à-dire au primaire et au secondaire ? « Faut-il voir dans cette pièce législative une autre stratégie du gouvernement Legault pour donner plus de pouvoir aux ministres tout en s’assurant de réduire la portée des avis indépendants en provenance du milieu de l’éducation ? », se questionne Caroline Quesnel.

Par ailleurs, la FNEEQ–CSN s’oppose à la création d’un Institut d’excellence en éducation calqué sur l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) où, malheureusement, la performance et la rentabilité sont les leitmotivs.

Tout en poursuivant son analyse du PL-23, la FNEEQ–CSN veut s’assurer d’être entendue en commission parlementaire afin d’expliquer l’importance de la cohérence en éducation et en enseignement supérieur au moment où le Québec fait face à des défis importants en matière de diplomation et de formation.

Pour consulter le mémoire que la CSN a présenté en 2017 au Groupe de travail sur la création d’un institut national d’excellence en éducation mis sur pied par le gouvernement libéral :

https://bit.ly/3HHZHWh

 

Climat malsain au Cégep de Saint-Hyacinthe : les profs rejettent à l’unanimité la médiation 

C’est avec beaucoup de déception, voire de colère, que les membres du Syndicat des professeurs du Cégep de Saint-Hyacinthe–CSN ont constaté, une fois de plus, le déni total de la direction face au climat de travail qui se dégrade depuis longtemps au Collège. « Dans un entretien au Devoir ce matin, la direction actuelle semble refuser toute introspection; elle nie en bloc les affirmations de plusieurs profs, minimise les tensions, accuse notre syndicat et rejette notre main tendue. Il aurait été souhaitable que notre direction agisse de façon à fédérer les troupes pour le bien de toute la communauté collégiale », rappelle Selma Bennani, présidente du Syndicat des professeurs du Cégep de Saint-Hyacinthe–CSN.

Réuni dans une salle bondée mercredi après-midi, le personnel enseignant a donc décidé unanimement de maintenir le retrait de son offre du 20 mars dernier d’en appeler à un médiateur. Il estime que la partie patronale ne fait preuve d’aucune véritable ouverture et agit plutôt comme donneuse de leçons. « Nous sommes devant une direction qui cherche à imposer son autorité, qui souhaite avoir raison plutôt que trouver des solutions. Dans ce contexte, une médiation serait vouée à l’échec », déplore Yves de Repentigny, vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), responsable du regroupement cégep. 

Collaborer avec la ministre Déry
Alors que la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, avoue à juste titre que les allégations faites au Devoir sont préoccupantes, la partie syndicale veut lui offrir sa pleine collaboration pour qu’elle obtienne un état complet de la situation au Collège.  

« Le personnel enseignant souhaite retrouver le climat d’écoute et de dialogue qui a déjà existé au Collège. On veut que le conflit se règle, rapidement, pour le bien de la population étudiante », conclut Selma Bennani. 

Les chargé-es de cours de l’UQAR préparent un vote de grève

Devant le dépôt d’offres salariales nettement insuffisantes, les 700 membres du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAR (SCCCUQAR–CSN) à Lévis et Rimouski sont dans l’obligation d’accentuer leurs moyens de pression, préparant un vote de grève.

« L’UQAR avance à reculons. Les dernières offres salariales déposées par l’employeur sont tout simplement insultantes et inacceptables. Nous avons même dû inviter l’employeur à sortir sa calculatrice, pour qu’il s’aperçoive de l’absurdité de sa proposition. Elle représente une baisse du salaire réel comparativement à la précédente offre présentée et rejetée massivement en novembre dernier par l’Assemblée générale », souligne Michèle Tessier-Baillargeon, vice-présidente à l’information et à la mobilisation du SCCCUQAR–CSN. Dans un contexte de forte inflation, accepter ce qui est offert équivaudrait à un appauvrissement assuré des personnes chargées de cours.

L’UQAR doit donc retourner à la table à dessin pour présenter une contre-offre respectant la dignité et la valeur du travail des chargées et chargés de cours.

« Nos membres, piliers de l’UQAR, méritent respect et reconnaissance. Ils donnent plus de la moitié des cours de premier cycle. Ils n’accepteront pas une entente au rabais en s’agenouillant devant une proposition salariale qui menace leur sécurité financière à long terme », explique Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), responsable du regroupement université. Sans la présence des personnes chargées de cours, l’UQAR éprouverait de grandes difficultés à assumer sa mission d’enseignement.

Accélérer le rythme de la négo
L’employeur laisse entendre que la négociation piétine parce que le syndicat étire les discussions. Pourtant, le SCCCUQAR–CSN invite la direction à négocier intensivement pour conclure une entente avant la fin du présent trimestre universitaire.

« Si l’université veut éviter les désagréments d’une grève aux campus de Lévis et de Rimouski, elle doit négocier de façon soutenue et de bonne foi », avertissent Pauline Bélanger, présidente par intérim du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN) et Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

Le syndicat garde espoir de signer une convention collective à la hauteur de ses attentes d’autant plus que quelques avancées ont été réalisées à la table de négociation. Au chapitre des gains, l’employeur a notamment accepté de revoir le processus de l’appréciation étudiante de l’enseignement, fortement décrié dans les médias. Aussi, la plupart des autres clauses non pécuniaires font l’objet d’un accord.

La prochaine séance de négociation se déroulera mardi prochain.

La langue devrait être maîtrisée avant les études supérieures 

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) souligne le paradoxe entre le discours officiel du gouvernement Legault qui se targue d’être un défenseur de la langue française et l’année qui s’est écoulée avant de rendre public le Rapport du comité d’expertes sur la maîtrise du français au collégial. « Pourquoi une telle attente si le français est une priorité pour le gouvernement ? A-t-il choisi de ne pas faire de vagues avant les élections de l’automne dernier ? » se questionne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.  

Ce rapport risque de choquer les membres de la FNEEQ–CSN qui enseignent la littérature au collégial. « Le rapport insinue qu’après onze années de formation au primaire et au secondaire, il faudrait repartir à zéro. C’est comme si on demandait aux profs de mathématiques d’enseigner les tables de multiplication au cégep. Quand on arrive en enseignement supérieur, il faut que la langue soit maîtrisée en amont, pour que l’on puisse bâtir sur des acquis », souligne Caroline Quesnel.  

Du même souffle, le rapport semble enfoncer des portes ouvertes en recommandant un enseignement explicite du fonctionnement de la langue en relation étroite avec la lecture et l’écriture : cela se fait déjà au quotidien dans le cadre de l’enseignement de l’analyse littéraire. 

Le numérique : obsession du premier ministre 
Le rapport, visiblement rédigé avant l’utilisation accélérée des robots conversationnels, fait écho au plan d’action numérique gouvernemental et à l’amour démesuré du premier ministre Legault pour la technologie comme gage de solution à tous les maux. « Le numérique fait partie de nos vies, mais on ne doit pas se fier qu’aux machines et aux robots pour écrire à notre place. Il faut maîtriser la langue et comprendre comment elle fonctionne. C’est capital », martèle Caroline Quesnel. 

Par ailleurs, la FNEEQ–CSN partage le constat des chercheuses avançant que la valorisation de la langue est une responsabilité partagée et l’affaire de tout le milieu, de tous les enseignantes et enseignants, peu importe la discipline. Le ministère doit fournir des données supplémentaires pour dresser un portrait plus complet et doit consulter les spécialistes de l’enseignement que sont les profs.

La Fédération, qui représente 85 % des profs de cégep, s’intéresse de près au dossier. En décembre dernier, les syndicats membres ont mandaté la fédération pour réfléchir aux moyens de valoriser la langue : le chantier en cours prévoit une consultation des membres qui enseignent en français littérature et langue seconde.  

Les chargé-es de cours de l’Université du Québec en Outaouais ratifient l’accord de principe

Lors d’une assemblée générale tenue simultanément à Gatineau, à Saint-Jérôme et à Montréal mardi soir, les personnes chargées de cours de l’UQO ont entériné à 79 % l’accord de principe survenu avec l’UQO le 1er mars dernier.

Rappelons que le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO–CSN) avait obtenu un mandat de grève générale illimitée le 28 février dernier à hauteur de 93 %.

« Ce vote de grève a assurément eu un rôle dans le dénouement de la négociation », a déclaré Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO–CSN. « Cette nouvelle convention collective permettra de diminuer la précarité de nos membres. De plus, des gains ont été obtenus sur la recherche, la collégialité, l’attribution des cours, la reconnaissance des qualifications et l’autonomie professionnelle », a-t-elle poursuivi.

« Notre fédération tient à saluer la campagne de mobilisation des chargées et chargés de cours de l’UQO qui a permis de réaliser des avancées importantes. Le dénouement heureux de cette négociation rappelle à quel point, uni-es, nous pouvons obtenir des victoires qui auront une incidence sur les onze autres syndicats du regroupement université à travers le Québec », se réjouit Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), responsable du regroupement université.

La nouvelle convention collective d’une durée de quatre ans sera en vigueur jusqu’en décembre 2025.

À propos du SCCC-UQO–CSN

Le SCCC-UQO–CSN a été fondé en 1992 et compte environ 700 membres répartis à Gatineau et à Saint-Jérôme. Il est le syndicat le plus représentatif de l’Université du Québec en Outaouais.

Les personnes chargées de cours de l’UQO se dotent d’un mandat de grève générale

Réunies en assemblée, hier soir, les personnes chargées de cours de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) à Gatineau, à Saint-Jérôme et à Montréal se sont dotées d’un mandat de grève générale illimitée dans une proportion de 93 %. Ce pourcentage élevé souligne à grand trait la déception des 700 membres face aux dernières offres patronales discutées à la table de négociation.

Dans un contexte d’inflation galopante, les offres de l’Employeur correspondraient à une baisse substantielle du pouvoir d’achat des membres. Selon les projections, cette baisse équivaudrait à un retrait de plus de 9 % de ce pouvoir d’achat au terme de la convention collective en 2025. Les personnes chargées de cours ont donc décidé d’intensifier leur lutte jusqu’à la grève générale illimitée pour obtenir des conditions de travail décentes plutôt que d’accepter un ticket pour un appauvrissement inacceptable.

Cette décision de l’Assemblée survient après une campagne intensive de mobilisation afin que les personnes chargées de cours obtiennent une meilleure reconnaissance de leur rôle de pilier à l’UQO. Rappelons qu’ils donnent plus de 70 % des cours de premier cycle, 30 % des cours de deuxième cycle ainsi que près de 10 % au troisième cycle, et ce, dans les deux campus. Si certaines avancées ont été réalisées à la table de négociation, la question salariale est désormais au cœur du litige.

Les personnes chargées de cours de l’Université du Québec en Outaouais sont sans convention collective depuis 14 mois.

Citations

– MARIE-JOSÉE BOURGET, Présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO–CSN)

« En plus de subir la précarité, l’UQO choisit de nous appauvrir pour dépenser dans le béton en réinvestissant son surplus de 15 millions de dollars dans la brique. La direction va “frapper un mur”. L’Université ne peut pas se passer de nous ! »

– CHRISTINE GAUTHIER, Vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), responsable du regroupement université

« La lutte des personnes chargées de cours de l’Université du Québec en Outaouais est cruciale pour tous les syndicats qui négocient actuellement de manière coordonnée dans les universités québécoises. Les gains réalisés ici se répercuteront ailleurs. Pour cette raison, notre Fédération, qui représente douze syndicats universitaires au Québec et près de 11 000 personnes chargées de cours, met tout son poids dans la balance. »

– ALFONSO IBARRA RAMIREZ, Président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN (CCSNO–CSN)

et

– CHANTAL MAILLÉ, Présidente du Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides–CSN (CCSNL–CSN)

« Sous-payer ceux et celles qui donnent la majorité des cours de premier cycle à l’UQO risque de faire fuir ces cerveaux vers d’autres établissements. Or, les campus de l’Outaouais et des Laurentides sont au cœur de la vitalité de nos régions. Grâce à la qualité du savoir transmis par les personnes chargées de cours, l’Université contribue à retenir la population étudiante chez nous. Il faut protéger cet acquis. »

L’UQAR doit protéger ses chargé-es de cours des propos orduriers

« Le prof a un niveau mental d’un élève de troisième année. » « Il doit retourner à son pays, sale race. » « Donnez-lui de l’argent pour qu’elle change de couleur de vêtements. » « Bro what the fuck, mon chien explique mieux ».

Ces propos orduriers, haineux et parfois même violents sont, hélas, tirés textuellement de certaines appréciations anonymes faites par des personnes étudiantes de l’Université du Québec à Rimouski, au terme de leurs cours. Sans être filtrés et remis sans discernement, ces documents sont déposés par l’employeur dans les portails d’employé des chargées et chargés de cours, au risque de miner leur santé mentale.

« Les membres du SCCCUQAR ne rejettent pas en bloc tout processus d’appréciation de l’enseignement, mais en vertu de l’obligation de prévention prévue par la Loi sur la santé et sécurité du travail, les personnes chargées de cours demandent à l’employeur d’agir et de filtrer les commentaires inacceptables. Pourtant, la direction leur oppose une fin de non-recevoir incompréhensible », déplore Michèle Tessier-Baillargeon, vice-présidente à l’information et à la mobilisation du Syndicat des chargés et chargées de cours de l’UQAR (SCCCUQAR–CSN). Dans les faits, d’autres universités ont enchâssé dans les conventions collectives des mécanismes pour dissuader les propos inacceptables.

« Nos quelque 700 membres, répartis à parts égales entre les campus de Rimouski et de Lévis, sont sans contrat de travail depuis mai 2021. Après une trentaine de séances de négociation, il est temps pour l’employeur de cesser de se braquer, de prendre ses responsabilités et de protéger ses chargées et chargés de cours », tranche Michèle Tessier-Baillargeon.

Accès à la recherche universitaire
Le syndicat, qui est à même de comparer puisqu’il participe à une négociation coordonnée avec une dizaine d’autres universités québécoises, se heurte au même refus à propos de sa demande portant sur la reconnaissance de la recherche universitaire faite par les chargées et chargés de cours.

« L’employeur refuse obstinément de considérer, même sans fonds supplémentaires, un volet de perfectionnement consacré à la recherche des personnes chargées de cours. Comme si la recherche ne pouvait servir à améliorer notre enseignement universitaire ! Or, en facilitant notre accès à la recherche, c’est toute la communauté scientifique qui en profiterait », rappelle Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), responsable du regroupement université.

Là encore, d’autres établissements (dont certains du réseau des universités du Québec) considèrent l’expertise et la formation des chargées et chargés de cours lorsque vient le temps d’entreprendre des projets de recherche.

« Les personnes chargées de cours sont les piliers de l’UQAR, alors qu’elles donnent plus de 50 % des cours de premier cycle. Sans leur expertise et leur contribution au savoir, nos régions peineraient à retenir les cerveaux. La direction a intérêt à soigner les relations de travail », de conclure Pauline Bélanger, présidente par intérim du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN).

La prochaine séance de négociation entre les parties se déroulera le jeudi 23 février. 

ITHQ : une entente qui reconnait enfin le vrai statut des profs

Réunis en assemblée générale mardi soir, c’est à 84 % que les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec-CSN (SEEITHQ-CSN) ont accepté l’entente de principe conclue avec l’employeur la semaine dernière.

« Nous sommes particulièrement fiers des gains importants réalisés par nos membres dans le cadre de cette convention collective d’une durée de cinq ans. La reconnaissance de notre statut de profs était au cœur de notre bataille. C’est pour ça qu’on a joint la CSN en 2019. Grâce à notre mobilisation massive, les avancées sont substantielles », se réjouit Éric Guay, président du SEEITHQ-CSN.

Les membres obtiennent ainsi un allégement de leur charge de travail, une régularisation des emplois, dont un mécanisme automatique d’accès à la sécurité d’emploi, et des augmentations salariales qui permettent d’atteindre la parité avec la rémunération versée en enseignement, dans le secteur public.

Une première grève historique
Les profs de l’ITHQ ont dû exercer trois jours de grève à la mi-janvier, une première historique, pour mettre de la pression à la table de négociation. « Les grévistes ont reçu la visite et le soutien solidaire de plusieurs syndicats du mouvement CSN. On a constaté à quel point cet appui a permis d’ajouter à la détermination des troupes », se félicite Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) souligne les efforts considérables déployés par la fédération pour que ces syndiqué-es obtiennent reconnaissance. « L’ITHQ est devenu un organisme du gouvernement hors de la fonction publique en 2018. Le syndicat et notre fédération ont donc travaillé ensemble pour que la prochaine convention collective s’inspire de celle des enseignantes et des enseignants et non de celle des fonctionnaires de l’État. C’est mission accomplie ! »

« Cette entente est non seulement favorable aux profs, elle profitera aussi à l’institut. L’établissement phare de Montréal doit demeurer compétitif internationalement pour accueillir et retenir du personnel qualifié », rappelle Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN.

La nouvelle convention collective sera en vigueur jusqu’en mars 2025.

Les chargés de cours de l’UQO intensifient leurs moyens de pression

Sans contrat de travail depuis bientôt 13 mois, les chargés de cours de l’UQO intensifient leurs moyens de pression.

« Il est vrai que nous avons bien avancé sur les clauses normatives », a déclaré Marie-Josée Bourget, présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO). « Toutefois, les plus gros dossiers trainent ou n’ont tout simplement pas encore été abordés à la table de négociation », a-t-elle poursuivi.

En effet, la reconnaissance de la recherche, la formation à distance et les salaires restent à négocier. « Pendant ce temps, nos membres ont subit une baisse du pouvoir d’achat de près de 10 % entre 2018 et 2022. Cette situation est encore plus dommageable pour des travailleuses et des travailleurs à statut précaire », a affirmé Madame Bourget.

Le 6 octobre 2022, l’Assemblée générale du SCCC-UQO a adopté à l’unanimité un mandat de moyen de pression.

« Notre fédération offre son appui indéfectible au SCCC-UQO afin qu’il obtienne un règlement satisfaisant dans cette négociation collective qui s’étire depuis plus d’un an. Les personnes chargées de cours méritent une entente négociée à l’image du rôle central qu’elles jouent au cœur de la mission de l’UQO », rappelle Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

« Des quatre coins du Québec, de nombreux représentants et représentantes de syndicats de chargées et chargés de cours de la FNEEQ–CSN se sont déplacés à Gatineau pour soutenir les revendications de leurs collègues de l’UQO. Cette solidarité des syndicats se manifeste dans le cadre d’une négociation coordonnée qui nous rappelle, qu’ensemble, nous sommes plus forts », se réjouit Christine Gauthier, vice-présidente de la FNEEQ–CSN, responsable du regroupement université.

Déclenchement de la grève à l’ITHQ : un buffet de miettes offert par l’Institut

Une dizaine de séances de conciliation et près d’une quarantaine de séances de négociation depuis bientôt deux ans ne font que souligner le fossé qui sépare toujours l’ITHQ et ses enseignantes et enseignants. Devant l’absence d’avancées satisfaisantes à la table de négociation, les 140 membres du Syndicat des enseignantes et enseignants de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du QuébecCSN (SEEITHQCSN) n’ont d’autre choix que d’exercer, à compter d’aujourd’hui, le mandat de grève voté massivement en novembre dernier.

 « Publiquement, l’Institut se targue d’adapter son offre de cours aux nouvelles attentes des étudiantes et des étudiants dans une industrie en changement. Pourtant, avec ses profs, il fait preuve d’un certain immobilisme à la table de négociation, n’offrant que des miettes », se désole Éric Guay, président du SEEITHQCSN.

 En effet, de bonne foi, le syndicat a déposé à la mi-décembre dernière une offre globale raisonnable, en accord avec le nouveau statut de l’ITHQ, organisme du gouvernement hors fonction publique depuis 2019. Le syndicat souhaite donc que la convention collective s’inspire de celle des enseignantes et des enseignants de la province et non de celle des fonctionnaires de l’État.

 

Plus de charge, moins de salaire

« La triste réalité, c’est que l’ITHQ se distingue des autres écoles par ses mauvaises conditions de travail, note Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN). Si l’Institut veut continuer à offrir une formation donnée par du personnel qualifié et compétent, il doit bonifier ses offres. »

Pour des charges de travail plus grandes que dans le réseau de l’éducation, les enseignantes et les enseignants de l’ITHQ gagnent de moins bons salaires et voient s’écouler une décennie, en moyenne, pour obtenir leur permanence.

« Nous sommes en 2023, presque trois ans après l’expiration de la convention collective. Que l’employeur s’entête à la table de négociation est non seulement déplorable, mais dommageable pour la réputation de l’Institut qui peine déjà à recruter des étudiantes et des étudiants, notamment à l’étranger. Qu’attend la directrice générale, l’honorable Liza Frulla, pour dénouer l’impasse actuelle », se questionne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

Le mandat de huit jours de grève a été voté à 97 %, en novembre dernier, par les membres sans contrat de travail depuis le 31 mars 2020.

 

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) regroupe quelque 35 000 membres œuvrant à tous les niveaux en éducation, de la maternelle à l’université, dans 43 établissements privés, 46 cégeps et 12 universités. Elle constitue l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Le ministre Drainville doit venir à la rescousse du réseau de l’éducation

La CSN et ses fédérations estiment que le réseau de l’éducation va continuer à accumuler les problèmes si un coup de barre important n’est pas donné rapidement. Il faut une intervention proactive du ministre de l’Éducation si l’on veut pouvoir donner une éducation de qualité à tous les élèves. C’était l’un des messages clés livrés par la CSN, la FNEEQ–CSN et la FEESP–CSN lors de leur discussion avec le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, dans une rencontre plus tôt aujourd’hui. 

Dans son discours de victoire électorale, le premier ministre François Legault a déclaré que l’éducation était « la priorité des priorités », mais quelle sera la priorité précise du gouvernement dans les années à venir ? Le financement sera-t-il à la hauteur pour pouvoir embaucher et retenir tout le personnel nécessaire, des employé-es de soutien aux professionnel-les en passant bien entendu par les enseignantes et les enseignants ? 

À ce propos, le gouvernement devrait consulter davantage celles et ceux qui transmettent quotidiennement le savoir aux élèves fréquentant nos établissements publics et privés. Ces experts de l’enseignement sont les mieux placés pour garantir leur réussite. 

CITATIONS 

– CAROLINE SENNEVILLE, présidente de la CSN 

« Il faut cesser de s’intéresser seulement aux manchettes qui accaparent l’attention des médias. Le ministre Drainville devra se rendre compte que le réseau de l’éducation public est en danger par manque de personnel et par manque d’investissements. Il faudra continuer à parler aux syndicats pour trouver des solutions pérennes et globales afin d’assurer un meilleur avenir à nos enfants en améliorant de façon notable les conditions de travail et l’organisation de celui-ci. » 

– BENOÎT MALENFANT, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) 

 « Sans le personnel de soutien, l’école prend le bord. Sans les services de garde, les services directs aux élèves (éducatrices spécialisées, préposé-es aux élèves handicapés, surveillantes d’élèves, etc.), l’entretien des bâtiments et le personnel administratif, le réseau de l’éducation cesse tout simplement de fonctionner. C’est le message que nous portons aujourd’hui au nouveau ministre. Nous lui demandons de reconnaître concrètement l’apport essentiel des employé-es de soutien dans nos établissements scolaires en travaillant avec nous à trouver des solutions aux graves problèmes d’attraction et de rétention qui sévissent actuellement dans le réseau. Il faut améliorer la rémunération et aussi s’attaquer à la surcharge de travail, notamment en fixant des ratios réalistes personnel/élèves dans l’ensemble des services, y compris pour les secrétaires d’école. L’intégration des services de garde au projet éducatif doit aussi faire partie des priorités du ministre. »   

– CAROLINE QUESNEL, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) 

« Pas une semaine ne passe sans que plusieurs de nos membres ne vantent les mérites d’instaurer de façon permanente un calendrier scolaire divisé en deux étapes. Cette modification au régime pédagogique s’avère nécessaire pour améliorer la qualité des apprentissages et la consolidation des acquis par les élèves. Dans cet esprit, nous demandons également au ministre Drainville qu’il reporte d’un an (en septembre 2024) l’implantation du cours de Culture et citoyenneté québécoise afin de bien outiller le personnel enseignant et d’assurer le succès de ce nouveau cours. »    

Pour consulter la plateforme de la CSN en éducation et en enseignement supérieur 

https ://bit.ly/3EAf0PY 

La ministre Pascale Déry ne doit pas marchandiser l’enseignement supérieur

La CSN et ses fédérations ont rencontré aujourd’hui la ministre de l’Enseignement supérieur Pascale Déry pour lui faire part de certaines inquiétudes sur les nouvelles orientations qui semblent se dessiner pour les cégeps et les universités du Québec.

Dans son discours inaugural du 1er décembre, le premier ministre a évoqué l’enseignement supérieur à plusieurs reprises, mais en ajoutant qu’il souhaite « mettre ensemble » la recherche universitaire et les entreprises. Il espère aussi que les étudiantes et étudiants se dirigent vers les « domaines stratégiques ». Dans son discours de victoire électorale, le premier ministre François Legault a déclaré que l’éducation était « la priorité des priorités », mais quelle sera la priorité précise du gouvernement pour l’enseignement supérieur dans les années à venir ? Le financement sera-t-il à la hauteur pour pouvoir embaucher et conserver les profs et le personnel de soutien nécessaire ?

CITATIONS

– CAROLINE SENNEVILLE, présidente de la CSN

« Nous souhaitons vivement que la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, n’ait pas une vision réductrice et marchande de notre secteur qui s’appuierait de plus en plus sur des formations courtes pour répondre aux besoins du marché et sur la formation à distance pour réduire les coûts. Les étudiantes et étudiants ne sont pas des clients et l’enseignement supérieur n’est pas un simple marché. Notre mission est d’abord et avant tout de transmettre un savoir aux nouvelles générations », a déclaré Caroline Senneville, présidente de la CSN, qui représente plus de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

– BENOÎT MALENFANT, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN)

« Dans les cégeps, ce sont les employé-es de soutien qui procurent aux étudiantes et aux étudiants un milieu de vie qui favorisent les apprentissages. Que ce soit par l’accompagnement pédagogique, par la gestion administrative des affaires étudiantes ou par l’entretien des bâtiments, ils contribuent grandement à la réussite éducative et ils doivent être reconnus à leur juste valeur. Nous demandons à la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur de poser des gestes concrets pour rendre ces emplois attractifs et pour réussir à freiner l’exil du personnel expérimenté. Mme Déry doit également travailler avec nous pour que cesse la sous-traitance dans nos établissements, puisque celle-ci entraîne une perte d’expertise et participe à l’effritement de nos services publics. »

– CAROLINE QUESNEL, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN)

« Les douze travaux de Pascale Déry devraient commencer par assurer aux universités un financement adéquat, prévisible et équitable dans toutes les régions, sans égard à la “performance”. Au cégep, il s’avère primordial d’encadrer l’enseignement à distance afin qu’il ne concurrence pas la formation en présence. Dans les deux réseaux, la ministre doit s’éloigner de la logique de concurrence malsaine entre les institutions. Les chantiers sont nombreux et nous avons hâte de discuter à nouveau avec elle pour l’avancement de nos dossiers en enseignement supérieur. »  

– DANNY ROY, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN)

« Dans un contexte généralisé de pénurie de main-d’œuvre, le manque d’effectifs se fait également sentir au sein du réseau universitaire, notamment au niveau des professionnel-les et du corps professoral. Dans le réseau collégial, on constate que près de 40 % des professionnel-les qui y travaillent cumulent moins de deux ans d’ancienneté. Pour faire face à cette crise d’attractivité et de rétention du personnel, la ministre de l’Enseignement supérieur doit miser sur un financement stable qui permettra aux universités de réaliser leur mission fondamentale, en plus de miser sur la nécessaire reconnaissance de l’ensemble des professionnel-les qui contribuent quotidiennement au bien-être psychologique et à la réussite éducative des étudiantes et des étudiants. »

Pour consulter la plateforme de la CSN en éducation et en enseignement supérieur

https ://bit.ly/3EAf0PY

Menace de grève à l’ITHQ : la table c’est aussi pour négocier

Après quatre séances de conciliation et trente-deux séances de négociation depuis mars 2021, le Syndicat des enseignantes et des enseignants de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du QuébecCSN (SEEITHQCSN) témoigne son impatience devant la lenteur des négociations. Les membres ont voté à 97 % en faveur d’une banque de huit jours de grève à utiliser au moment jugé opportun.

« Encore jeudi dernier, l’ITHQ s’enorgueillissait avec raison de sa solide réputation nationale et internationale en s’associant à Ferrandi, une grande école de gastronomie française. Nous lui rappelons que cette réputation n’existerait pas sans ses enseignantes et ses enseignants, souligne Éric Guay, président du SEEITHQ. Actuellement, on se distingue des autres écoles par nos mauvaises conditions de travail. »

Pourtant, le personnel dévoué et compétent gagne de moins bons salaires pour des charges de travail plus grandes que dans le réseau de l’éducation. Aussi, de façon injustifiée, il faut en moyenne une décennie pour acquérir une permanence.

« L’employeur ne tient jamais compte de l’ancienneté dans l’attribution des tâches aux professeur-es. Il ne reconnaît pas non plus l’expérience d’enseignement acquise ailleurs pour l’avancement d’échelon salarial. La direction refuse même qu’une personne enseignante puisse être accompagnée d’une ou d’un représentant syndical lorsqu’elle est rencontrée ! Ces traitements inéquitables doivent cesser rapidement », tranche Léandre Lapointe, vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, responsable du regroupement privé (FNEEQ–CSN).

Contexte
Depuis 2019, l’ITHQ a gagné en autonomie et est devenue un organisme du gouvernement hors fonction publique. Le syndicat souhaite donc que la convention collective s’inspire de celle des enseignantes et des enseignants de la province et non de celle des fonctionnaires de l’État.

« Cette négociation piétine depuis trop longtemps ! L’ITHQ joue un rôle indispensable pour la notoriété de Montréal et de tout le Québec, et ce, grâce au travail précieux des enseignantes et des enseignants. Qu’attend la directrice générale, l’honorable Liza Frulla, pour faire débloquer la négociation ? », demande Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

Les quelque 140 membres syndiqués sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2020.

Journée nationale des chargées et chargés de cours : donner la moitié des cours universitaires sans obtenir de reconnaissance

Alors que la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, amorce son mandat, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) lui rappelle une injustice urgente à corriger : le manque flagrant de reconnaissance de la contribution essentielle des chargées et chargés de cours universitaires. Dans les faits, ces personnes hautement compétentes et spécialistes dans leur domaine donnent environ cinquante pour cent des cours de premier cycle au Québec, bien plus qu’ailleurs au Canada. Puisque « la moitié des cours universitaires, on s’en charge ! », sans le travail des chargées et chargés de cours, c’est l’équivalent d’une université québécoise sur deux qui s’écroulerait.

« Malgré cet apport considérable à la mission des universités, nous sommes constamment menacés par la précarité. Nos contrats sont attribués de trimestre en trimestre et nous sommes continuellement dans l’attente du renouvellement de notre accès et de notre participation aux institutions du savoir, bien que nous soyons extrêmement qualifié-es, dénonce Christine Gauthier, vice-présidente de la FNEEQ–CSN. Il faut l’admettre, le système universitaire actuel renforce les inégalités entre les corps d’emploi et traite les chargées et chargés de cours comme du personnel périphérique. »

Soutenir la reconnaissance et réduire la précarité
Parce que la précarité ne saurait être un mode de vie, nous demandons à la ministre Déry de travailler politiquement pour accroître la reconnaissance et réduire la précarité :

  • En garantissant un financement stable des universités ;
  • En s’assurant qu’elles incluent des chargées et chargés de cours au sein des comités sur la liberté académique qu’elles devront former en vertu de la loi adoptée en juin dernier ;
  • Et en facilitant l’accès des chargées et chargés de cours aux fonds de recherche des organismes subventionnaires québécois afin que la communauté scientifique ne soit plus privée de leur expertise en matière de recherche.

« Les personnes chargées de cours sont au cœur de nos universités. Il est grand temps qu’elles obtiennent la reconnaissance qui leur est due », de conclure Christine Gauthier.

Pour consulter le lien de la campagne annuelle de la Journée nationale des chargées et chargés de cours : LA MOITIÉ DES COURS UNIVERSITAIRES, ON S’EN CHARGE ! https://fneeq.qc.ca/fr/journee-nationale-des-chargees-et-charges-de-cours/

 

L’éducation et l’enseignement supérieur seront-ils vraiment la « priorité des priorités » ?

La CSN accueille avec prudence la nomination de Bernard Drainville au ministère de l’Éducation et de Pascale Déry à l’Enseignement supérieur. Leur tâche sera colossale et devra être accomplie avec, en tête, les premiers mots prononcés par le premier ministre François Legault le soir de sa victoire : « La priorité des priorités, ça doit rester l’éducation. »

Malheureusement, le dernier mandat n’a pas permis d’avancer de manière significative pour régler les problèmes récurrents en éducation et en enseignement supérieur. La pandémie n’a certainement pas aidé, mais les deux ministres qui étaient en place ont aussi leur responsabilité, parce qu’ils n’ont pas été à l’écoute des solutions en provenance de celles et de ceux qui travaillent dans les écoles, dans les cégeps et dans les universités. La CSN estime qu’il faut absolument les consulter pour mettre en place des solutions qui auront une véritable chance de fonctionner.

Dans les dernières semaines, la campagne électorale a fait très peu de place à l’éducation et aucunement à l’enseignement supérieur. Il s’agit d’une autre occasion ratée.

Alors que les employé-es du milieu de l’éducation et les élèves font face à des défis encore jamais vus dans le réseau avant la pandémie, la CSN demande aux deux nouveaux ministres de peser de tout leur poids pour que l’ensemble du réseau de l’éducation, du CPE à l’université, redevienne « la priorité des priorités » et que l’avenir de tous les enfants soit pris au sérieux.

Le ministre Bernard Drainville aura beaucoup à apprendre. Il devra s’occuper des humains qui travaillent dans le réseau de l’éducation s’il veut bien le faire fonctionner. La ministre Pascale Déry devra faire de même, puisque le domaine des communications est bien différent de celui de l’enseignement supérieur.

Consulter la plateforme de la CSN en éducation et en enseignement supérieur

CITATIONS 

–   CAROLINE SENNEVILLE, présidente de la CSN

« La CSN s’inquiète que le gouvernement n’ait bientôt plus la marge de manœuvre nécessaire pour apporter les correctifs urgents qui s’imposent en éducation et en enseignement supérieur. La promesse de baisse d’impôt et le ralentissement économique qui s’amorce pourraient couper l’élan de François Legault si le secteur baisse dans la liste des priorités. Le premier ministre affirme que les enfants sont notre avenir. Pour être cohérent avec ce beau discours, il va falloir réinvestir massivement dans les écoles, les cégeps et les universités. Il va falloir redonner le goût à une nouvelle génération de s’occuper d’éducation. »

– BENOÎT MALENFANT, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN)

« Tant et aussi longtemps que les ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ne reconnaîtront pas concrètement l’apport essentiel du personnel de soutien, les problèmes de fonctionnement des réseaux subsisteront et le cheminement éducatif des élèves ainsi que des étudiantes et étudiants sera mis à mal. Mme Déry et M. Drainville, ne commettez pas les mêmes erreurs que vos prédécesseurs : donnez aux employé-es de soutien la place qui leur revient et considérez leur voix comme nécessaire dans l’élaboration des politiques publiques qui permettront de relever notre système d’éducation, une fois pour toutes. »

– CAROLINE QUESNEL, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN)

« Parce que les étudiantes et les étudiants à besoins particuliers sont en augmentation exponentielle dans nos classes, parce que les profils étudiants sont plus que jamais diversifiés et parce que nos enseignantes et nos enseignants côtoient la détresse étudiante au quotidien de la maternelle à l’université, il y a urgence d’ajouter des ressources. Nous avons, à cet égard, des idées et des pistes de solutions, c’est la raison pour laquelle nous sollicitons une rencontre rapidement avec les deux nouveaux ministres. »  

– DANNY ROY, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN)

Dans un contexte généralisé de pénurie de main-d’œuvre où la population étudiante doit souvent choisir entre travailler sans formation ou s’endetter, le nouveau gouvernement se doit de revoir le mode de financement des programmes d’enseignement supérieur actuellement tributaire du nombre d’inscriptions et des besoins du marché du travail. C’est pourquoi nous réitérons que ce financement se doit d’être stable, prévisible, équitable entre les différents programmes, et surtout, étatique.

Négociations à l’UQAR : les chargé-es de cours veulent une offre salariale

« Après plus d’une quinzaine de séances de négociation en un an, les pourparlers sont très lents et ardus. La partie patronale demeure pratiquement muette sur des enjeux importants comme la formation à distance, la recherche et les bourses de recherche et la retraite, par exemple. Plus important encore, elle refuse de s’avancer sur le salaire qu’elle compte offrir aux chargés de cours malgré le fait qu’elle s’était engagée formellement à le faire. L’inflation fait très mal aux personnes chargées de cours dont beaucoup vivent déjà dans un contexte de précarité d’emploi. L’UQAR doit préciser si elle prend cette situation au sérieux et mettre au grand jour ce qu’elle compte faire pour éviter l’appauvrissement des personnes chargées de cours. Il est aussi plus que temps que le comité de négociation patronale se dote d’un véritable mandat afin d’en arriver à une entente négociée », souligne Hélène Montreuil, présidente du Syndicat des chargés et chargées de cours de l’UQAR (SCCCUQAR–CSN).

Les personnes chargées de cours, qui dispensent 60 % des cours donnés par l’établissement, veulent plus de reconnaissance de la part de l’employeur.

D’autres syndicats universitaires unis dans la lutte
La négociation à l’UQAR est coordonnée avec celles qui se déroulent dans plusieurs autres universités québécoises, où les chargés-es de cours partagent les mêmes préoccupations. « Le SCCCUQAR–CSN n’est pas seul dans son combat. Nous sommes fiers de lui offrir la solidarité et l’appui de tout le regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) », précise Christine Gauthier, vice-présidente de la FNEEQ–CSN et responsable du regroupement université.

« Les directions d’universités doivent faire de la reconnaissance des personnes chargées de cours leur priorité. Je me désole que la déconsidération à l’égard de ces personnes clés dans les murs de nos universités soit à l’image du peu d’importance accordée à l’enseignement supérieur en général dans la présente campagne électorale. Pour l’avenir du Québec, les politiciens devraient peut-être commencer par donner l’exemple », ironise Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

D’ici les fêtes, les parties n’ont réussi qu’à fixer six rencontres de négociation. « Les agendas de l’équipe syndicale sont ouverts afin d’accélérer la cadence et en arriver à une entente rapidement », conclut Hélène Montreuil.

Solidaires de la manifestation devant le pavillon de l’UQAR à Lévis

  • Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SSCCCUL)
  • Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal (SCCCUM)
  • Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec à Chicoutimi (SCCCUQAC)
  • Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec à Rimouski (SCCCUQAR)
  • Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (SCCCUQAT)
  • Syndicat des chargées et chargés de cours à l’Université du Québec en Outaouais (SCCC-UQO)
  • Syndicat des chargé-es de cours de l’éducation aux adultes de l’Université Concordia (SCCEAUC)
  • Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure – Service des enseignements généraux (SCCÉTS-SEG)
  • Syndicat des chargé(e)s de cours et instructeur(trices) de McGill (SCCIM)
  • Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM (SPPEUQAM)
  • Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-université (STTTU)

La CSN s’inquiète que d’éventuelles baisses d’impôts soient faites sur le dos des jeunes

En pleine rentrée et à la veille du déclenchement officiel de la campagne électorale québécoise, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et ses fédérations du secteur de l’éducation réclament un positionnement immédiat de la part de tous les partis en faveur de l’éducation comme véritable priorité québécoise, au lieu de promesses de baisses d’impôts faites au détriment des services publics en général, et des élèves, étudiantes et étudiants en particulier. Alors que les finances du Québec se portent bien et que les employé-es du monde de l’éducation et les élèves font face à des défis encore jamais vus dans le réseau, la CSN demande aux partis de s’engager à :

  1. Réinvestir massivement dans le réseau à l’aide d’un financement étatique stable et prévisible.
  2. Mettre en place de réelles mesures d’attraction et de rétention pour l’ensemble des professions du réseau, et les financer à la hauteur des besoins.
  3. Reconnaître le personnel de soutien comme une composante essentielle du réseau de l’éducation.
  4. Baisser les ratios éducatrices-élèves et maître-élèves, de la maternelle à l’université, afin de répondre notamment à l’augmentation continue du nombre d’élèves et d’étudiant-es à besoins particuliers.

CITATIONS

« Les élèves, les enseignantes et les enseignants, les professionnel-les et les employé-es de soutien en ont bavé au cours des deux dernières années, mais bien avant aussi. Si l’éducation était perçue comme une valeur fondamentale de la société québécoise, on ne serait pas encore en train de parler de conditions de travail gênantes, de pénuries de personnel, d’écoles vétustes et de classes mal ventilées dans les écoles, les cégeps et les universités. L’éducation ne sera jamais une dépense : c’est un investissement pour l’avenir! Qu’on arrête de promettre des baisses d’impôts sur le dos des jeunes, et qu’on finance à sa juste valeur le réseau, pour le bien-être de ceux et celles qui y étudient et qui y travaillent, avant que ça nuise définitivement à la société québécoise. »

  • CAROLINE SENNEVILLE, présidente de la CSN

 

« Les conditions d’apprentissage de nos jeunes se détériorent. M. Roberge et Mme McCann ont malheureusement poursuivi dans la même ligne que leurs prédécesseurs en refusant de reconnaître le rôle majeur que joue le personnel de soutien en éducation. Aujourd’hui, on voit les conséquences désastreuses de ce manque de considération : il y a présentement plus de 2000 postes d’employé-es de soutien vacants dans les écoles et les cégeps. Quels sont les impacts de cette pénurie? Des ratios qui explosent dans les services de garde, des jeunes qui n’ont pas le suivi dont ils ont besoin en raison du manque de techniciennes en éducation spécialisée, des techniciens en travaux pratiques trop peu nombreux pour préparer adéquatement les laboratoires et les ateliers. Sans parler des effets moins visibles, mais tout aussi importants, de la pénurie de personnel administratif et d’employé-es d’entretien pour s’occuper des bâtisses.

  • BENOÎT MALENFANT, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN)

 

« Avec l’augmentation exponentielle des élèves, étudiantes et étudiants à besoins particuliers et la détresse que nous côtoyons quotidiennement dans nos établissements, il est grand temps de mieux financer les réseaux de l’éducation ainsi que de l’enseignement supérieur pour leur donner les moyens de mieux former la relève. Il y a urgence de valoriser la profession enseignante et d’investir afin d’améliorer les conditions de travail et les conditions d’apprentissage. Un véritable coup de barre s’impose d’autant plus que, collectivement, nous avons les moyens de nos ambitions pour les jeunes du Québec. »

  • CAROLINE QUESNEL, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN)

 

« Trop souvent, le financement des programmes d’enseignement supérieur est dépendant des inscriptions étudiantes et des besoins du marché du travail. Or, les établissements d’enseignement supérieur ne forment pas juste les futures travailleuses mais ils forment aussi les citoyennes, les penseurs, les bâtisseurs et bâtisseuses de la société de demain. C’est pourquoi il est essentiel que le prochain gouvernement réinvestisse dans le réseau, et ce, par un financement étatique stable, prévisible et équitable entre les programmes. »

  • DANNY ROY, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN)

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec.

La FEESP–CSN représente près de 40 000 employé-es de soutien dans le réseau de l’éducation et de l’enseignement supérieur. La FNEEQ–CSN regroupe quelque 35 000 professeurs, chargé-es de cours et tuteurs-trices, principalement en enseignement supérieur. La FP–CSN représente plus de 2 000 professeur-es et professionnel-les de l’enseignement supérieur.

McGill doit relancer son Conservatoire de musique

C’est avec consternation que le Syndicat des chargé-es de cours et des instructeurs-trices de McGill a appris la fermeture, annoncée pour la fin de l’été, du Conservatoire de musique de l’Université. « La direction doit faire marche arrière et reconsidérer sa décision afin de protéger ce joyau qui a su alimenter la passion de jeunes musiciennes et musiciens depuis plusieurs générations, réclame Raad Jassim, président du syndicat. C’est comme si McGill coupait l’inspiration aux artistes en herbe susceptibles de poursuivre en musique aux études supérieures. »

Les arguments invoqués par la direction pour faire disparaître cette institution vieille de 118 ans semblent difficilement défendables. Le syndicat conteste le manque d’espace disponible au sein de l’établissement. Il déplore également le motif d’une baisse conjoncturelle de la clientèle, alors qu’aucun effort de recrutement n’a été déployé depuis la fin de la pandémie afin de favoriser un retour à la normale en matière d’inscriptions.

L’éducation n’est pas une marchandise
Pis encore, on assiste tristement à un exemple sidérant d’une gestion marchande de l’éducation. « Cette vision de rentabilité à tout prix n’est pas du tout compatible avec la mission de l’université et n’est pas acceptable dans notre société démocratique, avance Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) responsable du regroupement université. Avec la fermeture du Conservatoire de musique de McGill, c’est toute la société qui y perd. »

Le syndicat, dont une centaine de membres subiront directement les effets de la fermeture du Conservatoire de musique, a convoqué d’urgence son assemblée générale ce soir pour évaluer les recours possibles afin de faire renverser cette décision.

Loi sur la liberté académique : restons vigilants malgré les avancées 

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) est d’avis que les amendements apportés par la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, à son projet de loi 32 portant sur la liberté académique dans le milieu universitaire permettent d’avoir une loi acceptable et pertinente. « Les pressions politiques que la FNEEQ–CSN et d’autres acteurs syndicaux ont exercées sur cet enjeu ont véritablement porté fruit et devraient permettre d’assurer une meilleure protection de la liberté académique dans nos établissements, ce qui est une valeur fondamentale pour les chargées et chargés de cours que nous représentons », se réjouit Christine Gauthier, vice-présidente de la FNEEQ–CSN, responsable du regroupement université. 

En reconnaissant une définition plus consensuelle de la liberté académique et en restreignant la portée de l’article 6 sur les pouvoirs conférés au ministre afin d’éviter qu’il puisse intervenir directement dans les politiques institutionnelles des universités, comme le réclamait notre fédération syndicale, le gouvernement évite l’échec au feuilleton de son projet de loi.

Bémols sur le « devoir de loyauté »  

Puisque les universités ne sont pas des « employeurs » comme les autres et que les chargées et chargés de cours sont toujours des employé-es au statut précaire, la FNEEQ–CSN demandait que le « devoir de loyauté » soit explicitement inféodé au concept de liberté académique. « La pièce législative adoptée aujourd’hui ne garantit pas la protection d’un de nos membres qui critiquerait les positions de son employeur. Pour nous, c’est une omission qui commande une grande vigilance des syndicats », s’inquiète Christine Gauthier. 

La loi n’impose pas non plus d’obligation explicite aux directions d’établissements de prendre fait et cause pour des salarié-es qui seraient poursuivi-es par des tiers pour l’exercice de leur liberté académique. Ainsi, malheureusement, la loi ne vient pas corriger des situations déplorables vues dans le passé.  

L’amendement de l’article 4, qui reconnait l’intégration des personnels dans la composition des comités, constitue également une amélioration intéressante par rapport au projet de loi déposé initialement. Nous devrons toutefois nous assurer de la présence des chargées et chargés de cours au sein de ces comités, et ce, dans tous les établissements. Celle-ci est impérative compte tenu du rôle crucial qu’elles et ils jouent dans les établissements, donnant souvent plus de la moitié des cours de premier cycle à l’université. 

Enfin, faut-il rappeler que les menaces principales à la liberté académique proviennent de l’État et des entreprises privées (financement), du rétrécissement de la gouvernance collégiale et de la gestion managériale ? En cette matière, la FNEEQ–CSN va continuer de se battre pour protéger ses membres de ces acteurs externes. 

Les animatrices et animateurs en francisation du Cégep de l’Outaouais choisissent la CSN

Comme les animatrices et animateurs en francisation du Cégep de Saint-Laurent et du Collège de Bois-de-Boulogne, celles et ceux du Cégep de l’Outaouais ont décidé de se syndiquer en joignant le Syndicat national du personnel de francisation–CSN. Une demande d’accréditation en ce sens vient d’être déposée au Tribunal administratif du travail (TAT).

« Ces animatrices et animateurs font un travail exceptionnel auprès des personnes immigrantes et méritent pleine reconnaissance. C’est précisément pour améliorer leurs conditions de travail et pour profiter des gains négociés avec le gouvernement par notre fédération qu’ils viennent gonfler nos rangs », se réjouit Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) qui constate un effet boule de neige depuis que deux syndicats ont signé leur première convention collective en décembre dernier.

Rappelons qu’au Québec, les conditions de travail des animatrices et animateurs en francisation non syndiqués ne sont balisées que par les normes du travail, ce qui est synonyme de précarité. Ils sont trop souvent considérés comme des employés à contrat.

Des gains concrets
En se syndiquant avec la FNEEQ–CSN, ces travailleuses et travailleurs gagnent un meilleur salaire. À titre d’exemple, ils sont intégrés à la structure salariale du secteur public ; ils obtiennent une pleine reconnaissance de leur expérience et sont rémunérés adéquatement pour la préparation des cours, les rencontres d’équipe et le développement d’activités.

De plus, la nouvelle convention collective protège également le droit de propriété intellectuelle du matériel pédagogique qu’ils créent. Ils obtiennent aussi que les heures supplémentaires soient rémunérées adéquatement et que les droits parentaux soient mieux protégés. Enfin, ils ont droit à une paie de vacances bonifiée et à autant de congés sociaux et de congés de maladie payés que ceux accordés aux autres employé-es syndiqués des cégeps.

La FNEEQ–CSN souhaite la bienvenue à celles et ceux qui se joignent à elle et invite l’ensemble du personnel qui œuvre en francisation au Québec à faire partie du mouvement.

PL-32 : pas de « véritable liberté académique » sans profonds amendements

Dans le cadre des consultations particulières sur le projet de loi sur la liberté académique dans le milieu universitaire, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) et la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) s’unissent pour exiger des amendements importants et essentiels au projet de loi 32 déposé par la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, début avril.

La FNEEQ–CSN et la FQPPU avaient accueilli avec satisfaction les conclusions et les recommandations de la Commission scientifique et technique indépendante sur la reconnaissance de la liberté académique dans le milieu universitaire (la commission Cloutier), qui a été mise sur pied par la ministre. Si l’objectif d’encadrer certaines obligations par voie législative afin de protéger la liberté académique et les membres de la communauté universitaire s’avère nécessaire, le projet de loi à l’étude doit être amendé pour répondre convenablement aux véritables difficultés vécues dans le monde universitaire comme aux recommandations de la commission Cloutier, selon les deux organisations qui comparaissent mardi à l’Assemblée nationale.

 

Le droit de critiquer son employeur

 La FNEEQ–CSN et la FQPPU réclament que soit modifiée la définition de la liberté académique retenue par le gouvernement à l’article 3 du projet de loi. Pour Christine Gauthier, vice-présidente de la FNEEQ–CSN et responsable du regroupement université, « la définition de la liberté académique apparaît incomplète, trop restrictive, et doit par conséquent être bonifiée de façon à intégrer le droit des membres d’exprimer librement leur opinion sur l’établissement ou le système au sein duquel ils travaillent ainsi que le droit de ne pas être soumis à la censure institutionnelle ». Les deux fédérations indiquent que les définitions de l’UNESCO et de la commission Cloutier sont, à ce titre, nécessaires pour assurer la préséance de la liberté académique sur le devoir de loyauté. Pourquoi ne pas les retenir ?

Ensuite, une disposition importante manque au projet de loi 32 concernant la protection des professeur-es et des chargé-es de cours face à des recours judiciaires. « Il est nécessaire de baliser l’obligation des établissements d’enseignement de prendre fait et cause en faveur du personnel enseignant ou de recherche, dans le cas de poursuites en justice par des tiers », indique Jean Portugais, président de la FQPPU. Il faut éviter une autre « affaire Maillé ». Rappelons qu’en 2016, la chercheuse doctorante de l’UQAM Marie-Ève Maillé avait été contrainte par un tribunal de remettre ses données à une entreprise, brisant ainsi son engagement de confidentialité auprès des participants interrogés dans le cadre de ses travaux. Elle a finalement obtenu gain de cause.

 

Danger pour la liberté académique

 L’article 6 du projet de loi, qui confère des pouvoirs exceptionnels et confie des responsabilités inédites au ministre, est particulièrement problématique et doit carrément être retiré ou modifié substantiellement. Permettre l’intervention directe du ministre dans les politiques institutionnelles va à l’encontre de l’autonomie des universités et contrevient au principe même de la liberté académique. Selon la FNEEQ–CSN et la FQPPU, cet article octroie des pouvoirs démesurés au gouvernement.

D’autres éléments du projet de loi demandent par ailleurs d’être précisés, pour éviter que le cadre imposé par la loi ne s’avère trop restrictif et néfaste au plein exercice de la liberté académique : ainsi, la diversité des formes de recherche et de création, leur nature interdisciplinaire et la multiplicité des interactions avec les milieux sociaux exigent de laisser de côté la restriction de la liberté académique à un domaine d’activité spécifique, comme le fait l’article 3.

Enfin, la FNEEQ–CSN et la FQPPU pressent le gouvernement d’apporter ces amendements rapidement afin que le projet de loi 32 ne meure pas au feuilleton, en raison du déclenchement de la prochaine campagne électorale.

UQAM : les membres du SPPEUQAM–CSN acceptent le règlement du conciliateur

Réunis en assemblée générale jeudi, les membres du Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM (SPPEUQAM–CSN) ont accepté, dans une proportion de 75%, l’hypothèse de règlement déposée par le conciliateur. Cette hypothèse a été présentée par le conciliateur, in extremis, au petit matin le 11 avril, quelques heures avant le déclenchement prévu d’une grève générale illimitée.

« Le règlement comporte plusieurs avancées dans différents aspects existants de la convention collective actuelle et en introduit de nouveaux. Surtout, il est un bon pas en faveur de la volonté des membres d’obtenir une stabilisation des emplois », se réjouit Olivier Aubry, président du SPPEUQAM–CSN. Ce besoin de reconnaissance est d’autant plus criant que les 2 500 membres du syndicat donnent 60% des cours de premier cycle à l’UQAM et font la fierté de l’établissement, réputé pour son enseignement ancré sur le terrain.

Parmi les gains syndicaux, on retrouve diverses mesures dont:

  • l’instauration d’un comté paritaire d’implantation de la stabilisation professionnelle;
  • la possibilité de déposer des dossiers d’exigences de qualification d’enseignement (EQE) dans toutes les unités académiques (faculté, école, département, institut) de l’UQAM afin de pouvoir donner d’autres cours;
  • la création du fonds de formation EQE d’une valeur de la rémunération de 35 charges de cours;
  • la poursuite des négociations afin que l’enseignement en ligne devienne une véritable formation à distance et que, si ces négociations achoppaient, un droit de grève puisse être exercé;
  • la révision des gabarits définissant les conditions de travail des superviseures, superviseurs de stage;
  • la possibilité de faire de la recherche ou de la recherche-création de façon autonome;
  • un montant forfaitaire unique pour les personnes qui ont donné des cours entièrement en ligne lors de quatre trimestres en 2020 et 2021.

« Ces bonifications à la convention liant les membres du SPPEUQAM–CSN et l’employeur sont le fruit d’un combat mené avec une détermination syndicale qu’il faut saluer. Cette entente survenue après une quarantaine de séances de négociation comporte plusieurs améliorations dans les conditions de travail susceptibles de faire boule de neige dans d’autres universités québécoises », estime Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), responsable du regroupement université.

La convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2025.

Réforme de la Loi sur le statut de l’artiste : François Legault doit respecter sa promesse, estiment les Québécoises et les Québécois

Dans une proportion de 75 %, la population du Québec considère que le premier ministre François Legault doit respecter son engagement à réformer la Loi sur le statut de l’artiste au cours de son premier mandat, indique un sondage Léger mené au cours des dernières semaines à la demande de neuf associations du secteur des arts et de la culture.

Alors que les résultats de ce sondage témoignent d’un fort appui de la population envers leurs revendications, ces associations – l’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la GMMQ, la FNCC–CSN, la SARTEC, TRACE, l’UDA et l’UNEQ – demandent au premier ministre et à la ministre de la Culture et des Communications de déposer, avant la fin du mois d’avril, le projet de loi préparé en ce sens afin que les parlementaires puissent avoir le temps de compléter les travaux et procéder à l’adoption de la réforme avant l’ajournement de la session parlementaire et la tenue d’élections générales à l’automne.

Les artistes : des travailleuses et des travailleurs comme tout le monde
Pour ces organisations représentant plus de 26 000 artistes, toutes disciplines confondues, les résultats de ce sondage, mené par la firme Léger du 11 au 14 mars dernier auprès de 1009 répondants, démontrent la légitimité de leurs revendications :

  • 83 % des répondants considèrent que les artistes devraient bénéficier des mêmes droits et des mêmes protections que les autres travailleurs québécois;
  • 84 % de la population considère que les artistes devraient avoir droit à des conditions minimales de travail négociées, applicables à tous leurs contrats;
  • 87 % des répondants estiment que les artistes devraient être couverts par la Loi sur la santé et sécurité du travail et être protégés lors d’accidents de travail ou de maladies professionnelles;
  • Enfin, 83 % estiment que les artistes, comme les autres travailleurs, devraient bénéficier des dispositions en matière de harcèlement prévues par les normes du travail.

Bien qu’une majorité de producteurs établis acceptent de négocier des ententes avec les associations d’artistes reconnues, de nombreuses brèches de la loi actuelle permettent à certains de n’appliquer aucune forme de condition minimale de travail – tout en recevant, de surcroit, des subventions de la part du gouvernement et de ses sociétés publiques. Cette situation doit être corrigée, estime la population du Québec :

  • 84 % des Québécoises et des Québécois affirment que le gouvernement et les sociétés publiques devraient s’assurer que les entreprises culturelles qui reçoivent des subventions respectent des conditions minimales de travail;
  • Dans une même proportion, ils jugent que les producteurs qui ne respectent pas les conditions minimales de travail des artistes ne devraient plus avoir accès au financement public;
  • Seulement 19 % de la population juge acceptable que le revenu médian des artistes soit inférieur à 25 000 $ par année.

Les organisations à l’origine de ce sondage, dont les résultats complets sont disponibles à l’adresse www.commetoutlemonde.org/fichiers/SondageLeger_LSA.pdf, rappellent que c’est en constatant la précarité et la pauvreté qui prévalaient au sein de la communauté artistique que le Québec lui avait octroyé, en 1987, le droit de négocier des ententes collectives avec les associations de producteurs afin de baliser l’industrie et d’établir des conditions minimales de travail, les artistes n’étant protégés ni par les dispositions des Normes du travail ni par celles du Code du travail du Québec. Après 35 ans d’application, les nombreuses brèches doivent être corrigées, soutiennent-elles, afin que des conditions minimales de travail s’appliquent à tous et à toutes.

Elles s’entendent également sur la nécessité de mettre un terme aux disparités entre différentes catégories d’artistes soumises à des environnements légaux distincts. Elles demandent ainsi au gouvernement d’octroyer aux écrivaines et aux écrivains, ainsi qu’aux autrices et auteurs dramatiques, le droit, pourtant conféré aux artistes de la scène, du disque et du cinéma, de négocier des ententes collectives dont ils sont aujourd’hui privés.

Dans le même esprit, les neuf associations demandent au gouvernement d’intégrer au sein de la loi certaines disciplines artistiques qui demeurent exclues de son application : les scénographes, éclairagistes, costumières et costumiers et autres concepteurs et conceptrices des arts de la scène devraient bénéficier du même statut que les autres artistes. Elles rappellent que les dernières modifications apportées à la loi en 2009 n’ont pas intégré ceux-ci, contrairement à leurs collègues œuvrant en cinéma, en publicité et en vidéoclip.

L’ensemble de ces revendications peut être consulté à l’adresse suivante : www.commetoutlemonde.org

Représentant plus de 26 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs confondus à travers le Québec, les neuf associations œuvrant dans le milieu des arts et de la culture sont les suivantes :

Les recommandations doivent rapidement être mises en place par la ministre Danielle McCann

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), qui représente 85 % des chargées et chargés de cours universitaires, accueille avec satisfaction les recommandations de la Commission scientifique et technique indépendante sur la reconnaissance de la liberté académique dans le milieu universitaire.

« Une loi qui prévoirait que chaque établissement doive se doter d’une politique et d’un comité sur la liberté universitaire est en accord avec nos demandes, à condition que ceux-ci soient établis de façon collégiale, c’est-à-dire en partenariat avec les syndicats et les associations étudiantes », explique Christine Gauthier, vice-présidente de la FNEEQ–CSN et responsable du regroupement université. Un tel comité, établi en collégialité, est un bon outil afin de limiter les réactions précipitées basées sur les mesures disciplinaires par les directions lors d’un litige.

Rempart contre l’autocensure
« Les recommandations soumises par la Commission sont un bon rempart contre l’autocensure que plusieurs de nos membres avouent s’imposer pour éviter des plaintes aux conséquences sérieuses, compte tenu de leur statut précaire », se réjouit Christine Gauthier. La FNEEQ–CSN salue aussi l’avis de la Commission voulant que dans un contexte pédagogique, tous les sujets et enjeux de société – même controversés – doivent pouvoir être abordés, enseignés et discutés, dans le respect. C’est la nature même du rôle des universités.

Protection contre l’invocation abusive du devoir de loyauté
La FNEEQ–CSN se réjouit aussi de l’intégration au projet de loi recommandé d’une disposition précisant le statut supérieur que devrait avoir la liberté académique sur d’autres obligations juridiques des enseignantes et des enseignants, notamment le devoir de loyauté, lequel a été évoqué de façon abusive par certaines directions d’établissements d’enseignement supérieur au cours des dernières années.

Un oubli majeur : impasse sur le problème des conditions de travail
Si certaines recommandations constituent des avancées intéressantes, la FNEEQ–CSN déplore toutefois que les recommandations retenues par la Commission Cloutier ne s’attaquent pas directement au problème structurel qu’est la précarité d’emploi. « Le respect de la liberté académique sera toujours fragile tant qu’on ne s’attardera pas à sécuriser l’emploi des enseignant-es contractuel-les, qui donnent entre 50 et 60 % des cours universitaires » rappelle Christine Gauthier. « Face à l’absence de réelles protections du lien d’emploi, les personnes chargées de cours restent vulnérables quant aux plaintes étudiantes et vont plus difficilement choisir d’aborder des sujets complexes en classe, même si ceux-ci sont jugés importants pour l’avancement de nos savoirs ».

La FNEEQ–CSN estime que les recommandations sérieuses de la commission Cloutier devraient aussi être élargies à l’ordre d’enseignement collégial, appartenant aussi à l’enseignement supérieur.

La FNEEQ–CSN demande maintenant à la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, d’agir rapidement afin de déposer un projet de loi et de mettre en place les recommandations de la Commission Cloutier avant le prochain scrutin provincial. La fédération est impatiente de participer aux éventuels travaux d’une commission parlementaire.

Demi-journée de grève au Collège Esther-Blondin

Malgré deux récentes rencontres de conciliation, le corps professoral du Collège Esther-Blondin souligne son impatience en tenant une demi-journée de grève. La convention collective est échue depuis le 30 juin 2020, une dizaine de séances de négociation avec l’employeur avaient eu lieu avant qu’il ne demande à un conciliateur de s’impliquer, en septembre. « Pourtant, nous avons le sentiment de tourner en rond. Devant le conciliateur, l’employeur remet en doute les problématiques réelles soulevées par les membres et demande des précisions qui ont déjà été fournies dans le passé. C’est comme s’il souhaitait gagner du temps », déplore Gilbert Melançon, président du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Esther-Blondin.

En effet, l’impasse persiste à propos de plusieurs enjeux cruciaux qui touchent directement la qualité des services aux élèves. Par exemple, au programme sports-études, les enseignantes et les enseignants sont obligés de condenser la matière et d’accepter de donner d’autres cours pour combler une pleine tâche. Mais, l’employeur n’accorde pas plus de temps pour la préparation des cours, le suivi et l’encadrement des élèves qui en font les frais.

Aussi, le nombre d’élèves à besoins spéciaux a plus que doublé depuis cinq ans. « Comment expliquer aux parents, qui s’attendent à obtenir des services de qualité, que nous ne sommes pas en mesure de tout mettre en place pour appliquer les plans d’intervention, par manque de temps », s’interroge Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Rappelons que, réunis en assemblée générale à la fin août, la soixantaine de membres du corps professoral du Collège Esther-Blondin se sont prononcés à 98% en faveur d’un mandat de cinq jours de grève.

« Pour le bien de la réputation du collège dans notre région, pour le bien des familles comme pour celui des élèves, nous souhaitons que l’employeur prenne au sérieux cette négociation et qu’il fournisse les mandats adéquats à ses négociateurs afin d’en arriver à une entente rapidement », conclut la présidente du Conseil central de Lanaudière (CCL–CSN), Patricia Rivest.

D’ailleurs, le syndicat, lui, est prêt à négocier sans relâche pour en arriver à un dénouement et ainsi limiter les impacts sur les parents et leurs enfants. À ce propos, il déplore que l’employeur ait choisi d’imposer aux élèves des travaux à la maison en après-midi le 6 octobre, alors que le corps professoral est tout à fait disposé à donner des cours en classe, comme à l’habitude.

Rentrée dans les établissements d’enseignement supérieur : oui, mais…  

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) accueille favorablement la décision du gouvernement Legault de préconiser les cours en présence pour la rentrée automnale en enseignement supérieur. Les enseignantes et les enseignants affilié-es à la FNEEQ ne peuvent que se réjouir d’une telle annonce après avoir vécu durant dix-huit mois de nombreuses et fréquentes adaptations aux différents modes d’enseignement au gré de décisions gouvernementales prises, le plus souvent, à la dernière minute. Néanmoins, en ne portant pas une attention particulière aux enjeux relatifs aux transformations de l’enseignement supérieur, avec, notamment, la promotion des technologies de l’éducation par les gestionnaires des établissements, le gouvernement laisse la porte ouverte au maintien de ces différents modes de prestation des cours après la pandémie.   

 « Des directions d’établissement veulent tirer profit de “l’expérience” de la pandémie pour réduire les coûts et convertir au numérique le travail enseignant. Cela peut sembler louable, mais c’est un positionnement allant à l’encontre des données probantes, qui reconnaissent la valeur inestimable de l’enseignement en présence et ses avantages, notamment sur la santé psychologique des étudiantes et des étudiants », précise Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.  

 La FNEEQ s’inquiète par ailleurs de l’impact du variant Delta sur les plus vulnérables, qu’il s’agisse d’enseignantes et d’enseignants, d’étudiantes et d’étudiants ou d’employé-es de soutien. Comment garantir la sécurité de toutes et de tous si la situation se détériore à nouveau? Nous savons déjà que la qualité de la ventilation dans les cégeps et les universités varie beaucoup d’un établissement à l’autre et d’une salle de classe à l’autre. 

 « Où en sont les analyses du ministère de l’Enseignement supérieur (MES) ? Cela fait pourtant des mois que le gouvernement envisage une rentrée en classe tout en sachant que les études ont clairement prouvé les dangers accrus de la transmission aérienne du coronavirus. Aucune enseignante ni aucun enseignant, aucune étudiante ni aucun étudiant, aucune travailleuse ni aucun travailleur de l’éducation ne doit ni ne devrait se retrouver dans une situation où sa santé et sa sécurité sont compromises. À quelques semaines de la rentrée, il s’avère essentiel que le MES prenne toutes les mesures nécessaires pour assurer la faisabilité et la stabilité d’une session d’automne entièrement en présence », conclut Caroline Quesnel. Pour assurer la réussite de la rentrée de l’automne, il est plus que temps de passer de la parole aux actes. 

Les 160 000 travailleuses et travailleurs du secteur public de la CSN se prononceront sur l’entente de principe

Au cours des derniers jours, près de 800 délégué-es des syndicats du secteur public de la CSN ont pris connaissance de l’entente de principe globale pour le renouvellement des conventions collectives. La lutte se poursuivant aux tables sectorielles des syndicats des organismes gouvernementaux, l’entente globale vise les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux ainsi que de l’éducation, soit près de 160 000 membres de la CSN.

Réunis en instances sectorielles de négociation, les délégué-es ont fait l’évaluation que l’entente de principe comporte des gains intéressants tant sur le plan des conditions de travail négociées aux tables sectorielles que sur celui des salaires et des autres matières négociées à la table centrale. Par conséquent, elles et ils s’engagent à la présenter à l’ensemble des membres, en assemblée générale, selon les délais fixés par les fédérations en fonction des réalités des différents secteurs.

« La mobilisation impressionnante des dernières semaines, avec, notamment, les mouvements de grève, le blocage du Port de Montréal et la vigile de plus de 24 heures devant l’Assemblée nationale, a permis à la CSN de conclure une entente qui répond à plusieurs de nos revendications. Nous avons réussi à atteindre notre objectif de départ, qui était d’améliorer significativement les conditions de travail et de pratique et d’améliorer les salaires de toutes et tous, en accordant une attention particulière à celles et à ceux qui gagnent le moins dans les services publics », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Mme Senneville rappelle que la CSN a été la première organisation à défendre la nécessité d’améliorer davantage la rémunération des bas salarié-es. « Cet enjeu-là, c’est la CSN qui l’a imposé dans cette négociation. C’était loin d’être une priorité de la CAQ. Nous l’avons forcée à le considérer en mettant cette revendication de l’avant dans notre cahier de consultation au printemps 2019. Notre acharnement à maintenir cette demande donne aujourd’hui le résultat suivant : des augmentations de salaire de 7 % à 10,4 % sur trois ans pour celles et ceux qui gagnent le moins. À la CSN, c’est plus de 75 % de nos membres qui obtiendront ces augmentations, soit parce qu’ils se situent dans les bas rangements (1 à 11) de la structure salariale ou parce qu’ils sont en début de carrière dans les rangements 12 à 28 (excluant les échelles particulières des enseignantes et des enseignants au collégial, qui obtiendront des bonifications particulières). » Pour les échelons supérieurs de ces mêmes rangements 12 à 28, les augmentations seront de 6 % sur trois ans.

La CSN considère aussi avoir réalisé des gains intéressants pour les ouvriers spécialisés, en réussissant à élargir la prime actuelle à divers titres d’emploi et en réglant plusieurs problèmes d’application. Alors que, jusqu’à maintenant, 70 % des ouvriers bénéficiaient de la prime, les nouvelles mesures feront en sorte que plus de 95 % d’entre eux y auront désormais accès.

Plusieurs autres avancées se sont également concrétisées en gains réels, notamment la contribution de l’employeur aux assurances collectives qui sera bonifiée et intégrée entièrement aux conventions collectives.

« Est-ce que cette entente règlera l’ensemble des problèmes des réseaux? La réponse est non, malheureusement. Cependant, les comités de négociation et les délégué-es des syndicats du secteur public de la CSN considèrent que les progrès s’avèrent significatifs et qu’ils serviront de tremplin pour la prochaine négociation, qui approche déjà à grands pas, puisqu’il s’agira d’une convention collective de trois ans. Maintenant, c’est aux 160 000 travailleuses et travailleurs du secteur public de la CSN de se prononcer », conclut la présidente de la CSN.

Entente de principe globale: la CSN consulte les délégué-es de ses syndicats du secteur public

À la suite d’importantes avancées réalisées par les équipes de négociation du secteur public de la CSN aux diverses tables sectorielles de la santé et des services sociaux et de l’éducation ainsi qu’à la table centrale, l’organisation syndicale qui représente 160 000 travailleuses et travailleurs des réseaux consultera les délégué-es de ses syndicats au cours des prochains jours sur une entente de principe globale.

Considérant que ces avancées répondent à plusieurs revendications que porte la CSN depuis le début de la négociation, tant sur le plan des conditions de travail et de pratique que sur celui des salaires et des autres matières intersectorielles, les fédérations du secteur public de la CSN recommanderont aux délégué-es de se prononcer en faveur de cette entente.

Si les délégué-es jugent l’entente satisfaisante, elle sera présentée aux membres en assemblée générale dans un délai qui sera fixé par les fédérations et ces derniers seront appelés à voter sur leur nouvelle convention collective. Ultimement, ce sont les travailleuses et les travailleurs du secteur public membres de la CSN qui décideront si cette proposition d’entente leur convient.

Aucun détail de l’entente ne sera divulgué avant qu’elle ne soit présentée aux délégué-es des syndicats lors des instances fédératives du secteur public qui se tiendront dans la prochaine semaine.

3e journée de grève

Les syndicats des enseignantes et des enseignants des cégeps de l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec et du Centre d’études collégiales Baie-des-Chaleurs, affilié(s) à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), débraient pour une troisième journée, alors que les pourparlers achoppent avec le gouvernement. Le Syndicat des enseignantes et des enseignants de l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec–CSN est en grève aujourd’hui. Le Syndicat des enseignantes et des enseignants du Centre d’études collégiales Baie-des-Chaleurs–CSN sera en grève le jeudi 10 juin. Le corps enseignant réclame des ressources adéquates pour permettre au réseau collégial de remplir sa mission de diplomation et ainsi continuer à contribuer à la vitalité socio-économique du Québec.

«Nous avons consacré beaucoup de temps et d’énergie à la négociation. Rappelons aussi que nous avons considérablement réduit le spectre de nos demandes pour les concentrer sur des enjeux de ressources essentielles pour les conditions d’apprentissage de notre population étudiante, notamment. Là, il faut que ça débloque, il faut que le gouvernement fasse preuve d’ouverture et entende nos propositions», explique Colin Henderson, président du Syndicat des enseignantes et des enseignants de l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec–CSN.

Les conditions d’apprentissage et d’enseignement au cœur des revendications
La correction d’une iniquité majeure, qui perdure depuis des décennies et qui met à mal les conditions d’apprentissage ainsi que les conditions de travail à la formation continue, figure parmi les préoccupations.

«On a entendu le premier ministre affirmer qu’il ne souhaitait pas qu’il y ait deux catégories d’enseignantes et d’enseignants au Québec. Visiblement, il n’est pas au courant que c’est une réalité bien présente dans le réseau collégial. Nos collègues à la formation continue, qui enseignent notamment à des gens en requalification professionnelle, travaillent pour 50 % de la rémunération du personnel œuvrant au régulier. Ce fossé énorme crée des problèmes d’attraction et de rétention des personnes qualifiées pour donner la formation, alors que le Québec vit une crise de la main-d’œuvre dans plusieurs domaines», ajoute Sylvie Tremblay, présidente du Syndicat des enseignantes et des enseignantes du Centre d’études collégiales Baie-des-Chaleurs–CSN.

Les enseignantes et enseignants de la FNEEQ–CSN exigent aussi des ressources dédiées pour mieux encadrer les étudiantes et les étudiants en situation de handicap (EESH) ainsi que celles et ceux ayant eu une faible moyenne générale au secondaire.

«Nous le martelons depuis un bon moment : ça nous prend des ressources dédiées pour le corps enseignant, car, dans le cas des EESH, c’est une population qui a augmenté de plus de 1500 % au cours des dernières années dans le réseau. Nous sommes également préoccupé-es par les prochaines cohortes à faire leur entrée au cégep, qui se trouvent actuellement en secondaire 3, 4 et 5 et qui auront été éprouvées dans leur cheminement scolaire par la pandémie», commente monsieur Henderson.

Des ressources sont également exigées pour soutenir les programmes de techniques lourdes de la santé, qui forment notamment la prochaine génération d’infirmières et de professionnel-les de la santé. «La surcharge de travail et le manque de ressources exercent une pression énorme sur le corps enseignant. On constate là aussi un problème de rétention et d’attraction de gens qualifiés pour assurer la formation, et ce, alors que le réseau de la santé est aux prises avec un grave problème de pénurie de main-d’œuvre», souligne madame Tremblay.

Une troisième journée de grève par séquences
Il importe de souligner que cette troisième journée de grève est enclenchée par séquences dans les différents cégeps dont les syndicats sont affiliés à la FNEEQ–CSN à la fin de la session et selon les calendriers locaux, au moment où les étudiantes et les étudiants ont déjà remis leurs travaux et fait leurs examens.

«Nous souhaitons mettre de la pression sur nos administrations, nos établissements et le gouvernement, car tout le monde doit prendre conscience des enjeux que nous soulevons», conclut monsieur Henderson.

Troisième journée de grève pour 15 000 enseignantes et enseignants (FNEEQ–CSN) pour maintenir la pression

Les enseignantes et les enseignants de cégep des syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) demeurent convaincus que le gouvernement a la responsabilité de prendre la mesure des besoins dans le réseau collégial et n’a plus le luxe de faire la sourde oreille. Ainsi, bien qu’une troisième journée de grève soit désormais planifiée, le Conseil du trésor a encore le temps d’éviter le prochain débrayage en faisant preuve d’ouverture et en donnant des mandats à ses porte-paroles. Après 18 mois de négociation et une considérable priorisation des revendications par les syndicats, ce dernier ne peut continuer de bloquer les discussions.

« Le gouvernement, avec sa tribune quotidienne et ses millions investis en publicité, peut bien prétendre qu’il a été patient, mais c’est un mensonge qui ne tient tout simplement pas la route. La patience, elle est dans le cœur à l’ouvrage des centaines de milliers de travailleuses et travailleurs des services publics, dont le personnel enseignant des cégeps, qui a fait preuve d’une grande capacité d’adaptation et de beaucoup de créativité pour former les étudiantes et les étudiants dans un contexte inédit et avec un déficit de ressources. Dans ce contexte, nous avons tout de même consacré du temps et de l’énergie à la négociation et, à l’invitation de François Legault, nous avons réduit le spectre de nos demandes pour les concentrer sur des enjeux de ressources essentielles pour les conditions d’apprentissage de notre population étudiante, notamment. En ce moment, la fermeture du gouvernement est tout simplement consternante et incohérente avec ses propres orientations », martèle Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ.

Des revendications pour de meilleurs conditions d’apprentissage

Le corps enseignant revendique la correction d’une iniquité majeure qui perdure depuis des décennies et qui met à mal les conditions d’apprentissage ainsi que les conditions de travail à la formation continue.

« Le premier ministre a affirmé qu’il ne souhaitait pas qu’il y ait deux catégories d’enseignantes et d’enseignants au Québec. Or, il semble ignorer que c’est une réalité bien présente dans le réseau collégial. Nos membres qui enseignent à la formation continue contribuent à former des personnes en requalification professionnelle tout comme des techniciennes et techniciens en demande dans plusieurs secteurs d’activités, et sont un maillon important dans la formation d’une main-d’œuvre qui contribue à la relance et la vitalité économiques un peu partout au Québec. Or, enseigner à la formation continue, c’est donner le même cours qu’un-e collègue du régulier pour 50 % du salaire. Encore là, cet état de fait crée des problèmes d’attraction et de rétention des personnes qualifiées pour dispenser les formations. Alors, c’est inquiétant d’entendre le gouvernement faire la sourde oreille à nos enjeux en prétextant respecter la capacité de payer des contribuables pour ensuite le voir proposer un projet d’infrastructure de plus de 10 milliards de dollars. C’est indécent et cela n’est pas à la hauteur de l’engagement qu’il prétend avoir envers l’éducation au Québec », explique Yves de Repentigny.

Les enseignantes et enseignants de la FNEEQ–CSN exigent aussi des ressources dédiées pour mieux encadrer les étudiantes et étudiants en situation de handicap (EESH), ainsi que celles et ceux ayant eu une faible moyenne générale au secondaire. Dans le premier cas, c’est une population qui a augmenté de plus de 1 500 % dans les dernières années dans le réseau. Dans le second, le personnel enseignant est bien conscient que les prochaines cohortes à faire leur entrée au cégep, des élèves actuellement en secondaire 3, 4 et 5, auront été éprouvées dans leur cheminement scolaire par la pandémie.

Des ressources sont également exigées pour soutenir les programmes de techniques lourdes de la santé, qui forment notamment la prochaine génération d’infirmières et de professionnel-les de la santé. La surcharge de travail et le manque de ressources exercent une pression énorme sur le corps enseignant. De

plus, ils engendrent un problème de rétention et d’attraction de gens qualifiés pour assurer les formations, et ce, alors que le réseau de la santé est aux prises avec un grave problème de pénurie de main-d’œuvre.

Une troisième journée de grève par séquences

Si la partie patronale ne fait pas le nécessaire pour en arriver à une entente d’ici là, la troisième journée de grève sera enclenchée par séquences dans les différents cégeps (pour les syndicats affiliés à la FNEEQ – CSN) à la fin de la session, selon les calendriers locaux, au moment où les étudiantes et les étudiants auront déjà remis leurs travaux et fait leurs examens.

« Avec nos collègues du Secteur soutien cégeps de la FEESP–CSN, nous sommes mobilisé-es pour l’avenir du réseau. Alors qu’elles et ils viennent de terminer trois jours de grève consécutifs, nous souhaitons prendre le relais et affirmer l’importance d’investir dans nos collèges », conclut Yves de Repentigny.

Le DEC en soins infirmiers, plus pertinent que jamais 

En prévision des États généraux de la profession infirmière organisés par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) et en tant que principale représentante syndicale des enseignantes de Soins infirmiers, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) souhaite réaffirmer la pertinence du diplôme d’études collégiales (DEC) comme condition d’entrée dans la profession infirmière.

La Fédération est soucieuse que les études permettant d’exercer cette dernière demeurent accessibles tant régionalement que financièrement et personnellement, ce que permet le DEC en Soins infirmiers. Bien que la FNEEQ encourage la poursuite des études au niveau universitaire, la comparaison avec les formations des autres provinces et pays doit, selon elle, cesser : le Québec est le seul endroit à avoir mis sur pied un réseau collégial relevant de l’éducation supérieure. Les programmes offerts dans les cégeps ne constituent donc pas une simple prolongation de l’école secondaire, mais bien un ordre d’enseignement distinct reconnu pour la complexité des compétences et des connaissances qui y sont enseignées.

Pour la FNEEQ, une valorisation du DEC passe d’abord par la reconnaissance de sa qualité. Le contexte actuel de pandémie a d’ailleurs permis de mettre en lumière le caractère incontournable du réseau collégial dans la formation des infirmières. Si le niveau de préparation des nouvelles diplômées est adéquat, entre autres à cause des compétences acquises, des heures de laboratoire et de stage, et de l’accompagnement dont elles ont bénéficié pendant leurs études, la Fédération est tout de même d’avis qu’une révision en profondeur du programme s’impose afin d’actualiser le champ d’exercice occupé par les infirmières.  

« Nous pensons qu’une révision du programme doit cependant mettre au jeu les enseignantes de Soins infirmiers des cégeps. La création d’un comité national de programme permettrait d’ailleurs que l’expertise du personnel enseignant soit constamment prise en considération », souligne Yves de Repentigny, vice-président et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

En terminant, la FNEEQ rappelle que le rôle du cégep (ou même de l’université) est de s’assurer que les étudiantes aient les compétences nécessaires lorsqu’elles arrivent dans la profession. Il ne peut se substituer au devoir des employeurs d’intégrer les nouvelles infirmières dans les milieux de travail et de dégager en cours de carrière les heures nécessaires à toute formation complémentaire pertinente. Ainsi, selon la Fédération, l’OIIQ devrait déployer son énergie à valoriser la profession infirmière en s’attaquant au cœur du problème, c’est-à-dire aux conditions d’exercice, que ce soit dans l’organisation du travail et des soins ou par des mesures d’insertion professionnelle.

15 000 enseignantes et enseignants (FNEEQ–CSN) exigent mieux pour le réseau collégial 

Alors que le gouvernement Legault continue de multiplier les opérations de communication concernant la négociation du secteur public, les enseignantes et enseignants de cégep des syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) entament une grève dès ce midi, et ce, jusqu’à jeudi midi. Pour elles et eux, plutôt que de miser sur les relations publiques, ce dernier doit prendre acte des besoins dans le réseau collégial et cesser de gérer les services publics selon ses seules priorités électorales. 

Des revendications pourtant cohérentes avec les objectifs du gouvernement 
Les enseignantes et enseignants de cégep dénoncent le manque d’ouverture et le refus d’entendre le bien-fondé de nombreuses demandes, alors que celles-ci permettraient de contribuer à l’atteinte des objectifs en éducation du gouvernement.  

« Le manque d’écoute et de mouvement de la partie patronale est difficile à comprendre. Nos revendications apportent des solutions à des enjeux bien réels pour le réseau collégial. À titre d’exemple, la formation continue permet de former des éducatrices en CPE, des infirmières et des techniciennes et techniciens du réseau de la santé ou encore des techniciennes et techniciens en ingénierie tout comme plusieurs autres professionnel-les dispensant des services à la population et participant même à la relance économique. Or, enseigner à la formation continue, c’est donner le même cours qu’un enseignant au régulier pour 50 % du salaire. Ce n’est pas attrayant et nous allons avoir de plus en plus de difficulté à attirer des personnes qualifié-es pour assurer ces formations. Il nous semble que c’est une logique que le gouvernement peut comprendre et surtout en fonction de laquelle il peut voir l’importance de débloquer les ressources nécessaires afin de rehausser la rémunération des chargé-es de cours à la formation continue », explique Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ. 

Une situation similaire touche les programmes de techniques lourdes de la santé, où le manque de ressources alourdit considérablement la tâche et complique l’attraction d’infirmières enseignantes, par exemple, et ce, alors que qu’il s’agit de disciplines en grande demande et en situation de pénurie dans le réseau de la santé. Les enseignantes et enseignants revendiquent que des sommes supplémentaires soient débloquées afin de corriger la situation actuelle. 

Autre revendication majeure : l’ajout de ressources afin de mieux encadrer les étudiantes et étudiants en situation de handicap et ceux avec faible moyenne générale au secondaire. « Les cohortes qui entreront dans nos collèges sont les élèves de 4e et 5e secondaire de cette année, soit les plus affectés par la pandémie. Les retards s’avéreront importants et les ressources devront être au rendez-vous pour les soutenir; c’est, encore là, un objectif de diplomation post-secondaire cohérent avec les volontés du gouvernement. Bref, nous invitons François Legault à se détacher de ses priorités électorales et à faire preuve de vision pour l’ensemble des enjeux en éducation », ajoute Yves de Repentigny 

La liberté académique (liberté d’enseignement, liberté de recherche et de création, liberté d’expression) est protégée et reconnue pour les professeur-es et chargé-es de cours à l’université. Or, même si les enseignantes et enseignants du réseau collégial font partie de l’enseignement supérieur, il n’existe rien de tel dans leur convention. C’est une situation qui s’avère problématique et qui mérite d’être corrigée dans le cadre de l’actuelle négociation.

Cette importante mobilisation a également pour objectif de rappeler au gouvernement qu’il doit redresser la barre en matière de rémunération dans les services publics, où l’on trouve notamment une très forte proportion de travailleuses. Pour y arriver, la CSN revendique un mécanisme de protection du pouvoir d’achat et des augmentations de 2$ de l’heure la première année de la convention ainsi que le montant le plus avantageux entre 0,75 $ de l’heure ou 2,2 % pour les deux années subséquentes. 

Le secteur public de la CSN a maintenant tous ses mandats de grève 
« Aujourd’hui, c’est le début d’un vaste mouvement à la CSN, alors que des mandats de grève ont été adoptés dans tous les secteurs que nous représentons dans les services publics. Par ce mouvement, les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux, de l’éducation et des organismes gouvernementaux expriment qu’ils en ont marre d’entendre le premier ministre dire qu’il a été patient, alors que son gouvernement reste campé sur ses positions depuis 2019. Nous voyons très clairement, qu’en ce moment, celui-ci préfère investir l’argent des contribuables dans des campagnes de publicité pour vanter son offre, au lieu de l’investir là où il doit l’être : dans les services à la population », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

« Aucune stratégie de relations publiques, ni aucune campagne publicitaire ne pourront mettre en veilleuse ce que l’on sait trop bien et que l’on répète depuis le début de la négociation : il est urgent d’améliorer les salaires et les conditions de travail dans les services publics, car il y a des graves problèmes de surcharge, d’attractivité et de rétention de la main d’œuvre. Le gouvernement doit donner un coup de barre, sans quoi nous continuerons d’en payer collectivement le prix », conclut Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal-métropolitain-CSN. 

Les professeur-es de cégep affilié-es à la FNEEQ–CSN annoncent des journées de grève

Exaspérés par la stagnation de leur négociation et par l’impasse dans laquelle les entraîne le gouvernement, les syndicats d’enseignantes et enseignants de cégep affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) seront en grève partout au Québec du 11 au 13 mai. Rappelons qu’au cours des dernières semaines, les assemblées générales des 45 syndicats de la FNEEQ, qui représentent plus de 15 000 enseignantes et enseignants, se sont dotés de mandats de débrayage de cinq jours à exercer au moment jugé opportun.

Un gouvernement qui nous pousse à bout
Après 18 mois de pourparlers et une convention collective échue depuis plus d’un an, l’incertitude a assez duré et les enseignantes et enseignants refusent de continuer à jouer dans un simulacre de négociation.

L’exaspération est bien là. On sent que le gouvernement joue la carte de l’usure et les pourparlers font du surplace depuis un bon moment. C’est dommage qu’au lieu de favoriser le dialogue et l’écoute, nos vis-à-vis nous poussent dans nos derniers retranchements, alors qu’ils devraient travailler avec nous pour améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage dans le réseau collégial.  Nous avons des demandes importantes pour lutter contre la précarité, tant au secteur régulier qu’à la formation continue, où les enseignants gagnent, à travail équivalent, la moitié du salaire de l’enseignement régulier. Nous demandons aussi d’avoir suffisamment de ressources dans les techniques lourdes de la santé, ainsi que pour l’encadrement des étudiantes et étudiants en situation de handicap. Ce sont là certains des dossiers que nous souhaitons régler.  Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est que nous sommes arrivés au bout de nos options pour faire progresser les discussions et nous n’hésiterons pas à exercer notre droit de grève si la situation ne débloque pas d’ici là », explique Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ.

« Aujourd’hui, ce sont nos enseignantes et enseignants de cégep qui dénoncent l’attitude de fermeture du gouvernement, mais les mandats de grève s’accumulent aussi dans les autres syndicats du secteur public de la CSN. Le gouvernement ne peut plus gérer cette négociation selon ses seules priorités électorales ou selon les crises médiatiques. Sur le terrain, il y a des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs, dont une forte proportion de femmes, qui doivent pallier les multiples problèmes d’attraction, de rétention et de surcharge de travail, alors, là, il doit faire le choix de soutenir tous les services publics », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

La grève touchera 45 cégeps et aura lieu de midi le 11 mai à midi le 13 mai si la partie patronale persiste à rendre les pourparlers inopérants.

Liste des syndicats concernés :

Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de Sept-Îles
Syndicat des enseignantes et des enseignants de l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec
Syndicat des enseignantes et des enseignants du Centre d’études collégiales Baie-des-Chaleurs
Syndicat des Enseignantes et Enseignants du Collège de l’Outaouais
Heritage Faculty Association
Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep Régional de Lanaudière à Joliette (FNEEQ-CSN)
Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption
Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep régional de Lanaudière à Terrebonne
Syndicat des professeures et des professeurs du Cégep de Saint-Jérôme
Syndicat des enseignantes et des enseignants du Collège Lionel-Groulx
Syndicat des professeurs du collège d’enseignement général et professionnel de Saint-Laurent
​​Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep Montmorency
Syndicat des professeurs du Collège d’enseignement général et professionnel de Maisonneuve
Syndicat des professeurs du Collège d’enseignement général et professionnel du Vieux Montréal
John Abbott College Faculty Association
Syndicat du personnel enseignant du Collège d’enseignement général et professionnel d’Ahuntsic
Syndicat des professeurs du Collège Marie-Victorin
Syndicat des professeurs du Collège Dawson
Vanier College Teachers Association
Syndicat des professeurs du Collège d’enseignement général et professionnel de Rosemont
Syndicat de l’enseignement du Cégep André-Laurendeau (SECAL)
Syndicat du personnel enseignant du Centre d’études collégiales à Chibougamau – CSN
Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue
Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep Limoilou
Syndicat des professeures et professeurs du Collège d’enseignement général et professionnel de Lévis-Lauzon
Syndicat des professeur-e-s du Collège François-Xavier-Garneau
Champlain St-Lawrence College Teachers’ Union
Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep Beauce-Appalaches (CSN)
Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de Thetford
Syndicat du personnel enseignant du Centre d’études collégiales en Charlevoix
Syndicat des enseignantes et enseignants des Campus de La Pocatière et de Montmagny
Syndicat du personnel enseignant du Collège de Chicoutimi (FNEEQ-CSN)
Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep de Saint-Félicien
Syndicat des enseignants du Collège d’Alma (FNEEQ) (CSN)
Syndicat des professeurs et répartiteurs du Centre québécois de formation aéronautique
Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Jonquière
Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke – CSN
Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de Granby-Haute-Yamaska
Syndicat des professeurs du Cégep de Saint-Hyacinthe
Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu
Syndicat des professeures et professeurs du collège Édouard-Montpetit (CPPCEM)
Syndicat des enseignants du Cégep Champlain (St-Lambert) (CSN)
Syndicat des professeurs du Collège de Valleyfield
Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Shawinigan
Syndicat des professeurs du Collège d’enseignement général et professionnel de Trois-Rivières

 

 

Le budget provincial : des promesses séduisantes, un accueil mitigé

« L’enseignement supérieur a été déclaré comme un service essentiel ainsi qu’une priorité par le gouvernement Legault. On ne peut que se réjouir de l’attention qu’accorde enfin ce gouvernement aux études postsecondaires, mais le détail des investissements montre qu’il y aura finalement peu d’argent accordé aux enseignantes et aux enseignants des réseaux collégial et universitaire », constate Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN). 

Malgré un déficit prévu de 12,5 G$ en 2021-2022, le ministre des Finances, Éric Girard, injecte 700 M$ de dollars en enseignement supérieur jusqu’en 2026. Nous nous réjouissons qu’une bonne partie de ces sommes vienne en aide aux étudiantes et aux étudiants, qui ont particulièrement souffert des impacts de la pandémie. Nous nous interrogeons toutefois sur les mesures d’encouragement, qui ciblent des domaines particuliers (notamment les technologies de l’information) au détriment des autres. Nous tenons à rappeler que l’enseignement supérieur n’est pas au service des besoins du marché de l’emploi. 

Par ailleurs, nous constatons que, du primaire à l’université, le gouvernement mise de manière insistante sur le virage numérique, l’intelligence artificielle et le déploiement de solutions informatiques. Nous ne partageons pas cet engouement pour la technologie. L’enseignement en présence doit être maintenu et favorisé dans tous les ordres d’enseignement, et il ne faut surtout pas tirer de conclusions hâtives de la pandémie. Cependant, les décisions concernant l’utilisation des sommes annoncées devront refléter les préoccupations et les besoins exprimés par les enseignantes et les enseignants, qui ont été au premier plan de l’adaptation et de la poursuite des activités d’enseignement durant la dernière année. Nous craignons que de tels investissements ne fassent qu’alimenter la concurrence entre les établissements. 

Quant au primaire et au secondaire, la Fédération se réjouit des investissements de 170 millions annoncés pour « Soutenir la consolidation des apprentissages en contexte de crise sanitaire », mais signale que la nature de ces investissements devra être précisée en collaboration avec le personnel enseignant. De plus, les 70 M$ octroyés « afin de valoriser la profession enseignante et les carrières en éducation, de soutenir les étudiants en enseignement et leur intégration en emploi ainsi que de mobiliser les personnes qui travaillent au quotidien auprès des élèves du Québec » d’ici 2025-2026 risquent de s’avérer bien insuffisants. 

La Fédération accueille favorablement le soutien annoncé de 41 M$ d’ici 2025-2026 pour les établissements d’enseignement supérieur en région, mais elle souligne néanmoins que les besoins sont beaucoup plus importants. 

« L’éducation et l’enseignement supérieur forment les citoyennes et les citoyens qui façonneront la société québécoise. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de sortie de crise difficile, il s’avère important de bien les soutenir. Qu’enfin le déficit provincial ne représente plus un frein constitue une bonne nouvelle », souligne Caroline Quesnel. 

Vigilance et regrets
Personne ne peut ignorer que l’enseignement en mode non présentiel a accentué les inégalités et a eu un impact important sur la motivation ainsi que le parcours scolaire de milliers d’étudiantes et d’étudiants. La situation a alourdi considérablement la tâche des enseignantes et des enseignants et elle devrait perdurer durant les prochains mois, si ce n’est les prochaines années. L’annonce d’aujourd’hui est ainsi bien accueillie par la Fédération, qui, malgré tout, restera vigilante afin que les sommes injectées soutiennent concrètement le personnel enseignant des cégeps et des universités et répondent enfin aux besoins criants qu’ils expriment depuis plusieurs années. 

Par ailleurs, la Fédération attend avec impatience la publication du Plan d’action pour la réussite en enseignement supérieur, doté d’un budget de 150 M$ d’ici 2025-2026. Nous mettons toutefois en garde le ministère sur le danger de concevoir la réussite uniquement en fonction de l’atteinte de cibles de diplomation sans tenir compte des impacts de la pandémie sur la persévérance et la motivation étudiantes.   

La FNEEQ-CSN, qui représente notamment les enseignantes et des enseignants dans 45 établissements collégiaux publics, soit environ 85 % d’entre elles et eux, dénonce, à l’instar de la CSN, qu’aucune somme ne soit prévue afin de régler les négociations du secteur public. Si le gouvernement veut reconnaître la contribution des salarié-es de l’État dans la santé, dans les organismes gouvernementaux de même que dans l’éducation et l’enseignement supérieur, les bons mots ne suffisent pas : les actes doivent suivre la parole.  

Nous regrettons que le gouvernement ait décidé de maintenir les versements au Fonds des générations et qu’il ne procède pas à la révision majeure de la fiscalité souhaitée par la Coalition Main rouge, dont elle est membre. Ce faisant, l’État se prive encore une fois de ressources importantes pour soutenir les services publics. Aussi, la décision de la CAQ d’uniformiser le taux de taxe scolaire privera l’éducation et l’enseignement supérieur de plus de 3,6 G$ entre 2020 et 2026. Tout porte à croire qu’à la suite des prochaines élections provinciales, le Québec subira une autre cure d’austérité. Les membres de la FNEEQ-CSN seront une fois de plus prêts et prêtes à se battre !

La FNEEQ dénonce la composition du comité sur la reconnaissance de la liberté académique

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) déplore que le comité sur la reconnaissance de la liberté académique mis sur pied par la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, soit composé uniquement de professeur-es d’université et d’une personne représentant le corps étudiant. On n’y trouve aucun membre provenant des chargé-es de cours universitaires ou des professeur-es de cégep, qui sont aussi au cœur de l’enseignement supérieur et qui ont des préoccupations légitimes à l’égard de la liberté académique.

« Durant les derniers mois, les cas les plus médiatisés ont impliqué exclusivement des personnes chargées de cours. Qu’aucune place sur ce comité ne soit accordée à un représentant de ce groupe est franchement décevant et mal avisé », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

Les enseignantes et enseignants contractuels assument plus de 60 % de l’enseignement au premier cycle, ce qui les place au centre du débat sur la liberté d’enseignement, laquelle est au cœur de la liberté académique. Ces enseignantes et enseignants précaires et vulnérables sont alors laissé-es à eux-mêmes ne sachant pas s’ils pourront compter sur le soutien de leur direction.

Les enjeux entourant la liberté académique, tout comme ceux de lutte aux discriminations, sont complexes et doivent faire l’objet d’un dialogue entre toutes les parties prenantes. La FNEEQ–CSN entend y prendre part.

« Pour que le comité puisse réaliser une analyse complète de l’état des lieux et proposer des pistes de solution, l’expertise de tous les personnels enseignants œuvrant dans les collèges et les universités doit être mise à contribution. J’invite la ministre McCann à réviser la composition de ce comité afin de mieux refléter la réalité », conclut Caroline Quesnel.

État de choc dans les cégeps, des femmes poussées vers la voie de garage

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) rappelle que l’égalité des chances restera hors d’atteinte tant que le gouvernement restera indifférent aux impacts différenciés selon le genre qu’entraînent ses décisions. Dans cette perspective, la fédération dénonce vivement les récentes attaques contre des programmes collégiaux qui qualifient en grande majorité des femmes, et leur donnent accès à des professions intéressantes et recherchées.

D’abord, il est particulièrement gênant pour le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) de penser éliminer le programme de Bureautique, qui qualifie durablement une grande majorité de femmes en leur offrant des perspectives d’avancement en cours de carrière que le diplôme d’études professionnelles (DEP) du secondaire n’offre pas. Alors que les employeurs s’arrachent les finissantes du diplôme d’études collégiales (DEC), trop peu nombreuses pour pourvoir les postes disponibles, le MES abolit le programme, puis propose une voie de sortie beaucoup moins riche en termes de contenu. La fermeture du programme limiterait une vaste majorité de femmes sur le plan professionnel puisque 90 % de l’effectif étudiant est féminin.

Il est aussi très préoccupant de voir l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) et l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec (OPIQ) ― qui représentent une vaste majorité de femmes, revendiquer que l’accès à la profession ne passe plus par des DEC qualifiants du collégial, mais par un diplôme universitaire. La Fédération ne s’oppose pas à la formation universitaire dans ces domaines, mais rappelle qu’elle vise des finalités différentes de celles du DEC et est moins accessible que la formation collégiale, notamment en termes de coûts et de nombre d’établissements qui l’offrent.

« La pandémie a exacerbé le manque criant d’infirmières et d’inhalothérapeutes dans le réseau. Ce n’est pas en mettant de nouveaux freins à l’entrée dans la profession qu’on attirera plus de candidates et qu’on palliera le manque de personnel qualifié dans la profession », affirme Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

Encore en 2021, on déplore que les femmes soient plus touchées par la précarité financière que les hommes et qu’elles assument également une plus grande part du travail invisible, notamment celui qui est lié à l’organisation familiale. Dans ce contexte, il est contraire à toute logique de priver une majorité d’étudiantes et de futures travailleuses de perspectives d’emploi intéressantes et très accessibles grâce au réseau public des cégeps, qui leur offre un enseignement supérieur gratuit dans toutes les régions du Québec.

L’enseignement à distance post-pandémie : pas si vite, dit la FNEEQ

À la suite de la publication aujourd’hui d’une lettre adressée à la ministre Danielle McCann et signée par 55 professeur-es de cégep, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), qui représente environ 85 % des gens enseignant dans le réseau collégial public, tient à réitérer la valeur inestimable de l’enseignement en présence et ses avantages incomparables.  

La dernière année a obligé le personnel enseignant à improviser et à multiplier les efforts pour diminuer sensiblement l’impact de la pandémie sur la réussite ainsi que sur la persévérance des étudiantes et des étudiants. Cela dit, elle n’a pas encore permis de réfléchir collectivement aux balises essentielles à l’intérieur desquelles le développement de l’enseignement à distance doit s’effectuer. La façon de dispenser la formation collégiale, par exemple en présence ou non, ou de manière synchrone ou asynchrone, doit pouvoir se justifier tant sur le plan de la pédagogie que sur celui du développement psychosocial. De plus, la fédération estime qu’il s’avère impératif que la qualité et la richesse des interactions ainsi que le développement de compétences relationnelles et communicationnelles restent des critères d’appréciation aussi importants pour les cours à distance que pour ceux qui sont donnés en mode présentiel. Il importe que tout mode de transmission de la formation vise le développement des personnes sur les plans humain, citoyen et professionnel de même que le développement de leur autonomie et de leur esprit critique.

 « La pandémie a fait en sorte que la formation en mode non présentiel s’impose sans réelle réflexion, préparation ou discussion. En raison de son caractère inédit, cette période ne doit surtout pas servir de modèle pour l’avenir de l’enseignement supérieur », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN. « Nous ne sommes pas encore sortis de la crise sanitaire et il serait prématuré, autant pour le ministère de l’Enseignement supérieur que pour les directions d’établissement, de prendre des décisions à cet égard, notamment en lien avec l’instauration généralisée de l’enseignement comodal. »

 Afin de permettre à toutes les enseignantes et à tous les enseignants de se faire entendre, la fédération demande que les conventions collectives prévoient la consultation des instances concernées (département, comité de programme, etc.) avant toute mise en œuvre d’un enseignement à distance.

« Nous ignorons encore où nous en serons l’automne prochain et la contribution de toutes les personnes préoccupées par l’avenir de l’enseignement supérieur est la bienvenue. Ce type de discussion doit se faire dans les lieux appropriés, par exemple les assemblées générales », conclut Yves de Repentigny, vice-président et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

LA FNEEQ-CSN met en garde contre l’improvisation et la précipitation

C’est avec circonspection que la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) accueille les précisions apportées par la ministre Danielle McCann quant au retour des étudiantes et des étudiants dans les cégeps et les universités au moins une journée par semaine. Maintes fois réclamée par la Fédération, la reprise de l’enseignement en présence doit s’effectuer sans précipitation, dans des conditions favorisant son succès.

Une véritable concertation entre les directions d’établissement et les syndicats représente un passage obligé. Pour Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN, ce dialogue devient essentiel puisqu’enseigner simultanément en présence et à distance, tel que souhaite l’imposer la ministre McCann, occasionnera une surcharge de travail importante pour les enseignantes et les enseignants déjà épuisé-es et pourrait contrevenir aux dispositions des contrats de travail et des conventions collectives.

« Nous devons garantir la sécurité des milieux d’enseignement et porter une attention particulière à celles et ceux qui se trouvent dans une situation de grande vulnérabilité face au coronavirus. Personne ne serait gagnant si la rentrée s’effectuait sans discuter des modalités avec les enseignantes et les enseignants de chaque établissement et sans que leurs préoccupations et inquiétudes soient considérées, » souligne-t-elle.

L’improvisation est donc à proscrire dans les circonstances et cette mise en garde s’adresse tout autant au gouvernement, qui devra privilégier la stabilité et, dans la mesure du possible, la prévisibilité des activités d’enseignement jusqu’à la fin de la session. Un retour en arrière serait le pire des scénarios aux yeux de la Fédération.

« Il est difficile, en contexte de pandémie, de donner un enseignement équivalant à ce qui se fait habituellement en classe sans hypothéquer notre santé physique et psychologique ainsi que celle des étudiantes et des étudiants. Nos membres comprennent qu’il s’agit d’un premier pas vers une certaine normalité. Une désillusion serait catastrophique », conclut Caroline Quesnel.

Durant la dernière année, les enseignantes et les enseignants ont dû faire preuve de créativité et multiplier les efforts pour diminuer l’impact de la pandémie sur la réussite éducative. Toutefois, ce qu’a avant tout exposé la crise sanitaire, c’est la valeur inestimable de l’enseignement en présence, tant pour le personnel enseignant que pour la population étudiante.

Fermeture du programme Techniques de bureautique : des femmes et des entreprises pénalisées.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) est choquée de voir que le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) envisage toujours d’abolir le programme Techniques de bureautique dans les cégeps du Québec, et ce, après avoir dit montrer de l’ouverture à une réévaluation de la situation. Avec un taux de placement des finissantes et finissants qui frôle les 100 %, aucun argument probant ne soutient une décision aussi radicale alors que les employeurs s’arrachent les diplômé-es compte tenu du niveau de compétence élevé qui les distingue.

La FNEEQ trouve particulièrement inquiétant de voir que le MES songe à la fermeture d’un programme dont la pertinence demeure, sans même avoir cherché à le mettre à jour depuis 1999. Heureusement, les enseignantes et les enseignants n’ont pas attendu le ministère pour adapter le contenu des cours afin que les connaissances soient toujours en harmonie avec les besoins des milieux de travail. En effet, les personnes détentrices d’un diplôme d’études collégiales (DEC) en Bureautique accomplissent des tâches administratives qui touchent tant la gestion que la communication ou la technologie et qui requièrent une grande autonomie de même qu’un jugement critique et éthique bien développé.

D’ailleurs, en février 2018, le Palmarès des carrières plaçait pourtant le poste de « secrétaire de direction », au troisième rang de son Top 3 des professions les plus prometteuses pour les diplômé-es du collégial. « Nous sommes particulièrement préoccupé-es par une fermeture qui limiterait une vaste majorité de femmes sur le plan professionnel puisque 90 % de l’effectif étudiant est féminin. Les candidates potentielles n’auraient d’autre choix que de se tourner vers le diplôme d’études professionnelles (DEP) du secondaire, qui les limiterait tant sur le plan de l’avancement professionnel que sur celui du salaire », précise Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

« Les enseignantes et les enseignants font valoir depuis plusieurs années la nécessaire mise à jour du titre du programme et de ses voies de spécialisation pour les rendre plus attrayants et plus représentatifs des perspectives de carrière qu’offre véritablement le programme : pourquoi le MES n’envisage-t-il pas cette solution d’une simplicité frappante? Abandonner une mauvaise idée ne constitue jamais un aveu de faiblesse », affirme Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ–CSN.

La Fédération a réuni, les 15 et 16 octobre derniers, des professeur-es de Techniques de bureautique des 15 syndicats affiliés dont le collège qui offre le programme pour dégager des pistes de solutions afin d’en assurer l’avenir. Unanimement, celles-ci et ceux-ci lancent un appel au ministère afin qu’il s’engage plutôt sur la voie logique d’une révision en profondeur de la formation. Toutes et tous se disent prêts à y participer en grand nombre.

 

 

Examens virtuels au cégep

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) s’inquiète que le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) envisage d’obliger les cégeps à basculer en mode complètement virtuel à partir du 17 décembre, comme c’est déjà le cas pour le primaire et le secondaire. La fédération estime qu’une telle décision porterait préjudice à l’équité entre les étudiantes et les étudiants quant à l’évaluation des compétences.

« On sait à quel point il est facile de recourir au plagiat et à la fraude à distance. L’exemple éloquent de l’application “PhotoMath”, qui permet d’avoir la solution à un problème de calcul différentiel ou intégral à l’aide d’une simple photo prise avec le cellulaire, suffit à lui seul à montrer tous les dangers liés à un passage à des examens en mode non présentiel seulement », précise Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ–CSN.

Beaucoup d’enseignantes et d’enseignants comptent sur les examens en présence pour véritablement jauger les apprentissages réalisés. En modifiant les plans à si brève échéance, on viendrait les en empêcher tout en ne leur laissant pas suffisamment de temps pour arriver avec des solutions de rechange qui permettront d’atteindre adéquatement cet objectif.

Pour Yves de Repentigny, le MES risque de mettre le feu aux poudres dans les collèges puisque cela viendrait obliger des enseignantes et des enseignants déjà surmenés et pas très éloignés du point de rupture tant physique que psychologique à chambarder à la dernière minute les évaluations qu’elles et ils avaient préparées.

Ajoutons que, compte tenu du nombre d’étudiantes et d’étudiants qui occupent un emploi dans des commerces et qui vont probablement beaucoup travailler durant la période des Fêtes, le basculement en mode virtuel à 100 % risque de ne pas avoir l’effet préventif escompté puisque, contrairement aux jeunes du primaire et du secondaire, ces personnes ne se retrouveront pas en situation d’isolement relatif.

Vingtième édition de la Journée nationale des chargées et chargés de cours

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) est fière de souligner aujourd’hui la 20e édition de la Journée nationale des chargées et chargés de cours. Celle-ci s’inscrit dans une vaste campagne qui vise à faire connaître la grande diversité des profils des personnes chargées de cours et leur apport inestimable à la formation des étudiantes et des étudiants. Cette année, la crise sanitaire qui bouleverse nos vies et le monde de l’enseignement a plutôt mis en exergue la précarité de leur travail, pourtant inestimable pour la société québécoise. Cette réalité est toutefois méconnue et mérite qu’on la fasse connaître.

Sous l’appellation de chargé-e de cours, on trouve de nombreux titres d’emplois, notamment les tutrices et tuteurs en formation à distance, les professeur-es enseignants, les superviseur-es de stage, les chargé-es d’enseignement, les chargé-es de formation pratique et les chargé-es de clinique. Toutes et tous contribuent à leur façon à la qualité de l’enseignement offert dans les universités. Plusieurs font aussi de la recherche et de la création.

Les conditions de travail de ces personnes se sont particulièrement détériorées au cours des derniers mois. L’adaptation des cours en mode non présentiel et l’augmentation de la taille des groupes-cours qui s’en est suivie ont occasionné un important alourdissement du travail sans nécessairement que les universités accordent des ressources supplémentaires. À contrario, certaines enseignantes et certains enseignants ont obtenu moins de groupes-cours, voyant ainsi leur charge de travail diminuer de façon importante.

« Ces enseignantes et ces enseignants contractuels assument plus de 60 % de l’enseignement au premier cycle et une part de plus en plus grande de ce dernier aux cycles supérieurs. Sur ce plan, nous pouvons prétendre que leur expertise et leur passion servent de rempart pour préserver la qualité de l’enseignement universitaire malgré le peu de reconnaissance obtenue jusqu’ici des directions des universités. Il est temps de rectifier le tir », souligne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération.

Le personnel enseignant, le grand oublié de la mise à jour économique

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) accueille avec des sentiments partagés l’annonce du ministre des Finances, Éric Girard, qui, dans le cadre de la mise à jour économique du gouvernement, injecte 25 millions de dollars pour faciliter l’accès au réseau collégial et la diplomation. Une portion indéterminée, mais nettement insuffisante de cette somme est destinée à l’embauche ponctuelle de personnel enseignant et au soutien psychologique des profs de Cégep. Aucun investissement n’est cependant prévu pour soutenir les personnes chargées de cours universitaires, qui sont des enseignantes et des enseignants à statut précaire et dont les conditions de travail se sont particulièrement détériorées au cours des derniers mois. Ces fonds apparaissent terriblement dérisoires vu la crise dans laquelle a été plongé le monde de l’éducation et de l’enseignement supérieur depuis le début de la pandémie.

La FNEEQ–CSN réclame depuis plusieurs mois des ressources supplémentaires dédiées exclusivement aux ressources enseignantes de manière à alléger la tâche durant cette période inédite. Un récent sondage a d’ailleurs mis en relief tout le drame qui se joue actuellement derrière les écrans des enseignantes et des enseignants. Les attentes étaient grandes; la déception l’est tout autant.

Pour la fédération, le gouvernement envoie un mauvais signal aux enseignantes et aux enseignants, qui espéraient mieux respirer la session prochaine. Les sommes annoncées pour les Cégeps sont destinées à une longue liste de « mécanismes compensatoires » qui incluent le tutorat par les pairs, le soutien scolaire, l’achat de services et de matériel. L’exercice risque fort de se solder par un saupoudrage inefficace des ressources
.
« Afin de maintenir la mobilisation et l’engagement du personnel enseignant dans le contexte de la pandémie, le gouvernement doit investir des sommes substantielles pour faire une réelle différence dans leur travail. Nous martelons depuis des mois que les conditions d’apprentissage sont étroitement liées aux conditions d’enseignement. Le message ne semble pas avoir été bien compris. L’impact sur la persévérance et la réussite éducative pourrait se faire sentir sur des années », déplore Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

Un filet social à renforcer
Selon la FNEEQ–CSN, la population du Québec a suffisamment souffert du désinvestissement dans les services publics, l’éducation, l’enseignement supérieur, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome.

En vue du prochain budget, qui déterminera en grande partie notre capacité collective à traverser cette crise et les autres qui pourraient survenir, la fédération demande au gouvernement Legault d’adopter, dès le prochain budget, les solutions fiscales qui lui permettront de procéder aux investissements nécessaires pour renforcer le filet social.

La FNEEQ–CSN, qui est membre de la Coalition Main rouge, invite donc les membres de tous ses syndicats et la population à signer la pétition qu’elle lance aujourd’hui.

Les ZOOMbies sortent des cégeps

Cette année, la pandémie a fait naître une catégorie de créatures encore jamais observées au Québec : les ZOOMbies ! Ce matin, en effet, des centaines de profs de cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) sortent de leurs écrans et des nombreuses plateformes virtuelles d’enseignement qui les ont transformés en ZOOMbies pour grogner leur désarroi devant les bureaux du ministère de l’Enseignement supérieur (MES) à Montréal et à Québec ainsi que dans des cégeps de toutes les régions de la province. Aucun maquillage n’est cependant nécessaire tant leurs yeux sont cernés et leur dos est voûté par la surcharge de travail. Les ZOOMbies manifestent en appui aux porte-parole de la FNEEQ-CSN, qui revendiquent au même moment des ressources supplémentaires au MES.

Depuis le début de la crise sanitaire, la tâche enseignante est fortement alourdie par l’adaptation importante des cours, tant en présence qu’en modes hybride ou non présentiel, ainsi que par les besoins extraordinaires des étudiantes et des étudiants en termes d’encadrement. Transformés symboliquement en ZOOMbies, les profs lancent un cri du cœur et projettent l’image de ce qui les attend si elles et ils n’obtiennent pas de ressources enseignantes substantielles pour alléger le fardeau vécu cet automne.

À peine quelques semaines après le début de la session, la situation s’avérait déjà alarmante selon un sondage qui a démontré que la détresse psychologique touchait plus de la moitié des enseignantes et des enseignants. Les ressources supplémentaires accordées jusqu’ici par le gouvernement ont eu peu d’impact sur la tâche enseignante puisqu’elles ont été utilisées par les directions d’établissement pour combler d’autres besoins. « Nous espérons obtenir une enveloppe financière importante et dédiée exclusivement à l’allégement de la tâche enseignante durant la pandémie. La capacité à bien encadrer celles et ceux qui suivent nos cours est cruciale pour assurer la persévérance et la réussite éducative de toutes les populations étudiantes : les conditions d’apprentissage et les conditions d’enseignement vont de pair », précise Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

« Toutes les communautés sont actuellement mobilisées pour atténuer les impacts de la crise. Les enseignantes et les enseignants ne font pas exception et se trouvent aux premières loges pour former les citoyennes et les citoyens de demain au bénéfice de toute la société québécoise. Voulons-nous vraiment les abandonner ? Espérons que nous saurons redonner rapidement un visage plus humain à leur profession », conclut Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

« On fonce tout droit dans un mur! »

« Si rien n’est fait pour améliorer les conditions dans lesquelles travaillent les profs de cégep durant la pandémie de COVID-19, on fonce tout droit dans un mur! »

C’est ainsi que réagit Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), aux résultats d’un sondage mené à l’initiative de plusieurs syndicats affiliés à cette dernière auprès de plus de 2 400 enseignantes et enseignants. Il s’agit d’un échantillon d’une taille impressionnante puisqu’il constitue environ 16 % de l’effectif total que la Fédération représente dans les collèges publics. Cela traduit la préoccupation majeure de ce dernier pour un ajout de ressources à l’enseignement de toute urgence.

Ce sondage révèle que la tâche du personnel enseignant du réseau collégial s’est considérablement alourdie. Par exemple, un pourcentage important des répondant-es estiment que la préparation des cours (93 %), l’encadrement des étudiantes et des étudiants (83 %), la préparation des stages (74 %) et la correction (69 %) leur prennent plus de temps, passant dans certains cas du simple au double. Le questionnaire révèle aussi qu’en conséquence, une forte majorité d’enseignantes et d’enseignants se disent notamment incapables de réaliser à leur entière satisfaction les activités particulières d’encadrement (80 %), l’adaptation des cours en fonction des groupes (76 %) et l’encadrement au quotidien des étudiantes et des étudiants (73 %). La crise actuelle crée sans équivoque une véritable « surtâche »; le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) doit impérativement le reconnaître et agir concrètement pour que cela se traduise dans la réalité du corps professoral.

Plus alarmant encore, d’après les réponses à une question destinée à évaluer la santé psychologique, 22 % des personnes ayant participé à l’enquête se sont classées à un niveau élevé de détresse dans une échelle appelée Kessler-6 ou K6. « Le Ministère doit injecter des ressources dans l’enseignement le plus tôt possible, particulièrement pour réduire la taille des groupes; autrement, des gens y laisseront leur santé. Les profs s’impatientent. Peut-on leur envoyer un signal clair qu’on leur permettra de mieux respirer la session prochaine? », demande Yves de Repentigny. « Le gouvernement doit investir des sommes substantielles pour faire une réelle différence dans le travail de celles et de ceux qui se dévouent afin d’assurer la persévérance et la réussite de toutes les populations étudiantes en dépit de la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons », conclut-il.

Journée mondiale des enseignants : ne laissez personne de côté !

Célébrée annuellement le 5 octobre depuis 1994, la Journée mondiale des enseignant(e)s a en 2020 pour thème « Enseignants : leaders en temps de crise et façonneurs d’avenir ». La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) fait entièrement sien le thème retenu cette année par l’Internationale de l’Éducation et l’UNESCO, et souligne le leadership inestimable dont font preuve les enseignantes et les enseignants durant cette période trouble et éprouvante. La crise a révélé que les enseignantes et les enseignants sont des intervenants de première ligne.

La pandémie de COVID-19 pose de nouveaux défis aux systèmes éducatifs, déjà soumis à de fortes contraintes. Compromettant trop souvent leur propre santé, les enseignantes et enseignants de tous les niveaux d’enseignement font preuve chaque jour de détermination, de professionnalisme et de créativité afin de permettre à chaque élève, chaque étudiante ou chaque étudiant de poursuivre son apprentissage. L’alourdissement important du travail que cela implique pourrait cependant être atténué par l’ajout de ressources supplémentaires ou la diminution de la taille des groupes-cours.

« Les enseignantes et les enseignants doivent être en mesure d’encadrer adéquatement les élèves, les étudiantes et les étudiants, particulièrement les plus vulnérables, mais il faut aussi leur donner des conditions de travail convenables. Personne ne doit être laissé de côté et cela inclut le personnel enseignant », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQCSN, organisation qui représente près de 35 000 enseignantes et enseignants, de la maternelle à l’université et provenant de toutes les régions du Québec.

Rappelons que le choix du 5 octobre pour souligner la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants est lié à la recommandation de l’UNESCO et de l’Organisation internationale du travail relative à la condition des enseignantes et des enseignants, signée à la même date en 1966. La Recommandation concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur, adoptée en 1997, complète la Recommandation de 1966 pour y adjoindre le personnel de recherche et d’enseignement de l’enseignement supérieur.

La francisation, une tour de Babel aux cégeps de Saint-Laurent et Bois-de-Boulogne

En négociation depuis plus de 15 mois, les animatrices de francisation et les agentes d’intégration des immigrant.es des cégeps de Saint-Laurent et Bois-de-Boulogne sont choquées par l’attitude des représentants patronaux à la table de négociation. Malgré la présence d’un conciliateur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, on a constaté très peu d’avancées significatives à la table de négociation. La situation est telle que le conciliateur a pris la décision de suspendre son intervention ayant avisé les parties que son implication s’avérait infructueuse.

Pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), le peu d’ouverture de la part des représentants patronaux depuis le début, frôle le mépris. Bien qu’étant employées par des établissements publics d’enseignement, ces femmes n’ont toujours pas droit aux mêmes conditions de travail que leurs collègues. Le temps est venu d’obtenir davantage d’équité et de justice pour ces femmes à statuts précaires, mais essentiELLES pour l’intégration des néo-Québécoises et néo-Québécois, et cela, quoi qu’en pensent les directions des cégeps de Saint-Laurent et Bois-de-Boulogne.

Une tour de Babel
Pour Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN, le français est au cœur de l’identité québécoise, l’intégration des immigrant.es dans leur nouvelle société passe par sa promotion et devrait être une priorité pour l’État. Or quand il est question de la négociation de leurs conditions de travail, les animatrices de francisation et les agentes d’intégration se retrouvent plutôt au cœur d’une véritable tour de Babel.

Ce qui est surtout surprenant, c’est que ces employées en francisation et intégration sont embauchées par les cégeps à la demande du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration et non pas de celui de l’Enseignement supérieur. « Ces femmes travaillent dans les cégeps, côtoient les autres employé.es de l’établissement, utilisent les mêmes ressources et sont sous l’autorité de la même direction, mais elles n’ont pas les mêmes droits. Elles font pourtant un travail essentiel et particulièrement difficile en période de pandémie », conclut Caroline Quesnel.

Enseignement en temps de COVID : les profs de cégep réclament l’amélioration des conditions d’apprentissage

Les professeur.es de cégep sont profondément irrités par le manque flagrant de vision dont a fait preuve le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour la rentrée scolaire, et dénoncent avec vigueur le fait que les ressources additionnelles arrivent trop peu, trop tard et sans aucune garantie d’être allouées à l’enseignement.

Elles et ils signalent par ailleurs la mauvaise gestion de plusieurs directions de collège, qui disent se soucier des étudiantes et des étudiants sans que les ressources additionnelles accordées par le Ministère se rendent jusque dans les classes pour assurer l’encadrement optimal de toutes les populations étudiantes par le personnel enseignant.

« Nous interpellons le MEES et les directions de collège pour que les ressources se traduisent concrètement dans la tâche enseignante afin de pallier l’alourdissement important du travail qui relève directement de la pandémie. Les enseignantes et les enseignants doivent être en mesure d’encadrer adéquatement les étudiantes et les étudiants, particulièrement les plus vulnérables. », explique Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), un message que clament avec lui les représentantes et les représentants des 45 syndicats affiliés à la Fédération, qui regroupe 85 % des enseignantes et des enseignants du réseau des cégeps.

Dans le contexte de la pandémie, un nombre incalculable d’heures sont requises pour adapter les cours et maintenir le contact avec les étudiantes et les étudiants dans toutes les situations d’enseignement. Des groupes ont, par exemple, été fractionnés pour permettre que certains cours soient donnés dans les salles de classe, augmentant le nombre d’heures de prestation pour le personnel enseignant. Dans d’autres cas, comme celui de cours offerts en mode dit non présentiel, le nombre d’étudiantes et d’étudiants élevé ne favorise pas l’encadrement adéquat que les conditions requerraient. Cela a un impact considérable sur la charge de travail des enseignantes et des enseignants, qui sont inquiets pour la réussite et la persévérance scolaires de la population étudiante.

Les incertitudes qui planent sur le déroulement de la session et la complexité de la conciliation travail-famille en période de pandémie sont autant d’éléments qui accroissent les difficultés et le sentiment de désarroi des enseignantes et des enseignants.

« Force est de constater, quelques semaines à peine après le début des cours, que nous sommes déjà éreintés, un état qui semble être aussi celui de plusieurs étudiantes et étudiants. Ces signes nous inquiètent et nous font craindre une détresse psychologique plus grande chez le personnel enseignant et la population étudiante. », affirme Yves de Repentigny.

Centre québécois de formation aéronautique (CQFA)

Encore une fois, le ministère de l’Enseignement supérieur suscite la grogne en autorisant un établissement privé à compétitionner avec l’une des cinq Écoles nationales du Québec, le Centre québécois de formation aéronautique (CQFA), un de nos fleurons. Après avoir accordé l’an dernier une licence d’enseignement au collège Air Richelieu, c’est au tour du collège Mérici de Québec de bénéficier des faveurs ministérielles. Pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), en agissant ainsi, le gouvernement affaiblit d’une certaine façon le CQFA en étendant l’offre de formation en pilotage d’aéronefs aux établissements privés, le plaçant ainsi dans une situation de compétition malsaine avec ces derniers pour l’octroi du diplôme d’études collégiales (DEC) dans ce programme.

« Autoriser un établissement privé à concurrencer une école nationale de haut niveau cause un préjudice sérieux au développement du CQFA. La décision de la ministre Danielle McCann va à l’encontre de ses propres règles en matière d’éducation puisqu’elle retire l’exclusivité d’un programme à une école nationale, qui plus est située en région », souligne Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN. « Or, le caractère exclusif de tels programmes s’avère d’une importance capitale pour la vitalité des cégeps situés hors des grands centres. »

« Nous allons solliciter une rencontre avec la ministre. Cette décision ne tient pas la route. Nous sommes fiers du rayonnement du CQFA dans toute la francophonie et je suis persuadée que Madame McCann en retire aussi une grande satisfaction. Nous allons collaborer avec le Cégep de Chicoutimi, dont relève ce centre, et le gouvernement pour trouver rapidement une solution », conclut Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

Enseignement supérieur : mais où est donc la ministre Danielle McCann?

Madame Danielle McCann, ministre de l’Enseignement supérieur,

Soixante jours bien comptés se sont écoulés depuis votre nomination au ministère de l’Enseignement supérieur. Tous les gens du milieu, dont les 34 000 membres de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), se sont réjouis de la création de votre poste. Mais depuis, rien ! Pas une seule déclaration, pas un seul mot ! Les plus critiques affirmeront que ce silence est à l’image du vide politique de votre gouvernement en matière d’éducation supérieure depuis son élection.

En contrepartie, nous sommes au rendez-vous ! Comme toutes les travailleuses et tous les travailleurs du Québec, celles et ceux du milieu de l’enseignement supérieur doivent apprendre à s’acclimater à une époque inédite qui force, encore une fois, au dépassement et à l’adaptation. Ici, aucun compromis. Quand il s’agit de la qualité de l’enseignement et du développement des connaissances de nos cégépiennes, cégépiens et universitaires, nos membres, présents dans toutes les régions du Québec, ne ménagent aucun effort. Vous le savez, c’est une question de professionnalisme, d’engagement, mais aussi de passion. Sans délai, en pleine pandémie et confinés, nous avons innové et su modifier nos méthodes d’enseignement dans un contexte de sous-financement, bien documenté avant même la COVID-19. Nous avons sauvé les meubles, pour ainsi dire.

Cependant, permettez-nous d’exprimer une inquiétude répétée de nombreuses fois ces derniers mois par celles et ceux qui défrichent désormais le « terrain virtuel » de l’enseignement supérieur au Québec. Nous faisons face plus que jamais à une « cannibalisation » de l’enseignement à distance au détriment des cours en présence. Bien avant le coronavirus, le discours ambiant, au nom de « la révolution numérique incontournable » dans un monde « globalisé », exerçait des pressions pour déloger l’enseignement en mode présentiel. La crise actuelle accentue ce phénomène.

Vous le savez comme nous, madame McCann, qu’un enseignement à distance efficace nécessite une préparation méticuleuse et coûteuse, ainsi que toute une équipe autonome travaillant en étroite collaboration. Ce type d’enseignement n’est pas nécessairement reconnu pour être adapté aux besoins de toutes les étudiantes et tous les étudiants. C’est sans compter les inégalités sociales qu’il provoque, liées aux problèmes d’accessibilité et de manque de connaissances numériques de plusieurs. Aussi, les risques de décrochage sont bien réels et nous préoccupent grandement.

Nous ne sommes pas opposés à l’enseignement à distance. Toutefois, nous devons souligner ses défis et ses limites quand il est imposé intégralement à l’improviste. Cette transmission du savoir doit demeurer un complément fortement encadré aux études en présence. Depuis la mi-mars, nous assistons davantage à un enseignement « palliatif » en mode non présentiel qu’à un enseignement à distance bien balisé et conforme aux règles de l’art. Il ne doit surtout pas servir de modèle ni perdurer. Nous souhaitons, de toute urgence, connaître vos intentions et votre vision à ce sujet.

Par ailleurs, depuis une cinquantaine d’années, les cégeps et les universités sont des vecteurs économiques essentiels non seulement à la vitalité des grands centres, mais à celle de toutes les régions du Québec. Ils attirent en leur sol cerveaux, étudiantes et étudiants d’ici et d’ailleurs, assurent l’accessibilité d’un très large éventail de programmes aux quatre coins de la province et jouent un rôle de rétention des jeunes. Y a-t-il lieu de craindre pour cette vitalité économique et cette vivacité du savoir dans un monde où l’enseignement à distance deviendrait la norme ? Poser la question, c’est y répondre. À quoi bon s’imprégner d’un milieu de vie riche en relations humaines et en connaissances quand on peut s’isoler devant son écran ?

À quelques jours de la rentrée, nous réclamons, madame McCann, votre présence et une prise de position claire sur ces enjeux afin de soutenir les actrices et les acteurs du terrain. Nous vous demandons de résister aux pressions insistantes de l’enseignement à distance improvisé systématisé. Résistez au nom de la qualité de l’enseignement supérieur. Résistez au nom de la vitalité économique des régions du Québec, que nous représentons toutes.

Caroline Quesnel,

Présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)

Éducation : une nouvelle ministre et un nouveau ministère, une décision bien accueillie en enseignement supérieur

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) accueille favorablement la décision du premier ministre François Legault de scinder le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et félicite Danielle McCann de sa nomination à la tête du nouveau ministère et Émilie Foster au poste d’adjointe parlementaire. Les nombreuses hésitations et voltefaces du ministre Jean-François Roberge depuis le début de la crise sanitaire ont semé la confusion à l’égard des orientations du gouvernement. La Fédération espère que l’arrivée de madame McCann permettra enfin de placer l’enseignement supérieur au cœur des préoccupations gouvernementales ce que n’a pas su réaliser son prédécesseur.

« Avec le gouvernement Legault, l’enseignement supérieur a été pratiquement absent du paysage politique. Avoir un ministère dédié à l’enseignement supérieur facilitera les échanges sur des enjeux qui touchent de près les 30 000 enseignantes et enseignants membres de la fédération », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQCSN.

Dans le contexte actuel, l’arrivée de la ministre McCann représente de nombreux défis dont le principal sera d’assumer un véritable leadership en enseignement supérieur. La Fédération revendique depuis plusieurs semaines d’assurer une équité entre les membres du personnel enseignant, entre les étudiantes et les étudiants ainsi qu’entre les établissements d’enseignement. De plus, la situation nécessite que des ressources spécifiques soient accordées aux établissements collégiaux et universitaires pour soutenir les conditions d’enseignement et d’apprentissage et pour répondre aux circonstances de la crise sanitaire et de l’enseignement en mode non présentiel.

« Nous avons par ailleurs besoin de balises nationales pour protéger les membres du personnel et les étudiantes ou étudiants ayant des problèmes de santé qui amplifient leur vulnérabilité à la COVID-19. Nous devrons obtenir des garanties sur la sécurité des milieux d’éducation et d’enseignement supérieur et nous devrons, avec la collaboration du ministère, porter une attention particulière au bien-être physique et psychologique de tous nos membres », précise-t-elle.

Le remaniement survient par ailleurs en pleine période d’intensification des négociations pour le renouvellement du contrat de travail des enseignantes et des enseignants de cégep. « Madame McCann a maintenant l’occasion de prendre soin des cégeps en y investissant les ressources nécessaires pour l’enseignement. Avec de la volonté, la nouvelle ministre pourrait débuter son mandat avec le règlement d’une convention collective pour l’ensemble du personnel enseignant du réseau collégial », conclut Caroline Quesnel.

Une fin de session sur les chapeaux de roue et un redémarrage encore incertain à l’automne

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) souligne à grands traits le mérite des personnels des établissements d’enseignement, du primaire à l’université, qui ont su réagir promptement et s’organiser avec brio pour pallier la valse-hésitation printanière du ministre Jean-François Roberge. Dans l’urgence, les enseignantes et les enseignants ont assumé énormément d’heures de travail pour l’adaptation et l’encadrement de leurs cours en mode non présentiel. Grâce à leurs efforts et malgré les circonstances, on peut affirmer qu’elles et ils ont littéralement sauvé l’année scolaire qui se conclut sur une note satisfaisante.

L’annonce faite lundi par le ministre Roberge d’une rentrée automnale en présentiel pour le primaire et le secondaire de même qu’en mode hybride en enseignement supérieur nous semble l’hypothèse la plus souhaitable pour favoriser la motivation et le bien-être des étudiantes et des étudiants, mais elle présente de nombreux défis. « Certains jeunes ayant décroché ce printemps vont revenir aux études sans les acquis nécessaires, il faudra prendre le temps de mettre à jour leurs connaissances qui seront assurément inégales. De plus, en enseignement supérieur, la décision du MEES de privilégier les étudiantes et les étudiants amorçant leur parcours dans un établissement ou ayant des difficultés d’apprentissage est louable, mais le maintien de l’enseignement en mode non présentiel nécessite l’investissement de ressources financières supplémentaires pour assurer les meilleures conditions d’apprentissage, pour compenser le travail supplémentaire requis et pour donner aux enseignantes et aux enseignants des conditions de travail convenables », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

La question de la santé et de la sécurité doit cependant rester prioritaire. À cet égard, il est impératif que le Ministère établisse des balises nationales pour protéger les membres du personnel ou les étudiantes ou étudiants ayant des problèmes de santé qui amplifient leur vulnérabilité à la COVID-19. En contexte de pandémie, il faut proscrire le cas par cas. Nous devons demeurer prudents ; il reste encore beaucoup d’incertitude quant à une deuxième vague à l’automne. « La Fédération est prête à collaborer avec le Ministère pour assurer la poursuite des activités d’enseignement dans le respect le plus strict des directives de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Institut national de la santé publique », conclut Caroline Quesnel.

Des essentiELLEs dans l’ombre

C’est sous le thème « Des essentiELLEs dans l’ombre » que la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) lancent cette semaine une campagne de sensibilisation pour appuyer les animatrices de francisation et les agentes d’intégration des immigrant-es des cégeps de Saint-Laurent et Bois-de-Boulogne. Bien qu’étant employées par des établissements publics d’enseignement, ces femmes n’ont pas droit aux mêmes conditions de travail que leurs collègues. Leurs fonctions sont méconnues bien qu’elles soient essentielles pour l’intégration des immigrantes et des immigrants à la société québécoise.

Cette campagne qui se poursuivra à l’automne vise aussi à appuyer ces femmes qui se battent depuis plus de douze mois pour obtenir le respect et leur première convention collective. Malgré la présence d’un conciliateur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, on dénote très peu d’avancées significatives à la table de négociation. « Ces femmes se dévouent pour aider les néo-Québécoises et les néo-Québécois à sortir de la précarité alors qu’elles-mêmes se trouvent dans une situation fragile, sans aucune reconnaissance de leur précieux apport à la société.

L’intégration et la francisation des personnes immigrantes sont pourtant déterminantes pour le développement du Québec. », souligne Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN. Alors que les autres salarié-es de ces cégeps relèvent du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, les animatrices de francisation et les agentes d’intégration sont rattachées au ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration.

« Leurs conditions de travail sont toutefois négociées avec le Comité patronal de négociation des Collèges qui refuse jusqu’ici de leur accorder les mêmes conditions de travail qu’il a pourtant consenties aux autres employé-es de ces collèges. Est-ce que le ministre Simon Jolin-Barrette s’oppose à l’équité pour ces travailleuses qui favorisent et oeuvrent à l’apprentissage du français et facilitent l’inclusion des immigrantes et des immigrants », questionne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

Rappelons que le gouvernement provincial exige la réussite d’un examen de français comme préalable à l’obtention du Certificat de sélection du Québec. Depuis le début de la pandémie, sans aucun répit, les animatrices de francisation et les agentes d’intégration ont poursuivi leurs activités en ligne supportant aussi les immigrantes et les immigrants dans la compréhension des directives de la santé publique.

La FNEEQ–CSN appelle le MEES à faire preuve de transparence

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) s’inquiète de la confusion dans laquelle le milieu des cégeps est plongé alors que le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a exigé, en catimini, la production de listes téléphoniques des enseignantes et des enseignants, de même que des étudiantes et des étudiants des 2e et 3e année, d’une demi-douzaine de programmes techniques dans le but de combler les besoins du réseau de la santé et des services sociaux.

« Précisons d’abord que plusieurs enseignant-es travaillent déjà pour le réseau de la santé et des services sociaux. Depuis plus de deux semaines, les enseignantes et les enseignants mettent tous leurs efforts afin de terminer, dans des conditions particulièrement difficiles, la formation des étudiantes et des étudiants et parmi ceux-ci, toutes celles et ceux qui seront appelés à garnir les rangs du réseau de la santé dans quelques semaines. En ce sens, le message lancé aujourd’hui par le MEES nous semble contradictoire alors que l’Enseignement supérieur fait partie de la liste des services essentiels depuis le 22 mars, » précise Caroline Quesnel présidente de la FNEEQCSN.

La FNEEQCSN estime que dans une telle période de crise, la transparence et le dialogue doivent être au cœur des décisions cruciales pour la santé et la sécurité des Québécoises et des Québécois. Les enseignantes et les enseignants sont prêts à collaborer, mais encore doivent-ils être impliqués dans l’élaboration et la mise en œuvre des solutions. Dans les cégeps, les départements sont au cœur de l’organisation du travail et toute la société gagnerait à ce que ces derniers soient impliqués.

Pour la FNEEQ-CSN, le redéploiement des enseignantes et des enseignants dans le réseau de la santé doit d’abord être fait sur une base volontaire.  Le cas échéant, il est impératif de prévoir des formations et des orientations dans les milieux où elles et ils seront transférés. Finalement, il importe que le Gouvernement assure la santé et la sécurité de nos membres en fournissant les équipements de protection individuels nécessaires.

Un palmarès pernicieux et néfaste pour l’enseignement supérieur

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) dénonce fortement le classement des cégeps publié dans les journaux de Québecor. « Nous n’en reconnaissons ni l’utilité ni les fondements et encore moins les résultats. Cette initiative repose sur un principe de compétition malsaine qui pervertit la mission première de ces établissements d’enseignement supérieur. Les cégeps ne sont pas des produits de consommation dont on peut mesurer la valeur marchande et, à l’heure où certains d’entre eux se livrent une farouche concurrence pour attirer une “clientèle” internationale, ce palmarès ne peut que nuire à l’ensemble du milieu collégial », affirme Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ.

Quels que soient les critères sur lesquels est basée cette classification, il est difficile de croire qu’ils peuvent refléter la complexité et la multiplicité des enjeux en éducation supérieure. Le Collège de Rosemont ou le Collège Dawson n’accueillent pas des étudiantes et des étudiants ayant le même profil sociodémographique, et ne sont pas confrontés aux mêmes défis que le cégep d’Alma ou de Sherbrooke, par exemple.

L’absence de palmarès ne signifie pas que les cégeps sont laissés à eux-mêmes. Des mécanismes continus d’évaluation et de veille sont déjà déployés. Que ce soit lors des assemblées des départements, du conseil d’administration ou de la Commission des études, le personnel enseignant et les autres membres de la communauté jouent un rôle actif dans l’analyse, mais aussi dans l’ajustement et l’amélioration des différents programmes. La formation collégiale est sanctionnée par un diplôme national et la FNEEQ tient à rappeler le principe fondamental qu’un DEC c’est un DEC partout au Québec.

La force des cégeps repose sur la collégialité, un concept cher aux enseignantes et aux enseignants, car c’est la gouvernance collégiale qui les distingue, entre autres, de l’entreprise privée. C’est aussi cette collégialité, à tous les niveaux, qui assure que celles et ceux qui sont en première ligne dans un établissement s’avèrent aussi les mieux placés pour répondre aux besoins de formation très diversifiés de la population étudiante.

« La qualité de nos cégeps se voit surtout attestée par les compétences et la qualité des diplômées et diplômés qu’ils forment, ce qui ne semble pas faire de doute étant donné leur contribution importante à la société québécoise », souligne Yves de Repentigny, vice-président et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

La revue L’Actualité a renoncé depuis 2008 à son fameux palmarès des écoles, fortement critiqué pour ses effets néfastes. Personne ne s’en porte plus mal. Devant l’impossibilité de classer les cégeps, Québecor gagnerait en crédibilité s’il suivait la même voie.

Le Plan d’action numérique du MEES sur une mauvaise pente

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) et la Fédération des professionnèles (FPCSN) s’inquiètent de la tangente prise par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan d’action numérique. Il semble évident que le ministère en sous-estime les implications sur les relations de travail et se méprend sur le rôle des établissements d’enseignement supérieur au Québec.

Dans son appel de propositions lancé le 4 février auprès des directions des cégeps et des universités, le Ministère souhaite développer des cours en ligne ouverts massivement (CLOM), supposément « pour répondre à des besoins de formation à grande échelle ». Pour les fédérations, cet appel hors cadres et hors conventions collectives brûle les étapes quant à l’objectif et à la population visés, quant à l’implication du milieu et même quant à la pertinence de ces formations.

Le Ministère a déterminé quatre thématiques pour ces CLOM : la profession enseignante au 21e siècle, l’intelligence artificielle, le développement de la compétence numérique et la formation à distance. « Le choix des thématiques est plutôt étonnant, quant à nous, car il semble très loin des besoins prioritaires de développement des compétences à l’échelle provinciale. En quoi une formation sur l’intelligence artificielle ou sur la profession enseignante au 21e siècle pourrait-elle régler les problèmes actuels de pénurie de main-d’œuvre ? », questionne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQCSN. « C’est pourtant l’objectif de cette mesure du Plan d’action numérique. Cet appel du Ministère nous semble totalement improvisé. »

Des litiges à l’horizon
Bien que les fédérations partagent la nécessité de s’attaquer aux pénuries de main-d’œuvre et aux besoins importants de formation et de développement continus des compétences, elles croient que le projet du MEES suscitera une vive opposition.

Le Ministère exige que ces cours soient entièrement produits sous forme de ressources éducatives libres afin de rendre leur réutilisation et adaptation possibles. On semble ici oublier que personne n’est au-dessus des lois. Le Ministère ne peut pas rejeter du revers de la main les droits de suite et intellectuels inscrits dans les conventions collectives. L’idée de développer des cours en ligne accessibles à l’ensemble de la population demeure intéressante, mais cela nécessite qu’on le fasse avec précaution, en collaboration avec le milieu et en respectant la liberté académique ainsi que les instances de concertation auxquelles siègent les différentes catégories de personnel.

« Avec cet appel de propositions, le gouvernement cherche à imposer au milieu de l’enseignement supérieur une approche en tous points conforme aux manières de l’entreprise marchande : appel à la concurrence entre les ordres d’enseignement et entre les établissements, marchandisation de la formation, délais ridiculement courts », déplore Louise Briand, vice-présidente, secteur universitaire à la FPCSN.

La FNEEQ et la FP demandent au Ministère de mettre fin immédiatement à cet appel de propositions et lui demandent d’inviter tous les acteurs du milieu à participer à une véritable réflexion sur la mise en œuvre du Plan d’action numérique en enseignement supérieur.

Université du Québec : Un appel de propositions perdant pour tous

La Fédération des professionnèles (FPCSN) et la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) dénoncent l’appel de propositions lancé par le siège social de l’Université du Québec (UQ). Cet appel crée un réseau parallèle de l’enseignement et place les ressources enseignantes des universités du réseau en compétition entre elles. C’est pourquoi, les deux fédérations demandent le retrait de cet appel de propositions.

Intitulé « Offre de formation réseau visant le développement de compétences professionnelles en recherche chez les étudiants de cycles supérieurs », cet appel de propositions demande aux ressources enseignantes de développer des nouvelles formations à distance qui faciliteront l’insertion des étudiants sur le marché du travail.

Or, malgré ce titre accrocheur, la FNEEQCSN et la FPCSN y voient des failles importantes autant pour le personnel que pour les étudiantes et étudiants. « Le développement de ces formations est une activité professionnelle externe à rémunération fixe qui n’entraîne aucune reconnaissance dans la charge de travail des ressources enseignantes qui devront, de plus, céder une licence d’utilisation non exclusive et non révocable », déplore Louise Briand, vice-présidente, secteur universitaire à la FPCSN. Pour les étudiants, rien ne garantit que ces formations complémentaires seront créditées ou que les crédits seront reconnus.

Des principes mis à mal
Les deux fédérations s’interrogent aussi sur le fait que ces formations pourront être modulées en fonction des besoins d’un seul étudiant et que des experts externes du milieu universitaire pourront être mis à contribution; cette approche va à l’encontre des principes de la formation universitaire.

« Alors qu’aucun syndicat n’a été consulté pour élaborer ces nouvelles formations à distance, comment se fait-il qu’un de ces cours soit déjà offert et que deux autres soient déjà en élaboration? », explique Richard Bousquet, vice-président, regroupement université à la FNEEQCSN. Bien que la direction de l’UQ soutienne que ces activités s’insèrent dans le cadre légal des actuelles conventions collectives, les balises pour encadrer l’enseignement à distance demeurent embryonnaires et diffèrent énormément d’une université à l’autre.

En tentant de répondre à un besoin spécifique, le siège social de l’UQ ouvre la porte à une offre uniformisée faisant fi de l’autonomie institutionnelle et de la liberté académique.

La FNEEQ-CSN dénonce une vision réductrice de l’expertise des profs de cégep

C’est avec beaucoup d’étonnement que la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) a pris connaissance des positions mises de l’avant par la Fédération des cégeps à l’occasion des consultations prébudgétaires que tient actuellement le ministre des Finances du Québec. Pour la FNEEQ-CSN, la Fédération des cégeps fait fi de l’expertise des 20 000 professeur-e-s de cégep en demandant au gouvernement de renier leur appartenance à l’éducation supérieure et en envoyant au rebut des pans entiers de leur convention collective. Alors que débutent les négociations nationales, une telle attitude de la part d’une organisation représentant les directions d’établissement ne peut qu’attiser la colère du personnel enseignant.

La convention collective prévoit déjà que l’assemblée départementale est responsable de la qualité des cours, du choix des méthodes pédagogiques et de l’assistance professionnelle. « Ajouter une équipe multidisciplinaire qui viendrait superviser les professeurs ou les départements, c’est attaquer l’autonomie professionnelle des enseignantes et des enseignants, lesquels possèdent déjà un savoir-faire disciplinaire et pédagogique incontournable. Ce savoir-faire représente la pierre angulaire des programmes et, plus largement, de la vie éducative. Penserait-on engager des profs-ressources dans les universités pour dire aux autres comment enseigner ? », questionne Yves de Repentigny, vice-président et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

Bien que l’objectif d’augmenter le taux de diplomation soit universellement partagé par les départements, ce n’est pas en balayant du revers de la main les lieux de collégialité et d’expertise collective que constituent ceux-ci qu’on y parviendra. Qui plus est, la formation et le niveau élevé de scolarité du personnel enseignant ainsi que les fonctions des assemblées départementales sont des atouts qui ancrent solidement le réseau collégial dans l’enseignement supérieur.

Ironiquement, la Fédération des cégeps admet dans son mémoire que les cégeps ont fait des miracles durant les dernières années en maintenant le taux de diplomation malgré une augmentation substantielle d’étudiants et d’étudiantes en difficulté et des compressions budgétaires draconiennes. « On pourrait en faire bien davantage si les conditions de travail s’amélioraient et si les cégeps pouvaient bénéficier des mêmes investissements que ceux qui ont été consentis durant les derniers mois au réseau des commissions scolaires, » précise pour sa part Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

Pour une éducation supérieure plus accessible

L’avis invite l’ensemble des acteurs du milieu universitaire à analyser et à revoir les mécanismes favorisant, entre autres, l’accessibilité aux études universi­taires, la qualité et l’adéqua­tion des for­ma­tions et des programmes d’études, ainsi que le lien avec le marché de l’emploi, et ce, dans le respect de la protection de la mission des universités, au bénéfice des étudiantes et des étudiants et de la population québécoise.

Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN, retient l’importance d’une éducation supérieure accessible pour tous, principe démocratique que le Printemps érable de 2012 aura grandement contribué à inscrire dans le paysage québécois. Selon elle, il ressort cependant de la lecture de l’avis que beaucoup de travail reste encore à faire pour éliminer les iniquités en matière d’accès aux études universitaires.

Par ailleurs, bien que la Fédération soit d’accord qu’il faille étudier le développement des activités de formation universitaire sur l’ensemble du territoire du Québec, y compris la formation à distance, afin de réconcilier l’accessibilité, la qualité et le bon usage des ressources, elle s’inquiète des risques inhérents au développement désordonné de l’offre de cours et désire être consultée. « La notion de bon usage des ressources laisse craindre une vision de la formation à distance comme outil d’uniformisation de certaines formations à l’échelle du territoire québécois dans une logique purement pécuniaire. Nous sommes d’avis que le développe­ment de la formation à distance comme outil d’accessibilité aux études universitaires est incontournable et essen­tiel, mais qu’il ne doit en aucun temps se faire au détriment de l’enseigne­ment en présentiel », souligne Caroline Quesnel.

Sur l’encadrement de la formation universitaire
Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la FNEEQ-CSN, ne voit pas d’un bon œil l’implication d’une instance indépendante d’évaluation de la formation universitaire  qui évaluerait les programmes de formation. Il rappelle que la création d’un Conseil des universités – auquel seraient appelés à siéger des char­gées et chargés de cours – représente l’avenue la plus fiable pour évaluer les programmes d’études universi­taires.

« Nous sommes en désaccord avec la recommandation de la Commission qui accorderait le rôle d’arbitre à l’Office des professions du Québec en cas de litige entre un ordre professionnel et une université sur les contenus et conditions de prestation d’un pro­gram­me d’études. Cela irait à l’en­contre des principes d’autonomie de gestion et de liberté académique des universités », précise-t-il.

Richard Bousquet rappelle finalement au ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ainsi qu’aux directions des universités québécoises que les chargées et chargés de cours sont des membres à part entière de la communauté universitaire ainsi que des acteurs essentiels du milieu. « Leur apport substan­tiel à la formation des étudiantes et des étudiants ainsi que leur expertise disciplinaire en font des intervenantes et des intervenants incontournables pour participer aux consultations, analyses et groupes de travail dont l’avis recommande la tenue ou la création », conclut-il.

L’Université McGill pratique l’art du double langage

Pour les représentants syndicaux, l’écart inexplicable entre le discours livré à la table de négociation et celui public nuit à la crédibilité de l’établissement universitaire et à la possibilité de parvenir à un règlement.

Tous les éléments étaient pourtant sur la table pour que les deux syndicats et l’université en arrivent à de bonnes ententes d’ici la fin de 2019. McGill prétend être la meilleure université au Canada, un chef de file mondial compétitif dans le recrutement d’étudiants et de professeurs, et un excellent lieu de travail équitable et sécuritaire. L’importance que l’Université accorde au bien-être de ses étudiantes et étudiants lui a également valu des éloges du magazine Maclean’s. Pourtant, ces louanges brandies avec fierté par l’Université McGill ne se reflètent pas dans la façon dont elle traite son personnel.

« Malgré plus de 30 séances de négociation, nos membres restent déterminés à lutter pour les meilleures conditions de travail et d’apprentissage et l’excellence dans l’enseignement », souligne Kiersten van Vliet, présidente de l’AEEDEM/AGSEM.

Les deux groupes espèrent toujours un retournement de la situation qui leur permettra de parvenir à une nouvelle convention collective au début de la prochaine année.

« Nous espérons que la pause des Fêtes sera suffisante pour que McGill fasse ses devoirs et revienne à la table avec des propositions qui reflètent une réelle volonté de trouver une solution équitable avec chaque syndicat », précise Raad Jassim, président du SCCIM/MCLIU.

Un retour aux sources pour les profs de l’ITHQ

Ils ont fait le choix collectif de quitter le Syndicat des professeurs de l’État du Québec (SPEQ) pour se joindre à une fédération qui a une voix forte dans le milieu de l’éducation et qui défendra l’intérêt de ses membres et de leur spécificité.

« Il s’agit d’un retour aux sources pour ce syndicat, qui faisait partie des membres fondateurs de la Fédération en 1969, affirme Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN. En cette année de célébration de notre 50e anniversaire, nous sommes heureux d’être à nouveau à leurs côtés. Ils seront dorénavant mieux outillés pour obtenir de meilleures conditions de travail ».

L’ITHQ dispense des programmes de niveau secondaire, collégial et universitaire et ces enseignantes et ces enseignants ont choisi d’être représentés et soutenus par une organisation qui possède une grande expertise dans la négociation des conventions collectives de tous les ordres d’enseignement. Une véritable reconnaissance de la valeur de leur travail ainsi qu’un salaire et des conditions à la hauteur de celle-ci sont les principaux motifs qui ont mené les membres à faire le choix de la FNEEQ.

Le syndicalisme pratiqué à la CSN et à la FNEEQ est basé sur l’autonomie et la solidarité des syndicats, ce qui favorise une meilleure vie syndicale, une plus grande compréhension des enjeux particuliers et l’amélioration des conditions de travail. « C’est ce qui a modelé le visage de la Fédération et de nos syndicats affiliés depuis cinquante ans et c’est ce qui façonnera celui du nouveau Syndicat des enseignantes et des enseignants de l’ITHQ, » conclut Caroline Quesnel.

Une révision n’est pas une abolition clament les profs de cégep

Les enseignantes et les enseignants des cégeps affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) manifesteront jeudi matin devant les locaux du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) à Québec et à Montréal. Ils dénoncent la fermeture annoncée de trois programmes techniques (Bureautique, Comptabilité et gestion, Gestion de commerces) et le processus bâclé qui y a mené.

La Fédération est estomaquée par le manque criant de rigueur et de transparence dont fait preuve le MEES à l’endroit de programmes d’enseignement supérieur. Elle serait favorable à une révision des programmes qui mettrait largement à contribution les enseignantes et les enseignants ainsi que l’ensemble des milieux de travail concernés. « Une révision n’est pas une abolition : fermer trois programmes est du jamais vu en 30 ans ; il s’agit d’une décision infondée et inacceptable qui s’est faite dans une opacité inadmissible, » dénonce Yves de Repentigny, vice-président et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

Rappelons que cette fermeture touchera les cégeps partout au Québec et pourrait avoir un effet particulièrement dévastateur pour les régions éloignées des grands centres urbains dont l’offre serait réduite à un unique programme d’une « polyvalence » trop belle pour être vraie. Pourtant, les programmes actuels sont qualifiants et préparent adéquatement au milieu du travail. En 2018, le poste de secrétaire de direction arrivait en troisième position d’un palmarès des professions les plus prometteuses (lecegep.com). C’est le DEC en bureautique qui y donne accès avec un effectif étudiant féminin à environ 90 % et un taux de placement qui peut atteindre 100 %. « Nous ne pouvons cautionner la décision du MEES, qui précariserait notamment la situation d’un bon nombre de femmes auxquelles le cégep offre présentement des perspectives de carrière et de salaire intéressantes, » affirme Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

La FNEEQ-CSN suit de près la situation des révisions de programme. Sous le couvert des processus de révision, le MEES semble mener une opération de rationalisation des programmes collégiaux pour faire des économies de bout de chandelle. D’autres programmes sont menacés par les façons de faire actuelles à courte vue du MEES. « Il est crucial que les programmes collégiaux demeurent qualifiants et que les diplômé-es puissent faire reconnaître facilement leurs compétences aux employeurs. En ce moment, les décisions du MEES se prennent au détriment des Québécoises et des Québécois, » conclut Yves de Repentigny.

Entente de principe au Collège Marianopolis

Une entente de principe est intervenue aujourd’hui entre le Syndicat des professeurs du Collège Marianopolis et la direction du collège.

Il aura fallu quatorze rencontres de négociation pour parvenir à s’entendre sur des enjeux ayant un impact important sur les conditions de travail et la qualité de l’enseignement.

Le 23 janvier prochain, les membres du syndicat se réuniront pour en apprécier le résultat. Si elle est adoptée, la nouvelle convention collective entrera en vigueur au moment de sa signature.

Les représentantes et représentants du syndicat ne divulgueront aucune information sur le contenu de l’entente avant la présentation des derniers développements aux membres.

Le syndicat représente 185 enseignantes et enseignants. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec et à la Confédération des syndicats nationaux. Le Collège Marianopolis est un établissement d’enseignement collégial privé anglophone de Montréal.

50 ans à faire école par nos luttes

C’est aujourd’hui qu’aura lieu, au Palais des Congrès de Montréal, le lancement d’un livre sur les 50 années d’existence de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN). Ce récit met l’accent sur certains épisodes qui ont forgé son identité et sa culture.

Pour souligner cet important événement, la Fédération a adopté le slogan « 50 ans à faire école par nos luttes ». Il résume bien le dynamisme de ses membres et le caractère progressiste de leurs actions collectives. Lutte pour la place des femmes dans la Fédération, pour la reconnaissance des personnes chargées de cours, pour le maintien des établissements en région, pour l’autonomie professionnelle et pour la liberté d’expression : la liste des causes défendues et des victoires obtenues est inspirante. Cependant, ce qui frappe à la lecture du livre, c’est la pérennité des enjeux fondamentaux et des questionnements sur la profession enseignante qui caractérisent l’histoire de la Fédération.

Pour l’heure, la Fédération souhaite rendre hommage aux militant-es, aux élu-es et aux salarié-es qui ont fait de la FNEEQ l’organisation syndicale unique, percutante et audacieuse qu’elle est aujourd’hui et qu’elle sera encore demain. « Ce sont des femmes et des hommes engagés, qui ont défendu et qui continuent à défendre avec passion des valeurs humanistes et citoyennes, souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQCSN. Ils sauront toujours trouver en la Fédération un instrument privilégié pour leur permettre d’aller au bout de leurs aspirations. »

La présence de ces enseignantes et ces enseignants au sein d’une centrale ouvrière a eu un impact non négligeable sur la société québécoise. Depuis 50 ans, la Fédération vit et se développe à l’intérieur de la CSN avec fierté, de manière affirmée, autonome et solidaire. « Au cours des cinq dernières décennies, la contribution des militantes et des militants de la Fédération à la réflexion collective sur des enjeux touchant les travailleuses et les travailleurs de tous les secteurs d’activités a été enrichissante. L’inverse est tout aussi vrai : La perspective des autres membres de la CSN favorise une compréhension plus immédiate et plus étendue des questions sociales », précise Caroline Quesnel.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec regroupe actuellement quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 41 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. Elle est l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux.

Une nouvelle convention collective au Campus Notre-Dame-de-Foy

C’est à l’unanimité que les enseignantes et les enseignants du Campus Notre-Dame-de-Foy ont accepté l’entente de principe qui mène au renouvellement de leur convention collective. Le vote s’est tenu le 27 novembre.

Avec ce règlement, les membres du syndicat, en plus de certaines améliorations de leurs conditions de travail, retrouvent les droits qu’ils avaient concédés dans le passé. Ces enseignantes et ces enseignants retrouvent également la parité salariale avec le secteur public.

Durant les premiers mois de discussions à la table de négociation, les probabilités qu’un conflit éclate étaient palpables. L’employeur réclamait, à nouveau, une contribution financière, aux enseignantes et aux enseignants, sans accepter de soumettre ses livres comptables à une analyse financière indépendante par la firme MCE conseils. La ténacité du comité de négociation et de mobilisation ainsi que la solidarité des membres du syndicat ont permis le retrait de cette demande patronale.

Claudine Beaupré, présidente de l’Association des professeurs (es) du Campus Notre-Dame-de-Foy, se dit heureuse du dénouement : « À partir du moment où la direction a compris que nos membres exigeaient des justifications à leur demande financière et appuyaient leur comité de négociation, elle a laissé tomber cette demande. Par la suite, les pourparlers sur les demandes syndicales ont repris dans un esprit de dialogue et de recherche de solutions, ce qui a facilité la négociation pour trouver des terrains d’entente » affirme-t-elle.

Le Campus Notre-Dame-de-Foy, un collège privé de Québec, accueille des étudiantes et des étudiants avec des programmes préuniversitaires, professionnels et techniques. L’Association des professeurs (es) du Campus Notre-Dame-de-Foy regroupe une centaine d’enseignantes et d’enseignants. Ce syndicat est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du QuébecCSN.

Une contribution inestimable

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) souligne le 22 novembre la Journée nationale des chargées et chargés de cours universitaires en lançant la dix-neuvième édition d’une campagne de valorisation amorcée en 2010. Sous le thème J’enseigne à l’université et…, cette campagne souligne la grande diversité des profils des personnes chargées de cours et leur apport inestimable à la formation des étudiantes et des étudiants.

Qu’ils soient chargés de cours, tuteurs en formation à distance, superviseurs de stage, chargés d’enseignement, chargés de formation pratique, chargés de clinique, coach ou accompagnateur musical, leur contribution n’est pas étrangère à la qualité de l’enseignement universitaire. Ils assument plus de 50 % de l’enseignement au premier cycle et de plus en plus aux cycles supérieurs. Les multiples facettes de leur implication sociale sont cependant méconnues, ce à quoi veut remédier cette campagne.

L’expertise et la passion de ces enseignantes et ces enseignants contractuels contrastent avec la précarité de leur statut. « C’est plutôt révoltant de voir des femmes et des hommes aussi qualifiés et socialement impliqués, être aussi peu reconnus, s’indigne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération. Qu’attend le ministre Jean-François Roberge pour financer la stabilisation de leur emploi ? » questionne-t-il.

Pour souligner cette journée, la FNEEQ-CSN lance deux nouvelles capsules vidéos qui illustrent la diversité de ce corps d’emploi. Cette année, Selvin Cortez, chargé de cours en arts et design à l’Université Concordia, et Garrfield Du Couturier-Nichol, chargé de cours en psychologie industrielle à l’Université McGill, ont généreusement accepté de se prêter à l’exercice.

La FNEEQ-CSN regroupe quelque 35 000 membres, notamment, les membres des syndicats dans une douzaine d’institutions universitaires, dont 10 syndicats de chargées et chargés de cours, le Syndicat des tutrices et des tuteurs de la Télé-Université, l’Association des étudiants salariés diplômés de l’Université McGill et les chargées et chargés d’enseignement de l’ÉTS. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Programme d’expérience québécoise : une réforme incohérente

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) dénonce la décision du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Inclusion (MIFI) de restreindre l’accès au Programme d’expérience québécoise (PEQ) à une liste de programmes d’études ciblés. Pour la Fédération, l’adéquation très étroite avec le marché de l’emploi que l’on retrouve en filigrane de cette décision est symptomatique d’une vision biaisée de l’enseignement supérieur au Québec.

Le ministre Jolin-Barrette instrumentalise l’enseignement supérieur pour le mettre au service des entreprises, au mépris des valeurs humanistes et émancipatrices à la base de notre système d’éducation. Sa réforme alimentera assurément la compétition entre les établissements et en défavorisera certains dans les programmes d’études visés. En accroissant ainsi les iniquités entre les établissements, le ministre compromet la vitalité de plusieurs cégeps ou établissements universitaires.

De plus, cette réforme s’attaque injustement à des milliers d’étudiantes et d’étudiants étrangers déjà aux études. Elle pénalise particulièrement celles et ceux en région en mettant en péril certains programmes qui demeuraient jusqu’ici ouverts grâce à leur présence.

« Le ministre aurait dû consulter le milieu de l’enseignement. Il aurait pu ainsi mieux comprendre les enjeux et les impacts de sa réforme sur l’accessibilité à l’enseignement supérieur. De surcroît, c’est totalement incohérent avec son objectif. L’intégration à la société québécoise des étudiantes et des étudiants étrangers se concentrera encore davantage dans les grands centres urbains alors que la pénurie de main-d’œuvre, que souhaite régler le ministre, se fait davantage sentir en région », remarque Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQCSN.

Pour la Fédération, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, doit se ressaisir et empêcher le ministre Simon Jolin-Barrette de lui dicter la voie que devra prendre l’enseignement supérieur durant les prochaines années.

Le MAPAQ rate la note de passage

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN (FNEEQ-CSN) est solidaire des revendications des professeur-es de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) – Campus de La Pocatière qui, à l’instar des étudiantes et des étudiants, demandent que les conditions d’enseignement et d’apprentissage soient à l’image des principes de santé et de sécurité et des normes environnementales qui sont enseignés en classe, comme c’est aussi le cas au campus de Saint-Hyacinthe. Les bâtiments de la ferme-école et les mesures de soutien à l’apprentissage se sont sérieusement dégradés durant les dernières années en raison d’un sous-financement chronique. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) doit assumer ses responsabilités à l’égard de l’ITA et faire en sorte que la ferme-école soit un lieu propice à l’enseignement supérieur. Il est grand temps de rectifier le tir.

« La désinvolture avec laquelle le ministère gère cet établissement d’enseignement de niveau collégial est aberrante. Si le MAPAQ pense régler la situation simplement en payant les amendes infligées, il se trompe. S’il ne souhaite pas réellement assumer la pérennité de l’établissement, qu’il passe le flambeau à son collègue du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. C’est de l’avenir de l’établissement qu’il est ici question », de préciser Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ.

L’Institut est l’un des rares établissements d’enseignement de niveau collégial qui ne relèvent pas du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Pour Caroline Quesnel, ce ne devrait pas être une raison suffisante pour justifier qu’un établissement de formation des futurs spécialistes du milieu agroalimentaire québécois soit en si mauvais état que les étudiant-es et les professeur-es craignent pour la sécurité et pour le bien-être des animaux.

Crédit photo : CIMT-CHAU

Les jeunes enseignantes et enseignants : l’avenir de la profession

C’est sur le thème des jeunes enseignantes et enseignants que s’inscrit cette année la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants célébrée annuellement le 5 octobre. La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) saisit l’occasion pour souligner le professionnalisme des enseignantes et des enseignants et pour rappeler un des plus importants défis pour l’avenir de la profession : contrer le manque d’enseignantes et d’enseignants au Québec.

Selon la Fédération, cette pénurie est exacerbée par le décrochage enseignant, particulièrement considérable dans les premières années d’exercice. Certaines études parlent même d’un taux de décrochage se situant entre 25 % et 30 % après la première année et entre 40 % et 50 % après cinq ans. C’est considérable ! On peut reconnaitre, sans faire d’erreur, que l’entrée dans la profession présente des embûches importantes.

Les solutions sont pourtant bien connues. Pour contrer le décrochage enseignant, il importe d’offrir des conditions qui permettent d’en réduire les facteurs de risque, comme la taille importante des groupes, le manque de personnel professionnel et de soutien ainsi que des conditions de travail laissant à désirer.

Pour Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN, la solution réside aussi dans l’accompagnement et dans la mise en place d’un processus d’insertion professionnelle. «Nous croyons que la pleine intégration d’une jeune enseignante ou d’un jeune enseignant dans son milieu est un facteur qui favorise le succès de l’entrée dans la profession. Un environnement axé sur la collégialité, la reconnaissance et le respect du personnel enseignant est un avantage indéniable», souligne-t-elle.

La Journée mondiale des enseignantes et enseignants a été instaurée conjointement par l’Internationale de l’éducation (IÉ) et l’UNESCO. Elle vise à reconnaitre et à valoriser le rôle déterminant joué par les enseignantes et les enseignants à travers le monde entier.

Une révision bâclée

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) déplore la fermeture annoncée de trois programmes techniques (bureautique, comptabilité et de gestion, gestion de commerce) par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES). Elle touchera des cégeps partout au Québec et pourrait avoir un effet particulièrement dévastateur pour les régions éloignées des grands centres urbains, puisque l’offre sera réduite à un unique programme qui, sous prétexte de polyvalence, risque de rater la cible.

Cette fermeture, du jamais vu en 30 ans, est d’autant plus inacceptable qu’elle résulte d’un processus bâclé de révision de programme qui manque de transparence et de rigueur. « Le MEES a maintenu les enseignantes et les enseignants du réseau dans la plus grande opacité tout au long du processus de révision alors qu’elles et ils ont une connaissance de proximité du milieu du travail ainsi qu’une expertise disciplinaire et pédagogique incontournable. », explique Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ.

Fait troublant, l’analyse de profession conduite par le MESS, qui sert à valider les compétences enseignées et celles recherchées en emploi et dont le rapport est rendu public sur son site Internet, semble avoir sciemment omis d’inclure des entreprises de comptabilité, de gestion de commerce et des entreprises publicitaires, alors que du personnel du MEES a fait partie de l’échantillonnage. « Il est pour le moins étonnant que le MEES ait écarté du processus de révision les employeurs reliés précisément aux trois programmes fermés, alors qu’il consulte sans gêne son propre personnel pour étayer son analyse. », dénonce Yves de Repentigny.

Il faut noter que ce sont en grande majorité des femmes qui étudient en Bureautique et qui y enseignent. Une fois ce programme fermé, les étudiantes seront confinées au diplôme d’études professionnelles du secondaire, qui les limitera tant sur le plan de l’avancement professionnel que sur celui du salaire. « Les cégeps offrent un enseignement supérieur qualifiant et accessible sur le plan financier, ce qui n’est pas le cas des études universitaires. Le gouvernement précarise la situation d’un bon nombre de femmes en limitant une offre de programmes qui les qualifie largement et nous le dénonçons », affirme Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

Les enseignantes et les enseignants #deboutpourlaplanete

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et ses syndicats affiliés se mobilisent pour exiger des gestes concrets dans la lutte contre les changements climatiques. Que ce soit par l’organisation d’activités de sensibilisation sur les enjeux climatiques, la participation aux manifestations ou même la grève, toutes les ressources de la Fédération sont consacrées aujourd’hui à ce vaste mouvement planétaire dont l’ampleur témoigne de l’urgence de la situation.

Nos membres qui œuvrent dans les universités, les cégeps et les établissements privés sont aux côtés de leurs étudiantes et étudiants pour dénoncer l’inaction des dirigeants.

« Le message de nos membres ne souffre d’aucune ambiguïté. Il faut poser des gestes concrets, instaurer des politiques contraignantes pour réduire de manière draconienne l’empreinte environnementale des entreprises, des gouvernements et de chacun de nous. Ces changements devront être immédiats et significatifs. Nous n’avons pas le droit d’échouer, nous n’aurons pas de deuxième chance », souligne Caroline Quesnel, présidente de la Fédération.

L’équipe de la FNEEQ apporte une contribution inédite à la journée du 27 septembre. En plus de consacrer leur temps et leur énergie à soutenir les multiples activités de cette journée, les salarié-es et les élu-es de la Fédération verseront en don jusqu’à l’équivalent de leur salaire quotidien à la fondation de l’Association pour la protection des milieux humides de la Cumberland. C’est près de 5000,00 $ qui seront ainsi remis à l’organisme. « Nous avons choisi de supporter une fondation qui tente depuis plusieurs années de protéger le dernier milieu humide en Beauce. Cette fondation a également créé un volet éducatif offert aux écoles et à la population, ce qui pour nous, est un gros plus », mentionne Jean Grenier, coordonnateur de l’équipe.

Selon le dernier consensus de scientifiques mandatés par l’ONU, le monde devra être carboneutre, sans émission polluante, dès 2050. Pour la Fédération, la mobilisation sans précédent de la société civile démontre une forte volonté d’atteindre cet objectif afin que les jeunes aient, eux aussi, droit à un avenir.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe actuellement quelque 35 000 membres dans 47 cégeps et centres d’études collégiales, 41 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle a été la pionnière de la syndicalisation des chargé-es de cours et en regroupe une très large majorité. La FNEEQ-CSN est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

50 ans à faire école par nos luttes

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) souligne aujourd’hui le cinquantième anniversaire de sa fondation. Réputée pour sa combativité, sa créativité et sa capacité d’améliorer les conditions de travail de ses membres, la FNEEQ-CSN célèbre cet important anniversaire avec ses 101 syndicats qui représentent 35 000 enseignantes et enseignants du primaire jusqu’à l’université.

Créée le 19 septembre 1969 par l’union de trois groupes représentant les enseignantes et les enseignants affiliés à la CSN, soit le Syndicat des professeurs de l’État du Québec (SPEQ), le Syndicat professionnel des enseignants (SPE) et des syndicats d’enseignant-es de cégeps, la FNEEQ-CSN pratique depuis toujours un syndicalisme engagé qui s’appuie sur des valeurs humanistes et citoyennes. Au fil des années, elle a su poser les balises permettant aux enseignantes et aux enseignants du Québec de jouer pleinement leur rôle dans leur classe, mais aussi à l’extérieur des murs de leur établissement, en étant un lieu de militantisme voué au progrès social. Sa présence au sein de la CSN a permis à ses membres de se solidariser avec des travailleuses et des travailleurs provenant de différents horizons favorisant ainsi une meilleure compréhension des enjeux globaux et une plus grande mobilisation collective.

« Aucune autre fédération ou centrale d’enseignantes et d’enseignants n’est aussi proche des différents acteurs de la société civile. Aucune décision n’est prise sans prendre en considération son impact sur les étudiantes et les étudiants ou sur le reste de la population. Chaque position fait l’objet d’analyse, d’échanges et de débats démocratiques, souvent passionnés, dans nos instances. Nos membres assument pleinement leurs responsabilités pédagogiques, professionnelles et sociales et nous sommes fiers d’être un instrument qui le leur permet depuis cinquante ans », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

Depuis 50 ans, les chargé-es de cours d’université, les professeur-es de cégep et les enseignantes et enseignants des établissements privés apportent une contribution inestimable à la formation de la population et au développement de la pensée critique. Lors de l’assemblée de fondation au Lac Beauport le 19 septembre 1969, Marcel Pepin, président de la CSN à l’époque, a prononcé des paroles qui conservent aujourd’hui toute leur actualité :

« Qu’est-ce qu’un individu isolé, dans un monde ainsi agité, aussi changeant ? Qu’est-ce qu’une profession qui s’isolerait dans une conjoncture pareille ? Peu de choses ! Vous devez être à la fois syndiqués, fédérés, affiliés, appuyés par un vaste mouvement démocratique et progressiste, pour que votre profession […] soit une force, pour que la bureaucratie ne puisse pas régner sur l’éducation, pour que vous ne soyez pas les jouets du pouvoir, et que ce soit vous qui inspiriez et défendiez les valeurs et les progrès du monde de l’éducation dans une société qui aurait tôt fait, autrement, de vous utiliser au gré de ce pouvoir. »

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe actuellement quelque 35 000 membres dans 47 cégeps et centres d’études collégiales, 41 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle a été la pionnière de la syndicalisation des chargé-es de cours et en regroupe une très large majorité. La FNEEQ-CSN est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et compte bien le demeurer pour au moins les cinquante prochaines années.

Pour de plus amples renseignements sur la FNEEQ-CSN, visitez http://fneeq.qc.ca et suivez-nous sur Facebook et Twitter.

Le syndicat rejette l’offre de l’employeur

Réunis en assemblée générale hier, les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Jean de La Mennais–CSN (SEECJLM–CSN) ont rejeté à 81 % l’offre qualifiée de finale et globale de leur employeur.

« La balle est désormais dans le camp de l’employeur. Nos négociations achoppent notamment sur la question de la lourdeur de la tâche éducative des enseignantes et enseignants du secondaire, sur l’amélioration des conditions de pratique au primaire et sur nos assurances collectives. Nous espérons que l’employeur a compris notre message clair et que celui-ci soumettra prochainement une nouvelle offre répondant réellement aux besoins que nous avons exprimés », déclare Mathieu Boutin, président du SEECJDLM–CSN.

« Les négociations s’étirent depuis près d’un an et nous sommes d’avis que d’amorcer cette nouvelle année scolaire avec une nouvelle convention collective serait bénéfique pour tout le monde », d’ajouter Léandre Lapointe, vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) et responsable du regroupement privé.

« Nous réitérons l’appui de tous les syndicats du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) aux enseignantes et enseignants et nous serons à leurs côtés jusqu’à l’obtention de leur nouveau contrat de travail », de conclure Annette Herbeuval, présidente du CCM–CSN.

Le Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Jean de La Mennais–CSN représente environ 90 enseignantes et enseignants affiliés à la FNEEQ–CSN.

 

 

Formation générale au cégep : évitons le nivellement par le bas

À la suite des propos tenus en début de semaine par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Jean-François Roberge, quant à une éventuelle modernisation de la formation générale dans les cégeps, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) tient à rappeler l’importance de défendre une vision large de la réussite éducative qui englobe l’ensemble du développement de la personne et qui ne se réduit pas à une approche comptable axée strictement sur le taux de diplomation.

Certains propos tenus dans les médias cette semaine laissent entendre qu’il faut « moderniser » et rendre plus « attrayante » la formation générale pour augmenter le taux de diplomation, en particulier les cours de français et de philosophie. « Il s’agit d’une équation simpliste sans fondement qui ressemble à s’y méprendre à du nivellement par le bas : les établissements collégiaux appartiennent à l’enseignement supérieur qui suppose une complexité des savoirs, qu’on se destine au milieu du travail ou aux études universitaires. », affirme Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQCSN.

La formation générale fournit précisément un socle commun de connaissances et d’aptitudes qui préparent à la citoyenneté : il s’agit d’un apport considérable au développement de la personne qui enrichit considérablement l’ensemble de la société québécoise. « La formation générale est incontournable pour mener à la réussite éducative puisqu’elle forme des citoyennes et des citoyens outillés de façon assez large et durable pour comprendre la société dans laquelle ils vivent et être en mesure d’y contribuer et de s’adapter aux changements. », explique Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQCSN.

Les enseignantes et les enseignants des cégeps, experts disciplinaires et pédagogiques, sont au cœur des processus de révision, d’implantation et d’évaluation des programmes et la responsabilité de la qualité de l’enseignement leur incombe. « Les enseignantes et les enseignants ne sont pas déconnectés de la société et la question de la mise à jour de la formation fait partie de leur quotidien. Leur expertise ainsi que l’autonomie professionnelle dont ils jouissent leur offrent la latitude nécessaire pour rendre les cours plus ” attrayants ” à l’intérieur des balises ministérielles. Présenter les cours comme des entités figées, donc désuètes, c’est méconnaître le dynamisme de la vie pédagogique enseignante. », conclut Yves de Repentigny.

La grève à la TÉLUQ prend fin

Réunis en assemblée générale hier soir, les membres du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-Université-CSN (STTTU-CSN) ont adopté, dans une proportion de 62%, la recommandation du conciliateur survenue le 10 juillet dernier. Ceci met donc fin à la grève générale illimitée déclenchée le 28 janvier 2019.

Le règlement négocié en présence d’un conciliateur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale vient encadrer plusieurs enjeux cruciaux, dont la rémunération et la sous-traitance. Il établit également des balises protégeant les emplois des tuteurs et des tutrices.  Finalement, le règlement met fin à tous les litiges en cours dans le dossier.

Les négociations entre le STTTU-CSN et la Télé-Université durent depuis plus de deux ans, alors que la convention collective est échue depuis décembre 2016. Tout au long des négociations, le syndicat a dû faire face à un employeur exigeant et peu flexible, ce qui a mené au plus long conflit du monde de l’enseignement au Québec. Les membres du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-Université-CSN ont mené, au cours des derniers mois, une mobilisation exemplaire. Ayant toutefois à cœur l’avenir de la TÉLUQ, ils ont souhaité ne pas mettre davantage en péril le parcours de leurs étudiantes et étudiants.

La nouvelle convention collective prendra fin en 2024.

Un appel d’offres pour remplacer des grévistes

Choqués et indignés par la décision de l’Université Téluq de lancer un appel d’offres pour obtenir les services de correcteurs externes qui feront une partie du travail des tutrices et des tuteurs en grève générale depuis le 28 janvier, les délégué-es au Congrès du Conseil central du Montréal métropolitain manifestent ce midi devant les bureaux du premier ministre pour réclamer son intervention.

« C’est un geste désespéré de la part d’un employeur s’acharnant à tenter de briser un syndicat, et maintenant de briser une grève, plutôt qu’à négocier avec ses enseignants. C’est plutôt incongru et scandaleux de la part d’un établissement d’enseignement public de cette envergure, surtout après des représailles envers la présidente pour ses activités syndicales. Le premier ministre devrait mettre tout son poids pour mettre fin à cette dérive de la direction. La majorité des étudiants de la TÉLUQ sont sur le marché du travail, ce sont nos membres syndiqués, ils ne méritent pas d’être privés de l’expertise des tuteurs et tutrices », souligne Jean Lortie, secrétaire général de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Une impression de déjà-vu
Après le transfert en 2017 de l’encadrement d’étudiant-es à une entreprise privée, l’Institut Matci, , c’est un peu comme le jour de la marmotte. L’université tente à nouveau de sous-traiter le travail des tutrices et tuteurs. « C’est aberrant ! Ce sont des personnes non employées par la TÉLUQ, n’ayant ni la formation ni l’expérience des tutrices et des tuteurs, qui détermineront si ces étudiant-e-s obtiennent ou non leur diplôme. Encore une fois, quelle sera la valeur de ce diplôme ? » questionne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).
Bien que le geste posé par l’université suscite la colère et l’indignation chez les délégué-es au Congrès, elle leur inspire aussi la solidarité. « En participant à cette manifestation nous clamons notre appui aux revendications des tutrices et des tuteurs de la TÉLUQ et à la lutte qu’ils mènent pour le maintien de la qualité de l’encadrement à la TÉLUQ et la préservation de leurs emplois », de mentionner Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain.

La TÉLUQ souhaite-t-elle réellement négocier ?
La question se pose de plus en plus. Le syndicat avait accepté une trêve médiatique en échange d’un blitz de négociation. L’objectif était de permettre aux étudiant-es de retrouver leur service d’encadrement et d’évaluation le plus tôt possible. « Pour toute réponse, la TÉLUQ a décidé de confier notre travail à d’autres, alors que nous sommes en grève depuis presque cinq mois. Il est temps que la direction cesse de se moquer de nous et agisse comme un employeur responsable », conclut Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université (STTTU-CSN).

Une nouvelle convention sans fausse note ni faux pas

Les enseignantes et les enseignants du Centre de musique et de danse de Val-d’Or ont entériné unanimement lundi l’entente de principe intervenue entre leur employeur et leur syndicat. La négociation a été brève ; à peine deux courtes rencontres de discussions ont permis aux parties d’arriver à une entente de type gagnant-gagnant.

Vincent Crépeault, président du Syndicat des enseignantes et enseignants du Centre de musique et de danse de Val-d’Or – CSN, se dit fier du travail accompli. « La nouvelle direction du Centre a accepté d’introduire certaines clauses reconnaissant l’autonomie professionnelle des enseignantes et des enseignants. Cette ouverture a été bien accueillie par nos membres », souligne-t-il. L’ajout de trois échelons à l’échelle salariale et une semaine supplémentaire de vacances pour les enseignants ayant le plus d’ancienneté sont quelques-uns des autres points positifs pour nos membres.

Contrairement à la croyance populaire, la plupart des négociations de convention collective se déroulent et se concluent dans le respect. C’est d’ailleurs ce qui vient de se produire au Centre de musique et de danse de Val-d’Or. « L’attitude de la direction à la table de négociation augure bien pour les relations de travail au Centre », mentionne, pour sa part, Léandre Lapointe, vice-président et responsable du regroupement privé de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

Selon Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec – CSN (CCATNQ-CSN), « La bonne réputation du Centre est due à son corps enseignant. C’est heureux que la direction le reconnaisse. C’est un exemple pour bien des employeurs de la région. »

Improvisation du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion dénoncée

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) remet en question la décision du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion de modifier les calendriers de formation des nouvelles et des nouveaux arrivants dans les collèges sans en avoir évalué correctement l’impact sur le personnel et la qualité de la formation.

« Le Ministère a ajouté une nouvelle session de francisation cet été qui chevauchera en partie celle de l’automne. Ce qui est étonnant, c’est que cet ajout ne vise qu’à étaler les formations déjà existantes. Et puisqu’il y a un chevauchement entre la session de l’été et celle de l’automne, les animatrices en francisation et les agentes d’intégration ne peuvent évidemment pas se dédoubler et travailler durant ces deux sessions, » précise Yves de Repentigny, vice-président et responsable du regroupement cégep de la FNEEQCSN.

La décision du Ministère impliquera donc une perte d’expertise, car les collèges auront probablement à embaucher des personnes qu’ils n’auront pas le temps d’intégrer adéquatement dans leurs nouvelles tâches.

En complément au travail des professeur-es, les animatrices permettent aux nouvelles et aux nouveaux arrivants d’approfondir leur maîtrise de la langue française et les agentes d’intégration leur transmettent une foule d’information sur la culture et l’organisation de la société québécoise. « Le gouvernement affirme sur toutes les tribunes que l’intégration de cette population est importante, mais les premiers gestes qu’il pose relèvent plutôt de l’improvisation, » conclut Yves de Repentigny.

La FNEEQ–CSN, solidaire des communautés autochtones

Le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées (ENFFADA), qui vient de paraître, cerne des mesures concrètes qui exigent un engagement de la part de plusieurs acteurs, dont ceux du milieu de l’éducation. La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) souhaite apporter sa contribution en lançant, notamment, un appel à tous ses membres afin de les inviter à éduquer et à sensibiliser les étudiantes et les étudiants sur cette question.

Pour Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQCSN, les appels à la justice lancés dans le rapport exigent une transformation radicale et nécessaire de nos rapports avec les autochtones, en particulier avec les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA. « À la lumière des nombreux témoignages et analyses contenus dans ce rapport, les enseignantes et les enseignants doivent avant tout actualiser leurs connaissances au sujet des pratiques coloniales de l’État. Ce travail doit cependant s’effectuer en étroite collaboration avec les autochtones », précise-t-elle. La FNEEQCSN invite ses membres à consulter le guide pédagogique produit par l’équipe de l’ENFFADA à leur intention.

La FNEEQCSN compte des membres qui œuvrent dans des écoles innues à Pessamit et à Mashteuiatsh. « Nous devons travailler ensemble avec confiance et respect si nous voulons expurger toute hiérarchisation entre des groupes humains », affirme Marlène Paul, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de MashteuiatshCSN, un syndicat composé d’enseignantes et d’enseignants de la communauté innue située au Lac Saint-Jean.

Déjà en 2015, lors de son congrès triennal, la FNEEQCSN avait adopté une proposition pour exiger des gouvernements fédéral et provinciaux qu’ils mettent en place des mesures concrètes, en collaboration avec les conseils de bande et les collectivités, pour contrer la violence intra-familiale et les disparitions de femmes autochtones. Il faut que ce rapport d’enquête ait des suites rapides et tangibles.

Vote de grève du personnel enseignant

Réuni-es hier en assemblée générale avec un taux de participation de 95 %, les enseignantes et enseignants du Collège Jean de la Mennais ont voté à 71 % en faveur d’un mandat de grève de quatre jours dans le but de faire avancer les négociations qui stagnent.  Le déclenchement des journées de grève s’effectuera au moment jugé opportun par le comité exécutif du syndicat.

Malgré quatorze rencontres de négociation, dont six en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail, la direction maintient ses demandes de reculs (augmentation de la tâche éducative, retrait de l’indexation des primes d’assurances collectives) et refuse de considérer les demandes syndicales relatives à la tâche éducative au secondaire et au nombre d’élèves au primaire.

« Nous sommes satisfaits du résultat du vote. Nous espérons sincèrement que cela fasse débloquer la table de négociation », déclare Mathieu Boutin, président du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Jean de la Mennais (SEECJDLM-CSN).

« Les négociations s’étirent depuis septembre 2018, la direction campe sur ses positions, mais les membres du syndicat espèrent toujours en arriver rapidement à une entente satisfaisante. Souhaitons que le message soit enfin compris et que le collège fasse preuve d’ouverture », souligne Léandre Lapointe, vice-président et responsable du regroupement privé de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

« Le Conseil central de la Montérégie appuie le SEECJDLM-CSN dans sa lutte et continuera à le soutenir tant que les négociations se poursuivront et que le syndicat n’aura pas atteint ses objectifs », affirme pour sa part Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie-CSN.

À propos

Le Collège Jean de la Mennais est une école privée située dans la ville de La Prairie. L’école reçoit près de 1 500 élèves du primaire et du secondaire. Le Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Jean de la Mennais – CSN représente les 94 enseignantes et enseignants de l’établissement. Il est affilié à la FNEEQ-CSN et au Conseil central de la Montérégie.

Chargés de cours et partis de l’opposition aux côtés des tutrices et des tuteurs

Inquiète de l’avenir de l’Université TÉLUQ, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) apprécie le soutien exprimé par deux des porte-paroles en matière d’enseignement supérieur des partis de l’opposition. Marwah Rizqy, députée libérale dans Saint-Laurent et Gabriel Nadeau-Dubois, député de Québec Solidaire dans Gouin unissent leur voix à celles des représentant-es des syndicats composés de chargés-es de cours pour questionner le gouvernement sur le conflit qui oppose l’université à ses tutrices et ses tuteurs depuis deux ans.

En négociation depuis plus de 21 mois, la situation à l’Université TÉLUQ s’est envenimée en raison de l’entêtement de la direction à se débarrasser de ses tutrices et tuteurs d’expérience compromettant ainsi la qualité de l’encadrement. À la suite de nouvelles exigences patronales, forçant les membres du syndicat à déclencher la grève générale illimitée le 28 janvier 2019, des milliers d’étudiantes et d’étudiants se sont trouvés privés du soutien nécessaire à la réussite de leurs cours. Les inscriptions pour cet été ont fondu de 60 % jetant une ombre menaçante sur l’avenir de l’université.

« La TÉLUQ est la porte d’entrée de l’enseignement supérieur pour bon nombre d’étudiantes et d’étudiants de première génération. Son modèle favorise la conciliation travail, études et vie personnelle. Malheureusement, l’entêtement de la direction à sabrer l’encadrement laisse planer un sérieux doute sur le maintien de la qualité des diplômes provenant de cette université », souligne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la FNEEQ-CSN.

Pour la FNEEQ-CSN, la question est d’autant plus préoccupante que rien n’a filtré de l’enquête approfondie demandée par l’ex-ministre Hélène David à l’été 2018. L’Université TÉLUQ poursuit toujours sa restructuration dont l’essentiel consiste à fragmenter la tâche jusqu’ici dévolue aux tutrices et aux tuteurs et à en transférer une bonne partie à un autre groupe d’enseignants contractuels et embauchés à cette fin. La situation préoccupe l’ensemble des chargé-es de cours du Québec qui y voient un modèle de formation à distance qui pourrait aussi les affecter s’il était exporté aux autres universités.

Des profs de cégeps de tous les coins du Québec réunis à Baie-Comeau

Plus de 120 représentantes et représentants des cégeps provenant de tous les coins du Québec ont convergé vers Baie-Comeau pour la tenue de leur réunion du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

Après notamment, Montmagny, Saint-Georges, Trois-Rivières, Joliette et Chicoutimi, c’est donc maintenant au tour de Baie-Comeau d’être l’hôte de l’événement. Certains participantes et participants sont venus d’aussi loin que Rouyn-Noranda, Granby et Gatineau. La FNEEQ-CSN représente 85 % de tous les profs de cégeps au Québec, et plus précisément 80 % des profs en région, dont celles et ceux qui enseignent dans l’Est de la province à Baie-Comeau, Sept-Îles, Carleton et Grande-Rivière.

« L’apport des cégeps au développement régional est essentiel et notre présence ici est aussi là pour le souligner. Nous sommes cependant inquiets des impacts du déclin démographique sur les cégeps de petite taille qu’on retrouve principalement en région. C’est au centre de nos préoccupations et la solution passe par une solidarité à tous les niveaux », précise Yves de Repentigny, vice-président et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

Le colloque à Saguenay sur le développement des cégeps en région initié par la FNEEQ-CSN en 2013, a d’ailleurs permis d’identifier des pistes de solution. La FNEEQ-CSN s’attend à ce que le ministre Roberge s’en inspire et annonce prochainement un nouveau mode de financement des petites cohortes d’étudiantes et d’étudiants assurant ainsi la pérennité de certains programmes. « Ce serait un pas dans la bonne direction, mais le ministre Roberge devra en faire davantage pour réellement consolider les établissements en région », poursuit Yves de Repentigny.

La négociation nationale
La réunion qui se déroule jeudi et vendredi à l’Hôtel Le Manoir Baie-Comeau est une étape importante pour la négociation nationale de la convention collective qui débutera à l’automne.

« Nous sommes à déterminer le cahier de négociation afin de pouvoir consulter nos membres. Les travaux ont débuté il y a quelques mois déjà. Nous tenons à ce que les demandes syndicales reflètent bien la volonté des profs de cégep sur le terrain. Nous sommes engagés dans une démarche réellement démocratique et transparente », souligne, pour sa part, Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ) représente près de 18 000 profs de cégep, soit 85 % des enseignantes et des enseignants du réseau collégial, répartis dans 46 syndicats dans toutes les régions du Québec. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Une nouvelle convention collective au Collège Notre-Dame-de-Lourdes chaleureusement applaudie

Réunis en assemblée générale vendredi après-midi, les membres du Syndicat du personnel du Collège Notre-Dame-de-Lourdes – CSN ont entériné l’entente de principe intervenue entre leur comité de négociation et la direction de l’établissement.

Après quatorze journées de négociation et malgré les nombreuses tentatives de l’employeur pour diminuer les conditions de travail, les membres du Syndicat du personnel du Collège Notre-Dame-de-Lourdes – CSN ont démontré par de chaleureux applaudissements leur satisfaction de la tâche accomplie par leurs comités de négociation et de mobilisation.

« La qualité du travail effectué par ces comités est d’autant plus remarquable qu’ils ont su préserver le climat malgré qu’il s’agissait du premier renouvellement de convention à la suite du lockout de 2005. Les gains aux conditions de travail sont importants et soulignent la détermination des membres », précise Léandre Lapointe, vice-président et responsable du regroupement privé de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

La nouvelle convention est d’une durée de six ans. Le collège a accepté notamment d’accorder les appuis nécessaires aux enseignantes et aux enseignants ayant sous leurs responsabilités des élèves qui nécessitent un plan d’intervention ou un soutien particulier. Cet appui pourra notamment se traduire par différentes mesures relatives à du support pédagogique ou l’accessibilité à des ressources.

Le collège augmente aussi considérablement sa contribution financière au régime d’assurance collective laissant la gestion de cette somme à un comité syndical. Le budget global d’un peu moins de 21 000 $ devient une enveloppe de 75 000 $ indexée annuellement. Pour les membres du syndicat, il s’agit là d’un autre gain majeur.

Le syndicat dénonce le double discours de la direction

Pendant qu’à l’intérieur des murs de la TÉLUQ la direction soulignait la 3e édition de la Semaine des employé-es de la TÉLUQ, les tuteurs et tutrices ont rappelé, sur le trottoir, que leurs négociations piétinent depuis maintenant 10 semaines.

En grève générale illimitée depuis le 28 janvier, les 200 tuteurs et tutrices ont dénoncé le double discours de la direction qui, d’une part, dit souhaiter saluer l’apport inestimable de ses employé-es et souligner leur désir de s’impliquer dans la réussite de l’Université TÉLUQ, mais qui, d’autre part, se traîne les pieds dans les négociations avec ses tuteurs et tutrices. « Nous sommes en grève depuis 75 jours et nous n’avons eu que deux séances de négociations, a dénoncé la présidente du STTTU–CSN, Nancy Turgeon. Si l’employeur a réellement à cœur la réussite de la TÉLUQ, pourquoi tarde-t-il à régler avec nous ? »

MISES À PIED ET POURSUITE-BAILLON
Rappelons que la TÉLUQ a procédé sans préavis à des mises à pied déguisées de plusieurs de ses tuteurs et tutrices, qui comptent en moyenne 14 ans d’ancienneté. « Elle les a d’abord remplacés en ayant recours à la sous-traitance, via une entreprise privée. Ce n’est qu’à la suite d’une intervention ministérielle, qui a mené à la suspension du directeur général, que la situation s’est résorbée. Toutefois, ces enseignantes et enseignants d’expérience sont toujours remplacés par d’autres nouvellement embauchés », a pour sa part dénoncé Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN. La TÉLUQ a aussi déposé une poursuite en diffamation à l’encontre du syndicat pour ses dénonciations de mises à pied de ses enseignantes et enseignants d’expérience, entre autres choses. « Le syndicat a dû rétorquer en contestant juridiquement cette atteinte alléguée à la liberté d’expression, qui viserait à museler le syndicat dans le débat public sur les orientations de leur université », a ajouté Caroline Quesnel.

REPRÉSAILLES CONTRE LA PORTE-PAROLE DU SYNDICAT
Rappelons aussi qu’en avril, la TÉLUQ a été condamnée par le Tribunal administratif du travail pour avoir retiré illégalement ses affectations à la présidente du syndicat, à la suite de ses interventions médiatiques dénonçant la sous-traitance du travail d’encadrement des tuteurs et tutrices, entre autres choses. Une pratique antisyndicale plutôt peu fréquente de la part d’un établissement d’enseignement de cette envergure.

« Après 18 mois de négociations, il est temps pour la direction de la TÉLUQ de concrètement reconnaître l’apport de ses tuteurs et de ses tutrices, et de négocier pour régler », a conclu Nancy Turgeon.

Des représailles avérées contre la présidente du syndicat de la TÉLUQ

Dans une décision rendue hier, la juge Annie Laprade du Tribunal administratif du travail a condamné l’Université TÉLUQ pour avoir exercé illégalement des mesures de représailles à l’endroit de la présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-Université – CSN (STTTU), madame Nancy Turgeon. Pour la juge, la décision de l’université conduisant à priver la présidente du syndicat de ses affectations est vraisemblablement liée à ses interventions médiatiques qui visaient à dénoncer l’attitude de l’université et la sous-traitance avec une entreprise privée, l’Institut MATCI.

« C’est scandaleux de voir un établissement d’enseignement de cette envergure tenter de museler la porte-parole d’un syndicat en la privant de son gagne-pain. Une université qui gère des fonds publics devrait être davantage respectueuse des lois et particulièrement des libertés d’expression et d’association. Le ministre Roberge doit rapidement mettre fin à ce bordel qu’est devenue la TÉLUQ », martèle Richard Bousquet, vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN).

Pour Nancy Turgeon, présidente du STTTU, l’Université TÉLUQ fait preuve depuis près de deux ans d’une réelle arrogance envers ses tutrices et ses tuteurs. « La décision du tribunal rappelle d’une certaine façon qu’il y a des limites à mépriser le monde. J’ignore cependant si la direction de l’université a la capacité de reconnaître qu’elle est allée trop loin », conclut-elle.

Dans la même veine, l’université a aussi déposé un autre recours contre la présidente du syndicat et des représentantes et des représentants de la FNEEQ et du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches pour des interventions publiques. Les représentant.es syndicaux allèguent que cette dernière poursuite est une poursuite bâillon. La Cour supérieure devra se pencher sur cet autre litige au cours des prochaines semaines.

En négociation depuis plus de 18 mois, la situation à l’Université TÉLUQ s’est envenimée à la suite de nouvelles exigences patronales forçant les membres du syndicat à déclencher la grève générale illimitée le 28 janvier 2019.

Un premier pas pour combler d’immenses besoins en éducation et en enseignement supérieur

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) considère que la hausse des dépenses en éducation et en enseignement supérieur de 5,1 % en 2019-2020 et de 3,8 % en moyenne pour les deux années suivantes constitue un timide pas dans la bonne direction compte tenu de la santé des finances publiques. En augmentant le soutien financier aux universités en région et aux cégeps, le ministre des Finances, M. Eric Girard, met un baume sur les nombreux problèmes provoqués par des années d’austérité.

« Ce budget laisse encore planer beaucoup d’incertitudes sur les politiques que le gouvernement mettra de l’avant en éducation et en enseignement supérieur, notamment la déréglementation des droits de scolarité des étudiants internationaux, qui est nuisible à l’accessibilité, en plus de nourrir la concurrence entre les établissements », souligne Caroline Quesnel présidente de la FNEEQ–CSN.

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Jean-François Roberge, sait cependant que le réinvestissement actuel est nettement insuffisant pour permettre aux cégeps et aux universités de relever l’ensemble des défis auxquels ils seront confrontés durant les prochaines années. La FNEEQ s’interroge sur les sommes qui sont destinées à adapter le modèle de financement des cégeps aux nouveaux besoins. « Que vise exactement le gouvernement? Souhaite-t-il un plus grand rapprochement avec l’entreprise privée au risque de développer chez les étudiantes et les étudiants des compétences difficilement transférables? » se questionne Caroline Quesnel. « Alors que des établissements en région songent à fermer des programmes d’études, le gouvernement doit impérativement soutenir l’offre d’une formation diversifiée et accessible partout sur le territoire du Québec », conclut-elle.

Nouvelle convention collective au Collège Villa Maria

À la suite de l’entente de principe intervenue la semaine dernière, le personnel non enseignant du Collège Villa Maria a entériné en assemblée générale à 88 % la recommandation de leur comité de négociation.

Une meilleure protection contre la sous-traitance et l’ajout de postes étaient au cœur des discussions à la table de négociation.

« Les nouveaux postes vont permettre d’atténuer la surcharge de travail ce qui aura un impact direct sur la qualité du service aux élèves. Sans répondre complètement à l’ensemble des besoins, la création de ces emplois est un pas vers la bonne direction », de mentionner Léandre Lapointe, vice-président du regroupement privé de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Durant les dernières années, le collège avait choisi de transférer graduellement les tâches des ouvriers d’entretien à un sous-traitant. Les arguments du comité de négociation ont convaincu l’employeur d’y mettre fin et de maintenir les postes actuels. D’une durée de cinq ans, la nouvelle convention collective prévoit par ailleurs une bonification des droits syndicaux et un pouvoir décisionnel sur la formation et le perfectionnement du personnel.

La reconnaissance professionnelle et des correctifs salariaux importants

À la suite des années de mobilisation et d’efforts, les 18 000 enseignantes et enseignants membres de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), ont obtenu, en 2015, la reconnaissance professionnelle de leur appartenance à l’enseignement supérieur en se voyant attribuer le rangement 23 de la structure salariale. Le 2 avril prochain marquera une journée importante pour ceux-ci, car ils bénéficieront enfin de correctifs salariaux qui leur accorderont une hausse salariale moyenne de 6,4 %. Soumis à une pression exceptionnelle et des arguments en béton, le Conseil du trésor avait fini par reconnaître leur appartenance à l’enseignement supérieur et l’autonomie individuelle et collective propre à leur pratique enseignante.

Pour Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN, c’est cependant loin d’être terminé. « Il reste du travail à faire pour que la structure soit pleinement équitable pour toutes et tous, et particulièrement pour les précaires », tient-elle à préciser. « Nous débutons une consultation auprès de nos membres en vue du renouvellement de notre convention collective. Nous aurons certainement des demandes à soumettre à la table de négociation », conclut-elle.

La FNEEQ aux côtés des étudiantes et des étudiants en grève pour le climat

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) manifestera aux côtés des étudiantes et des étudiants en grève pour le climat vendredi. Elle invite tous ses syndicats affiliés à appuyer ce vaste mouvement international.

Pour Léandre Lapointe, vice-président et responsable du dossier de l’environnement à la FNEEQ, la mobilisation des étudiantes et des étudiants doit être encouragée. « En éducation, il est de notre rôle de former des citoyennes et des citoyens responsables. Constater leur détermination et leur engagement à se mobiliser pour l’environnement est porteur et nourrit un grand espoir pour notre avenir. Nous serons à leur côté! », souligne-t-il.

Pour la FNEEQ–CSN, cette manifestation est l’occasion de réitérer la nécessité de faire pression sur les gouvernements afin de faire adopter une loi climatique forçant l’atteinte des cibles environnementales. Il est maintenant temps d’opérer des changements radicaux. Nous sommes toutes et tous concernés par la situation et il est grand temps d’agir.

Interrogations sur la gestion financière de la TÉLUQ

Les tutrices et tuteurs manifestent présentement devant les bureaux de la TÉLUQ, à Montréal et à Québec, afin de dénoncer la demande d’entérinement par le conseil d’administration de futures nouvelles dépenses récurrentes en contexte déficitaire et de baisse de fréquentation étudiante.

La demande constituant l’attribution de 10 nouveaux postes de professeurs, qui engendrera des dépenses récurrentes d’environ un million de dollars par année, est basée sur des chiffres qui ne reflètent plus la réalité actuelle, selon le Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN. « On appelle la TÉLUQ à la prudence, car ces embauches s’appuient sur les données de l’an dernier, une importante augmentation artificielle des étudiantes et étudiants à la suite d’un partenariat avec l’Institut MATCI. Cette entente de sous-traitance de l’encadrement des employé-es d’une entreprise privée, au sein de laquelle le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur avait trouvé suffisamment d’irrégularités pour suspendre la direction générale de l’époque, n’a pas été renouvelée. On se retrouvera alors devant un déficit structurel qui nuira à l’avenir de notre université », déclare Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN (STTTU).

La Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) s’indigne de ces décisions et déplore leurs impacts sur les enseignantes et enseignants, poussés à la grève par l’intransigeance de l’employeur. « Alors qu’à la table de négociation on dit que la TÉLUQ est déficitaire et, conséquemment, que le maintien des conditions salariales des tutrices et tuteurs est irrecevable, la direction s’apprête à s’engager financièrement de manière récurrente. Il s’agit pour nous d’une décision irresponsable, d’autant plus qu’on nous menace toujours de nombreuses mises à pied en diminuant le temps d’encadrement des étudiantes et étudiants », déplore Richard Bousquet, vice-président de la FNEEQ–CSN.

Le STTTU–CSN a proposé plusieurs compromis durant les 18 mois de négociation en présence de conciliateurs du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale avant d’en arriver au déclenchement de la grève générale illimitée le 28 janvier dernier. « Les étudiantes et étudiants font les frais de ces décisions et se retrouvent dans l’impossibilité de terminer leur trimestre », précise la présidente.

Pour une valorisation de la profession enseignante

En cette semaine dédiée aux enseignantes et aux enseignants, il faut souligner l’importance de leur rôle dans la transmission des connaissances et dans l’accompagnement des étudiantes et des étudiants tout au long de leur cheminement pour devenir des citoyennes et des citoyens à part entière. Le thème retenu pour la 25e édition, qui se tient du 3 au 9 février 2019, est Merci ! Sans une réelle valorisation de la profession, ce thème ne veut cependant rien dire.

Des mesures concrètes doivent donc être prises rapidement pour assurer la valorisation du travail des enseignantes et des enseignants dans les réseaux de l’éducation. Pour Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), « cette valorisation doit se répercuter concrètement par de bonnes conditions de travail et une rémunération à la hauteur de leur importante contribution au développement de la société ».

Pour souligner cette semaine, la FNEEQ–CSN adresse ce message à Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur : valoriser l’éducation, c’est aussi augmenter substantiellement le financement de tous les réseaux, c’est aussi ouvrir un dialogue ouvert avec les représentantes et les représentants des enseignantes et des enseignants. Le reconnaître est devenu une nécessité.

Les enseignantes et les enseignants de l’Université TÉLUQ en grève générale illimitée

Le conflit à l’Université TÉLUQ s’est intensifié avec le déclenchement de la grève générale et illimitée des tutrices et des tuteurs. C’est près de 20 000 étudiantes et étudiants qui se retrouvent dans l’impossibilité de terminer leur trimestre.

Après 17 mois de négociation en présence de conciliateurs du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, et après que les représentants syndicaux aient déposé plusieurs compromis pour parvenir à une convention collective acceptable, les parties sont revenues à la case départ. Vendredi dernier, l’Université est revenue à la table de négociation avec de nouvelles exigences et le retrait de propositions qu’elle avait pourtant annoncées. En agissant ainsi, l’Université TÉLUQ laisse toujours planer le doute sur la mise à pied de ces enseignantes et de ces enseignants expérimentés.

La contribution des tutrices et des tuteurs à l’excellente réputation de l’Université TÉLUQ est pourtant reconnue depuis 1972 par les nombreux étudiantes et étudiants qui y ont étudié. « C’est odieux de mettre ainsi au rancart des enseignantes et des enseignants hautement qualifiés, qui travaillent depuis des décennies dans cette institution. Nos membres sont déterminés à aller jusqu’au bout pour obtenir l’estime qu’ils méritent et préserver leur emploi, et aussi pour défendre le modèle d’encadrement de qualité que la direction semble s’acharner à vouloir détruire par tous les moyens possibles », précise Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université – CSN (STTTU).

La négociation se déroule dans un contexte de restructuration, ayant d’abord pris la forme de la sous-traitance du travail des tutrices et des tuteurs à des employés d’une entreprise privée, l’Institut MATCI. Des enquêtes demandées par la ministre de l’Enseignement supérieur avaient mené à la suspension de l’ancien directeur général ayant conclu cette entente. « La nouvelle direction n’a manifestement pas encore tiré de leçon de ces tentatives insensées de remplacer les tutrices et les tuteurs. Ce projet se poursuit par des embauches de nouvelles personnes qui doivent faire le même travail, mais en consacrant trois fois moins de temps d’encadrement par étudiant. Ceux qui en font les frais restent les mêmes : les étudiantes et les étudiants », martèle Yves Fortin, vice-président du Conseil Central Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA).

« Le modèle que souhaite imposer l’Université TÉLUQ pourrait avoir un impact considérable sur l’ensemble du réseau universitaire. La lutte des tutrices et des tuteurs est aussi celle des chargées et des chargés de cours du Québec », conclut Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN (FNEEQ).

Pour de plus amples renseignements sur la FNEEQ-CSN, visitez http://fneeq.qc.ca et suivez-nous sur Facebook et Twitter.

Pour de plus amples renseignements sur le STTTU, visitez http://stttu.ca et suivez-nous sur Facebook.

Pour de plus amples renseignements sur le CCQCA, visitez http://www.ccqca.csn.qc.ca/ et suivez-nous sur Facebook.

Le gouvernement doit s’engager à plus long terme

La CSN salue l’annonce du ministre Roberge de verser en cours d’année 7,5 millions de dollars à cinq composantes régionales du réseau de l’Université du Québec. La CSN aurait cependant souhaité un engagement à plus long terme pour soutenir l’ensemble des dix établissements de ce réseau public et ainsi assurer l’atteinte des visées de développement social et économique qu’il incarne pour la société québécoise.

« On remarque une hésitation du ministre Roberge à promettre une majoration du financement du réseau de l’Université du Québec dans le prochain budget. L’éducation est pourtant la priorité du gouvernement », s’inquiète Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. Cette dernière souligne que le réseau de l’Université du Québec, qui célèbre ses 50 ans, est pourtant une pierre angulaire pour l’accès aux études supérieures dans toutes les régions du Québec.

Il n’est pas trop tard pour revoir le mode de financement de l’ensemble des universités. « Une de ses faiblesses repose sur le fait que le calcul, presque exclusivement basé sur le nombre d’étudiantes et d’étudiants à temps plein, ne tient pas compte des particularités d’un grand nombre d’entre eux, qui sont inscrits à temps partiel dans les universités du réseau. Il faut donner un coup de barre pour permettre à ces institutions de jouer pleinement leur rôle dans toutes les régions », déclare Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Par ailleurs, la CSN accueille favorablement la volonté du ministre de vouloir corriger les iniquités que subissent les universités du réseau lorsque comparées aux universités à charte. « Le ministre a annoncé son intention de réexaminer la déréglementation des frais de scolarité introduite par le précédent gouvernement ainsi que le financement particulier de certaines disciplines. Nous espérons que le ministre ajoutera à sa réflexion la question de la concentration des fonds de recherche pour une analyse globale du financement de la mission de l’ensemble des universités québécoises », a soutenu Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

Intensification des moyens de pression

Déçus de peu d’avancement à la table de négociation, c’est à plus de 97 % que les chargées et les chargés de cours de l’Université Laval se sont donné hier le mandat d’exercer des moyens de pression en vue d’obtenir une convention collective satisfaisante. Après quarante-cinq séances de négociation, dont trois en présence d’une conciliatrice, l’université refuse toujours d’envisager des améliorations significatives à leurs conditions de travail. Les chargées et les chargés de cours de l’Université Laval se rangent donc ainsi massivement derrière leur comité de négociation et appellent la direction à revoir ses positions.

Les principaux litiges tournent autour de la stabilité de l’emploi, de l’encadrement du co-enseignement, de l’écart salarial à combler avec les enseignants des autres universités québécoises, de la réduction de la clause de réserve ainsi que d’une meilleure accessibilité à l’aide pédagogique offerte par les auxiliaires. À ce sujet, Christine Gauthier, présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL–CSN), souligne que ses membres sont très préoccupés par la situation. « Le nombre d’étudiants par groupe a explosé à la suite des compressions budgétaires des dernières années ce qui accroît les besoins de soutien pédagogique. Ne rien faire équivaut à faire payer encore une fois par les étudiantes et les étudiants des erreurs commises par nos gestionnaires dans le passé », souligne-t-elle.

La convention collective des chargées et des chargés de cours est échue depuis le mois de décembre 2016. Un vote aussi massif est révélateur de l’impatience des chargées et des chargés devant la lenteur de la négociation.

Révision des cégeps et rapprochement avec l’entreprise privée

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) invite Youri Chassin, adjoint parlementaire du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur à préciser ses intentions concernant la révision du modèle de financement des cégeps et le rapprochement envisagé avec l’entreprise privée.

La FNEEQ apprécie que le gouvernement s’engage à consolider les cégeps en régions. La baisse du nombre d’étudiantes et d’étudiants met en péril certains programmes souvent essentiels au dynamisme régional. « Cependant, si monsieur Chassin souhaite réellement comprendre la réalité terrain des cégeps, il doit prendre en considération les 85 % des enseignantes et des enseignants de ce réseau que nous représentons », souligne Josée Chevalier, vice-présidente et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ.

C’est d’ailleurs cette réalité terrain qui incite les enseignantes et les enseignants à craindre un trop grand rapprochement avec l’entreprise privée. Prévoir des formations collégiales calquées sur des besoins ponctuels d’une entreprise s’assimile à développer chez les étudiantes et les étudiants des compétences difficilement transférables. Selon la FNEEQ, le danger serait de confiner les gens à des tâches bien spécifiques en les rendant plus vulnérables aux changements du marché de l’emploi. « Nous sommes prêts à discuter de solutions qui rendraient les gens moins tributaires des aléas du marché et ne réduiraient pas les cégeps à un rôle d’auxiliaire des entrepreneurs. Après tout, les cégeps sont aussi là pour former des citoyennes et des citoyens éclairés », ajoute madame Chevalier.

L’arrivée de Youri Chassin au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur suscite beaucoup d’inquiétude dans le milieu collégial. La FNEEQ espère cependant que les décisions qu’il prendra dans les prochains mois seront plus nuancées que les positions qu’il a défendues dans le passé.

Déclenchement de la grève générale à Merinov

Après avoir tenté sans succès de conclure une nouvelle convention collective, le conflit à Merinov a monté d’un cran aujourd’hui avec l’annonce du déclenchement de la grève générale ce matin à 8 heures. C’est près de cent personnes à l’emploi de Merinov dans ses centres de recherche de Grande-Rivière, Gaspé, Cap-aux-Meules, Sept-Îles ainsi que les télétravailleurs qui cesseront leurs activités pour manifester leur mécontentement et exiger un changement de ton à la table de négociation.

Pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Merinov, l’attitude de la direction ne leur laisse pas le choix. Alors que Merinov est désormais assuré d’un financement gouvernemental stable, la direction s’entête à refuser de répondre aux demandes syndicales et à exiger de nombreuses concessions de ses employés visant à les précariser davantage. Face à l’intransigeance de l’employeur, le syndicat a dû se prévaloir du service de conciliation de la Commission des relations du travail pour faire avancer les négociations.

« Cela n’a pas eu l’impact escompté. Lorsque nous avons voté à 93 % la grève générale en octobre dernier, nous avons cru que la direction allait enfin saisir toute la grogne de ses employés. Nous avons cru que Merinov finirait par vraiment négocier et s’ouvrir au dialogue. Force est de constater que notre message n’a pas encore été saisi », souligne Estelle Pedneault, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Merinov.

« Les travailleuses et les travailleurs sont prêts à mener cette bataille importante jusqu’au bout. La direction doit comprendre que ses employés sont une ressource inestimable qui a permis à Merinov de devenir le plus important centre intégré de recherche appliquée dans les domaines de la pêche, de l’aquaculture, de la transformation et de la valorisation des produits aquatiques au Canada », conclut Léandre Lapointe, vice-président et responsable du regroupement privé de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ).

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Merinov est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM) et à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ).

La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. Le CCGIM regroupe environ 4500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte près de 80 syndicats affiliés. La FNEEQ regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 40 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative en enseignement supérieur au Québec.

Pour de plus amples renseignements sur la FNEEQ-CSN, visitez http://fneeq.qc.ca et suivez-nous sur Facebook et Twitter.

 

18e édition de la Journée nationale des chargées et chargés de cours

Pour une dix-huitième année consécutive, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) souhaite mettre en lumière l’expertise considérable et la variété des champs d’intervention des chargées et des chargés de cours de nos universités.

Pour souligner cette journée, la FNEEQ-CSN lance deux nouvelles capsules vidéos qui illustrent la diversité de ce corps d’emploi, une diversité qui est un atout pour les étudiantes et les étudiants. Cette année, David Tremblay, chargé de cours en Éco-conseil à l’Université du Québec à Chicoutimi et Louis-Étienne Pigeon, chargé d’enseignement en Philosophie et Éthique des sciences à l’Université Laval, ont généreusement accepté de se prêter à l’exercice. (www.chargesdecours.com/videos/).

Plusieurs activités organisées par les syndicats de chargées et de chargés de cours se dérouleront aussi sur les campus des universités québécoises.

Avec l’arrivée d’une nouvelle équipe à la tête du gouvernement, cette journée est aussi un signal lancé au ministre Jean-François Roberge. Sans la contribution des personnes chargées de cours à la formation des étudiantes et des étudiants, le taux de diplomation au Québec serait certainement moindre. Ces femmes et ces hommes sont les agents de la démocratisation de l’enseignement supérieur. Pourtant, leur statut demeure précaire et leur contribution méconnue. « Quel est le plan du gouvernement pour mettre en valeur l’expertise de ces enseignantes et enseignants? Comment entend-il stabiliser leur emploi et reconnaître concrètement leur apport à l’enseignement supérieur? » s’interroge Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la FNEEQ-CSN.

En ce 22 novembre, les chargées et les chargés de cours de nos universités tiennent à rappeler au nouveau gouvernement que leur collaboration est essentielle pour faire de l’éducation un véritable projet de société.

La FNEEQ–CSN déplore le fiasco déclenché par le nouveau partenariat avec le géant Amazon

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN (FNEEQ–CSN) déplore la décision de la Fondation Marc Bourgie de suspendre le Prix littéraire des collégiens à la suite de la polémique déclenchée par un nouveau partenariat avec le géant Amazon. La situation affecte près de 800 étudiantes et étudiants dans quarante collèges publics et privés dont les enseignantes et les enseignants sont affiliés à la FNEEQ–CSN.

Ce fiasco en dit long sur les dérives générées par l’association intrusive de l’entreprise privée avec les établissements d’enseignement supérieur. « C’est un problème de financement. Le ministre Jean-François Roberge devrait en prendre bonne note et prendre ses responsabilités à l’égard de cette activité rassembleuse qui donne le goût de la lecture à nos étudiantes et à nos étudiants tout en faisant connaître des œuvres des auteurs de chez nous. Faut-il rappeler que ces œuvres font vivre les librairies indépendantes que les pratiques commerciales d’Amazon ont mises à mal ? », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

La FNEEQ souhaite exprimer sa solidarité envers les étudiants, les professeurs, les auteurs, les libraires et les éditeurs, tous ébranlés par la décision de l’organisateur du prix. « Nous souhaitons une solution satisfaisante pour tous afin que rayonne à nouveau à l’échelle du Québec, cet exercice de lecture et de débats pédagogiques », conclut madame Quesnel.

Annonce de la grève générale illimitée lors de la Fête de la reconnaissance

La Fête de la reconnaissance organisée annuellement par l’Université TÉLUQ pour souligner l’apport inestimable de ses employé-es laisse cette année un goût amer dans la bouche des tutrices et des tuteurs. Sans aucune forme de considération ni de respect, l’université tente de convaincre les tutrices et les tuteurs qu’ils sont révolus; que ces enseignantes et ces enseignants d’expérience doivent laisser leur place à d’autres enseignants à statut précaire. Une aberration que dénonce la communauté universitaire sur toutes les tribunes depuis 2016.

Une fois de plus, les tutrices et les tuteurs soulignent toute l’ironie de la fête qui se déroule aujourd’hui. Mais cette fois, ils sont décidés à aller jusqu’au bout. « Nous n’avons pas le choix. Nous n’acceptons pas de disparaître. Si l’Université TÉLUQ ne revoit pas ses plans, nous déclencherons la grève générale illimitée le 22 novembre à 0 h 01 », annonce Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN (STTTU). Près de 20 000 étudiantes et étudiants seront affectés par ce conflit et seront privés de l’encadrement nécessaire à la poursuite de leurs études.

La seizième séance de négociation en présence des conciliateurs du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale aura lieu le 21 novembre. « Si, après cette ultime journée, ces enseignantes et ces enseignants sont obligés de faire la grève, l’Université TÉLUQ devra en prendre l’odieux. C’est assez ignoble d’obliger du monde à négocier leur propre remplacement », s’indigne Yves Fortin, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA).

Le syndicat a cependant bon espoir d’en arriver à un règlement. L’université TÉLUQ ne peut pas continuer à prétendre qu’elle participe à l’évolution du savoir depuis 1972 tout en méprisant le travail des tutrices et des tuteurs. « Nier la qualité de leur travail c’est nier la valeur même des diplômes émis par l’Université TÉLUQ depuis des décennies. Est-ce vraiment ce que soutient la direction de l’université ? » questionne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN (FNEEQ).

La venue de Youri Chassin en enseignement supérieur est un très mauvais présage

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) s’inquiète de la nomination de Youri Chassin à titre d’adjoint parlementaire du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, pour le volet enseignement supérieur.

Député de la circonscription de Saint-Jérôme, et ex-directeur de la recherche à l’Institut économique de Montréal, Youri Chassin s’est prononcé à plusieurs reprises en faveur de la privatisation de services publics. « Sa venue en enseignement supérieur est un très mauvais présage. Les positions que nos membres défendent depuis toujours vont à l’encontre de la vision mercantile du nouvel adjoint parlementaire. L’enseignement supérieur est un service public et doit le demeurer », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

Après des années d’austérité qui ont consolidé une administration de plus en plus managériale des établissements d’enseignement, la nomination de Youri Chassin présuppose une vision gouvernementale empreinte d’une logique marchande et compétitive. Le rapprochement souhaité par la CAQ entre l’entreprise privée et les établissements d’enseignement a pourtant été dénoncé sur toutes les tribunes. « Nous avons déjà demandé au ministre Jean-François Roberge une rencontre. Il pourra alors clarifier ses intentions et la direction que prendra son ministère », conclut madame Quesnel.

La FNEEQ souligne la journée de la santé mentale

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) tient à souligner la Journée de la santé mentale au collégial dont l’objectif est la promotion d’une bonne santé mentale dans nos établissements d’enseignement, et plus particulièrement chez les étudiantes et les étudiants. Sans réduire le rôle que jouent le personnel professionnel et de soutien, la fédération tient aussi à rappeler l’apport extraordinaire des enseignantes et des enseignants qui œuvrent en première ligne et qui, quotidiennement, ont à intervenir auprès des étudiants.

Près d’un étudiant sur deux éprouve des difficultés à gérer son stress lors de sa première année au cégep. On peut facilement imaginer l’impact sur le reste du groupe et sur la santé psychologique de celles et ceux qui les accompagnent.

« C’est une réalité à laquelle les enseignants doivent tous faire face. Mais ils peuvent parfois se sentir démunis face à la détresse des étudiants, ce qui a une influence directe sur leur propre état de santé », souligne Josée Chevalier, vice-présidente et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ–CSN.

Pour la FNEEQ–CSN, il est important de mieux outiller les enseignantes et les enseignants des cégeps et d’instaurer rapidement des mesures de prévention et d’intervention plus efficaces.

Les tutrices et les tuteurs manifestent devant le Centre des congrès de Québec

Bien décidés à conserver leur emploi, les tutrices et les tuteurs de l’Université TÉLUQ ont manifesté ce 8 novembre devant le Centre des congrès de Québec où se déroulent des célébrations soulignant le 50e anniversaire de l’Université du Québec. En signe de solidarité, des représentantes et des représentants des syndicats des chargées et des chargés de cours des universités québécoises se sont joint à eux.

Depuis 2016, la direction de l’université souhaite imposer une restructuration qui, concrètement, se traduira par la mise à pied de dizaines d’enseignantes et d’enseignants expérimentés ainsi que la déqualification et des baisses de salaires importantes pour d’autres. Exaspérés, les 200 tutrices et tuteurs ont donné la semaine dernière le mandat à leurs représentantes et à leurs représentants de déclencher la grève générale illimitée au moment jugé opportun.

Les tuteurs et tutrices sont déjà parvenus à alerter les communautés universitaire et politique pour obtenir la fin de la sous-traitance de leur travail d’encadrement à une entreprise privée, l’Institut MATCI, ce qui a mené à la suspension de l’ancien directeur général de la TÉLUQ. Ils ne laisseront pas plus tomber la qualité du service offert aux étudiantes dans le cas de cette seconde imposition d’un modèle axé sur la rentabilité à court terme au détriment d’une visée pédagogique. La TÉLUQ a ainsi créé une nouvelle catégorie d’emploi pour les remplacer, en imposant aux nouvelles personnes embauchées une diminution drastique du temps accordé à chaque étudiant.

« Rien ne justifie autant de recul. Devant l’absence de propositions sérieuses et acceptables, nous n’aurons pas d’autre choix que d’exercer cet arrêt de travail. Ce n’est pas tous les jours que des enseignants doivent envisager de recourir à la grève simplement pour continuer à offrir le service professionnel et apprécié qu’ils effectuent avec dévouement depuis des décennies, » précise Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN (STTTU).

« Une solide toile de solidarité s’est tissée autour des tutrices et des tuteurs et cela va se poursuivre jusqu’à ce que ces enseignants obtiennent un règlement satisfaisant, » souligne Yves Fortin, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA).

Si la grève générale illimitée est déclenchée, c’est près de 20 000 étudiantes et étudiants qui pourraient être affectés. « Malheureusement, la TÉLUQ change et ce n’est pas pour le mieux. Espérons que la direction entende raison et que cette grève pourra être évitée, » conclut Ghyslaine Lévesque, déléguée à la coordination du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Vote de grève générale illimitée

Pour Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN (STTTU), le changement de cap escompté à l’arrivée du directeur général, André G. Roy, ne s’est pas concrétisé. « La dernière offre de l’employeur, si l’on peut la qualifier ainsi, est pratiquement la même que celle qui nous a été présentée en novembre 2017 par l’ancien directeur. Monsieur Roy maintient la décision de son prédécesseur de mettre au rancart ou déqualifier la majorité des tutrices et des tuteurs en les confinant dans un rôle de correcteur, avec un salaire d’étudiant! Accepter cette offre, c’est accepter de voir disparaître notre profession » précise Nancy Turgeon.

La position de l’Université TÉLUQ en laisse plusieurs perplexes et fortement mécontents. Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN (FNEEQ), est étonné par les choix de l’université. « Ce n’est pas que des emplois ou des baisses importantes de salaire qui sont en jeu. Se départir d’enseignantes et d’enseignants qui représentent des décennies d’expérience en formation à distance et diminuer le service aux étudiants est une décision incongrue que nous continuerons à dénoncer sur toutes les tribunes, » annonce-t-il.

Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM) et Yves Fortin, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA) croient que cette grève pourrait être évitée si la direction faisait preuve de bonne volonté, mais ajoutent-ils, « si la TÉLUQ persiste dans cette voie, nous serons là pour épauler les tutrices et les tuteurs comme nous l’avons fait depuis le début de ce conflit. »

Depuis 2016, les tutrices et les tuteurs se démènent pour préserver leur emploi et la qualité de l’enseignement. Une première bataille contre un sous-traitant privé, l’Institut MATCI, a mené à la suspension de l’ancien directeur général de l’Université TÉLUQ par madame Hélène David, alors ministre de l’Enseignement supérieur. Le syndicat est confiant dans la solidarité de ses membres pour relever cet autre défi décisif pour les tutrices et les tuteurs.

Les professeur-es à la défense de leur liberté académique

Le Syndicat des professeur-es du Collège François-Xavier-Garneau dénonce la mise en demeure transmise au Cégep Garneau par le Séminaire des Pères Maristes en lien avec l’affaire qui a défrayé les manchettes au cours des derniers mois. Dans cette mise en demeure, le Séminaire accuse deux professeur-es d’avoir porté atteinte à la réputation du Séminaire et demande au Cégep de prendre les dispositions pour que cesse toute atteinte à la réputation du Séminaire de la part de ses professeur-es. Le Syndicat interprète cette mise en demeure comme une tentative d’amener l’employeur à poser des gestes de nature à porter atteinte à la liberté académique de ses membres.

La première personne visée par la mise en demeure est professeure de psychologie. Elle est intervenue publiquement l’été dernier pour dénoncer la volonté du Séminaire des Pères Maristes qui envisageait alors de réintégrer certains des élèves ayant diffusé des images à caractère sexuel mettant en scène d’autres élèves du Séminaire. La seconde personne visée est professeur de philosophie. Dans le cadre d’un cours d’Éthique et politique, il a demandé à ses étudiantes et étudiants de rédiger une dissertation où ils devaient prendre position à savoir si, d’un point de vue éthique, le Séminaire des Pères Maristes devrait ou non réintégrer les élèves visés par l’enquête policière menée dans cette affaire. Dans les deux cas, le Séminaire allègue que la démarche des professeur-es a porté atteinte à sa réputation.

Or, du point de vue du Syndicat des professeur-es, les deux professeur-es visés n’ont fait qu’exercer leur liberté académique. En tant que membres du personnel enseignant d’un établissement d’enseignement supérieur, les professeur-es de cégep ont le droit d’exprimer librement leur opinion sur des questions d’intérêt public, de même que le droit à la liberté d’enseignement et de discussion. Ces droits doivent pouvoir s’exercer sans crainte de représailles ni de répression de la part de l’employeur, de l’État ou de quelque autre personne physique ou morale.

Le Syndicat des professeur-es tient à souligner que, jusqu’ici, la réaction du Cégep Garneau à la mise en demeure a été exemplaire : celui-ci n’a posé aucune action qui aurait pu constituer une atteinte à la liberté académique. Cependant, le Syndicat tient à affirmer haut et fort qu’il soutiendra ses membres face à toute atteinte ou tentative d’atteindre à leur liberté académique.

Les travailleurs de Merinov votent la grève

Rien ne va plus à Merinov, le plus important centre intégré de recherche appliquée dans les domaines de la pêche, de l’aquaculture, de la transformation et de la valorisation des produits aquatiques au Canada. Les négociations piétinent depuis plus d’un an. Exaspérés par l’attitude de leur employeur, les travailleuses et travailleurs ont voté hier soir à 93 % en faveur de la grève générale.

Estelle Pedneault, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Merinov, espère que ce vote massif sera un signal entendu par la direction. « L’employeur souhaite un recul de nombreuses conditions de travail et vise ainsi à précariser ses employé-es. C’est inacceptable! Nous sommes sa principale ressource et nous sommes ici pour innover. Il doit s’ouvrir au dialogue et s’asseoir à la table de négociation. Il en va des relations de travail des prochaines années », souligne-t-elle.

« La situation est aberrante et s’apparente à une négociation de mauvaise foi. D’un côté, l’employeur réclame plusieurs concessions, mais d’un autre côté, il décline presque toutes les offres de rencontre. Il refuse simplement de négocier », précise, pour sa part, Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN).

Serge St-Pierre, vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIMCSN), espère que cette grève sera évitée, mais, ajoute-t-il, « si Merinov fait la sourde oreille, nous serons là pour épauler ces travailleuses et ces travailleurs. Toutes les ressources du conseil central seront mobilisées, et ce n’est pas peu dire ».

Le comité de négociation du syndicat a dernièrement soumis quatorze dates pour relancer la négociation. Merinov n’a pas daigné répondre aux représentantes et représentants des salarié-es pendant trois semaines, avant de finalement accepter un unique rendez-vous en conciliation. Si l’impasse persiste, tous les outils seront utilisés, notamment la grève, pour ouvrir la voie à une convention collective satisfaisante et respectueuse des travailleuses et des travailleurs.

Réaction de la FNEEQ à la nomination de Jean-François Roberge

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) prend acte de la nomination de Jean-François Roberge à titre de ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et annonce qu’elle sollicitera rapidement une rencontre avec lui afin d’échanger sur des enjeux qui touchent de près les 35 000 enseignantes et enseignants membres de la fédération.

Lors de la campagne électorale, la Coalition avenir Québec s’est engagée à travailler en collaboration avec les syndicats lors de l’élaboration et de la mise en œuvre de stratégies, de politiques et de plans d’action liés à l’éducation. Dans ce contexte et face à l’ampleur des transformations annoncées, la FNEEQ–CSN tient à assurer au nouveau ministre sa pleine coopération.

« Si la CAQ respecte ses engagements en réinvestissant dans les écoles, les universités et en consolidant les cégeps en régions, le Québec sortira enfin de 15 années de grande noirceur. Mais nous resterons vigilants. Le mal-financement des établissements d’enseignement a provoqué tellement de problèmes que mettre fin au scepticisme des enseignants et des enseignantes est en soi un défi. Les changements devront s’inspirer d’une vision humaniste et citoyenne de l’éducation et de l’enseignement supérieur », soutient Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

De nombreux enjeux ont été soulignés par la FNEEQ durant les dernières semaines. Le rapprochement souhaité par la CAQ entre l’entreprise privée et les établissements d’enseignement est décrié par le secteur depuis toujours. « Nous nous tiendrons à l’affût et nous rappellerons au ministre sa promesse d’être à l’écoute de notre milieu afin qu’il prenne des décisions bénéfiques pour les communautés et l’ensemble de la société québécoise », conclut Caroline Quesnel.

La FNEEQ-CSN souligne la 25e Journée mondiale des enseignantes et des enseignants

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) s’associe à l’UNESCO, à l’Organisation internationale du travail (OIT) et à l’Internationale de l’éducation pour souligner la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants.

Au cours des années, la FNEEQ–CSN a mené maintes luttes locales et nationales pour améliorer les conditions d’exercice de la profession de ses membres et ainsi promouvoir une éducation de qualité.

Au Québec, la précarité du corps enseignant et le recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance figurent parmi les préoccupations prioritaires de la fédération. La situation s’est beaucoup détériorée avec les politiques d’austérité des dernières années, ce qui rend pour plusieurs la profession moins attrayante. Il est grand temps pour le gouvernement du Québec d’assurer aux enseignantes et aux enseignants des conditions qui soient à la hauteur du rôle qu’ils jouent dans la société.

« Si François Legault considère véritablement que l’éducation est une priorité du prochain gouvernement, il devra s’assurer d’améliorer les conditions d’exercice à tous les niveaux d’enseignement, de la petite enfance à l’université », souligne Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Rappelons que le choix du 5 octobre pour souligner la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants est lié à la recommandation de l’UNESCO et de l’OIT signée à la même date en 1966. Dans le préambule, la Conférence intergouvernementale spéciale sur la condition du personnel enseignant reconnaissait « le rôle essentiel des enseignants dans le progrès de l’éducation et l’importance de leur contribution au développement de la personnalité humaine et de la société moderne ».

Un vote massif en faveur de l’entente

Après 25 rencontres de négociation ayant débuté en mai 2017, les membres du Syndicat du personnel du Collège Mont-Saint-Louis viennent d’adopter à 99 % une entente de principe conclue le 29 juin dernier.

« La convention collective de cinq ans qui vient d’être adoptée comporte de nombreuses avancées significatives pour nos membres, a souligné le président du syndicat, Marc-André Vigeant. La bonification des congés, la baisse du nombre d’élèves par classe au premier cycle, la reconnaissance de la charge de travail et la hausse de la participation de l’employeur aux libérations syndicales en constituent quelques exemples. Les parties ont fait preuve d’une grande écoute et d’ouverture, ce qui nous a aussi permis de clarifier plusieurs articles afin de nous assurer d’une compréhension commune de la convention collective. Les membres sont très heureux de ce qui leur a été présenté et leur important appui en faveur de l’entente en témoigne. »

Le vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Léandre Lapointe, se réjouit aussi de l’issue de la négociation menée par le syndicat qui représente 182 enseignantes et enseignants, professionnel-les et employé-es de soutien. « Les parties ont fait preuve d’une belle ouverture tout au long de la négociation; leur entente profitera autant aux travailleuses et aux travailleurs du collège qu’aux élèves qui fréquentent l’établissement. Nous ne pouvons qu’applaudir la conduite des parties en négociation et le résultat positif qui en découle », a-t-il affirmé.

Les chargé-es de cours : un apport inestimable au réseau universitaire québécois

La Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) réitère que l’apport des chargé-es de cours au réseau universitaire québécois est inestimable.

Dans un article d’Ici Radio-Canada, « Universités : payer plus pour avoir moins », on sous-entend que le nombre important de chargé-es de cours a un impact négatif sur la formation universitaire. Or, la FNEEQ rappelle que les chargé-es de cours sont des professionnels et souvent des experts dans leur domaine respectif, ils sont choisis pour leurs connaissances et leurs compétences par les professeurs, ils sont appréciés des étudiants et ils sont également évalués par ces derniers.

« Les chargé-es de cours sont partie prenante de la mission des universités. Plusieurs d’entre eux font aussi de la recherche et de la création sans toutefois être payés pour le faire. Donc dire qu’à leur contact les étudiantes et étudiants sont peu sensibilisés à la recherche scientifique est une grave erreur. En fait les chargé-es de cours sont bien souvent plus près des réalités des étudiants de premier cycle que les professeurs eux-mêmes », soutient Richard Bousquet, vice-président de la FNEEQ et responsable du regroupement Université. 

Manque de reconnaissance

Les chargé-es de cours s’occupent d’environ 60 % des cours universitaires de 1er cycle et ils donnent de plus en plus de cours de 2e et 3e cycles.

Le rapport de l’Association canadienne de professeures et professeurs d’université rendu public par le Devoir ce matin rapporte que la précarité d’emploi chez les chargé-es de cours causait plusieurs problèmes de stress, d’angoisse et de santé mentale.

« Il s’agit là du réel problème chez les chargé-es de cours. Ils n’ont aucune sécurité d’emploi. Le manque de reconnaissance à leur endroit fait en sorte qu’ils se sentent méprisés et marginalisés. Il ne faut pas se demander s’ils sont compétents, ils le sont, il faut se demander s’ils sont reconnus à leur juste valeur », conclut Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ.

À propos

La FNEEQ représente près de 12 000 chargé-es de cours, tutrices et tuteurs dans la quasi-totalité des universités au Québec. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La FNEEQ est l’une des fédérations composant la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe plus de 300 000 membres, tant dans le secteur privé que dans le secteur public.

Un changement de cap s’impose

Bien que la ministre de l’Enseignement supérieur, madame Hélène David, semble prendre au sérieux le rapport d’enquête sur le partenariat entre l’Institut MATCI Montréal et l’université TÉLUQ, les principales organisations syndicales concernées par la situation espèrent que les correctifs qui seront apportés à la gestion de l’établissement ouvriront la porte à la collégialité.

« On fait le constat que le projet de restructuration de la direction de l’université TÉLUQ est en contradiction avec les intérêts des étudiantes et des étudiants. Il n’y a pas que la question de la privatisation de l’encadrement. La direction a créé un nouveau statut de personnes tutrices qualifiées ironiquement de professeurs sous contrat avec comme résultat l’élimination graduelle mais certaine de tutrices et de tuteurs chevronnés en formation à distance. Il faut redresser la situation, d’autant plus qu’on demande à ces nouveaux employés de donner trois fois moins de temps en encadrement aux étudiants que sous le modèle ayant auparavant fait ses preuves,» souligne Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-Université (STTTU).

La ministre a décidé de mener une vérification sur l’université TÉLUQ à la suite des pressions syndicales et politiques, et l’intervention de deux personnes tutrices membres du conseil d’administration dénonçant les irrégularités dans la gouvernance et l’entente secrète de partenariat.

« Nous souhaitons cependant qu’elle rende public ce rapport d’enquête et surtout qu’elle prenne les moyens pour que la direction de l’université travaille dans le respect des lois et dans le respect de sa communauté, » précise Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

Selon Louise Briand, vice-présidente du secteur universitaire de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), le véritable problème est celui de la sous-traitance des activités d’encadrement à une entreprise privée. « C’est une décision qui a des conséquences graves non seulement sur les emplois des tutrices et des tuteurs qui accompagnent depuis des années les étudiantes et les étudiants de l’établissement, mais aussi sur tout le réseau universitaire, car cette décision ouvre la porte à des entreprises privées pour former les étudiantes et les étudiants », conclut-elle.

Les organisations syndicales sont satisfaites que la ministre ait demandé une enquête et qu’elle prenne des décisions en conséquence. La ministre David doit cependant assumer pleinement ses responsabilités en enseignement supérieur en mettant en priorité la qualité de la formation et la réussite des étudiantes et des étudiants, et en clarifiant ses intentions quant à la suite des événements.

La TÉLUQ renie la mission sociale de l’Université du Québec

Alors que débute aujourd’hui un événement soulignant le 50e anniversaire de fondation du plus vaste réseau d’enseignement supérieur au Québec, les tutrices et les tuteurs de l’université TÉLUQ n’ont pas le cœur à la fête. Malgré l’indignation de la communauté universitaire et collégiale, la réorganisation entreprise par la direction de l’établissement se poursuit au mépris de sa mission sociale et du service aux étudiants.

Avec l’assentiment du Syndicat des professeures et professeurs de la Télé-Université, la direction a créé une nouvelle catégorie d’enseignants contractuels qui reprennent essentiellement les tâches jusqu’ici effectuées par les tutrices et les tuteurs. Pour Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-université-CSN (STTTU), ce sont les conditions d’études qui en souffriront. Le temps d’encadrement des étudiant-es a été radicalement réduit, passant de trois à une heure. «Ce n’est pas la qualité de la formation de ces nouveaux enseignants qui est discutable. Cependant, selon ce qu’on a pu constater, la plupart n’ont pas acquis la même expérience en formation à distance que les tuteurs et les tutrices. Le pire, selon nous, est que les tâches d’encadrement ne seront plus balisées, et cela, au détriment des étudiant-es,» s’indigne-t-elle.

«Aujourd’hui, on souligne les 50 ans de la création du réseau de l’Université du Québec. C’est un grand événement applaudi par toutes les personnes préoccupées par l’enseignement supérieur, dont les enseignantes et les enseignants. Malheureusement, une de ses composantes semble oublier sa mission première; soit donner une chance égale à tous et toutes en offrant une éducation de qualité basée sur des données éprouvées depuis longtemps.» souligne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

Pour Yves Fortin, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN), cette situation n’est qu’un autre exemple de la rupture de l’université TÉLUQ avec les 50 années d’engagement du réseau de l’Université du Québec, avec une université proche de sa communauté. «La direction de la TÉLUQ a une approche managériale qui détonne. Elle manque terriblement de transparence. Prenez, par exemple, la relation d’affaires entre la TÉLUQ et l’Institut MATCI. La direction s’était engagée à collaborer à une enquête ministérielle, mais rien n’a transpiré. Il aura fallu une intervention juridique de la CSN pour finalement avoir une copie du contrat. Pourquoi mystifier autant les gens?» se questionne-t-il.

Le gouvernement crée beaucoup d’incertitude

Le plan d’action numérique en éducation et en enseignement du gouvernement est à peine dévoilé qu’il soulève déjà plusieurs questions pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et ses fédérations membres. Pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants (FNEEQ-CSN), la Fédération des profesionnèles (FP-CSN) et la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), le plan de plus de 80 pages apporte bien peu de précisions et contribue surtout à créer un climat d’incertitude pour les travailleuses et les travailleurs du milieu de l’éducation, et ce, quant à chacune des trois orientations.

« Le plan ne prévoit pas de comité directeur pour la mise en œuvre de ce vaste chantier, soulève Véronique de Sève, vice-présidente de la CSN. C’est le néant quant à l’intégration des partenaires dans l’élaboration de la stratégie, rien ne précise le rôle qu’ils devront jouer, quels objectifs ou axes doivent être développés par qui, dans quel ordre ou à quel moment. Bref, c’est un plan sans acteurs. Pour éviter un développement chaotique, nous réclamons la mise en place d’un comité incluant les représentantes et représentants des organisations syndicales et étudiantes. »

« D’entrée de jeu, on constate que le gouvernement mise sur la formation de tous les titres d’emploi, explique Sylvie Tremblay, vice-présidente-trésorière de la FEESP. C’est une bonne intention, mais il n’y a aucun détail concernant la mise en place de cette formation. Il n’y aucun calendrier prévu pour ces formations et nous savons déjà que les employé-es du milieu de l’éducation manquent de temps pour accomplir tous les volets de leur tâche. Impossible également de savoir qui donnera ces formations et si du personnel supplémentaire sera embauché pour les donner. Il en va de même pour la mise en place, le soutien technique et l’entretien. Il est important de ne pas recourir à des sous-traitants provenant du privé, et de plutôt privilégier la compétence du personnel du secteur public. »

« Concernant certains points plus précis du plan, le gouvernement souhaite mettre sur pied un campus virtuel et déployer davantage la formation à distance, remarque Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ. Il faut faire attention à ce que la formation virtuelle serve réellement à rendre l’éducation plus accessible sur le plan géographique et ne constitue pas une alternative « bon marché » à un enseignement en présentiel. En ce qui a trait au projet de campus virtuel, nous avons plusieurs craintes voulant que cette plateforme contribue à nourrir la concurrence entre les établissements, notamment par la course à la « clientèle » étudiante internationale. Nous craignons aussi une standardisation de la formation en enseignement supérieur. Les initiatives actuelles en formation à distance comportent aussi des écueils quant à la sous-traitance de l’enseignement, comme c’est le cas à la TÉLUQ. Le plan doit interdire ces dérives. »

« Nous sommes également préoccupés par la question de l’autonomie professionnelle, poursuit Louise Briand, vice-présidente de la FP. Il est impensable de mettre en place une stratégie qui aura des impacts potentiels sur la liberté académique, sur le droit d’auteur et sur la façon d’enseigner sans respecter la latitude qu’ont les professeurs. »

« Le gouvernement parle à plusieurs reprises du développement des compétences numériques, s’inquiète Véronique de Sève. Or, ces fameuses compétences ne sont jamais clairement définies, ce qui est particulier dans un plan qui touche l’éducation. On souhaite développer des compétences, sans savoir lesquelles. Nous craignons également que le programme mis en place pour le développement de ces compétences se fasse au détriment des autres matières enseignées. Il faut éviter de tomber dans un simple effet de mode qui répond aux impératifs des entreprises sans avoir de vision globale de l’éducation. »

« Ça fait maintenant quelques mois que le gouvernement délie les cordons de la bourse et annonce de grandes réformes et de grands chantiers. On sent bien que la campagne électorale est lancée officieusement. Voilà pourquoi nous ne lançons pas ces questions qu’au gouvernement, mais à tous les partis politiques. Nous souhaitons avoir l’heure juste et savoir où se situe chacun des partis quant au plan dans son ensemble et par rapport aux multiples questions qu’il soulève », conclut Véronique de Sève.

Une politique qui ne répond pas aux attentes

La nouvelle politique de financement des universités déposée aujourd’hui par le gouvernement libéral ne permettra pas de répondre aux attentes. « La ministre responsable de l’enseignement supérieur a fait fi de nombreuses recommandations largement partagées par la communauté universitaire. Rappelons que les travaux ont été effectués dans la plus grande opacité » a déploré d’entrée de jeu, Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

La nouvelle formule de redistribution ne permettra pas de réduire la concurrence entre les établissements pour attirer davantage de clientèles. Le montant des subventions repose encore trop sur le nombre d’étudiants, sans compter l’apport financier que procurera l’effectif des étudiants internationaux. « Le sous-financement du réseau va continuer à accentuer les iniquités du modèle de financement », a précisé Mme De Sève. Une des faiblesses du financement basé sur le nombre d’étudiants équivalent à temps plein est qu’il ne tient pas compte des caractéristiques de l’effectif étudiant. « À cet effet, nous déplorons que les critères n’aient pas été modifiés pour mieux tenir compte des coûts associés aux services offerts aux étudiants à temps partiel, qui sont de plus en plus présents dans les universités ».

Du côté de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, on s’oppose notamment à la libéralisation des droits de scolarité et à ce que les étudiantes et les étudiants internationaux permettent le désengagement de l’État dans le financement de l’enseignement supérieur. « Nous nous opposons à la déréglementation des droits de scolarité pour les étudiants internationaux qui sont plus que jamais perçus comme une source de financement additionnel. L’accueil d’étudiants internationaux doit s’inscrire dans une quête d’enrichissement culturel et intellectuel et non dans une vision utilitariste ou de désengagement financier de l’État » a précisé pour sa part Jean Murdock, président de la FNEEQ–CSN.

Pour sa part, la Fédération des professionnèles note que si certains éléments de la nouvelle politique apparaissent positifs, d’autres inquiètent. « Pour nous, le soutien accru aux établissements de petite taille et la réduction du nombre d’allocations spécifiques semblent intéressants. Toutefois, les mandats stratégiques qui permettront un financement basé sur l’atteinte de cibles convenues entre le gouvernement et les universités soulèvent, chez nous, des craintes. Cela ressemble étrangement à des contrats de performance qui orienteront la réalisation de la mission des universités et le développement des programmes » a conclut Ginette Langlois, présidente de la FP–CSN.

À propos
Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’université.

La Fédération des professionnèles de la CSN compte plus de 8 000 membres, principalement dans les secteurs de la santé, des services sociaux et de l’éducation, notamment des professeurs et des professionnel-les d’université.

Boycottage massif de la consultation sur les violences sexuelles

L’Association générale étudiante (AGE-UQO), le Comité femmes ainsi que trois syndicats de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) ont décidé de boycotter la consultation menée par la direction de l’université concernant l’élaboration d’une politique de lutte contre les violences sexuelles. Le Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCC-UQO), le Syndicat des professeures et professeurs (SPUQO) et le Syndicat des étudiantes et étudiants salariés (SEES-UQO) ne participeront pas à la consultation.

La loi 151 visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur obligeait l’UQO à consulter les associations étudiantes et les syndicats dans l’élaboration d’une politique. Or, les cinq organisations refusent de participer à cette consultation.

Dans une lettre datée du 14 mai, les trois syndicats demandaient au recteur de l’UQO que l’énoncé méthodologique de la recherche soit connu tout comme les règles éthiques. De plus, ils demandaient que les résultats soient rendus publics une fois la consultation terminée. Ces demandes ont toutes été refusées par le rectorat.

« L’UQO a choisi de sous-traiter la consultation à des étudiantes et des étudiants inscrits à la maîtrise de gestion de projets. L’AGE-UQO déplore que cet exercice soit confié à des personnes étudiantes non expertes, non outillées et non rémunérées. Si l’AGE puise dans ses poches pour embaucher une intervenante sociale afin de lutter contre les violences sexuelles, la lenteur de l’UQO à participer à des outils concrets et le peu de considération qu’elle porte à cette consultation démontrent un manque flagrant de volonté politique et une incompréhension des enjeux », a déclaré Bianca Schiffo Fuoco, conseillère générale de l’AGE-UQO.

« L’UQO n’a jamais pris au sérieux la lutte contre les violences sexuelles. Depuis, le début, le Comité consultatif pour une communauté exempte de harcèlement, de violence et d’agression à caractère sexuel a manqué de transparence. C’est d’ailleurs pourquoi trois chargées de cours avaient quitté ce comité le 13 décembre 2017 », a soutenu Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO.

« Nous avons peur que la politique soit déjà écrite et que cette pseudo-consultation ne serve qu’à se conformer à la loi 151 », a pour sa part affirmé Sophie Potvin, présidente du SEES-UQO. « Nous avons l’impression d’être instrumentalisées par l’UQO. Nous accepterions d’être consultées si l’enquête était menée par des spécialistes des violences sexuelles et si nous avions l’assurance que notre opinion allait être prise en compte », a pour sa part déclaré Valérie La France-Moreau, porte-parole du Comité femmes UQO.

« Nous avons à coeur la lutte contre les violences sexuelles. Nous voulons participer à l’élaboration de la politique de lutte contre ces violences. La haute direction de l’UQO ne s’y prend pas de la bonne manière pour y arriver » a soutenu Stéphanie Demers, présidente du SPUQO.

Québec accroît l’iniquité entre les universités

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) a pris connaissance des intentions de la ministre David, rapportées par La Presse aujourd’hui. La fédération s’oppose à la libéralisation des droits de scolarité et à ce que les étudiantes et les étudiants internationaux deviennent une source de financement permettant le désengagement de l’État dans le financement de l’enseignement supérieur.

Pour la FNEEQ-CSN, ces nouvelles règles créeront des iniquités entre les universités et auront notamment des impacts sur l’avenir et le développement des établissements en région. À McGill et Bishop’s, par exemple, les étudiants canadiens non résidents du Québec et les étudiants étrangers représentent près de la moitié de l’effectif total. Or, c’est loin d’être le cas des universités du réseau de l’Université du Québec en région. La déréglementation des frais de scolarité va donc grandement favoriser les universités des grands centres urbains au détriment des établissements du réseau de l’Université du Québec qui en accueillent très peu. Cette orientation fait des diplômes un bien qui se négocie sur le marché national et international et participe à la marchandisation de l’éducation.

Les universités en région semblent être les grands oubliés par cette annonce de la ministre qui prévoit aussi un financement plus généreux des programmes de maîtrise et de doctorat. Leur offre de formation de deuxième et troisième cycles étant beaucoup plus réduite, elles seront donc, encore une fois, nettement défavorisées par rapport aux «grandes» universités.

Jean Murdock, président de la FNEEQ-CSN, questionne la décision de la ministre de procéder par règle budgétaire pour encadrer les salaires et les bonifications des recteurs. «Il est temps de mettre fin à la tendance des dernières années qui a conduit les recteurs, principalement ceux des universités à charte, à s’apparenter à de hauts dirigeants d’entreprise», conclut-il.

Enfin, selon Jean Murdock, «ces annonces sont une autre démonstration des décisions prises à la pièce sans véritable vision du développement et de la mission des universités au Québec. C’est pourquoi la FNEEQ-CSN réclame la création d’un conseil des universités qui aurait une fonction de conseil et de coordination du développement du réseau universitaire. Plus encore, une loi-cadre devrait définir les assises du contrat social entre les universités et la société québécoise, ainsi que le cadre de référence entre les universités et l’État.»

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La fédération est l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux.

Un deuxième rendez-vous pour des solutions concrètes

Après avoir tenu un premier rendez-vous des États généraux de l’enseignement supérieur au printemps 2017, près de vingt-cinq organisations syndicales, professionnelles, étudiantes et communautaires tiendront le Deuxième rendez-vous du 3 au 5 mai 2018 à l’Université du Québec à Montréal.

Cet événement réunira près de 300 personnes préoccupées par l’avenir de l’enseignement supérieur au Québec. Les participantes et les participants tenteront de trouver des solutions concrètes aux difficultés et aux enjeux identifiés lors du premier rendez-vous l’année dernière. Trois grands thèmes ont été retenus : le financement des réseaux collégial et universitaire ; les multiples facettes de la précarité des étudiantes et des étudiants et du personnel en enseignement supérieur ; les principes au cœur de l’administration des collèges et des universités.

L’ouverture aura lieu le jeudi soir : cocktail, conférence et bilan des travaux des derniers mois seront à l’ordre du jour. Lors de la plénière du samedi matin, les participantes et les participants auront la possibilité d’échanger sur les cibles et les solutions avec des acteurs de l’enseignement supérieur. Bernard Tremblay, président-directeur général de la Fédération des cégeps, Johanne Jean, présidente de l’Université du Québec, Maryse Lassonde, directrice scientifique du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies (FRQNT) ainsi que les porte-paroles de l’opposition en enseignement supérieur, messieurs Alexandre Cloutier (PQ), Gabriel Nadeau-Dubois (QS) et Jean-François Roberge (CAQ) ont accepté de participer à cet exercice. Ce sera l’occasion pour eux de présenter leur vision sur les trois grands thèmes et de commenter les orientations qui ressortiront des discussions des participantes et des participants. Soulignons que madame Hélène David, ministre responsable de l’Enseignement supérieur, n’a toujours pas répondu à l’invitation du collectif. Francine Pelletier, journaliste au Devoir, animera cet événement.

À propos

Les membres du collectif des États généraux de l’enseignement supérieur sont :

Association des Étudiantes et des Étudiants de Laval inscrits aux Études supérieures (ÆLIÉS), Association pour la voix étudiante au Québec (AVEQ), Association québécoise des étudiants ayant des incapacités au postsecondaire (AQEIPS), Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Confédération des associations d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Laval (CADEUL), Confédération des syndicats nationaux (CSN), Conseil provincial du secteur universitaire (CPSU-FTQ), Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM), Fédération des associations étudiantes universitaires québécoises en éducation permanente (FAEUQEP), Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ), Fédération des professionnèles (FP-CSN), Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ), Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ), Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU), Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU), Fondation Paul Gérin-Lajoie, Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICEA), Nouveaux cahiers du socialisme (NCS), Nouvelle alliance pour la philosophie au collège (NAPAC), Regroupement des syndicats universitaires (RSU-CSQ), Syndicat des Étudiant-e-s Salarié-e-s de l’Université de Montréal (SÉSUM), Union étudiante du Québec (UÉQ).

La FNEEQ–CSN devant les tribunaux

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) salue la décision de la ministre de l’Enseignement supérieur, madame Hélène David, de confier à son ministère le mandat d’effectuer des vérifications auprès de l’Institut MATCI Montréal. La FNEEQCSN tient cependant à rappeler qu’elle dénonce sur toutes les tribunes la situation à l’Université TÉLUQ depuis plusieurs mois malgré les tentatives d’obstruction et les mises en demeure de l’université.

Ce matin, la FNEEQCSN a déposé une requête demandant l’émission d’une injonction provisoire et permanente à l’encontre de MATCI Montréal. La fédération prétend que l’entente TÉLUQ-MATCI est illégale en fonction de la Loi sur les établissements d’enseignement de niveau universitaire, la Loi sur l’Université du Québec et les règlements de l’UQ.

Pour la FNEEQCSN, le partenariat TÉLUQ-MATCI pourrait avoir des implications importantes sur la valeur des diplômes universitaires et l’avenir de l’enseignement supérieur au Québec. «Nous représentons des milliers d’enseignantes et d’enseignants des universités québécoises et nos membres sont très inquiets de ce dangereux précédent. Ce nouveau modèle d’affaires et l’arrivée du eCampus pourraient avoir des incidences importantes sur la qualité de l’enseignement dans leur établissement. Nous avons pris l’engagement envers eux d’empêcher ce virage vers la sous-traitance, la précarisation et la désyndicalisation des emplois et c’est ce que nous faisons,» souligne Jean Murdock, président de la FNEEQCSN.

Devant l’attitude de la direction de l’Université TÉLUQ et afin de préserver la place des tuteurs et des tutrices au sein de cette importante composante du réseau de l’Université du Québec, la FNEEQCSN et le Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-Université (STTTU) ont dû déposer plusieurs recours légaux. Ils entendent d’ailleurs démontrer devant les tribunaux que l’université a négocié de mauvaise foi et violé plusieurs dispositions du Code du travail.

«Il est grand temps de faire la lumière sur ce partenariat,» souligne monsieur Murdock. «Nous avons déjà demandé sans succès l’intervention de la ministre. Espérons que le mandat ministériel ne servira pas simplement à occulter le problème,» précise-t-il.

Des milliers de signatures pour appuyer les tuteurs et les tutrices

Alors que l’administration de l’Université TÉLUQ persiste dans l’opération de mises à pied de la presque totalité de ses tuteurs et tutrices, des représentant.es de toutes les universités québécoises sont venus appuyer ce midi le Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-université-CSN (STTTU).  La présidente du syndicat, madame Nancy Turgeon, doit rencontrer, à cette occasion, le directeur général, monsieur Martin Noël, à son bureau de la rue du Parvis à Québec pour lui remettre des cartes de protestation signées par près de trois milles étudiant.es, enseignant.es et citoyen.nes.

Cet appui de la communauté a accru la détermination des tuteurs et des tutrices qui s’opposent au transfert de l’encadrement des étudiantes et des étudiants à une entreprise privée, l’Institut MATCI, et à des professeur.es sous contrat et à statut précaire. « Les personnes que nous avons rencontrées ont été estomaquées de la situation. Leur appui a été spontané et inconditionnel. Toutes les signatures ont été récoltées en moins de deux semaines dans les universités » souligne la présidente du syndicat.

L’attitude de la direction de l’université en laisse plusieurs perplexes. Selon Caroline Quesnel, secrétaire générale et trésorière de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN), « l’Université TÉLUQ manque de transparence; elle a, selon nous, négocié de mauvaise foi et violé plusieurs dispositions du Code du travail. Elle a tenté de museler le syndicat par l’envoi de mises en demeure. Elle a choisi la voie juridique pour préserver l’encadrement des étudiantes et des étudiants par un partenaire privé et refuse de s’expliquer. La direction semble oublier qu’elle gère un établissement public financé par des fonds publics. C’est troublant et la situation mérite d’être clarifiée et dénoncée ».

Le syndicat a déposé plusieurs recours contre l’université notamment pour contrer le virage vers la sous-traitance, la précarisation et la désyndicalisation des emplois. Les tribunaux devront se pencher sur les différents litiges au cours des prochains mois ce qui permettra de soulever enfin une partie du voile qui assombrit la réputation de l’Université TÉLUQ.

« Il est tout à fait compréhensible que l’université souhaite se positionner positivement avec l’arrivée du eCampus, mais son attitude envers ses employés d’expérience la place parmi les pires employeurs du Québec. Il y a des limites à mépriser le monde, » souligne Yves Fortin, secrétaire général du  Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCACSN).  « J’ai rarement eu affaire avec un employeur aussi arrogant. Un triste modèle pour les étudiantes et les étudiants de cet établissement » conclut-il.

Une grande manifestation pour sauver la musique

Des centaines de personnes ont pris d’assaut les rues du quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, dès 10 h ce matin, pour protester contre la fermeture prochaine de l’école de musique du collège Villa Maria. Les manifestantes et les manifestants ont répondu à l’appel du Collectif SOS Villa Maria, un comité de parents, d’élèves et de membres du personnel de l’école qui s’est formé à la suite de l’annonce brutale de cessation des activités de l’école de musique faite par la direction en janvier dernier.

Munis de pancartes aux slogans évocateurs tels La musique nous unit et SVP, n’arrêtez pas la musique !, les nombreux élèves présents en avaient long à dire sur l’importance de la formation musicale dans leur parcours scolaire. « Les cours de musique, ça nourrit ma passion, mais c’est aussi une façon de canaliser mon stress. Ça travaille ma capacité de concentration, ce qui se reflète dans mes autres cours », a affirmé Léa Caza-Oettel, étudiante de 3e secondaire à Villa Maria.

La musique occupe une place importante à Villa Maria depuis la fondation de l’école en 1854. La vingtaine de professeurs du programme actuel sont des musiciens et des musiciennes d’expérience qui donnent une formation musicale spécialisée. « Notre programme a remporté de nombreux prix prestigieux et plusieurs de nos anciens élèves ont poursuivi des carrières musicales », a ajouté Alfred Lagrenade, professeur de musique à Villa Maria depuis plus de 15 ans. « À l’heure où, un peu partout à travers le monde, on reconnaît les bienfaits de l’enseignement de la musique dans le parcours pédagogique, l’annonce de la fin du programme musical du collège n’a pas de sens. »

Pour Arnaud Bernadet, père d’une élève de l’école de musique, la décision de la direction, prise sans aucune consultation, est incompréhensible. « On nous dit que c’est pour des motifs budgétaires qu’on doit fermer l’école de musique, que les inscriptions étaient au plus bas. Pourtant, lorsqu’on regarde les chiffres, c’est faux. » Le Collectif SOS Villa Maria considère que le collège n’est plus ce qu’il était depuis l’arrivée de la directrice actuelle, Marie Anna Bacchi, une ex-gestionnaire de Bell Canada. « Faut-il rappeler à Mme Bacchi qu’un établissement d’enseignement, qui reçoit des subventions de l’État, ça ne se gère pas comme une business ? », a lancé M. Bernadet.

La marche s’est terminée par un événement festif au parc Girouard. Par d’éloquentes prises de paroles et des prestations musicales inspirantes, les parents, les enseignants et les élèves ont livré un plaidoyer convaincant pour la sauvegarde de leur école de musique.

Moratoire demandé

Réunis hier en réponse à l’invitation de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), les représentant.tes des syndicats de professeur-es et des comités de programme de Sciences de la nature des collèges de toutes les régions du Québec réclament un moratoire sur le processus de révision du programme.

En parvenant à une déclaration commune, les représentantes et les représentants ont souhaité transmettre un message fort et sans équivoque. L’échéance de la consultation fixée au 27 avril prochain ne permet pas aux personnes et aux collectifs concernés de faire état des nombreux écueils et problèmes qu’entraînera la révision du programme de Sciences de la nature.

Les représentantes et les représentants présents à la rencontre nationale demandent au ministère de procéder à une nouvelle consultation basée notamment sur un échéancier raisonnable et sur la participation et la représentativité des enseignantes et des enseignants de toutes les instances pédagogiques à un comité national de programme.

Pour Nicole Lefebvre, vice-présidente et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN, le message est clair et sera certainement entendu. «D’ailleurs la Fédération des cégeps, à l’instar de la FNEEQ-CSN, a déposé la même demande à la ministre», souligne-t-elle. Les représentant.tes des syndicats de professeur.es et des comités de programme ne souscrivent pas au projet actuel de révision du programme de Sciences de la nature. Sans moratoire, cela pourrait déboucher, entre autres, sur la perte du caractère national du DEC en Sciences de la nature ce qui, concrètement, nuira considérablement à la mobilité étudiante et au maintien d’un cursus qualifiant pour les programmes universitaires.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La fédération est l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux.

Offre patronale rejetée à 80%

Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure — Service des enseignements généraux ont pris la décision d’accroitre les moyens de pression pour inciter leur employeur à être moins intransigeant. Après trente-trois rencontres de négociations et malgré la présence d’un conciliateur, le fossé pour parvenir à une première convention collective demeure considérable. La dernière offre patronale, jugée déraisonnable, a été rejetée à 80% par les enseignantes et les enseignants présents aujourd’hui à l’assemblée.

Trois litiges importants séparent encore les parties, soit l’allocation complémentaire à la retraite, le salaire et la reconnaissance de l’excellence des contributions des chargé-es de cours à l’enseignement et à l’encadrement des étudiants. «Ce n’est jamais une décision facile que de choisir la confrontation. L’employeur ne nous laisse malheureusement pas le choix», précise Laurent Arel, président du syndicat.

En votant l’accroissement des moyens de pression, les membres du syndicat veulent envoyer un message fort et sans équivoque. La direction de l’École de technologie supérieure doit cesser de tergiverser et doit maintenant démontrer à la table de négociation son appréciation de la qualité de l’enseignement des chargé-es de cours. Après presque trois années de négociation, ce ne serait pas trop tôt!

Le Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure — Service des enseignements généraux, est accrédité depuis le 31 juillet 2014 et est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN. Le syndicat représente 121 chargé-es de cours spécialisés dans l’enseignement et les travaux pratiques en génie.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La fédération est l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux.

La ministre Hélène David doit intervenir

Des manifestantes et manifestants réunis ce midi devant les bureaux de la rue Fullum du ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche demandent à la ministre Hélène David d’intervenir auprès de l’Université TÉLUQ pour contrer la restructuration entreprise par la direction de l’établissement. Les manifestant-es s’opposent au transfert de l’encadrement d’une portion importante des étudiantes et des étudiants à une entreprise privée, l’Institut MATCI, et à des professeur-es sous contrat et à statut précaire. Dans les prochains mois, de l’aveu même des représentants de l’établissement d’enseignement, c’est presque la totalité des étudiantes et des étudiants qui n’auront plus accès à l’expertise des tuteurs et des tutrices actuellement à l’emploi.

« À la table de négociation, la TÉLUQ nous a offert de conserver à peine 7000 assignations ce qui représente, selon nos calculs, 13.5 % de l’encadrement des étudiantes et des étudiants, et cela, pour un an seulement. Si la ministre n’intervient pas, c’est la fin d’un modèle d’encadrement qui a pourtant fait ses preuves depuis 1972. Et le nouveau modèle mis de l’avant aura des impacts négatifs sur l’encadrement des étudiants, qui s’en trouve réduit sur le plan de la durée. Le contact pédagogique est pourtant primordial en formation à distance, ce en quoi les tuteurs et tutrices ont développé une expertise particulière », s’inquiète Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-université-CSN (STTTU). « Des dizaines d’enseignantes et d’enseignants d’expérience vont perdre leur emploi », ajoute-t-elle.

Pour le syndicat, la direction de l’Université TÉLUQ semble mettre de côté les normes minimales de respect de ses employé-es au nom de l’impératif de compétition sur le marché de l’enseignement universitaire.

« La manifestation se veut un signal d’opposition au virage vers la sous-traitance de l’enseignement supérieur, la précarisation et la désyndicalisation des emplois. L’Université TÉLUQ pave la voie à la privatisation de l’enseignement au sein du réseau de l’Université du Québec. C’est une triste première à la veille du 50e anniversaire de la création du réseau », note Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

Des questions sans réponse

Les questions au Conseil d’administration (CA) de la TÉLUQ, notamment sur le contrôle de la qualité effectué par le personnel de l’Institut MATCI, sont restées sans réponse. Une administratrice et un observateur au CA ont transmis une lettre à tous les autres administrateurs, le 16 février dernier, pour dénoncer le fait que l’entente entre la TÉLUQ et le MATCI reste secrète, et n’aurait jamais été approuvée par le CA. La réaction de la direction a été d’exclure certains membres « irritants » du conseil d’administration de la réunion où le sujet serait discuté. La direction de la TÉLUQ, une composante du réseau public de l’Université du Québec, joue au chat et à la souris pour préserver l’encadrement des étudiantes et des étudiants par un partenaire privé et refuse de s’expliquer.

Des discussions politiques refusées

Afin de dénouer l’impasse, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) a demandé une rencontre avec la direction de l’Université TÉLUQ. Pour Jean Murdock, président de la FNEEQ-CSN, la priorité était et demeure la préservation des emplois et la qualité de l’encadrement et des diplômes de cette institution québécoise. « Nous souhaitions discuter avec eux, mais ils ont refusé que la présidente du syndicat assiste à la rencontre. Nous ne pouvions pas accepter l’exclusion de la représentante des tuteurs et des tutrices. La rencontre n’a donc jamais pu avoir lieu. »

Pour sa part, la ministre Hélène David n’a toujours pas répondu aux demandes de la FNEEQ pour discuter notamment du modèle de développement de l’Université TÉLUQ et de sa place au sein du eCampus. « Avec la tangente choisie par l’Université, les implications probables sur l’avenir de l’enseignement supérieur au Québec ont de quoi inquiéter. Le silence de la ministre est préoccupant », conclut Jean Murdock.

Pour de plus amples renseignements sur le STTTU, visitez http://stttu.ca/et suivez-nous sur Facebook.

Pour de plus amples renseignements sur le CCMM-CSN, visitez https://www.ccmm-csn.qc.ca/ et suivez-nous sur Facebook.

Pour de plus amples renseignements sur la FNEEQ-CSN, visitez http://fneeq.qc.ca et suivez-nous sur Facebook et Twitter.

Moratoire sur le processus de révision réclamé par la FNEEQ

En réaction à la consultation du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur sur la refonte du programme de Sciences de la nature, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) réclame un moratoire sur le processus de révision dans les collèges. Ce délai permettrait de poursuivre les analyses et les discussions afin de se positionner collectivement avec tous les acteurs impliqués sur la nouvelle structure du programme afin de préserver le caractère national du DEC.

Pour la FNEEQCSN, les modifications à l’étude sont majeures et pourraient ouvrir la porte à une grande variation des cursus d’un collège à l’autre, voire d’un étudiant à l’autre dans un même établissement. « Cette variation est extrêmement préoccupante et ces parcours à la carte pourraient limiter les choix de programmes d’études universitaires des étudiantes et des étudiants », affirme Nicole Lefebvre, vice-présidente et responsable du regroupement cégep de la FNEEQCSN.

« Les changements proposés sont si importants que nous ne pouvons pas faire l’économie d’un réel travail d’analyse en profondeur. L’approche par compétence qui est mise de l’avant se pose très différemment dans un programme préuniversitaire que dans un programme technique », précise-t-elle.

La FNEEQ propose donc aux comités de programme de Sciences de la nature locaux de faire conjointement les analyses nécessaires à leur pleine participation à la consultation organisée par le ministère. « Il n’est pas possible de réaliser tous ces travaux avant la date d’échéance du 27 avril prochain fixée par le ministère, d’où l’importance d’un moratoire », conclut madame Lefebvre.

Pour une vision large de la réussite éducative

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) dénonce une vision réductrice de la réussite éducative véhiculée notamment par la notion de «contrats de réussite ». Certaines personnes ont réagi négativement en apprenant que les établissements d’enseignement n’hésitent pas à multiplier les moyens pour aider les cégépiens afin de leur permettre d’obtenir un diplôme.

La FNEEQ–CSN défend une vision beaucoup plus large de la réussite éducative qui englobe l’ensemble du développement de la personne. Elle n’est pas reliée uniquement à l’obtention d’un diplôme, mais contribue à former des citoyennes et des citoyens. La relation maître-élève, les troubles d’apprentissage, la motivation scolaire ou des conditions socioéconomiques difficiles sont quelques-uns des éléments qui peuvent avoir un impact significatif sur le parcours scolaire. La réussite éducative est beaucoup plus large et plus complexe que ne le démontrent les données statistiques colligées inégalement par les établissements d’enseignement.

Selon Nicole Lefebvre, vice-présidente et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ–CSN, « on ne doit pas se cantonner à des positions idéologiques sur une question si complexe que certains voudraient limiter à une opération comptable. C’est tout aussi simpliste que de réduire cet enjeu à une question de course au financement imposée par le gouvernement aux établissements ».

Abdiquer devant l’échec d’une étudiante ou d’un étudiant, c’est refuser d’accompagner une personne pour qu’elle devienne une citoyenne ou un citoyen à part entière. Pour Nicole Lefebvre, cela irait à l’encontre même de la mission des cégeps. « La réussite est au cœur des préoccupations quotidiennes des enseignantes et des enseignants, et cela malgré les pressions pour limiter leur marge de manœuvre surgissant occasionnellement.  La lutte au décrochage scolaire et l’amélioration de la persévérance en enseignement supérieur sont essentielles pour le développement de la société québécoise, » conclut-elle.

Une coordination nationale pour une gouvernance plus collégiale

Lors des travaux de la Commission de la culture et de l’éducation sur le projet de loi modifiant la Charte de l’Université de Montréal, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) a tenu à réaffirmer la nécessité d’instaurer une loi-cadre visant une véritable coordination des universités du Québec et une gouvernance plus collégiale au sein des établissements.

Pour la FNEEQ-CSN, la modernisation de la Charte doit assurer une participation représentative de chaque catégorie de personnel, notamment les personnes chargées de cours. En 1967, période de la dernière modification de la Charte, le portait des universités était bien différent d’aujourd’hui. Actuellement, plus de la moitié des cours au premier cycle à l’Université de Montréal sont donnés par ce groupe d’enseignantes et d’enseignants contractuels. En dépit des voix qui s’y opposent, l’exclusion des chargées et des chargés de cours au sein des instances décisionnelles est injustifiable.

Selon Jean Murdock, président de la FNEEQCSN, s’il n’a pas été possible d’obtenir un consensus au sein de la communauté universitaire, c’est d’abord et avant tout lié à une collégialité déficiente. Une véritable collégialité est incompatible avec l’exclusion d’un ou plusieurs groupes de la communauté universitaire. « L’Université de Montréal doit assurer une représentation équitable de tous dans toutes ses instances décisionnelles et c’est à cette condition qu’elle parviendra à améliorer les relations entre ses différents artisans » précise-t-il. Hélas, l’Université de Montréal n’est pas la seule à vivre de tels tiraillements à l’interne. C’est pour cela que la FNEEQCSN revendique une vision globale de nos universités et qu’elle considère urgent de lancer une réflexion sur une loi-cadre.

Cette loi-cadre, de laquelle émanerait le Conseil des universités du Québec, permettrait de dresser un portait actuel de nos universités, de réfléchir globalement à leur administration (gouvernance) et de moderniser leurs orientations. Pour Sylvain Marois, vice-président et responsable du regroupement université de la FNEEQCSN, « il faut donc éviter d’actualiser la Charte de l’Université de Montréal sans avoir à l’esprit les autres universités, sans avoir en tête les problèmes et les injustices évoqués en commissions par plusieurs groupes, car ces problèmes et ces injustices existent aussi dans les autres universités ».

Entente de principe pour les chargées et chargés de cours

Vendredi 26 janvier et samedi 27 janvier avaient lieu les vingtième et vingt-et-unième séances de négociation. Accompagnées de la conciliatrice, les parties patronale et syndicale en sont venues à une entente de principe. Les membres du Syndicat des chargées et chargés de cours à l’Université du Québec en Outaouais (SCCC-UQO) seront appelés à se prononcer sur cette entente le dimanche 4 février à 11 h.

« Nous avons conclu une entente qui améliore nos conditions, autant sur le plan monétaire que normatif », a déclaré Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO. « Nous croyons que compte tenu de sa situation financière et des ententes avec les autres membres du personnel, l’UQO a offert tout ce qu’elle pouvait. Par ailleurs, le Syndicat a été responsable dans ses demandes », a poursuivi la présidente.

Avec près de 700 chargées et chargés de cours, le SCCC-UQO est le syndicat de l’UQO qui compte le plus de membres de l’UQO. Les chargés de cours étaient sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2016. Ils ont voté en faveur de l’intensification des moyens de pression allant jusqu’à la grève générale illimitée le 27 novembre 2017.

À propos
Le SCCC-UQO est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN qui regroupe quelque 35 000 membres, dont treize syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La fédération est l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux.

Mises à pied et vote de grève des tuteurs et des tutrices

Rien ne va plus à la TÉLUQ. Face à l’intransigeance de leur employeur, les membres du Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-université (STTTU) ont pris la décision d’exercer tous les moyens de pression nécessaires, incluant la grève, pour préserver leur emploi. C’est au début du mois de décembre dernier que les tuteurs et les tutrices ont pu mesurer l’ampleur de la réorganisation initiée par leur employeur il y a un an. Ceux-ci vont perdre jusqu’à 75% de leurs tâches d’ici quelques semaines en raison de la restructuration. Ce chiffre ne tient pas compte des nombreux étudiants-es transféré-es l’an dernier à un sous-traitant privé, l’Institut Matci.

Pour Nancy Turgeon, présidente du Syndicat, les tuteurs et les tutrices sont acculés au pied du mur. «Nous n’avons pas le choix. Ce n’est pas de gaité de cœur que nous avons pris cette décision. La TÉLUQ jette à la rue des enseignantes et des enseignants après 10, 15 ou 25 années de bons et loyaux services et cela, dans l’indifférence générale», souligne-t-elle.

Jean Murdock, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN), croit que la situation est tellement préoccupante qu’il souhaite  interpeller la ministre de l’Enseignement supérieur, madame Hélène David. «Les décisions prises par la direction de la TÉLUQ minent sa réputation et jettent un doute sur son avenir. Mettre à pied des enseignantes et des enseignants expérimentés ou transférer des étudiantes et des étudiants à un sous-traitant privé nous inquiètent», précise-t-il.

Pour le Syndicat et la FNEEQCSN, qu’une composante du réseau de l’Université du Québec se comporte ainsi devrait aussi préoccuper madame Sylvie Beauchamp, présidente de l’Université du Québec. C’est l’excellence même de la formation et du diplôme de la TÉLUQ qui risque d’être entachée. En ce 50e anniversaire du réseau de l’Université du Québec, il est bien triste de voir ainsi une université publique passer aux mains d’un sous-traitant privé.

Une grève des chargés de cours devrait perturber le trimestre d’hiver

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO) et l’Université du Québec en Outaouais (UQO) étaient en négociation les 18 et 19 décembre. L’UQO a pris la décision de quitter la table de négociation et de faire appel à la médiation. Le SCCC-UQO pourra utiliser son mandat de grève générale illimitée au trimestre d’hiver 2018.

«C’est avec déception et incompréhension que nous avons appris la décision de l’UQO. Nous avons une pensée particulière pour les étudiantes et les étudiants qui ne pourront peut-être pas obtenir leur diplôme en avril prochain», a déclaré Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO.

«Notre syndicat avait proposé une série de compromis. L’UQO a plutôt choisi la voie de l’intransigeance et du conflit de travail», a ajouté Madame Bourget.

Le SCCC-UQO a été fondé en 1996 et compte aujourd’hui environ 700 chargés de cours à Gatineau et à Saint-Jérôme. C’est le syndicat comptant le plus de travailleurs à l’UQO. Les chargés de cours offrent plus de 60% des cours de premier cycle. La dernière grève remonte à 2004 et avait duré trois semaines. Les chargés de cours sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2016 et ont voté en faveur d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée le 27 novembre 2017.

Menacés de mises à pied massives, les tuteurs et les tutrices manifestent

Inquiets de l’avenir de l’Université TÉLUQ alors que celle-ci est en pleine restructuration et menace d’effectuer des mises à pied massives, les tuteurs et les tutrices, manifestent aujourd’hui devant le siège social de l’université. Ils sont appuyés par les représentantes et les représentants des syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) et du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN)

C’est lors de leur assemblée générale tenue la semaine dernière, que les membres du Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-université (STTTU) ont pu mesurer l’ampleur de la réorganisation initiée par leur employeur depuis plus d’un an. Après avoir transféré à un sous-traitant privé, l’Institut Matci, l’encadrement d’environ 37% des étudiants-es provoquant la mise à pied d’une quarantaine de postes de tuteurs et de tutrices, la direction de l’Université TÉLUQ s’est livré à une seconde attaque. Elle crée des « professeurs-es sous contrat », qui reprendront l’encadrement des étudiants-es, une tâche effectuée depuis toujours par les tuteurs et les tutrices. De l’aveu même du porte-parole patronal, ceux-ci vont perdre 75 % de leurs tâches d’ici quelques semaines en raison de la restructuration. Ce chiffre ne tient pas compte des étudiants-es déjà transféré-es à l’Institut Matci. 

Pour Nancy  Turgeon, présidente du syndicat, cette décision est incompréhensible. « Qu’un établissement d’enseignement du réseau jette à la rue des enseignantes et des enseignants après 10, 15 ou 25 années de bons et loyaux services est scandaleux! Et ça l’est encore plus si l’objectif est de transférer les emplois à des enseignants nouvellement embauchés ou à un sous-traitant privé », souligne-t-elle. 

Un détournement de fonds publics
Selon Yves Fortin, secrétaire général du CCQCA, la sous-traitance dans l’éducation est un enjeu qu’il faut prendre très au sérieux. « L’administration de l’université donne l’impression qu’elle gère une entreprise privée quand en réalité nous parlons ici de gestion de fonds publics et de services à la population. Prendre l’argent public, mettre à pied des gens expérimentés puis transférer cet argent à un sous-traitant privé s’apparente à un détournement de fonds », précise-t-il.

Des conséquences sur le diplôme
Cette décision de l’université n’est pas sans conséquence pour les étudiantes et les étudiants. Le temps d’encadrement offert par les nouveaux « professeurs-es sous contrat» sera trois fois moindre compromettant ainsi la qualité des rétroactions essentielles dans la réussite de l’apprentissage à distance.

Il est par ailleurs impossible de savoir de quelle façon le sous-traitant privé, assure la qualité de l’encadrement et de l’évaluation des étudiantes et des étudiants de l’Université TÉLUQ puisque l’entente reste secrète. « La situation est inquiétante. Et même si l’Institut Matci est accrédité par le ministère de l’Éducation, c’est la valeur même du diplôme de l’Université TÉLUQ qui pourrait être remis en question », croit, pour sa part, Jean Murdock, président de la FNEEQ.

 Pour les tuteurs et les tutrices de l’Université TÉLUQ la renommée de celle-ci a été jusqu’ici irréprochable, mais les récentes décisions prises par l’administration égratignent cependant sa réputation mettant ainsi son avenir en jeu. En cet ère du numérique, la situation est plutôt absurde.

Les chargées et chargés de cours de l’UQO votent pour la grève

Réunis en assemblée générale extraordinaire le 27 novembre, les chargées et chargés de cours de l’UQO ont voté dans une proportion de 93% en faveur de l’intensification des moyens de pression allant jusqu’à la grève générale illimitée.

«Nos membres ont envoyé un message clair à l’UQO. Il est grand temps que l’UQO prenne notre négociation au sérieux et accepte de discuter des enjeux salariaux», a soutenu Marie-Josée Bourget, présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO) .

Le SCCC-UQO a déposé ses demandes salariales le 2 juin 2017. L’UQO ne les a pas encore commentées. «L’UQO connaît nos demandes depuis bientôt six mois. Ce n’est pas normal que nous ne connaissions pas encore les siennes!», a affirmé Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO. Il semblerait que l’UQO souhaite ralentir la négociation afin de tenter de démobiliser les personnes chargées de cours.

À propos
Le SCCC-UQO a été fondé en 1993. Il compte près de 700 membres dont le tiers enseigne au campus de Saint-Jérôme. La dernière grève remonte à 2004. Le SCCC-UQO détient un mandat de moyens de pression de son Assemblée générale depuis le 6 mars 2017. Le SCCC-UQO est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN.

Les chargées et chargés de cours de l’UQO se prononceront sur la grève

Considérant que l’Université du Québec en Outaouais (UQO) refuse de négocier les clauses monétaires, les membres du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO) se réuniront en Assemblée générale extraordinaire le 27 novembre 2017 en soirée. Les personnes chargées de cours se prononceront sur l’intensification des moyens de pression allant jusqu’à la grève générale.

« L’UQO connaît nos demandes depuis plus de cinq mois. Ce n’est pas normal que nous ne connaissions pas encore les siennes! », a affirmé Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO. Il semblerait que l’UQO souhaite ralentir la négociation afin de tenter de démobiliser les personnes chargées de cours.

Le 16 novembre prochain devait avoir lieu la quatorzième séance de négociation. Le SCCC-UQO avait posé comme condition que l’Employeur dépose ses demandes monétaires ce qu’il a refusé de faire. De son côté, le SCCC-UQO a déposé ses demandes monétaires le 2 juin 2017. L’UQO ne les a pas encore commentées.

À propos
Le SCCC-UQO a été fondé en 1993. Il compte près de 700 membres dont le tiers enseigne au campus de Saint-Jérôme. La dernière grève remonte à 2004. Le SCCC-UQO détient un mandat de moyens de pression de son Assemblée générale depuis le 6 mars 2017. Le SCCC-UQO est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN.

Les ministres David et Barrette doivent se parler

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) est très préoccupée par l’impact sur les étudiantes et les étudiants en soins préhospitaliers d’urgence du litige opposant les ambulanciers et le ministre Gaétan Barrette. Près de 400 futurs ambulanciers risquent de ne pas intégrer le marché du travail dans les délais prévus, faute de pouvoir effectuer un stage. Le ministre de la Santé et des Services sociaux n’est donc pas le seul impliqué par la situation. La ministre de l’Enseignement supérieur l’est tout autant. 

« Dès janvier 2018, les finissants en soins préhospitaliers d’urgence doivent effectuer 225 heures de stage. Si ce n’est pas possible en raison de l’attitude du ministre, c’est la valeur même du diplôme qui pourrait être remise en question. Les activités compensatoires comme les simulations n’offrent pas le même impact pédagogique qu’un stage », précise Nicole Lefebvre, vice-présidente et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

Partageant de toute évidence ce point de vue, le Collège Shawinigan s’est entendu avec le ministère de la Santé et des Services sociaux pour ne pas octroyer de diplôme aux finissants qui n’auront pas effectué de stage. Le collège envisage même de reporter celui-ci à l’été ou l’automne prochain. La dizaine d’autres collèges qui offrent la formation au Québec risquent d’emboiter le pas occupant entre temps les étudiants et les étudiantes à d’autres activités de formation à défaut de quoi leur financement et les prêts et bourses des étudiants pourraient même être amputés.

Pour la fédération, le conflit n’a que trop duré. Le ministre Gaétan Barrette s’indigne du peu de vision des autres partis politiques sur les difficultés de recrutement dans le réseau, mais ses décisions, voire son entêtement à repousser le règlement avec les syndicats de paramédics affiliés à la Confédération des syndicats nationaux, va contribuer à accentuer le manque de ressources.

« Le ministre Barrette joue dangereusement et c’est la population et les finissants en soins préhospitaliers d’urgence qui risquent d’écoper. La ministre de l’Enseignement supérieur Hélène David doit intervenir auprès de son collègue afin que les parties parviennent à une solution négociée dans les prochains jours » de conclure Jean Murdock, président de la FNEEQ-CSN.

Pour lutter efficacement contre les violences à caractère sexuel, des conditions s’imposent

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) participe aujourd’hui à la Commission de la culture et de l’éducation traitant du projet de loi 151 visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur. La FNEEQ–CSN prend part à ces consultations afin d’apporter sa contribution et veiller à ce que certaines conditions soient respectées.  

Aucun changement ne pourra véritablement s’opérer sans des ressources financières et humaines adéquates, récurrentes, stables et indexées. Bien que ce soit un pas dans la bonne direction, le financement de 23 millions $ sur cinq ans sera rapidement insuffisant pour permettre aux dix-huit universités et soixante-six établissements d’enseignement collégial publics et privés pour élaborer, en collaboration avec les étudiants, les dirigeants et les membres du personnel, une politique pour prévenir et combattre les violences à caractère sexuel. Les besoins sont trop criants. Du reste, une politique et un mécanisme de reddition de compte ne sont pas une panacée ; ils ne règleront pas tous les problèmes et n’élimineront pas toutes les violences. Les établissements devront mettre en œuvre des moyens efficaces de sensibilisation, de prévention, d’accompagnement et de soutien, et cela, bien au-delà des cinq années de financement.

L’implication de la communauté et de ressources externes
La Fédération est convaincue que le meilleur gage de réussite pour contrer les violences à caractère sexuel réside dans l’implication de tous les acteurs des communautés collégiales et universitaires. « Le fait d’impliquer toute la communauté dans la construction de la politique est aussi un moyen d’éduquer largement tous les groupes concernés », souligne Caroline Quesnel, trésorière et secrétaire générale de la FNEEQ–CSN.  

La Fédération croit par ailleurs que la contribution des organismes communautaires et des centres régionaux comme les CALACS et les CAVACS est essentielle dans l’accompagnement et l’aide aux personnes. Le gouvernement devrait profiter de l’occasion pour reconnaître leur expertise et leur accorder un financement récurrent et adéquat à l’accomplissement de leur mission.

Un code de conduite
La réflexion des membres de la FNEEQ–CSN sur les relations à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement a débuté il y a plusieurs années. Les instances de la FNEEQ–CSN ont déjà adopté une résolution jugeant inapproprié d’entretenir un rapport intime avec une étudiante ou un étudiant dans une relation pédagogique ou d’autorité.

« Nous entendons collaborer avec le ministère afin de bonifier le projet de loi et nous assurer que tous les moyens seront mis de l’avant pour favoriser un milieu de vie sain et sécuritaire pour les étudiantes, les étudiants et les membres du personnel », conclut pour sa part Jean Murdock, président de la FNEEQ–CSN.

Le ministre Proulx doit intervenir

Alors que le gouvernement provincial nage dans les billets verts et annonce un réinvestissement en éducation, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) est prête à jeter à la rue 75 élèves âgés de 8 à 18 ans et pas n’importe lesquels. Des enfants poqués et rejetés par le système, mais qui ont la chance d’aller dans une vieille école louée à la CSDM par le Centre d’intégration scolaire de Montréal (CIS). De l’aveu même de la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, leur expulsion est pratiquement incontournable tant les besoins pour les élèves ayant un profil plus « normal » sont grands. Est-ce vraiment ainsi qu’on doit traiter nos élèves les plus vulnérables ?

Pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx doit faire preuve de leadership et intervenir. « Le Centre d’intégration est un organisme sans but lucratif. Il s’occupe d’élèves à grands besoins qui lui sont confiés par les commissions scolaires. Sans le soutien du ministère, l’école risque de fermer, laissant ces enfants sans ressources » souligne Léandre Lapointe, vice-président et responsable du regroupement privé de la FNEEQ–CSN.

Les possibilités sont limitées et il est urgent d’agir. Ravagé par la moisissure et contaminé par l’amiante, le bâtiment a besoin de travaux de 10,8 millions de dollars et cela même si la CSDM renonce à son projet d’éviction. Et si le Centre d’intégration scolaire est relocalisé, il doit l’être dans le même secteur afin d’encourager la fréquentation des élèves. « Ce n’est ni socialement ni économiquement responsable d’abandonner ces élèves. Le ministre Proulx souhaite des projets innovateurs notamment le projet de Lab-école. Ne serait-il pas envisageable d’y associer ce centre ? » de questionner Léandre Lapointe.

Le gouvernement ontarien doit choisir sa cible

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) est outrée du dépôt d’une loi spéciale qui vise à mettre un terme à la grève dans les 24 collèges publics ontariens. Mais pour la FNEEQ–CSN, si la dernière offre patronale a été rejetée massivement (86 %) par 95 % des 12 500 membres du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO), ce n’est pas pour rien. À la table de négociation, la partie patronale exigeait des concessions importantes et inacceptables.

Pour la FNEEQ–CSN, l’entêtement des négociateurs patronaux et leur refus de faire un seul pas vers une entente négociée n’ont fait que prolonger inutilement la grève. Comme le suggère le SEFPO, et avec raison, si le gouvernement ontarien souhaite réellement régler le conflit, il doit dissoudre complètement le Conseil des employeurs des collèges et nommer une autre équipe de négociateurs pour représenter les 24 collèges publics pendant les négociations collectives.  

« Il s’agit d’une grève qui a duré cinq semaines en raison de l’obstination pernicieuse d’un petit groupe d’administrateurs peu préoccupés par la qualité de l’éducation. Le personnel scolaire, les étudiantes et les étudiants ont souffert de la situation. Ce serait scandaleux si le gouvernement ontarien ne s’attaquait pas à la véritable source de ce conflit », souligne Jean Murdock, président de la FNEEQ–CSN.

La FNEEQ–CSN s’oppose à une loi spéciale qui viendrait bafouer les droits syndicaux. En 2015, la Cour suprême du Canada a déterminé que le droit de grève est une composante indispensable d’un véritable processus de négociation collective et qu’il est également protégé par la constitution. Le gouvernement ontarien ne devrait pas s’empêtrer inutilement dans des contestations juridiques.

Conflit en vue à l’École de technologie supérieure

Confrontés à l’intransigeance de leur employeur, les membres du Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure — Service des enseignements généraux (SCCÉTS-SEG) ont pris la décision en assemblée générale d’exercer des moyens de pression. Après plus de deux ans et trente-deux séances pour s’entendre sur une première convention collective, les négociations stagnent.

Pour Laurent Arel, président du Syndicat, l’attitude de la direction de l’établissement à la table de négociation est consternante. D’un côté, l’École prétend se distinguer favorablement des autres établissements universitaires québécois. De l’autre côté, elle refuse de reconnaître et d’encourager l’excellence des contributions des chargé-es de cours à l’enseignement et à l’encadrement des étudiants.

« Nous demandons essentiellement ce que l’École de technologie supérieure a déjà accordé à d’autres. Nous donnons 75 % des cours au Service des enseignements généraux. Nous sommes les artisans du succès de l’École en offrant un enseignement de qualité dispensé le jour, le soir, les fins de semaine et l’été. C’est plutôt étonnant que nous ne soyons pas parvenus à un accord sur la reconnaissance du travail des chargés de cours. » souligne Laurent Arel.

En votant des moyens de pression, les chargé-es de cours ont exprimé leur détermination à obtenir une première convention collective juste et équitable. L’École de technologie supérieure détient déjà les clés d’un règlement. Elle doit maintenant démontrer à la table de négociation son appréciation de la qualité de l’enseignement des chargé-es de cours.

Le Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure — Service des enseignements généraux, est accrédité depuis le 31 juillet 2014 et est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN. Le syndicat représente 121 chargé-es de cours spécialisés dans l’enseignement et les travaux pratiques en génie.

La FNEEQ au front de la lutte contre les violences à caractère sexuel

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) salue le projet de loi annoncé par la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, qui vise à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur. Bien que la FNEEQ–CSN considère que ce projet de loi contribuera positivement à faire de nos établissements d’enseignement des milieux de vie sains et sécuritaires, elle restera vigilante sur son adoption et, éventuellement, son application.

Plusieurs éléments de ce projet de loi s’apparentent aux balises identifiées par la FNEEQ–CSN lors des consultations de la ministre faites au début de l’année. Chaque établissement devra travailler de concert avec les étudiantes et les étudiants, les membres du personnel et les dirigeantes et les dirigeants pour établir une politique prévoyant notamment des mécanismes de sensibilisation, de prévention et de traitement des plaintes et de soutien psychosocial. « C’est exactement ce que la FNEEQ préconise depuis le début. La concertation entre tous les acteurs est essentielle si on souhaite réellement combattre le harcèlement et les violences à caractère sexuel », affirme Jean Murdock, président de la FNEEQ–CSN.

Le soutien de ressources externes est prévu au projet de loi. Pour la FNEEQ–CSN, le recours aux organismes communautaires est même nécessaire puisque ce sont eux qui détiennent l’expertise qui a fait cruellement défaut jusqu’ici dans nos établissements. Pour la FNEEQ–CSN, le gouvernement devrait profiter de l’occasion pour leur accorder le financement adéquat à l’accomplissement de leur mission.

La réflexion des membres de la FNEEQ–CSN sur les relations à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement a débuté il y a plusieurs années. Les instances de la FNEEQ–CSN ont déjà adopté une résolution jugeant inapproprié, pour des raisons éthiques, d’entretenir un rapport intime avec une étudiante ou un étudiant dans une relation pédagogique ou d’autorité.

« Nos membres sont déjà préoccupés par ce sujet et sont prêts à travailler avec les administrations pour mettre en œuvre tous les moyens pertinents pour lutter contre les violences à caractère sexuel », conclut Jean Murdock.

Entente au Collège André-Grasset

Les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège André-Grasset-CSN ont adopté à 94,8 % l’entente de principe intervenue avec leur employeur concluant ainsi le renouvellement de leur convention collective.

Les gains obtenus par les enseignantes et les enseignants sont importants. Ils touchent notamment la rémunération lors de visites d’écoles, de nouvelles dispositions pour diminuer la précarité, la réduction de la tâche d’enseignement globale, l’ajout de ressources pour les étudiantes et les étudiants en situation de handicap ainsi que de nouvelles dispositions concernant la disponibilité au collège et l’évaluation de la scolarité.

Les discussions entre les parties ont aussi permis de rafraîchir la procédure de grief et d’arbitrage tout en y greffant un comité des relations du travail et une nouvelle procédure disciplinaire.

Pour sa part, Nicolas Lefebvre, président du syndicat, se réjouit des dispositions assurant une plus grande transparence financière du collège et du siège réservé à un enseignant sur le conseil d’administration. Et même si nous sommes encore loin d’un fonctionnement collégial, il accueille favorablement l’introduction du paritarisme dans certains comités conventionnés et surtout, les gains importants pour les enseignants à statut précaire.

À propos
Le Collège André-Grasset est un établissement privé d’enseignement collégial préuniversitaire de Montréal. Il a été fondé en 1927 par les prêtres de Saint-Sulpice.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La fédération est l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux.

Contre les violences sexuelles, l’implication des communautés est essentielle

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ), la Fédération des professionnèles (FP) et la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP) reconnaissent que la stratégie d’intervention présentée aujourd’hui par la ministre de l’Enseignement supérieur pour lutter contre les violences sexuelles sur les campus est un pas dans la bonne direction. Pour viser juste, la stratégie gouvernementale doit cependant respecter certaines conditions.

Selon Caroline Quesnel, présidente par intérim et responsable du comité femmes de la FNEEQ-CSN, les directions d’établissements ne doivent pas imposer une politique concoctée derrière une porte close. Elles doivent agir en concertation avec tous les acteurs du milieu.

« L’adoption par les établissements d’une politique de prévention des agressions à caractère sexuel doit impliquer l’ensemble de la communauté et les ressources financières doivent être récurrentes et à la hauteur des besoins », précise pour sa part, Louise Briand, vice-présidente du secteur universitaire de la FP. Le cégep de Sept-Îles et l’École de technologie supérieure, par exemple, sont confrontés à des réalités différentes. Pour les trois organisations, il est nécessaire d’en tenir compte.

Les établissements doivent avoir la possibilité de développer un mécanisme à la fois adapté à leur milieu et suffisamment souple pour faire face aux différentes situations. À cet égard, l’expertise des groupes communautaires est précieuse et doit être mise à contribution tout en étant soutenue financièrement. Il faut rappeler que ces organismes ont subi d’importantes compressions budgétaires au cours des dernières années.

 « Ce n’est qu’à ces conditions, qu’une politique de prévention des agressions enverra un signal fort tant aux victimes qu’aux agresseurs », conclut Sylvie Tremblay, vice-présidente de la FEESP.

La tournée régionale de consultation de la ministre avait aussi révélé l’importance d’intervenir en amont de l’enseignement supérieur afin de lutter efficacement contre la culture à l’origine des violences sexuelles. La FNEEQ, la FP et la FEESP espèrent que le projet de loi-cadre déposé dans quelques semaines sera cohérent et à la hauteur des défis à relever.

 La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

La Fédération des professionnèles (FP) représentent plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des organismes gouvernementaux, des sociétés d’État, de l’éducation, des médecines non conventionnelles, de l’aide juridique, de l’employabilité, du développement régional, des organismes communautaires et des professionnèles autonomes.

 Fondée en 1947 sous le nom de Fédération des employés municipaux, la Fédération des employées et employés de services publics compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres oeuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Ces trois fédérations sont affiliées à la Confédération des syndicats nationaux.

Faux pas de l’Université du Québec en Outaouais

Le 13 mars 2017, la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Hélène David, se déplaçait à l’Université du Québec en Outaouais afin de consulter la communauté universitaire sur la violence sexuelle en milieu scolaire. Malgré les engagements de l’UQO, il semblerait que la lutte contre les violences sexuelles ne soit pas sa priorité.

Le Syndicat des chargées et des chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO) dénonce la décision de ne pas rémunérer celles et ceux qui siègent aux groupes de travail pour le projet d’Université sans violences sexuelles. Cette décision, en plus d’être contraire à la clause 4,09 de la Convention collective, est jugée discriminatoire par le syndicat. « Vu la nature de ce comité, ce sont surtout des femmes qui y siègent. L’UQO aurait-elle exigé un travail bénévole si ce comité avait été majoritairement masculin ? », a déclaré Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO.

Le syndicat dénonce aussi le manque d’intégration des personnes chargées de cours dans la gouvernance universitaire. « Pendant que les autres employés siègent pendant leurs heures de travail rémunérées, les chargées et chargés de cours devraient le faire dans leurs heures libres. Certaines et certains prennent même un congé non rémunéré d’un autre emploi afin de participer aux réunions. C’est inacceptable ! », a poursuivi Madame Bourget.

Le Syndicat des chargées et des chargés de cours de l’UQO, affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), a été fondé en 1993 et compte 665 membres, dont environ le tiers enseignent au campus de Saint-Jérôme. Ils offrent approximativement 67 % des cours de premier cycle.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La fédération est l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux.

 

 

 

Entente au Collège Mont-Royal

Après plus d’un an de négociation, le Syndicat des employés du Collège Mont-Royal s’est entendu avec la direction du Collège sur une nouvelle convention collective. Cette entente, approuvée majoritairement par l’assemblée générale du syndicat hier, prévoit des améliorations significatives aux conditions de travail  

Le Syndicat est satisfait notamment d’avoir forcé le retrait des demandes patronales qui auraient représenté un véritable recul pour ses membres. En ce qui concerne les gains, mentionnons une contribution financière de l’employeur à l’assurance collective, une diminution de la tâche enseignante, une prime annuelle aux employé-es de soutien et l’amélioration des dispositions entourant les droits parentaux.

«La négociation a été longue et complexe puisque les parties ont aussi relevé le défi d’effectuer une mise à jour complète de cette convention collective. Désormais, celle-ci répond davantage aux besoins des employées et employés » souligne Caroline Quesnel, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et responsable du regroupement privé. La nouvelle convention collective est d’une durée de cinq ans.

Le Syndicat des employés du Collège Mont-Royal, un établissement privé, francophone et mixte d’enseignement secondaire, représente quarante-cinq enseignantes, enseignants et employé-es de soutien. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN. .

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Un premier rendez-vous réussi

Après avoir dressé un bilan plutôt sombre du fonctionnement et des missions des réseaux collégial et universitaire québécois, plus de 500 personnes réunies pendant trois jours la semaine dernière à Québec sont parvenues à une vision commune pour garantir l’essor du réseau de l’enseignement supérieur au Québec.

Organisé par un collectif de vingt-cinq organisations professionnelles, syndicales et étudiantes dont fait partie la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), la Fédération des professionnèles (FP-CSN) et la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), l’événement a permis aux participantes et participants de s’entendre sur la nécessité d’être solidaire et de s’allier pour exiger des changements majeurs dans la manière de financer, d’administrer et de développer le réseau de l’enseignement supérieur.

 « C’est un véritable cri du cœur que nous avons entendu. La précarité des individus et des établissements, le dévoiement des missions, la dégradation des conditions d’enseignement, de recherche et d’étude ainsi que la montée d’un centralisme autoritaire dans l’administration des établissements ont été vivement dénoncés » de préciser madame Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ-CSN.  Cependant pour les participantes et les participants à l’événement, le temps n’est plus aux constats, mais à l’action.

« Ce n’était que la première étape. Nous consolidons nos forces et établissons des plans de luttes. Il y a urgence d’agir et des gestes concrets seront posés dans les prochaines semaines. Nous allons tenir des actions concertées et nous envisageons de tenir un second rendez-vous l’an prochain à la veille des élections provinciales » conclut madame Senneville.

 Le collectif a réussi à créer un événement d’une ampleur inattendue. Plus de 500 personnes ont répondu à l’appel des organisateurs, ce qui, selon la FNEEQ-CSN, est le signe d’un profond malaise dans les réseaux collégial et universitaire québécois.

Une convention collective nettement bonifiée

Réunis en assemblée générale hier, les enseignantes et les enseignants du Collège de Montréal ont entériné l’entente de principe intervenue la semaine dernière entre leur syndicat et la direction du collège. La nouvelle convention collective d’une durée de cinq ans prévoit des améliorations significatives à leurs conditions de travail.

En étendant la portée des congés rémunérés lors du décès d’un ex-conjoint, la direction reconnaît enfin la réalité des nouvelles familles. « C’est innovateur. Peu de conventions collectives ont été ainsi modernisées » indique Madame Caroline Quesnel, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et responsable du regroupement privé. De nouvelles dispositions dont une diminution significative du ratio maître/élève pour les élèves des niveaux 1, 2 et 3 du secondaire et l’obligation pour l’employeur d’informer, de consulter et de former le personnel enseignant lors de changement technologique auront un impact nettement positif sur la qualité de l’enseignement au collège.

Pour Madame Quesnel, il s’agit d’une très bonne entente et le mérite revient avant tout aux enseignantes et aux enseignants du collège. « C’est grâce à la mobilisation et à la solidarité des enseignantes et des enseignants que nous sommes parvenus à ces résultats. L’employeur a retiré ses demandes qui auraient impliqué un recul pour nos membres et le syndicat a réussi à préserver les acquis » conclut-elle.

Le Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège de Montréal FNEEQ-CSN représente les soixante-dix enseignantes et enseignants du Collège de Montréal. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Le Collège de Montréal est un établissement d’enseignement de vocation catholique comptant 1 300 élèves, filles et garçons, de la première à la cinquième secondaire.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La fédération est l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux.

Pour de plus amples renseignements sur la FNEEQ-CSN, visitez http://fneeq.qc.ca et suivez-nous sur Facebook et Twitter.

Les États généraux de l’enseignement supérieur débutent aujourd’hui

Près de 25 organisations professionnelles, syndicales et étudiantes invitent toutes les personnes préoccupées par l’éducation au Québec à participer au premier rendez-vous des États généraux de l’enseignement supérieur qui se déroule du 18 au 20 mai 2017 à l’Université Laval, à Québec.

Seront à l’ordre du jour, dans le but d’inciter les pouvoirs politiques à faire de l’éducation une priorité nationale, les enjeux de la gratuité, de l’aide financière aux étudiantes et étudiants, de la marchandisation de l’éducation, de l’assurance qualité, du financement, de la gouvernance, de la formation continue, de l’accessibilité et de la recherche.

Plus de 400 personnes ont déjà répondu à l’appel lancé par le collectif. Soixante-dix panélistes dont Martine Desjardins, Pierre Doray, Hind Fazazi, Ethel Groffier, Éric Martin et Michel Seymour lanceront les discussions. La réflexion débutera par une table ronde animée par la journaliste et féministe Francine Pelletier et se poursuivra avec trois grandes conférences thématiques et quatorze ateliers sur différents défis et enjeux.

Une alliance devenue nécessaire

« Nous avons mis beaucoup d’énergie à renforcer les liens entre les groupes et les organisations qui réclament des changements dans la manière de financer, d’administrer et de développer le réseau québécois de l’enseignement supérieur et nous allons continuer à y travailler. Nous espérons que cet exercice nous permettra de développer une vision commune qui saura s’opposer à l’actuelle empreinte d’une logique marchande » soutient Véronique de Sève, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) .

Selon les organisateurs, réinvestir comme l’a fait dernièrement le gouvernement n’est pas tout. Après des années d’austérité et de compressions budgétaires, il faut dresser un bilan du fonctionnement et des missions des réseaux collégial et universitaire québécois. Pour Mario Beauchemin, 3e vice-président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), « face à la concurrence entre les établissements d’enseignement supérieur et les problèmes du mode de financement, les organisations ont senti la nécessité de s’allier, comme en témoignent ces États généraux sur l’enseignement supérieur et les alliances antérieures pour la sauvegarde de l’accessibilité à l’enseignement collégial en régions et pour le réinvestissement dans les universités ». 

Améliorer les conditions d’études

Il est impossible cependant de parler d’enseignement supérieur sans parler d’accessibilité. Historiquement, c’est une question qui préoccupe particulièrement les étudiantes et les étudiants. Selon Simon Telles, président de l’Union étudiante du Québec (UEQ), il y a lieu de s’interroger sur les mesures existantes : « Peut-on réellement parler d’accessibilité sans discrimination liée au sexe, à l’origine sociale ou culturelle et au territoire? Est-ce que le régime fiscal et le régime actuel d’aide financière aux études (AFE) sont suffisants pour atteindre l’égalité des chances? »

Pour Rose-Crevier Dagenais, présidente à la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), ce sera aussi l’occasion d’aborder la question des violences à caractères sexuels et de la santé mentale. « Nous désirons aborder le cas de campagnes qui sont menées afin de changer de façon durable des comportements ».

… et de la recherche

De son côté, Claude Fortin, vice-présidente de la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU), souhaite que les discussions puissent contribuer à améliorer les conditions de réalisation de la recherche. « Il y a actuellement une iniquité dans les conditions de la recherche en enseignement supérieur. L’intégrité de la science et la liberté académique sont fragilisées. Il est temps d’y voir » conclut-elle.

Initié à l’automne 2013, cet événement se veut une réplique aux orientations du gouvernement et des administrations. Les organisateurs feront un bilan en juin prochain et envisagent de tenir un second rendez-vous en 2018 afin de garantir le sain essor du réseau de l’enseignement supérieur à la veille des élections provinciales.

À propos

Les partenaires des États généraux de l’enseignement supérieur sont :

Association des Étudiantes et des Étudiants de Laval inscrits aux Études supérieures (ÆLIÉS), Association pour la voix étudiante au Québec (AVEQ), Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), Association québécoise des étudiants ayant des incapacités au postsecondaire (AQEIPS), Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Confédération des associations d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Laval (CADEUL), Confédération des syndicats nationaux (CSN), Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM), Fédération des associations étudiantes universitaires québécoises en éducation permanente (FAEUQEP), Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ), Fédération des professionnèles (FP-CSN), Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ), Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ), Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU), Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU), Fondation Paul Gérin-Lajoie, Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICEA), Nouveaux cahiers du socialisme (NCS), Nouvelle alliance pour la philosophie au collège (NAPAC), Regroupement des syndicats universitaires de la CSQ (RSU-CSQ), Syndicat des Étudiant-e-s Salarié-e-s de l’Université de Montréal (SÉSUM), Union étudiante du Québec.

Les enseignantes et enseignants des cégeps portent toujours le flambeau

La Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) souhaite rectifier l’information prétendant que les enseignantes et enseignants des cégeps délaisseraient l’enseignement à temps plein pour des libérations qui allègeraient leur tâche.  Pour la fédération, l’information est le reflet de la méconnaissance du travail des enseignantes et des enseignants.

En enseignement supérieur, la tâche enseignante est beaucoup plus large que la seule prestation de cours, et inclut la préparation, l’évaluation et l’encadrement. C’est pourquoi il faut libérer des enseignantes et des enseignants d’une partie de leur prestation de cours pour effectuer les autres tâches. Ils ne délaissent donc pas l’enseignement, mais ont à cœur d’effectuer toutes les tâches s’y rattachant.

Certes, l’épuisement professionnel est bien présent dans nos milieux de travail. Les causes sont bien connues. Mais pour la présidente de la FNEEQ–CSN, Madame Caroline Senneville, il existe une confusion dans l’esprit du public. « La libération de la prestation de cours pour effectuer d’autres tâches enseignantes, ne libère pas du temps de travail, puisque la personne continue à travailler à temps complet. Ces autres tâches sont essentielles pour la réalisation de la mission et le bon fonctionnement de nos établissements en enseignement supérieur. »

Pour la FNEEQ-CSN, il ne faut pas confondre les libérations et le programme volontaire de réduction de temps de travail qui est une mesure parfois utilisée pour éviter l’épuisement professionnel. Ce congé, dont la personne assume la réduction salariale, est à coût zéro, et permet même aux collèges d’effectuer des économies puisque la personne qui remplace a généralement une rémunération moindre que celle de la personne en congé.

Madame Senneville tient à rassurer la population. Les enseignantes et enseignants du Québec portent toujours le flambeau et ont à cœur la mission éducative des collèges.

Un personnel enseignant mieux outillé pour faire face aux changements

Le personnel enseignant du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Villa Maria – CSN a entériné à 93 % l’entente de principe intervenue avec leur employeur lors de l’assemblée générale du 25 avril. Cette entente introduit des dispositions balisant les changements technologiques et l’utilisation de nouvelles méthodes ou techniques d’enseignement, une nouveauté dans ce secteur.

Pour madame Caroline Quesnel, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec et responsable du regroupement privé, ces dispositions vont favoriser une perception plus positive des changements au collège.  « Le personnel sera dorénavant impliqué bien avant l’introduction de nouvelles technologies ou méthodes. La transition sera plus harmonieuse et la collaboration de toutes et tous sera certainement améliorée», poursuit-elle. L’administration du collège s’engage par ailleurs à payer le développement professionnel et la formation des enseignantes et enseignants visés par tout changement technologique.

L’entente prévoit d’autres améliorations aux conditions de travail notamment sur le plan de l’organisation du travail et des avantages sociaux. La contribution de l’employeur au régime d’assurance collective est multiplié par deux, ce qui a un impact direct sur la rémunération du personnel.

« Les négociations se sont déroulées rondement. Il n’a fallu que quatre rencontres pour conclure une nouvelle convention collective et nos membres en sont satisfaits. C’est ce qui se produit lorsque les parties négocient de bonne foi », conclut, pour sa part, madame Odie Miller-Maboungou, présidente du syndicat.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Villa Maria – CSN représente 156 membres, dont 80 enseignantes et enseignants. Les professionnels non enseignants et les professeurs de musique sont aussi membres du syndicat. Le collège Villa Maria est un établissement privé d’enseignement secondaire.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé est composé de plus de 3700 membres du personnel dans 39 syndicats.

Les chargées et chargés de cours de l’UQAM ratifient l’entente de principe

Les dernières journées de négociation précédant la journée de grève prévue pour le 7 février ont permis d’aller chercher une équité salariale avec les professeurs avec des augmentations de 1 % en 2017 et 1 % en 2018, en sus des paramètres gouvernementaux déjà prévus, pour un total de 8,61 % sur quatre ans, et une clause remorque avec les professeurs pour 2019, la convention collective de ces derniers se terminant en 2018. Les augmentations salariales seront versées sur une base forfaitaire de façon à favoriser les plus bas salariés du Syndicat.

Les charges de cours pouvant être accordées aux étudiants à la maîtrise ou au doctorat avant d’être offertes aux personnes chargées de cours (PCC) passent de 8 % à 6,5 % et pour obtenir ces charges l’étudiant doit avoir complété quatre sessions de son programme de maîtrise ou un trimestre de sa scolarité de doctorat, selon le cas.

Les personnes chargées de cours qui ont régulièrement au moins trois charges de cours depuis au moins cinq ans et qui, pour différentes raisons, en obtiennent moins auront accès à une banque de cinq charges de perfectionnement pour acquérir de nouvelles exigences de qualification pour l’enseignement.

Les 31 séances de négociation antérieures avaient permis d’aller chercher une importante reconnaissance institutionnelle de la valeur des activités de recherche et de création des chargées et chargés de cours et un droit de vote aux comités de programme et aux assemblées départementales. Ce dernier gain est toutefois sujet à l’approbation du Syndicat des professeurs et professeures de l’UQAM.

Le taux horaire pour des activités de représentation, de disponibilité complémentaire et pour des projets d’intégration, gelé à 45 $ de l’heure depuis plus de dix ans, sera augmenté de 2 dollars par année pour atteindre 51 $ en 2019. Le budget d’intégration des PCC aux différentes missions de l’institution passera de 500 000 $ en 2016 à 600 000 $ en 2019

Les nouvelles PCC auront accès à une réduction de leur période de probation et l’ensemble des membres à une bonification des congés spéciaux. Le nombre maximal de charges de cours passe de 8 à 9 par année.

Les deux parties se sont finalement entendues pour la mise en place de comités de travail sur la faisabilité d’un affichage annuel des charges de cours et sur les environnements numériques d’apprentissage.

La convention collective était échue depuis le 31 décembre 2014. La nouvelle convention est d’une durée de cinq ans.

À propos
Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ) représente les quelque 2400 membres de ce corps enseignant. Fondé en 1978, il s’agit du plus vieux syndicat de personnes précaires au Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) qui regroupe quelque 35 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Une banque de cinq jours de grève!

Les chargées et chargés de cours de l’UQAM ont rejeté à 96,5 % l’offre finale de l’employeur, vendredi après-midi en assemblée générale, et 86 % des membres présents ont voté en faveur d’une banque de cinq jours de grève à utiliser au moment jugé opportun par le comité exécutif et le comité de négociation.

Après 17 mois et 30 séances d’une négociation qui avançait à pas de tortue, la direction de l’Université du Québec à Montréal a avisé le Syndicat le 15 novembre qu’elle ne voulait plus se prêter au jeu de la négociation avec ses chargées et chargés de cours. Elle a alors déposé son offre finale à la table de négociation. Une offre qui ressemble étrangement à l’offre globale de septembre, rejetée unanimement en assemblée générale.

SCCCUQ2

Cette offre finale contenait des augmentations salariales en-deçà de celles offertes aux professeurs et aux employés de soutien – se limitant aux paramètres salariaux gouvernementaux, soit 6,75 % sur cinq ans – alors que nous sommes les personnes chargées de cours à peu près les moins bien payées de l’ensemble des universités francophones québécoises. Et des offres normatives qui répondent par la négative à nos principales revendications sur les exigences de qualification pour l’enseignement (EQE), la clause réserve permettant aux étudiants à la maîtrise ou au doctorat d’enseigner sans répondre aux mêmes exigences, la stabilisation de l’emploi et les environnements numériques d’apprentissage.

L’offre finale maintient, somme toute, les membres de ce corps enseignant dans la précarité et sur un siège éjectable. Ces offres ne changeront rien pour la moitié des membres du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM qui gagnent moins de 20 000 $ par année ou qui sont en période de probation.

Tout comme en septembre, les chargées et chargés de cours ont accordé un mandat fort à leur comité de négociation qui retourne à la table de négociation lundi avec la ferme intention de poursuivre les négociations.

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ) représente, depuis 1978, les quelque 2300 membres de ce corps enseignant. Il s’agit du plus vieux syndicat de personnes précaires au Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) qui regroupe quelque 35 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

SCCCUQ3

 

Pour que la création d’un Conseil des universités du Québec ne tourne pas en histoire d’horreur

Des organisations syndicales et étudiantes s’entendent sur huit grands consensus devant guider la création d’un Conseil des universités du Québec (CUQ), considérant que le contenu du document de consultation de la ministre de l’Enseignement supérieur, Madame Hélène David, ne répond pas à leurs attentes.

Les signataires souhaitent la création d’un organisme public et indépendant dont le rôle serait de conseiller et de coordonner le développement du réseau universitaire, notamment en termes de répartition budgétaire, et dont la composition accorderait une place prépondérante aux membres de la communauté universitaire. « Nous sommes favorables à un organisme conseil, mais il devra avoir le mandat de faire la promotion d’une université libre, démocratique et accessible partout au Québec », soutient Sylvain Marois, vice-président de la FNEEQ–CSN responsable du regroupement université.

2016-11-01_CUQ

« Il suffit de voir l’état de la situation depuis l’abolition du Conseil des universités dans les années 1990 pour comprendre la nécessité d’un CUQ. Nous demandons le retour d’un conseil depuis des années. Nous allons défendre ces consensus lors de la consultation ministérielle », poursuit-il. La communauté universitaire insiste sur son opposition ferme à tout mécanisme d’assurance qualité, un fléau pour la qualité de l’enseignement.

Signataires :

  • La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN)
  • l’Association pour la voix étudiante du Québec (AVEQ)
  • la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM)
  • la Fédération des associations étudiantes universitaires québécoises en éducation permanente (FAEUQEP)
  • la Fédération des professionnèles (FP–CSN)
  • la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU)
  • la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU)
  • le Regroupement des syndicats universitaires (RSU-CSQ), et l’Union étudiante du Québec (UEQ)

La FNEEQ souhaite participer à la réflexion

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) salue la démarche annoncée par la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, qui vise à lutter contre les violences à caractère sexuel dans les établissements collégiaux et universitaires.

La FNEEQ souhaite contribuer à la réflexion collective en participant, elle aussi, à la rencontre nationale afin que la Ministre puisse bénéficier de l’éclairage des enseignantes et des enseignants. Les événements troublants qui se sont produits sur les différents campus universitaires depuis quelque temps concernent l’ensemble des acteurs œuvrant en enseignement supérieur. «Les universités et les collèges sont des lieux qui, par définition, doivent être ouverts à la discussion et doivent être exempts de violence », affirme Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ–CSN. « Il faut créer un climat qui assure que l’on prenne au sérieux la parole des femmes », poursuit-elle.

Pour la Fédération, il est trop tôt pour parler d’une loi-cadre. Cependant, il est nécessaire d’instaurer des balises claires afin de lutter de manière significative contre les violences à caractère sexuel. «  Le respect de chacun est une condition indispensable aux études. Il est essentiel d’assurer la sécurité des étudiantes sur les campus » conclue Caroline Senneville.

La FNEEQ–CSN rappelle que les universités avaient lancé en mars dernier la campagne de sensibilisation contre la violence à caractère sexuel sur les campus « Sans oui, c’est non !». De toute évidence, cela n’a pas été suffisant.

Soulignons que la ministre David a fait cette annonce jeudi dans la foulée des déclarations des victimes d’actes sexuels à l’Université Laval. Jusqu’ici, une quinzaine de femmes se sont déclarées victimes d’agresseurs non encore identifiés.

 

Valorisons les enseignant(e)s, améliorons leur statut professionnel

Le 5 octobre est la Journée mondiale des enseignants. Cette année, le thème souligne la nécessité de soutenir et de motiver les enseignantes et enseignants en leur donnant des conditions de travail favorisant un enseignement de qualité. Pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), la situation s’est beaucoup détériorée avec les politiques d’austérité des dernières années. Il est grand temps pour le gouvernement du Québec d’assurer aux enseignantes et enseignants des conditions qui soient à la mesure du rôle qu’ils jouent dans la société.

«Il faut rétablir un environnement de travail garantissant un enseignement de qualité et, par conséquent, la réussite éducative. Nous ne manquerons pas de le rappeler au ministre Sébastien Proulx et à la ministre Hélène David lors des consultations portant sur cet enjeu», souligne Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Rappelons que le choix du 5 octobre pour souligner la Journée mondiale des enseignants est lié à la recommandation de l’UNESCO et de l’OIT relative à la condition des enseignants signée à la même date en 1966. Dans le préambule, la Conférence intergouvernementale spéciale sur la condition du personnel enseignant reconnaissait « le rôle essentiel des enseignants dans le progrès de l’éducation et l’importance de leur contribution au développement de la personnalité humaine et de la société moderne ».

Profil de la FNEEQ–CSN 
La FNEEQ–CSN regroupe quelque 34 000 membres, notamment, les membres des syndicats dans une douzaine d’institutions universitaires, dont 10 syndicats de chargées et chargés de cours, le Syndicat des tutrices et des tuteurs de la Télé-Université, l’Association des étudiants salariés diplômés de l’Université McGill et les chargées et chargés d’enseignement de l’ÉTS. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Une reforme néfaste

La CSN présentera aujourd’hui en commission parlementaire son mémoire sur le projet de loi 105, Loi modifiant la Loi sur l’instruction publique. Il s’agit d’une seconde consultation en moins d’un an de la part du ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx. «Nous avions salué le retrait  du projet de loi 86 sur la gouvernance des commissions scolaires. Malheureusement, le ministre  y va d’une autre réforme de structures avec le projet de loi no 105», déplore Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

La CSN craint que la réforme n’engendre une confusion des rôles entre la commission scolaire et l’école. «La modification aux règles budgétaires permettant le versement des enveloppes directement aux établissements nous préoccupe. Cela risque de brouiller les frontières du partage de responsabilités entre les commissions scolaires et les établissements. De plus, la démonstration voulant que les enveloppes versées directement aux établissements offrent plus d’équité et répondent davantage aux besoins des élèves reste à faire», souligne Véronique De Sève.

Photo : Clément Allard

Photo : Clément Allard

Autre sujet de préoccupation, le ministre pourrait  émettre des directives à une commission scolaire portant sur son administration, son organisation, son fonctionnement ou ses actions. «On risque de basculer dans la microgestion ministérielle. De plus, ces directives permettraient de compléter ou de préciser les règles budgétaires. Or, la possibilité de modifier les règles budgétaires en cours d’année scolaire, alors que la répartition des ressources et des budgets des commissions scolaires et des établissements d’enseignement est déjà établie, n’est pas souhaitable», ajoute la vice-présidente de la CSN.

Le projet de loi précise par ailleurs qu’une commission scolaire doit accomplir sa mission en respectant le principe de subsidiarité et dans une perspective de soutien envers les établissements d’enseignement.

«Nous sommes d’accord avec cette idée de soutien aux établissements. Toutefois, la subsidiarité imposée par le projet de loi 105 est inadmissible. Nous redoutons que cet ajout puisse servir de levier à ceux qui, à défaut d’obtenir l’abolition des commissions scolaires, exigent une réduction importante de leurs responsabilités. De plus,  le principe de subsidiarité pourrait engendrer une décentralisation de l’embauche du personnel et des tâches administratives  encore plus importante et très variable d’une commission scolaire à l’autre et d’un établissement à l’autre», explique Sylvie Tremblay, vice-présidente-trésorière de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Photo : Clément Allard

Photo : Clément Allard

Cela dit, le projet de loi compte quelques points intéressants, notamment le droit de vote accordé aux commissaires représentant les parents. La CSN salue en outre le maintien des élections scolaires et du Conseil des commissaires. «La consultation du printemps dernier aura permis d’illustrer l’importance de l’élection des commissaires au suffrage universel. Néanmoins, l’enjeu du faible taux de participation aux élections scolaires demeure. Il faudra mettre en place des mesures pour favoriser l’exercice du droit vote.»

La CSN demeure malgré tout sceptique quant à l’utilité de ce projet de loi. « En abandonnant le projet de loi 86, le gouvernement a démontré une certaine écoute, que nous saluons. Cela dit, le projet de loi 105 aurait dû porter sur le développement d’une vision rassembleuse et sur la mise en œuvre de moyens pour la réussite de tous les élèves plutôt que sur le fonctionnement des commissions scolaires et des établissements d’enseignement. Bref, le projet de loi 105 nous distrait des véritables enjeux, notamment la réussite des élèves, la lutte au décrochage scolaire, le système d’éducation à deux vitesses pour ne nommer que ceux-ci. Il pourrait même compromettre la résolution des nombreux problèmes du réseau scolaire », de conclure Véronique De Sève.

La FNEEQ salue le projet

La Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN­) salue le projet de Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, d’une consultation portant sur la réussite éducative qui s’adresse au plus grand nombre possible d’acteurs du milieu de l’éducation et de la population.

« Cette annonce officielle ne nous fait toutefois pas oublier les effets destructeurs des politiques d’austérité du gouvernement libéral qui, au cours des deux dernières années, sont loin d’avoir été un facteur de réussite éducative pour les jeunes. Dans son document de consultation, le ministre affirme vouloir mettre l’éducation au premier rang des priorités de la société québécoise. À nos yeux, le gouvernement aurait dû adopter cette position fondamentale et déterminante pour l’avenir du Québec depuis longtemps, mais encore faudra-t-il qu’elle dépasse le cadre des belles promesses et qu’elle soit porteuse de réalisations et d’avancées tangibles », de préciser Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ.

« Les membres du personnel des établissements privés que nous représentons sont prêts à accueillir davantage d’élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage à condition qu’on leur donne les moyens de les encadrer et de les soutenir, de souligner Caroline Quesnel, vice-présidente du regroupement privé. En revanche, la FNEEQ s’oppose résolument à la création d’un ordre professionnel. Nos membres, qui sont les premiers concernés par ce projet, se sont déjà prononcés contre cette mauvaise idée par le passé. Un ordre professionnel n’est ni le moyen de valoriser la profession, ni l’outil pour assurer la formation continue en enseignement. »

« Enfin, en ce qui a trait à l’intégration des technologies numériques, nous croyons que l’univers des compétences du 21e siècle doit nécessairement tenir compte des outils informatiques, mais il faut savoir mesurer les investissements dans cette sphère en fonction de leur valeur pédagogique et de leur pertinence pratique. Le passé nous enseigne que des sommes faramineuses ont été gaspillées dans des technologies cul-de-sac qui n’offraient aucun apport ou soutien à la mission éducative des établissements d’enseignement », de conclure madame Senneville.

 

Un échéancier précipité, estime la FNEEQ

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) demande à la ministre de l’Enseignement supérieur, Mme Hélène David, de prolonger le délai des consultations sur l’enseignement supérieur qui doivent se tenir du 6 au 14 octobre prochain. La FNEEQ–CSN salue néanmoins la volonté de la ministre de créer les conditions favorables à la collaboration plutôt qu’à la concurrence entre les réseaux universitaires et collégiaux ainsi qu’une cohérence dans l’enseignement supérieur.

Si le Conseil des universités du Québec est une idée sur laquelle plusieurs discussions et réflexions ont pu avoir lieu, il en est tout autrement du Conseil des collèges du Québec et de la Commission mixte de l’enseignement supérieur. « Il s’agit d’éléments nouveaux que nous voulons analyser et comprendre afin de bien mesurer l’ensemble des enjeux qui s’y rattachent, explique Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ–CSN. Plusieurs aspects méritent d’être étudiés et approfondis avant de pouvoir se positionner de façon définitive sur ces deux nouvelles structures. »

Rappelons que l’idée du Conseil des universités du Québec est issue du Sommet sur l’enseignement supérieur de 2013. La CSN a alors accueilli avec intérêt cette proposition en insistant pour qu’un tel conseil ait pour objectif de partager une vision commune du développement des universités, d’améliorer la coordination et la cohérence entre les établissements, tout en respectant leur autonomie, et non pas de contrôler la qualité de l’enseignement supérieur. Pour la CSN, il est impératif que ce conseil soit composé d’une majorité claire d’acteurs de la communauté universitaire.

La FNEEQ–CSN s’explique mal qu’on veuille précipiter des réflexions et des débats aussi importants pour l’avenir et la qualité de l’enseignement supérieur au Québec. « Nous déplorons que la ministre David envisage de tenir ces consultations dans un horizon si bref, elle ne semble pas comprendre que nous devons réfléchir, analyser et surtout consulter nos membres avant de pouvoir se prononcer sur de tels enjeux. Un délai d’un mois, c’est non seulement déraisonnable, mais c’est également ne pas être attentif aux réalités du travail des enseignantes et des enseignants qui doivent faire partie intégrante des réflexions sur l’enseignement supérieur », déplore Caroline Senneville. « Enfin, si la ministre croit au sérieux d’une telle consultation, elle doit donner le temps à ses mandants de rencontrer l’ensemble de la communauté de l’enseignement supérieur québécois », conclut-elle.

Les cégeps toujours dans le siècle

Plusieurs déclarations relatives aux cégeps récemment faites par la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Hélène David, et par le premier ministre Philippe Couillard interpellent fortement la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

« Nous sommes étonnés d’entendre des décideurs politiques formuler des déclarations qui sous-entendent que nos institutions d’enseignement collégial n’auraient pas été réformées depuis 1993 et que celles-ci seraient déconnectées de la société québécoise. Depuis leur création, les cégeps demeurent en évolution constante, notamment grâce aux processus de révision des programmes qui y sont inhérents, que ce soit relativement aux savoirs qui y sont enseignés, aux approches pédagogiques ou aux formations qui y sont offertes qui préservent un équilibre entre théorie et pratique, souligne Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ responsable du regroupement cégep. En ce sens, nous dénonçons ces appels constants visant à assujettir la formation collégiale aux besoins à court terme des entreprises. »

« En matière de formation des adultes, la FNEEQ a toujours défendu une réussite éducative plus large incluant un fonds culturel commun plutôt que des formations cul-de-sac qui mènent à des qualifications restreintes et difficilement transférables », ajoute madame Lefebvre.

La question de la mobilité étudiante

« Il est intéressant de voir le gouvernement se préoccuper du sort des cégeps en région en consacrant des sommes à la mobilité étudiante. Nous croyons toutefois qu’il faut aussi des solutions structurantes qui passent nécessairement par le financement adéquat des institutions et non pas seulement par le financement des individus. Il faut s’assurer que l’offre de formation en région ne dépende pas de la volonté de se déplacer des étudiantes et des étudiants des grands centres », conclut Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ.

À propos

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) regroupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’entente de principe adoptée par les membres

Le 27 juin dernier, lors d’une assemblée générale portant sur l’entente de principe intervenue avec leur employeur, les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants du Centre de musique et de danse de Val-d’Or–CSN (SEECMDVD) ont accepté celle-ci à 80 %, par voie de scrutin secret. Accrédités en avril 2015, les travailleuses et les travailleurs ont adopté leur première convention collective d’une durée de deux ans.

« Nous avons réussi à nous entendre sur des hausses salariales annuelles d’au moins 2 % qui ont été intégrées à des échelles salariales. Celles-ci reconnaissent notre expérience et notre scolarité, et permettent une équité interne entre les salarié-es. Nous avons également obtenu la rémunération du temps de préparation pour les cours que nous dispensons au prorata des heures enseignées, de souligner Vincent Crépeault, président du SEECMDVD. Notre convention inclut également des clauses qui fixent l’atteinte de la permanence après 300 heures d’enseignement ».

Les salarié-es ont de plus obtenu l’introduction de réunions pédagogiques afin de mieux coordonner les objectifs académiques de l’école. Un lien de communication a aussi été établi entre des représentants des salarié-es et du conseil d’administration, par l’ajout de la tenue de rencontres afin d’aborder les préoccupations des parties.

Le syndicat a réussi à s’entendre avec l’employeur dans un délai de moins de huit mois. Conscient de la réalité du Centre de musique et de danse de Val-d’Or, le syndicat a déposé des demandes conséquentes qui vont non seulement améliorer les relations avec l’employeur, mais qui vont aussi bonifier les conditions d’exercice de leur travail.

« La négociation a amélioré les conditions de travail des enseignants, en mettant fin à l’arbitraire. Les enseignants bénéficient maintenant d’un contrat de travail clair et négocié, à temps pour la rentrée, au bénéfice des enseignants et des jeunes à qui ils transmettent leur passion », de déclarer Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

À propos

Le Syndicat des salarié-es du CMD (FNEEQ–CSN) rassemble 12 membres. Il est affilié à la FNEEQ–CSN qui regroupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés des ordres secondaire et collégial. La FNEEQ–CSN est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les enseignants collégiaux de la FNEEQ signent leur nouvelle convention collective

Les représentants de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) ont signé, hier matin, leur nouvelle convention collective issue de l’entente de principe avec le Comité patronal de négociation des collèges en décembre dernier.

Les gains pour les enseignantes et les enseignants des cégeps sont tangibles. Leur positionnement au rangement 23 de la structure salariale du secteur public se répercutera par une augmentation salariale de 7,5 % pour la majorité d’entre eux en 2019. Cette hausse s’ajoute aux majorations de 1,5 %, 1,75 % et 2 %, en 2016, 2017 et 2018, ainsi qu’aux montants forfaitaires de 0,30 $ pour chaque heure travaillée en 2015 et de 0,16 $ l’heure en 2019.

Les enseignants ont également obtenu une enveloppe de 10 millions de dollars afin de venir en aide aux étudiantes et aux étudiants en situation de handicap. Cet ajout de ressources est exclusivement réservé à l’engagement d’enseignantes et d’enseignants, favorisant ainsi l’encadrement effectué par ces derniers pour la réussite de ces étudiants.

La nouvelle convention collective, qui viendra à échéance le 31 mars 2020, prévoit également la création de l’équivalent de 80 charges à temps plein à la formation continue, permettant ainsi de réduire la précarité d’emploi dans ce secteur.

« Cette signature marque pour nous le terme d’une longue bataille, rappelle la vice-présidente de la FNEEQ, Nicole Lefebvre. En amorçant les négociations, le gouvernement entendait revoir de fond en comble l’organisation du travail dans les établissements collégiaux. Les nombreuses demandes de recul auraient eu un impact sur notre autonomie professionnelle, notre sécurité d’emploi, notre charge de travail et, au bout du compte, sur la qualité de l’enseignement offert aux étudiants et aux étudiantes.

Les profs de cégep, par leur mobilisation exemplaire, ont réussi à contrer l’ensemble des reculs exigés par le gouvernement. Notre positionnement au rangement 23, reconnaissant enfin la complexité de notre tâche de travail ainsi que notre appartenance à l’enseignement supérieur, marque la fin d’une lutte que nous avons menée depuis près de 20 ans. »

À propos

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) regroupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Une gestion inadéquate en cause selon les professeurs

La faillite et la fermeture du Conservatoire Lassalle, annoncées lundi, témoignent d’une gestion inadéquate depuis de nombreuses années dans cette école d’arts et de communication renommée.

Selon le Syndicat des enseignantes et enseignants du Conservatoire Lassalle (SEECL-CSN), une série de problèmes qui auraient pu être évités ont mené l’institution centenaire à cet échec :

  • Une administration déconnectée, qui agit de façon méprisante envers le personnel enseignant qui, en pleine crise, n’a pas daigné consulter ou rencontrer les professeur-es de l’école pour trouver des solutions ;
  • Le déménagement de l’école, en 2014, de la rue Sherbrooke vers un quartier peu accessible et un édifice mal adapté aux besoins des étudiants ;
  • Des professeurs sous-rémunérés (environ 50 % des salaires moyens du secteur) et, conséquemment, un roulement du personnel enseignant très élevé.

« Il n’est pas surprenant que les inscriptions de nouveaux étudiants aient chuté de plus de la moitié dans les trois dernières années, a commenté Corinne Poulin-Vallée, présidente du SEECL-CSN. Si l’objectif était de fermer une école pourtant connue pour le succès d’un grand nombre de ses diplômé-es, on ne s’y serait pas pris autrement. »

Les professeur-es du Conservatoire ont pris la décision de se syndiquer en 2014 afin d’améliorer leurs conditions de travail et offrir une meilleure qualité d’enseignement au Conservatoire. Affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), le syndicat a entamé des négociations cette même année. Toutefois, les syndiqué-es travaillaient toujours sans convention collective négociée au moment de la fermeture.

« Ce n’est certainement pas les salaires du personnel enseignant qui est en cause. Nous détenions toutes et tous un statut de contractuel-les. Il n’y avait pas de reconnaissance de l’expérience, pas de sécurité d’emploi, ni de programme d’assurance collective. Durant les semaines de relâche, les vacances de Noël et les vacances estivales, aucun des professeur-es n’était payé par le Conservatoire, pas même ceux qui y travaillaient à temps plein. Les professeur-es dépendaient de l’assurance-emploi, même s’ils devaient corriger et préparer leurs cours », a déclaré Madame Poulin-Vallée.

Les membres du SEECL-CSN ont tenté d’interpeller l’administration concernant plusieurs lacunes de l’école – des équipements insuffisants aux nombreuses incohérences dans le cursus scolaire – sans succès.

Pour sa part, la FNEEQ dénonce le fait que, contrairement au reste du personnel et des étudiants, l’administration n’a même pas pris la peine, le 6 juin, d’aviser par écrit les professeur-es de sa décision de se mettre sous la protection de la Loi sur la faillite. La majorité d’entre eux a appris la nouvelle dans les médias.

Caroline Quesnel, vice-présidente et responsable du regroupement privé de la fédération, s’étonne du manque de respect envers les professeur-es qui ont porté l’école sur leurs épaules dans des conditions très difficiles ces dernières années. Le refus du Conservatoire de rencontrer le Syndicat dans le cadre de la fermeture de l’établissement est totalement injustifiable.

« Nous demandons que la direction agisse et prenne ses responsabilités non seulement à l’égard des étudiants mais aussi à l’égard des professeur-es, de dire Caroline Quesnel. Au-delà des questions légales et financières, il faut leur permettre de clore leur carrière au Conservatoire de la meilleure manière possible, en explorant toutes les pistes, dans le respect de leur contribution à l’établissement. »

Le Conservatoire a même annulé la cérémonie de remise de diplômes – prévue le 8 juin – pour la dernière cohorte étudiante, a noté la secrétaire du syndicat, Nathalie Nicole Bouchard, la doyenne du corps professoral. Pour elle, c’est une triste fin pour un fleuron culturel du Québec.

« Nos professeur-es étaient fiers d’enseigner au Conservatoire, a-t-elle commenté. Ils y consacraient leur temps, leur énergie et leur passion pour faire rayonner cette institution plus que centenaire. Ils avaient à cœur la réussite des étudiants, qu’ils préparaient très bien pour leurs études universitaires, souvent au sein de programmes très contingentés. Plusieurs anciens nous témoignent souvent à quel point ils ont apprécié la qualité de l’enseignement offert, qui proposait à la fois un solide bagage théorique et une expérience pratique de qualité. »

Un nouveau chapitre s’ouvre pour les professeurs du Collège Marianopolis

Réunis hier soir en assemblée générale, les enseignantes et enseignants du Collège Marianopolis ont approuvé leur première convention collective, et ce, à l’unanimité. À peine deux ans après la création du syndicat en avril 2014, ce nouveau contrat représente des gains historiques pour le personnel enseignant de ce collège anglophone plus que centenaire, situé dans l’arrondissement de Westmount à Montréal.

Les membres du Syndicat des professeurs du Collège Marianopolis ont adopté leur première convention collective à l'unanimité.

Les membres du Syndicat des professeurs du Collège Marianopolis ont adopté leur première convention collective à l’unanimité (photo : Michel Giroux).

Parmi les gains entérinés par les membres du syndicat :

  • la mise en place de règles non arbitraires d’évaluation des enseignants et enseignantes ;
  • une amélioration du processus d’acquisition du statut de professeur-e régulier ;
  • une réduction de la charge de travail des enseignants de mathématiques et sciences, qui devient équivalente à celle de professeurs de cégep ;
  • l’élection par les membres du syndicat des professeurs membres du Conseil d’administration du collège ;
  • le maintien et l’augmentation dans certains cas des libérations pour les coordonnateurs de départements et de programmes ;
  • des règles encadrant les mesures disciplinaires et une procédure de griefs et d’arbitrage qui s’inscrivent dans le droit fil des autres conventions signées au secteur privé de la FNEEQ ;
  • des clauses assurant parité avec le secteur public en matière de salaire, de l’évaluation de la scolarité, et des congés parentaux ; et
  • la reconnaissance des droits du syndicat et un plein exercice de la représentation syndicale.
Elizabeth Arnot, présidente du syndicat, répond à la question d'un membre.

Elizabeth Arnot, présidente du syndicat, répond à la question d’un membre (photo : Michel Giroux).

Pour Elizabeth Arnot, présidente du Syndicat des professeurs du Collège Marianopolis, l’entente se traduit par des retombées pour la communauté tout entière du Collège. « Il s’agit vraiment d’un nouveau chapitre qui s’ouvre pour nous. Grâce aux efforts de nos membres et de notre équipe de négociation, nous allons commencer la prochaine année scolaire avec des conditions de travail bien améliorées. Force est de constater que de meilleures conditions de travail pour nous signifient de meilleures conditions d’enseignement pour nos étudiants. ».

« Il y a un avantage clair à regrouper nos forces, souligne Caroline Quesnel, vice-présidente, responsable du regroupement privé de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Nous comptons plus d’une dizaine de nouveaux syndicats dans ce regroupement de la FNEEQ depuis quatre ans. C’est parce que les enseignants réalisent qu’on peut négocier de meilleures conditions de travail quand nous sommes toutes et tous ensemble. Cette entente au Collège Marianopolis est un exemple emblématique de notre capacité de faire avancer la profession. »

Le syndicat et la direction du collège ont eu 33 rencontres de négociation, dont 12 devant un conciliateur nommé par le ministère du Travail. La convention sera d’une durée de trois ans.

Le Syndicat des professeurs du Collège Marianopolis est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

À propos de la FNEEQ-CSN

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé compte 39 syndicats rassemblant plus de 2300 membres. La FNEEQ-CSN est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

À propos du CCMM-CSN 

Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

À propos la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Une « meilleure adéquation entre la formation et l’emploi », vraiment ? Et pour qui ?

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) dénonce les pouvoirs accrus qui pourraient être confiés à la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT) dans le cadre du projet de loi 70 visant une « meilleure adéquation entre la formation et l’emploi ».

Le projet de loi 70 accorde de nouveaux pouvoirs à la CPMT quant à la formation des futurs travailleuses et travailleurs et sur les orientations du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Il est en effet prévu que les ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur rendent des comptes sur la mise en œuvre de recommandations faites par la CPMT auprès du secrétaire général de la Commission qui relève du ministère de l’Emploi. Ceci est d’autant plus inquiétant que le gouvernement a adopté le discours et la vision des employeurs sur la nécessité d’une adéquation entre la formation et les besoins des entreprises.

« La FNEEQ déplore cette vision utilitariste et marchande de l’éducation. Pour elle, l’éducation doit avant tout permettre aux personnes d’acquérir un ensemble de connaissances et de compétences pour participer pleinement à la construction d’une société meilleure à titre de travailleuses et de citoyennes », explique Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ.

La CPMT est une instance nationale de consultation qui relève du ministère de l’Emploi et non du ministère de l’Éducation. Or, il existe déjà une instance de concertation chargée d’élaborer, d’évaluer et de réviser les programmes de formation professionnelle et technique qui relève du ministère de l’Éducation, le Comité national des programmes d’études professionnelles et techniques (CNPEPT). Bien que plusieurs partenaires siègent aux deux comités, il y a plus de personnes issues de l’enseignement au CNPEPT qu’à la CPMT.

« Réduire la part des représentantes et des représentants du réseau de l’éducation risque de privilégier les besoins ponctuels des entreprises et d’ainsi déposséder le milieu de l’enseignement de son autonomie et affecter sa mission première. Cela correspond à un changement de paradigme où l’éducation ne répond plus d’abord à la formation citoyenne, mais aux besoins des entreprises », déplore Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ.

Les syndicats sont mobilisés pour la défense d’une vision citoyenne et humaniste de l’éducation.

À propos
La FNEEQ-CSN regroupe quelque 34 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Pourquoi seuls les recteurs accueillent favorablement le budget Leitão?

Les membres de la Table des partenaires universitaires (TPU), qui exigent un réinvestissement urgent pour soutenir la réalisation des missions universitaires, constatent encore une fois qu’ils ne sont pas entendus. « Lorsque l’on observe les effets délétères des trois derniers budgets du gouvernement du Québec, on constate que le manque de vision du gouvernement semble céder à une volonté de destruction systématique du service public qu’est l’université, et de surcroit avec l’accord des chefs d’établissement », dénonce les représentants de la TPU.
En effet, alors que tous les membres de la communauté universitaire ont accueilli avec déception le dernier budget Leitão, les chefs d’établissements sont les seuls de la communauté universitaire à s’en réjouir. « De deux choses l’une, soit les recteurs ne comprennent rien aux affaires universitaires, soit ils trouvent leur compte dans la manière dont sont actuellement allouées les ressources aux universités, leur permettant de s’octroyer des salaires et des avantages exorbitants aux dépens du personnel et des étudiants. » En gérant les universités comme des entreprises, les dirigeants ont relégué l’enseignement et la recherche au second plan.

« Comment en effet saluer le dépôt d’un budget qui pérennise les compressions récurrentes dont sont victimes les universités depuis quatre ans, suscitant la surcharge des personnes qui y travaillent et la détérioration des conditions d’études ? » L’investissement dans le béton et les partenariats forcés avec les entreprises sont plus susceptibles d’enrichir les amis du Parti libéral que d’améliorer la qualité de la vie universitaire.

La TPU est constituée des organisations suivantes :

  • Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ)
  • Conseil provincial du secteur universitaire (CPSU)
  • Conseil québécois des syndicats universitaire (CQSU)
  • Fédération des associations étudiantes universitaires québécoises en éducation permanente (FAEUQEP)
  • Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU)
  • Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)
  • Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM)
  • Fédération des professionèles (FP-CSN)
  • Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU)
  • La table des syndicats universitaires de la CSQ (TSUCSQ)

La FNEEQ-CSN demeure prudente face au réinvestissement dans l’éducation

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) prend acte de la réinjection de 500 millions de dollars sur trois ans dans le secteur de l’éducation et de 700 millions dans les infrastructures scolaires, annoncée lors du dépôt du budget du ministre des Finances, Carlos Leitão. Toutefois, elle considère cette somme insuffisante et constate que peu est consacré à l’enseignement supérieur.
« Tout nouveau réinvestissement est bienvenu. Par contre, cela ne compense pas tout ce qui a été coupé au cours des dernières années. La croissance des dépenses du gouvernement en matière d’éducation (3 %) couvre à peine les coûts de fonctionnement. De plus, tout le mal qui a été fait par les politiques d’austérité n’est pas entièrement réparable, même avec ces nouveaux millions », soutient la présidente de la FNEEQ-CSN, Caroline Senneville.

Seulement dans les universités, les budgets ont baissé de 5 %, soit 700 millions de dollars depuis 2012 alors que le nombre d’étudiants a grimpé de 10 %. Dans le réseau collégial, ce sont 150 millions qui ont été retirés des coffres depuis 2011. Et dans les commissions scolaires, plus d’un milliard a disparu au cours des six dernières années.

« Alors que le gouvernement soutient que l’éducation est une priorité, en plus d’avoir récemment scindé son ministère en deux pour accorder une place distincte à l’enseignement supérieur, les mots cégeps et universités apparaissent à peine dans ce budget. Le seul moment où on met l’accent sur ceux-ci, c’est pour parler d’adéquation formation-emploi. Où est donc l’importance de l’apprentissage et de l’épanouissement ? Par ailleurs, les 13 millions visant à favoriser la mobilité des étudiants québécois sont bien maigres pour assurer une pérennité des cégeps en région », conclut Caroline Senneville.

L’éducation doit être une priorité nationale !

Dans le cadre de la Semaine d’actions pour un meilleur partage de la richesse organisée par la Coalition contre la privatisation et la tarification des services publics (Coalition Main Rouge), les membres des syndicats affiliés au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) et à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) manifestent ce midi devant le bureau du premier ministre à Montréal.

Alors que le gouvernement présentera son budget le 17 mars prochain, « nous invitons les ministres Sébastien Proulx et Hélène David, respectivement ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre responsable de l’Enseignement supérieur, à faire valoir auprès de leurs collègues la nécessité de réinvestir en éducation », indique Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ-CSN.

« La population n’est pas dupe : elle subit les effets des mesures d’austérité imposées par le gouvernement et elle constate les conséquences des compressions. Hausse des frais afférents pour les étudiantes et les étudiants des cégeps, bibliothèques qui se voient contraintes de réduire leurs heures d’ouverture et de limiter leurs achats, sup-pression de services d’infirmerie, offre de cours réduite, adoption de budget déficitaire : le résultat des mesures imposées par le gouvernement libéral est inquiétant pour l’ensemble du réseau de l’éducation », dénonce Mme Senneville. La richesse ne se calcule pas qu’en termes financiers : une population scolarisée constitue en elle-même une richesse pour l’ensemble de la société qui en bénéficie. « Un réinvestissement en éducation doit aussi se faire dans une perspective qui tient compte du fait que c’est dès la petite enfance, notamment dans les CPE, que cela commence et que cela se pour-suit, jusqu’à l’enseignement supérieur », ajoute la présidente de la FNEEQ-CSN.

« Sous prétexte d’assainir les finances publiques, les libéraux cherchent à redéfinir le rôle de l’État. Ils fragilisent les services publics et l’éducation est particulièrement mise à mal », clame Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN.

Le CCMM-CSN et la FNEEQ-CSN font valoir que l’éducation joue un rôle irremplaçable comme vecteur d’équité sociale et comme moteur de développement de la société.

« Nous estimons que le gouvernement doit reconnaître l’importance cruciale de l’éducation pour le présent et l’avenir du Québec, et y mettre tout l’argent nécessaire. Le système d’éducation public est un bien commun et le gouvernement a la responsabilité de s’assurer de sa qualité et de sa pérennité. Tout indique que lors du prochain budget, Québec annoncera des surplus budgétaires, ou à tout le moins, l’équilibre budgétaire. Il est temps que ce gouvernement investisse afin de faire de l’éducation une véritable priorité nationale », poursuivent les porte-parole syndicales.

« Nous voulons rappeler au gouvernement libéral que de l’argent, il y en a ! », conclut Mme Senneville.

À propos du CCMM-CSN

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Mon-tréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

À propos de la FNEEQ-CSN

La FNEEQ-CSN regroupe quelque 34 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation syn-dicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

 

 

La FNEEQ-CSN prend acte des ajustements au Conseil des ministres

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) prend acte des ajustements auxquels le premier ministre a procédé en fin de journée hier, à la suite de l’annonce concernant l’état de santé du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Pierre Moreau.

« Dans un premier temps, nous souhaitons un prompt rétablissement à M. Moreau », indique Mme Caroline Senneville. la présidente de la FNEEQ-CSN.

« Dans un deuxième temps, nous tenons à signaler que nous accueillons favorablement le fait que l’on redonne sa place à l’enseignement supérieur en nommant Mme Hélène David à titre de ministre responsable de l’Enseignement supérieur. Cependant, nous aurions aimé que le volet recherche y soit rapatrié », affirme Mme Senneville. Quant à la nomination de M. Sébastien Proulx à titre de ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, la fédération ne doute pas qu’il aura fort à faire avec tous les dossiers qui sont en cours, d’autant qu’il demeure titulaire du ministère de la Famille.

« Nous solliciterons la tenue d’une rencontre dans les plus brefs délais tant avec avec M. Proulx qu’avec Mme David. Nous aurons à collaborer sur plusieurs dossiers et nous aimerions connaître leur vision et leur faire part de la nôtre », conclut Mme Senneville.

À la veille du dépôt du budget, la FNEEQ-CSN espère que le gouvernement et les deux nouveaux ministres en titre sauront traduire la nécessité de faire de l’éducation une priorité nationale pour le gouvernement du Québec.

À propos

La FNEEQ-CSN regroupe quelque 34 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Les profs de cégep affiliés à la CSN entérinent l’entente de principe

Les 16 000 profs de cégep syndiqués à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) se sont prononcés en faveur de l’entente de principe négociée par le Front commun en décembre dernier. Au terme d’une consultation des 46 syndicats présents dans les cégeps du Québec, marquée par une forte participation, les membres ont également ratifié l’entente de principe intervenue à leur table sectorielle de négociation. Mais la fédération prévient que les textes de la convention collective ne seront signés que lorsqu’ils seront conformes aux échanges intervenus à la table de négociation.

« Au terme d’une longue lutte marquée par une très forte mobilisation et l’exercice de notre droit de grève, les enseignantes et les enseignants des établissements collégiaux sont parvenus, en solidarité avec les autres composantes du Front commun, à forcer le gouvernement à mettre de côté les paramètres financiers dans lesquels il voulait nous engloutir, indique la présidente de la FNEEQ-CSN, Caroline Senneville. Au début de cette négociation, le gouvernement ne parlait que d’efficience et d’optimisation, sans égard aux pratiques développées par le réseau collégial depuis plus de 40 ans. Nous sommes parvenus à bloquer l’ensemble des reculs qu’il voulait nous imposer, et ce, afin que les étudiantes et les étudiants puissent continuer de recevoir une éducation collégiale de qualité. »

Pour la première fois depuis la mise en place du programme d’équité salariale, les enseignants de cégep, à l’instar d’autres catégories d’emploi mixtes, ont été évalués et rangés selon la valeur réelle de leur emploi. « Après plusieurs années de mobilisation et de négociation, le Conseil du trésor a enfin reconnu notre appartenance à l’enseignement supérieur, ajoute Nicole Lefebvre, vice-présidente de la fédération. Cette reconnaissance s’accompagne d’un investissement de 80 millions dans la structure salariale des enseignants. Cette victoire, nous la devons aussi au Front commun et à la CSN qui ont su porter cette demande jusqu’à la dernière étape de la négociation. »

Les porte-parole de la FNEEQ-CSN se réjouissent également d’avoir su convaincre le gouvernement d’injecter 10 millions pour soutenir les étudiants en situation de handicap. La fédération veillera à ce que les directions d’établissements collégiaux injectent ces ressources pour soutenir les enseignants dans l’accompagnement de ces étudiants en difficulté. La présidente de la FNEEQ-CSN prévient toutefois le gouvernement que les conventions collectives ne seront pas signées tant que les textes ne représenteront pas les termes de l’entente convenue en décembre. « Le gouvernement ne peut modifier, à l’étape de l’écriture des textes de la convention, les paramètres sur lesquels nous nous sommes entendus, affirme Caroline Senneville. Jamais le Conseil du trésor n’a évoqué une quelconque volonté de diviser les paramètres salariaux de telle sorte que des groupes de travailleurs ayant des clauses de parité soient privés de l’ensemble des augmentations salariales négociées par le Front commun. Nous comptons des milliers d’enseignants dans le réseau universitaire et dans des établissements d’enseignement privés qui ont ces clauses dans leur convention collective, et ce, depuis des dizaines d’années. Il n’est pas question pour nous de les laisser tomber. »

À propos
La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Taxer le savoir, c’est financer l’ignorance !

Nous apprenons que le gouvernement libéral poursuivrait son œuvre de démolition de l’enseignement universitaire en imposant de nouvelles compressions.

« L’augmentation des droits de scolarité pour les étudiantes et les étudiants internationaux repose sur une marchandisation du savoir et sur une logique du financement de notre accessibilité à l’enseignement supérieur grâce à l’augmentation de la tarification. Belle logique ! » s’insurge Sylvain Marois, vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), responsable du regroupement université.

Lors du congrès de la FNEEQ-CSN tenu en mai 2015, les personnes déléguées ont d’ailleurs adopté une proposition afin de s’opposer à la libéralisation des droits de scolarité et à ce que les droits de scolarité des étudiantes et des étudiants internationaux deviennent une source de financement permettant le désengagement de l’État dans le financement de l’enseignement supérieur.

Pour la FNEEQ-CSN, le gouvernement ne devrait pas aller de l’avant avec cette proposition simpliste. Il devrait plutôt s’engager à faire de l’éducation une véritable priorité nationale.

« S’il souhaite réfléchir à la question des droits de scolarité des étudiantes et des étudiants internationaux, il doit le faire de façon globale, en tenant compte de l’accueil et de l’intégration de ces étudiants. Le gouvernement doit également tenir compte de ses politiques d’immigration, dans le respect de la diversité culturelle et des capacités d’encadrement du personnel enseignant. Il ne doit pas financer les conséquences de ses politiques d’austérité sur le dos des rêves de jeunes femmes et de jeunes hommes venus d’ailleurs », indique madame Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ.

Le regroupement cégep de la FNEEQ recommande l’entente de principe de table centrale

Réuni-es en regroupement cégep lundi dernier, les délégué-es des syndicats membres de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) ont voté à majorité la recommandation de l’entente de principe intervenue entre le Conseil du trésor et le Front commun. Pour Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ-CSN, les délégué-es ont jugé l’entente de principe satisfaisante dans la conjoncture actuelle. «Les délégué-es se sont prononcés hier sur l’entente de principe. Le regroupement a jugé l’entente satisfaisante pour les profs de cégep. C’est maintenant au tour des assemblées générales de se prononcer.» affirme-t-elle. Le retour des consultations des assemblées générales aura lieu le 6 février 2016.

La FNEEQ-CSN dénonce l’éviction des profs et la levée du campement de la FAE

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) dénonce fermement l’éviction dont ont été victimes les enseignantes et les enseignants membres de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) au beau milieu de la nuit dernière par le Service de la police de la Ville de Montréal (SPVM).

« Il est déplorable que le SPVM ait procédé à l’éviction des profs, qui exprimaient en toute liber-té, en toute légalité et de façon paisible leur insatisfaction par rapport au déroulement de la négociation avec le gouvernement. Où est la considération pour le droit de manifester ? Où est le respect pour la liberté d’expression ? », questionne Mme Caroline Senneville, prési-dente de la FNEEQ. Le Service de sécurité incendie de Montréal avait d’ailleurs qualifié ce camp de sécuritaire un peu plus tôt dans la journée.

En ce 10 décembre, Journée internationale des droits humains, dont le droit de manifester fait partie, les autorités ont fait preuve d’un manque flagrant de discernement.

« Nous avons défilé dans la rue côte à côte hier et manifesté par milliers notre ras-le-bol de l’attitude du gouvernement libéral de M. Couillard dans cette négociation. Nous exprimons notre solidarité avec les membres de la FAE qui luttent pour l’amélioration de leurs conditions de travail, qui, nécessairement, ne pourront qu’améliorer les conditions de formation des élèves des écoles publiques québécoises », affirme Mme Senneville.

La FNEEQ-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

En solidarité avec les groupes communautaires!

Alors que plus de 1200 groupes et organismes communautaires de toutes les régions du Québec annoncent la tenue de deux jours de mobilisation d’une ampleur exceptionnelle, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) tient à exprimer sa solidarité envers celles et ceux qui, au quotidien, interviennent auprès de la population la plus vulnérable de notre société.

« Les mesures imposées et les coupes successives auxquelles doivent faire face les groupes et les organismes communautaires minent leur capacité à réaliser le travail qu’ils font si bien, alors que les besoins de la population engendrés par les mesures d’austérité imposées par le gouvernement sont croissants », af-firme Mme Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ-CSN.

Les coupes prescrites aux services publics entrainent déjà une plus grande vul-nérabilité au sein des la population, et là, c’est carrément chez les personnes les plus démunies que les effets sont catastrophiques.

« Que ce soit en santé et services sociaux, dans la défense collective des droits, dans l’appui aux familles, en éducation et en environnement, ces groupes effec-tuent un travail remarquable et essentiel », poursuit-elle. Il est temps de re-mettre les priorités sur les rails afin d’éviter des impacts désastreux qui se fe-ront lourdement sentir.

Solidaire des groupes communautaires, la FNEEQ-CSN interpelle le gouverne-ment: Monsieur Couillard, Monsieur Coiteux, l’heure n’est pas à l’austérité!

Profil de la FNEEQ-CSN
La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) re-groupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Encore une fausse bonne idée

Après les rumeurs entourant l’abolition du siège social de l’Université du Québec qui ont circulé la semaine dernière – et démenties aujourd’hui par le ministre Blais, voilà que c’est la TÉLUQ qui semble être la prochaine victime du rouleau compresseur du gouvernement.

« C’est incompréhensible ! Laisser planer la possibilité de fermer la TÉLUQ relève de l’incohérence de la part du ministère de l’Éducation ! Ce type d’enseignement connait une progression constante depuis des années et répond aux besoins de milliers d’étudiantes et d’étudiants », indique le vice-président de la FNEEQ responsable du regroupement université, M. Sylvain Marois.

La TÉLUQ est une université dédiée à l’enseignement à distance, elle dispose d’une expertise solide de ce mode d’enseignement et elle contribue ainsi à l’accroissement du nombre de diplômés au Québec. « Pourquoi ne pas développer à partir d’un modèle existant, en tenant notamment compte de l’expérience unique des tutrices et des tuteurs, plutôt que d’évoquer, encore une fois, la fermeture d’une institution aussi importante qu’une université ? En sommes-nous rendus là ? », s’interroge le vice-président de la FNEEQ.

Le Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-université Montréal – Québec compte 190 membres qui enseignent à des milliers d’étudiantes et d’étudiants tout au long de l’année.

 

Lettre d’appui à nos collègues du primaire, du secondaire et du collégial du secteur public

Cette semaine, vous serez des dizaines de milliers à exercer votre droit de grève dans la négociation du secteur public avec le gouvernement.

Nous, les enseignantes, les enseignants et les membres du personnel du secteur privé de la FNEEQ, souhaitons manifester publiquement notre appui à votre lutte.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) compte dans ses rangs 43 syndicats du secteur de l’enseignement privé qui re-présentent près de 4000 membres. Nous considérons que vous êtes l’objet d’attaques sournoises et brutales dans le cadre du renouvellement de votre convention collective : offres salariales dérisoires, alourdissement de la tâche enseignante, augmentation de la précarisation, recul des bénéfices du régime de retraite, pour n’en nommer que quelques-unes. Vos conditions de travail, ce sont aussi les nôtres. Tout comme vous, nous avons à cœur de donner un encadrement de qualité et de former des jeunes qui deviendront des citoyens éclairés, critiques et engagés.

Nous sommes à vos côtés parce qu’il est question aujourd’hui de défendre le système d’éducation qui, depuis trop d’années, est victime d’un véritable saccage : compressions budgétaires, diminution des services, austérité destructive.

Vous êtes en colère et nous le sommes aussi!

Solidairement,

Caroline Quesnel, professeure de littérature, Collège Jean-de-Brébeuf Vice-présidente, FNEEQ-CSN

Alexandre Coudé, enseignant en univers social, Collège Villa Maria Délégué à la coordination, FNEEQ-CSN

Mélanie Tremblay, enseignante de sciences, présidente du syndicat, Collège Mont-Royal

Corinne Poulin-Vallée, professeure de philosophie, présidente du syndicat, Conserva-toire Vassale

Bastien Laflamme, enseignant d’anglais, président du syndicat, Collège de Lévis Anne-France Cauchon, enseignante de français et d’anglais, présidente du syndicat, Collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière

Léandre Lapointe, enseignant de sciences, président du syndicat, Collège Jean de la Mennais

Jocelyn Thériault, enseignant, président du syndicat, Collège Champagneur

Jean-François Tremblay, professeur de philosophie, président du syndicat, Collège Nouvelles Frontières

Mélanie Duchesne, enseignante de mathématiques, présidente du syndicat, Séminaire Saint-François

Mathieu Morin, enseignant univers social, président du syndicat, Collège Villa Maria

David Lafortune, enseignant de français, président du syndicat, Collège Notre-Dame

Marc-André Vigeant, enseignant de mathématiques, président du syndicat, Collège Mont-Saint-Louis

Andrew Golden, professeur d’informatique, président du syndicat, Collège LaSalle

Claudine Beaupré, professeure de psychologie, présidente du syndicat, Campus Notre-Dame-de-Foy

Elizabeth Arnot, professeure d’anglais, présidente du syndicat, Collège Marianopolis

Sonya Veilleux, enseignante de mathématiques, présidente du syndicat, Collège Trinité

Micheline Filion, psychologue, présidente du syndicat, École Vanguard Ltée

Roger Sarrasin, professeur de réseautique, président du syndicat, Institut TECCART

Caroline Lévesque, enseignante de mathématiques, présidente du syndicat, École se-condaire St-Joseph

Et 626 signataires de la liste peut être consultée en ligne http://www.fneeq.qc.ca/fr/Infolettre/Liste-syndicats-prive-appui.pdf

Profil de la FNEEQ-CSN

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 34 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé compte 43 syndicats et près de 4 000 membres, le regroupement cégep regroupe 46 syndicats et 17 000 membres et le regroupement université inclut 13 syndicats et 13 000 membres. La FNEEQ est affiliée à la Confédéra-tion des syndicats nationaux (CSN).

La direction du Cégep doit cesser ses agissements autoritaires

Le président du Syndicat des professeures et professeurs du Cégep de Lévis-Lauzon, M. Mathieu Bhérer, appelle la direction du cégep à cesser de faire preuve de mépris envers le personnel enseignant et les autres personnels syndiqués de l’établissement. « Depuis plus de 20 ans, les relations de travail au Cégep de Lévis-Lauzon étaient relativement cordiales. Or, l’arrivée en poste d’une toute nouvelle directrice générale met en péril les bonnes relations de travail que nous avions établies depuis plusieurs années. On se demande vraiment à quoi joue la directrice générale », signale M. Bhérer.

Il dénonce plusieurs des actions entreprises par la direction, entre autres, une tentative – qui s’est avérée illégale – de réduire la représentation des enseignantes et des enseignants à la Commission des études et une diminution importante des libérations syndicales, pourtant à coût nul pour le collège !

Pour Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ–CSN responsable du regroupement cégep, « le mode de fonctionnement dans les cégeps a fait ses preuves. C’est un modèle de gestion collégiale de la pédagogie qui prévaut largement en enseignement supérieur. » C’est un mode de fonctionnement basé sur la collégialité, auquel les enseignantes et les enseignants contribuent, notamment en ce qui a trait à la gestion pédagogique. « Nous sommes en négociation pour le renouvellement de nos conventions collectives. Faut-il voir un lien entre les agissements de la direction du Cégep de Lévis-Lauzon et des demandes patronales auxquelles nous sommes loin d’avoir donné notre aval ? Veut-on faire du Cégep de Lévis-Lauzon une sorte de laboratoire ? Et bien, ça ne fonctionne pas ! », explique la vice-présidente de la FNEEQ–CSN.

Appui unanime du regroupement cégep

Réunis à Lévis, les représentantes et les représentants des 46 syndicats affiliés à la FNEEQ–CSN ont adopté à l’unanimité la proposition suivante :

Que le regroupement cégep dénonce :

– les manières cavalières et fanfaronnes de la direction du Cégep de Lévis-Lauzon dans la diffusion des décisions – les attaques à la collégialité dont elle fait preuve – la volonté persistante de la direction de s’attaquer à la façon dont le syndicat représente ses membres.

Que le regroupement cégep manifeste son appui au Syndicat des professeures et professeurs du Collège d’enseignement général et professionnel de Lévis-Lauzon en participant à l’action de visibilité de ce midi.

Et que le regroupement cégep invite tous ses membres à signer la pétition dénonçant l’attitude de la direction et appuyant le syndicat du Cégep de Lévis-Lauzon qui sera mise prochainement en ligne et à la diffuser largement.

Les chargées et chargés de cours de l’ensemble du Québec dénoncent les compressions dans les universités

Les enseignantes et enseignants universitaires contractuels des universités québécoises, soit plus de 15 000 universitaires, dénoncent les impacts négatifs des compressions budgétaires actuellement imposées par le gouvernement. Confrontés à une augmentation du nombre d’étudiantes et d’étudiants par classe, à des diminutions des services aux étudiantes et aux étudiants, ils craignent la détérioration de la qualité de l’encadrement et de l’enseignement. Devant de telles attaques à l’enseignement universitaire, ils s’insurgent devant le silence des rectrices et des recteurs, qui semblent bêtement appliquer les compressions, au détriment de la mission fondamentale d’enseignement des universités qu’ils dirigent.

Les personnes chargées de cours, tutrices, superviseures de stage et les autres enseignants contractuels constituent le principal corps enseignant universitaire au Québec. Ils donnent la majorité des cours de 1er cycle et sont donc bien placés pour constater les risques que représente la poursuite des coupes ainsi faites à l’aveugle.

En février 2015, une première grande rencontre intersyndicale réunissant des enseignants affiliés à diverses organisations syndicales a permis de dégager des consensus et des stratégies d’action. Les déléguées et les délégués se sont engagés à se revoir et à inscrire leur démarche dans la mobilisation grandissante contre les politiques d’austérité du gouvernement Couillard. La situation s’aggrave et nous réitérons notre indignation. Pour l’avenir du Québec, nous exigeons que cesse la démolition de nos institutions universitaires !

– Concordia University Part-time Faculty Association (CUPFA)

– Syndicat des chargés et chargées de cours à l’Éducation aux adultes de l’Université Concordia (SCCEAUC- FNEEQ-CSN) – Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-Université (STTTU)

– Syndicat des chargés-es de cours de l’Université du Québec à Trois-Rivières (SCFP2661-FTQ)

– Syndicat des chargés et chargées de cours de l’Université de Montréal (SCCCUM – FNEEQ- CSN)

– Syndicat des chargé(e)s de cours et instructeurs(trices) de McGill (SCCIM- FNEEQ – CSN)

– Syndicat des chargés et chargées de cours de l’École de technologie supérieure – Service des enseignements généraux (SCCÉTS-SEG – FNEEQ-CSN)

– Syndicat des chargés et chargées de cours de l’Université de Sherbrooke (SCCCUS-CSQ)

– Syndicat des chargés et chargées de cours de l’Université du Québec à Rimouski (SCCCUQAR – FNEEQ-CSN)

– Syndicat des chargés et chargées de cours de l’Université Laval (SCCCUL – FNEEQ- CSN)

– Syndicat des chargés et chargées de cours de l’Université du Québec à Chicoutimi (SCCCUQAC – FNEEQ-CSN)

– Syndicat des chargés et chargées de cours de l’Université du Québec à Montréal (SCCUQ – FNEEQ-CSN)

– Syndicat des chargés et chargées de cours de l’Université du Québec en Outaouais (SCCC-UQO – FNEEQ-CSN)

– Syndicat des chargés et chargées de cours de l’Université du Québec en Abitibi- Témiscamingue (SCCCUQAT – FNEEQ-CSN)

Choisir l’éducation

Choisir l’éducation. « La valorisation de la profession enseignante va de pair avec l’importance qu’on accorde à l’éducation dans une société », indique d’emblée Mme Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Or, le constat que l’on peut dégager de la situation actuelle au Québec n’est pas reluisant.

À la veille de la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants que l’on célèbre partout sur la planète, la présidente de la FNEEQ-CSN dénonce vertement les compressions imposées à tous les ordres d’enseignement. « Au primaire et au secondaire, dans les cégeps, dans les universités, ce n’est pas vrai qu’on peut tout le temps faire plus avec moins, » affirme-t-elle.

À l’évidence, le choix du gouvernement du Parti libéral, premier ministre en tête, et de son ministre de l’Éducation est clair: obsédé par l’atteinte du déficit zéro à tout prix, le gouvernement du Québec nie la réalité.

« La réalité, c’est que nous nous assistons à une incroyable mobilisation citoyenne et populaire envers les écoles et le personnel qui y oeuvre, la réalité, ce sont les dizaines de milliers de personnes qui ont pris la rue hier à Montréal et qui ont démontré avec force leur attachement aux services publics. La réalité, c’est la nécessité d’avoir des conditions de travail décentes », soutient la présidente de la FNEEQ-CSN.

Choisir l’éducation, c’est investir dans l’avenir de la société. L’éducation est un droit humain inaliénable et une responsabilité sociale de toute démocratie. L’éducation, c’est la clé de l’épanouissement personnel, d’une population en santé, d’une économie dynamique, d’une démocratie active.

Un mouvement mondial « À l’instar de nos 30 millions de collègues membres de l’Internationale de l’éducation (IÉ), nous nous inscrivons dans le nouvel agenda mondial qui fait de l’éducation un des piliers du développement, pour des sociétés durables, tel que le clame le thème retenu cette année », conclut Mme Senneville.

Les syndicats et les membres de la FNEEQ-CSN souligneront la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants, à leur façon, demain, 5 octobre.

Profil de la FNEEQ-CSN

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Les auxiliaires d’enseignement acceptent l’offre globale de règlement

Le 30 septembre dernier, les membres du Syndicat des auxiliaires d’enseignement et surveillants d’examens – Unité 1 ont tenu une assemblée à la salle 132 de l’édifice Leacock afin de tenir un vote sur l’offre globale de règlement proposée par l’Université McGill. Une fois les détails de l’offre présentés par le comité de négociation de l’unité 1, les auxiliaires d’enseignement présents ont pris part à un débat animé avant de voter la ratification de l’offre.

Selon le décompte des votes, l’offre a été acceptée par 172 membres, contre 101 qui l’ont rejetée. Le comité de négociation de l’AGSEM a donc communiqué avec l’équipe de négociation de l’Université McGill. Les arrangements visant la finalisation de la nouvelle convention collective seront pris dans les prochains jours. La nouvelle entente prévoit une augmentation de salaire de 9 % sur quatre ans (débutant par une augmentation de 2,5 % rétroactive au 1er janvier 2015) et se viendra à échéance en juin 2018. Elle prévoit également un libellé amélioré en ce qui a trait aux plaintes pour discrimination et harcèlement. Cette décision met fin à un processus de négociation qui se poursuit depuis juin 2014, date à laquelle prenait fin la précédente convention collective. Une demande importante a été écartée de l’entente finale, soit une garantie que les heures des assistants à l’enseignement et des surveillants suivent le rythme des inscriptions des étudiants du premier cycle universitaire. Lors d’assemblées précédentes, la question des heures avait été identifiée comme prioritaire. Pourtant, il n’a pas été possible de s’entendre sur un nouveau libellé à ce sujet, à la table de négociation. «

C’est malheureux, mais nous n’avons pas réussi obtenir une offre qui garantisse une meilleure protection des heures », a affirmé Justin Irwin, président de l’AGSEM. « Malgré cela, la décision prise par nos membres est très claire. Nul doute que la question de la protection des heures sera à nouveau sujet de discussion lors de la prochaine négociation. »

Choisir l’éducation! J’ai besoin de mon français.

Alors que s’ouvre aujourd’hui le forum du Parti libéral sous le thème « L’éducation au 21e siècle» et qui prétend dresser le portrait de l’avenir de l’éducation, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), dénonce les actions quotidiennes que le gouvernement pose, qui démantèlent et mettent à mal les réseaux d’éducation. L’austérité fait mal et les compressions mènent à la destruction tranquille de notre système d’éducation. Est-ce là la voie de l’avenir pour le gouvernement Couillard?

Tout n’est pas que chiffres! Pour la présidente de la FNEEQ-CSN, Mme Caroline Senneville, « L’éducation, c’est la clef de l’épanouissement personnel, d’une population en santé, d’une culture dynamique, d’une démocratie active et d’une économie vigoureuse. »

On a ça en commun ! La FNEEQ-CSN rend publique une série de vidéos mettant de l’avant des étudiantes et des étudiants qui témoignent de l’importance des disciplines de la formation générale au cégep. Philosophie, français, éducation physique, anglais, toutes ces disciplines contribuent au développement de la culture commune des citoyennes et des citoyens de demain.

Un Forum des idées pour qui?

Alors que s’ouvre aujourd’hui le troisième Forum des idées pour le Québec, qui met l’accent cette année sur l’éducation, la CSN remet en question les orientations de cet évènement dans un contexte où les compressions fusent de toutes parts dans le réseau. Le colloque, organisé par le Parti libéral du Québec, a pour thème « Un système d’éducation pour le XXIe siècle ». La performance du réseau et le décrochage scolaire feront partie des thèmes abordés.

« Le ministre Blais dit être à la recherche d’idées pour améliorer le réseau d’éducation. Qu’il commence par mettre un terme aux compressions. Ce n’est pas en privant les élèves, souvent les plus vulnérables, de services professionnels, de livres et de petits déjeuners qu’on va endiguer le décrochage scolaire. Et ce n’est pas en réduisant l’offre de cours ni en coupant dans les ressources d’enseignement et dans la recherche qu’on va revaloriser l’enseignement supérieur », dénonce Véronique De Sève, vice-présidente à la CSN.

Un autre thème de discussion concerne l’adéquation formation emploi. « C’est beau d’arrimer la formation au marché du travail, mais avant de former de futurs travailleurs et travailleuses, est-ce possible de travailler d’abord sur le développement de nos jeunes et de les outiller pour devenir des citoyens et citoyennes ayant une culture et une pensée critique ? », s’interroge Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CSN).

« Nous assistons présentement à la plus grande mobilisation populaire à la défense de l’éducation, car les compressions que le gouvernement impose ont des conséquences désastreuses, à la fois pour les élèves et pour le personnel. Il semble que seul le gouvernement fasse la sourde oreille aux cris d’alarme lancés par tous les interlocuteurs du milieu de l’enseignement et les parents », soutient Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

Parmi les autres débats du forum, le gouvernement tient à comparer la réussite scolaire du Québec à celle de l’Ontario. Mais la province voisine a injecté près de 3 milliards de dollars uniquement dans ce volet depuis 2003 alors qu’ici, le gouvernement a retranché 1 milliard en cinq ans dans les commissions scolaires et 150 millions de dollars dans le réseau des cégeps.

« On est en train de fragiliser tout le réseau d’enseignement. Toute une cohorte d’élèves et d’étudiants et d’étudiantes font les frais de cet aveuglement budgétaire. Ce n’est pas un système d’éducation pour le XXIe siècle que prépare le gouvernement Couillard, mais un retour aux écoles de rangs », conclut Véronique De Sève.

La CSN compte faire entendre sa voix aujourd’hui à 17 h 30, lors de l’ouverture du forum, qui se déroule au Collège Champlain situé à Saint-Lambert.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats répartis dans huit fédérations, dont la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec. La FNEEQ-CSN regroupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés des ordres secondaire et collégial. De plus, pour défendre des enjeux régionaux, la CSN est aussi présente sur tout le territoire du Québec à travers treize conseils centraux, dont celui de la Montérégie.

Un conseil d’administration incapable d’assurer une gouvernance efficace

Le personnel et les enseignants du Collège régional Champlain ne peuvent croire que l’administration centrale du collège n’ait pas réussi à présenter, lors de la réunion du conseil d’administration tenue hier, un plan visant la restructuration de la direction des études afin d’augmenter l’autonomie académique des trois campus, et ce, malgré l’adoption, en juin dernier, d’une résolution unanime du conseil d’administration à ce sujet. La direction a indiqué qu’aucune trace écrite ou audio de la décision du mois de juin n’avait été conservée.

« Le directeur des études est censé agir à titre de leader au sein de l’organisation du collège; cette personne est responsable de la mission académique du collège. Pourtant, au Collège régional Champlain, ce poste est inoccupé depuis novembre 2014. Un conseil d’administration incapable de définir la description des tâches à accomplir à ce poste ou de le combler-et qui, de surcroît, ne réussit pas à consigner correctement des décisions de cette importance prises par le conseil d’administration-est dysfonctionnel et incapable d’administrer », selon Dominique Routhier, doyenne des affaires étudiantes et académiques du campus St. Lawrence maintenant à la retraite.

Problèmes de leadership Considérant l’absence de compte-rendu, un membre de la haute direction a présenté une recommandation séance tenante, sans analyse préalable, à l’effet de demander au ministre de l’Éducation une réorganisation du Collège régional Champlain selon le modèle du Collège régional de Lanaudière. Un autre membre de l’équipe de direction a alors affirmé que si une telle recommandation était adoptée, « rien ne garantit que les personnes qui sont ce soir devant vous, ainsi que les doyens des affaires académiques en poste, conserveront leur emploi ». Le président du conseil d’administration a suspendu la discussion à propos du poste de directeur des études jusqu’à la prochaine réunion.

« Le conseil d’administration est incapable de se montrer à la hauteur lorsqu’il est question de faire face aux problèmes de la structure régionale », a affirmé Denis Carrier, enseignant de physique au campus St. Lawrence. « La recommandation improvisée visant la restructuration du collège démontre un mépris total de la gravité des difficultés auxquelles le collège fait face ».

Dysfonctionnement du conseil d’administration Le fait que l’administration centrale n’ait pas été en mesure de présenter le plan de restructuration de la direction des études est la démonstration d’un problème plus profond qui paralyse le bon fonctionnement du collège, et ce, plus particulièrement au cours de la dernière année.

Notons l’incapacité du conseil d’administration à : • élire un nouveau président et un vice-président du conseil • élire un comité exécutif • constituer un comité qui réaliserait les évaluations du rendement du travail du directeur général • éviter les nombreux reports d’élections • fournir des documents budgétaires transparents et complets • respecter les règlements régissant la conduite et les affaires du conseil d’administration • éviter la gestion erratique de l’adhésion au conseil d’administration selon laquelle des administrateurs restent en poste plusieurs années après la fin de leur mandat, alors que d’autres sont rapidement remerciés • conserver des membres externes (la majorité de ces postes, soit 6 sur 11, sont actuellement inoccupés)

Autonomie des campus : la meilleure solution Dans les années 1970, le gouvernement a créé quatre cégeps régionaux. Ceux-ci se sont rapidement retrouvés avec des problèmes d’identité, de gouvernance, de reddition de comptes, de représentation et de finances, au point qu’aucun n’a réussi à desservir correctement sa communauté. Déjà, dans les années 1980, trois d’entre eux avaient été remplacés par neuf cégeps indépendants.

Aujourd’hui, seul le Collège régional Champlain demeure, mais son fonctionnement est entravé par sa structure panrégionale coûteuse et complexe.

« Le remplacement de la structure panrégionale est la voie de l’avenir, mais le conseil d’administration est trop inefficace pour adopter les mesures nécessaires, alors que les membres de l’administration centrale, aussi membres du conseil d’administration, font tout pour conserver leurs emplois », selon Bruce Toombs, enseignant en sciences humaines au campus de Saint-Lambert. « Les campus sont donc réduits à composer avec une structure administrative redondante dont les ressources devraient plutôt être investies afin de répondre aux besoins des étudiantes et des étudiants dans chacune des communautés desservies. »

Choisir l’éducation!

Alors que s’ouvrira demain le forum du Parti libéral sous le thème « L’éducation au 21e siècle » et qui prétend dresser le portrait de l’avenir de l’éducation, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), dénonce les actions quotidiennes que le gouvernement pose, qui démantèlent et mettent à mal les réseaux d’éducation. L’austérité fait mal et les compressions mènent à la destruction tranquille de notre système d’éducation. Est-ce là la voie de l’avenir pour le gouvernement Couillard?

Tout n’est pas que chiffres! Pour la présidente de la FNEEQ-CSN, Mme Caroline Senneville, « L’éducation, c’est la clef de l’épanouissement personnel, d’une population en santé, d’une culture dynamique, d’une démocratie active et d’une économie vigoureuse. »

On a ça en commun !

La FNEEQ-CSN rend publique une série de vidéos mettant de l’avant des étudiantes et des étudiants qui témoignent de l’importance des disciplines de la formation générale au cégep. Philosophie, français, éducation physique, anglais, toutes ces disciplines contribuent au développement de la culture commune des citoyennes et des citoyens de demain.

 

Il faut que ça change !

La réunion du conseil d’administration du Collège régional Champlain qui aura lieu ce soir sera déterminante. Les employé-es et les professeurs du Collège régional Champlain y seront présents et ils attendent impatiemment de connaître les détails du plan de restructuration de la direction des études qui permettrait d’augmenter l’autonomie pédagogique des trois campus qui le composent, soit Saint-Lambert, St. Lawrence et Lennoxville.

Rappelons que le Collège régional Champlain, dont l’administration est située à Sherbrooke, est le seul établissement collégial du genre qui subsiste encore au Québec. « Sherbrooke n’est qu’un centre administratif, mais on y prend des décisions pédagogiques pour les trois campus. Or, il nous apparaît évident que la gestion pédagogique devrait être totalement assumée par les campus, là où se trouvent les étudiantes et les étudiants ainsi que les professeur-es » affirme Malcolm Harper, président du conseil pédagogique.

« Cette réunion revêt une importance capitale. Ce qu’on y proposera sera un bon test pour l’état de la gouvernance actuelle du collège », a indiqué Christine Kerr, porte-parole de la campagne pour l’autonomie de Saint-Lambert.

Un rapport externe rendu public en mai dernier concluait qu’une structure centralisée n’est pas avantageuse dans les décisions en lien avec les services pédagogiques offerts aux étudiantes et aux étudiants. Lors de leur réunion tenue en juin, les membres du conseil d’administration avaient rejeté la proposition de l’équipe de direction à l’effet de centraliser davantage la gestion pédagogique et avaient voté, au contraire, pour un accroissement de l’autonomie pédagogique des campus, tel que proposé dans le rapport externe.

Le Conseil pédagogique du campus de Saint-Lambert a également recommandé, par un vote unanime, au conseil d’administration d’augmenter la responsabilité locale en termes de direction pédagogique.

Au campus de St. Lawrence, les discussions et la sensibilisation aux enjeux entourant la question de l’autonomie vont bon train depuis presqu’un an. « Nous serons à nouveau devant les membres du conseil d’administration. Nous espérons qu’ils auront compris les messages et qu’ils agiront dans la lignée des propositions contenues dans le rapport indépendant rendu public au printemps dernier », explique Meagan Daley, porte-parole de la campagne pour l’autonomie de St. Lawrence.

« Nous sommes persuadés que la décentralisation est d’intérêt pour toutes les personnes concernées. Nous voulons offrir des services de qualité et des services adaptés à nos étudiantes et à nos étudiants. Le rapport dément irréfutablement un mythe fortement ancré, mythe véhiculé par l’administration centrale, à savoir que l’autonomie des campus est juste un problème de syndicat », conclut Mme Daley.

Depuis l’hiver 2015, les syndicats du personnel enseignant des campus de Saint-Lambert et de St. Lawrence, qui sont affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), ainsi que les personnels de soutien, affiliés à la Fédération des employées et employés de soutien (FEESP-CSN), ainsi que le personnel professionnel de St. Lawrence, militent en faveur de l’autonomie des campus et revendiquent un statut de cégep à part entière pour leur établissement. L’initiative est également appuyée par d’anciens dirigeants et administrateurs du Collège régional Champlain, les étudiantes et les étudiants ainsi que des groupes communautaires, des gens d’affaires et des politiciens locaux.

Une première convention collective pour les chargé-es de cours et les instructeurs de l’Université McGill

Réunis en assemblée générale vendredi soir, les membres du Syndicat des chargé-es de cours et instructeurs-trices de McGill-CSN, syndicat affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec-CSN (FNEEQ-CSN), ont massivement voté pour entériner les termes de leur première convention collective!

« La longue lutte menée par les chargé-es de cours ainsi que les instructrices et les instructeurs de l’Université McGill pour obtenir la reconnaissance de la valeur de leur travail vient enfin de se conclure » se réjouit le vice-président de la FNEEQ-CSN responsable du regroupement université, M. Sylvain Marois. « Les membres du syndicat peuvent être fiers de ce règlement, fruit d’un travail acharné », ajoute-t-il.

« Notre nouveau contrat de travail, dont les termes généraux se rapprochent de ceux que l’on retrouve dans les conventions collectives des chargés de cours négociées à la FNEEQ-CSN, représente des gains substantiels pour nos membres», affirme Raad Jassim, le président du syndicat.»

Ainsi, les membres du syndicat bénéficieront de hausses salariales significatives pour les trois années de la convention, en plus d’une rétroactivité salariale au mois de janvier 2015. Il importe de préciser que les chargé-es de cours de cette université montréalaise étaient les moins bien rémunérés au Québec. C’est donc un acquis de taille qu’ils viennent d’obtenir.

« Nous voulons également souligner l’obtention de la reconnaissance de l’ancienneté dans l’attribution des cours, l’obtention de congés de maladie payés, la clarification de la tâche et de la charge de travail, la création d’un comité des relations du travail ainsi que la mise en place d’une procédure d’arbitrage et d’un processus disciplinaire encadré, l’obtention de droits parentaux équivalents à ceux des professeur-es et le maintien des avantages sociaux », renchérit M. Jassim.

Accrédité depuis le mois d’août 2011, le Syndicat des chargé-es de cours et instructeurs-trices de McGill-CSN s’est attelé à harmoniser les conditions de travail de ses membres avec celles prévalant dans les autres universités du Québec. Ce premier contrat de travail leur permet de faire un bond de géant.

Profil de la FNEEQ

La FNEEQ-CSN regroupe quelque 35 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Mentionnons les membres des syndicats dans une douzaine d’institutions universitaires, dont 10 syndicats de chargées et chargés de cours, le Syndicat des tutrices et des tuteurs de la Télé-Université, l’Association des étudiants salariés diplômés de l’Université McGill et les chargées et chargés d’enseignement de l’ÉTS. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

La FNEEQ-CSN salue la volonté du Conseil de réaffirmer l’importance du rôle joué par l’ordre collégial dans le système d’enseignement supérieur au Québec

L’avis du Conseil supérieur de l’éducation intitulé Retracer les frontières des formations collégiales : entre l’héritage et les possibles. Réflexions sur de nouveaux diplômes collégiaux d’un niveau supérieur à celui du DEC technique rendu public aujourd’hui comporte plusieurs pistes qui méritent que l’on s’y attarde. « Dans un premier temps, nous désirons exprimer notre satisfaction quant au fait que, dans son avis, le Conseil consacre l’importance de la formation collégiale et réaffirme le rôle essentiel que les cégeps jouent partout au Québec en enseignement supérieur », affirme Mme Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

Le bilan du Conseil exprime très clairement que l’enseignement collégial a contribué au développement d’un système d’enseignement supérieur original, simple et ouvert. « En ce qui concerne les recommandations émises par le Conseil, nous ne pouvons qu’être favorables à celles visant l’établissement d’un diplôme collégial d’études spécialisées (DCES) ainsi qu’un DEC technique avancé, car cela répond à des besoins exprimés par plusieurs acteurs du milieu collégial, dont la FNEEQ-CSN », indique Mme Senneville. Par contre, la mise en place d’un nouveau diplôme de baccalauréat collaboratif collège-université ne doit pas se faire au détriment du diplôme d’État, le DEC.

« Pour nous, la question du maintien d’un diplôme national qualifiant est un élément fondamental du système québécois », ajoute Mme Senneville. « Offrir de nouveaux diplômes collégiaux d’un niveau supérieur à celui du DEC aux étudiantes et aux étudiants semble prometteur, mais la FNEEQ soulève toutefois certaines inquiétudes face aux difficultés d’arrimage entre les ordres d’enseignement », poursuit la présidente de la FNEEQ-CSN.

Le CSE recommande au ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche la mise sur pied d’un comité mixte collégial et universitaire afin de poursuivre la réflexion sur l’introduction d’un baccalauréat appliqué au collégial. De l’avis de la FNEEQ-CSN, ce comité devra composer avec les principaux interlocuteurs des milieux de l’éducation et du travail.

« Nous appelons le ministre à assurer le leadership inhérent à l’élaboration de solutions constructives dans le respect des ordres d’enseignement collégial et universitaire et nous lui indiquons que nous entendons contribuer activement aux travaux », conclut la présidente de la FNEEQ-CSN.

Profil de la FNEEQ

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Deux bonnes nouvelles pour le regroupement privé en cette rentrée

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) annonce un nouveau venu: le Syndicat des professeures et professeurs de l’académie linguistique internationale-CSN, qui se joint aux 101 syndicats affiliés à la fédération.

Ce syndicat devient le 43e syndicat du regroupement privé. « Ces enseignantes et ces enseignants forment des jeunes en provenance de partout dans le monde qui viennent apprendre à Montréal le français ou l’anglais. C’est principalement la volonté d’améliorer leurs conditions de travail qui les a menés à agir afin de joindre les rangs de la FNEEQ-CSN », indique Mme Caroline Quesnel, vice-présidente de la fédération, responsable du regroupement privé.

Une autre bonne nouvelle en cette rentrée scolaire est sans contredit la décision rendue par l’arbitre Pierre Cloutier dans le dossier de la négociation de la première convention collective des professeurs de musique de l’École Villa Maria.

« Nous saluons le fait que l’arbitre Cloutier se soit rangé derrière la position syndicale sur la plupart des sujets qui demeuraient en litige », se réjouit Mme Quesnel. « Nous n’avons jamais douté du bien-fondé de nos demandes ni du fait qu’elles respectaient la capacité financière de Villa Maria ainsi que l’équité interne avec nos collègues enseignantes et enseignants et avec le personnel non-enseignant. » Cette décision reflète également l’équité externe avec ce qui est offert dans d’autres établissements comparables. Cette entente s’applique dès juin 2015 et viendra à échéance le 30 juin 2017.

À propos de la FNEEQ-CSN

La FNEEQ-CSN compte quelque 34 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Au sein de la fédération, le regroupement privé regroupe plus de 3700 syndiqué-es de l’ordre secondaire et de l’ordre collégial, dans 43 syndicats.

Les profs de cégep prévoient des actions de perturbation lors de la rentrée

Devant le peu de progression à la table de négociation sectorielle, l’Alliance des syndicats des professeures et des professeurs de cégep (ASPPC) prévoit des perturbations lors de la rentrée scolaire.

Ces perturbations toucheront les activités entourant la rentrée et prévoient des actions de visibilité dans les cégeps. Pour le moment, les syndicats de l’ASPPC n’entendent pas perturber la tenue des cours ou l’encadrement des étudiantes et étudiants.

Pour Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ-CSN, après 8 mois de négociation et malgré l’intervention récente d’une conciliatrice, les profs de cégep jugent qu’ils doivent avoir recours à des moyens de pression plus lourds. « Si nous en sommes à devoir perturber le cours normal des choses dans nos institutions d’enseignement, c’est que les demandes de recul patronales sont trop importantes. Nous ne pouvons pas accepter de subir des reculs de près de 40 ans dans nos conditions de travail. », explique-t-elle.

Pierre Girouard, vice-président de la FEC-CSQ, comprend mal la rigidité de la partie patronale, notamment face à des enjeux qui n’ont aucune incidence financière. « Depuis 1972, nos assemblées départementales nomment leurs responsables à la coordination départementale. Alors que cette méthode de gestion collégiale a fait ses preuves, la partie patronale veut s’ingérer dans ce processus en nommant elle-même les coordinations. Pourquoi vouloir mettre fin à une pratique saine ? C’est jeter inutilement de l’huile sur le feu. », affirme-t-il.

Par ailleurs, l’ASPPC dénonce la progression insatisfaisante de dossiers importants dont celui des ressources pour le soutien des étudiantes et des étudiants en situation de handicap (EESH). « Depuis 2007, l’accessibilité au réseau collégial a permis d’augmenter le nombre d’EESH de 400%. La présente négociation doit déboucher sur l’octroi de ressources dont ont besoin les enseignantes et les enseignants pour soutenir ces étudiants. », soulignent les porte-parole de l’Alliance.

En juin dernier, dans le but d’en arriver à une entente négociée, l’ASPPC a demandé l’intervention d’un conciliateur puis d’un médiateur dans la négociation. Dès la mi-septembre, les syndicats de l’ASPPC, qui représentent l’ensemble du corps professoral au collégial, auront le droit de grève légal.

À propos

L’Alliance des syndicats des professeures et des professeurs de cégep regroupe les syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et à la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ). Réunies, ces deux organisations rassemblent 20 500 membres, soit l’ensemble du corps professoral du réseau des cégeps.

La FNEEQ trace un bilan positif de sa participation

Une délégation de représentantes et de représentants de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) a participé au 7e Congrès de l’Internationale de l’éducation qui conclut ses travaux aujourd’hui. Réunissant près de 2000 personnes déléguées, ce congrès marquait l’occasion de réfléchir avec des collègues d’environ 200 pays et d’esquisser des pistes de travail pour les quatre prochaines années. Un élément ressort rapidement des échanges : il faut revaloriser la profession enseignante !

Les délégué-es de la FNEEQ ont pris part activement aux discussions lors des réunions précongrès. Au cours des échanges pendant le caucus femmes, le caucus sur l’enseignement supérieur ou encore lors du caucus LGBT ainsi qu’aux divers ateliers ainsi qu’au réseau COMNET, qui regroupe les personnes responsables des communications des organisations affiliées, les délégué-es de la fédération ont contribué aux débats et aux résolutions avec force.

Les délégué-es de la FNEEQ ont témoigné de la situation au Québec, en insistant sur le travail de démolition du gouvernement Couillard et l’impact des compressions en éducation. La FNEEQ a par ailleurs demandé au bureau exécutif de l’IE qu’il dénonce la loi C-377, démarche appuyée par les autres organisations québécoises affiliées.

La présence de Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ, à titre de panéliste lors d’un atelier traitant de la contractualisation en enseignement supérieur, « Du contrat temporaire aux conditions d’emploi équitables », a permis de mettre en lumière les particularités de la situation des personnes chargées de cours au Québec. Elle a notamment expliqué comment, depuis 40 ans, les chargées et chargés de cours du Québec ont bonifié leurs conventions collectives et fait d’importants gains et ainsi améliorer leurs conditions de travail et la reconnaissance de leur contribution à l’enseignement universitaire.

« L’Internationale de l’éducation s’est par ailleurs engagée à mettre sur pied un groupe de travail sur l’enseignement supérieur, à notre grand satisfaction », indique Mme Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ-CSN.

Autre question qui a teinté de façon importante les débats au congrès, c’est celle de la violation des droits humains et syndicaux. Notamment au Honduras, à Fidji, au Nigeria, en Irak, en Turquie et en Corée, le personnel enseignant, les élèves et les étudiantes et les étudiants sont victimes d’attaques injustifiées. « Avec l’IE et les organisations affiliées, nous comptons poursuivre le travail afin de faire en sorte que les écoles et les universités soient des milieux de travail exempts de violence et d’exclusion », note la présidente de la FNEEQ.

Promouvoir l’éducation en tant que droit humain et l’égalité par le biais de l’éducation inclusive, renforcer les syndicats en tant que partenaires essentiels au sein de la société civile, assurer un financement public suffisant, voilà quelques autres éléments débattus au congrès.

« Malgré des réalités fort différentes, les organisations affiliées à l’IÉ sont unies pour une éducation de qualité ! », affirme Mme Senneville.

Le 7e Congrès de l’Internationale de l’éducation a conclu ses travaux ce dimanche 26 juillet.

La délégation de la FNEEQ était composée de:

Caroline Senneville, présidente Sylvain Marois, vice-président responsable du regroupement université Stefana Lamasanu, déléguée à la coordination du regroupement université Chantal Beaudry, chargée de cours à l’Université de Montréal Marie-Pierre Boucher, chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal, membre du comité école et société de la FNEEQ Dominique Dubuc, enseignante au Cégep de Sherbrooke et membre du comité orientation et identité sexuelles de la FNEEQ Madeleine Ferland, enseignante au Collège Montmorency et membre du comité école et société de la FNEEQ Jean Trudelle, enseignant au Collège Ahuntsic, ex-président de la FNEEQ et France Désaulniers, conseillère aux communications de la FNEEQ

À propos de la FNEEQ-CSN

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés. Elle est l’organisation la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La FNEEQ est affiliée à l’Internationale de l’éducation depuis 2001.

Plein feux sur les droits humains et syndicaux, l’austérité, les conditions d’emploi

Les déléguées et délégués participant au 7e Congrès mondial de l’Internationale de l’Éducation (IE) se pencheront sur les résolutions et documents politiques portant sur les droits humains et syndicaux, l’austérité en éducation et les conditions d’emploi,

Voici quelques-uns des questions qui seront abordées par l’entremise des résolutions :

  • La migration, la diversité sur le lieu de travail et le racisme
  • La violence sexiste en milieu scolaire
  • Les droits des LGBTI
  • L’action syndicale pour lutter contre les politiques néolibérales dans l’éducation
  • La lutte contre l’austérité pour défendre les droits, les statuts, les emplois, les salaires
  • Les conditions d’emploi de qualité, l’emploi précaire
  • Le personnel de soutien à l’éducation
  • La recherche publique et les libertés scientifique et académique

Mot clic: #unite4ed


Calendrier du vendredi 24 juillet:

10 h 30 Résolutions : droits humains et syndicaux (Hall Canada Salles 1, 2 et 3) 11 h Conférencière invitée: Alice P. Albright, CEO of the Global Partnership for Education 14 h Résolutions: austérité, dette et marchandisation de l’éducation (Hall Canada Salles1, 2 et 3) 16 h Conférencier invité : Montserrat Gomendio, Directrice adjointe responsable pour l’Éducation, l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) (Hall Canada Salles 1, 2 et 3) 16 h 15 Résolutions : Améliorer notre statut et nos conditions d’emploi (Hall Canada Hall Salles 1, 2 et 3)


Calendrier des événements EI Site Web du Congrès de l’IE

Résolutions sur l’éducation de qualité, l’éducation de la petite enfance, l’éducation inclusive et sur l’utilisation des TIC en éducation

les déléguées et délégués participant au 7e Congrès mondial de l’Internationale de l’Éducation (IE) se pencheront sur les résolutions et documents politiques sur des questions considérées importantes par les éducatrices et éducateurs de partout au monde. Voici les questions qui seront abordées, relevant du thème «Droit à l’éducation de qualité, à l’équité et à l’apprentissage.”

  • Education de la petite enfance
  • Prise en charge des élèves en difficulté d’apprentissage
  • Droits des enfants et du personnel enseignant handicapés
  • Education équitable et inclusive
  • Les environnements d’enseignement et d’apprentissage de qualité
  • Définition de l’apprentissage
  • Promotion de l’enseignement et la formation professionnels – Qualifier les jeunes
  • Diversité linguistique
  • Direction des établissements scolaires
  • Les enseignantes et les enseignants en tant que leaders
  • Droit à l’éducation des enfants réfugiés et apatrides et l’éducation et les personnes déplacées
  • L’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) en éducation

Les médias sont invités à couvrir ces activités. Le mot clic est #unite4ed


Faits saillants – le jeudi 23 juillet

9 h à 12 h 30 Résolutions mentionnées ci-dessus (Hall Canada – Salles 1, 2 and 3) 14 h à 17 h 30 Séances parallèles en sous groupe sur la qualité des fonctions de direction, les conditions d’emploi de qualités, une réponse mondiale à la privatisation et à la commercialisation de l’éducation, sûreté et sécurité dans les établissements scolaires, le personnel de soutien à l’éducation, etc (Salles 209, 210, 211, 212 and 214) 18 h à 19 h Présentation du livre: Flip the System(Salle de bal Trillium)


Détails

Quoi : Congrès mondial de l’IE Qui : 2 000 personnes déléguées, observatrices et invitées Quand : Du 21 au 26 juillet Où : Centre Shaw, 55, promenade Colonel By, Ottawa Calendrier des événements EI Site Web du Congrès de l’IE

Privatisation, commercialisation et financement de l’éducation

Ce mercredi 22 juillet, deuxième journée du 7e Congrès mondial de l’Internationale de l’Éducation (IE) qui se tient à Ottawa jusqu’au 26 juillet, les congressistes discuteront du sous-financement de l’éducation publique qui amène des conséquences néfastes de privatisation et de commercialisation de la privatisation de l’enseignement public.

En conférence de presse, la présidente de l’IE, Susan Hopgood, et le secrétaire général, Fred van Leeuwen, ont ardemment soulevé l’inquiétante problématique du sous-financement de l’éducation dans le monde. « Nous devons soutenir la profession enseignante dans un monde où les méthodes standardisées et la commercialisation menacent la valeur de l’enseignement. L’éducation est un droit et elle doit être accessible afin de donner à tous les enfants la même chance d’apprendre », a soulevé ce dernier. En guise de solution proposée, la présidente Hopgood a affirmé « qu’il est possible de rassembler 100 milliards de dollars en s’attaquant à l’évasion fiscale. Ce montant pourrait contribuer à scolariser chaque enfant et à atteindre les objectifs de développement à l’échelle mondiale ».

Soulignons que c’est la première fois que le Canada accueille le Congrès de l’IE. Quelque 2 000 personnes déléguées, observatrices et invitées des quatre coins du monde sont présents pour échanger et élaborer ensemble des stratégies syndicales afin de promouvoir l’accessibilité et la qualité de l’éducation pour tous, partout sur la planète.

Aussi, pour bien peser les enjeux fondamentaux de l’éducation dans les différents coins du monde, les médias sont invités à prendre part aux événements pour y découvrir les objectifs communs qui réunissent les représentants des 30 millions de personnes œuvrant au sein de l’éducation dans le monde. Plusieurs d’entre-elles seront disponibles pour des entrevues.


Débats du mercredi 22 juillet au Centre Shaw:

14 h 30 à 16 h Résolutions et documents politiques (Hall Canada 1-2-3) : Groupe A – Réponse à la privatisation, commercialisation et financement

Résolution : Privatisation et commercialisation de l’éducation

Résolution de mise en œuvre : Privatisation des services éducatifs

Résolution : Stopper le Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (PTCI), l’Accord sur les commerces des services (ACS), l’Accord économique et commercial global (AECG), l’Accord relatif aux transports internationaux de denrées périssables (ATP) et les accords de commerce et d’investissements similaires.

Résolution de mise en oeuvre : Financement de l’éducation

Résolution : L’engagement de la communauté


Calendrier des événements EI Site Web du Congrès de l’IE

Les mesures d’austérité minent les réseaux de l’enseignement supérieur

Réunis au 7e Congrès mondial de l’Internationale de l’Éducation (IE), qui rassemble cette semaine à Ottawa des délégué-e-s de syndicats de 173 pays et territoires, les organisations québécoises affiliées* à l’IE soulignent l’ampleur des défis à relever localement en enseignement supérieur.

Au cours des dernières années, les établissements collégiaux et universitaires ont dû composer avec des compressions importantes. Cela n’est pas sans conséquence. Les mesures d’austérité récemment imposées par le gouvernement du Québec minent le climat d’apprentissage et affectent le travail des enseignants, des professeurs, des professionnels de l’éducation, administratifs et de la recherche ainsi que du personnel de soutien.

Ces politiques, qui touchent particulièrement les établissements éloignés des centres urbains, affaiblissent aussi grandement les régions. Or, le déploiement des cégeps sur l’ensemble du territoire québécois demeure une priorité, de même que le maintien d’une offre de cours diversifiée dans les établissements universitaires partout au Québec.

Depuis l’arrivée du gouvernement libéral actuel en avril 2014, nous plaidons notamment l’urgence de la mise en place d’une politique de la recherche digne de ce nom, d’une réforme de la formule de financement des universités et de la mise sur pied d’un Conseil des universités indépendant et représentatif de la communauté universitaire, qui puisse fournir des données fiables et assurer une cohérence dans le réseau. Nous estimons que la tenue d’États généraux en enseignement supérieur permettrait d’étayer les problèmes auxquels nous faisons face et surtout apporter des solutions qui respectent les valeurs communes en enseignement supérieur.

Malheureusement, le gouvernement du Québec préfère se désengager et affaiblir les établissements d’enseignement supérieur. Ce faisant, il renonce à faire du Québec un modèle en matière d’innovation et d’accessibilité aux études. « L’éducation est pour nous une priorité nationale et nous continuerons à la défendre contre les présentes politiques gouvernementales qui appauvrissent la société québécoise ; une société que nous voulons plus juste, plus égalitaire et plus inclusive », ont déclaré les porte-parole.

Près de 2000 personnes déléguées, observatrices et invitées participent au 7e Congrès mondial de l’IE, qui compte 30 millions de membres répartis dans plus de 400 organisations.

*Les organisations québécoises affiliées à l’Internationale de l’éducation sont : La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) La Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU)

Caucus des femmes et ouverture officielle du 7e Congrès mondial

C’est sur le thème « Mobilisation pour l’éducation de qualité – Une éducation de qualité pour un monde meilleur » que s’ouvre officiellement demain, le mardi 21 juillet, le 7 eCongrès mondial de l’Internationale de l’Éducation (IE) qui se tient au Centre Shaw à Ottawa jusqu’au 26 juillet prochain.

À l’occasion de l’ouverture à 17 h, la présidente, Susan Hopgood, et le secrétaire général, Fred van Leeuwen, ainsi que de nombreux autres représentantes et représentants prendront la parole pour souligner chacun à leur manière l’importance de la place que doit prendre l’éducation partout dans le monde.

Soulignons que c’est la première fois que le Canada accueille le Congrès de l’IE. Quelque 2 000 personnes déléguées, observatrices et invitées des quatre coins du monde sont présents pour échanger et élaborer ensemble des stratégies syndicales afin de promouvoir l’accessibilité et la qualité de l’éducation pour tous, partout sur la planète.

Aussi, pour bien peser les enjeux de l’éducation dans les différents coins du monde, les médias sont invités à prendre part aux événements pour y découvrir les objectifs communs qui réunissent les représentants des 30 millions de personnes œuvrant au sein de l’éducation dans le monde. Plusieurs d’entre-elles seront disponibles pour des entrevues.

Activités à noter pour le mardi 21 juillet au Centre Shaw :

8 h 45 à 16 h 15 Caucus des femmes – Séances plénières (Salon Ottawa)

14 h 30 à 16 h Atelier 1 – Impliquer les hommes dans les activités axées sur l’égalité des genre au sein des syndicats de l’éducation (Salon Ottawa)

14 h 30 à 16 h Atelier 2 – Objectifs relatifs au genre et à l’éducation dans le contexte du nouveau cadre de développement durable (Suite Salle 211)

14 h 30 à 16 h Atelier 3 – Passer le relais : accompagner et soutenir la future génération de dirigeantes au sein des syndicats de l’éducation (salle 210)

14 h 30 à 16 h Atelier 4 – Privatisation dans et de l’éducation et son impact sur les femmes et les filles (salle 212)

17h Séance d’ouverture officielle du 7e Congrès de l’IE (Hall Canada 1 – 2 – 3)

Calendrier des événements EI : http://www.ei-ie.org/congress7/theprogramme/fullprogramme

Site Web du congrès de l’IE : www.ei-ie.org/congress7/fr/

La FNEEQ et le SCCUQ expriment de profondes inquiétudes

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ) et la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) questionnent la décision du Comité exécutif de l’université de suspendre, pour une durée d’une année, l’étudiante Justine Boulanger. « Nous ne pouvons que dénoncer le sens de cette décision », affirme Mme Marie Blais, présidente du SCCUQ. « Notre université élimine ainsi la représentation étudiante au Conseil d’administration, puisqu’elle empêchait déjà, depuis février 2015, la présence de l’autre représentant étudiant siégeant à cette instance », indique Mme Blais.

Neuf étudiantes et étudiants ont été soumis à des menaces arbitraires de la part de l’administration de l’UQAM. Certaines sanctions sont maintenant levées, mais l’université cherche toujours à punir. « Il nous apparaît clair que faire porter le poids de la dérive autoritaire de l’UQAM sur les épaules de cette étudiante a pour but d’empêcher la participation politique et administrative des étudiantes et étudiants à la vie démocratique de l’UQAM », dit la présidente du SCCUQ.

Le SCCUQ et la FNEEQ sont inquiets du signal qu’envoie cette décision, et dénoncent forte-ment cette suspension et appréhendent les mois à venir avec anxiété. « L’UQAM choisit de toute évidence la voie de la rigidité qui ne peut qu’exacerber le climat malsain qui règne au sein de l’université », conclut la présidente du SCCUQ.

Les profs de cégep demandent l’intervention d’un conciliateur

Les enseignantes et enseignants des cégeps du Québec demandent l’intervention d’un conciliateur au ministère du Travail dans le cadre du renouvellement de leur convention collective. Cette requête survient à la suite de 26 séances de négociation qui ont débuté depuis près de six mois.

Avec cette  demande, le comité de négociation de l’Alliance des syndicats des professeures et des professeurs de cégep (ASPPC), représentant l’ensemble du personnel enseignant des cégeps du Québec, souhaite régler des formalités administratives et mettre en place un mode de négociation plus efficace.  « Par exemple, nous avions accepté le texte intégral de la proposition du protocole de libérations syndicales soumis par l’employeur. Après plus d’un mois et demi d’échanges sur le sujet, la partie patronale refuse toujours de signer son propre texte.  Il s’agit d’une belle illustration de la lenteur des négociations », affirme Mario Beauchemin, président de la FEC-CSQ.

Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ-CSN, déplore elle aussi l’absence de progrès des travaux : « Il est difficile de percevoir une réelle volonté d’arriver à une entente négociée, alors que la partie patronale évoque des détails liés au cadre des discussions pour retarder toute entente, même partielle. On se demande ce qui va se passer lorsqu’il sera question de s’entendre sur de vrais enjeux de la négociation. Nous avons entamé celle-ci de bonne foi et réitérons notre intention de poursuivre dans cette voie par la demande d’introduction d’un tiers parti pour favoriser la mise en place d’une approche fonctionnelle. »

La conciliation est un mécanisme prévu par le Code du travail afin de rapprocher les parties lors d’une négociation. Elle n’a jamais été utilisée dans les négociations du secteur public. Elle survient à la demande de l’une des parties prenant part à la négociation.

À propos :   L’Alliance des syndicats des professeures et des professeurs de cégep regroupe les syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et à la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ). Réunies, ces deux organisations rassemblent 20 500 membres soit l’ensemble du corps professoral du réseau des cégeps.

La direction doit renoncer aux sanctions

Un rassemblement en soutien aux six enseignantes et enseignants du Collège de Rosemont, suspendus par la direction pour avoir prétendument participé à des actions de blocage de portes le vendredi 1er mai, a lieu ce midi.

« On se questionne sérieusement sur les motivations du Comité patronal de négociation des collèges (CPNC) qui, à trois jours de l’exercice de la grève sociale, a déposé une requête auprès de la Commission des relations du travail (CRT) afin d’empêcher les enseignantes et les enseignants de faire la grève », indique la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Mme Nicole Lefebvre. C’est cette démarche du CPNC qui a judiciarisé cette journée de grève sociale, en faveur de laquelle avaient voté les assemblées générales de 30 syndicats de profs de cégep. « Il y avait des ententes entre la direction et le syndicat local dans la plupart des cas. Rien ne justifiait la démarche du CPNC », critique Mme Lefebvre.

« Nous sommes ici afin de démontrer notre soutien aux enseignantes et aux enseignants du Collège de Rosemont », affirme pour sa part Mme Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « Les profs ont voulu exprimer leur opposition aux compressions imposées au réseau collégial, qui s’accumulent depuis des années, et qui mettent en péril la capacité des cégeps à réaliser leur mission éducative. La Fédération des cégeps, les directions et les conseils d’administration des cégeps le savent bien: tour à tour, ils ont dénoncé les coupes au cours des dernières semaines », souligne la présidente du CCMM–CSN.

Quant à Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN responsable du dossier de l’éducation, elle signale que l’extraordinaire mobilisation qui a déferlé dans toutes les régions du Québec à l’occasion du 1er mai, n’était que le prélude à ce qui se passera cet automne. « Les employé-es des services publics montrent des signes évidents d’exaspération devant le manque d’écoute de leurs vis-à-vis aux tables de négociation patronales. L’obsession dont fait preuve le gouvernement à l’égard du déficit zéro et l’absence de volonté réelle de négocier laisse présager un automne des plus houleux », prévient Mme De Sève.

Les porte-parole concluent en interpellant la direction du Collège de Rosemont afin qu’elle renonce à imposer des sanctions et qu’elle dénonce les mesures d’austérité dictées par le gouvernement de Philippe Couillard qui mine sa mission.

Une judiciarisation inutile et affligeante

Le 1er mai, dans toutes les régions du Québec, l’ensemble des syndicats d’enseignantes et d’enseignants se sont mobilisés en solidarité avec d’autres groupes de la société pour dénoncer les politiques destructrices du gouvernement. Cette vaste mobilisation, partie du plan d’action proposé par la CSN et la FNEEQ, démontre de façon éloquente notre opposition aux mesures d’austérité et aux compressions imposées par le gouvernement Couillard.

La FNEEQ dénonce la requête du Comité patronal de négociation des collèges (CPNC) déposée, à trois jours de l’exercice de la grève sociale du 1er mai dernier, et l’appel du ministre Blais à sévir. Pour la FNEEQ, cela constitue une judiciarisation inutile et affligeante des relations du travail dans les établissements.

«Même la commissaire de la Commission des relations du travail (CRT), qui présidait l’audience le 29 avril, a souligné dans sa décision qu’aucune direction de cégep n’avait porté plainte», déclare M. Jean Murdock, le secrétaire général de la FNEEQ.

«Comment pourrait-il en être autrement alors que les syndicats et les directions avaient déjà établi localement des règles pour encadrer le déroulement pacifique des activités, prévoyant même, dans plusieurs cas, les modalités de reprises des cours à l’intérieur du calendrier scolaire pour minimiser les impacts de la grève sur les étudiantes et les étudiants?», questionne M. Murdock.

Une majorité de syndicats d’enseignantes et d’enseignants de cégep ont adopté des mandats de grève sociale avec toute la détermination que cela exige, et ce, malgré que cette grève s’inscrive dans une mécanique différente de celle prévue au Code du travail.

«Le choix d’exercer une grève illégale est un choix déchirant et insécurisant. Ces mandats de grève sociale ont été sérieusement débattus et adoptés courageusement au cours des dernières semaines dans les assemblées générales de 26 syndicats de la FNEEQ», explique Jean Murdock, secrétaire général de la FNEEQ.

«Tout au long de cette mobilisation, la FNEEQ a appuyé ses syndicats et continuera à le faire. Quant au ministre Blais et la Fédération des cégeps qui s’entêtent à vouloir punir les enseignantes et les enseignants qui ont exercé leur mandat de grève sociale, nous leur annonçons clairement que nous prendrons tous les moyens nécessaires pour défendre les enseignantes et les enseignants victimes de sanctions», affirme le secrétaire général de la FNEEQ, M. Jean Murdock.

Grève de 24 heures des auxiliaires d’enseignement

Les auxiliaires d’enseignement de l’Université McGill, membres de l’Association des étudiant-es diplômé-e-s employé-e-s de McGill (FNEEQ-CSN), ont déclenché une grève de 24 heures le 16 avril 2015 lors du premier jour de la période d’examen.

Les auxiliaires d’enseignement sont en négociation depuis le mois d’août 2014, revendiquant principalement une augmentation de salaire pour permettre de subvenir aux coûts croissants de la vie et des frais scolaires ainsi que l’indexation du budget de soutien à l’enseignement au nombre d’étudiants inscrits dans les programmes du premier cycle. L’administration de McGill refuse toute négociation sur ces points et propose plutôt une baisse de salaires.

Plus de 300 personnes se sont présentées à la ligne de piquetage et à la manifestation contre l’austérité et la précarité dans le contexte de la Journée d’action pour les étudiants-travailleurs du Québec qui se tenait à 15h.

« Nos membres ont clairement exprimé leur mécontentement par rapport à l’offre de McGill et nous sommes prêts à nous battre pour un contrat plus équitable », souligne le président de l’AÉÉDEM, Justin Irwin. L’AÉÉDEM maintient que ses revendications aideraient McGill à atteindre ses objectifs stratégiques, y compris d’offrir un financement de calibre mondial aux étudiants des cycles supérieurs et de garantir la qualité de l’éducation au baccalauréat.

Cette grève s’inscrit aussi dans le contexte d’une campagne syndicale contre l’austérité. « L’Université McGill a été laxiste, voire même complice, face aux coupes budgétaires du gouvernement et l’AÉÉDEM est prête à riposter », poursuit M. Irwin.

L’AÉÉDEM est un syndicat représentant 2000 étudiants et étudiantes de cycles supérieurs employés comme auxiliaires d’enseignement ainsi que 600 surveillants d’examen à L’Université McGill. L’AÉÉDEM est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Les enseignantes et les enseignants dans la rue

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) dénonce résolument la répression policière contre les mouvements de contestation des politiques d’austérité du gouvernement. Manifester est un droit et nous serons dans la rue, le 2 avril, avec les étudiantes et les étudiants afin de démontrer notre opposition aux choix politiques et économiques du gouvernement Couillard.

La FNEEQ s’inquiète du climat politique qui entrave la liberté d’expression et de manifestation. La tension monte, la population se polarise et on constate des dérives dans la gouvernance de plusieurs cégeps et la montée de la répression politique à l’UQAM. Pendant ce temps, le gouvernement Couillard charcute dans les services publics, démolit le filet social et détruit ce qui a distingué le Québec depuis la Révolution tranquille. Le récent budget Leitão est une attaque de plus à nos services sociaux.

« C’est dans cette perspective que nous invitons la population et les membres de nos syndicats à participer en grand nombre à la manifestation nationale organisée par l’ASSÉ, le 2 avril prochain, en solidarité avec les groupes victimes de cette répression et en opposition aux mesures d’austérité contenues dans le plus récent budget », indique Jean Murdock, secrétaire général et trésorier de la FNEEQ.

En effet, la FNEEQ est consternée par les nouvelles compressions budgétaires imposées par le gouvernement, et plus particulièrement par celles qui touchent l’éducation et l’enseignement supérieur.

L’éducation est sévèrement touchée par les compressions. D’une minime hausse de 1,6 % en 2014-2015, les dépenses de programmes prévoient une croissance (sic !) de 0,2% en 2015-2016.

Dans les cégeps, ce sont près de 40 M$ de compressions qui sont implicites, alors que le réseau collégial subit compression après compression depuis des années. Cette somme s’ajoute aux 109 M$ de coupes imposées au cours de quatre dernières années. En outre, à la veille de l’échéance des conventions collectives et de la négociation dans le secteur public, ce budget met la table à un dialogue de sourds.

Du côté des universités, les coupes dépassent maintenant 300 M$. Ces importantes compressions mettent en danger la mission d’enseignement des universités. Nous assistons à une diminution du nombre de cours offerts, à des fusions de programmes, voire à l’abolition de certains, à une augmentation du nombre d’étudiants par cours… Les compressions exigées ouvrent la voie à une dégradation de la qualité de l’enseignement et de l’encadrement. « Le gouvernement procède de manière absolument irresponsable ! Des coupes dans les universités, ça signifie des coupes dans les services aux étudiants », affirme le secrétaire général et trésorier de la FNEEQ. « Nous espérons voir les administrations prendre leurs responsabilités et se porter à la défense de l’université » ajoute-t-il.

Le secteur de l’enseignement privé subit lui aussi de nouvelles compressions. Ce sont les 40 syndicats dans les établissements privés syndiqués à la FNEEQ qui seront touchés et il y a fort à craindre que ces coupes vont affecter les conditions de travail et menacer les emplois des enseignantes et des enseignants ainsi que du personnel de soutien et professionnel dans ces établissements, tant au primaire-secondaire qu’au collégial.

Bref, si l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche sont réellement des priorités pour le gouvernement libéral de Philippe Couillard, il a une bien drôle de façon de le démontrer. « Le Québec a progressé de façon spectaculaire au cours des 50 dernières années. Pour nous, ce budget est un grand bond en arrière. Et le gouvernement ne peut pas prétendre que les compressions imposées n’ont aucun effet sur les étudiantes et les étudiants. Il doit cesser de clamer que cela est sans conséquences », dénonce Jean Murdock.

C’est pourquoi nous serons dans la rue, le 2 avril.

Profil de la FNEEQ

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 34 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé de la FNEEQ compte 40 syndicats rassemblant plus de 3700 membres. La FNEEQ-CSN est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

 

Entente de principe adoptée

C’est à l’unanimité que les membres de la section du personnel non enseignant du Syndicat des enseignantes et enseignants de Villa Maria – CSN ont accepté l’entente de principe intervenue avec la direction du collège lors d’une assemblée générale tenue le 25 mars. Pour le président du syndicat, Mathieu Morin, la conclusion de cette première convention collective pour le personnel non enseignant de Villa Maria constitue une belle victoire. « La bataille a été ardue, mais nous avons réussi à faire des avancées et nos membres en ressortent plus forts », indique M. Morin. Ce sont quelque 35 rencontres de négociation sur une période de 19 mois, et l’exercice d’une journée de grève, qui auront été nécessaires pour en arriver à une entente avec l’employeur.

« Parmi les éléments qu’il faut souligner, mentionnons l’arrimage des échelons salariaux à ceux des postes des commissions scolaires publiques ainsi qu’une clause encadrant la sous-traitance », se félicite Mathieu Morin.

La convention collective aura une durée de trois ans.

Profil de la FNEEQ

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 34 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé de la FNEEQ compte 42 syndicats rassemblant plus de 3700 membres. La FNEEQ-CSN est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Une solution et vite !

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec et le Syndicat des enseignants du Collège d’Alma (FNEEQ-CSN) déplorent vivement la détérioration du climat de travail au cégep.

« La situation au Collège d’Alma est difficile, et ce, particulièrement depuis quelques mois », fait valoir madame Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ, responsable du regroupement cégep. « Nous avions même entrepris des démarches auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, monsieur Yves Bolduc, afin de lui faire part des principales difficultés prévalant au cégep et de solliciter son intervention. L’arrivée en poste d’un nouveau ministre, M. François Blais, nous a obligés à réitérer notre demande », indique madame Lefebvre.

Pour la FNEEQ et le syndicat des enseignantes et des enseignants, les difficultés qui ont surgi au cours des derniers mois découlent de problèmes de gestion et de gouvernance majeurs. « Or, la récente décision de la direction de suspendre deux enseignants est un effet direct de l’atmosphère qui règne déjà au cégep. Bien entendu, nous ferons toutes les représentations nécessaires afin que les droits des profs soient respectés », termine la vice-présidente de la FNEEQ.

La FNEEQ est inquiète

C’est avec surprise et déception que la FNEEQ a pris connaissance de l’entrée en vigueur des modifications au Règlement sur les actes qui peuvent être posés par un assistant optométrique.

Cette modification fait en sorte que des personnes ayant bénéficié de 72 heures de formation peuvent légalement poser des actes réservés jusqu’à maintenant à des techniciennes et des techniciens détenteurs d’un DEC. « Les techniciennes et les techniciens doivent étudier durant trois ans au cégep et réussir l’examen de l’ordre professionnel, ordre qui a pour mission la protection du public », indique Mme Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ, responsable du regroupement cégep. « Ce sont des personnes hautement qualifiées qui acquièrent l’ensemble des compétences nécessaires afin d’offrir des services adéquats et de qualité aux gens qui les consultent », affirme Mme Lefebvre.

« Il nous semble évident que l’application de cette modification au règlement, qui permet à des personnes qui n’ont pas les compétences suffisantes d’accomplir ces fonctions, met en péril la santé de la population », estime Mme Lefebvre. Par conséquent, la FNEEQ estime que le règlement ne devrait pas être modifié en ce sens et demande au gouvernement de revenir sur sa décision.

Profil de la FNEEQ

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 34 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

L’austérité en éducation, des impacts concrets

Des syndiqué-es de l’ensemble du monde de l’éducation ont manifesté bruyamment ce midi, lors d’une conférence du ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, à l’hôtel Hyatt Regency. Invité à prendre la parole devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le ministre Bolduc a offert une présentation intitulée « La réussite des élèves : au cœur de nos priorités ! ».

« Il est des plus grotesques que le ministre Bolduc vienne prêcher la bonne parole sur la réussite scolaire alors qu’il représente un gouvernement qui impose des mesures d’austérité des plus draconiennes, qui attaquent le droit à l’éducation de la petite enfance jusqu’à l’enseignement supérieur ! », a fustigé la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, Dominique Daigneault.

« Quelle effronterie ! » a pour sa part tempêté la présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, Caroline Senneville, qui a rappelé « le rôle irremplaçable de l’éducation comme vecteur d’équité sociale ».

« Nous ne sommes pas dupes des intentions du ministre qui tente de nous faire croire que les compressions n’ont pas d’impacts sur les services aux élèves et à la population. Le thème de sa conférence, c’est de la bouillie pour les chats ! », s’est insurgé le président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Denis Marcoux.

Les compressions en éducation

Tous les secteurs en éducation sont visés par les mesures d’austérité du gouvernement. S’ajoutant aux coupes de 640 M$ imposées depuis quatre ans, les commissions scolaires ont subi des compressions de 150 M$ se traduisant par d’autres coupes dans divers programmes, dont l’aide aux devoirs, l’aide alimentaire, le transport scolaire et certains programmes d’aide aux immigrantes et aux immigrants. Pour la Commission scolaire de Montréal (CSDM), la plus importante au Québec et qui compte un nombre significatif d’élèves allophones, défavorisés, handicapés ou en difficulté d’apprentissage et ayant besoin de services particuliers, les mesures d’austérité sont dramatiques puisque la CSDM était déjà aux prises avec un sous-financement. Non seulement les enfants en font les frais, mais les travailleuses et les travailleurs aussi, qui voient leur tâche alourdie et leurs heures de travail réduites, cela surtout dans le secteur de l’adaptation scolaire. Les coupes entraînent aussi des abolitions de postes (secrétaires, agentes de formation, techniciennes et techniciens en éducation spécialisée, en documentation ou en travaux pratiques, chauffeurs du transport adapté, etc.).

Les cégeps y passent également puisqu’une nouvelle compression budgétaire récurrente de plus de 19 M$ leur a été imposée, et ce, en cours d’année financière. Cette coupe s’ajoute aux cinq compressions déjà essuyées ces quatre dernières années, totalisant 109 M$. Des heures de travail et des postes de divers groupes d’employé-es sont coupés (techniciennes et techniciens en informatique et en travaux pratiques, ouvriers spécialisés, personnel d’entretien ménager, personnel administratif, psychologues, aides pédagogiques, conseillers en orientations, etc.), entraînant un effet direct sur la qualité des services offerts aux étudiantes et aux étudiants.

Les trois représentantes syndicales estiment extrêmement inquiétante la volonté du ministre Bolduc d’opérer un virage dans les orientations du réseau collégial en imposant une vision commerciale, axée sur la multiplication de formations courtes et de nouveaux diplômes dans les cégeps.

Du côté des universités, Québec impose une coupe récurrente de 32 M$, qui s’ajoute aux 172 M$ déjà rognés pour l’année 2014-2015. À l’UQAM, la direction propose une coupe de salaire de 2% à tous ses employé-es et l’abolition de 150 cours, ce qui aura des effets sur l’offre et la diversité de cours. À l’Université de Montréal, ce sont 250 cours qui pourraient être supprimés sur deux ans.

« L’éducation doit servir à développer l’autonomie des personnes. Elle est un symbole de progrès social et un moteur de développement de notre société. Le financement du réseau public de l’éducation de même que sa valorisation doivent être au cœur des décisions du gouvernement afin d’en assurer la pérennité », a conclu madame Senneville.

À propos du CCMM-CSN, de la FEESP-CSN et de la FNEEQ-CSN

Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec. La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) compte environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services public et parapublic. La FNEEQ-CSN regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

 

L’indépendance pour le cégep Champlain – St. Lawrence

Le campus St. Lawrence est l’un des trois campus qui composent le Champlain Regional College, le seul établissement collégial multirégional qui subsiste au Québec.

« Cette structure multirégionale est un véritable anachronisme – une anomalie par rapport à la loi sur les collèges », déclare Chris Brosseau, président du syndicat des professionnels. « St. Lawrence est l’unique établissement public d’enseignement supérieur anglophone entre Montréal et la Gaspésie. Notre collège réussit de grandes choses avec peu de moyens. Il est grand temps qu’il se dote de tous les outils d’un cégep indépendant comme les autres afin de mieux remplir sa mission fondamentale. »

« Le fait de devenir un cégep en bonne et due forme nous permettrait d’améliorer grandement la représentation des acteurs de notre région au sein de notre conseil d’administration et de bénéficier des mêmes leviers de développement que les autres cégeps indépendants, » ajoute Lisa Birch, présidente du syndicat des enseignants et enseignantes. « En étant davantage ancré dans notre milieu avec tous les outils et pouvoirs d’un cégep autonome, nous pourrions mieux répondre aux besoins des étudiantes et des étudiants de notre région ainsi qu’à ceux des milieux socio-économiques, notamment à l’égard du développement et de la rétention de jeunes talents bilingues. Une plus grande proximité entre St. Lawrence et ses partenaires faciliterait les stages et l’accès à l’emploi pour nos étudiants. »

« Le cégep pourrait financer de façon optimale l’aide à la réussite », affirme Andrée-Anne Giguère, professeure de français et membre du comité exécutif du syndicat des enseignants. « Nous sommes persuadés que la nature unique de la population étudiante desservie par St. Lawrence, la culture spécifique de notre établissement et sa mission unique dans la région de Québec seraient davantage respectées et mises en valeur si notre campus devenait un cégep autonome. »

En mettant fin aux déplacements entre les trois régions administratives et à la tenue de réunions à Drummondville, il y aurait des économies immédiates, moins de bureaucratie et moins de dédoublement de tâche. La gestion locale, les services directs et des communications entre les services seraient grandement améliorés. Les gains en efficacité économique permettraient d’allouer plus de ressources aux services de première ligne. Ce nouveau statut permettrait de créer une structure de gouvernance locale reflétant bien la communauté collégiale ainsi que toutes les communautés de la région de Québec qui bénéficient de la présence d’une institution postsecondaire qui offre une formation de grande qualité en anglais.

« Ce projet est à la fois structurant et porteur de retombées économiques, sociales et politiques pour St. Lawrence et, surtout, pour la grande région de Québec, notre capitale nationale », conclut Richard Garneau, président du syndicat des employées de soutien.

Une campagne d’appui est en cours auprès des communautés qui bénéficient des services d’une institution d’enseignement supérieur en anglais dans la région et une pétition est en ligne sur le site de l’Assemblée nationale :

https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-5135/index.html

St. Lawrence doit devenir un vrai cégep !

 

Plusieurs indices signalent la suspension du concours Chapeau les filles!, affirme la CSN

Après les compressions au Conseil du statut de la femme, un autre programme touchant directement les femmes semble être passé dans le tordeur de l’austérité libérale, et ce, de façon inaperçue.

Le concours Chapeau les filles!, qui souligne la volonté et le travail des femmes inscrites à un programme de formation menant à un métier non traditionnellement féminin, s’ajouterait donc à la liste des nombreux programmes suspendus, amputés ou tout simplement coupés par le gouvernement. « Une professeure de cégep qui voulait envoyer des candidatures s’est sèchement fait annoncer que l’édition 2015 du concours n’aura pas lieu », souligne la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (CSN), Caroline Quesnel. Tout semble aussi indiquer que le volet Excelle science a également été suspendu.

Conséquences directes sur les femmes

Avec l’abolition probable du concours Chapeau les filles!, les jeunes femmes risquent d’être pénalisées sur le plan de leur choix de carrière et d’avoir encore moins accès aux métiers en milieu majoritairement masculin. « La décision de ne pas reconduire le budget nécessaire pour tenir ce concours aura un impact sur la diversification des choix de carrière pour les femmes et leur intégration dans un secteur auquel il n’est déjà pas facile pour elle d’accéder », ajoute Caroline Quesnel.

« Il en coûterait 64 000 $ pour pouvoir remettre les 24 prix reliés à Chapeau les filles!, alors que le volet Excelle Science permet pour sa part la remise de 14 prix qui totalisent 40 000 $. C’est bien peu quand on sait la différence que de tels mérites font dans le parcours des lauréates, en plus d’encourager les jeunes femmes à poursuivre leurs études dans des secteurs qui offrent généralement de bonnes conditions salariales », souligne pour sa part la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

Des choix douteux

La vice-présidente de la FNEEQ-CSN rappelle en outre la décision mal avisée qu’avaient prise les libéraux, sur laquelle ils avaient dû revenir d’ailleurs, concernant le retrait de la subvention aux Petits débrouillards. « Visiblement, le gouvernement libéral de Philippe Couillard ne voit pas le bien-fondé de soutenir les percées éducatives en science pour les jeunes ni pour les femmes », déplore-t-elle.

Véronique De Sève revient aussi sur les coupes de 458 000 $ imposées au Conseil du statut de la femme. « Les libéraux mettent un frein à la recherche sur d’importants enjeux féminins en obligeant le Conseil du statut de la femme à fermer tous ses bureaux régionaux et à mettre à pied une partie de son personnel. Ce gouvernement se moque complètement des effets de ses compressions sur les femmes. Le sort qu’il leur réserve est inacceptable, et je suis polie », conclut-elle.

À propos

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe plus 34 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. La CSN est pour sa part composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Nouvelle banque de grève

C’est à 95 % que les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants de Villa Maria – CSN section Personnel Non Enseignant, qui étaient réunis hier soir en assemblée générale spéciale, ont renouvelé leur banque de 24 heures de grève.

Rappelons qu’après 31 séances de négociations qui piétinent, et face à l’arrogance de la direction du collège, le personnel non enseignant a exercé une journée de débrayage le 30 janvier dernier afin de faire pression sur leur employeur et démontrer leur détermination à obtenir, enfin, des conditions de travail décentes.

Cette journée visait également à sensibiliser et à informer les parents et les élèves de la situation. « Nous n’avions pas l’intention d’empêcher la tenue des cours », précise Mathieu Morin, le président du syndicat. « Or, la direction du collège, prétextant les mauvaises conditions météorologiques, a décidé de fermer le collège pour la journée. Cette décision n’a fait qu’amplifier la colère des membres du syndicat, tout en suscitant un fort sentiment d’appui chez les parents, qui ont dénoncé l’attitude de la direction du collège », ajoute M. Morin.

Cette nouvelle banque de grève sera exercée au moment jugé opportun. « Nous voulons le respect et une convention satisfaisante pour nos membres. La direction du collège doit négocier de bonne foi », a réitéré le président du syndicat.

À propos de la FNEEQ-CSN

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe plus 34 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé compte 42 syndicats rassemblant plus de 3700 membres. La FNEEQ-CSN est une fédération professionnelle affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Grève au Collège Villa Maria

En négociation depuis le mois de septembre 2013 et après une trentaine de rencontres de négociation, l’intransigeance de l’employeur est telle que les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants de Villa Maria – CSN section Personnel Non Enseignant ont opté pour l’exercice d’une journée de grève.

« Des postes abolis, des employé-es mis à pied, des collègues qui quittent sans être remplacés, des tâches confiées à des sous-traitants, on peut compter au moins une dizaine de cas de ce genre », indique le président du syndicat, Mathieu Morin. « Le plus récent évènement est survenu la semaine dernière, alors que l’employeur a signifié à une employée qui voulait effectuer un retour au travail après un congé de maladie, qu’elle était mise à pied. Et cela, alors que son poste existe toujours », dénonce le président.

Le non-respect de l’employeur est flagrant envers celles et ceux qui se dévouent pour les élèves du Collège Villa Maria. « Nos membres souhaitent le respect, leurs emplois et une bonne convention collective. Il est plus que temps que l’employeur négocie de bonne foi et fasse preuve de volonté d’en arriver à un règlement satisfaisant pour nos membres », conclut M. Morin.

À propos de la FNEEQ-CSN

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe plus 34 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé compte 42 syndicats rassemblant plus de 3700 membres. La FNEEQ-CSN est une fédération professionnelle affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

La FNEEQ rayonne en Outaouais

La Commission des relations du travail a officiellement accrédité le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Collège Nouvelles Frontières – CSN. Le Collège Nouvelles Frontières est un collège d’enseignement secondaire et collégial dans la région de l’Outaouais. Le personnel enseignant de la section collégiale a opté pour une affiliation à la FNEEQ. Il s’agit du onzième syndicat de l’ordre collégial du réseau privé à joindre les rangs de la fédération.

« Nous nous réjouissons de l’arrivée de ce nouveau syndicat », indique Mme Caroline Quesnel, vice-présidente de la FNEEQ responsable du regroupement privé. « Nous accueillons un premier syndicat de collège privé dans cette région, qui vient enrichir la représentativité des membres de la FNEEQ, car la fédération regroupe aussi les syndicats du personnel enseignant du cégep de l’Outaouais, du collège Heritage ainsi que les chargé-e-s de cours de l’Université du Québec en Outaouais. » Mettre fin à l’arbitraire et se faire respecter, voilà les principales raisons qui ont mené à la décision des membres de se doter d’un syndicat et de bénéficier de la solidarité et de l’expertise de leurs pairs.

À propos de la FNEEQ-CSN

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe plus 34 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé compte 42 syndicats rassemblant plus de 3700 membres. La FNEEQ-CSN est une fédération professionnelle affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

La CSN émet certaines réserves

La Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et la Fédération des professionnèles (FP-CSN) ont pris connaissance du rapport du chantier sur la politique de financement des universités, coprésidé par Mme Hélène P. Tremblay et M. Pierre Roy, rendu public par le ministre Bolduc le 12 décembre dernier.

D’entrée de jeu, la vice-présidente de la CSN responsable du dossier de l’éducation, Mme Véronique de Sève, indique que « si nous partageons certains objectifs et principes mis de l’avant dans le rapport, nous déplorons le fait que le mandat du chantier ne lui ait pas permis de faire une évaluation des besoins, du niveau de financement ni de l’ensemble des sources de revenus à privilégier, des questions pourtant au cœur des débats du printemps érable et des discussions entourant le Sommet sur l’enseignement supérieur ».

En outre, le ministre Bolduc a déjà annoncé la création d’un comité d’experts pour la mise en œuvre de certaines recommandations, et ce, dès 2016-2017, alors que « nous souhaitions la mise en place d’un comité permanent sur la politique de financement dont la composition serait représentative de l’ensemble de la communauté universitaire, nous ne savons pas qui fait partie de ce comité, ni de quelles recommandations il s’agit », regrette la vice-présidente de la CSN.

De plus, « on peut se questionner sur la stratégie gouvernementale qui a entouré de secret le contenu de ce rapport, qui a séjourné dans le bureau du ministre pendant près de six mois », soutient Mme Marjolaine Côté, vice-présidente-trésorière de la FEESP-CSN.

La présidente de la FNEEQ, Mme Caroline Senneville, salue le fait que le rapport propose de nouvelles avenues intéressantes quant à la subvention de fonctionnement, dont le statut d’étudiants à temps partiel pour le financement du soutien à l’enseignement et à la recherche. « Ces étudiants constituent aujourd’hui plus de 50 % des étudiants universitaires selon un récent avis du Conseil supérieur de l’éducation », a-t-elle indiqué. Elle s’interroge par ailleurs au sujet de l’année de référence utilisée pour établir la formule de répartition des subventions. « Même si les auteurs recommandent une révision à tous les quatre ans, si l’année de référence en est une où des compressions étaient imposées, cela fausse les données » , assure Mme Senneville. « Nous croyons que les étudiants étrangers ne devraient pas être perçus comme une source de financement lucrative », indique pour sa part le président de la FP-CSN, M. Michel Tremblay. Or, les mesures de tarification proposées par les auteurs du rapport, si elles sont mises en œuvre, risquent de contribuer davantage à la course à ces « clientèles » et d’amplifier les iniquités entre les universités dans les grands centres, notamment les établissements anglophones, et les universités en région. Ainsi, la proposition de moduler les droits des étudiants étrangers en fonction des programmes nous fait également craindre une ouverture en ce sens pour les droits de scolarité des étudiants québécois.

En ce qui concerne les frais institutionnels obligatoires (FIO), les organisations saluent la volonté de recourir à une nomenclature commune ainsi que le retour aux trois paliers en vue de réduire les écarts entre les établissements. Cependant, elles estiment que l’évolution des FIO doit être indépendante de la hausse des droits de scolarité.

Enfin, il importe de rappeler que la nouvelle répartition du financement ne doit pas avoir pour effet de réduire le financement d’un établissement.

La CSN et ses organisations affiliées insistent sur la nécessité que le Québec se dote d’une nouvelle politique des universités et dresse un portrait détaillé des besoins en enseignement universitaire. « L’Université est un service public et le gouvernement doit lui accorder toute l’importance requise », concluent les porte-parole.

À propos de la CSN, de la FNEEQ-CSN et de la FP-CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) regroupe 425 syndicats affiliés représentant plus de 56 000 syndiqué-es travaillant dans les secteurs public et parapublic.

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe plus de 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

La Fédération des professionnèles (FP-CSN) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens, œuvrant dans différents secteurs d’activité.

Les profs de cégep ont aussi droit à l’insulte

L’Alliance des syndicats des professeures et des professeurs de cégep (ASPPC), qui représente l’ensemble du personnel enseignant des cégeps du Québec, dénonce vivement le contenu du dépôt des demandes du Comité patronal de négociation des collèges (CPNC).

Pour l’Alliance, ce dépôt sectoriel reflète l’idéologie qui sous-tend les autres dépôts du secteur public. « On nous dépose une commande du Conseil du trésor apprêtée à la sauce cégep. Le ministre Coiteux nous parle de moderniser les conventions collectives ce qui ne signifie rien d’autre que de passer à la hache nos conditions de travail », dénonce Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ-CSN.

L’ASPPC dénonce le fait que des gestionnaires qui ne proviennent pas du milieu de l’enseignement souhaitent accroître leur contrôle dans les salles de classe. « Le dépôt du CPNC met de l’avant une approche managériale qui s’inscrit dans le discours sur l’austérité plutôt que de chercher à favoriser l’accessibilité et la réussite aux études collégiales. Le dépôt vise davantage à maximiser le pouvoir arbitraire des directions plutôt que d’améliorer les conditions d’enseignement offertes aux étudiantes et aux étudiants », affirme Mario Beauchemin, président de la FEC-CSQ Le dépôt patronal demande notamment davantage de marge de manœuvre managériale pour augmenter la charge d’enseignement, diminuer la sécurité d’emploi et rendre plus difficile l’acquisition de la permanence.

Le 30 octobre dernier, l’ASPPC a déposé ses demandes à la partie patronale. Ces demandes répondent aux défis importants que pose la conjoncture démographique et socioéconomique actuelle. Elles visent notamment à trouver des solutions pour augmenter l’attractivité des programmes d’études, pour favoriser l’obtention d’un premier diplôme postsecondaire et pour octroyer aux enseignantes et aux enseignants les ressources nécessaires pour mieux soutenir les étudiantes et les étudiants en situation de handicap. Alors que les rencontres à la table de négociation devraient commencer au mois de janvier, l’ASPPC espère que la partie patronale se présentera à la table prête à négocier de bonne foi.

À propos

L’Alliance des syndicats des professeures et des professeurs de cégep regroupe les syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et à la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ). Réunies, ces deux organisations rassemblent 20 500 membres soit l’ensemble du corps professoral du réseau des cégeps.

La FNEEQ accueille deux nouveaux syndicats

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) est heureuse de souligner l’arrivée de deux nouveaux syndicats qui se joignent aux 39 syndicats membres du regroupement des établissements privés de la fédération.

La quarantaine d’enseignantes et d’enseignants membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Ecole de joaillerie de Montréal-CSN, qui travaillent dans une école de métiers d’art associée au cégep du Vieux Montréal, ont ainsi opté pour une affiliation à la FNEEQ. Il s’agit du 10e établissement collégial du réseau privé à se joindre à la fédération.

En outre, le personnel enseignant des écoles primaire et secondaire de la communauté innue de Mashteuiatsh a fait de même. Précisons qu’il s’agit d’un deuxième syndicat d’enseignants œuvrant auprès des Premières nations à joindre les rangs de la fédération, après celui de la communauté innue de Pessamit en 2012. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Mashteuiatsh-CSN regroupe quelque 75 enseignantes et enseignants.

« Nous nous engageons auprès de ces nouveaux membres à les accompagner afin de contribuer significativement à l’amélioration de leurs conditions de travail, ce qui aura nécessairement un effet positif sur les conditions d’apprentissage des élèves et des étudiants », affirme Mme Caroline Quesnel, vice-présidente de la FNEEQ responsable du regroupement privé.

Mentionnons que l’on compte près d’une douzaine de nouveaux syndicats au sein du regroupement des établissements privés la FNEEQ depuis quatre ans.

À propos de la FNEEQ-CSN

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe plus 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé compte 41 syndicats rassemblant plus de 2400 membres. La FNEEQ-CSN est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Unis contre l’austérité

Les représentantes et les représentants des syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et ceux des syndicats affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) font cause commune contre les politiques d’austérité du gouvernement libéral et ils entendent poursuivre leur bataille pour défendre les services à la population.

Ils tiennent une manifestation conjointe ce midi, devant l’Assemblée nationale, alors que le gouvernement s’apprête à forcer l’adoption de projets de loi dangereux. Il s’agit notamment du projet de loi 3, qui s’attaque aux droits des travailleuses et des travailleurs et aux régimes de retraite, et du projet de loi 15, qui annonce des compressions supplémentaires dans tous les services publics.

Les deux organisations syndicales les plus représentatives de leur secteur respectif entendent militer côte à côte pour obtenir un changement de cap du gouvernement Couillard. Les intervenantes et les intervenants du milieu de l’éducation soutiennent sans compromis la lutte des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux et des services de garde contre le démantèlement des réseaux. « Comme toutes les travailleuses et les travailleurs québécois, les enseignantes et les enseignants du Québec tiennent à notre réseau public de services de santé et sociaux, accessibles et de qualité, soutient la présidente de la FNEEQ-CSN, Caroline Senneville. Il s’agit d’un acquis social très important à nos yeux. Les compressions imposées au réseau de la santé et des services sociaux par le gouvernement Couillard font déjà très mal et la grande réforme des structures que prépare le ministre Barrette semble ignorer complètement les préoccupations des travailleuses et des travailleurs qui offrent les services au quotidien. Le démantèlement du réseau des services de garde n’est pas plus acceptable. Nous savons pertinemment que les services de garde éducatifs offerts dans les CPE ont permis à de nombreux enfants d’intégrer le réseau scolaire bien préparés. C’est ça la solidarité sociale ».

Il en va de même pour les salarié-es du réseau public de la santé et de services sociaux et des services de garde qui sont fiers de notre système d’éducation, permettant à toutes et à tous d’avoir accès à l’enseignement supérieur, entre autres, par l’entremise d’un réseau collégial fort dans toutes les régions du Québec. « Il faut défendre haut et fort notre réseau public d’éducation et d’enseignement supérieur. Absolument tout passe par l’éducation. C’est à travers l’éducation que tous les enfants peuvent espérer réaliser leur plein potentiel. L’éducation est un déterminant majeur de la santé publique, rappelle le président de la FSSS-CSN, Jeff Begley. Les compressions imposées par le gouvernement dans l’enseignement supérieur sont inacceptables et elles se font sans vision. L’avenir du Québec, notre développement social et économique, reposent sur un réseau d’enseignement de la plus grande qualité et le plus accessible possible. On se tire dans le pied en coupant dans le réseau pour des objectifs comptables à courte vue ».

Pour la présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches, Ann Gingras, il sera nécessaire plus que jamais de faire preuve de solidarité entre travailleuses et travailleurs de tous les secteurs et en tant que citoyens et citoyennes, afin de refuser l’austérité. « Nous devons nous opposer largement à l’ensemble des politiques d’austérité du gouvernement libéral et surtout à l’idéologie qui sous-tend ces politiques : on voudrait nous faire croire que nous n’avons pas d’autres choix, mais c’est faux. Ils ont fait un choix : celui de favoriser la marchandisation des services publics, celui d’augmenter le fardeau financier des familles. D’autres choix sont possibles : revoir la Politique du médicament, rétablir un palier d’imposition pour les hauts revenus, s’attaquer aux paradis fiscaux, revoir les crédits d’impôt aux entreprises afin de soutenir seulement celles qui en ont vraiment besoin, illustre-t-elle. Il ne faut surtout pas lâcher la pression, même devant l’entêtement apparent du gouvernement. Il faut continuer de parler autour de nous des conséquences de ces choix et de nous mobiliser. Il s’agit de notre bien commun ».

À propos

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe plus de 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. Représentant des travailleuses et des travailleurs de tous les titres d’emploi, dans tous les types d’établissements, la FSSS est l’organisation syndicale la plus représentative du secteur de la santé et des services sociaux. Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches réunit 44 000 membres de 250 syndicats CSN de la région.

Effets dévastateurs des compressions budgétaires

Les chargées et chargés de cours affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) dénoncent les impacts concrets sur les services aux étudiants qui se font de plus en plus sentir à l’Université Laval. En effet, dans l’objectif de maintenir un équilibre budgétaire, la direction de l’Université Laval va imposer des coupes dans les budgets des facultés qui risquent de porter atteinte à l’offre de cours dès la session d’hiver 2015 : cours supprimés, fusionnés ou reportés, taille des groupes plus importante. Voilà ce à quoi pourraient s’attendre les étudiants tandis que les chargées et chargés de cours, qui assurent plus du tiers de l’enseignement au 1er cycle, verraient leur offre d’emploi diminuer.

Le réseau universitaire fragilisé

Partout au Québec, les coupes irresponsables imposées par le gouvernement libéral mettent les universités en danger, en imposant une pression énorme sur le réseau et rendent difficile, voire impossible, l’atteinte de ses objectifs et de ses missions fondamentales. Les coupes successives affectent les services aux étudiantes et aux étudiants, augmentent leur nombre par classe, diminuent l’offre de cours, ce qui nuit à la diversité, à l’accessibilité et à la qualité de l’enseignement.

Des coupes à l’aveugle

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval déplore d’autre part que le gouvernement procède à de telles coupes sans posséder un portrait actuel de l’ensemble du réseau universitaire québécois.

Le gouvernement doit agir de manière responsable et dresser rapidement un portrait détaillé des universités québécoises, ce qui permettrait de révéler l’état général du réseau ainsi que ses besoins réels. Il est aussi primordial, pour le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval, que le gouvernement dévoile le rapport final sur la politique de financement des universités, dont la publication était attendue en juin 2014.

À propos

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval représente 1800 membres en lien d’emploi, dont 900 sont actuellement sous contrat.

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la FNEEQ est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Coupes à l’Université du Québec en Outaouais (UQO)

Les chargées et chargés de cours affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) dénoncent les effets concrets sur les services aux étudiantes et étudiants qui se font de plus en plus sentir à l’UQO. En effet, la Haute direction met de la pression sur les responsables de programme pour qu’ils réduisent l’offre de cours du prochain trimestre. La qualité de l’enseignement diminuera avec des nombres d’étudiantes et d’étudiants plus élevés par cours. « Nous sommes inquiets, car cela aura un effet pervers sur nos contrats. Les professeures et professeurs perdront des cours de leur charge régulière de travail et auront le droit de venir récupérer des cours pour lesquels nous avons déjà signé les contrats. », a déclaré la présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCC-UQO), Marie Josée Bourget.

Le réseau universitaire fragilisé Partout au Québec, les coupes irresponsables imposées par le gouvernement libéral mettent les universités en danger, en imposant une pression énorme sur le réseau et rendent difficile, voire impossible, l’atteinte de ses objectifs et de ses missions fondamentales. Les coupes successives affectent les services aux étudiantes et aux étudiants, augmentent leur nombre par classe, diminuent l’offre de cours, ce qui nuit à la diversité, à l’accessibilité et à la qualité de l’enseignement.

Il est aussi primordial, pour le SCCC-UQO, que le gouvernement dévoile le rapport final sur la politique de financement des universités, dont la publication est attendue depuis juin 2014.

À propos

À l’UQO, près de 60 % des cours de 1er cycle sont enseignés par les personnes chargées de cours. Un peu plus de 650 personnes y sont chargées de cours.

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la FNEEQ est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

 

Les cégeps débutent la lutte contre les nouvelles compressions budgétaires

Plusieurs syndicats des cégeps du Québec dont ceux affiliés à Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) tiennent aujourd’hui une journée nationale de manifestation afin de dénoncer les compressions supplémentaires de 19 millions dans le réseau collégial.

Pour Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ-CSN, ces compressions mettent en péril la réussite et l’avenir de plusieurs étudiantes et étudiants. « Encore une fois, le gouvernement du Québec applique des mesures d’austérité qui obligeront les directions à faire des choix déchirants ayant un impact direct sur les services aux étudiants. Par exemple, les heures d’ouverture des bibliothèques, l’aide pédagogique et l’aide aux étudiants en difficultés risquent d’être durement touchés par les compressions », affirme-t-elle.

Pour Caroline Senneville, présidente de la fédération, cette décision idéologique s’inscrit dans un plan d’attaque généralisé contre les services publics. « Lorsqu’un gouvernement décide d’amputer ses budgets en éducation, c’est l’ensemble de la société qui est pénalisé. Les solutions pour financer nos services publics sont nombreuses, mais encore faut-il que le gouvernement accepte de regarder la colonne des revenus. Par exemple, l’année dernière, l’industrie financière a engendré des profits records de 31 milliards, alors que leur fardeau fiscal a nettement diminué depuis l’abolition de la taxe sur le capital en 2011 », conclut-elle.

Ces 19 millions portent la somme des compressions dans le réseau collégial à 109 millions depuis quatre ans. Elles ont été dénoncées par l’ensemble de la communauté collégiale, donnant lieu à plusieurs actions concertées entre les parties syndicales et la direction des établissements.

Des manifestations se tiennent aujourd’hui sur l’ensemble du territoire. Elles précèdent la grande manifestation contre l’austérité qui aura lieu ce samedi à Montréal et à Québec.

Le retour de la soupe populaire

Les enseignants du Collège Rosemont, conjointement avec les employé-es de soutien, les professionnel-les et les étudiantes et étudiants, invitent la population à une soupe populaire, afin de dénoncer les compressions budgétaires que le ministre Bolduc a récemment imposées au réseau collégial. Le 27 novembre, de 11 h 15 à 13 h, à l’entrée principale du Collège Rosemont (6400, 16e avenue), on offre de la soupe chaude aux affamé-es de justice sociale.

Avec ces coupes additionnelles de 400 000 dollars, qui arrivent en milieu d’exercice financier, l’administration du Collège Rosemont n’aura d’autre choix que de couper dans les services aux étudiants », affirme Francis Careau, président du Syndicat des professeurs (SPCR).

Le 27 novembre, afin de bien marquer leur mécontentement, les syndicats enseignants de cégep de la FNEEQ organisent, dans toutes les régions du Québec, des activités de perturbation et de visibilité dans leur établissement.

Le SPCR est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

Un grand pas vers l’affirmation !

Le Forum sur les enseignantes et les enseignants universitaires contractuels organisé par la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) a conclu ses travaux hier en soulignant la 14e Journée nationale des chargées et chargés de cours.

Pendant deux jours, quelque 200 personnes ont mené des discussions entourant le phénomène de la contractualisation en enseignement supérieur. Venus des quatre coins du Québec, les enseignantes et les enseignants universitaires contractuels, accompagnés de leurs collègues de la communauté universitaire québécoise et canadienne (professeurs et professionnels de recherche – ACPPU, FPPU), et de partenaires du Mexique, de la Colombie-Britannique et de l’Ontario, ont contribué activement au succès de l’événement. Si le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche de la Science, le Dr Yves Bolduc, a souligné la présence essentielle des chargés de cours dans les universités, la qualité de l’enseignement et la nécessité d’investir dans les universités, Véronique de Sève, vice-présidente de la CSN responsable du dossier de l’éducation, n’a pas manqué de lui rappeler que les compressions imposées par son gouvernement détruisent les services publics que nous nous sommes donné au fil des ans. Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ, a quant à elle indiqué que le statut d’emploi n’a rien voir avec la qualité de l’enseignement.

Pour Sylvain Marois, vice-président de la FNEEQ responsable du regroupement université, la tenue de ce forum démontre que les enseignants universitaires contractuels sont plus que jamais décidés à faire reconnaitre leur apport à l’enseignement universitaire.

« Le personnel enseignant contractuel contribue depuis des décennies à la qualité de l’enseignement dans les universités et il ne s’agit pas d’un épiphénomène », a t-il déclaré. « Les chargées et chargés de cours ont contribué de façon indéniable à l’accessibilité et à la démocratisation de l’enseignement supérieur », a-t-il-poursuivi.

Alors que Vincent de Gaulejac, professeur et sociologue français, a dénoncé la course à la performance et l’idéologie manégériale qui conduisent nécessairement à l’échec en conférence d’ouverture, Marie-Pierre Boucher, chargée de cours et chercheure, a illustré de façon remarquable la croissance du phénomène de la contractualisation dans les universités, faisant ressortir le fait que les chargées et chargés de cours absorbent à même leurs conditions de vie et de travail les chocs de la transformation des universités.

Lors des ateliers, les participantes et les participants ont approfondi leurs réflexions au sujet de la formation à distance, de la précarité et de l’intégration, de la propriété intellectuelle, de la qualité de l’enseignement, du travail en coalition avec la communauté universitaire et des questions reliées à la recherche, à la création et aux services à la collectivité.

« Ce forum, premier du genre, a permis de resserrer les liens et de contribuer au sentiment de valorisation du travail que les enseignantes et les enseignants universitaires contractuels accomplissent à tous les jours. Les chargées et chargés de cours ne sont pas seuls. Ensemble, ils constituent une force avec laquelle il faut composer », conclut la présidente de la FNEEQ, Mme Caroline Senneville.

Profil de la FNEEQ

La FNEEQ-CSN regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, le établissements privés et les universités, notamment 10 syndicats de chargées et chargés de cours, le Syndicat des tutrices et des tuteurs de la Télé-Université, l’Association des étudiants salariés diplômés de l’Université McGill et les chargées et chargés d’enseignement de l’ÉTS. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Faisons tomber les mythes !

C’est dans le cadre du Forum sur les enseignantes et les enseignants universitaires contractuels que la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) souligne aujourd’hui, le 22 novembre, la Journée nationale des chargées et chargés de cours.

Sylvain Marois, vice-président de la FNEEQ responsable du regroupement université, indique que la contribution des enseignantes et des enseignants universitaires contractuels, qu’ils soient chargés de cours, tuteurs en formation à distance, superviseurs de stage, chargés d’enseignement, chargés de formation pratique, chargés de clinique, coach ou accompagnateur musical, est fondamentale pour la qualité de l’enseignement offert aux étudiantes et aux étudiants dans nos universités.

En ce 22 novembre, au salon Sherbrooke de l’Hôtel Gouverneur Place Dupuis à Montréal, se tient une exposition de publications donnant un aperçu de la diversité des réalisations professionnelles des chargées et chargés de cours ainsi qu’une exposition d’oeuvres picturales et autres expressions artistiques de l’art contemporain créées par des artistes professionnels enseignants universitaires. Des artistes et des auteurs seront sur place à l’heure du midi pour échanger. Mentionnons par ailleurs que le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science, M. Yves Bolduc, prononcera une courte allocution à la clôture de l’événement, soit vers 17 heures.

Voici le programme de cette deuxième journée du Forum, le samedi 22 novembre :

9 h 30 Ateliers

11 h Enquête sur la contractualisation en enseignement supérieur Conférence de Marie-Pierre Boucher, docteure en sociologie et chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal, à l’Université de Montréal ainsi qu’à l’Université du Québec en Outaouais. Elle est membre du comité École et Société de la FNEEQ

12 h Période de questions

12 h 30 Dans le cadre de la Journée nationale des chargées et chargés de cours, rencontre avec des auteurs et des artistes Exposition de publications donnant un aperçu de la diversité des réalisations professionnelles des chargées et chargés de cours et sous le thème de L’engagement, une exposition d’œuvres picturales et autres expressions artistiques de l’art contemporain créées par des artistes professionnels enseignants universitaires. Des partenaires de la communauté universitaire prendront la parole à ce moment pour souligner la Journée nationale de personnes chargées de cours.

14 h 30 Liens entre enseignement et recherche Débat contradictoire

Anne-Marie Baraby, chargée de cours en grammaire du français au département de linguistique de l’UQAM et en linguistique innue pour le Centre des premières nations Nikanite de l’UQAC Thomas Collombat, professeur au Département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais Claude Fortin, vice-présidente du Comité exécutif de la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU) Bernard Larouche, chargé de cours en santé et sécurité au travail et en coaching à l’UQAC Nourredine Mouelhi, professeur à temps partiel en philosophie, vice-président, affaires externes, Association des professeur.e.s à temps partiel, Université d’Ottawa Michel Umbriaco, professeur titulaire en éducation (Télé-université) et président du comité sur le financement des universités de la Fédération québécoise des professeurs et professeurs d’université (FQPPU)

17 h Mot du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la la Science, M. Yves Bolduc

17 h 15 Mots de clôture Diane Woloschuk, présidente de la Fédération canadienne des enseignants (FCE) Véronique de Sève, vice-présidente de la CSN Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ

Profil de la FNEEQ

La FNEEQ-CSN regroupe quelque 33 000 membres, notamment, les membres des syndicats dans une douzaine d’institutions universitaires, dont 10 syndicats de chargées et chargés de cours, le Syndicat des tutrices et des tuteurs de la Télé-Université, l’Association des étudiant-es diplômé-e-s employé-e-s de McGill et les chargées et chargés d’enseignement de l’ÉTS. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Un choix irresponsable et dangereux

La CSN dénonce avec vigueur les nouvelles coupes imposées aux réseaux universitaire et collégial. Un choix irresponsable et dangereux de la part du gouvernement libéral qui, une fois de plus, s’attaque au modèle québécois avec ses politiques d’austérité effrénées.

Un choix irresponsable

Pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), la Fédération des professionnèles (FP-CSN) et la CSN, les coupes de 20 millions de dollars dans le réseau collégial, qui s’ajoutent à celles de 109 M$ imposées depuis quatre ans, et de 30 millions pour les universités, somme qui totalise 200 M$ de compressions cette année, auront des conséquences désastreuses pour ces institutions, ceux qui les fréquentent et les salarié-es qui y œuvrent. « Il est complètement irresponsable d’imposer des coupes d’une telle ampleur aux établissements d’enseignement supérieur qui souffrent d’un financement inadéquat, et ce, en plein milieu de l’exercice financier », dénonce Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable du dossier de l’éducation.

Une attaque frontale

Pour la CSN et ses fédérations, s’attaquer de la sorte au réseau collégial ainsi qu’aux universités est un jeu dangereux pour l’avenir du Québec. « L’éducation est la pierre angulaire du développement du peuple québécois. Nous devons la protéger et la renforcer. En agissant de la sorte, le gouvernement de Philippe Couillard fragilise dangereusement notre système d’éducation. C’est le développement de la société qui est menacée, note Véronique De Sève. Ces compressions mettent en péril le soutien à l’apprentissage ainsi que toutes les mesures particulières visant la réussite, la persévérance et la vie socioculturelle et sportive dans les établissements. »

Le 29 novembre à Montréal et à Québec

La FNEEQ-CSN, la FEESP-CSN, la FP-CSN et la CSN invitent les Québécoises et les Québécois à prendre la rue massivement le 29 novembre prochain à Montréal et à Québec afin de faire comprendre au gouvernement qu’il joue à un jeu dangereux, pour lequel il n’a jamais été mandaté. « Il est encore temps d’arrêter ce gouvernement avant qu’il saccage tout ! », conclut la vice-présidente de la CSN.

À propos

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) compte plus de 400 syndicats affiliés représentant environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. La Fédération des professionnèles (F-CSN) représente plus de 8000 professionnel-les, techniciennes et techniciens, œuvrant dans différents secteurs d’activité.

Les profs de cégep présentent leurs demandes

L’Alliance des syndicats des professeures et des professeurs de cégep (ASPPC), qui regroupe l’ensemble des enseignantes et des enseignants de cégep du Québec, a procédé au dépôt de ses demandes sectorielles au Comité patronal de négociation des collèges (CPNC). L’Alliance compte déployer beaucoup d’énergie afin de garantir l’accessibilité à une éducation supérieure de qualité.

Les représentantes et les représentants de l’Alliance estiment qu’il est nécessaire de réinvestir dans le réseau collégial afin d’assurer sa pérennité et d’améliorer la réussite. Les interventions particulières exigées du corps professoral concernant notamment les étudiantes et les étudiants en situation de handicap (EESH), aussi désignés par l’expression étudiantes et étudiants aux besoins particuliers, devront être prises en considération. « Depuis 2007, le nombre d’étudiantes et d’étudiants en situation de handicap a augmenté de 400%. Si le rapport de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse publié en 2012 a insisté sur les obligations du réseau collégial envers les étudiantes et les étudiants ayant des besoins particuliers, la présente négociation sera l’occasion de donner les ressources dont ont besoin les enseignantes et les enseignants pour mieux les soutenir », de revendiquer Mario Beauchemin, président de la FEC-CSQ.

Pour Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ-CSN, cette négociation sera l’occasion de lutter contre la précarité vécue par beaucoup d’enseignantes et d’enseignants de cégep. « Il est clair que la situation à la formation continue doit être améliorée. Il n’est pas normal qu’une personne qui fait le même travail que son collègue n’ait pas le droit à la même rémunération ni aux mêmes conditions de travail et d’exercice de la profession », affirme-t-elle. Pour les représentantes et représentants syndicaux, les demandes répondent aux défis importants que pose la conjoncture démographique et socioéconomique actuelle. Elles visent notamment à trouver des solutions pour augmenter l’attractivité des programmes d’études, pour favoriser l’obtention d’un premier diplôme postsecondaire et pour favoriser l’attraction, l’insertion et la rétention du personnel enseignant. Les demandes syndicales se divisent en quatre thèmes : la précarité, la tâche et l’organisation du travail, la rémunération et l’appartenance à l’enseignement supérieur, et la consolidation du réseau collégial.

L’Alliance des syndicats des professeures et des professeurs de cégep regroupe les syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et à la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ). Réunies, ces deux organisations rassemblent 20 500 membres, soit l’ensemble du corps professoral du réseau des cégeps.

Des recommandations qui laissent place à certaines inquiétudes

Le rapport Demers sur l’offre de formation collégiale rendu public aujourd’hui à Trois-Rivières laisse planer des inquiétudes et des doutes quant aux véritables intentions du gouvernement.

Ainsi, trois sujets, qui sont énoncés à la toute fin du rapport, nous questionnent fortement puisqu’ils n’ont pas été l’objet de consultation.  « Le rapport Demers indique en effet qu’il faut revoir la  formation générale, réviser l’épreuve uniforme en langue d’enseignement et accroître les responsabilités des établissements en matière de programmes d’étude. Quel est le but d’ajouter de telles réflexions à un chantier déjà bien défini ? », signale Véronique de Sève, vice-présidente de la CSN responsable du dossier de l’éducation au sein de la confédération.

De son côté,  la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ) responsable du regroupement cégep, Nicole Lefebvre, estime que la voie que favorise le rapport Demers en ce qui a trait à la valorisation des programmes techniques est fort problématique. « L’introduction de tant de souplesse et de voies de sortie, par exemple l’obtention de DEC par cumul,  en modules, l’introduction de nouveaux titres, tout cela va à l’encontre de la valorisation du diplôme collégial et d’une formation de niveau de l’enseignement supérieur », estime-t-elle.

Il importe de tenir compte des conséquences sur la vitalité des collèges, des régions, mais également des champs d’intérêt des étudiantes et des étudiants. Toutefois, la CSN s’oppose à la recommandation visant à permettre aux collèges de substituer un certain nombre de compétences institutionnelles à des compétences ministérielles. Elle réaffirme également son inquiétude face à la promotion d’une stratégie de formation à distance sans qu’un bilan national des expériences n’ait eu lieu.

À maintes occasions, nous avons déploré la structure du financement de la formation continue, notamment le fait qu’il s’agisse d’une enveloppe de financement fermée qui ne tient pas compte de la demande.  « Nous saluons donc la volonté de permettre un encadrement plus  approprié à la formation continue, mais il faut garantir aux enseignantes et aux enseignants de ce secteur des conditions d’exercice et d’enseignement semblables à celles du secteur régulier », indique la vice-présidente de la FNEEQ.

Peu importe le contexte de politique d’austérité du gouvernement, Guy Demers, le président du chantier, mentionne l’importance de la stabilité du financement du réseau collégial et de la nécessité que des moyens soient octroyés à la mise en place des recommandations.

« Avoir du courage et de l’audace, comme le souhaite le rapport Demers, ce serait davantage de soutenir et d’assurer la pérennité du réseau collégial, et non de le morceler », conclut Marjolaine Côté, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP).

La CSN souhaite fortement être impliquée dans la suite des travaux et la mise en œuvre de recommandations.

À propos de la CSN, de la FNEEQ-CSN et de la FEESP-CSN

La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités. La Fédération des employées et employés de services publics-CSN (FEESP-CSN) compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 travailleuses et travailleurs dans le domaine des services publics et parapublics.

Compressions libérales : l’enseignement supérieur écope à nouveau

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénonce avec force les compressions additionnelles imposées aux universités, telles que révélées aujourd’hui dans La Presse. Le réseau universitaire québécois, actuellement sous-financé, se voit imposer des restrictions budgétaires additionnelles et récurrentes par l’administration libérale.

« De nouvelles compressions s’abattent encore sur le Québec, sous l’égide de Philippe Couillard. Ces compressions s’ajoutent à celles imposées dans les commissions scolaires, les cégeps et dans les programmes sociaux », fustige Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable politique du dossier de l’éducation. « Quel manque de vision ! Il faut cesser de voir les sommes versées dans l’enseignement comme une dépense : il s’agit d’un investissement essentiel dont les retombées sont multiples ».

Notons que le Parti libéral prônait, lors du Sommet de l’enseignement supérieur de l’an dernier, qu’il fallait faire « le choix de l’économie du savoir » et qu’un « investissement insuffisant continuerait de creuser le sous-financement [des universités] ».

« Pour la CSN, l’enseignement universitaire est un bien commun dont l’accessibilité doit être assurée à toutes les personnes qui le désirent et qui en ont les capacités. Pour ce faire, il est impératif de garantir un financement public adéquat de l’enseignement universitaire. Les coupes à répétition ne peuvent que compromettre l’accessibilité, la qualité de l’enseignement de même que la capacité de l’université d’assumer toutes ses missions. Qui plus est, le projet de loi 15 imposant un gel aveugle d’effectifs risque de mettre en péril le réseau des universités du Québec, un joyau de l’enseignement supérieur au Québec », de conclure madame De Sève.

À propos de la CSN, de la FNEEQ-CSN, de la FP-CSN et de la FEESP-CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.
 Les fédérations affiliées à la CSN qui comptent des membres dans le domaine de l’éducation sont la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), la Fédération des professionnèles (FP-CSN) et la Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN).

Appel à l’action

Cette année marque la 20e édition de la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants. Et pour marquer l’événement, l’Internationale de l’éducation (IE) et ses organisations affiliées, dont la FNEEQ, lancent un appel à l’action.

Fred van Leeuwen, secrétaire général de l’organisation, indique qu’« afin de marquer la fin de la campagne Uni(e) s pour l’éducation de qualité de l’IE et de faire de cette Journée mondiale des enseignantes et des enseignants l’édition la plus exceptionnelle jamais organisée, nous invitons les enseignants et le personnel de l’éducation à agir en envoyant un message au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, afin de lui faire part de leur soutien envers une éducation de qualité pour toutes et tous, de l’inclusion de l’éducation parmi les objectifs pour le développement pour l’après 2015, et de la campagne mondiale en faveur de la scolarisation de toutes les filles. »

La présidente de la FNEEQ, Caroline Senneville souligne que les enseignantes et les enseignants accomplissent leur travail dans des conditions de plus en plus difficiles. « Nous n’avons qu’à penser aux compressions et aux politiques d’austérité qui menacent les conditions de l’exercice de la profession et réduisent l’accessibilité et l’égalité des chances pour toutes et tous », affirme-t-elle.

Quant à Véronique de Sève, vice-présidente de la CSN responsable du dossier de l’éducation, elle rappelle que la plate-forme en éducation adoptée par la CSN est claire : « l’éducation est non seulement un droit humain, mais également une responsabilité sociale. Or, le gouvernement libéral, qui impose des compressions en prétendant qu’il n’y aura aucune répercussion sur les services aux élèves, met sérieusement en péril les acquis de la société depuis 50 ans. »

À l’échelle mondiale comme à l’échelle nationale, l’accessibilité à une éducation publique de qualité interpelle directement les autorités gouvernementales et est intimement liée aux conditions de l’environnement des enseignements, des apprentissages et aux ressources pédagogiques qui y sont dédiées.

C’est donc une invitation à l’action à laquelle sont conviés les membres de la FNEEQ. Parce que l’éducation, c’est un droit fondamental.

• par courriel à wtd@ei-ie.org ou • sur Twitter avec les mots-clics #unite4ed et #FneeqCSN

À propos de la CSN et de la FNEEQ-CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 320 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Éradiquer le phénomène en posant des gestes concrets

C’est avec beaucoup d’intérêt que Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, responsable du dossier de l’éducation, et Caroline Quesnel, vice-présidente de la FNEEQ, responsable du regroupement des établissements scolaires privés, prennent part aujourd’hui au Forum sur la lutte contre l’intimidation organisé par le gouvernement québécois.

« Si le forum a pour objectif de mobiliser les acteurs concernés et de dégager les pistes d’action d’un plan de lutte contre l’intimidation, il faudra cependant plus que des orientations pour changer les mentalités », affirme madame De Sève.

Pour la CSN et pour la FNEEQ, un suivi éducatif est nécessaire, mais il doit s’accompagner de sérieuses mesures de formation pour le personnel ainsi que de mesures pour l’éducation et la sensibilisation des jeunes.

« Dans nos écoles et dans nos collèges, nous faisons face à la croissance du phénomène de l’intimidation, entre autres, dans les médias sociaux, et il est urgent de définir et de mettre en place les services nécessaires au soutien des jeunes qui sont victimes d’intimidation ainsi qu’à ceux qui commettent de tels actes », précise madame Quesnel.

La lutte à la violence et à l’intimidation à l’école suppose la collaboration de tout le monde; celle des élèves, celle du personnel, mais aussi celle des directions d’école et des parents. Cette lutte nécessite un engagement financier à long terme dans le réseau scolaire de façon à pouvoir disposer des ressources humaines et des outils éducatifs nécessaires. « Or, le gouvernement libéral nous parle de compressions et d’austérité sur tous les tons. Cela nous semble en contradiction avec l’élaboration et la mise en place de mesures pour s’attaquer véritablement au problème de l’intimidation à l’école », ajoute madame Quesnel.

Par ailleurs, madame de Sève souligne que l’intimidation est un phénomène qui n’est pas exclusif à l’école. « Les milieux de travail n’en sont pas exempts et bien que le dispositif de plaintes pour harcèlement psychologique soit un acquis, cela est loin de constituer une panacée : il judiciarise gravement un problème qui aurait intérêt à être traité d’abord sur le plan de la prévention et de la santé-sécurité. »

La vice-présidente de la CSN rappelle également que les personnes âgées peuvent elles aussi être victimes d’intimidation. « Là encore, des mesures de dépistage et de lutte à la maltraitance sont nécessaires, mais les compressions budgétaires risquent de compromettre les efforts pour mettre en œuvre le plan gouvernemental de lutte à la maltraitance contre les aînés. »

La lutte à l’homophobie constitue un autre front de lutte à l’intimidation où la CSN est active avec son comité confédéral LGBT, « Nous appelons les syndicats de la CSN à s’engager fermement dans la lutte à l’homophobie en milieu de travail. »

« Nous espérons vivement que la tenue de ce Forum donnera lieu à des actions concrètes afin d’éradiquer une fois pour toutes, le phénomène de l’intimidation sous toutes ses formes et dans tous les milieux », conclut la vice-présidente de la CSN.

À propos de la CSN et de la FNEEQ-CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Pas question sans consultation

Depuis quelques jours, le gouvernement libéral avance l’idée de réduire de façon substantielle les subventions accordées aux écoles privées. Est-ce une réelle volonté ou un simple ballon d’essai?

Pour la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) responsable du regroupement privé, Caroline Quesnel, « Si le ministre Bolduc va de l’avant avec ce projet, des fermetures d’écoles et des pertes d’emplois seront inévitables. »

Apporter de telles modifications au mode de financement des écoles privées, c’est s’attaquer à la structure même du réseau d’éducation estime la vice-présidente de la FNEEQ. Un changement de cet ordre exige une planification rigoureuse, incluant la consultation et la participation des organisations et intervenants concernés.

« La FNEEQ est en faveur de l‘intégration, par conversion, des établissements privés au secteur public, dans le respect des droits du personnel qui y œuvre. Mais avant d’arriver à cette intégration, la FNEEQ s’oppose à la réduction graduelle du financement des écoles privées et souhaite le maintien des paramètres actuels des subventions du réseau d’enseignement privé », indique madame Quesnel.

Procéder à un bouleversement d’une telle ampleur accentuerait la pression sur les conditions de travail et créerait incertitude et insécurité chez le personnel, rendrait les conditions d’étude des élèves plus ardues, sans compter que cela engendrerait un fort sentiment d’inquiétude des parents.

Soyons clairs : pour la FNEEQ, il y a des milliers d’emplois de qualité dans le réseau des collèges privés qui sont occupés par un personnel dévoué, compétent et professionnel. Cette expertise est importante pour l’ensemble du réseau de l’éducation. Et il faut en assurer le maintien.

À propos de la FNEEQ-CSN

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé de la FNEEQ compte 39 syndicats rassemblant plus de 3500 membres.

L’école publique : richesse collective menacée par l’austérité

En cette sixième édition de la Semaine pour l’école publique, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) tient à souligner le rôle déterminant de l’école publique, grâce à laquelle plus d’un million d’élèves québécois ont accès à une éducation de qualité. Cependant, celle-ci est plus que jamais menacée par l’idéologie prônée par le gouvernement de Philippe Couillard.

« Les gestes que nous posons aujourd’hui ont des répercussions importantes pour la suite des choses. Dans cette ère d’austérité imposée par le gouvernement Couillard, l’école publique est fragilisée par l’annonce de multiples compressions, alors qu’elle souffre depuis plusieurs années d’un sous-financement qui affecte directement les services aux élèves de même que les infrastructures dans lesquelles est prodiguée l’éducation », a exprimé d’emblée Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable du dossier de l’éducation. Les compressions annoncées affecteront de plein fouet les conditions d’apprentissage des élèves ainsi que les conditions de travail du personnel. « On a vu comment les coupes imposées récemment affectent l’aide aux devoirs, l’aide alimentaire, l’achat de livres, le soutien aux élèves en difficultés, etc. C’est un affront de prétendre que les services à la population ne sont pas touchés » dénonce Mme De Sève.

Qui plus est, le ministre Bolduc laisse planer une incertitude malsaine sur l’avenir du système d’éducation. « Le ministre Bolduc n’est en rien rassurant lorsqu’il affirme que “tout est sur la table”. Il semble maintenant vouloir remettre en cause l’existence même des commissions scolaires », de souligner madame De Sève

Le système éducatif forme un continuum : dès la petite enfance, les services de garde éducatifs en CPE et en milieu familial permettent de poser les premiers jalons vers la réussite scolaire. Par la suite, les écoles publiques doivent avoir les moyens nécessaires pour répondre aux élèves ayant des besoins spécifiques et permettre la réussite du plus grand nombre, afin de favoriser l’égalité des chances. Il importe également de mettre fin à la sélection des élèves en fonction de leurs résultats scolaires en ce qui concerne les projets éducatifs, et ce, tant dans les écoles privées que dans les écoles publiques.

« L’école publique est un acquis formidable et elle doit recevoir tout le soutien nécessaire de l’État. Couper dans l’éducation c’est faire des économies aberrantes » conclut Véronique de Sève.

À propos de la CSN, de la FNEEQ-CSN, de la FEESP-CSN et de la FP-CSN

La CSN est une organisation syndicale composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. Elle regroupe trois fédérations du réseau de l’éducation, soit la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) et la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

La FNEEQ souligne l’apport indispensable du personnel de soutien en éducation

À l’occasion de la Journée nationale du personnel de soutien en éducation, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) tient à souligner le travail indispensable que ce personnel accomplit quotidiennement.

« Leur travail est trop souvent méconnu », souligne Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ, « Pourtant, ils accomplissent des tâches essentielles au bon fonctionnement des établissements scolaires, des collèges privés, des cégeps et des universités », indique-t-elle.

Entre autres, ils accueillent les élèves, ils assurent l’administration des résultats scolaires et le secrétariat, le travail dans les bibliothèques, l’appui dans les laboratoires et voient à garantir un environnement propre, sécuritaire et sain. La FNEEQ tient donc à saluer le travail de collègues de travail qui assument, au quotidien, un travail primordial.

Profil de la FNEEQ

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) re-groupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la FNEEQ est l’organisation syndi-cale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Mandat de grève au Collège Villa Maria

Lors d’une assemblée générale spéciale tenue hier soir, les membres de la section du personnel non enseignant du Syndicat des enseignantes et enseignants de Villa Maria – CSN ont voté à 93 % en faveur d’une banque de 24 heures de grève, qui pourra être utilisée au moment jugé opportun. Les négociations ont débuté le 23 août 2013. Depuis, une vingtaine de séances de négociation ont eu lieu.

« Les négociations en vue de notre première convention collective s’étirent. Nos membres en ont assez et ils souhaitent en arriver à une entente équitable le plus rapidement possible », indique le président du syndicat, Mathieu Morin. 
 Le collège procède à de nombreuses coupes de postes et à des mouvements de personnel continuellement et de manière arbitraire estime le syndicat. Le personnel est excédé. « Malheureusement, notre employeur reste sourd à nos préoccupations et semble prendre plaisir à multiplier les obstacles au lieu de chercher des solutions », déplore M. Morin. Les négociations achoppent au sujet de clauses normatives, qui n’engendrent aucun coût pour l’employeur. Le respect, ça ne coûte rien! 
 Une prochaine rencontre de négociation aura lieu le 24 septembre prochain.

À propos de la FNEEQ-CSN

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé de la FNEEQ compte 39 syndicats rassemblant plus de 2300 membres. La FNEEQ-CSN est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

La FNEEQ-CSN accueille un nouveau syndicat

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ) accueille un nouveau syndicat de chargés de cours ! En effet, le Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure – CSN (Service des enseignements généraux), qui regroupe une centaine de membres, a officiellement été accrédité. Les membres ont élu leur comité exécutif et ont adopté les statuts et règlements du syndicat lors de leur première réunion d’assemblée générale, le 4 septembre.

Pour Sylvain Marois, vice-président de la FNEEQ, « les chargées et chargés de cours de l’ÉTS, en se joignant au plus grand regroupement d’enseignants universitaires contractuels au Québec, trouveront écho à leurs préoccupations, mais aussi une indéfectible solidarité. Ils pourront échanger, discuter, établir des stratégies communes, fort utiles lors des négociations. Nous sommes très heureux de pouvoir travailler avec eux et ainsi contribuer à faire reconnaitre leur importante contribution à l’enseignement universitaire. Nous sommes fiers de les compter parmi nous », ajoute le vice-président de la FNEEQ, responsable du regroupement université. Les 11 et 12 septembre, les représentants des chargé-es de cours de l’ÉTS assisteront à la réunion de la rentrée du Regroupement université de la FNEEQ et rencontreront leurs collègues des universités en provenance de toutes les régions du Québec.

Profil de l’organisation

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement université de la FNEEQ compte plus de 12 000 membres et est composé de 9 syndicats des personnes chargées de cours, du Syndicat des tutrices et des tuteurs de la Télé-université ainsi que de l’Association des maitres d’enseignement de l’École de technologie supérieure, auquel peut s’adjoindre l’Association des étudiantes et des étudiants salarié-es diplômé-es de l’Université McGill.

Affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la FNEEQ est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Enseignement supérieur : la précarité des enseignants, une préoccupation grandissante !

Une délégation de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) prendra part à la onzième rencontre biannuelle de la Coalition du personnel enseignant précaire en enseignement supérieur (COCAL) qui entamera ses travaux ce lundi, 4 août, à New York. Cette coalition regroupe des organisations des États-Unis, du Mexique, du Canada et du Québec.

Pour Sylvain Marois, vice-président de la FNEEQ et responsable du regroupement université, « cette rencontre permettra d’échanger sur nos réalités respectives et d’élaborer une perspective trinationale afin de dénoncer la précarité grandissante des enseignantes et des enseignants universitaires, au Québec comme ailleurs. »

Au cours de la rencontre, il sera question, entre autres, des luttes à mener pour l’équité, de solidarité internationale, ainsi que de l’accessibilité aux études supérieures, de l’endettement étudiant et, bien entendu, de la contractualisation systématique des enseignantes et des enseignants.

« Les problèmes diffèrent d’un pays à l’autre, mais c’est la marchandisation de l’enseignement supérieur, un véritable fléau, qui explique la précarisation et le recours à la contractualisation des enseignantes et des enseignants. Nos conditions de travail sont les conditions d’apprentissage des étudiantes et des étudiants », ajoute le vice-président de la FNEEQ.

À l’aube d’un important forum des enseignants universitaires contractuels que la FNEEQ tiendra à Montréal en novembre prochain (chargesdecours.com), « la tenue de COCAL XI représente une occasion de renforcer les liens et d’inviter nos camarades à s’unir pour protéger nos universités des dérives marchandes », conclut Sylvain Marois.

La délégation de la FNEEQ à la réunion de COCAL XI est composée de Sylvain Marois, vice-président, responsable du regroupement université et de Claire Tremblay, déléguée à la coordination du regroupement université. Ils seront accompagnés de plusieurs délégués des syndicats de chargées et chargés de cours du Québec.

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres. Outre le personnel de douze établissements universitaires, la FNEEQ représente 85% du personnel enseignant dans les cégeps, et le personnel d’une quarantaine d’établissements privés, y compris des établissements de l’ordre collégial. Affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la FNEEQ est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Solidarité ! Solidarity ! Solidaridad !

Fausse note à la Faculté de musique de l’UdeM

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal (SCCCUM), affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), dénonçait, en juin dernier, la décision unilatérale de la Faculté de musique de l’Université de Montréal de mettre fin à l’accompagnement professionnel offert aux étudiants en interprétation de la faculté à compter de la rentrée.

La Faculté de musique demeurant sourde aux dénonciations successives du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal, de l’Association des étudiants-es en musique de l’Université de Montréal et de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec, des membres de celles-ci ont posé un premier geste public et ont distribué des tracts aux spectateurs des concerts qui se déroulaient à l’amphithéâtre de Lanaudière mercredi soir.

Ils répéteront le geste ce soir, le vendredi 8 août.

Ils invitent le grand public à se faire entendre en signant la pétition en ligne sur le site www.faussenote.org afin de dénoncer cette coupe d’un élément essentiel de la formation en musique : l’accompagnement professionnel.

Profil de la FNEEQ La Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la FNEEQ est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Profil du SCCCUM Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal (SCCCUM) regroupe près de 2800 membres, dont des chargés de cours, des chargés de formation pratique, des chargés de clinique, des chargés de formation clinique, des superviseurs de stages, des accompagnateurs et des coachs vocaux.

Éducation : la rentrée, des enjeux et des perspectives

C’est la rentrée pour des milliers d’élèves et d’étudiantes et d’étudiants, pour des milliers des professeurs, d’enseignantes et d’enseignants et de chargées et chargés de cours.

C’est aussi le signal d’une année fort chargée qui s’amorce pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, qui représente 85 % du personnel enseignant dans les cégeps, le personnel d’une quarantaine d’établissements privés, y compris des établissements de l’ordre collégial, et le personnel enseignant contractuel de douze établissements universitaires.

En ce qui a trait au réseau collégial, l’attention de la FNEEQ sera notamment tournée vers les recommandations contenues dans le rapport Demers, transmis au ministre Bolduc en juin, mais dont nous attendons toujours la publication. Le maintien d’une offre de programmes diversifiée dans toutes les régions, afin d’offrir aux étudiants la possibilité d’accéder à l’enseignement supérieur près de leur domicile, l’avenir de la formation technique, la formation continue, la question des élèves en situation de handicap et la baisse démographique sont autant de dossiers sur lesquels la fédération œuvrera au cours de l’année 2014-2015.

Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ, rappelle que « les cégeps constituent l’une des pièces maîtresses pour l’accessibilité à l’enseignement supérieur et sont un outil essentiel pour le développement social, économique et culturel sur l’ensemble du territoire du Québec. Il est bon de rappeler que le Québec est au premier rang en ce qui concerne la diplomation postsecondaire chez les jeunes, en comparaison avec les autres provinces canadiennes, et que cela est largement dû aux cégeps », ajoute-t-elle.

En outre, l’échéance de la convention collective des enseignantes et des enseignants de cégep, le 31 mars 2015, nous mènera au cours de l’année à la consultation de nos membres et à l’élaboration de notre projet de négociation. Affiliée à la CSN, la FNEEQ sera donc du Front commun pour négocier l’ensemble des conditions pécuniaires.

La fédération compte également le personnel d’une quarantaine d’établissements d’enseignement privés, de l’ordre collégial et de l’ordre secondaire parmi ses membres. À l’ordre secondaire, la baisse démographique constitue un défi. La FNEEQ constate par ailleurs que le personnel des établissements privés démontre une volonté de se regrouper pour obtenir des contrats de travail justes, équitables et qui permettent d’obtenir de meilleures conditions d’enseignement. La force du nombre trouve un écho auprès de nombreux non-syndiqués, car la fédération a accueilli plusieurs nouveaux syndicats au cours des deux dernières années, qui auront à négocier une première convention collective, et ce, dans un contexte d’austérité et d’incertitude.

Parmi les activités qui ponctueront l’année de la FNEEQ, mentionnons l’organisation d’un Forum des enseignants universitaires contractuels en novembre prochain. Ce forum, qui culminera avec la tenue de la 13e édition de la Journée nationale des chargées et chargés de cours, le 22 novembre, sera l’occasion de discuter, notamment, de l’autonomie professionnelle, de la liberté académique, de la stabilisation des emplois, mais aussi de l’importance de l’intégration pédagogique et institutionnelle de ces personnels. Ce sera également l’occasion de mettre de l’avant, encore une fois, la nécessaire reconnaissance des quelque 15 000 chargées et chargés de cours qui, rappelons-le, donnent plus de la moitié des cours de 1er cycle, et une part grandissante des cours des cycles supérieurs. « En outre, ce forum s’inscrit dans la démarche plus large de préparation d’États généraux sur l’enseignement supérieur pour lesquels nous prévoyons d’autres activités à l’hiver et au printemps 2015 », précise Mme Senneville.

Enfin, la FNEEQ tiendra son 31e Congrès triennal en mai 2015, à Shawinigan, et la fédération participe activement à l’organisation du 7e Congrès mondial de l’Internationale de l’Éducation, qui aura lieu à Ottawa en juillet 2015.

Profil de l’organisation La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres. Affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la FNEEQ est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Le SCCC-UQO et l’UQO en sont arrivés à une entente

Le Syndicat des chargées et chargées de cours de l’Université du Québec en Outaouais (SCCC-UQO) est arrivé à une entente de principe avec l’Université en fin de journée le 25 juin 2014.

Cette entente survient après seulement six mois de négociation. « Nos demandes étaient raisonnables et nous sommes satisfaits de cette entente. Les augmentations prévues sont de 7,5 % échelonnés sur 3 ans. Une bonification serait même possible pour 2015 et 2016 advenant que les paramètres du secteur public s’avéraient plus élevés que 2 %. Ces augmentations nous permettront de demeurer parmi les personnes chargées de cours les mieux rémunérées au Québec. Toutefois, nous n’en sommes toujours pas à l’équité avec nos collègues professeurs pour leurs tâches d’enseignement. », a affirmé la présidente du SCCC-UQO, Marie-Josée Bourget.

Les autres gains se situent, entre autres, dans le processus d’attribution ainsi que l’évaluation de l’enseignement.

Les personnes chargées de cours enseignent plus de la moitié des cours de 1er cycle à l’UQO. Certaines enseignent même au 2e cycle. Le SCCC-UQO est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ) faisant partie de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

L’Université de Montréal abolit une composante essentielle à la formation des étudiants de musique : l’accompagnement professionnel

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal (SCCCUM), affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), dénonce la décision unilatérale de la Faculté de musique de l’Université de Montréal de mettre fin à l’accompagnement professionnel offert aux étudiantes et étudiants en interprétation de la faculté à compter de la rentrée.

« Les accompagnatrices, les accompagnateurs ainsi que le coachs vocaux assurent aux étudiantes et aux étudiants un volet essentiel à leur formation. En effet, les singularités de l’enseignement de la musique nécessitent des heures d’accompagnement par des pianistes accompagnateurs ou coachs professionnels aguerris. Jusqu’à maintenant, les étudiants bénéficiaient d’un certain nombre d’heures à utiliser tout au long de leur apprentissage instrumental ou vocal. Or, à compter de septembre prochain, les étudiants devront défrayer eux-mêmes les frais encourus pour l’accompagnement, pourtant nécessaires à leur formation, et devront rechercher leurs accompagnateurs, accompagnatrices et coachs vocaux dans le privé », indique Frédéric Kantorowski, président du SCCCUM.

« Aussi, il faut savoir qu’en vertu des programmes d’interprétation, les étudiants doivent se présenter avec un accompagnateur aux examens et récitals. S’ils doivent eux-mêmes défrayer les coûts engendrés par les répétitions, il faut craindre que certains n’aient pas les moyens financiers de se préparer adéquatement », déplore M. Kantorowski.

Sous prétexte d’éponger un déficit de 40 000$, la Faculté de musique choisit d’abolir une pratique en vigueur depuis toujours à l’Université de Montréal, alors que celle-ci est maintenue dans d’autres grandes institutions d’enseignement musical au Québec.

« Depuis la syndicalisation de ces professionnels en 2004, la Faculté n’a cessé d’avoir des rapports conflictuels avec ce groupe de syndiqués », rappelle le président du SCCCUM.

Pour le SCCCUM et la FNEEQ, c’est la qualité de la formation en musique qui est en jeu et c’est également la création d’iniquités entre les étudiants : les plus nantis pourront se payer, au privé, de la formation avec des accompagnateurs ou des coachs vocaux, alors que d’autres ne seront pas en mesure de le faire.

Bref, outre les pertes d’emplois, c’est une hausse des frais déguisée qu’impose l’Université de Montréal aux futurs étudiants de la Faculté de musique.

Profil de la FNEEQ

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la FNEEQ est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. Profil du SCCCUM Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal (SCCCUM) regroupe près de 2800 membres dont des chargés de cours, des chargés de formation pratique, des chargés de clinique, des chargés de formation clinique, des superviseurs de stages, des accompagnateurs et des coachs vocaux.

La FNEEQ accueille un nouveau syndicat de l’ordre collégial !

C’est avec beaucoup de satisfaction que la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) accueille un nouveau syndicat de l’ordre collégial. En effet, le personnel enseignant du Collège Marianopolis, un collège anglophone plus que centenaire, situé à Montréal, a opté pour une affiliation à la FNEEQ-CSN. Il s’agit du 9e établissement collégial de l’ordre privé à se joindre à la fédération. Le dépôt de la demande d’accréditation a été effectué à la mi-mars et l’accréditation du syndicat a été confirmée par le commissaire du travail le 16 avril dernier.

Pour Caroline Quesnel, vice-présidente, responsable du regroupement privé, il s’agit bien évidemment d’une excellente nouvelle. « Nous assistons depuis quelque temps à une intensification des demandes d’affiliation. Il y a là un signal très fort : les enseignantes et les enseignants des collèges privés voient l’avantage de se regrouper pour faire avancer leurs revendications en matière de conditions de travail et d’exercice de la profession. » Mentionnons qu’on compte près d’une dizaine de nouveaux syndicats dans ce regroupement de la FNEEQ depuis quatre ans.

Les 150 nouveaux syndiqués du Collège Marianopolis seront invités à participer à leur première assemblée générale sous peu pour procéder à l’élection des membres du comité exécutif et d’autres membres de comités nécessaires au fonctionnement du syndicat.

« Nous souhaitons donc la plus cordiale bienvenue à ce nouveau syndicat et à ces nouveaux membres. Nous les assurons de notre engagement à les accompagner afin de faire en sorte que le respect et l’équité soient au cœur de leur milieu de travail! Leur présence dans nos rangs viendra certainement enrichir notre représentativité dans le milieu de l’enseignement supérieur », conclut Mme Quesnel.

À propos de la FNEEQ-CSN

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé compte 39 syndicats rassemblant plus de 2300 membres. La FNEEQ-CSN est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

La FNEEQ demande un moratoire au gouvernement Couillard

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants (FNEEQ-CSN) est sensible à la préoccupation de la population concernant la connaissance de l’histoire nationale chez les étudiantes et les étudiants. Il apparaît cependant prématuré d’introduire dès la session d’automne prochain, à l’ensemble des cégeps, un nouveau cours obligatoire d’histoire du Québec au programme de la formation générale commune.

Trois éléments incontournables justifient un moratoire : une évaluation des effets de la réforme du programme d’histoire du Québec et du Canada au secondaire, une consultation élargie sur les composantes de la formation générale commune, obligatoire et complémentaire de même qu’une analyse d’impacts sur l’emploi.

« Nous devons rechercher une plus grande cohérence de tous les ordres d’enseignement, et la formation en histoire en est un exemple patent », fait noter d’entrée de jeu madame Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ-CSN. Rappelons que le nouveau cours d’histoire au secondaire sera graduellement implanté de manière expérimentale en secondaire 3 puis en secondaire 4 dès les deux prochaines rentrées scolaires. Dès lors, l’introduction d’un cours dans le tronc commun collégial doit se faire en 2016, en tenant compte de l’évaluation des effets de cette réforme auprès des élèves des écoles participant à la phase expérimentale. C’est seulement en 2018 qu’il sera possible de déterminer s’il y a véritablement besoin d’un cours d’histoire du Québec au collégial. De plus, les modifications proposées au Règlement sur le régime des études collégiales dépassent le débat sur la place de l’histoire du Québec dans le cursus scolaire. Elles impliquent des changements majeurs quant à la formation collégiale. « L’ajout d’un nouveau cours de la formation commune obligatoire ne peut se faire à la pièce et l’élimination d’un cours de la formation générale complémentaire exige une consultation large », poursuit Caroline Senneville.

Finalement, avant de prendre position sur une telle modification à la formation collégiale, « il faut aussi évaluer son impact sur la grille de cours, sur la tâche des enseignantes et des enseignants et sur l’emploi », conclut la leader syndicale.

À propos de la FNEEQ-CSN

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. La fédération regroupe, entre autres, 85 % des profs de cégep ainsi que le personnel de plusieurs établissements privés de l’ordre collégial. Affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la FNEEQ est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Il est plus que temps de parler d’éducation !

Oui, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) espère encore que les enjeux entourant l’éducation, et plus particulièrement l’enseignement supérieur, feront l’objet de discussions. « Bien sûr, nous avons pris connaissance des quelques articles, entrevues et débats qui ont traité de la question. Cependant, nous constatons un grand vide quant aux véritables questions en enseignement supérieur ! » déplore la présidente de la FNEEQ-CSN, Caroline Senneville. La FNEEQ se joint aux nombreuses organisations qui ont fait entendre leur voix au cours des derniers jours et qui demandent instamment que l’éducation soit un enjeu discuté publiquement.

La FNEEQ s’inquiète, entre autres, de la question de l’accessibilité dans ses dimensions tant financières, géographiques que sociales. Autre préoccupation importante, les suites que les divers partis ont l’intention de donner aux recommandations découlant des chantiers mis en place à la suite de la tenue du Sommet sur l’enseignement supérieur. « Nous avons pu lire dans les médias que Monsieur Couillard n’était même pas en mesure de s’engager à assurer le maintien du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science et de la Technologie, ministère dont nous avions salué la création », souligne Mme Senneville. Qu’adviendra-t-il des recommandations formulées ?

Alors que l’on célèbre le 50e anniversaire du Rapport Parent et la création du ministère de l’Éducation, il faut reconnaître que la gratuité et l’accessibilité aux études ont conduit, dans l’histoire récente du Québec, à une plus grande mixité sociale et à une plus grande fréquentation de l’enseignement supérieur, et ce, au bénéfice de toute la société.

Véritable pierre angulaire de l’enseignement supérieur au Québec, les cégeps viennent en tête de liste de la fréquentation postsecondaire chez les jeunes de 24 ans et moins au Canada. Selon les projections démographiques, en 2015, la plupart des régions auront un effectif étudiant moindre à celui observé en 2010. « Nous aimerions bien connaître les mesures qu’entendent prendre les partis politiques pour assurer la diversité et le développement des programmes collégiaux dans toutes les régions du Québec menacées par la décroissance mise en lumière par les projections démographiques », indique la présidente de la FNEEQ.

Que pensent les chefs de parti de l’accroissement de l’influence du secteur privé en éducation, notamment dans le secteur de la recherche? Comment entendent-ils assurer un meilleur financement du système d’éducation? Quelle est leur position sur les frais afférents dans les cégeps, les droits de scolarité et les frais obligatoires à l’université? Croient-ils à la nécessité d’une meilleure représentation des employés et des étudiants dans les conseils d’administration des collèges et des universités?

Comment les partis politiques entendent-ils répondre à l’augmentation fulgurante du nombre d’élèves aux besoins particuliers au primaire-secondaire? À leur arrivée importante dans les cégeps et les universités? Bien que le personnel non permanent des collèges a crû de manière importante, du côté des enseignantes et des enseignants, la précarité a augmenté de 147 % chez les femmes et de 59,3 % chez les hommes.

Comment votre parti, s’il est élu, va-t-il s’assurer de lutter contre la précarisation des emplois et les problèmes de recrutement du personnel enseignant?

Dans les universités, les personnes chargées de cours donnent entre 52 % et 57 % des cours de premier cycle et enseignent de plus en plus aux cycles supérieurs. Cette contractualisation des enseignants universitaires est en croissance depuis plus de 30 ans. Les quelque 13 000 personnes chargées de cours contribuent quotidiennement à la qualité de l’enseignement universitaire.

Comment votre parti, s’il est élu, entend-il améliorer et stabiliser les conditions de travail et d’enseignement de ces enseignantes et enseignants universitaires?

Enfin, l’éducation tout au long de la vie est devenue incontournable. Le secteur de la formation continue représente cette véritable porte d’entrée pour les adultes au système d’éducation.

Est-ce que votre parti, s’il est élu, s’engage à augmenter de façon significative les budgets disponibles et à développer une véritable politique de la formation continue au Québec?

Reconnaissons aujourd’hui que les partis politiques qui aspirent à diriger le Québec ont le devoir de répondre à ces questions et de trouver des solutions aux principaux défis que nous aurons à relever au cours des prochaines années. « Il reste une semaine à cette campagne électorale. Il nous semble absolument nécessaire que tous les partis se prononcent et fassent état publiquement de leurs positions eu égard aux préoccupations de la fédération et des membres que nous représentons », conclut Mme Senneville.

Profil de l’organisation

La FNEEQ regroupe quelque 33 000 membres qui œuvrent dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés. Elle est l’organisation la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Un an déjà : mais pas de quoi fêter !

Dans un communiqué publié hier, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST) se plait à dire que le « Sommet a mis fin à la pire crise sociale que le Québec ait connue au cours des 25 dernières années »… Un an plus tard, la FNEEQ constate, à l’instar de plusieurs partenaires de la communauté universitaire et du monde collégial, que la «crise sociale» est peut-être derrière nous, mais que les solutions concrètes restent toujours à venir. La présidente de la FNEEQ, Caroline Senneville, rappelle que « le Sommet a quand même consacré l’augmentation constante des droits de scolarité avec l’indexation, ce à quoi nous étions opposés et qui nous a fortement déçus ! »

Le chantier sur la création du Conseil national des universités (CNU) et celui sur la loi-cadre sont terminés depuis juin et septembre 2013 et les propositions se font toujours attendre. Ces chantiers sont pourtant d’une importance fondamentale dans la refonte de nos universités. Comment expliquer le mutisme du MESRST depuis le dépôt des rapports des présidences de ces chantiers ? Seul le chantier sur le financement est toujours en cours de consultation, tel qu’il est prévu dans le calendrier de travail, mais le rapport d’étape rendu public est des plus inquiétants. De plus, le gouvernement ne semble pas vouloir attendre la fin de ce chantier pour aller de l’avant avec une formule de réinvestissement qui n’est pas sans rappeler les contrats de performance proposés par François Legault et dénoncés par le milieu universitaire en 2000.

Les propositions financières présentement soumises et négociées avec les universités ont un impact sur l’offre de cours. « Nous avons cru que les sommes promises lors du Sommet allaient être versées, mais ce n’est pas le cas… et les universités commencent déjà à réduire le nombre de cours qui devaient être offerts en septembre 2014. On ne peut se faire l’apôtre de la qualité de l’enseignement sans lui offrir un soutien adéquat », dénonce la présidente de la FNEEQ.

De plus, malgré la bonification de l’aide financière aux étudiantes et aux étudiants et l’instauration d’une Politique nationale de recherche et d’innovation (PNRI), le financement promis n’est pas au rendez-vous. Après les coupes imposées l’an dernier et l’absence d’une vision financière responsable, la FNEEQ craint le pire pour la diversité des programmes et les services aux étudiants.

Enfin, en ce qui concerne le Chantier sur l’offre de formation collégiale, dont le rapport intérimaire a été publié en janvier 2104 , bien qu’il inscrive la stabilité du financement du réseau comme étant primordiale et énonce clairement un souci de pérennité du réseau collégial dans une perspective de baisse démographique, la FNEEQ demeure inquiète au sujet du maintien de la diversité des programmes et de l’élargissement des formules comme la formation à distance, qui ne doivent pas représenter une panacée. La même hésitation nous amène à la prudence sur la question de l’internationalisation qui doit s’inscrire dans une perspective de coopération et de développement et non dans un processus de marchandisation du savoir.

« L’empressement du ministre Duchesne à célébrer ne doit pas nous faire oublier que le Sommet n’a pas permis de faire le débat sur la question de la gratuité scolaire et que l’augmentation des droits de scolarité imposée par le gouvernement demeure notre plus grande déception », conclut Mme Senneville.

La FNEEQ accueille favorablement l’annonce du ministre Pierre Duchesne d’ajout de sommes additionnelles pour les étudiantes et les étudiants du collégial en situation de handicap

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) salue l’annonce faite, ce matin, par le ministre Pierre Duchesne d’un investissement de 5 millions $ visant le renforcement des services à la population étudiante du collégial en situation de handicap.

La vice-présidente de la FNEEQ–CSN responsable du regroupement cégep, Mme Micheline Thibodeau, estime que « ces sommes contribueront à améliorer le soutien à la population étudiante en situation de handicap, en mettant en œuvre des moyens favorisant leur persévérance et leur réussite scolaires. » Toutefois, elle indique qu’il ne faudrait pas oublier les enseignantes et les enseignants qui doivent eux aussi, entre autres, modifier leurs approches pédagogiques ou encore offrir plus d’encadrement individualisé afin de mieux répondre aux projets d’études de ces étudiantes et de ces étudiants. »

Enfin, la FNEEQ tient à souligner positivement la préoccupation du ministre d’offrir des services en soutien aux étudiantes et aux étudiants adultes en situation de handicap. C’est un pas vers une meilleure reconnaissance des services de formation continue dans les collèges et des adultes en formation. En outre, l’intérêt accordé particulièrement aux étudiantes et aux étudiants autochtones ainsi qu’à celles et à ceux issus de l’immigration revêt un caractère fort important.

La FNEEQ regroupe quelque 33 000 membres qui œuvrent dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés. Elle représente 85 % des professeurs de cégep. Elle est l’organisation la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Relativité salariale : journée nationale d’actions dans les cégeps

Dans tout le Québec, les professeurs des cégeps ont accentué les moyens de pression, entamés depuis septembre dernier, pour la pleine reconnaissance de leur emploi dans le cadre des travaux des relativités salariales. Des piquetages symboliques ont été organisés devant les cégeps. Les professeurs ont aussi suspendu, pour la journée, le travail hors classe qui ne touche pas directement les étudiantes et les étudiants.

Pour Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), le litige dépasse les questions purement salariales. « C’est la première fois que notre profession est évaluée, il est normal que nous souhaitions que cette évaluation reflète les réalités d’un professeur au collégial. Nous continuerons la mobilisation aussi longtemps qu’il le faudra pour que le Conseil du trésor reconnaisse l’ensemble de nos tâches et notre appartenance à l’enseignement supérieur », affirme-t-elle.

Pour la FNEEQ, la mobilisation continue, malgré les déclarations publiques du président du Conseil du trésor soulignant que les salaires ne seront pas touchés. « Nous prenons note des récentes déclarations publiques de M. Bédard, mais nous aimerions que celles-ci se rendent aux oreilles de ses négociateurs. Pour l’instant, nous perdons un rangement dans la structure salariale du gouvernement et la reconnaissance de nos diplômes est menacée. Si le Conseil du trésor souhaite régler la question, il doit reconnaître concrètement l’apport des diplômes de maîtrise et de doctorat ainsi que les tâches effectuées hors des salles de cours et qui sont nécessaires à l’enseignement », conclut Mme Senneville.

Cette mobilisation survient dans le cadre des travaux d’évaluation des catégories d’emploi mixtes des secteurs public et parapublic québécois. Ces travaux ont pour but de fixer le rangement des catégories d’emploi dans la structure salariale du secteur public. Le principal litige entre le Conseil du trésor et la partie syndicale porte notamment sur l’absence de reconnaissance du travail collectif, comme le choix de l’ensemble des disciplines qui feront partie des programmes d’étude, la gradation des apprentissages, les contenus des cours ainsi que ceux des laboratoires et des stages. La FNEEQ déplore aussi l’incertitude par rapport à la reconnaissance des diplômes de maîtrise et de doctorat.

La FNEEQ regroupe quelque 33 000 membres qui œuvrent dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés. Elle représente 85 % des professeurs de cégep.

Une contribution essentielle

Pour la treizième année, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) soulignera, demain, 22 novembre, la Journée nationale des chargées et chargés de cours. En ce 22 novembre, la FNEEQ rappelle que la contribution des enseignantes et des enseignants universitaires contractuels, qu’ils soient chargés de cours, tuteurs en formation à distance, superviseurs de stage, chargés d’enseignement, chargés de formation pratique, chargés de clinique, coach ou accompagnateur musical, est fondamentale pour la qualité de l’enseignement offert aux étudiantes et aux étudiants dans nos universités. Il est bon de rappeler également que la contribution des chargées et chargés de cours va bien au-delà de la stricte dispensation de cours.

« Les enseignantes et les enseignants universitaires contractuels sont de plus en plus nombreux à détenir des doctorats et des post-doctorats, à enseigner aux cycles supérieurs, à faire de la recherche et de la création ainsi qu’à contribuer aux services à la collectivité », mentionne Sylvain Marois, vice-président de la FNEEQ responsable du regroupement université. Lors du Sommet sur l’enseignement supérieur, la FNEEQ, qui représente plus de 12 000 chargés de cours, a constamment insisté sur la nécessité d’intégrer ces derniers au sein des universités. « Si un consensus est ressorti de ce sommet, c’est bien que les établissements d’enseignement supérieur offrent un enseignement de qualité, une réalité que personne n’a mise en doute.

Comme les enseignants contractuels dans les universités contribuent en très grand nombre à la formation des étudiants, on ne peut que souligner leur apport exceptionnel à cette qualité et revendiquer les conditions d’exercice leur permettant de la maintenir », ajoute Sylvain Marois. En outre, la FNEEQ poursuit une campagne de visibilité visant à mettre en lumière l’expertise considérable et les champs d’intervention diversifiés de ces enseignantes et de ces enseignants. Pour en savoir plus, consultez le site chargesdecours.com et, sur Facebook, joignez la page Les chargées et chargés de cours dans nos universités québécoises. Enfin, la FNEEQ prépare un vaste Forum sur les enseignantes et enseignants universitaires contractuels qui se tiendra du 19 au 22 novembre 2014. À suivre… Il est à noter que plusieurs syndicats soulignent localement le 22 novembre : conférences, kiosques, repas offerts aux étudiants, bourses, etc.

Profil de la FNEEQ


La FNEEQ-CSN regroupe quelque 33 000 membres, notamment, les membres des syndicats dans une douzaine d’institutions universitaires, dont 9 syndicats de chargées et chargés de cours, le Syndicat des tutrices et des tuteurs de la Télé-Université, l’Association des étudiants salariés diplômés de l’Université McGill et les chargées et chargés d’enseignement de l’ÉTS. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

La FNEEQ accueille avec prudence la Politique nationale sur la recherche et l’innovation

Après avoir pris connaissance de la Politique nationale sur la recherche et l’innovation (PNRI) dévoilée aujourd’hui par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST), Pierre Duchesne, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) souligne l’engagement de l’État à valoriser le rôle des chercheurs et à promouvoir la science. Cependant, étant donné le titre de la politique, Priorité emploi, la FNEEQ émet un doute quant à l’équilibre que dit souhaiter le ministre entre la recherche fondamentale et l’essor industriel.

La FNEEQ est satisfaite de constater que la politique s’étale sur une période de cinq ans, ce qui correspond au souhait du milieu et qui permettra d’assurer une continuité dans les projets de recherche ainsi que des conditions de travail plus stables pour les chercheurs. « Nous osons espérer que lorsqu’il parle des chercheurs dans les universités, le ministre inclut toutes celles et tous ceux qui oeuvrent en recherche et en création, dont les chargé-es de cours », indique Mme Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ.

Mme Senneville fait également valoir que la politique reconnaît l’apport indispensable des universités dans le domaine de la recherche, apport qui s’étend aujourd’hui aux établissements du réseau collégial. « L’une des réserves que nous avons à formuler, est au sujet de l’appui à la recherche qui se fait dans les cégeps », mentionne Mme Senneville. En effet, puisque la totalité des sommes additionnelles destinées à l’ordre collégial sera versée aux centres collégiaux de transfert technologique (CCTT), cela laisse en plan de nombreux autres types de recherche effectués dans les cégeps et qui méritent également reconnaissance, tels la recherche disciplinaire et la recherche pédagogique. Par ailleurs, elle souligne que la formule de financement pour les universités est plus englobante et transparente, ce qui s’avère un net progrès.

Cependant, la FNEEQ souhaite s’assurer que le financement de partenariats entre les entreprises et les établissements d’enseignement supérieur soit accordé au bénéfice de l’ensemble de la société et que la recherche libre et non commerciale sera également soutenue. Enfin, pour la présidente de la FNEEQ, consacrer 3% du PIB à la recherche doit être accueilli de façon positive.

Profil de la FNEEQ–CSN

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. La fédération regroupe, entre autres, 85 % des professeurs de cégep ainsi que le personnel de plusieurs établissements privés de l’ordre collégial. La vaste majorité des chargées et chargés de cours ainsi que les tuteurs et les tutrices de la TELUQ sont membres de syndicats affiliés de même que le personnel de 37 établissements d’enseignement privés. La FNEEQ est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.